Mutuelles

  • Roche lance avec l’école 42 un hackathon de 10 mois sur le thème « l’entreprise de santé du futur »

    Roche a ouvert le 19 septembre 2018, en partenariat avec le programme d’innovation Matrice de l’école de développement informatique 42, une « Matrice santé et numérique », sorte de hackathon de long terme regroupant des équipes pluridisciplinaires d’étudiants dans l’optique de concevoir des outils technologiques sur le thème « l’entreprise de santé du futur ».

    Pendant dix mois, une trentaine d’étudiants en informatique, en biologie, en pharmacie mais aussi en droit et en commerce – dont la moitié est en formation à l’école 42 – vont se rassembler pour développer des dispositifs tels que des logiciels, des applications mobiles ou des objets connectés visant à résoudre certains des problèmes rencontrés par les acteurs de la santé.

    Le programme se divise en quatre phases :
    • immersion (1 mois) : rencontres et visites thématiques pour découvrir les problématiques rencontrées par les acteurs de la santé et les patients dans l’utilisation d’un produit de santé ;
    • transformation (2 mois) : répartition des étudiants dans 5 à 6 équipes, chacune centrée sur une problématique, maturation des idées pour aboutir à des projets viables, puis évaluation de la pertinence et de la faisabilité des projets ;
    • production (3 mois) : prototypage technique, construction du modèle économique, passage du concept au produit ;
    • action (4 mois) : expérimentation des outils développés sur le terrain, possibilité de création d’une structure juridique.

    La Matrice, une version plus approfondie du traditionnel hackathon

    La « dimension temporelle » du programme Matrice de l’école 42 a plu à Anne Philippot, directrice « expérience client, digital et innovation » du laboratoire. Le dispositif s’étend en effet sur une année scolaire, alors que les hackathons classiques se déroulent généralement sur 48 heures. « J’ai trop souvent vu des hackathons qui étaient très centrés sur la phase d’idéation, et qui avaient ensuite du mal à rendre robustes les solutions développées », a-t-elle justifié (source : Ticpharma).

    « L’entreprise de santé du futur » : la thématique du programme

    Le thème du programme, « l’entreprise de santé du futur », est large afin de ne pas cloisonner les étudiants dans leurs réflexions. Cependant, Roche a identifié des « routes de besoins » pour les guider, a expliqué Anne Philippot, citant notamment :

    • de manière générale, la mise à disposition d’informations en temps réel ;
    • la transmission de données patients entre professionnels ;
    • la fluidification des démarches pour les médecins investigateurs d’essais cliniques ;
    • la transformation des métiers à l’hôpital ;
    • les outils pédagogiques autour des pathologies.

    Un programme en 4 phases

    Après le premier mois dédié à la découverte du secteur, les étudiants se répartiront dans cinq à six équipes, chacune d’entre elles visant à être concentrée sur une problématique issue de la phase d’immersion.

    Viendra ensuite la phase de transformation, deux mois au cours desquels les équipes testeront la pertinence et la faisabilité de leur projet, puis la phase de production (3 mois), rythmée par le prototypage technique, la construction du modèle économique et le passage du concept au produit concret.

    Les étudiants expérimenteront ensuite leur dispositif sur le terrain auprès des acteurs concernés et auront la possibilité de créer leur structure juridique pour commercialiser leur solution (phase d’action, 4 mois).

    Roche laissera le maximum de liberté possible aux étudiants mais gardera un œil sur les différents projets : « [Nous pourrons nous] assurer tout au long du processus que si la solution technologique est particulièrement juste par rapport à un élément de notre métier, ce ne soit pas notre concurrent direct qui puisse en bénéficier immédiatement », a détaillé la directrice de l’innovation du laboratoire à Ticpharma. « En revanche, la volonté est bien que la solution puisse être interopérable et opérée au sein de l’écosystème de santé », a-t-elle souligné.

    Des « escales » pour permettre aux différentes équipes d’échanger

    Entre chacune de ces phases, des « escales » seront intégrées au programme pour que les étudiants puissent faire le point face à une communauté d’experts sur l’état d’avancement de leurs projets mais aussi identifier leurs besoins et les difficultés rencontrées jusqu’alors, a signalé Anne Philippot.

    Les équipes auront par ailleurs l’opportunité d’échanger entre elles par le biais de rendez-vous hebdomadaires obligatoires.

    Mentorat : une trentaine de collaborateurs de Roche mobilisés

    « Au fil du temps, un mentorat [pourra] se mettre en place avec le laboratoire Roche ou avec des associations de patients, a indiqué Isabelle Ampart, la responsable de la communication du programme Matrice (source : Ticpharma). Il s’agit de créer un maillage et un grand réseau de connaissances et de transmission que les étudiants pourront solliciter à tout moment ».

