Pilotage

  • La santé est « à la veille d’une vague d’innovations de rupture » (F. Bourse, Futuribles – conf. Leem)

    « Tout va bouger car nous sommes à la veille d’une vague d’innovations de rupture », annonce François Bourse, directeur d’études à Futuribles, centre de réflexion et d’études prospectives. Seraient notamment à prévoir la « montée en puissance de la médecine de précision » et un « bouleversement du parcours de soins », qui verra le foyer du patient devenir « le principal lieu de soins », ajoute-t-il, intervenant à l’occasion de la conférence « Comment anticiper le futur de l’innovation pour être bien soigné en 2030 ? », à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté.

    L’événement était organisé le 14 mars 2019 à Paris par Le Leem, qui a présenté son rapport « Santé 2030 », une analyse réalisée avec Futuribles dans l’optique de « relever les défis de la santé de demain ».

    Le big data, « un enjeu extrêmement important »

    « Le big data devient un enjeu extrêmement important » de connaissance du comportement d’un médicament en conditions réelles d’utilisation, explique Philippe Lamoureux, directeur général du Leem, citant le Health data hub, un des volets du projet de loi santé. La France possède les plus grandes bases de données du monde dans ce domaine, souligne-t-il : elle a un potentiel extrêmement important pour devenir une plateforme d’excellence européenne voire mondiale en matière de pharmaco-épidémiologie, estime-t-il.

    Une Académie de l’IA est en train d’être imaginée par le Leem, le Snitem et le Syntec numérique

    Philippe Lamoureux regrette de voir que lorsque l’industrie pharmaceutique cherche à développer ses possibilités en intelligence artificielle (IA), elle a tendance à aller chercher des compétences ailleurs : il y a pour lui un vrai enjeu dans la capacité à développer un vivier de spécialistes en IA appliquée à la santé. D’où l’idée d’une Académie de l’intelligence artificielle, lancée par le président du Leem, Philippe Tcheng : le projet fait l’objet d’un travail mené conjointement avec le Snitem et le Syntec numérique.

    « Avec la data, on a l’impression d’être assis sur une mine à laquelle on n’avait pas accordé la considération nécessaire » (F. Collet, Novartis)

    Frédéric Collet, président de Novartis Groupe France, livre pour sa part son point de vue d’industriel. « Avec la data, on a l’impression d’être assis sur une mine à laquelle on n’avait pas accordé la considération nécessaire, explique-t-il, sans doute parce qu’on n’en était pas capable :  tous les laboratoires aujourd’hui sont concentrés sur cet enjeu là ». Il souligne la nécessité d’intégrer dès le début la notion d’accès et de population dans le contexte d’une médecine de plus en plus personnalisée, qui place le patient au centre.

    La lutte contre le cancer en 2030 aura subi « une révolution » grâce à l’IA et les traitements ciblés

    Nicolas Girard, oncologue et chef de service à l’Institut Curie, souligne  le rôle des applications qui permettent aujourd’hui de collecter les données directement à partir du patient : celui-ci remplit sur smartphone des formulaires sur ses symptômes, ce qui permet d’avoir un rapport complet à l’entrée à l’hôpital, et modifie complètement l’approche de la consultation.

    Selon Nicolas Girard, la lutte contre le cancer en 2030 aura subi « une révolution » grâce notamment aux outils de l’intelligence artificielle et à la diffusion de traitements ciblés. L’accès aux données de vie réelle bouleverse déjà la discipline : alors qu’accéder aux dossier médicaux de 500 à 1000 malades prenait 6 mois à un an, il aujourd’hui suffit d’appuyer sur un bouton pour obtenir tout de suite les données de 600 malades.

    « Nous allons vers une transition d’une médecine de réaction à une médecine d’anticipation », estime Hervé Chneiweiss, neurologue et président du comité d’éthique de l’Inserm, citant les recherches qui tentent depuis 2015 d’établir un diagnostic précoce des symptômes de la maladie de Parkinson à partir de la façon dont une personne tape au clavier, ou du spectre de sa voix : la machine détecte un tremblement imperceptible par l’humain.

