Pilotage

  • La Commission européenne veut harmoniser l’évaluation des technologies de santé

    La Commission européenne présente une proposition de règlement visant à renforcer la coopération des organes d’évaluation des technologies de santé à l’échelle européenne. On en dénombre actuellement une cinquantaine en Europe.

    L’évaluation technico-économique des technologies médicales permet de mesurer la valeur ajoutée de nouvelles technologies médicales, qu’il s’agisse de produits, d’équipements ou de méthodes de traitement de diagnostic, par rapport aux solutions existantes.

    Le texte de la Commission européenne prévoit notamment la mise en place d’évaluations cliniques et de consultations scientifiques communes, l’identification des technologies de santé émergentes et la poursuite d’actions de coopérations volontaires dans d’autres domaines. S’il est adopté par le Parlement, il sera effectif dans les trois ans qui suivent son adoption.

    Cette initiative vise notamment à renforcer l’information des patients sur la valeur ajoutée des technologies médicales. Elle doit également permettre aux États de fonder leurs politiques de santé publique sur des données harmonisées. Enfin, les industriels en santé ne seront plus contraints de s’adapter à différentes procédures nationales d’évaluation des technologies en santé.

    État du droit européen en matière d’évaluation des technologies de santé

    Au cours des vingts dernières années, les États membres ont coopéré dans ce domaine sur la base du volontariat. La Directive 2011/21/UE sur les soins de santé transfrontaliers a crée en 2013 un réseau européen volontaire d’évaluation des technologies de la santé (ETS) composé d’agences et d’organismes ETS nationaux, auquel il revient d’infléchir la stratégie et la politique de l’UE en matière de coopération scientifique et technique. Les travaux produits par ce réseau européen, auxquels se sont ajoutées trois actions communes engagées par l’Union européenne, lui ont permis de se doter d’un socle de connaissances méthodologiques solides et d’échanger des informations entre États. L’Union souhaite désormais institutionnaliser ce partage d’information et uniformiser les procédés d’évaluation. Le renforcement de la coopération sanitaire en matière d’évaluation s’avère aujourd’hui nécessaire, d’après M. Katainen, vice-président de la Commission européenne.

    « Renforcer la coopération sanitaire en matière d’évaluation des technologies de la santé à l’échelon de l’Union favorise l’innovation et améliore la compétitivité de l’industrie médicale. Le secteur des soins de santé est une composante essentielle de notre économie : il représente environ 10% du PIB de l’Union européenne. Nous proposons un cadre règlementaire qui aura des effets bénéfiques sur les patients partout en Europe, encouragera l’innovation, favorisera le recours aux innovations médico-technologiques de qualité et améliorera la viabilité des systèmes de santé dans l’ensemble de l’Union, M. Katainen. »

    La proposition de règlement se décline en quatre volets

    La proposition de règlement sur l’évaluation des technologies de la santé (ETS) vise à « jeter les bases d’une coopération européenne permanente et viable en matière d’évaluation clinique commune de nouveaux médicaments et de certains nouveaux dispositifs médicaux ».

    Les États membres de l’Union européenne seront en mesure d’utiliser des méthodes, procédures et des outils communs d’évaluation dans l’ensemble de l’Union. Ils collaboreront principalement dans quatre domaines : 

    • mutualisation des évaluations cliniques, qui porteront prioritairement sur les technologies les plus innovantes et présentant un fort potentiel de répercussions sur les patients ;
    • mutualisation des consultations scientifiques, qui permettront aux concepteurs de technologies de demander l’avis des autorités responsables de l’ETS ;
    • identification des technologies de santé émergentes et « prometteuses » ;
    • renforcement de la coopération volontaire entre états membres dans d’autres domaines. 

    La proposition de règlement va être examinée par le Parlement européen et le Conseil. S’il est adopté, il sera applicable trois ans plus tard. Les États membres disposeront de trois ans supplémentaires pour s’adapter aux nouveaux dispositifs.

  • eHealth : Ogawa (China) sets up US$10m fund to establish an innovation center in Israel

    Leading Chinese health and wellness company Ogawa launched a US$10 million (€8m) fund in February 2018 for investing in new products, with a focus on investments in Israel.

