Pilotage

  • China’s Medlinker social network for doctors raises US$60 million (Series C)

    The Chinese company Medlinker, which develops a social networking platform dedicated to doctors, raised in December 2017 about US$60 million (€50.7m) in Series C funding.

    The portal hosts more than 430,000 certified doctors. Its mobile application and cloud service, available on iOS and Android, allows doctors to connect with peers, facilitate referrals, and share medical records. Through this service, patients can also book medical appointments online and submit questions for the medical community to answer.

    This new fund will be used to improve the platform of the company by enabling patients to have better access to health insurance and doctors.

    A partnership with a state-owned conglomerate

    The round of financing was conducted by China Electronics Corporation Data (CEC Data), with additional participation from China companies: China Renaissance, Sequoia Capital China and Tencent Holdings . 

    CEC Data is a data service provider under China Electronics Corporation, which is a state-owned conglomerate directly administered by the central government.

    Health maintenance organization projects will be launched in several provinces

    « CEC Data’s involvement as a strategic investor will help Medlinker to expand its ecosystem and gain a competitive edge to grow into a leading company, » said Zhou Liang, a private equity director at China Renaissance Partners (source: Chinamoneynetwork .com).

    CEC Data has a healthcare fund that invests in projects related to big data. It will partner with Melinker to launch trail health maintenance organization projects in several provinces to provide patients with healthcare insurance and physicians.

    Medlinker was founded in 2014. Prior to this latest round of fundraising, the company raised US$40 million (€33.8m) in a 2015 Series B round led by Tencent Holdings and Yunfeng Capital (China). It also raised millions of dollars in a series A round from Sequoia Capital China earlier the same year.

  • Asie du Sud-Est : NSI Ventures cherche à lever 125M USD pour investir dans des start-ups e-santé

    NSI Ventures, une société de capital risque basée à Singapour, cherche à lever un deuxième fonds de 125 millions de dollars US (106 M€) pour continuer à investir dans les applications mobiles grand public et les start-ups d’Asie du Sud-Est spécialisées dans la santé, indique Bloomberg dans une annonce publiée le 12 décembre 2017.

    Déjà 60 M. USD collectés dans le cadre d’une 1ère ronde de financement

    NSI Ventures se concentre sur le financement de série A et de série B. L’entreprise fait partie de Northstar Group, une société de capital-investissement d’Asie du Sud-Est basée à Singapour qui gère plus de 2 milliards de dollars américains (1,7 Md €) d’actifs.

    Le fonds NSI Ventures II s’élève déjà à 60 millions de dollars US (51 M€) grâce à une première ronde de financement, avec un engagement de 15 millions USD (12,8 M€) supplémentaires provenant des investisseurs existants, a précisé Shane Chesson, cofondatrice et partenaire de la société basée à Singapour (source : Bloomberg).

    NSI Ventures prévoit de clôturer ce 2ième fonds au premier semestre 2018

    Le premier fonds de NSI a permis de soutenir quinze entreprises, dont le service d’assurance santé en ligne de CXA Group et la société fintech FinAccel. Le deuxième fonds se concentrera là encore sur les start-up du secteur de la santé numérique mais aussi sur les sociétés spécialisées dans les services financiers et l’éducation.

    L’entreprise compte parmi ses investisseurs existants la grande société d’investissement Temasek Holdings (Singapour) et prévoit de clôturer ce deuxième fonds au premier semestre 2018.

    Un attrait pour le secteur de la health tech

    Par ailleurs, NSI a annoncé en décembre 2017 avoir rejoint Aviva Ventures (Royaume-Uni) dans le cadre d’un tour de table de 5 millions de dollars américains (4,3 M€) pour Biofourmis, une start-up health tech singapourienne qui aide les médecins et les infirmières à surveiller à distance la santé de leurs patients.

    Le domaine de la santé est l’un des principaux centre d’intérêt de la société indonésienne avec le secteur de la fintech.

    Services connectés : l’Asie du Sud-Est devient de plus en plus attractive

    L’entreprise singapourienne espère collecter l’ensemble de la somme souhaitée par le biais des sociétés de capital-risque de la région, les investisseurs cherchant actuellement des opportunités au-delà des États-Unis et de la Chine, le principal marché qui attire les transactions en Asie depuis ces dernières années.