    « Il y a un énorme travail de bioinformatique à faire » (H. Chneiweiss, Inserm)

    Sur une question de l’AFP, cherchant à savoir si les hôpitaux sont prêts à jouer le jeu du Health Data Hub au lieu de le considérer comme une énième source de contrainte, Nicolas Girard souligne que l’exploitation des données nécessite la compétence du médecin, et son implication : il est selon lui nécessaire que des comités s’organisent pour encadrer l’utilisation des données, à la fois en local et pour des projets d’échange.  

    « Les médecins sont prêts, les systèmes hospitaliers pas forcément », estime pour sa part Hervé Chneiweiss, pointant du doigt « une réglementation sur la protection des données personnelles qui s’est accumulée au fil du temps ».

    Les algorithmes sont écrits par des personnes avec des a priori, des objectifs qui ne doivent pas être biaisés

    « De mon bureau a l’Inserm, je ne peux pas accéder à des données patients », témoigne-t-il. « Il me faut aller deux étages plus bas dans le service sur un autre ordinateur ». « Il y a un énorme travail de bioinformatique à faire », conclut-il :  les algorithmes sont écrits par des personnes avec des a priori, des objectifs qui ne doivent pas être biaisés.

    « L’analyse des tumeurs génère des masses de données, il est nécessaire de leur poser les bonnes questions », ajoute-t-il. Il faut, selon lui, également se demander comment utiliser au mieux les données du passé pour générer de nouvelles pratiques.

  • Des applications santé accusées de partager avec Facebook des données de leurs utilisateurs (USA)

    Au moins une demie-douzaine d’applications santé auraient transmis à Facebook des données personnelles de leurs utilisateurs. C’est la conclusion d’une enquête du Wall Street Journal (WSJ) publiée fin février 2019 : les informations transmises auraient concerné leur poids, leur régime alimentaire, leur pression artérielle, leurs cycles menstruels, leur grossesse, voire leur activité sexuelle, et auraient pu servir à optimiser le ciblage d’annonces publicitaires.

    Les applications accusées servent notamment :
    • à perdre du poids : Weight Loss Fitness by Verv, BetterMe: Weight Loss Workouts, Lose It! ;
    • à rester en forme : GetFit: Home Fitness & Workout , BetterMen: Fitness Trainer ;
    • à contrôler son cycle, son rythme cardiaque ou son taux de glucose : Flo Period & Ovulation Tracker, Instant Heart Rate: HR Monitor, Glucose Buddy ;
    • ou encore à améliorer son sommeil : Breethe: Sleep & Meditation.
    Sont également ciblées par l’enquête les applications de recherche de logement Realtor et Trulia. Cette liste comprend 6 des 15 applications les plus téléchargées sur l’App Store aux États-unis.

    Selon le WSJ, les applications transmettent parfois les données des utilisateurs même si ceux-ci n’ont pas de compte Facebook ou n’ont pas installé Facebook sur leur appareil, ou s’ils ont refusé de lier leur application à celle du réseau social.

    Le gouverneur de l’État de New York demande des explications à Mark Zuckerberg

    Andrew Cuomo, le gouverneur de l’État de New York, et la Commission irlandaise sur la protection des données se sont émus de ces accusations et ont contacté plusieurs responsables de Facebook, dont son P.-D.G. Mark Zuckerberg, pour obtenir des explications.

    Facebook assure qu’il est interdit à ses partenaires de partager des informations sensibles

    Le réseau social a déclaré que certaines des pratiques évoquées par l’enquête transgressaient ses conditions d’utilisation. Si le partage d’information est « un standard du secteur », il est « exigé des partenaires qu’ils soient transparents vis-à-vis de leurs utilisateurs à propos des informations qu’ils partagent », assure-t-il. Il leur serait notamment interdit de partager des informations sensibles.

    Facebook affirme progresser dans la détection et la suppression de ces informations quand elles sont transmises. 

    Un éditeur dément les accusations et lance un audit sur la question

    L’éditeur de l’application Flo, accusé notamment d’avertir Facebook si ses utilisatrices cherchaient à tomber enceintes, a pour sa part démenti avoir vendu des données au réseau social : il a annoncé avoir lancé un audit sur la question.