    Des « ambassadeurs de la transformation en interne »

    Une trentaine de collaborateurs du laboratoire ont été mobilisés pour apporter aux étudiants leur expertise et accompagner leurs projets. Ils pourront « témoigner de nouvelles façons de faire, de s’organiser et d’inclure le professionnel de santé dans cette dynamique, afin d’irriguer l’ensemble du groupe », a précisé Anne Philippot.

    « Nous aimerions faire de ces collaborateurs des ambassadeurs de la transformation en interne », a-t-elle ajouté.

    Par ce biais, les étudiants pourront ainsi ouvrir un réseau, bénéficier d’opportunités commerciales et sortir du programme « avec une vraie expérience de maîtrise d’ouvrage et d’entreprenariat global sur un secteur en particulier », a commenté de son côté Isabelle Ampart.

  • Les expérimentations Paerpa sont prolongées d’une année avant une nouvelle évaluation en 2019

    Le dispositif Paerpa de coordination des différents intervenants des secteurs sanitaire, social et médico-social visant à prévenir la perte d’autonomie et éviter le recours inapproprié à l’hospitalisation des personnes de plus de 75 ans a été prolongé d’une année dans le cadre des expérimentations définies par l’article 51, selon la décision de la Direction de la sécurité sociale du 28 septembre 2018.

    L’objectif de cette prolongation est de consolider la démarche dans les territoires pilotes et avoir une retour au plus près de la réalité après la période de maturation et de mise en œuvre sur le terrain. Dominique Libault, directeur du programme et président du comité national Paerpa croit en sa capacité à répondre aux enjeux de Ma Santé 2022 en ce qu’il permet le renforcement :
    • de la continuité de la prise en charge ;
    • du lien ville-hôpital-Ehpad ;
    • de la coordination entre professionnels.

    L’analyse qui a servi de base à cette décision est principalement fourni par l’IRDES et ses rapports du mois de juin 2018, disponibles via le lien ci-contre. Si l’évaluation de l’année prochaine s’avère favorable, les parcours Paerpa seront inscrits dans les parcours dans le droit commun.

    Hétérogénéité et maturité inégale de mise en œuvre en régions

    Dans son rapport, l’IRDES note une certaine hétérogénéité dans la mise en œuvre du programme et souligne que le temps de la mise en place opérationnelle des dispositifs a été de dix-huit mois en moyenne. Ceci a amené les porteurs de projets à défendre une prolongation du dispositif afin d’obtenir davantage d’indicateurs.

    C’est notamment dans le secteur hospitalier qu’un manque d’impact est visible – les indicateurs hospitaliers dans tous les territoires manquent pour évaluer l’efficacité des actions développées dans le cadre de Paerpa pour réduire les hospitalisations et les réadmissions. À ce titre, l’IRDES préconise une réflexions relative à la façon d’ajuster les incitations financières à l’hôpital par rapport aux objectifs Paerpa de réduire les hospitalisations évitables.

    L’IRDES souligne que « dans la majorité des territoires, la plupart des actions n’ont été effectives qu’à partir de 2016 avec une montée en charge qui s’étend jusqu’en 2017 ».

    Bien qu’un effet moyen significatif de Paerpa est difficilement notable, l’IRDES l’impute :

    • à l’hétérogénéité dans la mise en œuvre du programme Paerpa d’un territoire à l’autre et la différence de maturité entre les territoires ;
    • au défi que représente la construction et la préparation d’un terrain d’entente entre les différents groupes de professionnels impliqué dans le dispositif ;
    • au besoin de temps pour qu’un changement inter-organisationnel et professionnel du système de santé prenne.

    7 indicateurs d’évaluation

    L’évaluation actuelle du programme repose sur 7 critères ou indicateurs :

    • 3 portent sur le recours à l’hôpital :
      • nombre de journées d’hospitalisation par personne âgée, ;
      • taux de réhospitalisation à 30 jours ;
      • hospitalisations non programmées ;
    •  4 sont des indicateurs liés à l’organisation des soins primaires mais qui peuvent avoir des conséquences sur les recours à l’hôpital :
      • hospitalisations potentiellement évitables ;
      • passages aux urgences non suivis d’hospitalisation ;
      • polymédication ;
      • prescriptions inappropriées.

    Les principaux outils du programme ont progressé en 2017

    Afin de faciliter la coordination autour de la personne âgée, deux outils principaux ont été développés :

    • la CTA : coordination territoriale d’appui qui consiste en un guichet unique dédié à la population visée et aux professionnels de santé ;
    • le PPS : plan personnalisé de santé qui est un document dont a la responsabilité le médecin traitant afin de formaliser la coordination médico-sociale.

    Entre 2017 et 2018, le nombre total de PPS a augmenté de 13 % et les demandes de CTA, aussi bien de la part des libéraux que des établissements de santés, se sont accélérées en croissant de 32 % chacune.

