Mutuelles

  • World Health Summit 2018 : Sanofi mise sur la plateforme du géant Palantir pour analyser ses données

    Les enjeux liés au numérique ont fait partie des thématiques centrales du World Health Summit (WHS), un sommet international qui a réuni plus de 2 000 décideurs et représentants de l’industrie de santé du 14 au 16 octobre 2018 à Berlin et auquel Health & Tech Intelligence a assisté. De nombreuses opportunités ont été identifiées par les participants telles que l’amélioration des résultats pour le patient et des systèmes de sécurité par le biais de dispositifs permettant de limiter les erreurs médicales et du développement de la médecine de précision.

    Les professionnels de la santé présents se sont accordés cependant sur le fait qu’il existait des freins au déploiement du digital en santé, avec en tête l’absence d’infrastructures adaptés, l’hétérogénéité des organismes de régulation en Europe, le manque de standards mais aussi de transparence des algorithmes basés sur l’intelligence artificielle.

    Parmi les intervenants figurait Sanofi, qui – pour faire face à ces enjeux – a récemment signé un partenariat avec le groupe américain Palantir, leader dans le domaine du traitement des big data, en vue du développement d’une plateforme collectant des données en phase 2 et en phase 3 d’essais cliniques aux États-Unis. Cet outil vise à faciliter la collaboration avec les chercheurs et connecte les différentes sources de données afin de mieux les analyser. Par sa mise en place, une interaction continue avec les organismes régulateurs comme la FDA est par ailleurs permise.

    Santé et numérique : 7 changements majeurs à venir d’ici 2025 selon Sanofi

    Dans le cadre d’une conférence du World Health Summit (WHS) portant sur les défis liés au développement du numérique dans la santé, Bernard Hamelin, responsable de la division « génération de preuves » (global head evidence generation) chez Sanofi, a mis en évidence 7 changements auxquels, selon lui, l’industrie devra faire face d’ici 2025 :

    • des populations de patients parfaitement connectés et numériquement avertis ;
    • une complexité scientifique croissante dans la pratique clinique ;
    • une adoption généralisée de technologies perturbatrices ;
    • un accès au marché encore plus complexe ;
    • un obstacle croissant au respect de la transparence ;
    • un besoin continu de faire plus avec moins ;
    • le passage à un monde constitué de multiples spécificités locales comme en Chine.

    Pour rester leader, le groupe français investit dans l’IA

    Afin de préserver sa bonne position dans le secteur de la santé, le groupe pharmaceutique français investit dans le numérique, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) et de l’analyse de données. Parmi ses dernières grandes opérations en la matière se démarque son partenariat avec le géant Palantir, n°1 mondial du traitement des big data, pour le déploiement d’une plateforme aux États-Unis connectant les différentes sources de données afin de mieux les analyser.

    Plateformes d’intégration : la France largement devancée par les États-Unis

    Ce genre d’outil est plus difficile à instaurer dans l’Union européenne en raison des différences de gouvernance existants dans les pays membres. Bernard Hamelin estime d’ailleurs que l’un des points faibles de la France sur le marché réside dans la production de plateformes d’intégration telles que celles proposées par Palantir.

     « La qualité de ces plateformes est essentielle pour une analyse réussie des données, expliquait-il le 11 octobre 2018 à Paris à l’occasion d’une table ronde sur la santé et l’IA organisée dans le cadre de l’événement Inno Generation de Bpifrance (article en lien ci-contre). Or, sur ce point, ce sont les États-Unis les leaders – Palantir en tête – donc les boîtes françaises travaillant sur l’IA se tournent vers des solutions étrangères. C’est un problème ! Les industriels français devraient se pencher sur ce sujet. »

    Sanofi : lauréat des Trophées eCAC40

    La « politique numérique ciblée » de Sanofi a été saluée par le jury de la cinquième édition des Trophées eCAC40, organisés par Les Échos dans l’optique de récompenser la maturité numérique des grandes entreprises françaises. Le groupe a reçu le prix de l’audace du concours lors d’une cérémonie spéciale organisée le 9 octobre 2018 à Paris.

    WHS : une sommet international rassemblant 2 000 acteurs clés du secteur

    Créé en 2009 à Berlin à l’occasion du 300e anniversaire de la Charité (Universitätsmedizin), le World Health Summit vise à améliorer la santé pour tous dans le monde entier et à trouver des moyens rapides et efficaces de faire progresser la médecine dans les zones qui en ont le plus besoin.

    Ce sommet international réunit environ 2 000 décideurs et représentants de tous les secteurs liés à la santé. En provenance de plus de 80 pays, ses participants abordent les problèmes les plus pressants auxquels seront confrontés les systèmes de santé au cours de la prochaine décennie et au-delà. L’événement réunit ainsi :

    • des chercheurs de haut niveau et des membres de la communauté scientifique ;
    • des décideurs politiques de haut niveau ;
    • des dirigeants et des représentants des systèmes de santé ;
    • des leaders des industries liées à la santé et au secteur de la technologie ;
    • des représentants de fondations et de la société civile ;
    • des étudiants et de jeunes professionnels provenant d’un large éventail de domaines liés à la santé.

