Mutuelles

  • Nouvelle-Zélande : Vensa Health cherche à développer la science des données dans les soins cliniques

    Vensa Health (www.vensa.com), l’une des principales sociétés de e-santé néozélandaise, s’est associée à l’initiative de recherche Precision Driven Health (PDH) pour développer des nouvelles technologies qui se concentreront sur le processus de transformation clinique des prestataires de soins, a annoncé PDH dans un communiqué publié le 24 septembre 2018.

    Les solutions élaborées, à partir d’une analyse des données basées sur l’intelligence artificielle (IA), devront optimiser le temps et la prise de décision cliniques ainsi qu’augmenter les capacités des cliniciens en soins primaires.

    Ce projet de recherche de trois ans, qui a débuté au mois de septembre 2018, fait partie de la vision de Vensa de rendre les soins primaires plus accessibles, plus abordables et plus pratiques via la plate-forme Vensa.com.

    Fondé en 2016 par Orion Health, Waitemata District Health Board et l’université d’Auckland, PDH prévoit d’investir 38 millions de dollars US (32,9 M €) dans la recherche sur sept ans afin d’améliorer les résultats en matière de santé et de développer des opportunités commerciales pour la Nouvelle-Zélande.

    Une analyse des résultats de laboratoire via l’IA

    Détecter les « tendances inhabituelles en laboratoire »

    « Notre premier projet avec Precision Driven Health vise à fournir des informations précieuses sur l’analyse des résultats de laboratoire avec une IA, explique le P.-D.G. de Vensa Health, Ahmad Jubbawey (communiqué). Cela aidera à détecter les tendances inhabituelles en laboratoire et même à diffuser les résultats de laboratoire des cliniciens aux patients. Nous avons déjà des dirigeants cliniques déterminés à contribuer à la recherche et au développement. »

    Contexte

    Les tests de laboratoire cliniques jouent un rôle crucial dans la délivrance de soins cliniques, du dépistage des patients à la surveillance des affections chroniques et aiguës. Des dizaines de milliers de tests de laboratoire sont commandés en soins primaires et traités quotidiennement en Nouvelle-Zélande. Cela équivaut à des millions de résultats de tests de laboratoire qui doivent être interprétés et expliqués chaque année par les cliniciens.

    « En travaillant en étroite collaboration avec les organisations de soins primaires, nous avons trouvé une opportunité de récupérer les données de résultats de laboratoire des systèmes de gestion des patients et d’autres sources pour aider les cliniciens et les patients », commente Ahmad Jubbawey.

    Tirer parti des connaissances issues des meilleures pratiques cliniques collectives

     « Nous sommes également intéressés par la manière dont les connaissances issues des meilleures pratiques cliniques collectives pourraient être utilisées pour identifier les tendances des résultats de laboratoire à partir des tendances longitudinales qui pourraient conduire à de nouvelles recommandations pour l’interprétation des résultats de laboratoire individuels », détaille dans le communiqué le Dr Jason Hwang, expert mondial dans le domaine des innovations en la santé et principal porteur du projet.

    Et d’ajouter : « L’utilisation de la technologie pour automatiser et analyser les résultats de laboratoire et pour les transmettre aux patients avec précision, à moindre coût et en temps voulu au moyen d’alertes destinées aux patients, présente un grand avantage. À l’échelle mondiale, un nombre croissant de patients sont demandeurs de nouveaux outils de santé numériques qui améliorent et personnalisent les soins médicaux. Une innovation de rupture telle que celle-ci contribuera à répondre à ces besoins. »

    Faciliter la prise de décision pour alléger la charge de travail des cliniciens

    Ahmad Jubbawey affirme que le projet a le potentiel de faire progresser le rôle de l’automatisation et de l’intelligence artificielle dans la prise de décision clinique et d’alléger considérablement la charge de travail du clinicien en même temps.