    480 millions d’internautes d’ici 2020

    L’Asie du Sud-Est est une zone de plus en plus attractive pour les investisseurs, notamment parce que le Le nombre d’internautes devrait atteindre les 480 millions d’ici 2020 dans la région, selon un rapport publié en 2016 par Google et Temasek.

    Cette évolution ouvre la porte à des opportunités intéressantes pour les investisseurs misant sur les produits et services connectés.

  • South East Asia: NSI Ventures seeks to raise US$125 million to invest in eHealth startups

    NSI Ventures, a Singapore-based venture capital firm, is targeting a US$125 million (€106m) second fund to continue investing in consumer apps and startups in health care in Southeast Asia, announced Bloomberg on December 12, 2017.

    US$60 million raised at first close

    NSI Ventures focuses on Series A and B financing. It is part of Northstar Group, a Singapore-based Southeast Asian private-equity firm that manages more than $2 billion (€1.7bn) of assets.

    The NSI Ventures II fund already raised US$60 million (€51m) thanks in a first round of financing, with a commitment for a further US$15 million (€12.8m) from existing investors, Shane Chesson, co-founder and partner of the company said (source: Bloomberg).

    NSI Ventures plans to close this 2nd fund in the first half of 2018

    NSI’s first fund has backed 15 companies, including online health insurance service CXA Group and fintech firm FinAccel. The second fund will focus on startups in the healthcare sector but also companies specializing in financial services and education.  

    The company counts Temasek Holdings (Singapore) among its existing investors and plans to close this second fund in the first half of 2018.

    An interest for the health tech sector

    In addition, NSI announced in December that it joined Aviva Ventures (United Kingdom) in funding US$5 million (€4.3m) to Biofourmis, a Singaporean health tech startup which helps doctors and nurses to monitor their patients’ health remotely.

    The field of healthcare is one of the main focus of the Singaporean firm with the fintech sector.

    Connected services: Southeast Asia is becoming more attractive for investors

    The new NSI’s fund is capitalizing on an influx of money into the region’s venture firms as investors seek opportunities beyond the USA and China, the primary focus for Asia deals in recent years.

    480 million internet users by 2020

    The number of web users is expected to reach 480 million by 2020 in the region, according to a 2016 report by Google and Temasek.

    This move opens the door to interesting opportunities for investors focusing on connected products and services.

  • Hacking Health Besançon : 20 solutions élaborées pour aider professionnels de santé et patients

    Pus de 200 participants se sont retrouvés à l’hôpital Saint-Jacques de Besançon 13 au 15 octobre 2017 pour le Hacking Health Besançon, destiné à trouver des solutions concrètes à des problèmes rencontrés par des professionnels de santé ou des patients.

    Au cours de ce marathon d’innovations, professionnels de santé, développeurs, designers et innovateurs se sont regroupés en petites équipes pour trouver et démontrer une solution à divers enjeux de la santé dans un court laps de temps. Parmi les 20 projets présentés, 14 ont été distingués.

    Du projet « le plus prometteur » à « la meilleure solution patient », 20 projets de la French tech présentés, 11 primés

