Pilotage

  • Traitement du cancer par voie orale : une solution connectée développée par un consortium

    Développer une solution connectée permettant de sécuriser et piloter à distance la prise des anticancéreux par voie orale, c’est l’objectif que ce sont fixés Stiplastics, producteur de solutions plastiques pour l’industrie pharmaceutique, l’éditeur de logiciels e-santé La Valériane et l’institut Sainte-Catherine d’Avignon avec la création d’un consortium le 7 juillet 2016.

    Ce consortium va développer un dispositif médical de classe II pour accompagner les patients bénéficiant des plus récents traitements en oncologie par voie orale.

    « Ces nouvelles formes orales ont des effets secondaires parfois inconnus, et très souvent négligés. Sans maîtrise et sans sécurisation, ces traitements sont source d’arrêts fréquents ou de non-observance. On note, en outre, des risques d’iatrogénie essentiellement dus aux traitements co-administrés (automédication, phytothérapie, etc.). Pour nos patients, avec ces traitements novateurs, nous avons besoin d’un dispositif qui puisse être piloté à distance et qui nous permette de collecter des données réelles au domicile afin d’adapter la posologie en fonction de l’état clinique du patient et de sa tolérance au traitement », indique Françoise de Crozals, pharmacien gérant de l’Institut Sainte-Catherine, établissement investigateur hospitalier principal de l’expérimentation de cette nouvelle solution.

    La part actuelle des traitements du cancer par voie orale s’élève à 25% et pourrait passer à 50% en 2020 selon Unicancer.

    20% des hospitalisation d’urgence seraient dus à une mauvaise prise de médicaments selon l’INCa.

  • La commande publique au service de l’innovation et de la croissance

    L’achat innovant est désormais une priorité clairement affichée tant du côté des pouvoirs publics que des acheteurs. La mesure 32 du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi affirme le principe de «l’Etat, acheteur exemplaire» afin de stimuler l’innovation et accompagner le développement des PME innovantes. Le gouvernement s’est en particulier engagé à atteindre en 2020 un volume de 2% de la commande publique de la part de l’État, de ses opérateurs et des hôpitaux.

    Un décret du 26 septembre 2014 a également introduit dans le code des marchés publics le «partenariat d’innovation», un dispositif qui permet de faciliter la passation de marchés publics à visée innovante et d’aider les acheteurs publics à mieux utiliser leurs marchés pour stimuler l’innovation.

    Le dynamisme des groupements d’achat

    Cette politique de « l’Etat, acheteur exemplaire » s’appuie sur les groupements d’acheteurs hospitaliers tant publics que privé qui, à travers la mutualisation, jouent un rôle d’accélérateur en facilitant l’identification, l’évaluation et surtout la diffusion des innovations parmi leurs adhérents.

    La centrale d’achat francilienne ResaH a ainsi été le coordonnateur d’HAPPI (Healthy Ageing Public Procurement of Innovations) le premier appel d’offres transfrontalier lancé par sept centrales d’achat hospitalières européennes.

    Ce programme avait pour objectif de repérer au niveau européen les solutions permettant de prévenir et de guérir les chutes des personnes vieillissantes. Une plateforme a été développée pour recenser les solutions existantes ou en cours de finalisation. Ces solutions ont ensuite été évaluées et les marchés attribués à trois PME innovantes dont deux des lauréats étaient françaises.

    Le premier consistait en un système de détection de chute innovant, la solution  « Visualisation et Alerte de Chute » (VAC) de la PME française C2S.  Le parcours de marche DM3 de la PME française Alter Éco Santé, atelier d’équilibre qui permet de recouvrer de l’autonomie et de réduire la peur de la chute, ainsi que le C-Mill, tapis de rééducation à la marche de Forcelink, ont été les deux autres titulaires des marchés HAPPI.

    Le ResaH gère également les programmes d’achats innovants liés au programme TerriSanté l’un des cinq programmes Territoires de Soins Numériques actuellement en expérimentation. La plateforme HAPPI est désormais utilisée sous le nom de www.innovation-sante-autonomie.fr, pour recenser les solutions innovantes dans le domaine de la santé et de l’autonomie.

    Des procédures engagées avant que le produit soit sur le marché

    L’achat d’innovation ne vise concerne pas que les seuls produits commercialisés. Il englobe également des achats pré-commerciaux. Dans ces cas, les procédures d’achat doivent être engagées avant même que le produit ne soit sur le marché. C’est le cas de RELIES lancé également par le ResaH en partenariat avec des acheteurs suédois et espagnol dans le but de susciter des solutions digitales permettant au patient de prendre en charge à domicile le traitement de la douleur dans les maladies chroniques.

    Il faut aussi signaler que le groupement francilien a été le premier opérateur à avoir appliqué dans le domaine de la santé le tout nouveau dispositif de partenariat innovation dans le domaine du numérique pour le compte du GCS Sésame d’Ile de France.