    « De nombreux médecins généralistes sont venus me dire qu’ils travaillaient tous les jours jusqu’à minuit pour traiter les résultats de laboratoire. Fournir aux omnipraticiens un outil qui étend leurs directives cliniques permettra de gagner un temps précieux. »

  • IA : le CH de Valenciennes intègre une technologie deep learning pour sa radiologie

    Arterys, fournisseur d’une solution d’imagerie médicale qui repose sur le cloud et le deep learning, a annoncé le 10 octobre 2018 la signature d’un partenariat quinquennal avec le Centre Hospitalier de Valenciennes (CHV).

    Arterys propose un assistant IA aux radiologues qui vise à :
    • améliorer la précision des diagnostics ;
    • soulager les radiologues des tâches les plus fastidieuses ;
    • favoriser la collaboration entre praticiens.

    Pour information, Arterys avait remporté le prix de la meilleure vision d’entreprise lors du Challenge Intelligence Artificielle des Universités d’été du MEDEF France organisées les 28 et 29 août 2018 au campus d’HEC Paris à Jouy-en-Josas par IESA Incub’, Hub France IA, Serena et Business France.

    Accompagner les radiologues et favoriser la coopération entre professionnels

    Le CH de Valenciennes, établissement support du GHT du Hainaut-Cambrésis regroupant 12 établissements, s’est associé à Arterys afin de s’équiper de la solution de visualisation d’imagerie médicale de cette dernière. Cette solution ne nécessite pas d’ajout d’infrastructure physique puisque toutes les données sont hébergées dans un cloud qui, comme l’exige la réglementation européenne et le RGPD notamment, est basé sur le territoire européen, et est géré par Amazon Web Services.

    Le CH de Valenciennes réalise environ 200 000 actes d’imagerie par an. Les radiologues auront accès à une analyse automatique reposant sur des modules experts équipés d’IA. Grâce à la capacité de calcul démultipliée par le recours au cloud, les médecins pourront échanger facilement sur les diagnostics établis et partager les cas qu’ils traitent.

    Ce nouveau réseau  a vocation à être étendu dans un second temps à des radiologues partenaires du CH partout en France.

    « Le partenariat conclu avec le CH de Valenciennes est une étape importante du développement d’Arterys », indique Stéphane Boyer, directeur d’Arterys pour l’Europe. « Notre ambition n’est pas seulement de faciliter le travail des radiologues en les débarrassant des tâches les plus répétitives et chronophages, mais de les aider dans l’établissement d’un diagnostic, et à terme de participer au développement d’une médecine plus prédictive. »

    Un nouveau directeur Europe depuis octobre 2018

    « L’intelligence artificielle et le machine learning notamment permettent déjà de faciliter le diagnostic médical, d’éviter des examens inutiles et de mieux orienter un éventuel traitement. À l’avenir, et c’est l’ambition d’Arterys, elle pourra aussi appuyer le développement d’une médecine plus prédictive et donc d’améliorer grandement l’offre de soins. Dans cette perspective, le big data aura un rôle central, dans le respect de la vie privée des patients bien entendu », déclare Stéphane Boyer, directeur Europe d’Arterys.

    La société avait annoncé début octobre 2018 la nomination de Stéphane Boyer en tant que Directeur Europe. Ancien Directeur marketing ventes de la branche IRM de GE Healthcare, il a une connaissance pointue de la branche imagerie médicale. Sa mission principale consiste à répondre aux attentes des radiologues en termes de perfectionnement et de support au diagnostic. Il occupe sa nouvelle fonction depuis janvier 2018.

  • Le French Tech Tour Healthcare Israël 2018 : 6 start-ups françaises embarquées

    Bpifrance, Business France et Medicen Paris Région ont annoncé le 8 octobre 2018 par communiqué l’organisation de la troisième édition du French Tech Tour Healthcare Israël (FFT Healthcare). 

    Il s’agit d’un programme d’accompagnement visant à aider le développement de six start-ups et à leur présenter de nouveaux partenariats. 

    Dans ce cadre, les start-ups doivent suivre trois objectifs :
    • maîtriser les pratiques d’affaires et la culture entrepreneuriale ;
    • accroitre leur notoriété sur le marché israélien ;
    • faire d’Israël un marché clé de leur développement international.

