International

  • Singapour : une formation en économie de la santé pour stimuler le secteur de la health tech

    Dans le cadre des efforts du gouvernement singapourien visant à développer les capacités des TIC dans le secteur de la santé, la  (SMU) va prochainement ouvrir une section en économie et en gestion de la santé.

    Au sein de cette formation, les étudiants pourront suivre des cours sur l’administration des soins, les règlementations, l’économie, la gestion et l’analyse dans le domaine de la santé, mais aussi mener un apprentissage au sein d’hôpitaux et d’autres établissements de santé de la cité-État.

    Singapour cherche à renforcer la main-d’œuvre dans le domaine de la health tech

    Face à l’escalade des coûts des soins et au vieillissement rapide de la population, Singapour redouble d’efforts pour renforcer la main-d’œuvre dans le secteur de la health tech en offrant plus de possibilités de formation, d’éducation et d’emploi, note le quotidien national The Straits Times.

    500 offres d’emploi présentées lors du Health Tech Day

    Ce nouveau parcours universitaire a été présenté en mars 2018 à l’occasion du Health Tech Day, organisé par l’Info-communications Media Development Authority (IMDA) et Integrated Health Information Systems (IHiS), une entreprise qui fournit des solutions TIC pour le secteur de la santé publique.

    Le Health Tech Day a réuni plus de quarante organisations, y compris des établissements de santé, des entreprises health tech et des partenaires de formation, afin de présenter les dernières innovations du secteur. Plus de 500 offres d’emploi dans le domaine des technologies de la santé ont été proposées au cours de l’événement.

    IHiS va former 50 professionnels du secteur

    Afin de soutenir les professionnels en milieu de carrière dans leur transition vers le secteur des soins, IHiS s’est fixé comme objectif de placer et de former cinquante professionnels, gestionnaires, cadres et techniciens au cours des deux prochaines années. Ils seront formés sur une période de trois à neuf mois pour des emplois tels que ingénieur réseau, développeur d’applications mobiles et développeur de logiciels.

    TeSA : une initiative pour aider les professionnels des TIC à se perfectionner

    Les professionnels des technologies de l’information et de la communication bénéficieront également d’une formation en cyber-sécurité, en analyse de données, en cloud computing et en développement de logiciels avec la société bio-pharmaceutique mondiale MSD, qui rejoint pour l’occasion l’initiative TechSkills Accelerator (TeSA), pilotée par l’IMDA.

    TeSA propose divers programmes pour aider les professionnels actuels des TIC et les non-professionnels du secteur à acquérir de nouvelles compétences et connaissances dans leur domaine et à rester compétitifs dans un environnement numérique à l’évolution rapide.

    MSD offrira à plus de 90 professionnels des TIC une formation et des stages à l’étranger au cours des trois prochaines années. Environ 27 000 personnes ont été formées depuis le début de l’initiative en avril 2016.

    Health tech : 1 200 emplois devraient être créés d’ici 2021

    « La technologie de la santé est un domaine passionnant où les investissements dans ce secteur ont augmenté de 7 % au cours des trois dernières années, précise Bruce Liang, directeur de l’information du ministère de la Santé singapourien (MOH) et responsable de la direction d’IHiS (source : The Straits Times). (…) La croissance [de l’industrie] devrait doubler et augmenter d’environ 13 % au cours des trois prochaines années, ce qui devrait se traduire par une demande d’environ 1 200 emplois supplémentaires dans le domaine de la santé. »

    National HealthTech Challenge : rechercher des solutions de santé innovantes

    Une nouvelle initiative, baptisée le « National HealthTech Challenge », a été lancée à la mi-mars 2018. Son objectif est d’identifier et de résoudre les problèmes de santé à travers les nouvelles technologies à l’échelle nationale.

    Organisé par IHiS, le National HealthTech Challenge rassemble des professionnels de la santé, des instituts de recherche et des acteurs de l’industrie high tech dans l’optique de faire émerger des solutions permettant de résoudre les défis les plus pressants du secteur. Les dix meilleures d’entre elles seront sélectionnées pour développer des pilotes au troisième trimestre de l’année 2018.

    Ces solutions devront être en adéquation avec les trois évolutions du secteur recherchées par le MOH :

    • 1. développer un système de santé allant au-delà des soins pour se concentrer davantage sur les résultats et donc la santé de la population ;
    • 2. agir au-delà de l’hôpital en se tournant davantage vers la communauté ;
    • 3. aller au-delà d’une offre de soins de qualité pour se concentrer sur la valeur des soins délivrés.