    • Prix CPAM : « Gluci Miam », application mobile pour aider les diabétiques de type 1 à manger plus librement en les aidant à évaluer les apports glucidiques de leur alimentation et à adapter leur dose d’insuline ;
    • Prix du projet le plus prometteur et Prix One Fit : « Augmented Patient Setup », système permettant le repositionnement des patients au fil des séances de radiothérapie. L’objectif est d’apporter aux manipulateurs une solution de contrôle direct, précise et rapide pour améliorer le positionnement du patient ;
    • Prix coup de cœur du jury : décongélation ultra rapide de plasma frais congelé pour que les patients puissent être transfusés le plus rapidement possible en cas d’urgence vitale ;
    • Meilleure solution patient (Prix France Assos Santé) : création d’une chaise de massage type exosquelette permettant à des personnes lourdement handicapées d’être mobilisées sans douleur ;
    • Prix du Pôle des Microtechniques : table de malade sans pied ni roulette. L’objectif est de pouvoir bloquer l’ensemble des articulations par un moyen simple, utilisable y compris par une personne ayant peu de force dans la main ;
    • Prix CHU de Besançon et de son centre d’investigation clinique : Automatisation de la manipulation et de l’évaluation visuelle des produits issus des dons de sang ;
    • Deux prix Onlineformapro :
      • « CYBeLe », un nouvel outil pédagogique en digital learning facilitant l’apprentissage, le maintien et le perfectionnement des connaissances ;
      • Création d’une appli intuitive permettant l’apprentissage du raisonnement clinique chez les masseurs-kinésithérapeutes en formation initiale ;
    • Trois prix Numerica :
      • « Remote postoperative monitoring » : le projet consiste à concevoir un boîtier d’acquisition et de télétransmission de données médicales, afin d’améliorer la surveillance post-opératoire des patients hospitalisés, de façon continue. Le but est de faire gagner du temps et de l’argent à l’équipe médicale ;
      • Application smartphone pour impliquer les citoyens dans la problématique nationale de stabilisation des réserves de sang disponibles à tout moment ;
      • « Vasc Map » permettra de réaliser une cartographie du réseau vasculaire afin de simplifier les comptes-rendus médicaux et d’augmenter la performance diagnostique.

    De nombreux partenaires du marathon, dont la CPAM du Doubs, le Centre d’Investigation Clinique du CHU, Numerica et le Pôle des Microtechniques, se sont engagés à accompagner neuf projets primés, soit financièrement, soit par la mise à disposition de compétences pour leur permettre d’aller plus loin.

  • CNNum : Marie Ekeland démissionne après 8 jours de présidence et une nouvelle équipe sera constituée

    Dans sa note suivant sa nomination à la tête du Conseil national du numérique publiée le 11 décembre 2017, Marie Ekeland exposait sa stratégie de travail et justifiait la composition de son équipe. Elle continue à justifier son choix dans sa note de départ publiée ce 19 novembre 2017 et regrette la manque d’ouverture du gouvernement et les attaques qu’elle juge infondées vis-à-vis de deux membres de son équipe, Rokhaya Diallo et le rappeur Axiom.

    « La crise, comme elle nomme l’emballement médiatique et politique violent autour de la liste des membres du CNNUm préparée par ses soins, lui a permis de tirer deux enseignements principaux :
    • le caractère indispensable des instances comme le CNNum pour protéger des espaces de discussion, d’échanges, longs, complexes et contradictoires, dégagés du jeu médiatique ;
    • la forme actuelle de nomination et de fonctionnement du CNNum portent à confusion et ne peuvent pas garantir son indépendance.

    Elle souligne néanmoins les efforts fait par le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, et les membres du CNNum pour trouver une solution, qui n’ont pas abouti. Elle réitère également l’importance de la mission dont est investi le CNNum autour de la révolution numérique pour tous les pans de la société française et affirme continuer de suivre de près la façon dont la transformation numérique affecte notre société, mais ailleurs et autrement.

    Le secrétaire d’État a prévu de constituer un nouveau collège avec un nouveau président pour début 2018.

  • Stratégie numérique du Québec : 100 % citoyens pourront interagir à distance avec les médecins

    Le 13 décembre 2017, le gouvernement québécois a révélé la « Stratégie numérique du Québec », un plan régional visant à accompagner la population et les entreprises vers une transformation numérique globale de la société afin de positionner la province comme leader du secteur d’ici cinq ans.

    La stratégie s’articule autour de sept orientations clés, dont l’une d’entre elles concerne « la santé connectée sur le citoyen ». Mission : « que 100 % des citoyens puissent interagir de façon numérique avec le réseau de la santé et des services sociaux et ses professionnels ».

    Deux objectifs vont définir les priorités d’actions dans le domaine de la santé :
    • déployer des services numériques offrant aux patients une meilleure prise en charge, ce qui inclut des dispositifs dédiés à la prévention et à la mise en place d’une expérience simplifiée, intuitive et efficace pour les patients ;
    • favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs.

