Pilotage

  • Prise en charge de la douleur : un consortium d’acheteurs publics pour co-financer la R&D

    Aider la R&D pour faire émerger des solutions innovantes dans la prise en charge de la douleur chronique, c’est l’ambition de Relief, consortium transfrontalier d’acheteurs publics lancé le 16 mars 2016 à Madrid par six organismes issus de trois pays européens (France, Espagne, Suède) :
    • Réseau des acheteurs hospitaliers (acheteur référent)
    • Bravo Solution (coordinateur)
    • Servicio Andaluz de Salud
    • Universitat Oberta de Catalunya
    • Uppsala University Hospital
    • SPH conseil.

    Relief s’appuiera sur une procédure de PCP (precommercial procurement), ou APAC (achat public avant commercialisation), qui permet de co-financer différentes phases de R&D. Il s’inscrit dans les programmes européens de recherche financés dans le cadre d’Horizon 2020, et bénéficiera à ce titre de 2 millions d’euros entre 2016 et 2019.

    De la description des besoins à l’émergence de solutions

    La procédure d’APAC débute par la description de besoins non couverts par le marché. Dans le cas de Relief, il s’agit de l’amélioration de la prise en charge de la douleur grâce à des solutions d’e-santé.

    Après une sollicitation du marché en amont, Relief publiera un appel à candidatures au Journal officiel de l’Union européenne afin de sélectionner des candidats. Un cadre contractuel abordant notamment la question de la propriété intellectuelle sera élaboré par le consortium.

    Relief se déroulera ensuite en trois phases entre 2017 et 2019 :

    • Phase A : identification de 8 « maquettes » maximum qui pourraient répondre aux besoins. D’une durée de 6 mois, elle bénéficiera d’un budget de 378 000 €.
    • Phase B : test de 4 prototypes. D’une durée de 6 mois, elle aura un budget de 661 500 €.
    • Phase C : pré-commercialisation de 2 solutions en conditions réelles à petite échelle, et élaboration des premières séries. D’une durée d’1 an, elle aura un budget de 850 500 €.

  • Hacking Health Bordeaux

    Hacking Health Bordeaux est un évènement sur 3 jours dédié à l’innovation en santé.

    Au programme :
    • des conférences sur le futur de la santé,
    • les aspects techniques, légaux, médicaux et design en santé
    • un hackathon pour concevoir des prototypes.

    Chaque jour, un événement crée un espace collaboratif entre professionnels de santé, patients, designers, hackers, makers et entrepreneurs.

  • Intelligence artificielle : Google installe son premier groupe de recherche européen à Zurich

    Un groupe de recherche sur l’intelligence artificielle et le machine-learning va s’installer dans les bureaux européens de Google à Zurich, apprend-on le 16 juin 2016 sur le blog officiel de Google.

    Baptisé « Google Research Europe », ce groupe de chercheurs et d’ingénieurs se concentrera sur 3 domaines :

    • Intelligence artificielle
    • Traitement du langage naturel & compréhension
    • Machine Perception

    Ce centre de recherche sera rattaché au Google Research Center de Zurich, qui est le plus grand laboratoire de Google en dehors des Etats-Unis et compte près de 1800 employés. Zurich développe notamment les moteurs qui propulsent Knowledge Graph et l’assistant Google Allo.

  • IoT : GE inaugure son premier centre de R&D hors des Etats-Unis à Paris

    GE a inauguré le 13 juin 2016 à Paris son premier laboratoire de R&D dédié à l’IoT en dehors des Etats-Unis. GE digital, l’entité qui fournit des solutions et services numériques dédiés aux industriels, annonce que son centre parisien, la « Digital Fonderie », emploiera 250 experts du développement, des processus industriels, du Big Data et de la sécurité d’ici à 2018.

    L’objectif de GE est de développer son offre IoT aux industriels, axée principalement autour de sa plateforme Predix.