    The group is also planning to create an innovation center in Israel that will either hire local engineers or local subcontractors to develop health products. The center will focus in particular on digital health, home monitoring of medical indicators and sports performance monitoring.

    The fund was created through Comfort Enterprise, a Hong Kong-based subsidiary of Ogawa, in cooperation with the Chinese investment company RJ Group.

    The Chinese company’s first in Israel in the medical field

    It will be the the Chinese company’s first in Israel in the medical field. Chinese company Fosun Pharmaceutical Group operates an innovation center in Israel since it acquired Israelimedical esthetics company Alma Lasers in 2013 for US$240 million (€194m), but Comfort Group’s activity in Israel will be the first by a Chinese concern in Israel that is not based on a local company.

    an influential local investor to lead the Comfort’s business in Israel

    The Chinese group’s liaison person in Israel is Rafi Aviram, a former senior executive at a number of Israeli medical equipment companies. He was vice president marketing and business development at Israel-based Telsys group and Canadian company Mio Global, a developer of pulse watches that distributed its products through the Ogawa group, which created a connection between Aviram and Ogawa.

    Chinese companies investments are increasing in Israel

    Investment fund managers are already negotiating with a number of Israeli companies. Comfort Enterprise is also in talks with other companies to distribute or manufacture their products in China. In addition to the healthcare sector, the entire group is also interested in investments in Israel in cyber and artificial intelligence.

    US$16 billion invested in Israeli companies since 2013

    Chinese companies are increasingly interested in the Israeli market. Their investments in Israeli high-tech venture capital approached US$1 billion in 2016 (€807m) in 2016, industry experts say (source: CNBC).

    Over the last five years, Chinese companies have invested some US$16 billion (€13b) in Israeli firms across all sectors, including the buyout of medical device firm Lumenis by China’s XIO Group in 2015 (US$510m; €412m) and the acquisition of Alma Laser by Fosun in 2013 (source: Nocamels.com).

  • Doc&You s’associe avec Maincare Solutions pour développer la télémédecine en Afrique

    Doc&You, start-up qui œuvre à faciliter l’accès aux soins des patients en Afrique, vient de conclure fin janvier 2018 un partenariat avec Maincare en adoptant sa solution Covalia pour déployer des téléconsultations en Tunisie, au Maroc et en Côte d’Ivoire.

    Une offre de télémédecine

    Créée en 2016 par Christophe Jacquinet, ancien directeur d’ARS et Olivier Pardessus, actuel président de la start-up Doc&You, l’offre de la société s’articule autour de sa plateforme ResoDoc qui englobe les services suivants :

    • rendez-vous médicaux en ligne ;
    • paiement de soins en ligne ;
    • réseau médical de télémédecine (télé-expertise, visio-expertise en staff médical et forum médical) ;
    • adressage médical des patients qui consiste à orienter le patient ;
    • financement participatif de santé.

    Ses services visent aussi bien les patients et leurs proches que les médecins de proximité, les médecins experts, les établissements de santé et les assureurs santé.

    Le partenariat avec Maincare au service d’un réseau médical francophone en Afrique

    Doc&You souhaite créer un réseau médical francophone en Afrique et en collaboration avec les professionnels de santé en  France. À cet effet la start-up a opté pour les solutions de télémédecine Covalia de Maincare dont les fonctionnalités seront intégrées à ResoDoc pour mettre en relation les médecins de ResoDoc dans leurs pays d’une part et en Afrique francophone et en France d’autre part.

  • Etude Compétences Innovation Santé : Medicen veut identifier les besoins des start-ups de la e-santé

    Medicen Paris Région lance, mercredi 31 janvier 2018, un sondage pour identifier les besoins « Métier/Compétences » des entreprises de l’innovation dans le secteur de la santé et aider à structurer la filière.

    De nouveaux métiers émergent, et ces entreprises vont avoir besoin de nouvelles compétences de la part de futurs collaborateurs. Dans ce contexte de transformation rapide, plusieurs interrogations : quel est l’état actuel des forces, de quels métiers et compétences ont-elles besoin, comment y répondre et quelles solutions pertinentes pour pallier les difficultés ?

