Pilotage

  • Bluelinea réalise une augmentation de capital de 4,5 M€

    Hager va souscrire à 400.000 ABSA (actions à bons de souscriptions d’actions) de Bluelinea au prix unitaire de 7,50 € (soit 3M€), chaque bon de souscription permettant d’acquérir une action nouvelle au prix unitaire de 10,00 € (soit une levée de fonds additionnelle potentielle de 4 M€). Cette décision a été validée par les actionnaires de l’entreprise réunis en assemblée générale le 27 juin 2016.

    Cette montée d’Hager au capital de Bluelinea fait suite au partenariat stratégique signé entre les deux sociétés le 17 mai 2016 pour pénétrer le marché allemand. Stephan Kreutzer, directeur du département soins de Hager rejoint le conseil de surveillance de Bluelinea.

    Dans le même temps, Groupe APICIL et les fonds d’investissement d’Amundi Private Equity Funds, NextStage et Swen Capital Partners, tous actionnaires de Bluelinea, souscrivent à 200.000 ABSA dans les mêmes conditions que celles offertes au groupe Hager, soit une augmentation de capital de 1,5 M€ et une levée de fonds additionnelle potentielle de 2M€.

    Le cours de l’action Bluelinea s’élevait à 7,60 € le jour précédent l’annonce de l’opération.

    Le capital social de Bluelinea post-opération sera divisé en 3.395.104 actions :

    • Fondateurs et management : 21,4 %
    • Fonds d’investissement : 27,6 %
    • Partenaires stratégiques : 19,2 %
    • Autres actionnaires : 31,8 %

  • Le marché de l’IA pour les entreprises estimé à 11,1Mds $ (10Mds €) en 2024 (Tractica)

    11,1Mds $ (10Mds €) c’est la valeur que devrait atteindre le marché des systèmes d’Intelligence artificielle en entreprise en 2024 selon le cabinet de conseil Tractica, dans une étude publiée le 23 avril 2016. Le cabinet estime le marché à 202,5M $ (183M €) en 2015.

    « Les systèmes calqués sur le cerveau humain comme le deep learning sont de plus en plus appliqués à des tâches comme les diagnostics médicaux, […] la reconnaissance d’image et vocale ou la traduction », explique l’analyste Bruce Daley.

    Le déploiement de l’intelligence artificielle dans les entreprises conduira également à des investissements significatifs dans des services comme l’installation, la formation, la personnalisation, l’intégration et la maintenance, ainsi que d’autres dépenses sur le matériel (processeurs graphiques, puissance de calcul), les réseaux, le stockage et le Cloud computing, selon Tractica.

    Les principales technologies concernées sont :

    • l’informatique cognitive,
    • le deep learning,
    • le machine learning,
    • les API de prédiction,
    • le traitement automatique du langage naturel,
    • la reconnaissance d’image,
    • la reconnaissance vocale.

  • 27 % des projets Big data en cours sont rentables (étude Cap Gemini-Informatica)

    27% des projets Big Data en cours dans les entreprises sont rentables, 45% ont atteint leur point d’équilibre, et 12% perdent de l’argent, selon une étude publiée le 1er juin 2016 par Cap Gemini et Informatica. (Le reste des répondants est à un stade trop peu avancé pour se déclarer).

    L’enquête intitulée «The Big Data Payoff: Turning Big Data into Business Value », menée auprès de 210 entreprises en Europe et aux États-Unis, montre que les entreprises qui optimisent l’usage du Big Data sont celles qui disposent d’une gouvernance structurée, d’une approche stricte dans la mise en œuvre des projets, et d’une implication forte de leurs dirigeants.

    « La rentabilité des projets Big Data est fortement corrélée au type de poste des personnes qui en ont la charge: ainsi, les initiatives menées par des directeurs des opérations (Chief Operating Officers) ou des directeurs du digital (Chief Digital Officers) auront deux fois plus de chances d’être rentables que celles pilotées par les directeurs du système d’information (DSI) ».

    « Si 52% des participants indiquent que ces derniers sont actuellement en charge des projets Big Data, l’on observe que cette responsabilité est progressivement transférée aux directeurs des opérations (COO, 20%), de la technologie (Chief Technology Officers, 16%) et du marketing (CMO, 16%) ».

    Les autres enseignements de l’étude

    • 55% des participants mènent actuellement des projets Big Data à l’échelle de leur entreprise ou de leur service.
    • 49% des sondés ayant constaté un fort niveau d’implication de la part des dirigeants indiquent que leurs initiatives Big Data sont rentables, contre 6% seulement pour ceux qui ne bénéficient pas du soutien de l’équipe dirigeante.
    • Les trois principaux avantages cités en matière de Big Data sont l’amélioration de la prise de décisions (37%), de la collaboration et du partage des informations (34%) ainsi que de la productivité (33%).
    • Parmi les organisations dont les projets sont rentables, le premier avantage cité (51%) est l’amélioration de la rétention et de la satisfaction client.
    • De manière générale, les contraintes budgétaires (44%) et l’intégration (35%) sont vues comme des défis majeurs par les entreprises souhaitant exploiter pleinement le potentiel des données.
    • Si 27% seulement des initiatives Big Data sont rentables, 45% des interrogés indiquent avoir atteint le seuil de rentabilité, tandis que 12% déclarent perdre de l’argent (et 12% estiment qu’il est encore trop tôt pour se prononcer).
    • La responsabilité des projets est fortement contrastée d’un continent à l’autre, avec 39% des initiatives pilotées par les directeurs de l’information aux Etats-Unis, contre 64% en Europe.
    • L’exécution des stratégies est en général assurée par des experts de la donnée (30%), des responsables de gestion informatique (28%) ou des architectes et administrateurs de bases de données (21%).
  • Radiothérapie : Neolys Diagnostics lève 800 000 €