    Le projet comprend un axe dédié au développement de la e-santé

    Parmi les sept domaines sur lesquels se concentrera le gouvernement dans le cadre de ce programme figure celui de la santé. Le projet est résumé par l’intitulé suivant : « La santé connectée sur le citoyen : que 100 % des citoyens puissent interagir de façon numérique avec le réseau de la santé et des services sociaux et ses professionnels ».

    Deux objectifs définissent les priorités d’action dans le secteur pour les prochaines années :

    • déployer des services numériques permettant une meilleure prise en charge;

    • favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs.

    Déployer des services numériques permettant une meilleure prise en charge

    Ce développement inclut le déploiement d’outils dédiés à la prévention et à la mise en place d’une expérience simplifiée, intuitive et efficace pour les patients.

    La transformation numérique du système de santé sera renforcée par l’instauration de services numériques évolutifs qui faciliteront l’accès aux informations de santé, amélioreront la communication entre les acteurs de l’industrie et favoriseront l’autonomie du citoyen et de ses proches aidants.

    Les services de soins développés seront optimisés grâce au numérique pour répondre aux différents besoins et conditions de vie des citoyens dans l’optique d’améliorer la qualité de vie, le bien-être physique, mental et social, le soutien, le suivi et la prise en charge de la santé de tous les Québécois.

    Vers l’adoption progressive d’une nouvelle culture de collaboration

    Le succès de cette transformation repose sur plusieurs facteurs :

    • la mobilisation et l’engagement de tous les intervenants du secteur de la santé et de tous les citoyens ;
    • le développement en continu de nouvelles connaissances et compétences ;
    • la mise en place progressive de nouveaux modèles de soins conditionnés par le numérique ;
    • l’adoption progressive d’une nouvelle culture de collaboration et de partage afin de faciliter les échanges entre les citoyens et les différents acteurs de l’industrie de la santé.

    L’analyse de données, l’IA et l’IoT font partie des domaines à développer

    Une grande majorité de médecins de famille du Québec utilisent un dossier médical électronique certifié par le ministère de la Santé et des Services sociaux grâce auquel est rendu possible un partage sécurisé des informations avec plusieurs systèmes centralisés du secteur de la santé et des services sociaux tels que le « dossier santé Québec », la « prise de rendez-vous en ligne avec un médecin de famille » et la « prise de rendez-vous en ligne avec un médecin spécialisé ».

    Selon le gouvernement, les nouvelles technologies serviront de leviers pour accélérer cette transformation numérique. Les efforts seront notamment concentrés sur l’analyse des données, l’intelligence artificielle et l’Internet des objets. Grâce à des capteurs, à des applications mobiles et à une surveillance à distance, « le numérique pourra notamment fournir de l’information clinique en continu et permettre à tous les citoyens de bénéficier de services de santé à distance (télé-santé) ».

    Une numérisation des services de prévention du suicide

    Le plan prévoit également une numérisation des services de prévention du suicide dès le printemps 2018. Parmi les moyens via lesquels les professionnels de la santé pourraient se reposer afin de joindre plus facilement les personnes en détresse et mieux « équiper » leurs proches figurent les appareils intelligents, les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et les plateformes de jeu en ligne.

    Favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs

    Les services de santé numérique devront être accessibles à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment de manière à n’isoler aucun citoyen.

    Une démocratisation des services de télémédecine

    La démocratisation des services de télémédecine permettra de rendre accessible à un maximum de personnes l’offre de soins, et ce, à moindre coût. « Ces services devraient se positionner graduellement comme alternatifs aux services dispensés de manière traditionnelle en raison de leur accessibilité et de leur capacité à rapprocher les citoyens de leurs intervenants de santé », précise le gouvernement québécois.

    Des services qui favoriseront la prévention et le suivi à domicile des patients

    Les services de santé numériques devront à terme évoluer de manière à soutenir les citoyens au niveau :

    • de la sensibilisation et de la prévention à l’adoption d’un mode de vie sain ;
    • de l’adoption et de l’utilisation de dispositifs facilitant le suivi de l’état de santé des patients, l’établissement de diagnostics et la prise en charge des malades ;
    • de l’utilisation de moyens pour compenser l’isolement et la perte d’autonomie d’une population vieillissante, tels que les projets de communautés connectées.