    Environ 70 % des participants viennent de l’Union européenne, les 30 % restants provenant d’Amérique du Nord, D’Amérique du Sud, d’Asie, d’Afrique et d’Australie.

  • Les enjeux autour de l’évaluation des IoT et leur impact sur l’offre de soins (univ. Paris Diderot)

    Le 8 octobre 2018 se déroulaient les premières rencontres académiques de l’évaluation des objets connectés en santé organisées par l’AP-HP, l’université Paris Diderot et l’Inria. Face aux objets connectés (IoT), les attentes et les espoirs sont immenses mais les questions qu’ils soulèvent sont aussi nombreuses et requièrent une réflexion interdisciplinaire que les trois acteurs ont décidé d’entreprendre. 

    Cette assemblée visait entre autres à interroger les enjeux autour de l’évaluation des IoT afin de garantir que le développent intérêt du patient.

    Des différentes interventions, il est ressorti que les IoT en santé bousculeront plusieurs domaines :
    • les données : un cadre réglementaire d’accès aux donnée est nécessaire mais peut avoir moins d’impact sur les acteurs de taille et il faudrait davantage réguler les usages des données ;
    • le modèle assurantiel : la disponibilité des données médicales de divers type ne pourra pas être sans conséquence sur les modèles d’assurance en santé actuels ;
    • les business models : les start-ups doivent être résolument plus proches des professionnels des usages qui seront fait des solutions qu’elle proposent ;
    • intelligence artificielle (IA) : les véritables enjeux autour de l’IA telle qu’elle est en train de se développer sont la traçabilité et « l’explicabilité » des algorithmes sur lesquels les outils reposent.

    Après avoir investi le champ du bien-être et du quantified-self*, des IoT se sont invités dans le champs de la santé dans lequel les domaines d’application sont nombreux, notamment dans le cadre du suivi à distance. Les acteurs académiques ont considéré qu’il fallait donc s’intéresser aux questions d’ordre éthique, économique, clinique, psychologique, sociétal, technologique et numérique.

    Changements de paradigmes et besoin d’interdisciplinarité

    Au cours de l’introduction, Martin Hirsch soulignait l’avènement des IoT et la nécessité d’être capable des les évaluer. Cette évaluation implique, selon lui, une analyse du service médical rendu ainsi que des effets indésirables, au même titre que se fait l’évaluation des effets indésirables liés aux médicaments.

    Il avance par ailleurs que les IoT changent les paradigmes qui régissaient le système des soins, soit :

    • le rapport entre le médecin et le malade ;
    • le rapport du malade au système de santé ;
    • les conditions économiques dans lesquelles s’exerce le soin.

    Selon Martin Hirsch, forger des outils et des doctrines constitue un enjeu stratégique à échelle mondiale pour les soins de demain pour ne pas se faire dépasser par l’avalanche des IoT.

    Christine Clerici, présidente de l’université Paris Diderot, soulignait dans son discours introductif la nécessité de l’interdisciplinarité dans le cadre de cette analyse qui ne peut que se placer à l’intersection des sciences fondamentales, naturelles et humaines.

    Elle soulignait également que la question sous-jacente aux IoT concernait les données. Elle préconisait une attention particulière au moment d’exploiter les données recueillies à l’aide d’outils technologiques par le patient car ce dernier n’est pas un professionnel de santé.

    Ainsi, selon Christine Clerici, la dimension clé dans la question du recueil, de l’évaluation et de l’exploitation des donnés réside dans leur fiabilité.

    Le modèle assurantiel sera chamboulé par la disponibilité des données générées par les IoT

    Durant son intervention, le Pr Étienne Minvielle, titulaire de la Chaire de Management, directeur de l’équipe d’accueil management des Organisations de Santé (EA 7348 MOS) et en charge de la mission « parcours innovant » à l’institut de cancérologie Gustave Roussy, s’est attaché à soulever les questions autour de la pénétration des IoT dans le secteur des soins.

    Parmi les principaux points qu’il a soulevés, on peut noter sa vision de l’impact des IoT sur le secteur de l’assurance en santé. 

    Il fait remarquer qu’à la suite de la disponibilité des données médicales générées par les IoT, les assureurs :

    • auront une meilleure connaissance du risque encouru par chaque individu et des comportements adoptés face au risque ;
    • des actions de prévention des facteurs de risques personnalisées en complément de la gestion de la réparation médicale et qui soient d’application directe par le biais des employeurs.

