Pilotage

  • Imagerie médicale : un groupe de coopération internationale autour de Watson Health

    Démocratiser l’usage de l’imagerie cognitive dans la médecine quotidienne et aider les médecins à mieux dépister les cancers du sein et des poumons, le diabète ou les pathologies neurologiques, tel est l’objectif du groupe de coopération internationale lancé par IBM Watson Health le 22 juin 2016.

    Ce groupe de coopération compte 15 membres :

    • Agfa HealthCare
    • Anne Arundel Medical Center
    • Baptist Health South Florida
    • Eastern Virginia Medical School
    • Hologic, Inc.
    • ifa systems AG
    • inoveon
    • Radiology Associates of South Florida
    • Sentara Healthcare
    • Sheridan Healthcare
    • Topcon
    • UC San Diego Health
    • University of Miami Health System
    • University of Vermont Health Network
    • vRad
    • MEDNAX
    • Merge Healthcare

    L’objectif des membres de ce groupe est d’utiliser les capacités de Watson pour extraire des informations de données images jusque là invisibles et les coupler avec les données provenant de nombreuses autres sources. Cette méthode permettra d’ajuster les décisions à des cas particuliers tout en construisant une large base de connaissance pour le plus grand nombre.

    Les membres de cette coopération vont s’allier avec les experts en informatique cognitive de Watson Health pour entrainer Watson sur les maladies cardiovasculaires, la santé des yeux, et d’autres pathologies en l’alimentant avec leurs propres données ou des données provenant de bases de données publiques.

  • Innovation en santé : le délégué ministériel se fixe 10 axes de travail d’ici fin 2016

    Mettre en place des guichets uniques régionaux pour les acteurs de l’innovation, accélérer l’évaluation et l’accès au marché, développer les expérimentations régionales sont les principales priorités de Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en Santé, qui a dévoilé le 22 juin 2016 ses dix axes de travail pour le second semestre 2016. Jean-Yves Fagon s’exprimait devant l’assemblée générale du Snitem.

    Jean-Yves Fagon souhaite avancer d’ici fin 2016 sur les axes suivants en matière d’innovation en santé :

    • créer un espace de dialogue entre instances, agences, professionnels de santé et industriels afin de créer un guichet unique d’orientation au niveau régional ;
    • faire évoluer les méthodes d’évaluation, afin de les rendre moins onéreuses et plus rapides ;
    • étudier la mise en œuvre de processus de dérogation pour accélérer l’accès au marché des innovations ;
    • mettre en œuvre des expérimentations régionales en matière d’identification et d’évaluation des innovations avant leur généralisation au niveau national ;
    • développer la formation professionnelle sur les nouveaux métiers techniques et organisationnels ;
    • améliorer l’information sur les innovations ;
    • mettre en place une veille dans l’aide à la prise de décision ;
    • opter pour les process d’appel à projets pour établir une première sélection des innovations.
  • IoT : Samsung Electronics va investir 1,2 Mds $ aux Etats-Unis sur les 4 prochaines années

    1,2 Mds $, c’est la somme que Samsung Electronics va investir sur quatre ans dans la R&D de l’IoT aux Etats-unis. La stratégie de Samsung baptisée « l’IoT centrée sur l’humain » a été annoncée le 21 juin 2016 à Washington par son Pdg, le Dr. Oh-Hyun Kwon.

    « Avec le vieillissement de la population, les avantages et les économies liées à l’IoT pour la société ne peuvent plus être ignorés », a déclaré Oh-Hyun Kwon.

    « Si nous voulons que les innovateurs puissent profiter de l’IoT partout, nous devons nous assurer que tous les outils leurs sont ouverts. Cela signifie des technologies interopérables, car nous savons que les limitations autour des technologies freinent l’innovation et le développement », a-t-il ajouté.

    Dans ce sens, Oh-Hyun Kwon a également annoncé la création, avec Intel, du National IoT Strategy Dialogue. Ce « Dialogue » hébergé par le Conseil de l’industrie IT (ITI) a pour mission de dessiner une stratégie américaine de l’IoT et d’établir des recommandations pour les législateurs et les sensibiliser sur les bénéfices de la technologie pour les personnes, les communautés, les innovateurs et l’économie américaine en règle générale.

  • Diabète : un partenariat entre IBM Watson Health et l’ADA (American Diabetes Association)

    Créer le premier « conseiller personnalisé » sur le diabète pour les patients et les aidants, tel est l’objet du partenariat annoncé entre IBM Watson Health et l’ADA le 12 juin 2016.

    Ce partenariat vise à allier les capacités cognitive et d’analyse de données de Watson et les bases de données cliniques et de recherches que l’association collecte depuis sa création en 1940. Les deux entités souhaitent ainsi créer le premier « conseiller » à destination des patients et des aidants sur le diabète.

    Le projet prévoit aussi plusieurs offres de services dont une base de données cognitive sur le diabète pour les professionnels de santé ainsi qu’un service de données et de conseils basé sur le cloud pour les chercheurs.

