Pilotage

  • NYC investit 500M$ dans la création d’un hub biotech pour rivaliser avec Boston et San Francisco

    La municipalité new-yorkaise a annoncé le 23 janvier 2018 le lancement d’un plan d’investissement 500 millions de dollars (405 millions d’euros), destiné à faire de New York le premier hub biotech du pays, dont le calendrier de mise en œuvre sera précisé au cours des prochaines semaines.

    Décliné en trois axes principaux, ce projet vise en premier lieu à « encourager le rapprochement du monde de la recherche et de l’industrie » moyennant 150M de dollars. Le deuxième axe du projet, dont le montant s’élève à 310M de dollars, doit permettre de « créer un bassin d’emplois et favoriser l’implantation d’entreprises, d’incubateurs et de laboratoires spécialisés dans les biotechnologies ». Enfin, le troisième volet de ce projet mobilisera près de 40M de dollars dans le but de soutenir les start-ups et former la prochaine génération d’acteurs de la biotech.

    Rivaliser avec Boston et San Francisco, acteurs majeurs des biotechnologies

    La municipalité de New York, conduite par Bill de Blasio, entend renforcer l’écosystème biotechnologique de la ville à l’aide d’un plan d’investissement de 500M de dollars décliné en trois axes. James Patchette, Président et CEO de la New York City Economic Development Corporation, entité municipale en charge du projet, explique que : 

    « Nous avons ici à New York parmi les meilleurs centres de recherche biomédicale au monde. Mais, nous perdons notre prééminence dans le champ des sciences de la vie. Le moment est donc venu d’engager les moyens nécessaires pour nous positionner comme un acteur de premier plan dans ce domaine ».

    La ville espère rivaliser, voire devancer, Boston et San Francisco, qui se sont affirmées au cours des dernières années comme des acteurs majeurs des biotechnologies. L’État de NY se positionne toutefois en troisième position à l’échelle nationale : il s’agit du troisième bénéficiaire de subventions accordées par le National Institute of Health, après les états de Californie et du Massachusetts. New York dispose aujourd’hui de centres médicaux et d’hôpitaux universitaires d’envergure internationale comme le Albert Einstein College of Medecine (Bronx), New York Presbyterian/Columbia University Medical Center, Icahn School of Medicine at Mount Sinai, NYU Langone Medical Center. La ville dispose également de centres de recherche comme le New York Structural Biology Center et le New York Genome Center.

    Axe 1 : Rapprocher le monde de la recherche et l’industrie, créer des emplois et promouvoir le développement des technologies innovantes en santé

    Un plan d’investissement de 100M de dollars pour bâtir un Campus de Sciences de la Vie Appliquées

    La ville de New York financera la création d’un Applied Life Sciences Campus, un campus urbain destiné à accueillir les start-ups spécialisées dans les biotechnologies et à faciliter le rapprochement entre les mondes de la recherche et de l’industrie. Le campus servira à ce titre d’incubateur pour les jeunes pousses new yorkaises et de lieu de formation entrepreunariale.

    Une dotation de 50M de dollars pour densifier le réseau d’infrastructures de R&D en sciences de la vie

    La municipalité procèdera à des investissements ciblés, destinés principalement aux laboratoires de recherche et hôpitaux universitaires de la ville. New York entend « catalyser le recherche innovante, qui mène à la création de nouvelles entreprises », d’après un communiqué de la New York City Economic Development Corporation (NYCEDC), l’entité municipale chargée de promouvoir le développement économique de la métropole et responsable de la mise en œuvre du projet. À cet effet, la ville allouera 50M de dollars à huit centres de recherche à but non lucratif dans le but de créer de nouveaux laboratoires de recherche appliquée. 

    Axe 2 : Créer un nouveau bassin d’emplois et de croissance économique

    Réductions fiscales de 300M de dollars pour attirer les investisseurs et créer un espace commercial

    Ces mesures fiscales incitatives visent à attirer des entreprises, aménager de nouveaux espaces de travail et encourager les entreprises à recruter des personnes qualifiées originaires de la ville et de ses alentours.

