Pilotage

  • Le CHRU de Brest lance un appel d’offre pour l’accompagnement de sa stratégie d’innovation

    Engagé dans une politique globale d’innovation, le CHRU de Brest cherche à inscrire sa stratégie d’innovation dans une vision collective et partagée de l’hôpital du futur.

    Pour cela, dans l’optique de diffuser un nouvel état d’esprit et une nouvelle culture d’innovation en son sein, le CHRU lance un appel d’offre pour être accompagné dans le déploiement de cette stratégie.

    Il s’agit d’une procédure adaptée par application des articles 27 et 34 du Code des marchés publics (Décret 2016-360 du 25 mars 2016). La date limite du dépôt des candidatures, à effectuer sur Private.e-marchespublics.com, est le 12 avril 2019 à midi.

    Objectif : diffuser une nouvelle culture de l’innovation

    Cette nouvelle dynamique a pour enjeu d’inventer « l’hôpital de demain » en répondant notamment à 3 questions :

    • Quels seront les besoins des patients et des professionnels de santé ?
    • Quelles sont les évolutions technologiques/organisationnelles que l’établissement doit anticiper afin de répondre à cet objectif ?
    • Comment les ressources hospitalières peuvent-elles être mobilisées à cette fin ?

    Elle devra reposer sur 3 piliers :

    • des méthodes d’action nouvelles, basée sur l’intelligence collective ;
    • une veille technologique et organisationnelle ;  
    • une collaboration étroite et facilitée avec les entreprises innovantes.

    3 axes de réflexions à mener :

    Afin de co-construire ce projet avec l’ensemble des professionnels, le CHRU souhaite être accompagné sur 3 axes de réflexions :

    1. définition de la stratégie et du premier plan d’action :

    • diagnostic du positionnement du CHRU ;
    • proposition d’un projet stratégique adapté aux enjeux d’avenir du CHRU de Brest ;
    • proposition d’un premier plan d’action.

     2. accompagnement méthodologique de la structuration :

    • structurer le pilotage de l’innovation ;
    • importer les méthodes d’innovation ;
    • proposer une méthode de constitution d’un vivier de professionnels et définir des méthodes d’animation ;
    • créer les lieux d’innovation.

     3. diffuser l’innovation au sein de la structure : outils  adaptés à la diffusion de la culture de l’innovation et à l’appropriation des méthodes

    Informations et contact 

    Pour obtenir tous renseignements complémentaires et déposer un dossier de candidature, se rendre sur Private.e-marchespublics.com.

    Date limite de dépôt : 12 avril 2019 à midi

  • Think tank Économie santé : la transparence des données pour améliorer la pertinence (Reco 2019)

    Les avancées dans le domaine des technologies de l’information et de l’intelligence augmentée font partie des 5 points qui « apportent un nouvel espoir que la pertinence en santé progresse significativement », note le think tank Économie santé des Échos dans sa recommandation 2019, présentée publiquement le 2 avril 2019 à Paris.

    Plus précisément, le groupe de réflexion estime que les avancées pour une meilleure pertinence des soins passeront par une mobilisation et une implication de tous les acteurs « mais surtout par la prise en compte des tendances fortes et nouvelles du moment qui sont de vraies opportunités » :
    • le recueil et la transparence des données ;
    • la définition d’indicateurs de pertinence simples et peu nombreux ;
    • le retour d’informations aux professionnels ;
    • le rôle accru des patients ;
    • et donc les progrès des technologies de l’information et de l’intelligence augmentée.

    De manière générale, le think tank admet que des progrès ont été observés depuis 25 ans en matière de pertinence des soins mais estime qu’ils « ne sont en rien à la hauteur des enjeux ». « Bien que les évaluations manquent cruellement, ajoute-t-il, le sentiment général est que la pertinence des soins marque le pas. »
    Dans ce contexte, il présente 8 préconisations pour améliorer la pertinence en santé, dont la nécessité d’assurer une transparence totale, publique et simple des données de santé en veillant à limiter les effets pervers.