    800 000 € c’est le montant de la première levée de fonds réalisée par la start-up lyonnaise Neolys Diagnostics, spécialisée dans le traitement des effets secondaire de la radiothérapie, auprès du réseau des Business Angels de la Santé de Rhône-Alpes (Health Angels Rhône-Alpes), Pulsalys, la SATT Lyon-Saint-Etienne et sur la plateforme de crowdfunding Wiseed, le 23 juin 2016.

    La start-up fondée à Lyon en 2014 par Gilles Devillers, Julien Gillet-Daubin et Nicolas Foray, développe une technologie d’analyse des radiations liées au traitement des cancers par radiothérapie, en fonction de la radiosensibilité individuelle du patient, afin de déterminer jusqu’à quelle dose celles-ci détruisent efficacement les cellules cancéreuses sans léser les tissus sains.

    « Ce montant va permettre de poursuivre nos essais cliniques dans l’optique d’obtenir l’accréditation laboratoire d’analyse, de continuer notre travail en vue du label CE, ouvrant ainsi la voie à la commercialisation du produit. Enfin, cet argent nous permettra de nous calibrer pour le marché international », détaille Gilles Devillers, président et cofondateur de Neolys Diagnotics.

  • 1 100 hôpitaux regroupés dans « 130 à 145 GHT » le 1er juillet 2016 (FHF)

    130 à 145 GHT, c’est la fourchette prévue par la FHF pour la future carte hospitalière qui doit se dessiner le 1er juillet 2016. A cette date, selon le décret du 27 avril 2016, les 1 100 hôpitaux français devront rejoindre l’un des groupements hospitaliers dont la mise en place est prévue par la loi de modernisation de la santé après la définition par les ARS du périmètre de chacun des GHT et la présentation d’une première ébauche de leur projet médical partagé.

    « Les choses avancent bien », déclare David Gruson, délégué général de la FHF en soulignant le rôle joué par les Fédérations régionales auprès des ARS « pour définir des périmètres qui puissent être portés par les acteurs hospitaliers ».

    La mise en place des GHT est encadrée par un comité de suivi mis en place par la DGOS dont la dernière réunion s’est tenue le 23 juin 2016 et portait sur l’information et le plan d’accompagnement des premières actions engagées. Le prochain comité de suivi se réunira le 20 juillet et sera consacré à la fonction RH.

  • Téléradiologie : le marché mondial estimé à 10,46 Mds $ (9,5Mds €) en 2022 (étude Credence Research)

    10,46 Mds $ (9,5 Mds €), c’est la taille du marché mondial de la téléradiologie en 2022, estimée par Credence Research Inc. dans une étude intitulée “Teleradiology Market Growth, Future Prospects and Competitive Analysis, 2016-2022,” publiée en juin 2016.

    Le marché mondial de la téléradiologie évalué à 2,19 Mds $ (2 Mds €) en 2015 devrait gagner 8,2 Mds $ (7,45 Mds €) en 6 ans, soit une croissance annuelle de 24,7%.

    Cette croissance s’explique, selon l’étude, « par l’écart croissant entre le besoin de solutions de radiologie de plus en plus efficientes et le manque de médecins radiologues et de techniciens qualifiés dans les hôpitaux, en particulier dans les pays en voie de développement. Cela a favorisé la demande pour la télésurveillance et le télédiagnostic via les techniques de téléradiologie ».

    « Cette tendance est renforcée par l’innovation technologique, l’évolution du traitement et du transfert des données et le développement rapide des infrastructures de soin. L’apparition de plateformes d’imagerie médicale accompagnées par de nouvelles technologies comme la médecine nucléaire ou les IRM favorisent l’expansion de la téléradiologie au niveau mondial », poursuit l’étude.

    « L’Amérique du Nord est le plus large marché pour les solutions de téléradiologie suivie par l’Europe. Des infrastructures développées ainsi qu’une bonne information des acteurs au sujet des nouvelles technologies de la santé sont les principaux vecteurs en Amérique du Nord et en Europe. L’Asie-Pacifique est le marché à la croissance la plus rapide à cause d’une adoption importante des nouvelles technologies et l’augmentation du marché du tourisme médical », conclut l’étude.

  • Imagerie médicale : partenariat entre Median et Microsoft pour personnaliser le diagnostic du cancer

    Développer de nouvelles méthodes de détection, de diagnostic et de suivi des cancers basées sur l’analyse de Big data, tel est l’objet de l’accord signé entre le Français Median Technologies, spécialiste des logiciels d’aide à l’interprétation d’imagerie médicale, et Microsoft le 22 juin 2016.