    L’autre versant de cette disponibilité des données massive comporte les risques et les questions qui y sont associés :

    • l’intrusion d’autres acteurs dans les informations confidentielles tels que les GAFA ;
    • la justification du maintien de la solidarité collective face au risque personnalisé ;
    • le risque d’accroissement d’inégalités fondées sur les IoT ou les connaissances provenant de données massives qu’ils permettent de générer : la fracture numérique, la cybersécurité, la discrimination génétique, la couverture assurantielle, etc.

    Au final, selon lui la meilleure contribution des IoT à la santé des personnes réside dans la personnalisation des soins qu’ils permettent.

    Réglementer l’usage des données ?

    Interrogé par un auditeur sur la politique réglementaire et le cadre juridique à construire autour des données de santé, le Pr Étienne Minvielle se montre réaliste. Il juge qu’un cadre juridique strict ne suffirait pas pour empêcher les GAFA d’obtenir et d’utiliser les données personnelles des patients. Aux États-Unis, par exemple, où la réglementation est moins stricte ou insuffisante, ils les utilisent déjà.

    Une solution serait de réguler les usages qu’ont les acteurs des données. Ainsi, les ceux qui souhaiteraient exploiter les données de santé devraient passer par une accréditation émise par un organisme indépendant qui entérinerait l’usage qu’ils comptent en faire pour qu’une relation de confiance puisse s’établir.

    Les écueils à éviter par les start-ups, principaux acteurs de l’écosystème des IoT

    Le Pr Etienne Minvielle soulignait que dans le cadre des IoT touchant à la santé des citoyens, nous sommes dans des temps longs et des cycles de recherche et d’autorisation des dispositifs fidèles aux cycles d’évaluation dans le domaine de la santé. Il s’agit là du premier constat que les start-ups doivent intégrer dans leur business model pour éviter de s’essouffler à mi-chemin.

    Autres considérations à prendre en compte :

    • associer les professionnels de santé à leur projet le plutôt possible afin de répondre correctement à la question de l’usage qui est cruciale – la solution proposée doit répondre à un besoin précis d’une communauté de professionnels de santé ;
    • ne pas attendre et oublier de procéder à l’évaluation de la valeur ajoutée d’une solution dès le « temps zéro », car si une analyse est basée sur les données, les données de départ sont tout aussi importantes que les données postérieures ;
    • ne pas écarter les considérations économiques dès l’éclosion des projets car actuellement les IoT de bien-être et de santé ne font pas généralement l’objet d’un remboursement ;
    • bien définir le marché de lancement qui doit être favorable aux solutions technologiques, donc ne pas écarter la possibilité de s’exporter avant de revenir à la conquête du marché français.

    L’IA n’est pas porteuse d’un changement de paradigme ni de révolution mais va continuer à faciliter le travail des professionnels

    Le défi majeur lié à l’IA réside dans la traçabilité

    Selon Eric Fleury, directeur de l’Inria, l’intelligence artificielle (IA) a depuis longtemps été un facilitateur dans le domaine de la santé. Par ailleurs, la « e-santé » et la « e-médecine » sont selon lui deux concepts différents. le premier est lié au bien-être et le second à la médecine. Ainsi, les IoT n’évoluent pas de la même façon dans ces deux domaines.

    Ainsi, lorsque l’on parle de la médecine, le défi majeur associé aux solutions reposant sur l’IA est celui de « la traçabilité et de l’explicabilité », à savoir une démarche qui consiste à rendre toute décision apportée par une solution d’intelligence artificielle transparente en mettant à nu tous les éléments de la chaîne du processus qui a abouti à la proposition d’une solution.

    Les données nourrissant l’IA doivent être fiables

    Selon lui, la rupture peut se situer dans le domaine économique et plus précisément dans l’économie de l’assurance qui pourra être bouleversée.

    Il faut aussi calmer certaines ardeurs quant aux aspirations qui existent autour des données car pour arriver à de bonnes conclusions permettant de vérifier une hypothèse scientifique, il faut se fonder sur des données fiables, soit celles produites dans le cadre d’une expérience scientifique. Ainsi, la gratuité ou la disponibilité de données multiples provenant de sources multiples n’est pas forcément la méthode scientifique la plus adaptée.

  • Soutien à la French Tech : création d’un fonds dédié, captage de talents et développements locaux

    Les axes de développement de l’écosystème French Tech annoncés par Mounir Mahjoubi, alors encore secrétaire d’État en charge du Numérique, sont :
    • l’accompagnement des scale-ups et la promotion de la « tech for good » ;
    • l’attractivité des talents et le développement de la French Tech dans les territoires ; 
    • un fonds de soutien à la communauté French Tech – le French Tech Community Fund.

