Pilotage

  • DGS : prévention, big data et bioéthique parmi les chantiers dans le cadre de la SNS (J. Salomon)

    Jérôme Salomon, a annoncé les priorités de la Direction générale de la santé (DGS) dont il est assure la direction depuis le 8 janvier 2018, dans une interview publiée sur le site du ministère des Solidarité et de la Santé, le 12 février 2018.

    Parmi les objectifs de la DGS, on trouve la mise en œuvre des priorités de la feuille de route ministérielle axée sur la prévention, ainsi que la mise en place des sept objectifs de prévention fixés par Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la santé.

    Mise en œuvre des objectifs fixés par le ministère de la Santé

    Le rôle de la DGS, dans le cadre de la Stratégie nationale de santé (SNS)

    En accord avec les priorités fixées par la feuille de route ministérielle et dans cadre de la Stratégie nationale de santé, le rôle de la DGS est de se focaliser sur la prévention et la promotion de la santé tout au long de la vie et dans tous les milieux visant à instaurer un comportement responsable chez les citoyens et à prendre mieux en charge les personnes en perte d’autonomie ou un public plus jeune, à travers les 7 objectifs de prévention du ministère, déclinés comme suit :

    • alimentation saine et activité physique quotidienne, lutte contre les conduites addictives ;
    • interventions auprès des plus jeunes ;
    • prévention des maladies infectieuses ;
    • santé mental ;
    • environnement et conditions de travail favorables à la santé ;
    • politique de dépistage et prévention de la perte d’autonomie.

    Priorités personnelles du directeur

    En tant que directeur de la DGS, Jérôme Salomon a annoncé trois priorités personnelles :

    • développer une vision réformatrice et innovante avec un objectif générationnel en faisant bénéficier la cohorte 2018 de l’essentiel des nouvelles interventions ;
    • renforcer le rôle actif du patient au sein du système de santé en le responsabilisant : accroître la place des patients dans le système de santé en assurant la promotion du patient-acteur avec le nouveau rôle clé du grand public, les enjeux de bien viser et toucher la cible attendue, d’utiliser davantage les réseaux sociaux ;
    • combattre les inégalités : lutter contre les inégalités territoriales, sociales de santé et d’accès à l’information en développant l’information disponible et en utilisant les innovations de rupture.

    Missions internationales et d’innovation : big data, risque sanitaires, prise en charge des maladies chroniques et mentales et le territoire Outre-Mer

    Jérôme Salomon annonce, pour 2018, le renforcement du système national de collecte et d’analyse des données de santé, recouvrant open data et big data, et les moyens de la recherche en santé publique.

    Dans le cadre de sa mission de veille nationale et internationale, la DGS va renforcer l’évaluation et l’anticipation des risques sanitaires afin d’en améliorer la gestion, qu’ils soient d’ordre environnemental ou alimentaire, pour une meilleure protection de la population.

    La DGS assure également une mission de représentation de la France au sein des instances européennes, de l’OMS, mais également dans le cadre du G7 et du G20.

    Une attention particulière sera accordée aux enjeux de la prise en charge d’un public vulnérable ainsi que des prises en charge innovantes des maladies chroniques et des maladies mentales.

    Pour répondre aux exigences de terrain, une stratégie de santé spécifique Outre-Mer sera élaborée et ces territoires auront droit à un volet spécifique du dispositif ORSA (organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles).

  • 5 hôpitaux testent le programme HéMaVie, plateforme en ligne dédiée aux malades de myélome multiple

    Le programme HéMaVie, développé par le laboratoire Celgene et l’AF3M (L’Association des Malades du Myélome Multiple), lauréat du 28e Festival de la Communication Santé dans la catégorie « Communication Médicale », est testé depuis début février 2018 à l’hôpital Henri Mondor (AP-HP) à Créteil, le Centre Hospitalier Universitaire de Tours, le Centre Hospitalier Universitaire de Caen, le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes et Centre Hospitalier Universitaire de Limoges.

    Cette plateforme en ligne, dédiée aux malades de myélome multiple (un cancer de la moelle osseuse), à leurs proches et à leurs professionnels de santé, doit contribuer à l’amélioration du parcours de soins.

    Observia, société de service experte dans l’expérience du patient et la mise en place d’actions d’accompagnement, est le maître d’œuvre du projet.

    Une phase pilote démarrée sur 5 sites pilotes

    Chaque année, 5 000 nouveaux cas de myélome multiple sont diagnostiqués en France. Cette pathologie apparaît en général chez des personnes âgées, en moyenne vers l’âge de 70 ans.