    Les six start-ups sélectionnées sont les suivantes :
    • Ecrins Therapeutics ;
    • Feeleat ;
    • INEON Free ;
    • Oregon Therapeutics ;
    • Safe Santé ;
    • Wandercraft.

    Le French Tech Tour Healthcare Israël 2018

    Présentation

    « Nous sommes ravis de la poursuite de cette initiative pour la troisième année consécutive, qui témoigne de la qualité de ce programme et de la valeur ajoutée apportée par Medicen et Cap Digital aux entrepreneurs et PMEs qui intègrent l’international dans leur développement. Nous souhaitons d’ailleurs accueillir dans le cadre de l’année croisée France-Israël une future délégation israélienne et promouvoir ainsi l’excellence française en matière d’innovation en santé », a déclaré Stéphane Roques, délégué général de Medicen Paris Region (communiqué).

    L’édition 2018 du FFT Healthcare Israël s’inscrit dans le cadre de la saison croisée France-Israël, qui a pour vise à montrer « la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines scientifiques et de renouveler le regard que portent les français sur Israël et les israéliens sur la France ». Elle cherche ainsi à encourager les coopérations et à promouvoir la rencontre entre la « start-up nation » et la French Tech.

    Composition et objectifs du programme

    L’accompagnement durera trois mois pour les start-ups, comprenant notamment une journée de « bootcamp » dans les locaux de Bpifrance et une semaine d’immersion en Israël du 25 au 30 novembre 2018. Les objectifs des start-ups tout au long du programme seront de : 

    • maîtriser les pratiques d’affaires et la culture entrepreneuriale. Les lauréats participent à une journée de formation à la culture et la pratique des affaires en Israël et d’initiation à l’exercice du pitch. Ils bénéficient par ailleurs d’un pré-diagnostic de protection de la propriété industrielle, dispensé par des experts de l’INPI.
    • accroitre leur notoriété sur le marché Israélien. Les lauréats seront immergés au sein d’un écosystème dynamique et rencontreront des acteurs tels que des accélérateurs et des incubateurs technologiques (Sanara Ventures, Trendlines Medical, FutuRx…) et participeront à des rencontres avec des entrepreneurs et des géants du secteur.
    • faire d’Israël un marché clé de leur développement international. Le French Tech Tour Healthcare Israël souhaite permettre aux start-ups de nouer des partenariats, initier des contrats et faire émerger des projets collaboratifs de R&D, couplés à des perspectives commerciales. 

    Sur le développement international des start-ups, voici ce que Paul-François Fournier, directeur exécutif Innovation de Bpifrance déclare :

    « Le développement à l’international des entreprises comme levier de croissance est au cœur de la stratégie de Bpifrance. Le French Tech Tour Healthcare est un programme d’immersion complet offrant la possibilité aux startups de se rapprocher des grands acteurs israéliens sur ce secteur et [permettant ainsi] aux entreprises d’accroitre leur notoriété et de saisir les premières opportunités commerciales pour se lancer sur ce marché à très fort potentiel. »

    Les start-ups

    Les six start-ups ont été choisies par un jury composé des membres suivants :

    • Yuval Almougy, Trendlines Medical,
    • Ido Kaminsky, FutuRx,
    • Lorena Cabrera, Business France,
    • Marielle Mailhes, Innobio Bpifrance,
    • Véronique Frechin, Wehealth Servier,
    • Antoine Pau, Truffle Capital,
    • Frédéric Scaerou, Ipsen Innovation,
    • Elie Lobel, Orange Healthcare.

    Les six start-ups sélectionnées pour le French Tech Tour Healthcare Israël 2018 sont : 

    Organisateurs

  • Sanofi, le LEEM et Pacte PME lancent « Destination ETI Santé », un accélérateur de PME en santé

    Sanofi, le laboratoire pharmaceutique français dirigée par Olivier Brandicourt, le Leem, syndicat représentant l’industrie du médicament, ainsi que le Pacte PME, l’association ayant pour vocation d’accélérer les rapprochements et de stimuler toutes les collaborations possibles entre grands groupes et PME, ont lancé un accélérateur autour d’un programme de renforcement de PME ayant des activités dans la santé : Destination ETI Santé. 