    Objectif : exporter les solutions singapouriennes à l’international

    « Si nous pouvons mettre en place des solutions innovantes pour relever nos défis de santé, non seulement nous pourrons offrir de meilleurs soins à notre population mais nous créerons également des opportunités économiques pour nos entreprises, leur permettant ainsi d’exporter leurs solutions vers d’autres villes du monde qui connaissent elles aussi des changements démographiques similaires [au nôtre] », a déclaré lors du Health Tech Day le ministre d’État chargé des Communications et de l’Information et de la Santé, Chee Hong Tat.

  • Singapore: New course in health economics to boost health tech sector

    As part of the Government of Singapore’s efforts to develop ICT capabilities in the healthcare sector, the Singapore Management University (SMU) will soon offer a major in health economics and management.

    Within this training course, students will learn about healthcare care administration, politicy, economics, management and analytics, with work-based learning in hospitals and other healthcare institutions of the city-state.

    Singapore to boost the health tech workforce

    As healthcare costs increase and population ages rapidly, Singapore is stepping up its efforts to strengthen the health tech workforce by providing more training, education and job opportunities, the national daily newspaper The Straits Times said.

    500 job opportunities offered at Health Tech Day

    The new university course was presented in March 2018 on the occasion of Health Tech Day, which was organized by the Info-Communications Media Development Authority and Integrated Health Information Systems (IHiS), a company that provides ICT solutions for the public health sector.

    Health Tech Day brought together more than forty organizations, including healthcare institutions, health tech companies and training partners, to showcase the latest product innovations in the sector. More than 500 job opportunities in the health tech sector were offered during the event.

    IHiS will train 50 professionals in the health tech sector

    To support mid-career professionals in their transition to the healthcare sector, IHiS has set a target to place and train fifty professionals, managers, executives and technicians over the next two years. They will be trained over a period of three to nine months for jobs such as mobile application developer, software developer and network engineer.

    TeSA: an initiative to help ICT professionals improve their skills

    Information and communication technology professionals will also benefit from training in in-demand skills in cyber security, data analytics, cloud computing and software development, with global biopharmaceutical company MSD joining the TechSkills Accelerator (TeSA), an initiative driven by Infocomm Media Development Authority (IMDA).

    TeSA offers a variety of programs to support current ICT professionals and non-ICT professionals to upgrade and acquire new skills that are in demand, and to stay competitive in the fast-moving digital landscape.

    MSD will provide more than 90 ICT professionals with on-the-job training and overseas attachments over the next three years. Approximately 27,000 people have been trained since the initiative started in April 2016.

    Health tech: 1,200 jobs should be created by 2021

    « Health tech is an exciting space to be in now. Investments in this sector grew by 7 % over the last three years, » said Bruce Liang, chief information officer of the Ministry of Health (MOH) and chief executive officer of IHiS (source: The Straits Times). « (…) The growth is expected to double and grow by some 13 per cent in the next three years. The trajectory growth would translate to a demand of approximately 1,200 more health IT jobs. »

    National HealthTech Challenge: To seek innovative health solutions

    A new initiative, called the National HealthTech Challenge, which aims to identify and solve healthcare challenges through technology on a national scale, was launched in mid-March.

    Organized by IHiS, the National HealthTech Challenge brings together healthcare professionals, research institutes and tech industry players to come up with solutions to the industry’s most pressing challenges. Ten will be selected for pilots in the third quarter of 2018.

    The challenge is themed to align with MOH’s three shifts:

    • 1. Beyond healthcare to health;
    • 2. Beyond hospital to community;
    • 3. Beyond quality to value.

    To export Singaporean products internationally

    « If we can innovate new solutions to tackle our healthcare challenges, not only can we provide better care for our people, we also create economic opportunities for our companies to export their solutions to other cities around the world that are also experiencing similar demographic shifts, » Minister of State for Communications and Information and Health Chee Hong Tat said at Health Tech Day.

  • Appel à projets ARS IDF : créer des postes d’enseignant-chercheur pour les professions du soin

    L’Agence Régionale de Santé Ile-de-France a ouvert en février 2018 un appel à projets visant à soutenir l’innovation de l’enseignement et de la recherche par des professionnels de santé en favorisant l’émergence des fonctions « d’enseignant-chercheur bi-appartenant » pour les professions d’infirmier ou de rééducateur (masseur kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste orthoptiste, etc.).