    Le programme HéMaVie vise à :

    • améliorer l’expérience vécue par les malades par la réduction de l’isolement face à la maladie et un accès facilité à des services existants, le renforcement du rôle des soignants et des aidants, une meilleure compréhension de la maladie et des solutions concrètes pour la gérer au quotidien ;
    • faciliter la communication entre les malades et les soignants ;
    • améliorer l’efficience du parcours de soins (coordination hôpital-ville) ;
    • faire évoluer les pratiques médicales pour qu’elles prennent davantage en compte ce qui compte pour les malades, et leur parcours de vie au sens large.

    Plus de 200 malades participeront à cette phase test dans 5 hôpitaux. L’objectif est un déploiement du service dans les centres qui en exprimeraient le besoin en France dès le deuxième semestre 2018.

    HéMaVie a vocation à s’ouvrir à d’autres pathologies en hématologie et à d’autres partenaires industriels et associatifs.

    Une plateforme en ligne et des outils personnalisés

    Pierre angulaire d’HéMaVie, une infirmière coordinatrice est disponible pour soutenir le malade tout au long de son parcours de vie. Elle répond à ses questions en temps réel, l’oriente vers des services personnalisés, et l’accompagne sur les volets administratifs, sociaux, et si besoin, peut être un relais dans le lien hôpital-ville.

    Via une plateforme en ligne, les malades, leurs professionnels de santé et leurs proches disposent chacun d’une interface qui leur est dédiée, où ils trouveront de l’information validée sur le myélome et son impact sur la vie quotidienne, des services de proximité (groupe de parole, associations locales, événements), et des outils personnalisés (journal de bord, SMS d’informations sur la maladie, agenda médical…).

    Une charte éthique pour sécuriser

    La charte éthique du programme HéMaVie vise à :

    • préciser le cadre éthique dans lequel il est développé ;
    • montrer l’engagement et la volonté des deux partenaires à s’inscrire dans une culture éthique partagée qui va au-delà du simple respect des réglementations en vigueur, qui montre combien au 21ème siècle la prise en charge des malades se doit d’être globale et non limitée aux seuls aspects médicaux.

    Le programme HéMaVie est également soutenu par deux associations de professionnels de santé partenaires, l’AFDET (Association Française pour le Développement de l’Education Thérapeutique) et l’AFSOS (Association Francophone pour les Soins Oncologiques de Support).

  • La e-santé, un des 5 grands chantiers du plan de transformation du système de santé (E. Philippe)

    Edouard Philippe, le Premier ministre, et Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, ont conjointement annoncé ce 13 février 2018 le lancement de leur plan de transformation du système de santé, à l’occasion de leur déplacement à l’hôpital Simone Veil à Eaubonne, dans le Val-d’Oise.

    Le discours prononcé a fait état des points d’amélioration et de cinq grands chantiers du plan de transformation dont les thématiques seront examinées dans le cadre de la grande concertation s’étalant de mai à juin 2018, et qui aboutira, avant l’été 2018, à une feuille de route détaillée pour les réformes. « Nous nous donnons 3 mois pour réunir tous les acteurs autour d’une concertation pour l’avenir du système de santé », a déclaré le Premier ministre.

    Le chantier n° 3 concerne le virage numérique et les bénéfices des technologies numériques visant à la fois les patients et les professionnels de santé. Pour en tirer pleinement profit, la création d’une mission « E-santé » a été décidée et 3 objectifs stratégiques ont été fixés par le Gouvernement pour 2022.

    Identification des quatre points sensibles du système de santé actuel

    Il est nécessaire d’adapter le système de santé aux enjeux de l’époque actuelle. Pour répondre à la complexité du système actuel dont les conséquences pèsent sur l’ensemble des acteurs, les ministres souhaitent des réformes issues d’une approche globale associant ville, hôpital, médico-social et civil.

    Les points névralgiques de l’amélioration du système de santé ont été identifiés :

    • l’investissement dans la prévention, qualifié de trop faible ;
    • le parcours non suffisamment coordonné du patient résultant d’un cloisonnement entre la ville, l’hôpital et le médico-social, qui complexifie les soins ;
    • le déséquilibre structurel du système marqué par trop d’hospitalisations et à la fois des soins de ville encore insuffisamment structurés pour répondre à toutes les demandes de santé sur le territoire ;
    • la dispersion des ressources qui conduit à un éparpillement des compétences et des investissements.

    Lancement de la concertation autour de cinq thématiques

    Les deux ministres ont décidé d’associer l’ensemble de la société au projet de transformation profonde du système de santé, un bien commun et un pilier de la République dans lequel tous les ans 200 millions d’euros sont investis.

    C’est pourquoi au préalable de la mise en œuvre de la transformation que le Premier ministre souhaite « globale, cohérente, méthodique », une période de réflexion et de concertation de trois mois à propos de cinq grands chantiers structurants est ouverte.

    Une fois de plus, la démarche est le résultat de la volonté de mettre le patient au centre du processus.