    Un investissement de 10M de dollars destiné à étendre le réseau d’incubateurs de start-ups

    La ville va soutenir financièrement cinq incubateurs et centres d’innovation, dont le premier ouvrira ses portes en 2018. Les incubateurs seront implantés à proximité des centres de recherche existants. Cette mesure vise à soutenir les innovations et favoriser le recrutement de travailleurs qualifiés.

    Révision de la règlementation locale pour autoriser l’implantation de nouvelles entreprises biotech dans les zones commerciales

    Dans le but de doubler le nombre d’entreprises biotech présentées à New York, la municipalité a révisé la règlementation locale pour autoriser l’implantation de laboratoires, de centres de recherche et d’entreprises biotech dans les zones commerciales. L’ensemble des révisions règlementaires sont accessibles dans le document de synthèse « Clarification Memo – Life Sciences in Commercial Zoning Districts » produit par la ville.

    Axe 3 : Soutenir les talents émergents et la nouvelle génération d’entrepreneurs biotech

    Investir 7,5M de dollars dans la création de stages et de curriculum académiques en sciences de la vie

    À l’été 2018, la ville de New York ouvrira une première session de stages qui permettront à près d’une centaine d’étudiants de la région de NY de s’immerger dans l’écosystème des centres de recherche, des fonds d’investissement et des entreprises spécialisées en biotechnologies. Roche, Eli Lilly, le New York Genome Center ou encore Deerfield Management sont partenaires du programme. La municipalité soutiendra également les universités locales qui accepteront de réviser leur curriculum académique pour « former la prochaine génération de talents en sciences de la vie ».

    Débloquer 20M de dollars en soutien aux jeunes pousses de la biotech

    La municipalité new-yorkaise s’est engagée à soutenir le développement économique de 80 jeunes sociétés. Ce soutien passe notamment par la mise en relation de ces entreprises avec des fonds d’investissement privés et par une allocation ventilée entre ces différents acteurs, d’un montant total de 20M de dollars. La ville allouera 7, 5M de dollars à la création d’un Life Sciences Management Corps.

    Accorder 3,8M de dollars en appui à l’extension d’un programme de formation en entreprenariat 

    NYCEDC va reconduire et renouveler son programme Bio and Health Tech Entrepreneurship Lab (ElabNYC), dont le curriculum va désormais offrir des formations en management de projet et commercialisation d’entreprise. La  municipalité va par ailleurs étendre son programme SBIR, destiné à aider les entreprises spécialisées en biotechnologies à obtenir des financements du Small Business Innovation Research Program du National Institute of Health. 

    Lancement du Life Sciences Advisory Council, conseil municipal adossé à la mairie de New York

    Entité pluridisciplinaire composée d’universitaires, d’industriels, de philanthropes et d’investisseurs, le Life Sciences Advisory Council sera chargé de conseiller le maire de New York, Bill de Blasio, en ce qui concerne les programmes de sciences de la vie mis en œuvre par la municipalité, et de créer des partenariats stratégiques avec les industriels de santé.

  • Première AG de la French Healthcare, Jean-François Gendron élu président

    Le 17 janvier 2018, la première assemblée générale de French Healthcare s’est réunie dans les locaux de Business France, en présence d’adhérents et de représentants des ministères des Affaires étrangères, de l’Economie et de la Santé qui soutiennent l’action de l’association.

    L’assemblée générale a élu son conseil d’administration, qui a ensuite procédé à la désignation de son président, Jean-François Gendron, vice-président de HaCare (mobilier médical) et président de la CCI Pays de la Loire.

    L’association French Healthcare, mise en place en mars 2017, regroupe des partenaires privés et publics afin de mettre en avant la santé française à l’étranger.

    A l’occasion de cette première assemblée générale, Jean-François Gendron a rappelé l’ambition de French Healthcare : mettre en cohérence l’écosystème de la santé, le monde de la recherche, de la formation et surtout toutes les entreprises, des grands groupes aux start-ups, « pour chasser efficacement en meute à l’international ».