    Median Technologies va installer son système de détection de phénotypes de divers cancers à travers l’extraction et la mesure de biomarqueurs d’imagerie, Ibiopsy, sur la plateforme cloud Azure de Microsoft.

    Cette alliance va fournir des capacités d’analyse des images médicales qui vont permettre d’extraire en temps réel des biomarqueurs d’imagerie, indicateurs pour le diagnostic et le traitement des cancers.

    « L’utilisation des méthodes de traitement des Big data va permettre une analyse en temps réel des biomarqueurs d’imagerie, qui est essentielle pour la détection précoce des cancers et la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques personnalisées. Notre collaboration avec Microsoft va nous permettre à terme de proposer, grâce à la plateforme Azure de telles solutions en routine clinique” a déclaré Fredrik Brag, Président, Directeur Général de Median Technologies.

    Median Technologies avait levé 19,8M € le 15 juillet 2015. Le 19 juillet 2011, Canon Inc. avait pris une participation de 15% dans le capital de Median Technologies et rejoint son Conseil d’administration après son entrée en bourse sur le marché Alternext-Paris le 20 Mai 2011.

  • Big data : Microsoft analyse les requêtes dans Bing pour dépister les cancers du pancréas (étude)

    Détecter les risques de cancer du pancréas par l’analyse des recherches des internautes dans le moteur Bing, tel est l’objet de l’étude menée par des chercheurs de Microsoft, publiée le 7 juin 2016 dans le Journal of oncology practice.

    Les chercheurs ont montré que l’analyse de larges échantillons de requêtes dans le moteur de recherche leur permettait d’identifier, dans certains cas, les utilisateurs souffrant de cancer du pancréas, avant même que la maladie soit diagnostiquée.

    La méthode est basée sur l’étude statistique de 7,2 millions de requêtes anonymisées effectuées dans Bing, le moteur de recherche de Microsoft. Les chercheurs se sont d’abord concentrés sur les recherches indiquant que les personnes avaient été diagnostiquées comme souffrant d’un cancer du pancréas. A partir de ce premier constat, ils sont remontés dans le temps, à la recherche de requêtes antérieures (avant le diagnostic) de la part de ces mêmes utilisateurs, susceptibles de mentionner des symptômes liés à la pathologie. Pour les chercheurs, ces recherches constituent autant de signaux d’alerte.

    Entre 5% et 15% des cas de cancer du pancréas ont ainsi pu être identifiés selon les chercheurs, le taux de faux positif se situant autour de 1 pour 100 000. L’étude indique que cette méthode de dépistage précoce pourrait augmenter le taux de survie, actuellement de 5 ans.

  • E-santé : Visiomed installe sa direction générale à Boston

    Visiomed a décidé d’installer sa direction générale à Boston, aux États-Unis. C’est ce qu’a annoncé le 22 juin 2016 Olivier Hua, directeur général de cette entreprise française spécialisée dans l’électronique médicale, à l’occasion de la French Touch Conference à New York.

    « On s’est rendu compte que le marché américain était beaucoup plus développé, beaucoup plus prêt à l’acceptation de la santé connectée », a déclaré Olivier Hua pour expliquer cette décision.

    « C’est absolument indispensable d’être sur place, de bien comprendre le marché et d’adapter notre stratégie d’attaque du marché rapidement », a-t-il ajouté.

    Créée en 2007, Visiomed s’adresse à la fois aux patients et aux professionnels de santé avec des produits innovants dans le secteur de l’autodiagnostic à usage médical et du bien-être.

  • Imagerie médicale : un groupe de coopération internationale autour de Watson Health

    Démocratiser l’usage de l’imagerie cognitive dans la médecine quotidienne et aider les médecins à mieux dépister les cancers du sein et des poumons, le diabète ou les pathologies neurologiques, tel est l’objectif du groupe de coopération internationale lancé par IBM Watson Health le 22 juin 2016.

    Ce groupe de coopération compte 15 membres :

    • Agfa HealthCare
    • Anne Arundel Medical Center
    • Baptist Health South Florida
    • Eastern Virginia Medical School
    • Hologic, Inc.
    • ifa systems AG
    • inoveon
    • Radiology Associates of South Florida
    • Sentara Healthcare
    • Sheridan Healthcare
    • Topcon
    • UC San Diego Health
    • University of Miami Health System
    • University of Vermont Health Network
    • vRad
    • MEDNAX
    • Merge Healthcare

    L’objectif des membres de ce groupe est d’utiliser les capacités de Watson pour extraire des informations de données images jusque là invisibles et les coupler avec les données provenant de nombreuses autres sources. Cette méthode permettra d’ajuster les décisions à des cas particuliers tout en construisant une large base de connaissance pour le plus grand nombre.

    Les membres de cette coopération vont s’allier avec les experts en informatique cognitive de Watson Health pour entrainer Watson sur les maladies cardiovasculaires, la santé des yeux, et d’autres pathologies en l’alimentant avec leurs propres données ou des données provenant de bases de données publiques.