    Deux réunions d’information à destination des start-ups candidates sont organisées les 12 et 22 octobre 2018.

     Le programme est construit sur une démarche collaborative.

    L’offre proposée

    L’accélérateur est ouvert à toutes start-ups de la e-santé moyennant un forfait à hauteur de 4 500 euros.

    L’accompagnement proposé consiste à diagnostiquer les besoins d’accompagnement prioritaires, à mettre en relation avec un collectif, à organiser des rencontres avec des experts métiers, sectoriels et des chefs d’entreprises ( PME, ETI & groupes), et des sessions autour des thèmes co-construits et co-animés avec Sanofi, le LEEM et 16 partenaires. Il s’agit de dix sessions collectives d’accompagnement parmi lesquelles seront abordées les problématiques suivantes : 

    • maîtriser les fondamentaux de la relation avec les grands comptes ;
    • protéger ses innovations et développer une stratégie de propriété intellectuelle adaptée ;
    • comprendre l’environnement administratif et réglementaire de l’entrepreneur ;
    • briser les frontières et se projeter durablement à l’international ;
    • le dirigeant en situation de croissance : comment gérer son organisation, sa communication interne et ses RH, comment accélérer sa transformation digitale, etc.

    Calendrier et format des sessions d’accélération

    • Début : jeudi 8 novembre 2018 au site Chantilly de Sanofi.
    • Durée : un an.
    • Sessions mensuelles : dans les locaux de différents partenaires en région parisiennes et dans les territoires.
    • Chaque journée est divisée en ateliers, en interventions et en retours d’expériences animés par des experts ou des chefs d’entreprises.

    Pour s’inscrire aux réunions d’information les 12 et 22 octobre 2018, il faut contacter Claire Michalet via l’adresse suivante : claire.michalet@pactepme.org.

  • Medopad collabore avec le Chinois Tencent pour élaborer une IA facilitant le diagnostic de Parkinson

    La société health tech britannique Medopad a annoncé début octobre 2018 qu’elle s’associait au géant chinois Tencent et au Parkinson’s Centre of Excellence du King’s College Hospital de Londres pour développer une intelligence artificielle (IA) avancée permettant d’accélérer le diagnostic de la maladie de Parkinson.

    Les évaluations actuelles des symptômes moteurs de la maladie prennent en général plus d’une demi-heure en milieu clinique et se basent sur les observations des médecins. L’entreprise anglaise et le groupe chinois souhaitent normaliser le test par le biais d’un système d’analyse vidéo des mouvements exploitant un système d’apprentissage en profondeur (deep learning) et une reconnaissance d’image.
    Dans le détail, Tencent fournit la technologie et l’IA pour l’analyse vidéo qui sera utilisée dans l’application mobile de Medopad.
    Le dispositif devrait permettre aux patients d’effectuer l’évaluation de leur condition à distance en trois minutes et de partager les résultats avec leur médecin en temps réel pour l’aider à « prévoir les complications évitables », a commenté le P.-D.G. et fondateur de Medopad Dan Vahdat (source : Mobihealthnews.com).

    Les résultats préliminaires du projet ont été présentés lors d’un événement organisé à Hong Kong cette semaine.

    Un accord commercial conclu entre les deux sociétés

    Cette initiative fait suite à une annonce faite par Medopad en février 2018 après la signature de 15 accords commerciaux d’une valeur de plus de 100 millions de livres (113,8 M €) avec différentes organisations chinoises, dont Tencent.

    145 000 personnes atteintes de la maladie de Parkinson au Royaume-Uni

    Selon des chiffres récents publiés par l’association caritative de recherche et de soutien Parkinson UK, environ 145 000 personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson au Royaume-Uni. Ce nombre devrait augmenter de près d’un cinquième d’ici 2015, indique l’organisation.

    Les données au niveau international varient selon les sources mais, en moyenne, le nombre de personnes vivant avec cette maladie à travers le monde est estimé à 10 millions.