    Trois chantiers prioritaires

    Le nouveau président a détaillé les trois chantiers prioritaires qui attendent French Healthcare :

    •  Développer l’offre de services pour répondre aux attentes des adhérents ;
    • Structurer l’organisation, afin d’être en mesure de déployer ses ambitions, au service des adhérents et d’être susceptible de répondre aux sollicitations déjà nombreuses des acteurs sur le terrain ;
    • Définir l’offre French Healthcare sur le fondement de partenariats stratégiques, installés dans la durée, en développant des synergies fortes entre acteurs publics et privés, recherche et entreprise.

    Deux premiers partenariats stratégiques ont été conclus à l’occasion de cette assemblée générale, avec Business France et Expertise France. Ces conventions permettront à French Healthcare de bénéficier de l’expertise de ces deux structures, qui proposeront leurs prestations aux adhérents de French Healthcare. Ces deux partenariats viennent garantir et optimiser l’échange d’informations entre acteurs de la santé et de l’export, au service d’un renforcement de la présence des entreprises françaises à l’international.

    La convention signée avec Business France permettra notamment de faciliter l’accès des adhérents à sa base de données « projets et appels d’offres » (Proao) et vient renforcer la logique de filière menée par Business France à travers ses comités santé.

    Le conseil d’administration de French Healthcare

    Jean-François Gendron, HaCare – Président

    Pierre Savart, Leem – Trésorier

    Florent Surugue, SNITEM – Secrétaire

    Yara El Eleywa, Conférence nationale des Directeurs Généraux des CHU de France

    Catherine Liabeuf, Servier

    Philippe Maugendre, Sanofi

    Samuel Sancerni, DMS Imaging

    Robert Sigal, Hôpital américain

    Edouard de Tinguy, URGO / MedTech in France

  • Canada : l’Ontario incite à l’innovation dans le secteur de la e-santé

    William Charnetski, stratège en chef de l’innovation en santé au sein du gouvernement de l’Ontario (OCHIS), a déclaré qu’il ferait de l’encouragement à l’innovation dans le système des soins une de ses priorités.

    Le 13 décembre 2017, il a annoncé le lancement du Value-Based Innovation Program (VBIP), dont l’objectif est d’augmenter la capacité d’innovation des fournisseurs de services de soins afin de mieux soutenir le développement des nouvelles technologies dans le système de santé de la province canadienne.

    Vers une modernisation du système de santé de l’Ontario

    L’Ontario est la province canadienne qui comptabilise le nombre le plus important de start-ups de santé numérique au sein du pays.

    L’Office of the Chief Health Innovation Strategist (OCHIS) s’est engagé à favoriser le passage à un système de santé axé sur la valeur des soins. En clair, il invite les start-ups de l’industrie à développer des solutions novatrices dans l’optique :

    • d’améliorer les résultats pour les patients ;
    • d’optimiser l’impact de l’investissement dans l’innovation en santé ;
    • de permettre aux entreprises d’innovation en santé d’être à la pointe des nouvelles tendances technologiques.

    Un programme pour accélérer l’adoption de nouvelles technologies en santé

    « Dans ce cadre, je suis heureux d’annoncer officiellement le [VBIP], a déclaré M. Charnetski dans un communiqué publié le 13 décembre 2017. En tant que programme phare [de notre bureau], le VBIP associera des pratiques d’approvisionnement modernes, telles que l’approvisionnement fondé sur la valeur et l’approvisionnement fondé sur les résultats, avec [le déploiement de nouveaux] modèles de financement du système de santé. S’appuyant sur le travail de création d’un écosystème axé sur la demande, le VBIP augmentera la capacité d’innovation des fournisseurs de services de soins afin d’accélérer l’adoption et la diffusion de nouvelles technologies et de nouveaux processus de santé dans le système de santé de l’Ontario. »

    2 projets en cours

    L’OCHIS est en train de tester différents projets de validation et prévoit d’ouvrir le programme à de nouvelles applications au printemps 2018.