    Il s’agit de créer un pont entre les établissements de santé (CHU, service universitaire d’hôpitaux et/ou GHT, centre ou maison de santé universitaire) et les universités, en développant leurs complémentarités reposant sur une unité de recherche de préférence ayant une approche interdisciplinaire.

    Les dépôts de candidature sont acceptés jusqu’au 20 avril 2018.

    La note complète sur l’appel à projets est disponible via ce lien.

    Critères de sélection et enjeux

    Le projet est conditionné par l’engagement d’au moins trois professionnels éligibles aux fonctions d’enseignant-chercheur garantissant la mise en œuvre d’un projet d’équipe.

    Les projets seront examinés par un comité de sélection et retenus en fonction de :

    • la qualité des propositions et leur caractère structurant pour l’institution demandeuse ;
    • la stratégie universitaire d’engagement autour de l’universitarisation des professions paramédicales.

    Les projets retenus feront l’objet d’une convention permettant l’attribution des montants alloués. Ce sont 30 000 euros par personne et par an durant trois ans qui seront alloués pour appuyer la rémunération des professionnels, le reste de la rémunération devant être assuré par l’établissement et l’université.

    Modalités de soumission

    Les participants doivent utiliser le dossier d’intention de participation au projet disponible ici et envoyer à l’ARS leur dossier de candidature en deux exemplaires :

    • à Ljiljana JOVIC, Directeur des soins–Conseillère technique régionale, ARS -DOS–Pôle ressources humaines en santé, Millénaire 235, rue de la Gare,75935 PARIS Cedex 19 ;
    • par voie électronique à l’adresse suivante: ARS-IDF-CSLTECH@ars.sante.fr en précisant dans l’objet: « Projet «Emergence enseignant-chercheur bi-appartenant-2018» ».

    Calendrier

    • 20 avril 2018 : réception des dossiers d’intention de participation au projet;
    • 25 mai 2018 : identification des équipes participant au projet ;
    • octobre 2018 : mise en place du projet avec les équipes identifiées;
    • suivi de la mise en place et du déploiement du projet;
    • 30 septembre 2019/ 2020 / 2021 : transmission à l’ARS des rapports d’activité des équipes et des «enseignants-chercheurs bi-appartenants».

  • IA : l’Inserm s’associe avec la start-up Owkin pour accélérer la recherche en santé

    Le 4 avril 2018, dans les locaux de la start-up Owkin, un accord cadre a été signé entre Yves Lévy, le PDG de l’Inserm, et Gilles Wainrib, l’un des co-fondateurs de la start-up, devant la presse.

    L’ambition des deux acteurs est de bousculer le secteur de la recherche médicale et clinique en proposant des approches innovantes d’analyse de données. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie plus globale de l’Inserm de positionner la recherche biomédicale française en leader de l’intelligence artificielle en santé en misant sur son expertise dans l’analyse de données massive.

    Owkin apporte le socle logiciel nécessaire à la réalisation de ce dessein, avec des outils de machine learning (apprentissage profond) développés en interne et mis à disposition de l’ensemble de chercheurs de l’Inserm, et appliqués aux données massives de l’institut afin d’accélérer la recherche médicale.

    Owkin Socrates, plateforme de deep learning au service de la recherche biomédicale de l’Inserm

    Owkin va appuyer l’Inserm dans sa stratégie « d’utiliser l’IA pour exploiter les données existantes et trouver de nouvelles pistes de recherche, en démocratisant l’accès aux technologies de l’IA pour les chercheurs » et « permettra d’aboutir à de nouvelles stratégies thérapeutiques », a annoncé le co-fondateur d’Owkin.

    C’est le partenariat le plus large pour Owkin en termes de champs d’application dans la recherche médicale avec la perspective d’équiper des outils prédictifs et d’analyse de données qui va concerner « un nombre de chercheurs gigantesque – 13 000 -, d’ici un à deux ans ».

    Les deux acteurs vont développer des projets scientifiques collaboratifs tels la prédiction de réponse aux traitements en cancérologie et l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques.

    La plateforme Socrates permettra à chaque chercheur qui en est utilisateur de devenir lui-même acteur de l’IA.