    Lancé en 2015, Predix se base sur Cloud Foundry, le Paas de l’éditeur de logiciels Pivotal. Ce dernier fournit des solutions et des services de développement agile d’application web et mobiles, une plateforme Paas cloud native, et une suite de solutions pour le stockage et l’analyse en temps réel des données Big Data.

    GE a investi 105 millions de dollars dans Pivotal (10% du capital) le 24 avril 2013, pour utiliser les technologies de Pivotal dans le cadre de son services d’analyse.

    Ce nouveau centre est conçu sur le modèle de celui mis en place à San Ramon (Californie), qui compte 1 400 ingénieurs (dont 250 data scientists et 80 spécialistes du design).

    GE annonce également son intention d’ouvrir deux autres centres de ce type à Shanghai et à Boston dans le courant du 2e semestre 2016.

    Paris reste attractive pour l’innovation

    L’inauguration lundi 13 juin 2016 à Paris de la Digital foundry de General Electric vient conforter les conclusions d’une étude de Capgemini menée entre juillet 2015 et février 2016 qui montre que Paris reste pour l’innovation une place attractive, en se maintenant à la troisième place du classement derrière la Silicon Valley et Londres.

    Le nombre de « tech talents », le dynamisme entrepreneurial et la présence d’acteurs du capital risque sont les principales motivations des entreprises dans leurs choix d’installation, selon Capgemini.

    La santé parmi les principaux secteurs d’innovation

    La tendance observée sur la période de l’étude est l’émergence de l’Asie qui a vu son nombre de centres d’innovation augmenter de 29 % depuis 2015. L’Inde est le pays asiatique le plus attractif pour l’innovation, selon cette étude.

    Les trois principaux secteurs ayant ouvert des centres d’innovation entre 2015 et 2016 sont l’internet des objets associé à la smart city, la fintech et la santé.

  • Merck rachète Afferent Pharmaceuticals pour 1,25 Md$

    1,25 Md$ (1,1 M€), c’est le prix que le groupe pharmaceutique américain Merck va payer pour racheter la société de biotech Afferent Pharmaceuticals, créée en 2009, dont la molécule phare traite la toux chronique. Les deux entreprises ont annoncé ce rachat le 9 Juin 2016.

    La transaction sera finalisée au troisième trimestre, à condition que les autorisations nécessaires aient été obtenues auprès des régulateurs.

    Le traitement d’Afferent Pharmaceutical, oral et non narcotique, est aussi prescrit en cas de fibrose pulmonaire interstitielle accompagnée de toux, et fait l’objet de tests cliniques de phase II.

    10 % des adultes américains sont touchés par une toux chronique (durée supérieure à 8 semaines). Dans 20 à 40 % de ces cas, aucune pathologie sous-jacente n’est identifiée et aucun traitement n’est approuvé.

  • Quatre services de e-santé lancés au Bangladesh

    De nouveaux services numériques visant à améliorer les problèmes de santé locaux grâce aux nouvelles technologies ont été inaugurés le 5 juin 2016 au Bengladesh par Telenor Health, la filiale dédiée à la santé numérique du groupe Telenor.

    C’est la première étape d’un vaste projet consacré au développement de l’e-santé dans les pays émergents.

    Le gouvernement bangladais soutient l’initiative. Le ministre de la Santé du pays, Mohammed Nasim, et la ministre d’État des Postes et Télécommunications, Tarana Halim, ont assisté au lancement officiel du programme à Dhaka, la capitale bangladaise.

    Telenor Health : la santé numérique pour tous

    Créée en 2015, l’unité Telenor Health a été lancée au Bangladesh afin de financer les services Tonic au sein du pays et, à terme, sur d’autres marchés si le succès est au rendez-vous.

    La direction n’a pas encore précisé quels autres États étaient visés. On sait néanmoins que le groupe est notamment présent en Inde, en Birmanie et au Pakistan.