    30 000 € pour aider les start-up innovantes

    Intervenir le plus en amont possible, c’est aussi le souci d’UniHA, le groupement d’achat qui rassemble les CHU et les grands centres hospitaliers. Une somme de 30 000 € est ainsi consacrée chaque année afin d’aider les start-up innovantes à documenter leur dossier, une pratique  inaugurée avec succès récemment avec la start-up lilloise ATH Medical sur une solution de traçabilité permettant de recomposer de manière automatisée les boîtes d’ancillaires. Une sorte d’avance sur chiffre d’affaires qui a permis d’amorcer la pompe. « Un système gagnant/gagnant », se félicite ses promoteurs.     

    Des appels d’offres dédiés à l’innovation

    Du côté de l’UGAP où le volume des achats concernant la santé et le médico-social représente le quart des commandes, on s’est doté récemment  d’un pôle innovation avec  des ressources dédiées. Depuis 2015, l’UGAP lance également deux appels d’offres par an dédiés à l’innovation dans lesquels le caractère innovant compte pour 30% dans la note du candidat. Cela a permis d’identifier des solutions innovantes sur des sujets tels que la personne âgée, l’e-santé ou la télémédecine.

    En complément de la promotion de l’innovation technologique, la centrale d’achat publique a également mis en place des formules de financement qui facilitent l’accès des établissements à l’innovation. C’est le cas du dispositif de « facturage collaboratif » qui permet à une start-up d’être payée dans un délai d’1 jour, la centrale d’achat publique jouant ainsi un rôle de banquier. Signalons aussi des formules de location ou de crédit-bail intéressantes pour des établissements aux capacités d’investissements limitées. Enfin depuis la fin janvier 2016, l’UGAP a ajouté à son catalogue une offre de conseil en organisation immédiatement actionnable qui permet à une innovation nécessitant un environnement organisationnel d’entrer rapidement dans l’établissement.

  • Les experts : « l’acheteur est légitime sur le sujet de l’innovation » (ResaH)

    Assurer la qualité du service rendu au patient et faciliter l’accès de l’innovation au marché sont les deux priorités des acheteurs hospitaliers.

    Dominique Legouge (GIP ResaH):

    « La réglementation  nous donne les outils nécessaires »

    « Le rôle de l’acheteur est de gérer l’interface entre les industriels et les établissements de santé, explique Dominique Legouge. Ce rôle doit commencer dès l’émergence d’un produit ou d’un service innovant. L’acheteur est pleinement légitime sur le sujet de l’innovation. Il n’intervient pas seulement lorsque le produit ou le service est sur le marché, il peut intervenir avant. Plus tôt il intervient dans la chaine de développement d’une innovation, plus il sera efficace. Il doit être capable sur un sujet donné de faire du sourcing c’est à dire d’identifier les solutions disponibles ou en cours de mise au point. Au ResaH on a fait une part importante à l’innovation dans les politiques et stratégies d’achat. La règlementation nous donne à cet égard tous les outils nécessaires».

    Philippe Marchand (UGAP):

    « Faciliter l’accès au marché des solutions innovantes »

    « L’UGAP n’intervient pas au niveau de la maturation de l’innovation. Son rôle est  plutôt de faciliter l’accès aux marchés publics des solutions innovantes. Son positionnement est de détecter des solutions innovantes et de les promouvoir à travers son réseau commercial. A titre d’exemple nous étions présents lors de la dernière Paris Healthcare Week à travers un village d’Innovation avec plusieurs start-up. Nous leur permettons d’accéder au marché hospitalier».

    Nicolas Roux (UniHA):

    « Qualité du service rendu au patient et attractivité de l’hôpital »

    « Nos axes pour juger une innovation, c’est la qualité du service rendu au patient, l’amélioration de l’attractivité de l’hôpital et de sa marge. C’est la combinaison de ces trois critères qui nous permettra de sélectionner une innovation ».

  • Les chiffres clés

    • 25 millions € : c’est le montant total des achats innovants de l’UGAP dans le secteur de la santé en 2015
    • 2% : c’est la pourcentage cible des achats innovants dans la commande publique en 2020
    • 30000€ : c’est le montant annuel du fonds de dotation d’UniHA pour aider les start up innovantes

  • Prise de rendez-vous médicaux en ligne : partenariat entre CNP Assurances et Mondocteur.fr

    CNP Assurances annonce le 12 juillet 2016 un partenariat entre sa plateforme Lyfe, qui propose des services en santé et prévoyance, et Mondocteur.fr, pour la prise de rendez-vous médicaux en ligne sur toute la France.

    Lancée en octobre 2015, la plateforme Lyfe est ouverte aux salariés des mutuelles, instituts de prévoyance et entreprises partenaires de CNP Assurances, et a 123 000 utilisateurs potentiels.

    Elle leur propose un service de conseil santé, des bilans de santé, un coaching bien-être (avec la start-up Betterise), des conseils sur le bien-vieillir, ainsi qu’une conciergerie (avec Merci Alfred).

    Le partenariat entre Lyfe est Mondocteur.fr vise à permettre aux utilisateurs de la plateforme de prendre rendez-vous dans toute la France avec l’un des professionnels de santé conventionnés secteur 1 répertoriés par Mondocteur.fr.