    Les résultats de l’étude ainsi que les solutions envisagées seront communiqués lors de MedXperience, les 15 et 16 mars 2018.

    Un sondage pour aider au recrutement et à la formation

    Menée en partenariat avec le cabinet de conseil AEC Partners, cette étude vise à :

    • faire l’état des lieux actuel des métiers/compétences des entreprises de la e-santé ;
    • anticiper les besoins de la filière à 3 ans ;
    • initier des actions concrètes et adaptées pour aider à pallier les besoins de recrutement et de formation.

    15 minutes pour remplir un questionnaire selon son secteur d’activité

    Quatre questionnaires correspondant à chaque secteur d’activité sont disponibles ci-contre :

    • santé numérique, ;
    • technologies médicales ;
    • biotechnologies ;
    • prestation de services.

    Ils doivent être retournées à maxime.cordier@aec-partners.com.

  • Les tendances émergentes de la e-santé se précisent à l’issue du CES de Las Vegas

    Bpifrance organisait le mercredi 31 janvier 2018 une conférence de présentation des « grandes tendances de la e-santé » qui se sont dégagées lors du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas (8-11 janvier 2018), animée par l’équipe d’Interaction Healthcare. 

    Il ressort de ces échanges que la France a représenté le deuxième contingent national au CES, derrière les Etats-Unis.

    Les innovations plébiscitées en e-santé s’inscrivent principalement dans le champ de la Block Chain et de la réalité virtuelle et augmentée. La 5G a également été mise en avant. Elle pourra notamment contribuer à faciliter les interventions chirurgicales robotiques. Quant aux solutions relevant du domaine de l’IA, elles continuent d’investir le domaine de la santé. L’IA devrait être amenée à l’avenir à jouer un rôle plus important dans le diagnostic des patients. 

    Un panel de start-ups présentes lors du salon ont fait part de leur expérience aux auditeurs de la BPI, et ont expliqué les éventuels bénéfices et difficultés rencontrées lors du salon international.

    Si les avis exprimés se sont avérés globalement positifs, certaines start-ups ont souligné le coût important que représente ce déplacement et le « gigantisme » de l’événement. D’autres intervenants déclarent avoir bénéficié d’une exposition médiatique importante, noué des partenariats avec des investisseurs potentiels et découvert de nouvelles tendances de la e-santé en provenance de l’étranger. 

    Les start-ups françaises de la e-santé en nombre au CES de Las Vegas

    Le CES 2018 s’est déployé sur près de 250 000 mètres carrés d’exposition en présence de 3 900 exposants et de 7 000 médias ; 180 000 visiteurs ont arpenté les allées du salon pendant quatre jours. Parmi les exposants, 365 entreprises dont 50 spécialisées dans le secteur de la e-santé représentaient la France, soit 7% du contingent national. Le CES permet aux participants français de valoriser leurs solutions innovantes auprès des investisseurs étrangers et des autorités locales. Les entreprises présentes bénéficient pour certaines du soutien de la BPI France et, dans certains cas, de leur région d’origine.

    L’IoT, l’intelligence artificielle, le Blockchain et la réalité virtuelle, en tête des tendances du CES

    Les grandes tendances du CES en 2018, par ordre décroissant d’importance étaient l’IoT, l’intelligence artificielle, le Blockchain, la réalité virtuelle (RV) et la réalité augmentée (RA), les dispositifs de Smart Home, la Robotique, la 5G, la Fin Tech, les équipements de Smart City, la Health Tech, les véhicules autonomes, la Cybersecurity et la Sport Tech.

    La Santé a occupé une place significative et a été représentée au sein de deux espaces d’exposition consacré, pour le premier, à la Health Wellness (innovations dans le domaines de la santé et du bien-être). Le second espace d’exposition, Eureka Park, mettait à l’honneur les start-ups, dont la liste exhaustive est accessible sur le site internet Lespepitestech.com. La Conference Digital Summit, « dédiée aux dernières innovations digitales en santé », a permis de débattre des dernières innovations dans le champ de la e-santé.