    Ces priorités pour le développement de la French Tech ont été annoncées à l’issue de la réunion entre le secrétaire d’État et plus de 90 personnes de l’écosystème French Tech – entrepreneurs, représentants des métropoles et des hubs French Tech, représentants institutionnels des régions et métropoles – qui s’est tenue le 10 octobre 2018, au lendemain de la visite à la Station F du Président de la République, Emmanuel Macron.

    Le French Tech Community Fund, un fonds de soutien

    Ce fonds sera mis en place début 2019 afin d’appuyer les initiatives des entrepreneurs, des communautés et des capitales French tech.

    Il sera alimenté par l’État, qui fournira un financement d’amorçage, et par les partenaires de la French Tech parmi lesquels on trouve les grands groupes, les fonds d’investissement et les start-ups bien établies.

    Les fonds réunis ont vocation à financer des événements, l’ouverture de nouveaux lieux de la French Tech, de nouveaux outils, etc.

    Accompagnement au cours de la phase de croissance et constitution d’un vivier de talents

    Parmi les priorités annoncées pour la French Tech :

    • l’accompagnement des start-ups en hyper-croissance, les scale-ups ;
    • la promotion de la Tech for Good : l’écosystème French Tech doit s’inspirer et inspirer des valeurs au service de la résolution des grands défis de la planète et des humains.

    Une autre priorité concerne également l’attractivité des talents au service de laquelle une politique de délivrance de visas assouplie et accélérée pour le recrutement de talents étrangers sera mise en place dès le 1er mars 2019.

    Installer la French Tech dans les territoires

    La French Tech reposait jusqu’à présent sur 13 métropoles French Tech et 22 hubs de la French Tech installés à l’étranger. Pour favoriser la pénétration de la French Tech au sein des territoires, un dispositif à deux niveaux est proposé :

    • installation de communautés French Tech en France et à l’international dès qu’une trentaine d’entrepreneurs sont présents sur un territoire géographique et/ou autour d’un thème donné dans l’objectif de promouvoir leur écosystème. Une trentaine de communautés devraient d’ores et déjà pouvoir se constituer ;
    • labellisation de capitales French Tech qui sont au centre d’un écosystème particulièrement dynamique composé de start-ups en hyper-croissance et au sein duquel un fort soutien des collectivités locales est avéré.

    La mission French Tech va constituer une liste de critères de reconnaissance des communautés et des capitales dans une approche collaborative avec les entrepreneurs et les équipes actuelles des hubs et métropoles.

  • CardioRenal s’associe avec le CEA pour perfectionner son DM de télémédecine de surveillance

    Un accord de co-développement pluriannuel a été signé entre la start-up CardioRenal, à l’origine d’un dispositif de télémédecine pour les patients insuffisants cardiaques, et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) afin de perfectionner le dispositif existant de cette première, selon un communiqué rendu public le 8 octobre 2018.

    Le partenariat en question donne la possibilité à CardioRenal de bénéficier de l’expérience et des infrastructures du CEA pour poursuivre le développement de capteurs incorporant les technologies d’électrochimie et de microfluidique de dernière génération dans son boîtier, capable de détecter à partir d’une goutte de sang les signes d’un problème cardiaque.

    L’objectif de l’alliance consiste à accélérer la commercialisation de son laboratoire d’analyse de sang utilisable à domicile par les patients insuffisants cardiaques.

    Analyse de sang, lecture et transfert de données

    CardioRenal a mis au point un dispositif reposant sur une mini boîtier équipé d’une micro puce qui permet l’auto-suivi de paramètres biologiques des patients insuffisants cardiaques dans le but de leur éviter des hospitalisations et le poids que ces dernières entraînent sur le système de santé. 

    Une goutte de sang apposée sur le boîtier déclenche la mesure de l’hémoglobine et du niveau de potassium et de créatinine pour s’assurer de la bonne fonction rénale. Ce boîtier s’insère dans un lecteur électronique qui lit les résultats de la micro puce intégrée et transfère les données dans des centres de data où elles sont stockées et peuvent être consultées par un professionnel de santé. L’examen des données peut donner lieu à une modification du traitement prescrit.

    L’objectif est de réduire les hospitalisations inutiles et évitables mais aussi d’améliorer la qualité de vie et le taux de survie des patients insuffisants cardiaques.

    La collaboration avec le CEA au service du perfectionnement des capteurs électrochimiques

    L’expertise du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives sera exploitée pour faire évoluer les capteurs électrochimiques inclus dans la puce microfluidique qui permet les mesures des paramètres biologiques du patient.

    CardioRenal s’était déjà associé avec Servier pour obtenir un soutien au cours de la phase de développement réglementaire et de la preuve clinique du dispositif.

    « La solidité scientifique du CEA-Leti ainsi que la richesse de ses équipes scientifiques sont pour nous le gage que nous allons continuer de bénéficier d’un savoir-faire de niveau mondial », a déclaré Maurice Bérenger, P.-D.G. de CardioRenal.