  • IA et diagnostic : Incepto, Metafora, CardioRenal et Rheonova, lauréats du Concours d’innovation

    Incepto Medical, Metafora Biosystems, CardioRenal et Rhenova sont les 4 lauréats sur 8 de la vague 2 du Concours d’innovation, annonce Medicen Paris Région. La vague 2 du challenge consiste à soutenir des start-ups et des PME évoluant dans le secteur du diagnostic et de la prévention en santé dans l’optique de favoriser l’émergence accélérée d’entreprises pour qu’elles deviennent des leaders européens voire mondiaux dans leur domaine.
    Les sociétés retenues, dévoilées le 11 mars 2019, vont recevoir à elles 4 plus de 2 millions d’euros de la part de Bpifrance pour financer leurs projets de recherche et développement.

    Dans le détail, les 4 projets retenus sont les suivants :
    • Augmented Reality de Incepto Medical, financé à hauteur de 350 000 euros : intelligence artificielle (IA) en radiologie ;
    • CellMETA-analyzer de Metafora Biosystems, financé à hauteur de 1 million d’euros : diagnostic précoce du cancer ;
    • IMPACT de CardioRenal, financé à hauteur de 355 000 euros : télémédecine pour l’insuffisance cardiaque ;
    • MucoCF de Rheonova, financé à hauteur de 352 000 euros : pronostic des crises dans la mucoviscidose.

    Le Concours d’innovation, financé par l’État par le biais du Grand plan d’investissement (GPI), et opéré par l’ADEME, Bpifrance et FranceAgriMer, a pour objectif de soutenir des projets innovants portés par des start-ups et des PME autour de plusieurs thématiques, dont la santé. Dans son cadre sont sélectionnés et ainsi co-financés des projets de recherche, de développement et d’innovation à fort potentiel pour l’économie française, dont les coûts totaux se situent entre 600 000 euros et 5 millions d’euros.

    IA et diagnostic : les 4 lauréats (sur 8) du Concours d’innovation

    Medicen Paris Région a expertisé et labellisé les 4 PME suivantes afin d’accélérer leur développement et faciliter le financement de leurs projets :

    MagIA Diagnostics : autre lauréat du concours

    MagIA Diagnostics, une société adhérente du pôle de compétitivité Lyonbiopôle et qui a rejoint Medicen Paris Region en janvier 2019, est aussi lauréate du Concours d’Innovation pour son projet MagIA Dia IST.

    MagIA Diagnostics a décroché un financement de 296 000 euros pour développer un dispositif portable d’analyses biologiques basées sur une technologie immuno-magnétique innovante. La solution vise à aider les professionnels de santé à dépister en 15 minutes et simultanément des maladies infectieuses en prélevant une seule goutte de sang au bout du doigt.

    L’ensemble des prix seront remis aux lauréats lors d’une cérémonie organisée au cours de l’été.

  • Vente des données : Bruno Le Maire propose une taxe numérique de 3 % sur les GAFAM

    Taxer à hauteur de 3 % les recettes tirées des activités de ciblage publicitaire reposant sur les données recueillies auprès des particuliers sur le territoire national, telle est la mesure centrale du projet de loi portant création d’une taxe sur les services numériques des géants du secteur, GAFAM en tête mais aussi Uber ou encore Airbnb, présenté au conseil des ministre du 6 mars 2019 par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances.

    Rétroactive au 1er janvier de cette année, cet impôt national concernera une trentaine de sociétés. Il s’agit d’entreprises réalisant un chiffre d’affaires numérique de 750 millions d’euros au niveau mondial et de plus de 25 millions d’euros en France.

    La mesure devrait rapporter 400 millions d’euros en 2019, 450 millions en 2020, 550 millions en 2021 et 650 millions d’euros en 2022, a précisé le ministre.

    Le projet de loi adopté le 6 mars en conseil des ministres devrait passer en première lecture au Parlement au début du mois d’avril, a-t-il indiqué.
    À l’origine, le gouvernement français avait pensé à la mise en place d’une taxe européenne. Cependant, le Danemark, la Finlande, l’Irlande et la Suède n’ont pas accepté la mesure, qui a donc été écartée, l’unanimité étant obligatoire au sein de l’Union européenne pour instaurer une nouvelle taxe.