    La société norvégienne décrit l’inauguration de Tonic comme son « premier pas officiel dans le secteur international de la santé ». « Exploiter la technologie pour relever les défis de santé est une mission de plus en plus chère à Telenor, en particulier dans des pays comme le Bangladesh, a déclaré Sigve Brekke, le P.-D.G. du groupe. Le domaine de la santé, et en particulier de la santé numérique, a le potentiel de devenir une partie intégrante de notre développement (…) »

    Tonic : une « porte d’entrée numérique »

    L’objectif de l’entreprise est de proposer une « porte d’entrée numérique [ouverte] à tous » à travers des outils accessibles car simples à utiliser et peu coûteux.

    « La santé est un connecteur universel qui permet d’aller au-delà des différences ethniques, de classe, de genre et religieuses, précise un porte-parole de Telenor à H&TI . Nous avons ici l’opportunité de faire une vraie différence dans la vie des gens (…) »

    Le groupe envisage d’adapter ses services, notamment en e-santé, aux besoins des citoyens locaux des pays dans lesquels il est implanté.

    Tonic : 4 services en e-santé adaptés aux besoins des Bangladais

    Tonic est une application mobile regroupant 4 services :

    • Tonic Jibon (life) : le premier portail gratuit d’informations scientifiques sur la santé et le bien-être en bengali (langue officielle du Bangladesh) – il est accessible par internet (www.tonic.com), par SMS et via une page Facebook dédiée ;
    • Tonic Daktar (médecin) : permet aux membres d’accéder à des conseils médicaux de haute qualité et sans attente via un service téléphonique, accessible 24 heures sur 24 (5 takas/5 centimes d’euro la minute) ;
    • Tonic Discounts : propose des réductions exclusives – jusqu’à 40 % – sur des services médicaux basiques dans plus de 50 hôpitaux du Bangladesh – en envoyant le code partenaire (789) par SMS, les membres Tonic peuvent accéder à des soins à moindre coût ;
    • Tonic Cash : prévoit d’indemniser à hauteur de 500 takas (5 euros/somme non négligeable au Bangladesh) les membres hospitalisés pendant trois nuits consécutives ou plus.- Le paiement s’effectue directement via un système mobile de portefeuille bancaire, réservé aux abonnés.- Les membres peuvent solliciter ce servir quatre fois par an, quel que soit le problème médical.- « Tonic Cash permet de limiter le risque de problèmes financiers pour les familles et de gagner en crédibilité aux près des fournisseurs d’assurances », précise Telenor sur son site officiel.

    Ces services sont pour l’instant réservés au 57 millions de clients Grameenphone, le plus important opérateur de téléphonie mobile du Bangladesh – filiale de Telenor.

  • 57 % des industriels de la santé ont mis en place une organisation spécifique pour gérer le digital

    • Bien que 88% des industriels de la santé considèrent que le digital constitue une priorité pour leur entreprise, ils ne sont que 57% à avoir mis en place une organisation particulière pour gérer le digital, selon l’enquête de la Fnim et de Doctors 2.0 & You sur la transformation digitale et l’open innovation des Industries de santé publiée le 26 mai 2016.

    « L’intégration du digital dans la stratégie globale de l’entreprise est bien rentrée dans les consciences. Il y a toujours une forte volonté de s’engager dans cette voie, mais pour autant, tout le monde n’a pas encore mis en place les équipes ad hoc. Le digital a atteint sa maturité dans le secteur de la santé, mais les organisations au sein de l’entreprise restent encore beaucoup trop cloisonnées. Celles qui ont réussi leur transformation digitale l’ont fait de façon transversale. Trop souvent, la transformation numérique arrive en réaction à une problématique, et trop peu dans le cadre d’une vision d’avenir. De plus, la question du retour sur investissement effraie encore, à l’heure où on demande du ROI à court terme », confirme Eric Phélippeau, président de la Fnim, à H&TI.

    • 36% des entreprises françaises de santé déclarent être engagées dans des projets en open innovation (mode d’innovation fondé sur le partage et la collaboration en interne et en externe) selon la même enquête.