    • Le premier projet, qui est une première pour l’Ontario, consiste à approvisionner tous les centres cardiaques de la province de défibrillateurs automatiques implantables, permettant aux médecins de détecter et de traiter les troubles du rythme ventriculaire.
    • Le deuxième projet mettra à l’essai un modèle d’approvisionnement afin de trouver de nouvelles solutions pour réduire le nombre d’infections post-chirurgicales.

    Une nouvelle approche qui renforcera l’efficacité des services de santé

    Cette nouvelle approche améliorera les résultats de traitement et l’efficacité des services de santé :

    • en tirant parti du système de santé de l’Ontario en tant que moteur de la demande de solutions novatrices qui répondent à certains des défis les plus pressants de l’industrie ;
    • en utilisant des techniques d’approvisionnement modernes qui prennent réellement en compte les besoins des patients, des soignants et des fournisseurs de services de santé ;
    • en s’alliant avec les leaders de l’industrie de la santé et en encourageant ouvertement le déploiement de solutions permettant de résoudre les problèmes de santé complexes ;
    • en supprimant les freins à la prestation des soins tout au long du parcours du patient à travers la réforme du financement du système de la santé ;
    • en partageant les risques et les avantages que représentent les nouvelles technologies et les nouveaux modèles de soins avec l’industrie et les fournisseurs de services de santé et en cherchant de nouvelles approches pour financer l’innovation.
  • France-Chine : un accord-cadre autour de 5 thèmes signés entre les ministres chargés de la santé

    Lors de la visite d’État à la Chine de la délégation française réunie autour du Président de la République, dont la ministre des Solidarités et de la Santé faisait partie du 9 au 12 janvier 2018, un accord-cadre a été signé entre Agnès Buzyn et son homologue chinoise, Li Bin.

    Selon le communiqué de presse du ministère des Solidarités et de la Santé daté du 12 janvier 2018, l’accord-cadre couvre 5 thèmes de coopération prioritaires dont l’objectif est de promouvoir :
    • l’innovation ;
    • la santé numérique ;
    • la recherche clinique et l’intelligence artificielle en santé ;
    • la santé de la mère et de l’enfant ;
    • la silver économie.

    Autres moments forts de la visite de la ministre françaises avec les acteurs du secteur de la santé chinois :

    • des échanges avec le China Center for Disease Control et le Centre national du cancer chinois à propos d’une coopération entre les agences de santé publique sur l’impact du vieillissement et de l’environnement sur les maladies non transmissibles ;
    • rencontre avec la ministre chinoise de la Santé ainsi que Shuxian Huang, ministre des Affaires civiles, et les entreprises françaises de la silver économie déjà implantées en Chine. L’objectif est de favoriser la constitution d’une plateforme opérationnelle de coopération associant tous les acteurs découlant de l’accord ;
    • rencontre avec les principaux animateurs des filières francophones de formation médicale en Chine et le Club Santé autour des enjeux de formation et d’accès au marché chinois ;
    • visite de l’hôpital pour enfants de Pékin, comme preuve de l’engagement pour la santé mère-enfant qui se verra concrétisé dans un plan d’action de coopération, de formations et d’événements de haut niveau en France et en Chine.

  • Air Liquide se renforce en Arabie saoudite en acquérant la division Respiratoire d’un acteur local

    Air Liquide a annoncé début janvier 2018 l’acquisition de la division Respiratoire de l’acteur saoudien Thimar Al Jazirah Company (TAC), sous forme de prise de participation majoritaire à hauteur de 60% des parts.

    Air Liquide reprend l’activité de la division spécialisée dans la distribution des équipements respiratoires et les services de diagnostic des troubles de sommeil pour les patients souffrant de pathologies respiratoires telles l’apnée du sommeil, la ventilation ou l’insuffisance respiratoire chronique, et les solutions associées seront dorénavant proposées sous le nom commercial de VitalAire, la marque internationale d’Air Liquide dédiée à la prise en charge des patients à domicile.