    Conclusion du think tank Économie santé ayant guidé sa recommandation 2019 :

    • pas de pertinence des soins sans pertinence du système de soins et des politiques de santé. Les pouvoirs publics doivent montrer l’exemple ;
    • pas de pertinence des soins sans implication des professionnels, auxquels il faut donner les outils nécessaires ;
    • pas de pertinence des soins sans données de santé de qualité et transparence, même si cette dernière n’est pas aisée compte tenu de la subtilité des analyses ;
    • pas de pertinence des soins sans s’appuyer sur la parole des patients, sans leur responsabilisation accrue ;
    • pas de pertinence des soins sans une formation initiale et continue qui prenne à bras-le-corps cette problématique et l’intègre dans les mécanismes de recertification des professionnels de santé en cours de développement. Sans attendre que ce dispositif soit opérationnel tous les six ans pour les diplômés à partir de 2021.

    « Avec la pertinence des soins, on gagne sur les tableaux cliniques et financiers »

    « La pertinence des soins revêt un caractère majeur, car elle a pour objectif d’améliorer la qualité des soins en supprimant le gaspillage et aussi la sous-utilisation du système de soins,qui peuvent être délétères pour la santé de chacun, analyse le think tank Économie santé. Elle doit permettre également de dégager des marges de manœuvre financières pour investir là où les besoins sont criants soit en termes d’innovation, en particulier numérique, thérapeutique,préventive, soit en termes d’organisation. En fait, avec la pertinence des soins, on gagne sur les deux tableaux, cliniques et financiers. Mais, car il y a un mais de taille : on n’y arrive pas ou de manière parcellaire et fragmentée, et ce, au prix d’efforts importants. »

    Les 8 préconisations du think tank pour améliorer la pertinence en santé

    1. Rendre pertinente l’organisation et le financement du système de santé pour faciliter la pertinence des soins

    2. Mobiliser les professionnels en leur donnant les moyens d’analyser leurs pratiques, de partager les informations et en investissant résolument sur les données de santé

    Constat : « Tout un arsenal d’évaluation, de contrôle et de sanctions a été mis en place au fil des années pour traquer les cas les plus caricaturaux. Utile sûrement (et qu’il faut maintenir en l’adaptant), mais ceci n’est pas suffisant pour toucher l’ensemble des professionnels non plus dans un esprit de coercition, mais de co-construction. »

    Proposition :

    • garantir un retour d’information sur la pratique du professionnel de santé pour mieux le mobiliser ;
    • manier avec précaution les indicateurs, « chronophages à saisir et difficiles d’interprétation ou déconnectés de la pratique », commente le think tank.
    • inclure à côté des incitations financière la reconnaissance professionnelle, des investissements sur l’organisation, une logique d’équipe et respecter les cultures et responsabilités locales.
    • anticiper un impact négatif pour le professionnel de santé d’une innovation en termes d’organisation ou de rémunération, « une technique devenue obsolète peut toujours être rémunératrice. Il convient donc de proposer au professionnel des solutions pour accélérer le cas échéant l’abandon de la technique devenue obsolète,sans préjudice pour lui. »

    3. Sommer les CNP (Conseils nationaux professionnels) de produire chaque année au moins 5 recommandations « pertinentes » de pertinence des soins et de veiller à leur appropriation par les professionnels de santé

    4. Imposer aux fabricants de logiciels métier d’inclure des rappels simples et opérationnels des Reco « Pertinence des soins » en fonction du contexte clinique

    • Faciliter l’accès aux recommandations dans les logiciels métier en les simplifiant et en adjoignant une version patient :
      • intégrer dans ces logiciels des alertes anti-iatrogénie et les mettre régulièrement à jour.
    • L’interopérabilité doit être « résolument renforcée », en particulier pour rendre accessibles tous les services qui vont se développer et qui visent une meilleure pertinence.