    Les territoires pilotes meilleurs élèves

    Le programme a notamment porté ses fruits dans les régions suivantes et dans les domaines suivants :

    • l’Aquitaine et le Nord–Pas-de-Calais ont enregistré une baisse significative de la polymédication ;
    • la Lorraine est le seul territoire où le taux de recours aux urgences non suivi d’hospitalisation connaît une évolution favorable en comparaison des territoires témoins ;
    • dans les Midi-Pyrénées et en Bourgogne, un impact significatif de Paerpa a été constaté dans le domaine de la réduction des hospitalisations non programmées ;
    • la Bourgogne, le dispositif Paerpa a permis de réduire les hospitalisations évitables.

    L’IRDES préconise que les résultats du rapport soient confirmés à partir des données 2017 qui seront disponibles à l’été 2018 pour une publication des résultats actualisés fin 2018. Selon l’Instititut, ces travaux permettront d’actualiser les résultats et d’évaluer l’effet du dispositif PPS (plan personnalisé de santé) propre à Paerpa

    Financement et cadre d’application

    Par ailleurs, en 2019, le dispositif sera testé dans les mêmes territoires toujours sous la même forme et le financement se fera dans le cadre du fonds d’intervention régional (FIR) qu’un arrêté prolongeant l’article 51 de la LFSS 2018 va officialiser.

    De façon plus générale et en écho à Ma Santé 2022, une réflexion devra être menée sur la façon dont le dispositif pourra s’articuler avec les autres dispositifs en cours de déploiement tels que les plateformes territoriales d’appui (PTA) et les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) notamment.

  • Grand âge et autonomie : les personnes âgées doivent pouvoir accéder aux services numériques

    En 2060, le nombre de personnes en perte d’autonomie atteindra 2,45 millions, contre 1,6 million en 2030 – tel est le constat fait par Dominique Libault, conseiller d’État et président du comité national du parcours des personnes âgées en risque de perte d’autonomie (PAERPA), missionné par le Premier ministre Édouard Philippe pour conduire une réflexion sur le grand âge et l’autonomie. La concertation nationale y étant associée a été lancée le 1er octobre 2018 par la ministre des Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn.

    L’objectif de la concertation, et le souhait de la ministre, est d’assurer de manière durable le maintien de l’autonomie. Pour cela, les travaux mis en place dans la cadre de la grande concertation – qui s’étendront jusqu’en janvier 2019 – vont mobiliser la société civile, les seniors, les représentants des autorités nationales et territoriales ainsi que les experts du secteur. Ils donneront lieu à une série de propositions au gouvernement qui, selon la ministre, construira une réforme ambitieuse.

    Le numérique est présent à travers la volonté du gouvernement de rendre les services numériques plus facilement accessibles aux seniors.

    Le numérique

    Le gouvernement souhaite contribuer à la mise en place d’un cadre de vie de qualité pour les personnes âgées en améliorant l’accès au numérique et aux services publics.

    Dans le cadre de la loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et de la transition numérique, il existe une volonté claire de développer l’habitat intergénérationnel définissant l’habitat inclusif et la création d’un forfait permettant aux personnes âgées de bénéficier d’un cadre sécurisé afin d’héberger des jeunes à un coût modéré, en échange d’une entraide solidaire.

    9 axes de réflexion

    • « Permettre le libre choix des personnes âgées, l’exercice de leurs droits et leur consentement aux mesures les concernant ;
    • Identifier les moyens d’une prévention plus efficace de la perte d’autonomie et d’une politique de recherche plus ambitieuse;
    • Simplifier le parcours des personnes âgées en assurant une continuité et une plus grande rapidité dans la prise en charge;
    • Définir les mesures nécessaires pour soutenir les aidants familiaux et trouver de nouvelles formes d’accompagnement solidaire des personnes âgées, par le bénévolat notamment;
    • Apporter des réponses aux enjeux de formation, de qualité de vie au travail et d’attractivité des métiers pour les personnels intervenant dans l’accompagnement et le soin aux personnes âgées;
    • Rénover les aides et les prestations pour les rendre plus lisibles, plus équitables, en maîtrisant les charges financières pour les familles;
    • Apporter des améliorations tangibles au cadre de vie des personnes âgées, dans les domaines de l’adaptation des logements, des mobilités, de l’accès au numérique et aux services publics ;
    • Définir les modalités de financement des prises en charge à domicile et en établissements afin d’en garantir l’accessibilité pour les familles ;
    • Accroître la qualité des prestations en établissement et à domicile en liant le montant des dotations publiques à la qualité des prestations proposées et en développant les enquêtes de satisfaction ».

    La parole aux citoyens grâce à la plateforme Make.org 

    Une mobilisation massive de la société sur cet enjeu de l’autonomie est attendue. Les citoyens sont invités à répondre à la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? » via la plateforme Make.org à cette adresse : grande-consultation-aines.make.org

    Par ailleurs, les personnes âgées prises en charge en établissements et à domicile (une soixantaine), les aidants et les professionnels de santé seront invités à contribuer grâce à la formation de groupes d’expression et à la mise en place d’entretiens individuels pour mieux comprendre les besoins et les attentes de chaque partie, puis à tester les pistes envisagées.