    Avec ce projet de taxe numérique, Bruno Le Maire vise :

    • la publicité ciblée en ligne ;
    • la vente de données à des fins publicitaires ;
    • la mise en relation des internautes par une plateforme.

    Afin de ne pas pénaliser les entreprises qui paient déjà leurs impôts en France sans recourir à l’optimisation fiscale (celles qui ne domicilient pas leurs bénéfices dans des filiales basées dans des États à très faible fiscalité), le montant de la taxe sera déductible de l’assiette de l’impôt sur les sociétés (IS).

  • Bretagne Télécom est certifié hébergeur de données de santé (HDS)

    Bretagne Télécom, opérateur cloud privé, est certifié depuis février 2019 hébergeur de données de santé (HDS) sur tous les périmètres « hébergeur d’infrastructure » et « hébergeur infogéreur ». Cette décision fait suite à un audit documentaire et à un audit sur site réalisés par Bureau Veritas.

    « Cette certification permet de répondre à une demande croissante de nos clients et du marché de la santé numérique, en pleine expansion avec une estimation de plus de 400 milliards de dollars (environ 356 Mds €) à horizon 2022 », déclare dans un communiqué publié le 7 mars Réda Belouizdad, directeur marketing et communication de Bretagne Télécom.

    La procédure d’agrément HDS a été mise en place pour garantir un haut niveau de sécurité pour ces données sensibles ainsi qu’une très bonne maîtrise des incidents. En 2018, elle a évolué pour devenir la certification « hébergement de données de santé » dans l’optique de renforcer la protection des data. L’un des aspects législatifs de cette évolution est la prise en compte de normes internationales, notamment le référentiel ISO 27001. Le certificat est délivré pour 3 ans par l’organisme certificateur et un audit de surveillance est réalisé chaque année.

    Bretagne Télécom, opérateur de services cloud basé à Châteaubourg (Ille-et-Vilaine), indique accompagner actuellement quelque 3 000 entreprises dans l’externalisation de leur système d’information.

  • Amazon lance la co-entreprise Haven Care pour améliorer qualité et coût des soins par la technologie

    Haven Care : c’est le nom de la co-entreprise lancée par Amazon pour améliorer la qualité de soins aux États-Unis et lutter contre la hausse de leur coût, en partenariat avec le fonds d’investissement Berkshire Hathaway de Warren Buffet et la banque JP Morgan. Cette dénomination a été rendue publique le 6 mars 2019, alors que l’annonce du projet datait du mois de janvier 2018.

    Cette organisation à but non lucratif prévoit de se concentrer « sur l’exploitation de la puissance des données et de la technologie » pour créer « une meilleure expérience patient et un meilleur système », indique-t-elle sur son nouveau site internet.

    Le patron de Haven Care, Atul Gawande, professeur de chirurgie à Harvard, est aussi le fondateur du programme de recherche Ariadne Labs, spécialiste de l’innovation en santé : il a notamment lancé un outil en ligne servant à construire des checklists de crise pour les salles d’opération.

    Le directeur technique de Haven Care, Serkan Kutan, nommé en janvier 2019, a été trois ans directeur technique de Zocdoc : cette plateforme de prise de rendez-vous médicaux en ligne, cofinancée par Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, propose un service gratuit en fonction du lieu de résidence et de la mutuelle du patient. Serkan Kutan a également été architecte de la plateforme de e-commerce d’Amazon.

  • ICT4Silver Final : aider les entreprises à intégrer le marché de la silver éco (14/03/19, Bruxelles)

    Comment aider les entreprises de tous les secteurs industriels concernés par la silver économie pour que l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème soient gagnantes et que ce marché prenne son envol ? Telle est la question centrale autour de laquelle tournera le ICT4Silver Final Event, qui se tiendra à Bruxelles le 14 mars 2019 à partir de 17h.

    L’événement est organisé par le consortium du projet ICT4Silver, qui vise à promouvoir au sein des pays du sud-ouest européen (Sudoe) :
    • des réponses adaptées en matière de santé et de maintien à domicile des personnes âgées ;
    • l’accès des entreprises aux opportunités de marché de la silver économie.
    L’initiative est centrée sur la zone territoriale Sudoe parce que cette dernière aura la population la plus âgée en Europe en 2050.