    5. Inclure de manière explicite la pertinence dans la formation initiale et tout au long de la vie

    6. Assurer une transparence totale, publique et simple des données de santé en veillant à limiter les effets pervers

    Constat : « Aujourd’hui, les informations dont disposent les autorités, que cela soit les pouvoirs publics, la HAS ou l’Assurance maladie, ne sont pas toutes publiques ou faciles d’accès, ce qui revient au même, constate les auteurs du rapport. Ces données concernent par exemple pour un service donné le taux de complications, les infections nosocomiales, les taux de césariennes, l’activité de chirurgie pour cancer du sein, les résultats obtenus, le nombre de transplantations par an (certains services n’en réalisent qu’une seule par an), etc. La raison souvent avancée de cette opacité est que ces données doivent être interprétées et que leur publication risque d’avoir des effets pervers, comme par exemple entraîner une sélection des patients.

    Pour avoir de bons résultats, il suffit de ne prendre en charge que les patients « en bonne santé » et non pas les plus âgés ou polypathologiques. C’est exact, mais aujourd’hui l’absence de transparence nourrit bien des erreurs et des incompréhensions. La transparence vis-à-vis des patients est un élément clé de la pertinence des soins. Non pas tant semble-t-il par une modification du comportement des patients, mais du fait d’une prise en compte par les professionnels de la publication de ces données de pratique. »

    • Le think tank estime qu’il revient aux pouvoirs publics, et en particulier à la HAS, d’assurer cette transparence « quitte à l’accompagner et à avancer par étape », estimant que le site Scope Santé de la HAS, « qui fut un progrès en son temps, est aujourd’hui, en dépit des efforts de fonctionnalité, notoirement insuffisant ».
    • Unicancer va, pour certains de ses établissements, afficher dès 2019 des données de morbi-mortalité, en particulier les « courbes de survie » par pathologie et les informations recueillies auprès des patients en termes de résultats qui leur importent et d’expérience patient, et qui seront inclus dans le dossier patient.

    7. Fournir aux patients les moyens de s’impliquer réellement

    8. Associer les industriels à la pertinence des soins

    Constat : « Les industriels de la santé souhaitent être associés à la pertinence des soins et assurent qu’ils s’y consacrent déjà. Ils se considèrent comme des partenaires de santé avec les autorités, les sociétés savantes, les associations de patients, et surtout leurs clients, les établissements et les professionnels de santé. L’enjeu est tel qu’il est tentant de les prendre au mot. Reste à trouver les modalités pour éviter les dérives du passé, notamment au sein de l’industrie pharmaceutique. »

    • Les industriels dont les produits sont de plus en plus efficaces ont intérêt à ce que leurs médicaments ou appareils soient correctement utilisés. « D’autant plus que la vague d’innovations actuelle pourrait être mise à profit pour faire de la pertinence des soins une priorité, comme le préconisait la recommandation 2018 du think tank Économie santé pour la réduction des inégalités en santé, commentent les auteurs du rapport. L’innovation est une réelle opportunité pour trouver des solutions là où le système de soins fait défaut ».
    • La notion de pertinence pourrait ainsi être introduite explicitement dans l’accord-cadre, qui doit prochainement être négocié entre le Comité économique des produits de santé (CEPS) et les industriels, avec une valorisation sous couvert d’une évaluation en vie réelle.
      • L’accord-cadre actuel conclu jusqu’au 31 décembre2018 consacre un chapitre à la « Régulation des prix et bon usage » et un article à l’« Information des prescripteurs, [la]promotion et [la] publicité », mais la pertinence des soins n’est pas mentionnée, précise le think thank.
  • FASN Cancérologie : les points forts avec le Dr Jean François Moulin (Jim.fr)

    Interview publiée par le Journal international de médecine (Jim.fr), partenaire média de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique) 2019.

    Les prochaines 36 heures chrono de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (FASN) seront consacrées à la cancérologie et se dérouleront le mardi 2 avril 2019 à Paris. Le Dr Jean-François Moulin, oncologue à l’institut Paoli-Calmettes (Marseille), et membre du comité scientifique, revient sur les points forts de cette journée et les avancées de la santé numérique en cancérologie.