    En dehors de la thématique du virage numérique détaillé ci-dessous, voici les quatre thématiques prioritaires :

    • la qualité et la pertinence modelant les pratiques en routine : Agnès Buzyn a réquisitionné la contribution de la HAS et d’autres organismes afin d’établir des indicateurs de qualité sur 10 pathologies les plus courantes ;
    • la refonte des modes de financement, de régulation et de rémunération :
      • afin de corriger la tarification à l’activité, de nouveaux modes de financement seront testés dans le cadre d’expérimentations dès 2018 et un groupe de travail dédié à la réforme du financement du système de santé sera créé, piloté par Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES, afin de proposer fin 2019 de nouveaux modèles de financement centrés sur le patient et permettant d’atteindre d’ici 2022 l’objectif du 50% maximum de tarification à l’acte ;
      • avant l’été 2018, la ministre devra formuler, de façon concertée, des propositions pour améliorer la régulation de l’ONDAM et notamment le volet « soins de ville » ;
    • la mue de la formation et de la gestion des ressources humaines :
      • il s’agit d’un objectif qui sous-tend la transformation du système tout entier et qui s’inscrit dans l’examen déjà entamé de la réforme du second cycle universitaire et de l’utilité de recourir au numerus clausus, et qui sera réalisé en concertation avec les représentants de tous les ministères et acteurs concernés, pour aboutir à des mesures législatives au début de 2019 ;
      • une réflexion impliquant l’ensemble des acteurs menant à un nouveau contrat social visant les agents de la fonction publique hospitalière s’appuyant sur un futur observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de santé ;
    • la refonte de l’organisation territoriale des soins qui se décline par des actions suivantes :
      • structurer les soins de ville en organisant la continuité des soins, l’accès en premier recours à un généraliste ou à un spécialiste et la coordination avec le secteur médico-social ;
      • tisser un lien de plus en plus serré entre les soins de ville et l’hôpital grâce à la coordination d’un parcours du patient pertinent et efficace ;
      • lutter contre le clivage ville-hôpital en lançant des expérimentations territoriales au sein de 3 à 5 territoires d’ici la fin de l’année 2018, dans le cadre d’un appel à projets à lancer ;
      • approfondir « la gradation des soins » pour organiser géographiquement  de façon pertinente les soins de proximité et les soins de recours ;
      • développer la médecine ambulatoire via l’intégration aux tarifs hospitaliers une forte incitation à la médecine ambulatoire et non seulement à la chirurgie ambulatoire.

    Une mission transversale s’ajoute à celles listées ci-dessus afin d’alléger au maximum le carcan administratif, une entrave à l’action et à l’innovation. Ainsi, une mission de simplification, qui concernera l’ensemble des acteurs de la santé, sera lancée au premier trimestre 2018.

    Le chantier n°3 – accélérer le virage numérique en santé grâce à la mission « E-santé »

    Le chantier n° 3 correspond à la cinquième thématique. Dans le cadre de ce chantier afin d’exploiter pleinement l’apport des nouvelles technologies, le Gouvernement a fixé 3 objectifs stratégique à mettre en œuvre d’ici 2022 autour de l’information médicale et des données de santé :

    • l’accessibilité en ligne, pour chaque patient, de l’ensemble de ses données médicales ;
    • la simplification effective du partage de l’information entre tous les professionnels de santé.
    • la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions.

    C’est la mission « E-santé« , placée auprès de la ministre de la Santé, qui se chargera de les mener à terme.

    Composée des représentants des différentes instances compétentes du ministère, dont la délégation à la stratégie des systèmes d’information de santé (DSSIS) et l’ASIP Santé, elle assurera également le pilotage des projets de numérique en coordonnant l’ensemble des actions conduites en matière de numérique en santé :

    • les programmes d’investissement pilotés par la DGOS qui bénéficient du soutien du Grand Plan d’investissement :
      • le programme « HOP’EN » doté de 420 millions d’euros qui vise à renforcer les systèmes d’information hospitaliers, et à développer l’échange d’informations entre les hôpitaux et les médecins de ville ;
      • le programme « e-parcours » qui vise à faciliter les échanges en direct entre les professionnels par l’intermédiaire d’une plateforme d’appui ;
    • le DMP piloté par la CNAMTS et dont le déploiement généralisé doit commencer en 2018.

    Moyens financiers et les modalités de concertation

    Pour accompagner et mettre en œuvre les actions définis par le Gouvernement, ce sont 100 millions d’euros annuellement qui y seront consacrés (hors ONDAM).

    L’ensemble des acteurs de la société doivent être associés à la réflexion et à la mise en œuvre des chantiers définis et ceci passe par des contributions des groupes de concertation territoriale, des représentants des instances nationales compétentes et des citoyens via une consultation numérique.