    Les technologies du cerveaux et le digital therapeutics nettement plébiscitées

    L’accent a également été mis sur le digital therapeutics avec une forte personnalisation des soins (Gaming). En marge du salon, les participants ont participé à de nombreuses conférences sur les technologies du cerveau (brain technologies) et leur apport en matière de sommeil ou de relaxation (Sleep Tech). Les exposants ont par ailleurs évoqué le rôle de la e-santé dans le traitement de la crise des opioïdes qui sévit actuellement aux Etats-Unis. Plusieurs tables-rondes ont été organisées sur l’exploitation des données personnelles, leur sécurisation, l’entrée en vigueur du RGPD et le renforcement de l’usage des données à des fins de médecine prédictive.

    Les participants au salon prédisent à la 5G un avenir prometteur en santé 

    Selon les représentants d’Interaction Healthcare, la 5G doit permettre à l’avenir de connecter de nombreux outils et dispositifs médicaux. Ne sont pas exclus des usages en matière d’équipement des déserts numériques avec des solutions de télémédecine. La 5G consomme peu d’électricité et s’avère 100 fois plus rapide que la 4G. Elle pourra notamment contribuer à faciliter les interventions chirurgicales robotiques.

    De nombreuses starts up françaises mises à l’honneur

    La progression de la réalité virtuelle, augmentée et mixte en santé se confirme en 2018

    Plusieurs start-ups françaises ont présenté des outils de VR lors du salon, dont Nomadeec, qui propose des plateformes de télémédecine mobiles. L’entreprise utilise la réalité augmentée avec la technologie hololens dans le cadre de la télémédecine d’urgence. KineQuantum utilise la réalité virtuelle pour fournir au kinésithérapeutes un outil de rééducation physique et de gestion de la douleur musculaire à destination de leurs patients. 

    Les solutions relevant du domaine de l’IA et le « Voice Everything » plébiscités lors du salon

    Tendance déjà présente lors de l’édition 2017 du CES, l’intelligence artificielle continue d’investir de nombreux domaines y compris la santé. Elle sera amenée à l’avenir à jouer un rôle plus important dans le diagnostic des patients. Google était « omniprésent » en 2018, d’après les intervenants de la BPI et de Interaction Health Care. Ses animations ont jalonnée les allées du CES, dont ses outils de reconnaissance vocale. Pour nombre de spécialistes du secteur de la e-santé, les assistants vocaux occuperont une place croissante sur le marché de la e-santé au risque de rendre « obsolète » toute autre interface physique. Ils anticipent le développement d’outils de gestion des requêtes exprimées à l’oral. De nombreuses publications ont été présentées lors du salon, sur l’usage d’outils de reconnaissance vocale pour renforcer l’observance des patients et améliorer l’éducation thérapeutique.

    Les objets connectés en santé et les wearables constituent un marché « qui cherche encore son public »

    Start-up française spécialisée dans la conception de brosses à dents électroniques, Kolibree a annoncé un partenariat avec Colgate et Apple pour produire sa brosse à dents connectées « Magik. » Omron Healthcare lance une nouvelle smartwatch permettant d’obtenir la pression artérielle et de détecter à terme un risque d’AVC pendant le sommeil. Oska Pulse tente de soulager les douleurs musculaires chroniques sans médicament en utilisant le champ életecomagnétique pulsé qui augmente le flux sanguin vers les zones affectées par la douleur.

    Les technologies au service du sommeil constituent l’une des principales tendances du CES 2018

    Les technologies au service d’un meilleur sommeil étaient présentes en nombre avec, notamment, Dreem, le bandeau qui allie biofeedback et neuromodulation pour améliorer le sommeil. Quant à Dreamlight, il utilise la luminothérapie infrarouge avec des programmes basées sur le génotypage.

    Un rapport de synthèse sur le Consumer Electronic Show de Las Vegas sera publié jeudi 1er février 2018.