    Jim.fr : Quels sont les points forts du programme et à qui cette journée est-elle plus particulièrement destinée ?

    Dr Jean-François Moulin : Nous allons aborder à la fois des sujets généraux comme l’utilisation du numérique en oncologie avec son impact sur les métiers et les organisations, mais aussi des sujets plus « critiques » comme l’éthique des données et des algorithmes, ou encore, les débouchés potentielles de l’intelligence artificielle.

    L’ensemble des professionnels de santé, mais aussi les patients, leurs proches, ou tout simplement les citoyens qui ont envie de réfléchir et de mieux comprendre les évolutions du système de santé, sont concernés et devraient être intéressés par cette journée. Nous espérons un public le plus large possible car les débats et les échanges sont essentiels pour nous.

    Sous quel angle seront abordés les outils numériques ?

    Nous tenterons de décrypter ce que les outils numériques (NTIC pour nouvelles technologies de l’information et la communication) vont changer pour les patients, pour les professionnels de santé, pour les structures hospitalières, mais aussi pour les acteurs de ville qui s’intégreront, nous l’espérons, beaucoup plus facilement dans le parcours de soins, jusque là, très « hospitalo-centré » en oncologie.

    Nous parlerons des outils numériques permettant l’auto surveillance, l’acquisition et le partage de nouvelles connaissances pour les patients, une plus grande autonomie des patients…

    Nous traiterons aussi du recueil et de l’analyse des PROMs [Patient Reported Outcome Measures], de l’apport de l’intelligence artificielle dans la décision ou la médecine personnalisée, ainsi que des questions de responsabilité. Enfin, la gestion des évènements extra-hospitaliers (impact sur le temps de travail notamment) et les nouveaux métiers comme les infirmiers de pratique avancée (IPA) feront également l’objet de présentations spécifiques.

    Comment va évoluer la relation patient/soignant ?

    La relation patient/soignant sera abordée par le prisme de « l’emotional computing », la capacité qu’ont de plus en plus de machines à analyser les émotions à travers la communication verbale et non verbale. Les machines pourraient nous aider dans un domaine qui semble encore pour le moment exclusivement réservé aux humains.

    L’outil numérique en soi devrait aussi modifier nos liens. Les sciences humaines s’intéressent à ces questions pour apporter du progrès sans détruire justement cette relation patient/soignant. Il ne faut pas laisser la porte ouverte à une médecine à deux vitesses, discriminatoire, à l’origine d’une marchandisation non contrôlée des actes médicaux de diagnostic et de prise en charge.

    Le débat sociétal sur l’éthique des données et des algorithmes doit sortir des sphères intellectuelles privilégiées et être expliqué au plus grand nombre. Nous sommes tous, en tant que citoyen, responsable de ces questions, à condition de les comprendre. Nous aborderons donc aussi les questions éthiques de protection des données de santé, de la notion de consentement, de confiance, de transparence des algorithmes ou des robots et de la nécessaire co-évolution homme/machine pour construire le système de santé que NOUS voulons. Enfin, entre mythes et craintes, nous présenterons des exemples d’outils d’intelligence artificielle qui peuvent apporter de réels bénéfices en santé, à condition de respecter les règles éthiques et scientifiques minimales.

    Quels exemples de transformations engendrées par le numérique dans le suivi des patients en cancérologie et les applications à venir ?

    Les applications numériques de suivi des patients à domicile sont en pleine expansion et le plus souvent facile à mettre en œuvre. Ces applications peuvent envoyer aux patients des questionnaires, des informations sur l’examen ou l’intervention à venir, des comptes rendus de son dossier médical, etc. Le patient peut aussi envoyer à son équipe de soins des photos, poser des questions, être impliqué dans son parcours.