  • Diagnostic du cancer du sein : Google Deepmind collabore avec un hôpital japonais pour affiner son IA

    Deepmind, la filiale britannique de Google spécialisée en intelligence artificielle (IA), a annoncé dans un communiqué publié le 4 octobre 2018 qu’elle allait exploiter les résultats de mammographies d’environ 30 000 femmes réalisées au sein de l’hôpital universitaire Jikei de Tokyo (Japon) entre 2007 et 2018 dans l’optique d’affiner ses algorithmes de détection du cancer du sein basés sur IA. L’idée sous-jacente est de prendre en considération dans les analyses tous les types de profils, quels que soient l’âge, le sexe et l’origine ethnique de la personne par exemple, des variables trop souvent ignorées par les procédés classiques.

    Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat de recherche « révolutionnaire » signé il y a six mois par Deepmind et mené par l’Imperial Cancer Centre britannique de l’Imperial College de Londres, précise la société. Ce projet vise à déterminer si la technologie de l’intelligence artificielle pourrait aider les cliniciens à diagnostiquer les cancers du seins via mammographie plus rapidement et de manière plus efficace.

    La filiale de Google espère étendre ces travaux en signant d’autres partenariats à échelle internationale.

    Un partenariat mondial de recherche

    Plus de 30 000 images médicales analysées

    Au cours des cinq prochaines années, les chercheurs de l’équipe Deepmind examineront les quelque 30 000 images recueillies ainsi que 3 500 images d’IRM et de mammographies fournies par Optimam, une base de données d’images britannique contenant plus de 80 000 numérisations extraites du système national de dépistage du cancer du sein du NHS.

    L’objectif est de déterminer si les systèmes d’intelligence artificielle (IA) de la filiale de Google sont capables de détecter les signes du cancer avec davantage de précision que les techniques de dépistage classiques.

    La collaboration avec l’établissement japonais s’appuie sur les travaux de Deepmind entrepris avec le Cancer Research UK Imperial Centre de l’Imperial College de Londres, où il a déjà analysé environ 7 500 mammographies. « L’implication de l’hôpital universitaire Jikei dans un partenariat mondial de recherche contribuera à nous rapprocher du développement d’une technologie susceptible de transformer les soins pour des millions de personnes atteintes du cancer du sein chaque année dans le monde », explique dans le communiqué le Pr Ara Darzi, directeur du Cancer Research UK Imperial Centre.

    Objectif : développer une IA prenant en considération la diversité des profils des patients

    « Travailler avec des partenaires et des données de plusieurs pays dans un même projet est une première pour DeepMind Health, souligne la société. Nous espérons que cela nous aidera à concrétiser notre ambition de créer une technologie qui convienne à tous dans le monde car [à même de] minimiser les biais. »

    L’entreprise britannique note, en effet, qu’il « peut y avoir des biais lorsque vous formez un système d’intelligence artificielle sur des données qui ne correspondent pas exactement aux utilisateurs pour lesquels il est conçu, ce qui constitue un sérieux problème. En sous-représentant, voire en excluant certains groupes d’un ensemble de données – que ce soit par âge, origine géographique ou sexe – vous créez une technologie qui ne répond pas au mieux à leurs besoins ».

    En santé, où les différences génétiques et biologiques entre certains groupes sont habituelles, il peut y avoir « un impact énorme » sur les soins délivrés aux patients, insiste Deepmind. « Dans le domaine de la mammographie, par exemple, la densité mammaire peut varier considérablement entre les groupes ethniques. Les biais dans notre système d’IA pourraient donc entraîner des erreurs d’identification ou même d’omission du cancer du sein si la technologie n’est pas configurée pour refléter ces différences. »

    « [Nous en sommes au début de ce] travail mais nous sommes optimistes quant au potentiel à long terme de la technologie de l’IA dans ce domaine et espérons identifier, à terme, comment elle pourrait aider à l’analyse d’autres formes d’imagerie du sein. C’est une occasion extrêmement excitante de faire une différence dans le traitement du cancer du sein dans le monde entier et nous vous tiendrons au courant [de nos avancées] tout au long de ce cheminement », commente le Pr Ara Darzi (communiqué).