    Apprentissage fédéré, souveraineté des données et traduction en biomarqueurs de données massives de l’Inserm

    Grâce à la technique d’apprentissage fédéré d’Owkin, les données massives de l’Inserm ne quitteront pas l’institution. L’Inserm a une longue expérience dans l’utilisation des données caractérisée par un usage éthique et souverain, deux aspects fondamentaux en santé, et Owkin permet de transformer les big data en smart data en répondant aux exigences réglementaires du secteur.

    Les techniques technologiques d’Owkin permettront à l’Inserm d’exploiter les données éparpillées et hétérogènes et à ses chercheurs de bénéficier d’une interface personnalisable à souhait.

    Ce ne sont que les résultats de l’analyse, tels de nouveaux biomarqueurs, qui pourront être exportés vers l’industrie. Les modalités de partage de valeur n’ont pas été précisées pour le moment, puisque la collaboration des deux acteurs ne fait que débuter.

    La plateforme Socrates va démocratiser le deep learning pour la recherche médicale, rappelle Gilles Wainrib.

    Pour Yves Lévy, les partenariats public-privé sont un outil illustratif de la façon dont « la recherche académique et les meilleurs talents français doivent s’allier pour produire des connaissances d’excellence ».

    L’Inserm s’associe avec Owkin, car Owkin est un acteur important dans le domaine de l’IA associée à la recherche et l’Inserm a fait le choix d’être là dès le début pour capter l’innovation, car ce sont les outils puissants d’Owkin qui feront parler les données massives de l’Inserm.

    L’IA permet des actions de santé publique inimaginable autrement

    Selon lui, au vu des annonces faites par le Président de la République à la suite de la publication du rapport de la mission Villani, « il n’est nul doute que l’IA sera à l’origine de bénéfices importants pour la recherche, pour la pratique médicale, pour le système de santé national ».

    Yves Lévy citait en exemple un projet de recherche sur la base d’analyses de données émanant des feuilles de remboursements du SNDS répertoriant entre 3 et 5 millions d’hospitalisations liées à une démence précoce inhabituelle chez une population de moins de 65 ans et qui a permis de mettre en évidence la cause liées à une consommation d’alcool.

    « Sans avoir fait appel à l’analyse par l’IA, cette cause n’aurait jamais pu être identifiée même en 15 ans de recherche, affirme Yves Lévy, et on n’aurait pas pu mettre en place une politique adaptées en termes de santé publique ».

    Stratégie pour une recherche biomédicale française leader de l’IA en santé

    L’Inserm fait valoir son expertise et son expérience longue de plus de 20 ans et souhaite les exploiter en recourant aux outils de l’IA afin d’accélérer et d’orienter la recherche.

    Son PDG a rappelé lors de la conférence de presse :

    • son excellence scientifique et sa maîtrise des question biologiques et médicales à adresser ;
    • sa connaissance des données générées dans le cadre de la recherche médicale sur une cohorte de plus de 200 000 personnes et sur plus de 300 centre de recherche en France et à l’étranger ;
    • son rôle clé dans la production et l’utilisation de données majeures en biologie et santé.

    Tous ces éléments confortent la position de leader de l’institut dans la recherche biomédicale qu’il va asseoir grâce à :

    • la mobilisation des meilleures équipes déjà impliquées dans le développement de l’IA, la production et l’exploitation de données ou le suivi de cohortes ;
    • la contribution-clef à l’utilisation des données du Health Data Hub, qui s’appuiera sur les données du SNDS et les données de recherche clinique et biologique, comme annoncé par le Président de la République ;
    • la mise en place d’une infrastructure nouvelle de collecte et d’analyse des données de génomique médicale dans le cadre du plan France Médecine Génomique ;
    • l’accélération de sa politique de partenariats publics et privés avec les organismes de recherche nationaux et les industriels dans les domaines de l’intelligence artificielle (mathématiques, algorithmes, modélisation, logiciels, etc.)

    Dans le cadre des appel d’offres annoncés par le Président de République, l’Inserm et Owkin répondront conjointement à ces propositions.

  • Les Contrepoints de la santé : réflexions autour de l’hôpital du futur et présentation d’un sondage

    A l’occasion des Contrepoints de la santé, conférence organisée à Paris le 27 mars 2018,  Frédéric Boiron, directeur général du Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille et Jean Sibilia, doyen de la fac de médecine de Strasbourg, président de la Conférence des doyens des facultés de médecine, ont discuté autour du thème de « L’hôpital du futur ».