  • Donnés de santé : Orpea se dote de la solution BlueFiles pour sécuriser la gestion de ses données

    Orpea, groupe spécialisé dans la gestion de la dépendance en Ehpad, cliniques ou à domicile, pour répondre aux enjeux posés par la gestion de données de santé, donc sensibles, et sécuriser leur transfert, a opté pour la solution BlueFiles de Forecomm, comme dévoilé dans un communiqué de presse du 6 février 2018.

    Une solution sur mesure répondant aux exigences du RGPD, fruit d’une démarche collaborative entamée en juillet 2017, a été développée et mise en œuvre.

    Objectifs de la collaboration placée sous le signe de la co-construction

    Face à la numérisation accrue des processus de soins, les objectifs d’Orpea auxquels ce partenariat devait répondre sont les suivants :

    • fournir une protection contre les ransomwares, qui peuvent rendre indisponibles des données médicales par la possible contamination de la messagerie ;
    • fournir une protection des données personnelles de santé pour répondre à l’exigence de la mise en conformité avec le RGPD applicable à partir du 25 mai 2018 ;
    • la protection des données médicales lors d’envois à des tierces personnes, notamment de la part de personnels habilités.

    Une solution adaptée au quotidien des professionnels de santé

    La préoccupation principale ayant marqué le processus d’élaboration de la solution, en sus de sa fiabilité et de son niveau de sécurisation garantissant un haut niveau de cybersécurité, est son adaptation aux usages par deux types d »utilisateurs notamment :

    • les médecins et les personnels soignants équipés en tablette ou autre type d’appareil susceptibles de faire du transfert de données ;
    • les managers d’Orpea gérant d’autres types de données confidentielles qui doivent les transférer à des partenaires externes (finances, achats, juridiques, ect.).

    La mise au point de la solution de gestion de données a été pilotée par le département d’information médicale (DIM) d’Orpea.

    La solution élaborée est dotée d’une interface simple d’utilisation et permet l’échange de données et de fichiers via la plateforme associée, ce qui procure à l’utilisateur une meilleure maîtrise de la chaîne de l’émetteur jusqu’au destinataire et les processus associés (authentification des destinataires, accès révocable, etc.). Par ailleurs, la solution permet de répondre à l’exigence de la transparence de la localisation géographique des données.

  • IoT : Generali s’associe avec Nokia pour renforcer son programme de prévention Vitality

    Dans le cadre de son programme Vitality, Generali a conclu un partenariat avec Nokia, annoncé le 8 février 2018.

    L’objectif du partenariat est de faire profiter les bénéficiaires du programme des objets connectés supplémentaires en proposant une réduction à hauteur de 40% dans le cadre de l’utilisation de deux objets connectés au cours de l’année (bracelets d’activité, montres, thermomètres ou tensiomètres connectés, etc.).

    Le programme Vitality a été lancé en septembre 2016, non sans susciter des controverses, car il récompense des pratiques et un mode de vie sain. Il invite les membres du programme à faire de l’activité physique et à suivre leur bien-être. Pour ce faire, ce nouveau partenariat vise l’ensemble des bénéficiaire, indépendamment de leur ancienneté ou leur statut dans le programme de bénéficier de réductions sur une large gamme de produits.

    En novembre 2017, Generali revendiquait 2 000 entreprises clientes qui auraient déjà adhéré au programme, ce qui représentait un total d’environ 40 000 salariés.

    Generali se félicite de ce partenariat avec Nokia, qui représente pour ce premier un acteur de référence des objets connectés en santé.

    Pour Nokia, il s’agit d’une façon de continuer à banaliser les objets connectés pour encourager une vie plus saine.

  • « Favoriser l’accès à l’innovation est crucial pour favoriser la recherche » (C. Durand, Alexion)

    Le groupe américain Alexion a annoncé le 29 janvier 2018 à la Maison de la recherche à Paris la mise à disposition de Strensiq®, un produit d’enzymothérapie substitutive visant à traiter l’hypophosphatasie (défaut de minéralisation osseuses) qui est une maladie ultra-rare, héréditaire, systémique et progressive.

    À cette occasion, Christophe Durand, le président-directeur général d’Alexion France a accordé une interview à Health&Tech Intelligence dans laquelle il aborde :
    • les difficultés d’un groupe pharmaceutique spécialisé dans les produits visant les maladies ultra-rares ;
    • l’excellence de la recherche française ;
    • la façon dont un groupe biopharmaceutique innove ;
    • les partenariats innovants qui lui permettent d’avancer, notamment avec l’Institut Imagine ;
    • les engagements publics qui pourraient soutenir les acteurs de la santé ;
    • la façon dont les outils numériques influent sur la recherche.

    Alexion prévoit de déménager son siège social vers Boston au cours de 2018 afin d’être au plus près de la dynamique d’innovation qui caractérise cette ville des États-Unis.

    Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez en tant que laboratoire spécialisé dans les produits visant les maladies ultra-rares ?