    Deepmind mise de plus en plus sur l’IA en santé

    La filiale de Google est impliqué dans plusieurs projets portant sur l’IA liés à la santé.

    • Parmi eux figure un essai actuellement en cours au ministère américain des Anciens combattants, qui cherche à prédire le moment à partir duquel la situation d’un patient peut commencer se détériorer pendant un séjour à l’hôpital.
    • Auparavant, l’entreprise s’était associé au service national de santé du Royaume-Uni pour développer un algorithme permettant de détecter les premiers signes de cécité.
    • Par ailleurs, dans un article présenté en septembre 2018 à la conférence sur l’informatique médicale et les interventions assistées par ordinateur (Medical Image Computing & Computer Assisted Intervention conference), les chercheurs de DeepMind ont déclaré avoir mis au point un système d’intelligence artificielle capable de segmenter les tomodensitogrammes avec une « performance proche de l’être humain », permettant ainsi de réduire le délai de diagnostic. Ils prévoient de déployer ce modèle sur le marché courant 2019.

    Plus généralement du côté de Google

    De manière plus générale, Google a renforcé ses investissements dans le domaine de l’intelligence artificielle et en particulier dans le domaine des soins. 

    • Au printemps 2018, l’équipe Medical Brain du groupe a annoncé avoir élaboré un système d’IA pouvant prédire la probabilité d’une réadmission à l’hôpital. Elle a utilisé cet outil en juin pour prévoir les taux de mortalité dans deux hôpitaux avec une précision de 90 %, avance-t-elle.
    • En février 2018, des scientifiques de Google et de Verily Life Sciences, la filiale health tech de l’entreprise américaine, ont créé un réseau d’apprentissage automatique (machine learning) pour déduire avec précision les informations de base relatives à une personne, notamment son âge et sa pression artérielle, afin d’identifier si elle risque d’être sujette à incident cardiaque majeur telle qu’une crise cardiaque.
  • La e-santé au centre de l’Africa Digital Medical Hub, du 19 au 21 décembre 2018 à Marrakech

    Eventum organisera du 19 au 21 décembre à Marrakech un « Africa Digital Medical Hub », événement et espace de rencontre d’échelles nationale et internationale à propos des usages, technologies et recherches concernant la santé numérique en Afrique.

    Au cours de cet événement dédié à la promotion de la e-santé sur le continent Africain interviendront plusieurs experts internationaux éventuellement issus d’institutions publiques ou tels que des opérateurs et professionnels du numérique ou de la santé en Afrique, Europe ou Asie.

    Le programme, qui comprendra des conférences plénières ainsi que des « sessions […] sur des thématiques à l’interface de différentes disciplines et autour de la problématique suivante : Comment le segment de la e-santé peut contribuer à résoudre la problématique, compenser le manque de spécialistes et évoluer les usages et pratiques du monde de la santé en Afrique ? ».
    En effet, les thèmes abordés concerneront :
    – les déserts médicaux et innovations numériques en Afrique ;
    – l’éventuelle contribution de la e-santé au développement des pays ;
    – les programmes de développement de la santé numérique en Afrique ;
    – l’hôpital numérique et les nouveaux outils à mêmes de faire évoluer la médecine ;
    – les applications médicales de l’impression 3D.

    Des informations relatives aux inscriptions sont disponibles via le lien ci-contre.

    Programme

    19 décembre 2018

    08h30-09h00 : Inauguration du village de la santé numérique

    09h00-11h00 : L’Afrique : déserts médicaux et innovations numériques

    11h00-13h00 : Impression 3D et applications médicales en Afrique

    13h00-14h00 : Pause déjeuner

    14h00-16h00 : L’hôpital et l’innovation en santé

    20 décembre 2018

    09h00-10h00 : Ouverture du village de la santé numérique

    10h00-11h00 : Rencontres / espaces démo / innovations 

    11h00-12h00 : Pharmacie : Pharma Geek et e-santé 

    13h00-14h00 : Pause déjeuner

    14h00-16h00 : Sujet encore à définir

    21 décembre 2018

    10h00-11h00 : Ouverture du village de la santé numérique

    11h00-12h00 : Les Africa’s Digital Health Awards 2018

    12h00-13h00 : Les trophées africains de la e-santé

    13h00-14h00 : Pause déjeuner

    14h00-15h00 : Conférence : « Faire avancer la santé numérique en Afrique »