    Des forums régionaux organisés les ARS

    Des centaines d’institutionnels, d’opérateurs et d’associations de bénéficiaires et d’aidants seront sollicités pour faire part de leur analyse de terrain, de leurs demandes et pour partager leurs bonnes pratiques. Ces forums auront lieu sur l’ensemble du territoire français, aussi bien en métropole qu’en outre-mer.

    Les conclusion de ces forums viendront nourrir le travail de dix ateliers thématiques.

    Les parties prenantes s’exprimeront dans le cadre de 10 ateliers nationaux

    Un ensemble de 10 ateliers regroupera des représentants de l’État et des collectivités, des experts ainsi que des représentants des associations et des fédérations d’usagers et de professionnels. Les personnes âgées seront également parties prenantes.

    Les ateliers s’étaleront d’octobre 2018 à janvier 2019 avec quatre objectifs :

    • diagnostic et priorisation des objectifs ;
    • approfondissement des pistes retenues ;
    • formulation des propositions ;
    • formalisation et validation des conclusions pour chacune des 10 thématiques.

    Les dix ateliers sont construits autour des thématiques suivantes :

    • Gouvernance et Pilotage ;
    • Panier de biens et services et reste à charge ;
    • Nouveaux financements : proposer des schémas de financement de la couverture du risque de perte d’autonomie liée au grand âge ;
    • Parcours des personnes âgées ;
    • Prévention de la perte d’autonomie et bien vieillir ;
    • Métiers ;
    • Aidants, familles et bénévolat : reconnaissance et accompagnement ;
    • Offre de demain pour les personnes âgées en perte d’autonomie : identifier les voies de diversification de l’offre d’hébergement et de prise en charge telles l’Ehpad hors les murs, l’habitat intergénérationnel, etc. et examiner les axes d’une meilleure intégration des services  sur le modèle de plateformes ;
    • Cadre de vie : amélioration de l’adaptation des logements, des mobilités et de l’accès au numérique et aux services publics ;
    • L’hôpital et la personne âgée.

    Calendrier

    La réflexion sera appuyée par un conseil d’orientation, présidé par Dominique Libault, et un comité scientifique qui regroupe chercheurs en sciences sociales et médecins. Le premier définira la stratégie et les propositions formulées à présenter au gouvernement. Le second interviendra sur les enjeux et les priorités de la réforme ainsi que sur les missions d’expertise et d’analyse des pistes de travail envisagées.

    Les deux entités se réuniront chacune quatre fois entre octobre 2018 et janvier 2019.

  • L’État des lieux de France Silver Eco révèle un marché attractif, en croissance, ouvert au numérique

    L’association France Silver Eco, qui a déployé un Observatoire de la Silver économie en France,  a publié le 1er octobre 2018 l’état des lieux de la Silver économie 2018, document de compilation à destination des acteurs de la Silver économie. 

    Ce document, qui vise à mettre à disposition des acteurs de la Silver économie un « guichet unique recensant les données chiffrées sur le marché dans son ensemble« , aborde en effet plusieurs thématiques liées au vieillissement de la population, dont la santé, aux côtés de la sécurité et de l’autonomie, de l’habitat, du sport et du bien-être, des loisirs, des transports, du tourisme et de la mobilité, des services, de la nutrition et de l’alimentation. 
     
    Finalement, cette étude révèle que le marché de la Silver économie français est « attractif« , en « pleine croissance » et ouvert au numérique : les personnes âgées font usage des nouvelles technologies, notamment de solutions favorisant le maintien à leur domicile.

    Les séniors et le numérique

    « Depuis quelques années, les seniors ne sont plus réfractaires au numérique : deux personnes sur trois âgées de plus de 55 ans (63%) utilisent Internet », affirme France Silver Eco, citant le baromètre 2016. La fracture numérique générationnelle aurait tendance à disparaître : une personne âgée de plus de 75 ans sur quatre utilise Internet, notamment pour communiquer et effectuer des achats en ligne.

    En effet, d’après l’état des lieux, qui cite une étude réalisée par le Credoc en 2013 :

    • le premier motif d’utilisation des nouvelles technologies d’information et de communication par les seniors serait de maintenir un contact avec les proches (famille, amis, anciens collègues, etc.) : près d’un tiers des séniors seraient inscrits sur des réseaux sociaux ;
    • les séniors utiliseraient des objets connectés en deuxième lieu afin d’effectuer des opérations d’achat en ligne : les ménages de plus de 50 ans disposant d’une connexion à Internet consomment plus que les séniors non connectés.

    Les seniors utiliseraient également beaucoup Internet afin de regarder des photos, de consulter des comptes en ligne, de s’informer sur l’actualité, de se renseigner sur des produits.