    Selon Air Liquide, TAC est un partenaire stratégique, car il s’agit du principal acteur local dans ledit domaine – il prend en charge 1 400 patients résidant au domicile et sa division de Santé à domicile seule a permis de générer un chiffre d’affaires à hauteur de 5,5 millions d’euros.

    Pour Air Liquide, il s’agit à la fois d’une opération permettant d’exporter son activité « Santé à domicile » en Arabie saoudite et d’y renforcer sa position, car la société est déjà fournisseur de gaz médicaux aux hôpitaux et l’occasion de poursuivre le développement de son activité Santé au Moyen-Orient.

  • Silver Economie : La CNIL publie un pack de conformité pour les produits et services de la Silver Eco

    A l’issue de travaux menés en partenariat avec la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC), la CNIL publie un « pack de conformité Silver Economie et données personnelles » le 10 janvier 2018.

    Ce référentiel sectoriel de 32 pages permet aux professionnels proposant des produits et services de la « silver économie », de se mettre en conformité avec le règlement européen sur la protection des données, qui sera effectif à compter de mai 2018.

    Les produits et applications de la « silver économie » sont de plus en plus présents dans la vie des seniors

    La « silver économie » regroupe l’ensemble des activités économiques, industrielles et de service à la personne qui bénéficient aux seniors. Les produits et applications commercialisés sont destinés à :

    • améliorer le confort et garantir la sécurité des seniors « fragilisés » ;
    • prévenir leur perte d’autonomie ou les accompagner dans l’entrée dans la dépendance ;
    • intervenir auprès de la personne concernée en cas de besoin ou d’urgence vitale.

    Le pack de conformité de la CNIL/FIEEC affiche un double objectif 

    L’objectif de ce pack est double. Il vise à :

    • accompagner l’innovation des industriels en intégrant la dimension « protection des données personnelles » le plus en amont possible  dans la conception des produits et des services ;
    • assurer la transparence et la bonne maîtrise par les personnes âgées de leurs données.

    Faire de ce pack de conformité une « ligne directrice européenne »

    Les auteurs de ce pack ambitionnent d’en faire une ligne directrice européenne en application du règlement 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, abrogeant la directive 95/46/CE (RGPD).

    3 scénarios et les obligations qui en découlent pour les concepteurs de produits et services

    Trois hypothèses de travail ont été retenues pour identifier le cadre et les conditions dans lesquelles le traitement des données peut être réalisé conformément aux dispositions de la loi Informatique et Liberté. La question à laquelle la CNIL tente de répondre à travers ce référentiel est la suivante :

    Dans chaque hypothèse, quelles sont les obligations qui s’imposent aux concepteurs de produits ou de service, au regard de la loi Informatique et Libertés et du règlement général sur la protection des données (RGPD) ?

    Dans chaque cas, le référentiel précise : la finalité, la base légale, la catégorie de données traitées, les durées de conservation, les destinataires, les droits des personnes et les mesures de sécurité à respecter.

    Scénario 1 « IN & IN » 

    • Scénario 1 : Les données sont traitées dans l’espace privé, notamment au sein du domicile de la personne âgée, via des dispositifs qui demeurent sous la maîtrise unique de la personne et pour son usage personnel.
    • Exemple : Système de gestion des éclairages ou des volets roulants que l’usager peut commander via son smartphone.

    Scénario 2 « In & OUT »

    • Scénario 2 : Les données sont traitées dans l’espace privé et transmises à l’extérieur pour fournir un service ou intervenir auprès de la personne.
    • Exemple : Un détecteur de chute permettant au porteur de déclencher une alerte à destination d’un service de téléassistance en cas d’urgence.