    L’analyse des big data au centre de la stratégie

    Tous ces services reposent sur des données accessibles, fiables et de qualité. « C’est pourquoi le gouvernement du Québec investit dans la « Stratégie québécoise des sciences de la vie » pour encourager l’exploitation et la valorisation des [big data] en santé, qui favoriseront l’innovation provenant des différentes parties prenantes impliquées dans le domaine de la santé, tels que les chercheurs, les entreprises et les startup ».

    L’exploitation des big data en santé est l’un des secteurs visant à être développés dans le cadre de la « Stratégie québécoise des sciences de la vie ». L’objectif du gouvernement est de valoriser certaines données afin de faciliter l’analyse de situations complexes et la prise de décision. Il comprend plusieurs spécialités, telles que la science des données, l’apprentissage profond (deep learning) et l’IA.

    La gestion des big data dans le secteur de la santé permettra notamment de mettre en place des technologies visant à améliorer la détection et l’établissement de diagnostics pour des maladies comme le cancer, mais aussi d’optimiser l’utilisation des ressources dans l’ensemble du système de santé et d’accélérer la découverte de nouveaux traitements.

    Action structurante : mise en place de services principalement centrés sur le citoyen

    Un premier ensemble de services numériques de santé sera prochainement proposé aux citoyens québécois.

    Dans un deuxième temps, ces services seront progressivement améliorés et complétés par d’autres fonctionnalités au cours des cinq prochaines années, puis d’autres services viendront s’ajouter à l’offre initiale afin de soutenir l’amélioration de la santé et du bien-être de la population.

  • SI : un nouveau guide « Mener un achat de solutions numériques complexes en santé » publié par l’ANAP

    Parce que l’amélioration des coordinations dans une logique de parcours s’appuie sur des outils et des services numériques dédiés mais que ceux-ci ne peuvent être satisfaits qu’au terme d’une stratégie d’achat répondant à certaines exigences, l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médicaux sociaux (ANAP) a publié le 13 décembre 2017 le guide « Mener un achat de solutions numériques complexes en santé ».

    Destiné à toute structure porteuse d’un projet d’achat de système d’information territorial, ce document s’appuie sur les retours d’expériences des 5 régions TSN et le témoignage d’industriels.

    L’ANAP y met en évidence les six étapes principales d’une stratégie d’achat et identifie un certain nombre de facteurs de succès pour sa mise en œuvre et pour l’exécution du contrat d’achat en résultant.

    Par ailleurs, des fiches pratiques élaborées par le groupement d’achat Resah complètent ce document pour accompagner la mise en œuvre de projets d’achat de SI complexes.

    Ce document a quatre objectifs :

    • présenter les éléments structurants de la définition d’une stratégie d’achat d’un système d’information complexe en santé ;
    • identifier les étapes de mise en œuvre de la procédure d’achat sous la forme d’un dialogue compétitif ;
    • souligner des points de vigilance dans le cadre de l’exécution d’un contrat d’achat de solutions numériques complexes ;
    • formuler un certain nombre de facteurs de succès d’ordre organisationnel pour la conduite d’un tel projet.

    Il est consultable ou téléchargeable sur le site web de l’ANAP.

  • Suivi à distance des patients : le japonais Murata acquiert la start-up Vios Medical pour 86 M€

    Vios Medical, start-up health tech qui fabrique des capteurs et des logiciels dédiés au suivi à distance des patients, va être racheté environ 102 millions de dollars US (86 M. €) dans le cadre d’un accord conclu en octobre 2017 avec le géant japonais de l’électronique Murata Manufacturing, qui détenait déjà une participation de 3,6 % dans la société.

    Vios facilite le suivi des patients à distance

    Fondé en 2012 à Saint Paul, aux États-Unis, Vios conçoit des capteurs à positionner sur le torse du patient pour contrôler ses signes vitaux, tels que son rythme cardiaque et son rythme respiratoire. L’entreprise a également développé un logiciel, connecté à ces trackers, par le biais duquel les fournisseurs de soins peuvent surveiller à distance et en temps réel les données de santé de leurs patients.