    Les personnes âgées sont par ailleurs de plus en plus équipées en objets connectés, « incitant les fabricants à adapter leur offre aux attentes de la cible, proposant des interfaces toujours plus lisibles, intelligibles et fonctionnelles [et] des nouveaux produits pour le bien vieillir », est-il précisé dans l’État des lieux. Aussi :

    • selon le baromètre du numérique (2017), l’usage des smartphones serait en croissance : 54% des 60-69 ans et 30% des plus de 70 ans détiennent un smartphone ;
    • l’ordinateur serait jugé par les personnes âgées comme plus utile que la tablette et le smartphone : 68% des 60-69 ans et 74% des plus de 70 ans en utilisent un pour se connecter ;
    • les séniors se sentiraient « de plus en plus compétents » dans l’usage des smartphones, tablettes et ordinateurs ;
    • les plus de 60 ans multiplient les modes de connexion (canal wifi, filaire, mobile).

    Le maintien à domicile des séniors

    D’après une étude réalisée par le Credoc citée dans l’État des lieux de la Silver éco, 32 % des seniors considéreraient que « maintenir leur domicile le plus longtemps possible est une condition indispensable pour le bien vieillir » et 17% d’entre eux affirmeraient qu’ »avoir une évaluation positive de la qualité de leur vieillissement réside dans le fait de bénéficier d’un logement adapté à leurs besoins« .

    Aussi, l’adaptation des habitations aux besoins particuliers des personnes âgées constitue une problématique importante : en France, 2 millions de logements nécessiteraient d’être adaptés pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées de plus de 65 ans.

    De plus, 85% des Français déclareraient « vouloir rester à domicile même s’ils ont besoin d’aide, en privilégiant l’aide à domicile humaine, technique et technologique, plutôt que le changement du lieu de vie ».

    En effet, différentes interventions sont possibles pour rendre un logement plus adapté et plus sécurisant pour les séniors, notamment l’installation de solutions de domotique, domaine en plein essor. 

    Le marché de la Silver économie attractif et « en pleine croissance »

    « Le marché de la Silver économie est en plein expansion« , déclare France Silver Eco.

    En effet, d’après une étude de Xerfi menée en 2015, le chiffre d’affaire de ce marché représentera en France 130 millions d’euros en 2020, alors qu’il ne comptait dans le pays que 92 millions d’euros en 2013, soit une progression moyenne de 5 % par an, la création de 250 000 à 300 000 emplois difficilement délocalisables, et « de nombreux débouchés à l’exportation ».

    Aussi, la demande d’aménagement du domicile et de produits ou services liés à la dépendance devrait doubler en 20 ans, au bénéfice notamment des entreprises proposant :

    • des équipements de sécurité ;
    • des services de télésurveillance ;
    • des services d’aide à la personne.

    « La clé de la réussite sur ce marché prometteur est de comprendre et d’identifier les réels besoins des personnes âgées« , ajoute France Silver éco, pour qui le « co-design » pourra constituer une solution pour les concepteurs désireux d’adapter leur offre de technologies aux attentes des personnes âgées, de leurs proches et aidants.

  • Génomique : GenOmnis autorisé à exploiter deux logiciels prédictifs de la pathogénicité des mutations

    La Société d’accélération de transfert technologique Sud-Est (SATT Sud-Est) a annoncé par communiqué le 21 septembre 2018 la concession d’une licence d’exploitation exclusive à la start-up marseillaise GenOmnis. La licence porte sur deux logiciels innovants de prédiction de la pathogénicité des mutations de gènes humains co-détenus par l’université d’Aix-Marseille, l’Inserm et l’Assistance publique des hôpitaux de marseille (AP-HM).

    A l’heure où le séquençage de génomes humain s’avère moins complexe que l’identification des mutations pathogènes, l’équipe de génétique et bio-informatique du Centre de génétique médicale de Marseille et de l’AP-HM – appelée UMR 1251 Aix-Marseille Université Inserm – a élaboré une « solution bio-informatique de prédiction de la pathogénicité des mutations ».

    Cette solution prend la forme de deux logiciels appelés « UMD Predictor » et « Human Splicing Finder« , à même de prédire la pathogénicité des mutations dans le cadre du séquençage à haut débit, au moyen d’une approche combinatoire permettant une analyse rapide, sensible et spécifique.

    Ces deux logiciels ont été enregistrés auprès de l’Agence pour la protection des programmes par le SATT Sud-Est, qui a ensuite « négocié et concédé la licence à GenOmnis« , start-up accompagnée et financée par l’incubateur interuniversitaire Impulse, spécialisée dans les services génomiques, la bio-informatique, les tests génétiques et la génétique moléculaire en cancérologie à destination des hôpitaux, des cliniques, des laboratoires de diagnostic et des acteurs de l’industrie pharmaceutique.

  • Télémédecine et e-chirurgie : le Catel émet des recommandations pour faire évoluer le bloc opératoire

    Dans le cadre de ses actions de lobbying, le Club des acteurs de la télésanté (Catel) a coordonné la réflexion d’un « Focus Group » de huit ingénieurs, chirurgiens et spécialistes du numérique au sujet du « bloc opératoire de demain ». À l’issue de ces discussions, il a émis au cours du mois de septembre 2018 des recommandations pour que des innovations de e-santé telles que la télémédecine puissent contribuer à améliorer la chirurgie, c’est-à-dire à « assurer [au mieux] la sécurité des patients et la formation continue des professionnels » malgré les freins actuels au développement de pratiques nouvelles en chirurgie et en endoscopie.