    Ces nouveaux outils numériques vont transformer en profondeur nos organisations qui doivent se structurer pour répondre aux sollicitations des patients. Les rapports avec les patients changent. En devenant acteurs de leur prise en charge, ils se rapprochent de nous, soignants. Les patients doivent cependant « être connectés » avec un smartphone, une tablette ou un ordinateur. C’est un secteur en plein développement et des objets connectés vont bientôt être disponibles pour évaluer l’activité physique, détecter certaines fragilités, en particulier chez les sujets âgées. Nous devrons être capables de recevoir ces informations, mais aussi de les prendre en charge.

    Nous nous dirigeons vers une médecine plus préventive, au plus près des symptômes réels du patient. Les données recueillies sur les réseaux sociaux, aujourd’hui utilisées par les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) – BATX (géants du Web chinois) pourraient servir utilement la médecine et la santé publique à condition de respecter les règles éthiques nécessaires à la protection de l’individu.

    Quelles avancées du numérique dans le diagnostic et le traitement en oncologie ?

    Les algorithmes décisionnels d’aide à la décision ou d’aide au diagnostic ne sont pas encore « généralistes » et répondent actuellement à des questions spécifiques. Mais nous pouvons imaginer que, très vite, le traitement des images (radiologie, anatomopathologie, génétiques) aidera au diagnostic et à définir des critères pronostiques plus fins.

    À titre d’exemple, nous pouvons citer l’aide au diagnostic des cancers cutanés, des lésions hépatiques en IRM, l’aide à l’évaluation de la réponse tumorale en cas de cancer du poumon, ou encore la corrélation entre l’analyse histologique d’un cancer pulmonaire et la prédiction de mutations ciblées par des médicaments.

    La chirurgie n’est pas en reste avec les images virtuelles pré-opératoires en 3D et la simulation de l’acte chirurgical, la chirurgie guidée par la 3D, les robots de nouvelles générations….

  • E-HealthWorld Monaco 2019 : Devinnova, prix coup de cœur du challenge start-ups

    Devinnova, une société montpelliéraine qui propose une solution permettant de détecter précocement les pathologies respiratoires, a décroché le coup de cœur du jury à l’occasion du Challenge eHealthWorld 2019, organisé dans le cadre du E-HealthWorld Monaco, un événement dédié à la santé connectée et à la médecine de demain qui se tient du 26 au 27 mars 2019 au sein de la principauté.

    Les 5 gagnants du concours sont :
    • Devinnova : détection précoce de pathologies cardio-respiratoires – Coup de cœur du jury ;
    • Alzohis : solutions pour le diagnostic des maladies neurodégénératives – Grand prix innovation « diagnostic » et Grand prix coup de cœur Anthony Morel (journaliste high tech BFM Business) ;
    • C2Care : logiciels thérapeutiques basés sur la réalité virtuelle – Grand prix innovation « santé mentale » et Prix 42 ;
    • Archeon : solutions pour améliorer la médecine d’urgence et les secours – Grand prix innovation « soins d’urgence » ;
    • PandaLab : application sécurisée de e-santé – Grand prix innovation « coordination médicale ».

    Les 5 autres finalistes étaient :
    • Cayceo : séances d’hypnose médicale interactives en réalité virtuelle ;
    • Dynseo : plateforme de jeux cognitifs intergénérationnelle ;
    • Ekinnox : dispositif médical d’analyse du mouvement pour la rééducation ;
    • HypnoVR : solutions d’hypnose médicale associée à la réalité virtuelle ;
    • Libhéros : plateforme en ligne pour faciliter l’organisation des soins à domicile.

  • DATA – Pilotage du numérique en santé : les stratégies de l’Espagne et de l’Italie (MAJ 2019)

    Health & Tech publie la mise à jour des feuilles de route e-santé de l’Espagne et de l’Italie.

    Pays aux systèmes de santé décentralisés, l’Espagne et l’Italie ont permis à leurs régions de jouer un rôle essentiel dans le développement de la santé numérique. De ce fait, leur degré de maturité dans le secteur varie d’une région à l’autre, tant en Espagne qu’en Italie.