    Les deux organisations ont également lancé un appel à projet auprès de développeurs pour la création d’applications cognitive susceptibles d’influer sur la prévention et la gestion du diabète.

    L’intelligence artificielle d’IBM sera entrainée à comprendre les données sur le diabète dans l’objectif d’identifier les facteurs de risque et d’édicter des recommandations pour une série de décisions de santé. Watson va être alimenté par 66 années de données collectées par l’ADA.

    Une offre pour les professionnels de santé

    L’équipe prévoit de créer une base de données cognitive pour aider à la prise de décision thérapeutique et faciliter la gestion des soins. Les professionnels de santé pourront puiser dans les informations contenues dans Watson afin d’adapter leurs approches thérapeutiques aux besoins de chaque patient. Ils pourront également identifier des facteurs de risque en comparant un cas individuel à différents échantillons de population ou à des patients présentant les mêmes caractéristiques.

    Une offre pour les chercheurs

    L’ADA et IBM souhaitent créer service de données et de conseils basé sur le cloud permettant aux scientifiques de mieux identifier certaines tendances et accélérer les découvertes thérapeutiques.

    Une offre pour les patients

    Pour les patients et les aidants, des outils cognitifs pourront être créés pour fournir aux personnes diabétiques une information et des conseils sur mesure, en fonction de facteurs individuels comme l’âge, l’avancement de la maladie, régimes alimentaires et comportements, etc.

  • Télémédecine vétérinaire : Wizzvet lève 835 000 €

    Wizzvet, entreprise qui propose une solution de télémédecine vétérinaire, annonce le 20 juin 2016 une levée de fonds de 835 000 €.

    Fondée en juin 2013, Wizzvet propose depuis janvier 2015 une plateforme de télémédecine vétérinaire sous forme de réseau social professionnel freemium. Les vétérinaires inscrits peuvent consulter un réseau de 90 experts internationaux pour leurs cas cliniques complexes et accéder à 250 fiches de cas résolus. Wizzvet propose également des formations en ligne.

    Wizzvet a réalisé sa levée de fonds auprès du fonds CapInnov’Est et de business angels individuels membres des réseaux Business Angels Santé et Femmes Business Angels. Wizzvet annonce également un financement de BPI Innovation à hauteur de 350 000 €.

    Wizzvet indique viser un chiffre d’affaires récurrent de 1 M€ par an d’ici 2018, et envisager une nouvelle levée de fonds en 2018.

  • Conseil médical : Google intègre des informations de santé dans son moteur de recherche

    Répondre aux questions médicales des internautes directement dans son moteur de recherche, c’est le service que proposera bientôt Google à ses utilisateurs (Aux Etats-Unis dans un premier temps). Google en a fait l’annonce sur son blog officiel le 21 juin 2016.

    Google a créé une liste de symptômes en se basant sur les recherches effectuées par les internautes. Ces symptômes ont ensuite été comparés à la base de données « knowledge graph » (base de connaissance utilisée par Google pour compiler les résultats de son moteur de recherche avec des informations sémantiques issues par ailleurs de sources diverses). Finalement, les résultats obtenus ont été présentés à des équipes de médecins et des experts de l’école de médecine de Harvard qui les ont analysée pour affiner la liste présentée par Google.

    Les recherches de symptômes représentent 1% des recherches (12 milliards) effectuées sur le moteur de recherche (sur environ 1200 milliards de requêtes annuelles), selon Google. « Les contenus relatifs à la santé sont parfois difficiles à trier et ont tendance à transformer les maux bénins des gens en symptômes effrayants et en maladies improbables, causes d’anxiété et de stress », déclare Veronica Pinchin, Product Manager chez Google dans le billet de blog.

    Google rappelle cependant que « cet outil de recherche de symptômes (au même titre que toute information médicale trouvée sur Google) est à visée purement informative » et qu’il faut « toujours consulter un docteur pour du conseil médical ».

    Afin de répondre à cette demande croissante, d’autres sociétés et start-up proposent des services de conseil médical du même ordre, utilisant les algorithmes ou les robots conversationnels basés sur l’intelligence artificielle et le deep learning. C’est le cas de l’Américain Healthtap qui a lancé son service sur la messagerie de Facebook le 12 avril 2016 ou du Français AskLucie dont l’intelligence artificielle répond aux questions des patients par SMS à partir des bases de données du NHS depuis le 13 avril 2016.

  • Biocitech Days Financement 2016 : Romainville le 28/06/2016

    L’édition 2016 des « Biocitech Days » est dédiée aux nouveaux business models pour les industries de santé et à leur financement.

    Le « Biocitech Day » est une rencontre de proximité à destination des start-ups et des PME du secteur santé et des biotechnologies et plus largement à celles d’autres secteurs qui souhaitent s’ouvrir à de nouveaux marchés. Elle est organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Seine-Saint-Denis et Biocitech, en partenariat avec Medicen Paris Region et le département de Seine-Saint-Denis.