    15h00-16h00 : Les programmes de développement de la santé numérique en Afrique

  • L’Ordre des médecins met en demeure Qare « de faire cesser la publicité sur la télémédecine »

    Le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) a pris la décision de mettre en demeure la société Qare de cesser la publication d’encarts publicitaires relatifs à la télémédecine. L’instance a annoncé dans un communiqué daté du 8 octobre 2018 cette décision prise à l’occasion de sa session plénière tenue les 27 et 28 septembre 2018.

    L’Ordre a fait savoir qu’il se félicitait de l’entrée dans le remboursement de droit commun des actes de télémédecine mais rappelle qu’il condamnera toute tentative de publicité commerciale y étant relative.

    Cette mise en demeure s’inscrit dans la volonté du Cnom de maintenir son engagement contre toute action qu’il juge équivalente à de « l’ubérisation du système de santé via des moyens numériques ». Il rappelle également qu’il se permettra de « mettre en œuvre toute voie de droit nécessaire contre toute société qui s’affranchirait des dispositions précises de la réglementation en vigueur pour promouvoir des offres de nature commerciale ».

    Le Conseil national de l’ordre des médecins a considéré que la publicité mise en place par Qare était « fallacieuse quant à l’intégration des services proposés dans le parcours du soin pour tous les patients – et donc à leur prise en charge par l’Assurance maladie ».

  • L’outil connecté de dépistage de la dénutrition à domicile e-nutriv testé dans le Haut-Rhin

    Afin de finir d’élaborer puis de tester un outil connecté de dépistage de la dénutrition à domicile baptisé « e-nutriv », l’Association d’aide et de soins à domicile du Haut-Rhin Apamad s’est jointe au début du mois de septembre 2018 à deux équipes de recherches de l’université de Haute-Alsace, au groupement informatique de l’économie sociale (Gies), à la start-up Domtech, à la plateforme régionale d’innovation en e-santé mutualisée ainsi qu’à la société Facilien.

    Ce système a pour but, selon Apamad, de déceler une dénutrition chez une personne a priori identifiée comme à risque puis de « notifier des alertes à l’entourage médical, familial et professionnel, et d’assurer un suivi de la situation ». Il requiert le développement de coussin-balances par des équipes spécialisées dans la mécanique des textiles (comme celles de l’université de Haute-Alsace), dans les systèmes d’information (d’où la participation du Gies), dans la domotique et la téléassistance (comme Domtech), dans le stockage et le traitement des données (telles que les équipes de la plateforme régionale d’innovation en e-santé mutualisée) ainsi que dans les dispositifs d’échanges entre proches (d’où le recours à Facilien).

    « Ce projet multi-partenarial qui bénéficie d’un soutien financier de la Grande région et d’AG2R est rentré en phase opérationnelle de développement des outils », annonçait déjà Apamad en février 2018 : une expérimentation de 18 mois commencera en novembre 2018 dans les point d’accueil de jour de l’association, puis dans des résidences autonomie, des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD).

    La solution e-nutriv

    Cet outil se présentera, concrètement, sous la forme d’un coussin-balance à même de peser l’utilisateur. Ce coussin-balance sera par ailleurs connecté à une tablette qui permettra aux aides à domicile (AD) et aux assistants de vie sociale (AVS) d’assurer le suivi du poids des personnes.

    En outre, e-nutriv générera des « alertes » en cas d’abaissement du poids afin de permettre la mise en place de mesures préventives, voire curatives.

    La dénutrition, un enjeu de santé publique

    La dénutrition, qui, selon Apamad, touche 350 000 à 500 000 personnes âgées en France et engendre d’importants dommages de l’état de santé physique et psychique menant parfois au décès, peut être liée à un manque d’activité physique, à des phénomènes de dysgueusie souvent iatrogènes, à des affections digestives, etc.