    Les inscriptions à cette soirée doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne accessible via ce lien.

    L’un des objectifs du projet étant de développer les technologies numériques pour mieux répondre aux besoins du marché, l’Ugecam, le CHU de Bordeaux et le bailleur social Logévie ont par ailleurs témoigné fin janvier, à l’occasion d’un TIC santé meeting, sur leur participation aux tests de e-solutions à destination des personnes âgées.

    Programme

    16h30 Accueil

    17h00 Keynote : Quelles sont les difficultés rencontrées par les PME pour entrer sur le marché de la silver économie ?

    • Par Liliana Ferreira, dirigeante de Fraunhofer Aicos (Portugal).

    17h30 : Quels outils de développement économique sont développés et testés en Europe ?

    • Étude d’utilisation en tant qu’outil permettant aux PME d’avoir un accès plus rapide au marché, par le projet ICT4SILVER
    • Accélérateur silver économie « AgeTech accelerator » comme outil pour développer l’activité des entreprises, par Joseph Pucek, Clubster Santé (réseau des entreprises de santé des Hauts-de-France), responsable du projet Seas2grow (France).

    18: 00 Quels cadres d’intervention sont disponibles pour soutenir sa PME ?

    • L’opportunité d’une alliance Cluster et Living Lab à travers l’Europe, par le projet ICT4SILVER
    • La vision de la Commission européenne sur cette problématique (à confirmer)

    18h30 Conclusion

    • Antonio Remartinez, consultant pour le secteur du vieillissement et de la santé ;
    • Eurico Neves, expert en innovation – évaluateurs d’ICT4SILVER.

    Cocktail dînatoire pour discuter des possibilités de collaboration

    ICT4Silver : l’Ugecam, le CHU de Bordeaux et Logévie testent des e-solutions

    L’Ugecam, le CHU de Bordeaux et Logévie ont témoigné de leur participation aux tests de solutions numériques à l’occasion du TIC santé meeting, qui a été organisé fin janvier 2019 autour de l’usage des e-technologies auprès de personnes âgées.

    Cet événement s’est tenu dans le cadre de la fin du projet européen ICT4Silver. Il était piloté par le cluster TIC Santé et l’Agence de développement et d’innovation de la Nouvelle-Aquitaine, en collaboration avec des partenaires espagnols et portugais.

    • L’Ugecam a essayé Physiosensing, une plateforme portable de balance et de pression équipée d’une technologie de feedback visuel. Par le biais d’exercices d’entraînement fondés sur la stabilité et la correction de la posture, la solution permet de travailler la réhabilitation physique, d’évaluer et de réduire les troubles de l’équilibre.

    Les tests ont été menés sur les patients faisant partie du programme d’ETP chute, qui s’adresse aux personnes âgées chutant régulièrement ou présentant un risque de chute, et ceux atteints d’obésité ou de troubles addictifs avec des problèmes d’équilibres.

    • Le CHU de Bordeaux a, lui, testé le questionnaire E2CMI de manière numérique, ce qui permet aux personnes âgées et aux soignants de faciliter la réalisation de ce test visant à améliorer le service rendu aux usagers.
    • Le bailleur social Logevie a quant à lui apprivoisé l’oreiller sonore New’ee de la société Life Design Sonore, basée à Limoges. Il s’agit d’un objet connecté qui permet d’adapter l’environnement sonore des salles collectives de façon personnalisée auprès de chaque personne.

    L’objectif de l’initiative était de tester des solutions numériques à destination des séniors en France, en Espagne et au Portugal pour identifier les différences entre les marchés.

  • Medinfo 2019 : 17e congrès mondial sur l’informatique médicale (26-30/08/2019, Lyon)

    L’Association française d’informatique médicale (AIM) organise à Lyon du 26 au 30 août 2019 le 17e Congrès mondial d’informatique médicale (Medinfo).

    « Pour la première fois, l’événement aura lieu en France », indique le président de l’AIM, Philippe Cinquin, président exécutif adjoint du comité d’organisation Medinfo 2019. L’événement est organisé en partenariat notamment avec l’éditeur Elsevier et IBM, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’université Grenoble Alpes.