    Selon le Catel, les solutions de télémédecine pourraient, en chirurgie, :
    • faciliter la formation, notamment en permettant aux étudiants comme aux professeurs de s’affranchir de contraintes de déplacement et en favorisant plus de « conduite accompagnée » des gestes chirurgicaux ;
    • garantir une certaine équité d’accès aux formations, du fait de la diminution de ces contraintes de déplacement ;
    • augmenter la qualité des soins chirurgicaux dispensés aux premiers patients des nouveaux opérateurs grâce à un guidage en direct par les formateurs ;
    • dégager du temps médical, chirurgical.

    Cependant, un fréquent manque d’archivage des données du bloc opératoire, des difficultés de sécurisation des données, un manque d’interopérabilité des systèmes actuels, les difficultés liées aux ajouts de matériels connectés ou à l’adaptation d’anciens instruments chirurgicaux, le besoin de pouvoir coopérer avec des opérateurs bien connus et de confiance ainsi que la question du coût de la télémédecine – dont le retour sur investissement demeure peu visible – constituent des difficultés à la mise en place de la télémédecine en chirurgie.

    Les recommandations du Catel

    Concernant la stratégie et les coopérations médicales, le CATEL recommande :

    • d’encourager les coopérations médicales cordonnées entre équipes afin de développer une pratique de « compagnonnage à distance en chirurgie » ;
    • aux professionnels de santé de s’engager dans une « réflexion stratégique globale sur leur bloc opératoire de demain » ;
    • aux institutions de prendre position à l’échelle nationale pour le développement de la télémédecine en chirurgie ;
    • aux pouvoirs publics de clarifier les modalités de déploiement de la télémédecine en chirurgie, en s’appuyant notamment sur les groupements d’achat.

    Concernant la responsabilité médicale

    Sur ce point, le Focus Group préconise de « laisser la question du partage des informations enregistrées au bloc au libre arbitre du professionnel concerné, pour un usage bien défini au préalable (auto-évaluation, enseignement, etc.) ».

    Concernant les outils et leur sécurité d’utilisation, le Catel conseille aux établissements :

    • d’anticiper les usages potentiels de la télémédecine lors des achats et d’ »associer notamment la direction du biomédical dans une optique de coordination et d’interopérabilité » ;
    • de rapprocher les données du bloc opératoire du DPI et du PACS afin de faciliter leur partage ;
    • d’exiger une forte garantie de qualité ;
    • de prévoir un système de communication efficace et sécurisé entre hôpitaux partenaires au sein d’un même GHT, par exemple ;
    • d’harmoniser les protocoles et de « les rendre obligatoires pour un rapprochement automatisé des données issues des appareils biomédicaux » ;
    • de mettre en place un identifiant unique du patient afin de favoriser la traçabilité ;
    • de penser l’architecture du bloc et sa construction afin d’être en mesure de garantir maintenance, disponibilité, haute qualité et fort débit ;
    • de prévoir des capacités de stockage et de puissance de calculs « suffisants pour envisager le développement des nouveaux usages (IA, réalité virtuelle, etc.) ».

    Concernant l’évolution de l’enseignement et la e-formation (e-learning), le groupe d’experts préconise :

    • de développer les enseignements spécifiques de type DU/DIU éventuellement en lien avec des filières et organismes spécialisés et en s’appuyant sur les industriels concernés ;
    • d’élaborer un guide de bonnes pratiques, « qui pourrait être porté par la HAS » ;
    • de rapidement sensibiliser et former aux pratiques de télémédecine et de e-santé en chirurgie ;
    • aux « pionniers du domaine » de partager, de valoriser et de diffuser leurs retours d’expériences.

    Concernant le financement des changements, le Catel recommande :

    • aux professionnels de santé ainsi qu’aux établissements de s’informer et de se faire accompagner « pour une prise en charge des actes de téléconsultation et de télé-expertise réalisés dans le cadre du droit commun » ;
    • aux acteurs de terrain de valoriser les autres actes au moyen d’un « forfait formation ou de conventions » ;
    • aux pouvoirs publics de « faire évoluer les financements pour inciter à innover et [à] développer des usages de télémédecine, notamment en chirurgie » ;
    • au gouvernement d’intégrer la rémunération de l’ensemble des professionnels impliqués.

    En outre, « des solutions techniques doivent être prises en charge […], ces coûts étant à mettre au regard des économies générées », exhorte le Focus Group. Ces financements devraient d’ailleurs être complémentaires à d’éventuelles conventions inter-établissements.