  • Michel Gagneux annonce les 6 orientations stratégiques de l’ASIP lors de sa conférence annuelle

    L’ASIP Santé (Agence des Systèmes d’information partagés de Santé) organisait, mardi 30 janvier 2018, sa conférence annuelle de rentrée sur le thème : « E-santé : innover ou réguler? ». Plusieurs experts et acteurs de terrain ont livré leur analyse des défis que doit relever l’éco-système de la e-santé pour généraliser les usages innovants du numérique en santé dans un cadre commun d’urbanisation, de sécurité et d’interopérabilité.

    Plusieurs intervenants ont pris la parole au grès de deux tables rondes consacrées aux « deux visages de la création de valeur », à savoir l’innovation et la puissance publique prescriptrices de normes, et aux « enjeux d’une nouvelle dynamique de diffusion et d’accompagnement ». A l’issue de ces tables rondes, Michel Gagneux, directeur de l’ASIP Santé, a présenté les orientations et les chantiers prioritaires de l’Agence pour les prochains mois et années.

    Six pistes pour une stratégie opérationnelle

    Les acteurs de la e-santé « sont en train de parvenir à une communauté de vue globale et un niveau maturité collective », constate Michel Gagneux,  qui lui paraissent être « le socle du succès de la e-santé ». Il appelle à ce que ces acteurs « soient au rendez-vous de l’accélération de l’innovation au service des pratiques professionnelles, de notre système de santé et des patients. ». Michel Gagneux esquisse six pistes qui constitueront les bases d’une stratégie opérationnelle lisible à long terme.

    Élaborer, en concertation avec les acteurs de la e-santé, une doctrine d’urbanisation

    Le premier enjeux, souligne M. Gagneux, consistent à « régler les problèmes d’incohérence et de mauvaise urbanisation que nous connaissons aujourd’hui ». Avant d’évoquer les innovations de seconde génération comme l’intelligence artificielle, et l’accélération de l’innovation, il convient d’admettre que les acteurs de la e-santé ont encore des « progrès à réaliser pour l’aboutissement des grands projets nationaux ».

    Le programme territoire de soins numérique, à titre d’exemple, touche aujourd’hui à sa fin. Les promoteurs de projets et les pouvoirs publics doivent « s’interroger sur l’interopérabilité de ces projets pour les rendre diffusables à grande échelle sur l’ensemble du territoire français ». Ainsi, en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, les pouvoirs publics devraient élaborer une « doctrine d’urbanisation » qui leur servirait de « guide ».

    Rapprocher les start-ups des établissements de santé

    Il importe aujourd’hui «  d’identifier, de capter les innovations, de les orienter vers les priorités de santé publique qui ont été retenues au niveau gouvernemental, à l’échelle d’une région ou d’un grand établissement».

    Michel Gagneux souligne l’existence de nombreuses initiatives porteuses d’exemplarité. Rapprocher les établissements de santé et les start-ups est donc « l’une des clés du succès » de la e-santé. A l’exception de quelques initiatives locales jugées pertinentes et efficaces, Michel Gagneux regrette l’absence de dispositifs de mise en relation, adoptés et instaurés collectivement par l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la e-santé.

    Élaborer et adapter les référentiels aux évolutions et usages réels de la e-santé

    L’ASIP Santé s’interroge également sur la « capacité d’agilité » à donner aux cadres régulation de l’innovation pour la rendre possible à grande échelle.

    Michel Gagneux constate que les acteurs de la e-santé rencontrent actuellement des « problèmes d’adaptation » des systèmes et qu’il importe donc à ce titre de développer des moyens d’adéquation des méthodes, pour faire en sorte que les référentiels et normes définis par les pouvoirs publics soient, le plus en amont, compatibles avec l’évolution des usages et des technologies. Lorsqu’ils sont réinterrogés par de nouveaux usages ou des innovations technologiques, ils doivent pouvoir être suffisamment souples pour être réutilisés, adaptés, et retransformés au service des acteurs. L’ASIP Santé réfléchit actuellement à ces enjeux de souplesse des cadres de régulation et des nomenclatures pour accompagner les évolutions de la e-santé.

    Dès le second trimestre de 2018, l’agence proposera pour son cadre d’interopérabilité comme pour la politique de sécurité des données, différentes méthodes et suggestions qui doivent permettre d’accélérer le processus d’élaboration des référentiels et d’adaptation aux enjeux d’usage.