    Les inscriptions à l’événement peuvent être réalisées sur Medinfo-lyon.org jusqu’au 17 août 2019 et jusqu’au 7 mai pour profiter des meilleurs tarifs.

    Un appel à contribution est lancé sur 4 thèmes principaux:
    • interprétation des données sanitaires et biomédicales : big data, apprentissage automatique, traitement du langage naturel, intelligence artificielle… ;
    • soutien à la prestation de soins : dossiers de santé électroniques, télémédecine et télésanté, robotique médicale, sécurité et sûreté des systèmes d’information médicaux et de santé… ;
    • médecine de précision et santé publique : thérapie individualisée, génomique, biosurveillance, gestion des catastrophes… ;
    • l’élément humain en informatique médicale : interfaces homme-machine, serious games, réseaux sociaux et applications mobiles, enjeux légaux éthiques et réglementaires…

    L’AIM affirme avoir déjà reçu plus de 1 200 soumissions, « un record » indique-t-elle.

    Programme

  • Journées des adhérents du SIB : l’apport du numérique au secteur de la santé, les 4-5/04/2019

    Le groupement d’intérêt public (GIP) Santé informatique Bretagne (SIB) organise la 9ème édition des Journées des adhérents du SIB les 4 et 5 avril 2019 à Deauville avec pour thématique centrale l’apport du numérique en termes d’efficience au secteur de la santé et plus généralement au secteur public.

    L’événement sera rythmé par 2 conférences plénières, environ 25 ateliers et 10 démonstrations qui présenteront les projets marquants des adhérents et des partenaires du GIP. Un espace d’exposition sera également déployé avec des équipes rennaises et lilloises (e-SIS) ainsi que les partenaires publics et privés du SIB.

    Les inscriptions, nominatives, sont réservées aux adhérents et aux clients du SIB. Elles doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne accessible sur Journees.sib.fr le 22 mars 2019 au plus tard.

    Jeudi 4 avril 2019

    À partir de 8h30

    • Accueil des participants
    • Visite de stands

    9h30-10h00 Ouverture des 9èmes Journées des Adhérents du SIB

    10h00-11h45 Conférence-plénière : le numérique, l’efficience et le rapport au temps

    • Daniel SIBONY, philosophe, écrivain et psychanalyste français

    11h45-12h30

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    12h30-14h00 Déjeuner

    14h00-14h50 Ateliers

    • Découvrez le dossier patient Sillage Ehpad
    • Comment optimiser le contrôle mensuel de la paie de votre établissement ?
    • Nouveal e-santé : intégrer un outil de suivi digital dans la prise en charge des patients en ambulatoire

    15h00-15h50 Ateliers

    • La datavisualisation intégrée à nos produits (Sillage, Magellan)
    • Watch4u, le portail de supervision Saas de votre infrastructure
    • Télé AVC  : accélérer la prise en charge d’urgences critiques en service d’urgences hospitalières
    • Comment prioriser et sécuriser l’analyse des ordonnances réalisée par les pharmaciens avec Sillage et Vira (Vidal) ?

    15h50-16h40 Pause

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    16h40-17h30 Ateliers

    • Infogérance et exploitation du dossier patient informatisé Sillage
    • La dématérialisation du dossier patient : de la production de l’information à l’archivage à valeur probatoire
    • La nouvelle offre e-learning Sillage
    • À la recherche de l’efficience : le TMCD, nouvel outil du contrôle de gestion hospitalier Mipih

    17h30-18h00

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    À partir de 19h30 Soirée de gala

    Vendredi 5 avril 2019

    9h00-10h00

    • Accueil des participants
    • Visite de stands
    • Démonstrations flash

    10h00-11h15 Conférence-plénière : le numérique, un vecteur d’efficience du service public ?