    La solution élaborée par la société américaine permet aux hôpitaux d’utiliser des tablettes et des ordinateurs standards pour suivre les malades, leur évitant ainsi d’investir dans du matériel spécialisé, a précisé Murata dans un communiqué annonçant l’accord.

    Des tests menés dans des hôpitaux américains et en Inde

    Le système a reçu fin 2015 une autorisation réglementaire américaine pour que la société puisse mener des essais cliniques. Vios teste depuis sa technologie dans des hôpitaux américains et en Inde, où elle possède une filiale.

    L’achat va permettre à Murata de développer ses activités de santé à l’étranger

    Le P.-D.G. de Vios, Amit Patel, a travaillé pour des sociétés de technologie médicale telles que Medtronic, basé en Irlande, et Heartflow Inc. (États-Unis) avant de prendre la direction de Vios.

    Cet été, l’entreprise a déclaré avoir recueilli près de 4 millions de dollars US (3,4 M. €) dans un tour de table débuté en 2015. Elle a par ailleurs récemment participé à l’accélérateur TMCx du Texas Medical Center, dédié aux start-ups spécialisées dans la e-santé.

    Un intérêt de plus en plus prononcé pour le secteur de la health tech

    Murata a généré un chiffre d’affaires annuel d’environ 10 milliards USD (8,5 Mds €) pour l’exercice clos en mars 2017. La société fabrique des produits pour un vaste panel d’industries, y compris des capteurs médicaux pour le marché des soins.

    Le groupe japonais a déclaré que cet accord était un « point de départ pour étendre ses activités [dans le domaine de la santé] à l’étranger ».

    Vios n’est pas la première entreprise health tech à avoir attiré l’attention du géant asiatique. Murata a également mené récemment un tour de table de 6 millions de dollars US (5 M. €) pour Prevent Biometrics, une entreprise américaine (Edina, Minnesota) à l’origine d’un protège-dents anti-commotion.

  • Patient-monitoring :Japanese Murata to buy health tech start-up Vios Medical (US) for US$102 million

    Vios Medical, a health tech start-up that makes patient-monitoring sensors and software, has reached a deal in October 2017 to be sold for about US$102 million (€86m) by the Japanese electronics giant Murata Manufacturing, which already owns a 3.6% stake in the company.

    Vios’ solutions makes it easy to track patients remotely

    Founded in 2012 in Saint Paul, USA, Vios designs chest sensors that track vital signs like heart and breathing rates. The company has also developed software that lets healthcare providers monitor patient data in real time.

    The solution created by the American start-up allows hospitals to use standard tablets and computers to track patients, avoiding them to invest in specialized equipment, said Murata in a statement announcing the deal.

    Tests are being conducted in U.S. hospitals and in India

    The system received a U.S. regulatory clearance in late 2015, allowing the company to conduct clinical trials. Vios is currently testing its technology at U.S. hospitals and in India, where it has a subsidiary.

    This purchase will allow Murata to develop its health activities abroad

    Vios CEO Amit Patel worked for medical technology companies such as Ireland-based Medtronic and Heartflow Inc. (USA) before taking over the direction of Vios. 

    This summer, the company said it has raised nearly $4 million (€3.4m) in a round that kicked off in 2015. It also recently participated in Texas Medical Center’s TMCx accelerator for eHealth start-ups.

    An increasing interest in the health tech sector

    Murata generated approximately US$10 billion (€8.5bn) in annual revenue for its fiscal year ended March 2017. It manufactures products for a wide range of industries, including medical sensors for the healthcare market.

    The Japanese group said in a statement that the deal would give it a « foothold for expanding its health care and medical business abroad. »

    Vios is not the first health tech company to have attracted the attention of the Japanese giant. Murata also recently led a $6 million (€5m) round of funding for Edina-based Prevent Biometrics, which is developing a concussion-detecting mouth guard.

  • Données de santé : le nouveau projet de loi sur les données personnelles laisse la CNIL dubitative

    Nicole Belloubet, ministre de la Justice, a présenté au Conseil des ministres du 13 décembre 2017 au soir le projet de loi relatif à la protection des données personnelles.