    Pour traiter les maladies rares ou ultra-rares, il nous faut d’abord comprendre les mécanismes biologiques complexes impliqués dans ces maladies, alors qu’en général peu de données sont disponibles. Cette recherche fondamentale est longue, difficile et incertaine. Au cours du développement clinique, nous sommes confrontés également à la difficulté du diagnostic et à la taille souvent très limitée des populations cibles. Le modèle économique de ces produits doit s’adapter à tous ces critères très particuliers. Depuis sa création, Alexion s’est donné comme mission, malgré tous ces obstacles, de mettre à disposition des patients en impasse thérapeutique, des traitements innovants et hautement transformatifs.

    Quel regard portez-vous sur l’état de la recherche médicale en France ?

    L’excellence de la recherche médicale en France est reconnue au niveau international. Notamment dans le domaine des maladies rares, la France est un leader mondial avec une organisation spécifique pour le diagnostic, l’accès aux soins, ou encore la recherche. Nous avons des collaborations importantes avec des équipes académiques et des équipes hospitalières en France. Nous avons déjà des projets de recherche ambitieux avec l’Institut Imagine et nous sommes le premier industriel à avoir signé une collaboration avec Necker et l’Institut Imagine en 2015.

    Est-il facile d’innover au sein d’un laboratoire pharmaceutique aujourd’hui ? De quelle façon innove-t-on ?

    Alexion investit plus de 20% de son chiffre d’affaires en R&D. Ce simple chiffre souligne l’importance de la recherche au sein de notre laboratoire, et donc des efforts consentis pour innover. D’autre part, nous sommes en recherche permanente de partenaires stratégiques pour renforcer notre offre thérapeutique. Notre siège social sera transféré dans les prochains mois de New Haven à Boston, capitale mondiale des biotechnologies.

    En France, nous avons une équipe au sein de l’IHU Imagine, lieu qui rassemble cliniciens, chercheurs et équipes industrielles pour explorer de nouvelles pistes diagnostiques et thérapeutiques innovantes en lien avec les maladies rares. L’innovation peut repousser les limites des connaissances scientifiques actuelles pour comprendre les pathologies complexes et trouver des moyens de changer le cours des maladies. Cela ne peut réussir qu’au travers d’une collaboration entre le monde universitaire, l’industriel et les cliniciens. Nos investissements en R&D couplés à cette recherche ouverte, et à notre expertise de pointe dans certains domaines, comme celui de la biologie du complément, sont des atouts qui doivent permettre à Alexion d’être un acteur clé dans les maladies rares.

    Dans un contexte de plus en plus globalisé, que manque-t-il pour faire avancer la recherche plus facilement et rapidement ? Quelles recommandations feriez-vous aux pouvoirs publics ou d’autres acteurs de l’écosystème pour mieux soutenir la recherche ?

    La France joue un rôle pionnier dans le domaine des maladies rares : elle est le premier pays en Europe à avoir élaboré et mis en œuvre un plan national (PNMR). La structuration de l’offre de soins autour des centres de référence maladies rares et des centres de compétence est un élément indéniablement positif pour le développement clinique.

    Dans le cadre du 3ème PNMR qui est en cours d’élaboration il pourrait être intéressant de poser la question de la mutualisation des efforts entre La banque Nationale de Données Maladies Rares et les études post inscriptions exigées par les autorités auprès des industriels afin d’améliorer les connaissances cliniques et la compréhension des maladies rares en conditions réelles et donc d’améliorer la prise en charge des patients et la planification des soins.

    Par ailleurs, une meilleure prédictibilité des politiques de santé permettrait aux industriels d’avoir une plus grande visibilité et d’arbitrer les investissements en faveur de la France. Enfin une  prise en compte plus importante des projets R&D locaux dans les décisions de prix et remboursement pourrait inciter des acteurs internationaux comme le nôtre à accélérer les investissements sur le territoire français. 

    Quelles sont les initiatives qui existent et qui facilitent la recherche en France et que vous appréciez ?

    Favoriser l’accès à l’innovation est un élément clé pour favoriser également la recherche.  La France est un leader mondial sur le plan des politiques publiques en faveur des maladies rares pour assurer aux patients un accès à des soins, à des centres de références pour le diagnostic et la prise en charge et enfin l’accès aux thérapeutiques innovantes. Les patients français bénéficient également d’un système d’accès précoce aux innovations grâce au mécanisme de l’Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU) qui permet un accès rapide dans un cadre contrôlé. Les plans maladies rares et les ATU sont deux éléments clés qui favorisent le développement de projets de recherche en France.

    Sous l’égide de l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR), les programmes d’investissement d’avenir ont permis de proposer plusieurs appels à candidature aux plans RHU « Recherche Hospitalo‐Universitaire en santé » (RHU). Ces initiatives RHU permettent de fédérer des équipes de recherche du secteur académique, médical et industriel, et d’atteindre ainsi les investissements critiques nécessaires pour l’exploration de projets de recherche ambitieux. Cette structuration est clé dans le domaine des maladies rares.