    Outre l’appui en recherche et développement des équipes du CEA, cet accord permettra à CardioRenal de bénéficier de l’appui de Hub4AIM, une alliance de partenaires académiques et industriels dotés des compétences nécessaires à toute la pré-industrialisation des dispositifs médicaux innovants.

    « Le Leti est heureux d’accompagner CardioRenal dans les améliorations de son dispositif de suivi à domicile des patients insuffisants cardiaques. Le laboratoire commun permettra à l’équipe CardioRenal d’accéder à l’intégralité des moyens et compétences du Leti dans l’objectif d’augmenter l’avance technologique de CardioRenal et d’accélérer sa mise sur le marché », a indiqué Emmanuel Sabonnadière, directeur du Leti.

  • Colloque Medicen Choiseul : soutenir les TPE/PME de l’industrie de santé en IDF, Paris le 24/10/2018

    Le pôle de compétitivité Medicen Paris Région et l’Institut Choiseul organisent un colloque le 24 octobre 2018 autour du soutien à apporter aux TPE/PME au service d’une industrie de santé puissante en Ile-de-France et dans la compétition mondiale.

    Cette seconde édition du colloque se déroulera au Conseil régional d’Ile-de-France et rassemblera des parties prenantes du secteur de la santé, un secteur jugé comme stratégique pour la France et la région francilienne par les organisateurs.

    L’événement sera axé autour de deux tables-rondes : la première portera sur l’écosystème d’accompagnement nécessaire pour les TPE et PME de la filière santé et la deuxième sur le rôle des grandes entreprises dans la création d’un écosystème performant et créateur de richesse.

    Les discussions viseront à :
    • interroger la validité de l’éclatement et le portage de l’offre d’accompagnement par de multiples acteurs et la façon dont on peut favoriser les synergies entre les acteurs au service de la réindustrialisation en France et sur le territoire francilien afin de permettre aux entreprises de se développer et de créer de la valeur-ajoutée dans un environnement fortement concurrentiel ;
    • identifier les conditions nécessaires pour favoriser l’émergence d’un écosystème dense et diversifié qui conforte l’Ile-de-France comme pôle mondial dans le domaine de la santé.

    Programme

    14h00-14h05 – Discours d’accueil : Pascal Lorot, Président de l’Institut Choiseul

    14h05-14h15 – Discours d’ouverture : Alexandra Dublanche, Vice-présidente de la Région Ile-de-France en charge du développement économique

    14h15-15h45 –Table-ronde 1: Quel écosystème d’accompagnement pour les TPE et PME de la filière santé?

    Intervenants :

    • Cédric Arcos, Directeur général adjoint des solidarités, de la sécurité et de la modernisation à la Région Ile-de-France

    • Dominique Baruch, Directrice Scientifique de Platod

    • Dominique Baruch, Directeur du programme santé et biotechnologies au Secrétariat général pour l’investissement

    • Philippe Genne, Président-directeur général d’Oncodesign

    • France Hamber, Directrice générale de Fluigent

    • Stéphane Roques, Délégué Général de Medicen Paris Region

    15h45-16h00 – Intervention d’un grand témoin : Jean-Hervé Lorenzi, Président du pôle Finance Innovation, Président du Cercle des économistes

    16h00-16h15 – Pause café

    16h15-17h45 – Table-ronde 2 : Quel rôle pour les grandes entreprises dans la création d’un écosystème performant et créateur de richesse?

    Intervenants :

    • Emmanuel Canet, Président de la R&D chez Servier

    • Carlos Jaime, Directeur d’InterSystems France et Président de la commission « Santé et numérique » de Medicen

    • Yves L’Epine, Directeur général de Guerb et Groupe

    • Karine Lignel, Directrice exécutive de CM-CIC Innovation et Présidente de la commission « Développement des PME » de Medicen

    • Sylvie Ponchaut, Directrice générale du Pôle BioWin

    • Philippe Tcheng, Président du Leem

    17h45-17h55 – Discours de clôture : Christian Lajoux, Président de Medicen

    18h00 – Cocktail, Salle Pierre-Charles Krieg au 33 rue Barbet-de-Jouy, 75007 Paris

    Inscription

    L’inscription est gratuite, amis obligatoire et se fait via ce lien.

  • La Cnil et l’Asip élaborent un référentiel régissant l’échange de données de santé par MSSanté

    La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a annoncé le 10 octobre 2018 qu’elle était en train d’élaborer avec l’Agence des systèmes d’information partagés de Santé (Asip) un référentiel relatif à l’échange de données de santé par messagerie sécurisée à destination des professionnels et établissements de santé ainsi que les professionnels du secteur médico-social.

    Avec l’entrée en application du RGPD, les professionnels et établissements de santé ainsi que les professionnels du secteur médico-social ne sont plus tenus de procéder à un engagement de conformité à l’autorisation unique AU-037 préalablement à l’utilisation d’un service de messagerie sécurisée.