  • Santé mobile : 4 cabinets Dok’ici dès 2019 en Auvergne-Rhônes-Alpes pour favoriser l’accès aux soins

    Quatre cabinets médicaux mobiles Dok’ici, rattachés à de nouveaux centres de santé, vont être déployés début 2019 dans quatre départements d’Auvergne-Rhônes-Alpes : l’Ain, le Rhône, l’Ardèche et la Haute-Loire. Les véhicules – valant chacun 250 000 euros – seront équipés d’un électrocardiographe, d’un échographe et d’un défibrillateur.

    L’objectif est de cibler les villages ne disposant pas de médecins généralistes, a expliqué le 28 septembre 2018 le député LREM (3e circonscription du Rhône) Jean-Louis Touraine lors d’une conférence de presse présentant l’initiative. Président et fondateur de l’Association gestionnaire de centres de santé pour omnipraticiens (Aceso) qui accompagnera le projet, il propose cette solution pour pallier les départs en retraite de généralistes, qui vont prochainement excéder le nombre de nouveaux médecins.

    Les centres de santé correspondants vont être inaugurés au premier trimestre 2019 dans quatre zones parmi les plus touchées par l’absence de médecins : Bourg-en-Bresse (Ain), Annonay (Ardèche), autour de Givors (sud de la métropole de Lyon, Rhône), et le Puy-en-Velay (Haute-Loire). Chacun d’entre eux disposera d’un cabinet mobile, qui s’installera dans les zones délaissées des alentours quelques heures par semaine.

    Un dispositif co-géré par la société Dok’ici et l’association Aceso

    À l’origine du dispositif figure le chef d’entreprise Alain Sitbon, notamment connu dans la région lyonnaise pour avoir mis en place sous le label Dom’Ici des villages mobiles pour les personnes sans-abri et les migrants.

    Dok’ici fournira une solution logistique à l’Aceso. De son côté, l’association va gérer les nouveaux centres de santé et recruter les médecins (trois à quatre par centre médical). L’accueil du centre médical sera en charge de planifier les rendez-vous pour le cabinet médical mobile.

    « L’idée est que les jeunes médecins se constituent une patientèle et puissent, pourquoi pas, s’installer, à terme, dans ces zones délaissées », explique Alain Sitbon.

    Une expérimentation de deux ans avant un éventuel développement à plus grande échelle

    Une expérimentation du dispositif est prévue sur deux ans. Si elle s’avère concluante, le concept devrait être déployé sur le reste du territoire. « En revanche, si au bout de ces deux ans, on prouve que ce dispositif ne sert à rien, j’arrêterai », indique Alain Sitbon, qui assumera à lui seul le coût de fabrication des véhicules.

    Financement du projet

    250 000 euros par camion assumés par Dok’ici

    L’investissement pour la société Dok’Ici s’élèvera à 250 000 euros par camion, sans compter l’entretien de l’équipement.

    300 000 euros versés par la région et l’ARS pour chacun des nouveaux centres

    Pour chacun des centres, la région et l’agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhônes-Alpes devraient verser environ 300 000 euros à elles deux, en sachant que la création et le fonctionnement de chaque centre représente un investissement d’environ 900 000 euros.

    Les recettes liées aux consultations (secteur 1 et tiers payant généralisé) devraient permettre d’équilibrer les comptes assez rapidement.

    Les collectivités devraient également participer

    Par ailleurs, les collectivités bénéficiant de ce service devraient également apporter une contribution financière.

  • Appel à candidatures du FFWD Normandie : accélération des start-ups en santé et en numérique

    Dans le cadre du Fast Forward Normandie (FFWD), programme lancé par l’agence Normandie Participations, un appel à candidature est lancé aux start-ups normandes ayant un fort potentiel de croissance dans les domaines suivants : santé, numérique, énergie, savoir-faire d’excellence et agroalimentaire. L’appel est ouvert jusqu’au 29 octobre 2018.

    Normandie Participations et son co-investisseur, le Crédit Agricole, proposent aux start-ups un investissement initial en capital pouvant atteindre 150 000 euros. Les PME peuvent également en bénéficier si elles le souhaitent.

    La cinquième édition du programme d’accélération, qui dure un an, démarrera le 10 janvier 2019.

    Les critères d’éligibilité

    • Implantation pérenne en Normandie
    • Entreprise en croissance
    • Pour les start-ups :
      • Premiers clients & premiers revenus
      • Équipe constituée, motivée et opérationnelle
      • Innovation technique, de modèle d’affaires, de marché ou d’usage
    • Pour les PME :
      • Chiffre d’affaires supérieur à 2 millions €
      • Ambition internationale
      • Croissance rapide

    Le programme d’accélération

    Fast Forward Normandie (FFWD) est un programme mis en œuvre par Normandie Participations, qui est un fonds de co-investissement en capital dans les entreprises normandes. Le programme  est piloté par une équipe de business développeurs et de professionnels de l’accompagnement des entreprises en croissance qui œuvrent au renforcement de la stratégie de développement des start-ups et à l’atteinte des objectifs.