    Dans ce cadre, Alexion RD France est un partenaire clé du projet C’IL-LICO qui vise l’identification de thérapies innovantes dans le domaine de maladies rénales pédiatriques rares et sévères. Ce partenariat a commencé en décembre 2017, et réunit des équipes de recherche de l’Hôpital Necker Enfants Malades, de l’Université Paris Descartes, de l’AP-HP, de l’École Polytechnique, de l’Université de Strasbourg, de l’Institut Imagine et du centre de recherche Alexion RD France situé dans les locaux d’Imagine à Paris.

    L’avènement d’outils numériques dans la santé impacte-t-il la recherche et la commercialisation de vos produits ?

    Les outils numériques s’intègrent à de très nombreuses étapes de la R&D (analyse de données, modélisation du mécanisme d’action, etc.) jusqu’aux applications ou outils créés pour développer le bon usage de nos médicaments auprès des professionnels de santé, ou pour faciliter l’observance des patients. Le numérique et l’analyse des données font partie du quotidien de nos activités, comme pour les autres acteurs de santé. Dans ce domaine, l’avènement de l’intelligence artificielle et les nouveaux algorithmes d’analyse des données génétiques et médicales permettront d’identifier plus encore de patients pouvant bénéficier des dernières thérapies innovantes. Le plan RHU CIL’LICO pour lequel Alexion participe en collaboration avec l’Institut Imagine s’inscrit d’ailleurs dans ces nouvelles perspectives.

  • Programme de travail de la Haute Autorité de Santé de 2018 : e-santé et chirurgie ambulatoire

    Le collège de la Haute Autorité de Santé a adopté le programme de travail de la HAS dans une décision datée du 31 janvier 2018. Il a été mis en ligne le 8 février 2018.

    Parmi les thématiques qui trouvent habituellement leur place dans le programme, des travaux en cours ou de nouveaux travaux concernant la e-santé et la chirurgie ambulatoire ont été répertoriés.

    e-Santé

    Des guides relatifs à la téléconsultation et à la télé-expertise

    De nouveaux travaux ont été ajoutés à la demande du ministère des Solidarités et de la Santé.

    L’élaboration de documents suivants doit être lancée au 1er trimestre de 2018, période lors de laquelle le premier doit être livré, alors que le second est attendu pour le 4e trimestre de 2018 :

    • Définition des situations cliniques, champs et publics pour lesquels les actes de TLC (téléconsultation) et de TLE (télé-expertise) devraient être exclus ;
    • Guide sur le bon usage et la qualité des pratiques de téléconsultation et de télé-expertise.

    Les deux documents suivants sont commandés, mais les dates de lancement et de livraison restent indéfinies à ce jour:

    • Guide sur les spécificités méthodologiques de l’évaluation clinique des dispositifs de télésurveillance et dispositifs médicaux connectés ;
    • Identification des situations cliniques pour lesquelles un déploiement de la télésurveillance permettrait d’améliorer l’efficience, la qualité et la sécurité des prises en charge.

    La préparation des guides et référentiels suivants est en cours et leur livraison est prévue à partir du second semestre de 2018 :

    • Certification des logiciels médicaux: élaboration d’un référentiel de certification des logiciels d’aide à la dispensation (LAD) de pharmacies à usage intérieur (PUI) ;
    • Actualisation du référentiel d’agrément des bases de données sur les médicaments (Version 3) ;
    • Applications et objets connectés – Document patient ;
    • Applications et objets connectés – Document professionnel de santé.

    Chirurgie ambulatoire

    Plusieurs travaux sont en cours sur le thème de la chirurgie ambulatoire et ils reposent sur la campagne nationale de recueil des indicateurs IQSS des établissements. Ils doivent tous être livrés au cours du quatrième trimestre de 2018 :

    • Thème qualité de la prise en charge en chirurgie ambulatoire : taux de réhospitalisations à 3 jours après CA ;
    • Thème qualité de la prise en charge en chirurgie ambulatoire (indicateurs de processus ;
    • E-satis en chirurgie ambulatoire (plateforme de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation recueillant la satisfaction des patients au minimum deux semaines après leur sortie de l’établissement).

    La HAS publiera par ailleurs :

    • un guide intitulé « Guides méthodologiques : actes et techologies de santé » dans le cadre d’une auto-saisine, débuté au second semestre de 2017 et qui doit être livré au cours du premier semestre de 2018 ;
    • un rapport intitulé « Analyse prospective annuelle du système de santé » institué par l’Ordonnance n°2017-84 du 26 janvier 2017 relative à la Haute Autorité de santé, et qui doit paraître en juin 2018.