    Cependant, la Cnil annonce avoir pris la décision de maintenir accessible l’AU-037 afin d’orienter ces premiers dans les actions de mise en conformité.

    L’objectif du nouveau référentiel est de permettre de documenter la conformité des traitements de données réalisés à l’aide de la messagerie sécurisée dans le registre des activités de traitement, et notamment de mettre en œuvre les actions nécessaires pour garantir les droits des patients (information, droit d’accès, etc.).

  • JFR 2018 : les solutions de Philips IA obtiennent le marquage CE et la certification de la FDA

    À l’occasion du forum « intelligence artificielle » dans le cadre des Journées francophones de la radiographies du 12 octobre 2018, Philips France a partagé les avancées de ses travaux dans l’application de l’intelligence artificielle (IA) aux usages de la radiographie.

    Parmi ses priorités, la recherche en informatique et les logiciels de santé, représentant plus de 60% du budget recherche et développement de l’entreprise.

    Des algorithmes validés par les autorités de santé

    Nicolas Villain, directeur de la recherche de Philips France, a annoncé lors de son intervention que plusieurs outils d’IA développés par Philips ont été validés par la Food and Drug Administration (FDA) américaine et ont reçu le marquage CE en Europe.

    Parmi ces outils qui bénéficient de cette certification on trouve Philips Intellisite qui permet de faire du diagnostic in vitro pour la détection des tumeurs, proposés aux anatomocytopathologistes.

    Afin de continuer à développer des algorithmes d’IA avec les partenaires industriels et établissements de santé, Philips a ouvert en mars 2018 la plateforme HealthSuite Insights, une « boîte à outils » pour intégrer des technologies d’IA dans les logiciels et systèmes d’information de santé.

    RIHDO, un projet qui repose sur le deep learning

    Le projet RIHDO, Radiomics and Integration of Heterogenous Data in Oncology, regroupe une suite d’outils et de logiciels d’exploration et d’aide à la décision clinique en oncologie. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la médecine de précision dans le but d’adapter les traitements à des groupes de patients afin de leur offrir la stratégie thérapeutique la plus efficace (bénéfice pour le patient) tout en évitant le recours à des thérapies coûteuses quand elles sont inadaptées (bénéfice économique).

    Le centre d’IA de Philips et Autopilot écho reconnu par l’AP-HP comme une solution d’avenir

    Le centre d’expertise en IA de Philips  dans les domaines de la cardiologie, de l’oncologie et des maladies rares inauguré le 10 avril 2018 regroupe à ce jour :

    • 50 chercheurs et ingénieurs dans un écosystème ouvert ; 
    • plusieurs partenariats avec des instituts de recherche académique dont l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) ; 
    • des établissements de santé dont l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), les Hospices civils de Lyon (HCL), et le CHU de Caen; 
    • des industriels du domaine de la santé et de l’informatique.

    Le projet « Autopilot écho » de Philips retenu par dans le cadre de l’AMI de l’AP-HP sur l’hôpital du futur

    Ce projet fait partie des 15 lauréats de l’appel à manifestation « l’hôpital numérique de demain » organisé par l’AP-HP et le CHU de Nantes.

    Le projet permet d’utiliser l’IA dans un dispositif d’échographe à domicile, pour le suivi des patients atteints de pathologies chroniques. Ce dispositif pourrait à terme remplacer les tablettes et balances connectées fournies aux patients pour transmettre leurs constantes aux équipes soignantes. Il compléterait le suivi par télésurveillance de l’insuffisance cardiaque.

  • Bruno Le Maire souhaite une politique industrielle pour les DM et les thérapies innovantes

    Mener une réflexion stratégique sur une politique industrielle pour les dispositifs médicaux (DM) et les thérapies innovantes, tel est le contenu de la Lettre de mission adressée le 9 octobre 2018 par Bruno Le Maire au vice-président du Conseil général de l’Economie, de l’Industrie, de l’Énergie et des Technologies (CGIET ou CGE), Luc Rousseau, que s’est procurée Health & tech Intelligence.

    Cette étude doit aboutir en janvier 2019 à un plan opérationnel pour améliorer rapidement la santé publique, la compétitivité de la filière et la création d’emploi.

    L’industrie des dispositifs médicaux est transformée par de nouvelles chaînes de valeurs intégrant plusieurs segments et composantes pour passer d’un dispositif isolé à une solution de santé complexe. Face à ces défis, le ministre de l’Économie a souhaité confier une mission au CGIET visant à proposer un plan d’actions opérationnel pour mettre en place un environnement favorable à l’essor de la filière des dispositifs médicaux.