    Axes stratégiques de l’Italie : une volonté de rattrapage et d’harmonisation (1,1 % des dépenses de santé en 2017) sur le numérique santé.
    L’Italie a mis en place une stratégie d’interopérabilité dans le cadre de sa feuille de route numérique 2017-2019 du pays qui impulse un rattrapage sur la santé, et notamment dans le financement des SI hospitaliers.
    L’Italie a pour objectif d’harmoniser la maturité de la santé digitale sur son territoire. L’interopérabilité, la data et l’innovation sont, pour elle, clés de réussite.

    Axes stratégiques de l’Espagne : un dynamisme fort par l’expérimentation et capacité de déploiement territorial
    L’Espagne est un territoire dynamique et favorable au digital en santé, précurseur sur le modèle populationnel. Plusieurs chantiers clés ont été menés par les régions (e-prescription, dossiers régionaux, …), le challenge étant l’harmonisation entre les régions et le rattrapage des régions les plus en retard.
    La santé numérique se caractérise par de nombreux projets portés par l’ensemble des acteurs publics et privés, avec une appétence forte de la population et des professionnels de santé pour des innovations organisations ou technologiques disruptives.

    Le tableau présentant les stratégies e-santé de l’Espagne et de l’Italie est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • H&TI Webinar le 10/04/19 : Dispositifs médicaux connectés, quel cadre d’évaluation en France ?

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au Webinar consacré à la présentation du guide  sur l’évaluation clinique des dispositifs médicaux connectés réalisé par la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) de la Haute autorité de santé (HAS).

    L’objectif de cette session est plus précisément de vous présenter les spécificités d’évaluation clinique d’un dispositif médical connecté (DMC) en vue de son accès au remboursement, des spécificités détaillées dans un guide publié par la HAS le 19 février 2019, accessible via ce lien.

    Connectez-vous le 10 avril 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions à :

    • Mme Isabelle Adenot, membre du Collège de la HAS et présidente de la CNEDiMTS, « attachée à faciliter l’accès rapide des patients à l’innovation utile » ;
    • Mme Armelle Graciet, directrice des affaires industrielles au Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem).

    Au cours de la séance, vous aurez l’opportunité de poser des questions directement aux intervenantes.

    Les inscriptions doivent être réalisées via ce lien.

  • H&TI Morning : décrypter la feuille de route numérique du NHS dans le Long Term Plan (28/03/19)

    Health & Tech Intelligence et le think tank Le Cercle Numérique et Santé recevront le 28 mars 2019 le Dr Harpreet Sood, directeur de l’information médicale du NHS (UK) aux côtés de Véronique Roger, présidente du think tank et directrice du centre de science of health care delivery de la Mayo Clinic (USA).

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des travaux 2019 du Cercle Numérique et Santé et s’adresse aux abonnés de H&T Intelligence ainsi qu’aux membres du Cercle.

    La matinale se déroulera de 10h30 à 12h au 103 rue de Grenelle, 75007 Paris, selon le programme suivant :
    • 10h30 – accueil et introduction de la présidente du Cercle, Véronique Roger
    • 10h40 – 10h45 : France /UK : analyse croisée des stratégies digitales : Cécile Lagardère, associée Care Insight ;
    • 10h45 – 11h10 : présentation du Long Term Plan du NHS et de sa feuille de route numérique : Dr Harpreet Sood, NHS.

    La présentation sera suivie d’un débat sur 3 questions clés :
    – data et intelligence artificielle : quelle est la stratégie du NHS ?  : Bernard Hamelin, vice-président head of evidence generation, Sanofi ;
    – outcome et expérience patient : une réalité en Grande Bretagne ? Dr Philippe Presles, Directeur R&D santé –  AXA France ;
    – Formation et transformation des métiers : comment le NHS engage-t-il les professionnels ?

    Ces échanges seront suivis de  questions/réponses avec la salle.

    L’accès est libre sur inscription auprès de Care Insight : Azeline.martino@care-insight.fr.