  • Solutions IA médicales : Medopad (UK) signe une série de contrats de plus de 114 M€ avec la Chine

    Medopad, une société britannique health tech spécialisée en intelligence artificielle (IA), a annoncé le 2 février 2018 avoir signé en Chine une série de projets commerciaux et de partenariats d’une valeur de plus de 100 millions de livres sterling (114 M. € ; 140 M. USD).

    Le groupe va notamment s’associer au géant de l’internet Tencent pour développer des solutions d’IA médicales à l’échelle mondiale.

    L’entreprise faisait partie de la délégation commerciale britannique présente en Chine à l’occasion de la première visite officielle de la Première ministre, Theresa May, au sein du pays.

    Medopad a conclu 15 accords avec des organisations chinoises

    Medopad a signé quinze accords commerciaux avec des organisations chinoises de premier plan. Les principaux accords conclus par le groupe britannique incluent :

    • un partenariat avec Tencent, l’une des plus grandes entreprises technologiques de Chine, dont l’objectif est de développer l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) sur les plateformes de santé afin de faire avancer la recherche et d’apporter une aide à la décision clinique au fournisseurs de soins.
    • une collaboration avec la Peking University pour configurer de nouveaux modèles de soins et de nouvelles solutions de suivi des patients. Ce projet fera partie d’un investissement de 75 millions £ (85 M. € ; 105 M. USD) dans des projets financés par le gouvernement, les hôpitaux et plusieurs entreprises.
    • un plan de 36 millions £ (41 M. € ; 50 M. USD) avec le conglomérat China Resources, déployé sur cinq ans dans 600 hôpitaux, afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques et coûteuses.
    • un contrat avec Ping An Good Doctor, une plateforme de services de santé en ligne et hors-ligne, pour encourager le déploiement de la technologie conçue par Medopad, parallèlement à son système d’intelligence artificielle avancée, en soutenant la surveillance à distance d’un groupe de patients souffrant de maladies chroniques issus de la base d’utilisateurs du groupe chinois, soit environ 200 millions de personnes.
    • un projet avec le fabricant d’électronique Lenovo New Vision visant à explorer de nouveaux types de technologies portables afin d’autonomiser la surveillance des patients à distance.
    • une alliance avec Le Centre national de recherche clinique pour les troubles gériatriques. Objectif : utiliser les solutions de surveillance des patients et l’IA conçus par Medopad pour mieux soigner les millions de patients du centre atteints de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer.

    Parmi les autres organisations avec lesquelles Medopad s’est associé figurent : Actelion, UMP Healthcare, Johnson & Johnson Vision Care (Shanghai), GSK China, Accenture, Royal Free NHS Trust et le Chelsea Football Club.

    130 M. USD levés dans un premier tour de financement

    Medopad a également annoncé la clôture de son premier tour de financement (série A) qui lui a permis de lever au total 130 millions de dollars US (105 M. €). 20 millions USD (16 M. €) ont pu être recueillis grâce à la participation d’un certain nombre d’entreprises internationales et d’investisseurs institutionnels, dont NWS Holdings (Chine).

    Medopad : l’un des leaders sur le marché de l’analyse prédictive

    « Les progrès médicaux modernes en sont à un stade où le pré-diagnostic et l’analyse prédictive sont plus répandus et importants que jamais, a commenté Brian Cheng, directeur exécutif de NWS Holdings (source : Asiaone.com). Medopad est déjà bien positionné [sur le marché] pour répondre à cette demande croissante grâce à son implication continue auprès des patients atteints de maladies rares et grâce à l’aide qu’il apporte aux établissements médicaux pour soigner les patients de manière plus efficace et plus rentable. Nous pensons que Medopad réussira à révolutionner les méthodes actuelles de traitement et de prévention des maladies, [trop complexes], en un écosystème plus succinct grâce au développement de son intelligence artificielle et de ses capacités de collecte de big data. »

    Deux pionniers de l’industrie des soins rejoignent la direction de l’entreprise

    « Nous avons maintenant plusieurs investisseurs stratégiques de renom dans l’entreprise, ce qui est une grande réussite pour nous alors que nous nous préparons à une croissance significative et à l’expansion de nos activités, a déclaré de son côté Dan Vahdat, P.-D.G. de Medopad. La gestion de la santé de la population est l’un des plus grands défis pour les gouvernements du monde entier. Ainsi, la multiplication des investissements dans les solutions [dédiées à ce domaine] est substantielle. Nous sommes fiers d’être au premier plan dans la résolution de ce défi et de soutenir les gens dans le monde entier. »

    Par ailleurs, Medopad a annoncé la nomination de Stuart Fletcher et de Simon MacKinnon OBE, deux pionniers dans l’industrie des soins, en tant qu’administrateurs non exécutifs, apportant ainsi au conseil d’administration de l’entreprise une expertise solide en matière de santé et de business international.