    La lettre détaille les attendus de cette mission :

    • identifier les freins organisationnels, économiques et organisationnels pour le développement de l’innovation dans le monde médical
    • identifier les bonnes pratiques des secteurs de l’aéronautique, du spatial et de l’automobile pour les implémenter en santé
    • identifier les acteurs publics ou privés pouvant être un accélérateur pour la filière.

    Une priorité sur les dispositifs connectés de suivi des patients

    En lien avec le plan Ma Santé 2022 et le rapport du CSIS du 10 juillet 2018, le CGIET devra s’attacher à identifier précisément le potentiel des solutions de suivi des patients chroniques basés sur le partage et l’échange de données. Il incite à proposer un modèle d’incitation ou d’obligation de partage de données – dans le respect du RGPD et en perspective du Health data Hub.

    Cette étude doit s’appuyer sur les travaux des pôles de compétitivité dans leur phase de re-labellisation et sur la construction de la feuille de route du CSF santé.

    La conclusion des travaux est attendue sous 4 mois. La composition de l’équipe en charge de cette mission n’est à ce jour pas encore connue.

  • IA&santé : la France concurrencée par les US, la Chine et Israël mais dans la course (InnoGeneration)

    La Chine, les États-Unis d’Amérique (USA) et Israël représentent les principaux concurrents de la France dans le domaine de l’intelligence artificielle en santé, s’accordent Bernard Hamelin (Sanofi), Stéphanie Combes (ministère des Solidarités et de la Santé), Franck Le Ouay (Lifen) et Florence Moreau (Incepto Medical), réunis le 11 octobre 2018 à Paris à l’occasion de la table ronde « Santé et IA : la France dans la compétition internationale », organisée dans le cadre de l’événement Inno Generation de Bpifrance.

    Conscients que la France est loin d’être le n°1 sur le marché, les intervenants ont cependant insisté sur le fait que le pays « n’avait pas à rougir » de ses capacités. Ils ont ainsi mis en avant certains des atouts les plus importants de la France dans le secteur, dont la performance de ses data scientists et sa force d’innovation, relevant toutefois qu’il existe une marge de progression à réaliser au niveau de la production des plateformes d’intégration – un secteur largement dominé par les États-Unis – et de la mise en place de modèles économiques viables.

    Les États-Unis et la Chine, leaders du marché ?

    Selon Florence Moreau, directrice de la technologie et co-fondatrice d’Incepto Medical – une start-up qui conçoit des applications d’aide au diagnostic pour l’imagerie médicale -, le domaine de l’intelligence artificielle (IA) appliquée au secteur de la santé, et en particulier à la radiologie, est actuellement dominé par trois pays : la Chine, les États-Unis et Israël, notamment en termes d’investissements réalisés.

    « L’avantage de ces pays réside principalement dans les différents modes de financement dont ils disposent », poursuit Bernard Hamelin, vice-président responsable du pôle « evidence generation » à Sanofi, ajoutant qu’un autre facteur à prendre en compte est le contexte politique : « La Chine et les États-Unis, par exemple, disposent d’une très importante population. On ne peut pas absorber efficacement les données de 100 millions de patients sans mettre en place un système d’aide au diagnostic permettant de filtrer toutes ces informations. Pour ces pays, l’exploitation de l’IA est une nécessité donc ils doivent être présents sur ce marché. »

    Les GAFAM, pas si menaçants ?

    En ce qui concerne l’intérêt croissant des GAFAM (Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) pour le secteur de l’IA en santé, Florence Moreau minimise la « menace », estimant qu’ils ne sont pas aussi efficaces qu’ils en ont l’air : « D’accord, ils tentent des choses, notamment Google : ils ont acheté beaucoup de données mais pas ce qui va autour ! Quand on cherche à analyser une image médicale comme en radiologie, il ne suffit pas d’identifier une anomalie, il faut un expert en arrière-plan pour pouvoir correctement interpréter l’image et fournir un diagnostic précis. Si on enlève l’humain, ça ne fonctionne pas ! »

    Selon Franck Le Ouay (Lifen), la France est plutôt bien positionnée au niveau européen

    « La France n’est pas si mal pour démarrer une entreprise, estime de son côté Franck Moreau, P.-D.G. et co-fondateur de la start-up Lifen (messagerie médicale sécurisée), revenu à deux reprise dans l’Hexagone (en 2005 puis en 2015) pour monter une société. En revanche, ce n’est pas parce qu’on est basé en France que l’on va forcément développer notre produit en France. Le marché américain est par exemple intéressant pour lancer une solution car il est 40 fois plus grand qu’ici. Il n’y a pas de questions à se poser si on est dans une approche purement commerciale. Mais si la solution est axée sur les sujets, sur les soins d’un système de santé particulier, alors là il y a un sens à regarder ce qu’il se passe en France et à rester sur le marché. »

    Il juge qu’au niveau européen, la France est plutôt bien placée. « L’Allemagne est tout juste en train de mettre en place sa carte Vitale et le Royaume-Uni vise à totalement numériser le NHS d’ici 2022. Nous ne sommes pas en retard ! »

    Une comparaison entre pays impossible ?