    Le projet vise à transposer la réglementation européenne (Règlement 216/679 et Directive 2016/680) dans la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, qui doit entrer en vigueur avant le 25 mai 2018. Il porte modification à la loi en :
    • précisant les modes d’accès aux données ;
    • instaurant un contrôle a posteriori tout en renforçant les sanctions en cas d’infraction ;
    • renforçant la protection des données sensibles telles les données biométriques.

    La ministre a également fait savoir que les modifications annoncées seront codifiées, par voie d’ordonnance, dans la loi fondatrice de 1978 afin d’offrir un cadre juridique lisible à chaque citoyen et acteur économique.

    Le Conseil d’Etat et la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) ont émis leurs avis encourageants, mais avec des observations en vue d’optimiser le processus de la transposition.

    Les principaux points de modification

    Lors du Conseil des ministres, la ministre de la Justice a exposé les modifications à la loi fondatrice sur l’informatique et les libertés :

    • instauration de nouveaux droits pour les citoyens, comme le droit à la portabilité des données personnelles afin de renforcer la confiance des citoyens dans l’utilisation qui est faite de leurs données personnelles ;

    • remplacement du système de contrôle a priori, basé sur les régimes de déclaration et d’autorisation préalables, par un système de contrôle a posteriori ;

    • renforcement des pouvoirs de la CNIL et augmentation considérable des sanctions encourues par les acteurs économiques pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial consolidé ;

    • maintien de certaines formalités préalables pour l’utilisation des données les plus sensibles, à savoir les données biométriques nécessaires à l’identification ou au contrôle de l’identité des personnes ou le numéro d’inscription au répertoire national d’identification des personnes physique ;

    • protection renforcée des mineurs de moins de 16 ans dont les données personnelles pourront être traitées par les services de la société de l’information (réseaux sociaux) à condition de disposer du consentement des titulaires de l’autorité parentale ;

    • création d’un droit à l’information et d’un droit d’accès, de rectification et d’effacement des données à caractère personnel en matière pénale.

    Chapitre IX, « Traitements de données à caractère personnel dans le domaine de la santé »

    La Section 1 énonce les traitements des données personnelles de santé qui peuvent être mis en œuvre sans l’autorisation expresse de la CNIL et de l’INDS, comme étant les traitements :

    • permettant d’effectuer des études à partir des données recueillies, lorsque ces études sont réalisées par les personnels assurant ce suivi et destinées à leur usage exclusif ;
    • effectués à des fins de remboursement ou de contrôle par les organismes chargés de la gestion d’un régime de base d’assurance maladie ;
    • effectués au sein des établissements de santé par les médecins responsables de l’information médicale ;
    • effectués par les agences régionales de santé, par l’État et par la personne publique désignée par lui.

    La condition à satisfaire est l’établissement d’une attestation justifiant de la conformité à la réglementation en vigueur.

    • Tout autre traitement est soumis à autorisation expresse par la CNIL qui peut à cet effet saisir l’INDS. La décision doit être notifié dans un délai de 2 mois, délai renouvelable si besoin est. Une fois le délai écoulé, la demande est réputée acceptée.

    • Une dérogation existe pour une situation d’urgence, mais qui ne peur excéder un an de mise en oeuve depuis la création du traitement.

    • Concernant la transmission de données par les professionnels de santé:

    • « lorsque ces données permettent l’identification des personnes, leur transmission doit être effectuée dans des conditions de nature à garantir leur confidentialité » ;
    • « lorsque le résultat du traitement de données est rendu public, l’identification directe ou indirecte des personnes concernées doit être impossible » ;
    • « les personnes appelées à mettre en œuvre le traitement de données ainsi que celles qui ont accès aux données sur lesquelles il porte sont astreintes au secret professionnel sous les peines prévues à l’article 226-13 du code pénal » ;
    • le citoyen a le droit de s’opposer à la levée du secret professionnel concernant ses données ;
    • dans le cas où des données recueillies émanent de prélèvements biologiques identifiants, le consentement éclairé et exprès des personnes concernées doit être obtenu au préalable ;
    • les personnes délivrant des données et celles concernées par ces doonnées doivent être informés de l’usage qui en est fait ;
    • tout établissement où s’exercent des activités de prévention, de diagnostic et de soins donnant lieu à la transmission de données à caractère personnel doit mettre en place des actions d’information sur les obligations réglementaires en vigueur.