  • Medical AI solutions: Medopad (UK) signs over €114 million deals in China

    Medopad, a UK-based health tech company specializing in artificial intelligence (AI), announced on February 2, 2018 over £100 million (€113m; US$140m) of commercial projects and partnerships in China. The group will notably partner with Internet giant Tencent to deliver medical AI solutions globally.

    The UK firm was part of UK Prime Minister Theresa May’s trade delegation to China, the PM’s first official visit to the country.

    Medopad has 15 trade deals with Chinese organizations

    Medopad has signed fifteen trade deals with leading Chinese organizations. The main agreements concluded by the British company include:

    • A partnership with Tencent Holdings, one of China’s largest technology businesses, to develop the use of artificial intelligence (AI) in healthcare platforms for research impact and clinical decision support.
    • A collaboration with Peking University to configure new models of care and patient monitoring solutions. This project will be part of a £75 million (€85m; US$105m) investments in projects funded by government, hospitals and other enterprises.
    • A £36 million (€41m; US$50m) deal with China Resources to improve the management of patients with chronic and high cost diseases are cared for. It will be deployed in 600 hospitals over five years.
    • A contract with Ping An Good Doctor, an online-to-offline healthcare servicing platform, to explore deploying Medopad’s technology, alongside their advanced AI, supporting delivery of remote monitoring to a cohort of their chronic and high cost disease patients from their 200 million user base.
    • A project with Lenovo New Vision to explore new types of wearable technology in order to empower remote patient monitoring.
    • An alliance with the National Clinical Research Centre for Geriatric Disorders. The purpose of its partnership is to use Medopad’s patient monitoring and AI capabilities to better deliver care to their millions of patients with Parkinson’s and Alzheimer’s disorders.

    Other organizations with which Medopad has partnered include: Actelion, UMP Healthcare, Johnson & Johnson Vision Care (Shanghai), GSK China, Accenture, Royal Free NHS Trust, and Chelsea Football Club.

    USD130 million raised in first round of financing

    Medopad also announced the first close of its Series A USD130 million (€105 million) fund raise round. The USD20 million (€16m) capital raise received participation from a number of global family offices and institutional investors including China’s NWS Holdings.

    Medopad: one of the market leader in predictive analytics

    « Modern medical advancements are at a stage where prediagnostics and analytics for disease prevention are as prevalent and important as ever before, » said Brian Cheng, executive director at NWS Holdings (source: Asiaone.com). « Medopad is already well positioned to capture this growing demand through its continuous involvement with rare disease patients and helping medical institutions treat patients in a more efficient and cost effective manner.  We believe Medopad will succeed in revolutionising the current convoluted methods of disease treatment and prevention into a more succinct ecosystem with the development of its artificial intelligence and big data gathering capabilities. »

    Two healthcare industry pioneer joined the company’s management

    « We now have several amazing strategic investors in the business, which is a great achievement for us as we gear for significant growth and scale our business, » said Dan Vahdat, CEO of Medopad. « Managing population health is one of the greatest challenges for governments across the world. As such, the investment appetite for solutions that address and manage this concern is substantial. We are proud to be at the forefront of solving this problem and supporting people around the world. »

    In addition, Medopad announced the appointment of healthcare industry pioneers Stuart Fletcher and Simon MacKinnon OBE as non-Executive Directors, bringing strong healthcare and international business expertise to the Medopad board of directors.

  • Réglementaire : un arrêté instaure le suivi et l’évaluation de la Stratégie nationale de santé

    Un dispositif de suivi et d’évaluation de la Stratégie nationale de santé (SNS) est instauré par arrêté ministériel du 1er février 2018 et publié au Journal officiel le 8 février 2018.

    Le dispositif en question recouvre des suivis annuel et pluriannuel donnant lieu à des publications périodiques.

    Un dispositif à trois volets

    Ce dispositif repose sur l’implication de différents acteurs qui ont chacun des missions et des outils d’évaluation définis par l’arrêté, et dont les résultats doivent être présentés dans des publications dont le rythme de parution est également fixé:

    • les directions du ministère des solidarités et de la santé et la direction générale des outre-mer procèdent à un suivi annuel des actions mises en œuvre pour atteindre les objectifs figurant dans le décret du 29 décembre 2017 (décret portant définition de la SNS). Leur évaluation repose sur une sélection d’indicateurs de processus et de moyens. Les résultats sont consolidés dans un rapport élaboré par le secrétariat général des ministères sociaux ;
    • la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) doit :
      • proposer un suivi pluriannuel reposant sur des indicateurs de résultats et d’impact, et faisant l’objet de publications en 2018, 2020 et 2022 ;
      • une évaluation pluriannuelle de la stratégie nationale de santé dans le cadre d’un rapport final en 2022.