    Selon Stéphanie Combes, cheffe de la mission d’administration des données de santé à la DREES et rapporteuse du rapport sur la mission de préfiguration de la mission Health Data Hub – remis ce vendredi 12 octobre 2018 -, il est difficile de comparer les pays car chacun d’entre eux « ne met pas l’accent sur la même chose ».

    « Dans le cadre de la mission, nous avons regardé du côté d’Israël, du Québec, de la Belgique, du Danemark, de l’Angleterre et de la Suisse. Au Danemark, par exemple, ils ont des données intégrées ; en Israël, il y a une belle base de données mais elle n’est pas accessible à tous les chercheurs… Dans chaque pays, il y a une ouverture, une valorisation économique des données et une gestion du consentement différents. »

    Les 3 atouts principaux de la France

    Les trois atouts majeurs de la France en IA appliquée à la santé, selon Florence Moreau sont  :

    • ses data scientists (mathématiques appliquées et informatique) : « On forme beaucoup et bien dans ce domaine », insiste-t-elle ;
    • ses profils cliniques, qu’elle qualifie de « brillants », notamment dans le domaine de la radiologie ;
    • l’innovation, notamment via des dispositifs comme le crédit d’impôt recherche (CIR).

    « La France est en train de bouger et est en passe de devenir un des acteurs les plus performants. »

    Les points faibles de la France

    L’accès aux données : vrai problème ou « faux procès » ?

    Lorsque la question de l’accès aux données est posée sur la table par l’animateur de la table ronde, Daniel Kaplan, fondateur de Plurality University, les avis divergent.

    Pour Franck Le Ouay, le problème principal n’est pas l’accès aux données mais celui de l’interopérabilité. Un avis partagé par Florence Moreau, qui estime qu’il s’agit là d’un « faux procès » : « À partir du moment où la donnée est traçable et que l’on dispose d’une contractualisation formelle, cela ne pose pas de souci. »

    Stéphanie Combes ne partage pas la même opinion. « Nous avons fait une centaine d’auditions dans le cadre de notre mission. Nous avons constaté qu’il était difficile d’accéder à certaines bases. Un tas de registres existent, chacun avec leur propre gouvernance, et on ne sait pas forcément comment y accéder. Il est même compliqué de connaître l’existence de certaines de ces bases. »  La spécialiste estime donc qu’ »il y a des efforts à faire à ce niveau ».

    Des progrès à réaliser au niveau de la production de plateformes d’intégration

    Bernard Hamelin, lui, pense que l’un des points faibles de la France réside dans la production de plateformes d’intégration. « La qualité de ces plateformes est essentielle pour une analyse réussie des données. Or, sur ce point, ce sont les États-Unis les leaders – notamment de grandes sociétés comme Palantir – donc les boîtes françaises travaillant sur l’IA se tournent vers des solutions étrangères. C’est un problème ! Les industriels français devraient se pencher sur ce sujet. »

    Le problème du financement

    Le problème aussi selon Franck Le Ouay est le mode de financement des solutions : Qui paye pour le service innovant si la solution est proposée gratuitement aux patients ? Quel modèle économique choisir ? « Il n’est pas évident de trouver une réponse viable et c’est un vrai problème. Il faudrait une réflexion au niveau de l’État pour proposer des solutions à ce propos. »

  • RDVmedicaux et Docavenue s’associent en faisant communiquer leurs plateformes de rendez-vous

    Le groupe Cegedim a annoncé le 10 octobre 2018 la conclusion d’un partenariat entre sa start-up dédiée à la téléconsultation et aux services facilitant la mise en relation médecin-patient, Docavenue, et RDVmedicaux.com, spécialiste de la prise de rendez-vous médicaux en ligne.

    Les deux acteurs ont souhaité se rapprocher pour favoriser l’accès aux professionnels de santé par les patients, notamment grâce aux rendez-vous en ligne. Concrètement, les deux industriels ont ouvert un accès réciproque vers les praticiens référencés par chacune des deux plateformes en mutualisant ainsi leurs ressources « dans l’intérêt des professionnels de santé et des utilisateurs ».

    Du côté des patients, cela implique qu’à partir de novembre 2018, indépendamment de la plateforme à  partir de laquelle il se connecte, il aura accès à l’ensemble des praticiens dont l’agenda est géré invariablement par Docavenue ou RDVmedicaux.

    Ce partenariat reflète la stratégie des deux entités dans le domaine de leur offre à destination des professionnels de santé, « dans un contexte de mutation forte du secteur de la digitalisation du parcours de soins coordonnés et de la relation patients-praticiens, notamment avec le médecin traitant ».