    Améliorer l’accompagnement et la lisibilité des dispositifs de l’écosystème de la e-santé

    Le système est jugé « complexe, au pilotage compliqué », marqué par la segmentation des acteurs et de pôles de responsabilité qu’il est important « d’aligner sur des objectifs prioritaires », selon Michel Gagneux. La dimension d’accompagnement et de lisibilité stratégique constituent deux priorités de l’ASIP Santé. M. Gagneux espère atteindre en 2018 « un seuil significatif d’usage et d’échange par messageries sécurisées de données des établissements de santé et des laboratoires vers les professionnels de ville » et développer des méthodes d’accompagnement, d’information et de conduites du changement auprès des acteurs concernés.

    Élaborer une stratégique politique de long terme pour orienter les investissements vers la e-santé

    Michel Gagneux explique qu’il existe des modalités opérationnelles concrètes à mettre en oeuvre au cours des prochains mois : il s’agit de donner aux acteurs de la e-santé, aux promoteurs de projets et à leurs bénéficiaires, une lisibilité stratégique de long terme et des éléments de politiques stables qui permettront aux acteurs financiers d’investir sur les éléments de la e-santé de demain. L’Etat peut, en concertation avec les acteurs concernés, définir des indicateurs et poser les jalons d’une stratégie de long terme. Il s’agit de rassurer les promoteurs de projets et de bâtir un cadre stable.

    Michel Gagneux propose ainsi de mettre en place une gouvernance durable qui associe plusieurs niveaux : étatique, territorial, et industriel. L’ASIP Santé est par ailleurs en train de réviser un contrat pluriannuel 2019-2021 qui devrait intégrer l’ensemble de ces axes. 

  • Le CNNum sera relancé fin février 2018 selon le secrétaire d’État chargé du numérique

    Le Conseil national du numérique (CNNum) serait une priorité pour Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État chargé du numérique, selon des paroles rapportées par le Journal du Dimanche dans le cadre d’une interview du 28 janvier 2018.

    Le secrétaire d’État chargé du numérique se donnerait un mois pour constituer une nouvelle équipe qui sera composée de représentants des quartiers populaires, de la ruralité et d’experts du numérique. Les membres devraient être de toutes origines et indépendants.

    La nouvelle équipe devrait être annoncée fin février 2018.

  • La MGEN s’associe avec Maincare pour généraliser son programme e-santé, Vivoptim

    La mutuelle MGEN opte pour la plateforme e-santé de Maincare, Idéo, pour soutenir la généralisation de son programme e-santé, Vivoptim, selon un communiqué de la mutuelle du 25 janvier 2018.

    Après une phase pilote concluante de deux ans et un déploiement au sein de 50 villes des régions Occitanie et Bourgogne Franche-Comté, la MGEN a décidé de généraliser ce programme qui vise un objectif double :
    • intégrer les nouvelles technologies pour des soins complémentaires à l’offre actuelle ;
    • contribuer à la gestion du risque santé.

    Le déploiement sur le territoire national démarre en janvier 2018 pour durer tout le premier semestre.

    Vivoptim pour rester connecté et surveiller son risque cardiovasculaire

    Vivoptim est le programme de santé connectée MGEN, dédié à la prévention (mieux gérer la maladie et éviter les complications) et à la gestion du risque cardiovasculaire (prévenir la survenue d’évènements cardiovasculaires).

    Il a été mis à disposition des adhérents et salariés des groupes dans la tranche d’âge 30-70 ans. 

    Il se décline en trois offres spécifiques correspondant chacune à des patients réunis sous la même catégorie de risque. Le programme « Déclic » s’adresse à des participants présentant un risque faible, « Impulsion » aux patients à risque modéré et « Envol » aux patients ayant un risque élevé.

    L’allié quotidien dans la surveillance de sa maladie

    Vivoptim se présente comme un coach santé au quotidien. Il permet d’approfondir sa connaissance des facteurs de risque et de suivre son observance, sa nutrition, son activité physique, sa gestion du stress ou ses troubles du sommeil.