    La Section 2 régit les traitements des données à des fins de recherche et d’étude ou d’évaluation dans le domaine de la santé.

    Les règles précédentes s’appliquent également aux traitements automatisés de données à caractère personnel dont la finalité est ou devient la recherche ou les études dans le domaine de la santé ainsi que l’évaluation ou l’analyse des pratiques ou des activités de soins ou de prévention.

    En outre :

    • la CNIL, en concertation avec l’INDS ou autre organisme compétent, doit établir des méthodologies de référence ;
    • l’autorisation de la CNIL est soumise à l’émission préalable d’un avis du :
      • comité compétent de protection des personnes ;
      • comité d’expertise pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé, pour les demandes d’autorisation relatives à des études ou à des évaluations ainsi qu’à des recherches n’impliquant pas la personne humaine, dont la composition reste à être fixée par décret.

    La loi du 6 janvier 1978 amendée et non abrogée

    Alors que le Gouvernement affirme avoir décidé la préservation de l’architecture de la loi fondatrice sur l’informatique et la liberté de 1978 « dans un souci d’intelligibilité » et afin d’éviter la surtransposition des textes européens, aussi bien le Conseil d’État que le CNIL regrettent cette décision et craignent un manque de lisibilité du texte.

    L’avis du Conseil d’État pour « un code du numérique et des libertés »

    Selon le Conseil d’État, cette décision nuit à la lisibilité du droit positif et propose qu’une fois la loi publiée on procède à une remise en forme et en cohérence de la loi de 1978, mais aussi de textes voisins et liés de façon à garantir une meilleure accessibilité de l’ensemble du droit applicable au traitement des données personnelles.

    Il souligne par ailleurs l’absence de considération de réflexions éthiques, sans que celles-ci ne constituent une entrave à la compétition économique de la France sur la scène internationale, traduites en choix politiques et qui seraient susceptibles de structurer des normes juridiques robustes au regard des évolutions informatiques telles :

    • le traitement massif des données ;

    • la propriété (ou l’inappropriabilité) et la valorisation des données détenues ou élaborées ;

    • la maîtrise et le contrôle des algorithmes ;

    • la place de l’intelligence artificielle ;

    • les modalités d’assistance aux activités humaines procurées par les moyens informatiques, y compris en portant atteinte à l’intégrité du corps humain ou en modifiant ses capacités.

    Le Conseil suggère par ailleurs que le fruit de ces réflexions sous formes de règles applicables soit rassemblé dans un futur « code du numérique et des libertés ».

    La CNIL

    La CNIL confirme que l’objectif de l’harmonisation avec la réglementaire européenne est atteint et que ne sont maintenues que des dérogations nationales réellement justifiées, notamment en matière de données de santé. Elle salue par ailleurs:

    • la définition des pouvoirs de contrôle et les modalités de réalisation d’opérations conjointes avec d’autres autorités européennes ;
    • la clarification des conditions de traitement des données biométriques.

    Elle regrette néanmoins :

    • la non inclusion d’ajout de garanties supplémentaires lors de l’utilisation de traitements algorithmiques débouchant sur l’adoption de décisions administratives et l’adaptation de ses procédures pour lui permettre de faire face à l’augmentation d’activité liée au nouveau cadre européen et à l’élaboration de référentiels inscrits dans le projet de loi. Une observation que partage le Conseil d’État ;

    • le calendrier trop tardif retenu pour l’examen de ce texte et rappelle que ce projet de loi, ainsi que ses décrets d’application, devront impérativement entrer en vigueur avant le 25 mai 2018 ;

    • à l’instar du Conseil d’État, le risque important de manque de lisibilité des nouvelles dispositions du fait de modifications apportées « a minima » pour permettre la mise en œuvre du Règlement et de la Directive, en suggérant de renvoyer la réécriture d’ensemble de la loi du 6 janvier 1978 à une ordonnance ultérieure le plus rapidement possible.