  • Légion d’honneur : la promotion du 14/07/2016

    Plusieurs personnalités de la santé figurent parmi les 654 nouveaux nommés et promus dans l’Ordre de la Légion d’honneur par décret du Président de la République en date du 13/07/2016 paru au Journal officiel du 14/07/2016.

    Grand officier

    • Louis Lareng, fondateur du service d’aide médicale d’urgence (SAMU)

    Officier

    • Claude  Evin, ancien ministre de la Santé, ancien député, ancien directeur général de l’ARS Ile-de-France, ancien président de la Fédération hospitalière de France

    Chevalier

    • William Dab, médecin épidémiologiste, directeur de la chaire Entreprises et Santé Malakoff-Médéric Cnam, ancien directeur général de la Santé
    • Dominique Parent, professeur des universités, présidente de la Société française de toxicologie
    • Emmanuelle Quilès, PDG de Janssen France
  • Theranos : la PDG Elizabeth Holmes interdite d’exercer pendant deux ans

    Interdiction de diriger un laboratoire pendant deux ans pour Elizabeth Holmes, PDG de Theranos, et la fin des remboursements par Medicare et Medicaid (sécurité sociale américaine), telle est la décision des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS), prise le le 7 juillet 2016 à l’encontre de la start-up spécialisée dans les analyses sanguines.

    Les CMS avaient déjà déclaré en janvier 2016 que « les pratiques de Theranos violaient plusieurs règles d’analyses cliniques en laboratoire, mettant en jeu la santé et la sécurité des patients. »

    Theranos, qui a été valorisée jusqu’à 9Mds $ (8,14Mds €), et était présentée comme une des start-up les plus prometteuses de la Silicon Valley, est par ailleurs sous le coup de poursuites judiciaires au niveau fédéral pour avoir « mis en danger la vie de ses clients » en leur fournissant des résultats d’analyses erronés. Ces problèmes avaient été soulevés par une série d’articles parus dans le Wall Street Journal à partir d’octobre 2015.

  • IA : IBM et UPMC de Pittsburgh s’associent pour améliorer la logistique hospitalière

    Appliquer les techniques d’analyses de données permises par l’intelligence artificielle à la logistique hospitalière, tel est l’objectif de la nouvelle société « Pensiamo » issue du partenariat entre IBM et le Centre médical de l’université de Pittsburgh (UPMC) dont la création a été annoncée le 8 juillet 2016.

    Cette société indépendante se donne pour mission d’améliorer les performances de la logistique hospitalière en s’appuyant sur les domaines d’expertise d’IBM et les technologies d’informatique cognitive de Watson Health.

    L’analyse des données pour réduire les coûts

    • La logistique est le deuxième poste budgétaire derrière les ressources humaines pour les hôpitaux américains, selon un article du magazine Modern Healthcare d’août 2012,
    • Une étude de l’Institut de médecine américain de 2013 estime que la gestion des déchets représente un tiers des dépenses des hôpitaux.

    « Dans un environnement en constante évolution, les professionnels de santé font face à une pression accrue pour améliorer les soins et contrôler les coûts. Les professionnels ont plus que jamais besoin de comprendre ces coûts pour chaque patient. Pourtant, peu nombreux sont ceux capables de tirer partie des ces informations, L’objectif est de fournir aux hôpitaux une gestion de la chaine logistique sur mesure et adaptative, en fonction des spécialités, des populations de patients et des évolutions sectorielles  » précise le communiqué.

  • Vallée scientifique de la Bièvre : signature du contrat d’intérêt national Santé

    Le contrat d’intérêt national (CIN) Santé de la vallée scientifique de la Bièvre a été signé le 4 juillet 2016 par Jean-François Carenco, préfet de la région Ile-de-France, avec les partenaires suivants :
    • les collectivités territoriales concernées (département du Val de Marne, Métropole du Grand Paris, Établissement public territorial 12)
    • l’Université Paris Saclay
    • l’Université Paris-Sud
    • le CEA
    • le centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy
    • l’APHP
    • Sanofi
    • Medicen
    • la CCI de Paris Ile-de-France.

    Ce contrat d’intérêt national vise à consolider un partenariat opérationnel autour des enjeux de développement du pôle santé de l’Université Paris-Saclay et du renforcement du bioparc Cancer Campus à Villejuif, sur la période 2016-2022.

    Trois objectifs ont été fixés au contrat d’intérêt national :

    • Donner une visibilité globale aux projets de la vallée scientifique de la Bièvre ;
    • Articuler les projets des acteurs universitaires et scientifiques avec ceux des collectivités territoriales ;
    • Rassembler l’ensemble des partenaires autour d’une stratégie commune de développement économique.

  • Classement des SSII en France 2015 : Cap Gemini toujours 1er, IBM en perte de vitesse (PAC)

    • Cap Gemini,
    • IBM,
    • Atos,
    • Sopra Steria,
    • Orange Business Services,
    • Accenture,
    • Hewlett Packard Enterprise,
    • CGI,
    • Gfi informatique,
    • Econocom,

    tel est le classement des 10 plus gros ESN en France en fonction de leur chiffre d’affaires, mis à jour par PAC le 5 juillet 2016.