    Le dispositif global comprend :

    • une plateforme numérique sécurisée accessible à l’ensemble des parties prenantes (participant, coach santé et médecin traitant) ;
    • une plateforme médicalisée pluri-professionnelle constituée d’infirmières d’État, de diététiciens-nutritionnistes, de tabacologues et d’éducateurs médico-sportifs ;
    • une application mobile.

    Un bilan chiffré des deux années pilotes

    Vivoptim se caractérise par une approche multicanale : ateliers en présentiel, échanges mail, coaching téléphonique, espace digital, objets connectés, accompagnement pour la prise en main des nouvelles technologies.

    Voici quelques chiffres sur l’expérimentation du dispositif depuis novembre 2015 :

    • thématiques plébiscitées par les utilisateurs : 65% la gestion du stress, 28% l’activité physique, 7% la nutrition ;
    • application mobile Vivoptim :
      • 39 000 sessions de connexion, 5 minutes de consultation ;
      • 60% mesures de santé collectées (via tensiomètre, balance, montre ou bracelet connecté) ;
      • 2 900 usagers, 89% utilisateurs réguliers ;
      • 45% IOS / 55% Androïd ;
    • newsletter Vivoptim : 8 400 destinataires, 44% de taux d’ouverture;
    • plateforme téléphonique médicale :
      • 12 000 appels sortants réalisés (19 minutes en moyenne) ;
      • 5 900 appels entrants traités (4 minutes en moyenne) ;
      • 95% d’appels pris en charge en moins de 30 secondes ;
    • satisfaction des adhérents :
      • 70% sont satisfaits de l’usage des données de santé par les coachs ;
      • 88% sont satisfaits de la qualité de l’accompagnement personnalisé prodigué ;
      • 9 738 appels de coaching et de suivi ;
      • 58% ont acquis de nouvelles connaissances ;
    • taux de sortie du programme: 3%.

  • E-santé : l’Inde et Israël renforcent leur collaboration

    Le 15 janvier 2018, soit le deuxième jour de sa première visite en Inde, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a engagé des discussions avec le Premier ministre indien Narendra Modi afin de renforcer les collaborations entre les deux pays. Les deux hommes d’État ont notamment signé neuf mémorandums d’accord dans différents domaines, dont celui de la e-santé.

    Ils ont par ailleurs salué la décision de leurs ministères respectifs de la Science et de la Technologie de lancer neuf projets conjoints de R&D dans les domaines de l’analyse de données massives de santé et de la sécurité dans le cyberespace.

    Des programmes d’assistance aux pays du tiers monde

    MM. Netanyahou et Modi ont convenu d’explorer de nouveaux moyens d’élaborer des programmes conjoints d’assistance aux pays du tiers monde, notamment dans l’optique de développer des projets dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau, de l’éducation et de la santé. Ils ont demandé à leurs ministères des Affaires étrangères respectifs d’entamer des discussions à ce sujet au cours de l’année 2018.

    « Notre industrie automobile reçoit des milliards de dollars d’investissements chaque année, pourquoi ne pas avoir le même partenariat entre [les acteurs israéliens du secteur] et les constructeurs automobiles indiens ? Et cela peut se produire partout, [notamment dans le domaine de la] santé numérique (…) », a déclaré M. Netanyahou (source : Businesstoday.in).

    STIM : un colloque rassemblant les professionnelles du secteur

    Afin de faire avancer les discussions et de construire un solide réseau entre la prochaine génération de femmes excellant dans le domaine des sciences et de l’high tech des deux pays, un colloque Inde-Israël réunissant les professionnelles travaillant dans le secteur des STIM sera organisé en octobre 2018 en Inde.

    E-santé : la collaboration entre les entreprises des deux pays se renforce

    Les start-up les plus prometteuses soutenues par l’industrie

    Depuis quelques années, les deux pays ont multiplié les partenariats, en particulier dans le secteur de la health tech. Ils ont par exemple lancé en juillet 2017 l’India-Israel Innovation Challenge, un défi d’innovation bilatérale pour les start-ups basées en Israël et en Inde.