  • La fondation Nehs lance son appel à projet inaugural « Prendre soin de l’humain dans la santé »

    La fondation Dominique Bénéteau du groupe Nehs, lancée en 2019, lance un appel à projet (AAP) visant à soutenir des projets menés ou parrainés par des professionnels de santé qui attestent de leur utilité effective dans les domaines d’intervention de la fondation. Les projets doivent répondre concrètement à des besoins et à des enjeux clairement identifiés et s’inscrire dans une démarche de suivi et d’évaluation.

    Cet AAP, lancé le 12 mars 2019, est doté d’une enveloppe globale de 400 000 euros et le montant de la dotation remise à chaque structure lauréate sera compris entre 10 000 euros et 40 000 euros.

    Les dossiers sont à déposer avant le 30 avril 2019 sur le site de la fondation, accessible via ce lien.

    La fondation Dominique Bénéteau a pour mission d’encourager et de favoriser le dialogue et la collaboration entre les femmes et les hommes, patients, familles, professionnels du soin, aidants et proches.

    Les thématiques de l’appel à projet

    La fondation soutiendra des projets dans lesquels patients, soignants et/ou aidants coopèrent, à l’intérieur ou hors de l’hôpital, et qui s’inscrivent dans au moins l’une des thématiques suivantes :

    • prévention : promouvoir et développer une culture préventive de la santé ;
    • parcours de soin : proposer des actions, initiatives et/ou des outils d’accompagnement permettant un parcours de soins mieux vécu par les patients, les professionnels du soin, les aidants et les proches ;
    • accès à la santé : garantir des soins accessibles à tous, en temps utile, sur l’ensemble du territoire.

    Les critères d’éligibilité de l’appel à projet 

    • Le projet doit être porté par une structure d’intérêt général éligible au mécénat : association loi 1901, fondation ou association reconnue d’utilité publique, collectivités, établissements publics ou structures émanant de la puissance publique (Hôpital public, Centre de rééducation fonctionnelle, Ehpad/maison de retraite, ESAT, Maison pour l’emploi, établissement pénitentiaire, centre d’hébergement et de réinsertion sociale, etc …).
    • Le projet doit être parrainé ou soutenu par un ou des professionnel(s) de santé.
    •  La structure doit avoir été créée avant le 1er janvier 2017 et domiciliée en France.
    • Le projet doit être mené en France, en cours ou mis en œuvre entre le 1er septembre 2019 et le 1er septembre 2020.
    • Le dossier présenté doit être complet et conforme au règlement (ci-contre).

     La fondation ne soutiendra pas : 

    • les projets à caractère lucratif, promotionnel ou publicitaire ;
    • les projets destinés à financer le fonctionnement général ou récurrent de la structure (salaires, frais de fonctionnement, frais de structure, besoins en trésorerie), ou à financer des investissements immobiliers ou des travaux de gros œuvre ;
    • les projets portés par une personne physique ;
    • les projets ou structures de nature politique ou religieuses ;
    • les actions ponctuelles et non durables (événementiel, sponsoring, raids, galas, voyages humanitaires…).

     Informations et contact

    Pour toute information portant sur l’appel à projet lancé par la fondation Nehs :

    • Julia Fernandez : julia@fondation-nehs.com   |   0144685237

    Dépôt du dossier avant le 30 avril 2019

  • Horizon 2020 : journée d’information sur les financements européens pour les PMEs en santé, 28/05/19

    Le réseau de la Commission européenne « Enterprise Europe Network », Medicen Paris Region et Genopole, en association avec les Points de contact nationaux (PCN) Santé et PME, organisent le 28 mai 2019 à Paris une journée d’information sur les futurs appels à projets en santé. L’événement s’adresse à la communauté PME francilienne.

    Au cours de cette session, des entreprises ayant bénéficié de financements européens témoigneront et ces financements seront ensuite présentés à l’auditoire.
    Seront à l’ordre du jour :
    • défi sociétal santé, changement démographique et bien-être ;
    • EDCTP ;
    • EIT Health ;
    • EUROSTARS ;
    • Fast-Track to Innovation ;
    • Instrument PME ;
    • IMI ;
    • Financements en cascade.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne disponible sur Horizon2020.gouv.fr.