    Scénario « IN & OUT & IN »

    • Scénario 3 : Les données sont transmises à l’extérieur pour permettre une intervention auprès de la personne ou pour lui délivrer un service impliquant un pilotage à distance ou l’usage d’un équipement dans l’espace privé.
    • Exemple : Un dispositif équipé de sonde et de thermostats permettant d’alerter les tiers en cas de variation inhabituelle de la température du logement.
  • Paris Région Start-up : trois mesures pour faire de l’Ile de France la « Sillicon Valley de l’Europe »

    A l’occasion du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France, a annoncé, le 10 janvier 2018, plusieurs mesures destinées à attirer les entreprises qui innovent dans des domaines comme l’Intelligence Artificielle (IA) et la robotique. Les mesures s’adressent principalement aux entreprises étrangères. Elles attestent de la volonté de la région d’attirer à elle des acteurs étrangers et de s’ouvrir à l’international.

    Plus de 300 start-ups françaises étaient présentes lors du salon technologique de Las Vegas. Près de 40% d’entre elles sont implantées en Ile-de-France. L’ « objectif du plan détaillé par la Présidente de région est double » peut-on lire sur le site internet de la région. Il s’agit de faire de l’Ile-de-France une « start-up région » à l’image de Tel Aviv et de ses environs, et la Sillicon Valley de l’Europe.

    Le projet Paris Région Start-up comporte trois axes directeurs.

    Une nouvelle solution financière pour les entreprises internationales avec le Paris Région Starter Pack

    • Objectif : faciliter l’installation d’entreprises technologiques étrangères en IDF.
    • Principe : le dispositif s’adresse aux start-ups et PME françaises ou étrangères de 5 à 250 salariés, dotées d’un chiffre d’affaire inférieur ou égal à 50 M$ (soit environ 42 millions d’euros), qui décident de s’installer ou de créer une filiale en Ile-de-France. Le Pack se traduit par une aide financière pouvant atteindre 250 000 euros sur trois ans. 
    • Modalités de candidature : les entreprises doivent présenter une stratégie de croissance sur 3 ans. L’aide financière doit leur permettre de financer divers investissements et prestations.

    L’appel à projets Innov’up Proto s’ouvre aux start-ups étrangères

    • Objectif : L’appel à projets INNOV’up Proto permet à la région Île-de-France d’aider les entreprises franciliennes à mettre au point des prototypes d’innovation et à faire connaître leurs compétences. Pour la première fois, le dispositif est ouvert aux start-ups et PME étrangères qui souhaitent s’implanter en Ile-de-France.
    • Calendrier de mise en oeuvre : L’appel à projet, qui sera lancé en mai 2018, sélectionnera 10 à 15 lauréats qui bénéficieront d’un accompagnement par le pôle de compétitivité régional Cap Digital.

    Un concours international à destination des start-ups sur l’intelligence artificielle, doté d’un budget 1 million d’euros

    • Objectif : le concours « IA 2018 Paris Région » est ouvert aux entreprises franciliennes et étrangères désireuses de s’implanter en Ile-de-France.
    • Offre préexistante : ce concours vient compléter l’implication de la Région dans le projet Digital, qui vise à encourager la création d’un pôle de référence international en matière de numérique et d’intelligence artificielle à Paris-Saclay.
    • Calendrier de mise en oeuvre : le challenge sera lancé au printemps 2018 ; les lauréats seront désignés avant le mois de septembre 2018.
  • Téléassistance : signature d’un partenariat entre Senioradom-Sigfox et la ville chinoise de Chengdu

    Le consortium SeniorAdom – Sigfox a signé le 9 janvier 2018 un partenariat stratégique avec la ville de Chengdu afin d’y déployer sa solution de téléassistance à destination des seniors et ce, en présence des présidents français et chinois, Emmanuel Macron et Xi Jinping.

    Les deux sociétés françaises spécialisées dans l’Internet des objets se sont associées afin de proposer une solution pouvant satisfaire les besoins d’un marché émergent et à grand potentiel.

    Le soutien des autorités françaises, de Bpifrance et de Business France au cours d’une année de travail qui a précédé la signature de l’accord a été déterminant et l’objectif du consortium est de poursuivre le déploiement de sa solution dans cette région du monde, après la phase pilote de 2018 à Chengdu.