    Les organisateurs du challenge ont créé une plateforme en ligne afin de faciliter la collaboration entre les jeunes sociétés israéliennes et indiennes, les centres technologiques, les entreprises et d’autres acteurs clés de l’écosystème de l’innovation des deux pays.

    Les dix-huit équipes gagnantes de l’India-Israel Innovation Challenge ont été dévoilées en janvier 2018. Elles vont désormais travailler avec Invest India et l’Israel Innovation Authority pour développer leurs solutions, notamment en e-santé, domaine pour lequel les start-ups étaient invitées à développer des technologies visant à améliorer la surveillance des patients en temps réel, les soins à domicile et à distance ainsi que les services de suivi et de conseils visant à mieux gérer les maladies non transmissibles.

    Diabète : partenariat entre une clinique indienne et une société health tech israélienne

    Les collaborations entre les entreprises des deux pays ont déjà commencé. Par exemple, début janvier, Apollo Sugar, le groupe national de cliniques centrées sur la lutte contre le diabète de l’entreprise Apollo Hospitals Enterprise, basée en Inde, a signé un accord avec la société israélienne GlucoMe afin d’intégrer son moniteur sans fil au programme de soins à domicile d’Apollo Sugar.

    Les acteurs israéliens de la santé numérique, comprenant notamment 400 start-up dédiées à deux sous-secteurs majeurs, les outils de santé individuels et l’analyse des données de santé, peuvent aider l’industrie de santé indienne à se moderniser plus rapidement via les nouvelles technologies.

  • EHealth: India and Israel strengthen their collaboration

    On January 15, 2018, Day 2 of his maiden visit to India, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu held talks with Prime Minister Narendra Modi to strengthen collaboration between the two countries. They signed nine memorandums of understanding in various areas, including digital health.

    The two Prime Ministers commended the decision of the respective Ministries of Science and Technology to launch nine joint R&D projects in the areas of big data analytics in healthcare and security in cyberspace.

    Assistance programs for third world countries

    Messrs. Netanyahu and Modi agreed to explore new ways to deploy joint programs of assistance for third world countries, particularly with a view to developing projects in the sectors of agriculture, water, education and healthcare. They asked their respective Foreign Ministries to start discussions on this subject in 2018.

    « Our car industry receives billions of dollars of investments every year. Why shouldn’t we have the same partnership between us and Indian car manufacturers? And this can happen everywhere, [especially in the field of] digital health (…), » said Mr Netanyahu (source: Businesstoday.in).

    STEM: a colloquium gathering the professionals of the sector

    In order to advance the discussions and build a strong network between the next generation of the best women scientists and technologists of the two countries, an India-Israel symposium bringing together women working in the STEM sectors will be organized in October, 2018 in India.

    Health tech: partnerships between companies of both countries are strengthening

    Promising startups are supported by the industry

    In recent years, India and Israel have collaborated more closely, especially in the health tech sector. For example, in July 2017, the two countries launched the India-Israel Innovation Challenge, bilateral innovation challenge for start-ups based in Israel and India.

    The challenge organizers created an online platform to facilitate collaboration between Israeli and Indian start-ups, technology hubs, corporations and other key players in the innovation ecosystem in both countries.

    The eighteen winning teams of the India-Israel Innovation Challenge have been unveiled in January 2018. They will now work with Invest India and Israel Innovation Authority to develop their solutions, including in the field of eHealth, a sector for which competitors were invited to deploy technologies to improve real-time health monitoring, home and distance care, follow-up services and advice to better manage noncommunicable diseases.

    Diabetes fight: a partnership between an Indian healthcare center and an Israeli health tech company

    Collaborations between companies from both countries have already begun. For example, in early January, Apollo Sugar, the nationwide diabetes clinic chain of India-based Apollo Hospitals Enterprise, signed an agreement with Israeli star-up GlucoMe to integrate its wireless monitor into the Apollo Sugar’s home care program.

    Israeli digital health players, including about 400 start-ups focused on  two major sub-sectors, individual health tools and health analytics, can help the Indian healthcare industry to evolve more quickly through high technology.