    Au cours de workshops thématiques et sur mesure, FFWD Normandie apporte de l’expertise en termes de gouvernance, de développement, de stratégie opérationnelle, de transformation digitale et de ressources humaines :

    • accélération de 6 mois pour les start-ups et de 12 mois pour les PME en croissance ;
    • accès à un lieu de travail « Ready to work » durant toute la durée du programme d’accélération ;
    • accès à un panel de coachs et mentors dédiés aux entreprises selon leur domaine d’activité ;
    • accès à un vaste réseau d’experts, d’investisseurs et d’entrepreneurs régionaux et nationaux ;
    • soutien de l’écosystème normand et accès simplifié aux subventions régionales ;
    • participation à un FFW’Day (demo day) à Paris devant un panel d’investisseurs et de business angels ;
    • portée internationale avec FFWD Europe, projet européen rassemblant sept pays et donnant accès au réseau des acteurs du développement économique international (France, Espagne, Allemagne, Italie, Hongrie, Danemark, Pologne, Lituanie).

    Dépôt de candidature

    Les candidatures doivent être déposées via le portail disponible à cette adresse.

    Contact

    Nesrine LANGIN, chargée de mission FFWD Normandie

    Tél. : 02 31 15 81 50 – 06 84 15 07 51

    Mail : nesrine.langin@adnormandie.fr

  • 5 start-ups de e-santé françaises participeront au CES 2019 sous l’égide de Business France

    Business France a rendu public à la fin du mois de septembre 2018 la liste des start-ups de la French Tech retenues pour participer au CES 2019, salon international de l’électronique et numérique grand public qui se tiendra à Las Vegas du 8 au 12 janvier 2019.

    Parmi les 150 candidatures reçues par Business France, 5 ont été retenues pour exposer leurs services de santé numérique dans un espace dédié. Il s’agit de :
    • Chronolife, qui a développé une solution de monitorage à distance de la fonction cardiaque des patients souffrant d’insuffisance cardiaque qui se présente sous la forme d’un gilet connecté ;
    • E-vone, qui présentera une chaussure connectée à destination des personnes âgées ou fragilisées à même de détecter les chutes au moyen d’un système embarqué d’intelligence artificielle ;
    • Meersens, sélectionnée pour sa solution de détection de risques environnementaux immédiats (qualité d’air et de l’eau, UV, ondes électro-magnétiques, pesticides, allergène, etc.) ;
    • Moona, qui a développé un système intelligent de thermorégulation corporelle qui se présente sous la forme d’un coussin connecté et qui vise à favoriser l’endormissement ainsi qu’un sommeil de qualité ;
    • R-pur, qui présentera un masque anti-pollution à destination des cyclistes couplé à une application mobile informant l’utilisateur de la qualité de l’air qu’il respire.

    Les start-ups e-santé de la French Tech retenues 

    Un accompagnement par Business France

    Ces start-ups seront accompagnées par Business France pour préparer au mieux cet événement, en 7 sessions d’explications, de coaching au pitch oral et écrit ou aux relations presses mais aussi aux problèmes de l’ industrialisation, de la distribution, du retail et de l’investissement.

  • La Poste s’associe à Nouveal e-santé pour développer des services de santé connectés au domicile

    Nouveal e-santé, start-up spécialisée dans l’édition de logiciels en santé connectée, a annoncé le 27 septembre 2018 l’entrée dans son capital du Groupe La Poste. La Poste devient ainsi le troisième actionnaire minoritaire de Nouveal e-santé aux côtés de Malakoff Médéric et d’Elior.

    Cette opération est le fruit de la stratégie de diversification des activités du Groupe La Poste, qui confirme son engagement dans le secteur des services et de la santé à domicile.

    Les deux entités vont collaborer notamment dans le domaine de la digitalisation du parcours patient, et de l’amélioration de la prise en charge et du suivi des patients à leur domicile.

    Le montant mis en jeu par cette opération n’a pas été dévoilé, mais les fondateurs de Nouveal e-santé avait communiqué en juillet 2018 être en train de faire une levée de fonds à hauteur de 3 millions d’euros « auprès d’un grand groupe français ».

    La Poste soutiendra le développement de la solution e-fitback de Nouveal e-santé

    Avec l’entrée du Groupe La Poste en son capital, Nouveal e-santé va accélérer son développement et plus particulièrement ses services numériques dans le domaine de l’ambulatoire et du traitement de maladies chroniques oncologiques, psychiatriques ou encore de la BPCO.

    Nouveal e-santé proposera son expertise dans la gestion de la sécurisation du retour à domicile avec sa palette de services (portage de médicaments ou de repas ou d’autres services à la personne).

    Nouveal e-santé commercialise entre autres la solution digitale « e-fitback » de suivi des patients et de gestion des parcours de soins. Nouveal e-santé va s’appuyer sur l’infrastructure et l’expertise de Docapost pour développer et enrichir les services proposés :

    • carnet de santé numérique ;
    • signature électronique ;
    • paiement en ligne ;
    • hub numérique ;
    • data management, etc.