    « L’open innovation, ou “comment apprendre des autres pour rendre les idées plus fortes”, fait son chemin chez les industriels, poursuit Eric Phélippeau. Mais il y a encore une forme d’incompréhension du concept lui-même. Résultat, nous sommes encore au stade de la réflexion, et encore peu dans l’action. Par ailleurs, on retrouve dans ce cas le même problème des silos dans l’organisation des entreprises. Même si chez la plupart des industriels de la santé et en particulier dans l’industrie pharmaceutique, les postes de responsables digitaux voient le jour, beaucoup se posent encore la question des types de profils à recruter; en sachant que la plupart des métiers dont nous aurons besoin demain n’existent pas encore! « 

  • L’agence du Numérique lancée par Emmanuel Macron et Axelle Lemaire le 07/06/2016

    L’agence du Numérique sera lancée le 7 juin 2016. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, et Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat en charge du Numérique, seront présents lors de ce lancement.

    L’agence du Numérique « a vocation à mener des actions de terrains, concrètes, en proximité avec les entrepreneurs, les élus, les acteurs de la médiation numérique, dans une logique de désintermédiation et de connexion entre les acteurs », selon un communiqué du ministère de l’Economie.

  • Asie du Sud : SingHealth et Medtronic créent un centre d’excellence pour le traitement du diabète

    SingHealth, l’un des plus grands groupe de santé de Singapour, a signé le 31 mai 2016 un partenariat avec Medtronic, société spécialisée en technologies médicales. Le but de cette alliance : concevoir un centre d’excellence pour le traitement du diabète en Asie du Sud-Est, où la maladie progresse.

    « Nous pensons que [ce centre] va encourager l’industrie du secteur à participer activement au co-développement de nouvelles solutions dans le domaine de la santé à Singapour, [un dynamisme] qui sera bénéfique pour le pays mais aussi pour l’ensemble de la région », a affirmé Thien Kwee Eng, directeur général adjoint de l’EDB.

    Les objectifs principaux du partenariat

    • approfondir l’éducation des patients diabétiques ;
    • améliorer l’accès aux technologies innovantes pour la traitement du diabète, telles que la thérapie intensive à l’insuline ;
    • davantage sensibiliser la population régionale à la maladie ;
    • former en profondeur les médecins aux dernières technologies relatives à la gestion du diabète ;
    • lancer de nouvelles initiatives liées à la prestation des soins et à la gestion du diabète.

    Singapour déclare la guerre au diabète

    Au mois d’avril, le gouvernement singapourien à déclaré « la guerre au diabète ».

    La maladie coûterait plus d’1 milliard de dollars singapouriens par an à l’État (650 millions d’euros).

    Il y aurait actuellement plus de 400 000 patients diabétiques dans l’archipel asiatique, soit 11,3 % de la population (contre environ 5 % en France), indiquent les statistiques officielles. Ce chiffre pourrait atteindre le million en 2050 en raison notamment du vieillissement de la population, prédit l’École de santé publique Saw Swee Hock (Université nationale de Singapour).

    Selon l’OMS, les maladies chroniques telles que le diabète sont aujourd’hui les principales causes de décès en Asie du Sud : elles représentent 62 % de l’ensemble des décès dans la région.

    « Le partenariat [avec Medtronic] est en adéquation avec notre objectif : s’unir au monde de l’industrie pour développer, piloter et voir mûrir de nouveaux modèles de traitements préventifs fiables afin de saisir de nouvelles opportunités sur le marché tout en répondant aux besoins de nos citoyens », a expliqué le Dr. Poh Koon Koh, ministre singapourien du Commerce et de l’Industrie.

  • FASN Grand Ouest : 5e édition des 36H Chrono le 22/06/2016 à Nantes

    « Les problématiques de votre région, rencontre entre professionnels de santé et industriels », sera le thème abordé lors de cette 5e édition du FASN le 22 juin 2016 à Nantes.

    Lors cette rencontre, professionnels de santé régionaux et industriels pourront échanger sur les problématique locales afin de mieux comprendre les enjeux et les avancés locales de la santé numérique.

    L’inscription est gratuite pour les professionnels de santé et une participation est demandée aux industriels.