    Cette manifestation s’inscrit dans le contexte de la prochaine publication, en juin, du programme de travail « Santé, changement démographique et bien-être 2018-2020 » mis en place dans le cadre du programme-cadre Horizon 2020.

    Programme prévisionnel

    9h15 –9h30 Accueil par Isabelle Pottier, CCI Paris Ile-de-France

    Introduction et présentation des objectifs de la journée

    9h30 –10h45 Quelques financements européens par l’exemple

    Table-ronde animée par Laurence Faigenbaume, Bpifrance – point de contact national (PCN) PME

    • Témoignage d’un lauréat Instrument PME phase 2
    • Témoignage Eurostars
    • Témoignage IMI
    • Témoignage H2020 collaboratif Témoignage EIT Health

    10h45-10h50 Panorama des financements européens

    Jérôme Billé, PCN PME

    10h50-11h05 Pause

    11h05–11h30 Horizon 2020 – Défi sociétal santé, changement démographique et bien-être

    Philosophie des appels, contexte politique et fonctionnement

    Sophie Decamps, PCN Santé

    11h30-12h00 Présentation des autres dispositifs de financements européens

    • EDCTP – Sophie Decamps, PCN Santé
    • EUROSTARS – Laurence Faigenbaume, Bpifrance, PCN PME
    • Fast track to innovation – Jérôme Billé, PCN PME
    • IMI – Sophie Decamps, PCN Santé
    • Financements en cascade – Damien Gras, Région Ile-de-France
    • Dont EIT Health – Jérôme Fabiano, EIT Health
    • Instrument PME – (à confirmer)

    12h00–12h20 Dispositifs d’aide au montage Recherche de partenaires avec le réseau de la Commission européenne, Enterprise Europe Network

    12h20–12h35 Questions/réponses

    13h00–14h15 Déjeuner offert

    14h15–15h15 Présentation des thématiques du programme de travail (WP) Santé 2018-2020

    • Conseils pour le montage (critères d’évaluation, attentes de la CE)
    • Comment trouver des partenaires

    Sophie Decamps, PCN Santé

    15h15–16h15 Comment concevoir une « bonne copie » Instrument PME phase 2

    • Explications des attentes de la Commission européenne
    • Facteurs clés de succès d’une bonne proposition
  • Australie-Occidentale : Atos choisi pour assurer la transformation numérique du ministère de la Santé

    La société de services et de conseils en informatique (SSII) français Atos signe un contrat de 5 ans à hauteur de 124 millions de dollars australiens (environ 78,2 M€) pour réaliser la transformation numérique des systèmes informatiques du ministère de la Santé de l’Australie-Occidentale (WA Health) et mieux accompagner le système de santé publique local.

    Dans le cadre de ce partenariat, Atos travaillera avec le fournisseur de services informatiques du ministère, WA Health Support Services (HSS), pour « assurer la transition de l’infrastructure existante de l’opérateur historique vers les plateformes cloud d’Atos », précise la société française dans un communiqué publié le 13 mars 2019.

    Cette transformation reposera sur les services appelés « GovNext-ICT » pour fournir une solution de cloud hybride ainsi qu’un « modèle flexible et adaptable à la demande ». L’objectif est de permettre au système du ministère australien d’améliorer les processus opérationnels grâce à davantage d’agilité et de réduire les coûts, tout en améliorant l’expérience des patients.

    La migration vers le cloud hybride permettra :

    • « d’échelonner les coûts opérationnels en fonction de l’évolution de la demande en matière d’infrastructures de santé ;
    • de fournir des services avec un minimum temps et de coût ;
    • d’adopter un système de paiement « pay-as-you-go » ;
    • de tirer parti des nouvelles technologies et de l’innovation sans avoir à procéder à des mises à niveau à grande échelle des infrastructures ;
    • de migrer les applications du WA Health vers des architectures modernes qui supportent des niveaux plus élevés de disponibilité, de capacité, de performance et d’évolutivité », indique Atos.