    Les principaux intervenants :

    • Carlos Jaime, Directeur de la Division Santé, Samsung Electronics France
    • Christian Lajoux, Medicen
    • Francois Nicolas, vice-Président, Diabetes Integrated Care, Sanofi
  • Pfizer choisit Oracle pour la gestion des essais cliniques

    Oracle Health Sciences InForm Cloud et Oracle Siebel Clinical Trial Management et Monitoring Cloud, telles sont les solutions d’Oracle retenues par Pfizer le 20 juin 2016 pour la gestion de ses quelques 300 essais cliniques annuels.

    « [Ces solutions] simplifient notre façon de gérer les données d’études et les données opérationnelles internes et externes. Nos équipes cliniques vont pouvoir accéder aux données via la plateforme de cloud unique d’Oracle, évitant les aller-retours de données avec les CRO, et nous faisant ainsi gagner du temps et de l’argent », déclare Rob Goodwin, vice-président du développement de produit de Pfizer monde.

    • Oracle Health Sciences InForm Cloud est un outil de collecte et de gestion de données de bout-en-bout pour les études menées en internes et les études extérieures. Il inclut Health Data Management Workbench qui permet de collecter, nettoyer, transformer et standardiser les données.

    • Oracle Siebel Clinical Trial Management et Monitoring Cloud est une solution d’analyse des données collectées dans le cadre d’études cliniques. Elle fournit également une sécurisation des données au sein du cloud.

    Pfizer travaille depuis 2014 avec Oracle à la création d’une base de données cliniques dans le cloud nommée « clinical cloud ». Cette dernière est hébergée par Oracle et repose sur son hub Life Sciences.

  • Prix des médicaments : la campagne de MdM « injuste et blessante » (LEEM)

    « Une campagne violemment caricaturale, injuste et blessante pour nos entreprises », c’est le message de la lettre ouverte publiée par le LEEM le 21 juin 2016 dans plusieurs titres de la presse nationale en France en réponse à la campagne de Médecins du Monde.

    L’association MdM dénonce dans ses affiches les marges réalisées, selon elle, par l’industrie pharmaceutique sur des médicaments utilisés dans le traitement de maladies graves. Elle s’appuie notamment sur l’exemple d’un médicament contre l’hépatite C dont le prix de vente serait, selon MdM, 400 fois supérieur à son coût réel de production.

    L’ARPP a annoncé le 13 juin 2016 qu’elle rendait un « avis défavorable » sur cette campagne de Médecins du Monde dont le lancement devait avoir lieu le jour même. Cet avis s’est traduit par le refus par les afficheurs de cette campagne intitulée « Le prix de la vie ».

    MdM a demandé à ses membres de procéder à de l’affichage sauvage, suite à l’avis rendu par l’ARPP, et a lancé une pétition à l’attention de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dont l’association affirme qu’elle a recueilli au 20 juin 2016 plus de 180 000 signatures.

    « Le débat sur les coûts de l’innovation est légitime. Mais les enjeux doivent être exposés de façon transparente et les solutions débattues objectivement avec l’ensemble des acteurs », réplique le LEEM dans sa lettre ouverte en rappelant que les prix des médicaments en France sont fixés par l’Etat avec des arbitrages encadrés par la loi.

    Les représentants de l’industrie pharmaceutique affirment que « le prix des médicaments remboursables a baissé de 37,5% entre 1990 et 2015 alors que l’indice du coût de la vie a augmenté de 48,4% » sur la même période.

    Le LEEM insiste par ailleurs sur « les progrés rendus possibles par la recherche pharmaceutique  » dans le traitement de maladies comme le Sida, l’hépatite C, le diabète ou la HTA.

    La Ligue contre le Cancer avait elle aussi lancé une campagne contre le prix des médicaments en avril 2016, provoquant également une réaction du LEEM.

  • Sécurité de l’information : 10 technologies indispensables en 2016 (Etude Gartner)

    • Courtier de sécurité d’accès au cloud (CASB),
    • Détection et réponse aux incidents pour les terminaux (EDR)
    • Approches sans signature pour la protection des terminaux,
    • Analyses du comportement des utilisateurs (UBA) et des entités (UEBA),
    • Micro-segmentation et visibilité applicative,
    • Tests de sécurité pour le devOps (DevSecOps),
    • Centre opérationnel de sécurité,
    • Navigateur distant,
    • Leurres,
    • Prestataires de services de confiance pervasifs,

    telles sont les 10 technologies pour la sécurité des systèmes d’informations à surveiller en 2016. Elles ont été présentées par les analystes du cabinet Gartner à l’occasion du sommet Gartner Security & Risk Management, du 13 au 16 juin 2016 à Washington.

    « La sécurité de l’information et les infrastructures doivent continuellement s’adapter aux nouvelles exigences du digital tout en devant gérer les menaces croissantes et de plus en plus perfectionnées. Les responsables de la sécurité ont besoin de connaître au mieux les dernières avancées technologiques s’ils veulent assurer un niveau de sécurité élevé et maintenir les opportunités de business », a déclaré Neil MacDonald, vice-président et analyste chez Gartner.