    Alors que le système de santé tend à encourager les prises en charge ambulatoires ainsi que le maintien à domicile des personnes âgées, aucune solution connectée à même de faciliter le dépistage à domicile de la dénutrition n’a encore été adoptée à grande échelle par les professionnels. 

  • Axa et la région des Hauts-de-France ouvrent un espace de téléconsultation dans le Pas-de-Calais

    L’assureur Axa et la région des Hauts-de-France ont annoncé le 3 octobre 2018 par communiqué l’ouverture d’un espace de téléconsultation dans la clinique spécialisée en soins de proximité et en chirurgie ambulatoire de Marconne, une commune de 1 000 habitants du Pas-de-Calais touchée par une pénurie de médecins. Le service sera lancé en janvier 2019.

    Concrètement, le patient pourra prendre un rendez-vous pour une consultation vidéo via internet ou par téléphone. Ensuite, il devra se rendre dans l’espace dédié de la clinique – équipé d’outils connectés tels qu’un stéthoscope, un tensiomètre et un otoscope -, où un infirmier libéral indemnisé le guidera pendant la consultation.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat signé le 3 octobre 2018 par Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, Thomas Buberl, directeur général du groupe AXA et Jacques de Peretti, P.-D.G. d’AXA France, dont l’objectif est de proposer « des solutions nouvelles, utiles et concrètes pour les habitants et les entreprises » dans 4 domaines clés : le développement de la télémédecine, la santé et le bien-être des TPE/PME, les emplois numériques et la cybersécurité des entreprises.

    Fonctionnement du dispositif

    • Le patient prendra rendez-vous par internet ou par téléphone et se présentera à la clinique à l’horaire convenu.
    • Il sera accueilli par l’infirmier, qui établira la connexion avec le médecin : ce dernier s’assurera du consentement du patient à une téléconsultation.
    • Le médecin pratiquera la consultation en ligne avec l’aide des outils connectés à sa disposition (stéthoscope, otoscope,tensiomètre…), manipulés par l’infirmier. Il échangera ensuite avec son patient pour établir son diagnostic.
    • Le médecin pourra établir une ordonnance (médicaments/examens complémentaires) et éditer une feuille de soin.

    Les patients ont la possibilité de réaliser la téléconsultation avec leur médecin traitant ou avoir accès à un médecin téléconsultant, à condition qu’il exerce dans les Hauts-de-France. Ils pourront par ailleurs effectuer une téléconsultation avec un médecin Axa Assistance si aucun praticien n’est disponible dans la région.

    Un parcours de soins coordonné

    Le dispositif, co-établi avec la communauté de communes des Sept Vallées – dont Marconne fait partie -,  s’inscrit en « conformité du parcours de soins coordonné », indique le communiqué. « Soit le patient consultera son médecin traitant, soit le médecin téléconsultant enverra un compte-rendu au médecin traitant (avec accord du patient), soit il sensibilisera le patient au parcours de soin coordonné. »

    Les téléconsultations seront à terme assurées à la maison de santé

    « On voulait un endroit neutre, la clinique nous semblait bien adaptée, explique le Dr Jean-Charles Boubert, médecin généraliste et président du directoire de l’établissement de Marconne (source : Le Quotidien du médecin). Pour l’instant, nous accueillons cet espace mais à terme, les téléconsultations devraient avoir lieu dans la maison de santé (MSP) qui devrait être construite par la communauté de commune sur le même site que le nôtre. »

    En attendant, la clinique recevra une indemnité pour l’usage de ces locaux. Son montant n’a pas encore été défini.

    Axa mise sur la téléconsultation depuis 2015

    En 2015, Axa a été le premier assureur à proposer l’accès à un médecin via téléconsultation 24 heures sur 24 et 7 jour sur 7. Jacques de Peretti, P.-D.G. d’Axa France, a par la suite confirmé l’arrivé de cabines de téléconsultation pour ses entreprises clientes en janvier 2018.