    Une solution collaborative pour coller au mieux aux besoins du marché

    Senioradom et Sigfox se sont associés afin de proposer une solution innovante de téléassistance alliant les capacités de chacune de leurs solutions propres à même de séduire les autorités chinoises.

    Senioradom commercialise depuis 5 ans sa solution de télé-bienveillance reposant sur l’IoT et l’IA qui permet de surveiller les personnes âgées et de détecter des situations d’urgence de façon non-invasive, puisqu’elle en requiert le port d’aucun appareil et ne filme pas en permanence la personne.

    La solution issue de la collaboration Senioradom-Sigfox inclut des capteurs de mouvements et d’ouverture de porte, un pendentif d’alerte et un système de géolocalisation.

    Sigfox a apporté son savoir-faire dans la conception de réseaux d’objets connectés permettant aux terminaux de transmettre les données à un cloud à bas coût et à basse consommation d’énergie.

    300 millions d’euros pour équiper les 20 plus grandes villes chinoises

    La solution va être déployée auprès de 1 500 personnes dans la ville de Chengdu – il s’agit d’une phase de test.

    Dans un contexte de vieillissement de la population, le consortium apporte une solution de prévention déployable rapidement et massivement à destination des 200 millions de seniors que compte la Chine, qui permet de réduire les durées d’hospitalisation et des soins de suite, et de pallier :

    • l’isolement des aînés ;
    • les revenus bas ;
    • le manque d’infrastructures sanitaires et d’accueil.

    À l’issue de la phase de test grandeur nature dans la ville de Chengdu, le Chengdu High-Tech Industrial Development Zone, un acteur public dédié au développement des hautes technologies, s’est engagé à investir près de 300 millions d’euros dans le déploiement de la solution dans les vingt plus grandes villes chinoises.

  • Angleterre : 6 trusts du NHS vont collaborer pour fournir des soins numériques à 3 M de personnes

    Six trusts du National Health Service ont annoncé début décembre 2017 qu’ils allaient s’unir pour fournir des soins numériques à trois millions de personnes dans le nord-est de l’Angleterre.

    Tous se sont engagés à rejoindre le programme Health Call, dont l’objectif est d’aider les professionnels de la santé issus d’organismes de santé différents à partager leurs connaissances et à mettre en place des soins numériques à grande échelle.

    Health Call a été créé à la suite de travaux réalisés dans le cadre d’un partenariat établi par le fournisseur de technologies d’e-santé Inhealthcare, qui fournit l’infrastructure numérique, et le County Durham and Darlington NHS Foundation Trust.

    Ce trust utilise des solutions d’Inhealthcare depuis 2013. Il a décidé d’élargir le partenariat à des trusts voisins afin de permettre à davantage de patients de bénéficier de leurs innovations.

    Les autres trusts impliqués dans le programme Health Call sont :

    • Newcastle Hospitals NHS Foundation Trust ;
    • Northumbria Healthcare NHS Foundation Trust ;
    • Gateshead Health NHS Foundation Trust ;
    • North Tees and Hartlepool Hospitals NHS Foundation Trust ;
    • South Tees Hospitals NHS Foundation Trust.

    Favoriser le suivi des patients à domicile

    La première vague de services Health Call est centrée sur la prévention des AVC, le diabète gestationnel, la gestion du cancer, le renoncement au tabac et la sous-nutrition.

    Un prélèvement sanguin à la maison

    L’un des services mis au point par le comté de Durham et Darlington consiste en la mise en place d’un test à réaliser à domicile (piqûre) pour les patients qui utilisent de la warfarine, un anticoagulant permettant de traiter la fibrillation auriculaire.

    Au lieu de se rendre à l’hôpital pour un suivi régulier, les malades peuvent prélever chez eux un échantillon de sang puis le soumettre à l’équipe médicale à l’aide du dispositif portatif Roche d’Inhealthcare. Le prélèvement est ensuite analysé par une infirmière spécialiste, qui est également disponible pour des conseils et qui contactera le patient si les résultats sont préoccupants.