    • Intervenant à confirmer

    11h30-12h20 Ateliers

    • eDen et Sillage Multi-EJ, une démarche de collaboration dans les territoires
    • La conciliation pharmaceutique pour votre établissement avec Sillage et Hospiville (MaPui)
    • L’offre d’hébergement du SIB
    • École des hautes études en santé publique (EHESP) – la promotion Camille Claudel

    12h30-14h00 Déjeuner

    14h00-14h40

    • Démonstrations planifiées
    • Démonstrations flash

    14h40-15h30 Ateliers

    • Les tableaux de bord de vos services hébergés au SIB
    • La télé-consultation de territoire entre l’hôpital et les structures médico-sociales
    • Retour d’expérience sur la mise en œuvre du dossier patient Sillage dans le Groupement hospitalier de territoire (GHT) des Yvelines Nord
    • Partenaire

    15h40-16h30 Ateliers

    • Mise en œuvre de la dématérialisation du dossier agent jusqu’à l’autorisation de suppression des originaux papier au CH de Tourcoing
    • Sillage Biométrie : les données biomédicales de vos patients dans votre dossier patient informatisé
    • Protection des données et RGPD : comment faire ?
    • Partenaire

    16h30-17h00 Clôture des 9èmes Journées des Adhérents du SIB

  • Maladies rares : le Rare Genomics Institute peut diagnostiquer un patient via un moteur de recherche

    Le Rare Genomics Institute, un organisme à but non lucratif américain fournissant un soutien aux patients atteints de maladies rares non diagnostiquées, est désormais en mesure de diagnostiquer plus facilement un patient jusqu’ici non diagnostiqué grâce au moteur de recherche génomique Mastermind, un outil d’aide à la décision clinique développé par Genomenon, une société centré sur la génomique et les big data.

    Cette dernière utilise l’intelligence artificielle (IA) pour relier les mutations génétiques enfouies dans 30 millions de publications de recherche médicale aux données des patients obtenues à partir du séquençage génétique, explique l’institut américain, qui a annoncé ce partenariat à l’occasion de la Journée des maladies rares, le 28 février 2019.

    Grâce à une technologie qui n’était pas disponible il y a quelques années, Genomenon met la recherche sur plus de 4,1 millions de variantes génomiques à la portée des scientifiques afin de renforcer les chances de fournir aux patients un diagnostic complet.

    Un patient récemment diagnostiqué grâce à un document retrouvé via Mastermind

    Dans un cas récent, un exome entier a été séquencé et analysé par un grand laboratoire de génétique dans le cadre d’un processus de diagnostic.

    Ce dernier n’a pas été en mesure de détecter des mutations génétiques cliniquement pertinentes susceptibles de fournir un diagnostic, explique le Rare Genomics Institute dans un communiqué, indiquant que c’est à ce moment qu’il est intervenu.

    Un seul cas similaire existait dans l’ensemble des historiques médicaux enregistrés

    Le Dr Lipika Ray, une généticienne en informatique de l’équipe des services de recherche pour les patients, a réanalysé l’ADN du patient en effectuant une recherche dans le moteur Mastermind. Par son intermédiaire, elle a trouvé un seul rapport de recherche dans la littérature scientifique correspondant aux données ADN du patient. Le patient retrouvé dans sa recherche présentait des symptômes similaires à ceux du patient en train d’être analysé. De par ce constat, le Dr. Lipika Ray a recommandé de réexaminer la personne en question en fonction du diagnostic établi retrouvé dans la littérature scientifique.

    « Sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient »

    « Je peux affirmer avec certitude que sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient », a déclaré le Dr Lipika Ray. Parfois, il n’y a qu’un seul document issu de la recherche scientifique qui peut associer l’ADN d’un patient à un diagnostic. Effectuer des recherches dans des millions de documents pour trouver la mutation génétique d’[une personne] peut être semblable au fait d’essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin. Grâce aux techniques d’IA avancées utilisées par Genomenon, l’aiguille peut apparaître directement. »

    « Cette affaire est l’exemple parfait des opportunités innovantes que nous essayons d’offrir aux patients atteints de maladies rares qui se battent depuis si longtemps sans réponse », a déclaré de son côté Romina Ortiz, directrice de l’exploitation à Rare Genomics.

    Un autre partenariat annoncé avec un laboratoire de diagnostic

    Le Rare Genomics Institute a par ailleurs annoncé fin février un partenariat avec Dante Labs, un laboratoire de diagnostic basé en Italie et aux États-Unis, pour assurer le séquençage du génome entier des patients atteints de maladies rares enfants et adultes dans le monde entier.