    Les patients apprécient d’être plus autonomes

    « Nos patients gagnent du temps et n’ont pas à s’embêter à aller à la clinique – ils peuvent même soumettre leurs analyses à l’étranger s’ils partent en vacances, note Ian Dove, directeur de Health Call (source : Digitalhealth.net). Un avantage que nous n’avions pas anticipé est le sentiment d’autonomie que les [malades] ressentent lorsqu’ils contrôlent eux-mêmes leur état – ils s’investissent vraiment sérieusement pour gérer au mieux leur condition afin d’obtenir de bons résultats. »

    Par ailleurs, le Gateshead Health NHS Foundation Trust a développé un service numérique qui aide les personnes essayant d’arrêter de fumer en leur envoyant des messages de soutien et en les mettant en contact avec des cliniciens.

    La collaboration entre différents trusts permet de proposer des soins plus efficaces

    Bryn Sage, chef de la direction d’Inhealthcare, a déclaré que Health Call permettrait aux trusts d’éviter de gaspiller des ressources en développant en double certains services et de réduire le nombre d’admissions chez les médecins généralistes et dans les hôpitaux.

    « D’après notre expérience, nous croyons que le déploiement [du service] dans le nord-est [du pays] libérera des centaines de milliers de rendez-vous en permettant aux patients de prendre soin de leur santé à domicile sous la supervision de leurs équipes de soins », a déclaré Bryn Sage à Digitalhealth.net.

    L’émergence d’un réseau régional pour inciter le partage des informations

    Jusqu’ici, la collaboration entre les trusts de l’Angleterre du Nord était assez floue. En novembre 2017, le Great North Care Record (GNCR) a instauré un réseau régional afin d’encourager un meilleur partage des informations de santé dans le nord-est et le nord du comté de Cumbria.

    L’objectif du projet est de faire de la région un acteur majeur des secteurs de la santé et de la recherche médicale.

  • Malakoff Médéric dévoile son dispositif d’accompagnement des professionnels au CES 2018

    Malakoff Médéric a profité du CES Las Vegas pour présenter le 9 janvier 2018 sa nouvelle solution « active’mm 360 » dans la gamme des services B2B.

    La société mutualiste a également profité de l’occasion pour annoncer Idinvest Partners comme partenaire financier sélectionné pour gérer MM Innov, son fonds d’investissement dédié aux start-ups et dont la création avait été annoncée en octobre 2017.

    Nouveau service à destination des entreprises clientes

    Le dispositif dévoilé, activ’mm 360, élaboré en collaboration avec les start-ups Ignilife et H4D, est proposé aux entreprises clientes souhaitant agir sur trois axes :

    • piloter le développement de la qualité de vie au travail ;
    • améliorer le bien-être et la santé des collaborateurs ;
    • réduire les risques d’absentéisme au travail.

    L’objectif de la solution est de proposer des dispositifs de prévention personnalisés en conjuguant collecte et analyse des données internes et externes à l’entreprise. Elle est capable de calculer et définir des modèles de prédiction de l’absentéisme et propose des solutions disponibles aux employeurs à travers l’application dédiée, activ’mm Pro.

    Stratégie d’investissement dans le start-ups

    Anticiper les évolutions de marché, suivre et accompagner les innovations, et accélérer la transformation digitale et de la data du groupe, telles sont les motivations à l’origine de la création du fonds d’investissement dénommé « MM Innov’ ».

    Les fonds visent les start-ups œuvrant dans les domaines de :

    • la e-santé ;
    • la fintech ;
    • les services B2B, dont les ressources humaines en particulier.

    Thomas Saunier, le DG de Malakoff Médéric souligne qu’à terme la création de ce fonds vise à :

    • optimiser la stratégie d’investissement dans les start-ups fondée sur la combinaison d’un rendement financier et la recherche de nouveaux relais de croissance dans le cadre de l’amélioration de la  performance ;
    • faire émerger des partenariats stratégiques ou commerciaux avec les start-ups accompagnées.