    Les résultats d’un sondage BVA sur ce thème ont également été dévoilés. Celui-ci montre notamment que si le développement du numérique au sein des hôpitaux n’apparaît pas comme un vecteur majeur pour faire face aux difficultés que rencontrent les établissements, la digitalisation du parcours de soin est tout de même perçue comme une piste d’amélioration pour 33 % des personnes sondées.

    Encourager les projets RHU et IHU

    Les modérateurs ont voulu savoir si les nouvelles technologies vont, selon les deux intervenants, permettre de modifier la prise en charge des soins et leur organisation. Pour Jean Sibilia, c’est une évidence, en prenant en compte trois aspects :

    • l’aspect  cœur de métier du CHU de demain qui permet de développer des plateformes de très haut niveau pour produire des données pour le soin et la recherche. « Il ne suffit pas d’avoir du stockage mais de l’intelligence humaine et artificielle pour les traiter. Indiscutablement on est très en retard à l’hôpital. Les projets « Recherche Hospitalo-Universitaire en santé »(RHU) les projets Instituts HospitaloUniversitaires (IHU) sont à promouvoir » ;
    • la télémédecine et les objets connectés qui permettront à distance de ramener des données via le domicile des patients ;
    • le numérique pour l’apprentissage des médecins. « Ce n’est pas le futur, c’est aujourd’hui, notamment pour l’apprentissage à l’habilité chirurgicale.

    Frédéric Boiron estime que l’hôpital du futur passe par le développement via un réseau. « Il faut préserver la relation humaine certes mais il y a beaucoup de choses pour lesquelles on peut imaginer qu’à l’avenir, cela passera par un transport de l’information, d’analyse de l’information et de réponses adaptées » Il espère que les hôpitaux existeront toujours en 2050, mais qu’ils se présenteront sous une autre forme, avec une gradation entre les structures.

    Améliorer le système de santé… grâce au numérique pour prendre en charge le volet administratif

    L’enquête quantitative BVA a été réalisée par internet du 14 au 16 mars 2018 auprès de 1 006 Français âgés de 18 ans et plus.

    Elle montre d’abord un fort décrochage de l’opinion des Français sur la bonne action de l’hôpital en matière de santé : 71% d’entre eux pensent que la politique du gouvernement ne va pas dans le bon sens en matière de santé. En décembre 2017, ils n’étaient que 57 % à avoir cette opinion défavorable. 

    L’enquête a permis de déterminer ce qui, selon eux, permettrait d’améliorer le système de santé. Ils sont 49 % à penser que la solution serait une réduction des inégalités de santé, 35 % une meilleure organisation des professionnels entre eux et 27 % la réorganisation des hôpitaux pour mutualiser les plateaux techniques, avec des services numériques pour prendre en charge le volet administratif.

    Enfin, pour faire face aux difficultés de l’hôpital (déficit, malaise des personnel, expérience patients à améliorer, fermeture des services, etc.), ils préconisent « l’embauche de personnel soignant pour donner plus de temps aux soignants pour le soin aux patients » à 66 % et « le développement de maisons de santé et le renforcement de la médecine de ville pour prendre en charge les soins courants et désengorger les urgences.

    Si le développement du numérique au sein des hôpitaux n’apparaît pas comme un vecteur majeur pour faire face aux difficultés pour les personnes sondées, la digitalisation du parcours de soin est tout de même perçue comme une piste d’amélioration pour 33 % d’entre elles.

  • AI for humanity : les multiples usages de l’intelligence artificielle en santé en Israël-Ran Balicer

    Le 29 mars 2018, le sommet « AI for Humanity : l’intelligence artificielle au service de l’humain » réunissait au Collège de France plusieurs experts internationaux sur le thème de l’Intelligence artificielle. Ran Balicer, directeur de l’institut de recherche israélien Clalit, évoquait  les applications de l’intelligence artificielle en santé en Israël.

    D’après le professeur Ran Balicer, l’usage de l’intelligence artificielle et du big data en santé présente de nombreux avantages. Il permet d’adopter une approche proactive, d’individualiser les traitements, réduire la charge administrative des personnels hospitaliers, mettre en oeuvre une médecine de précision, réduire la marge d’erreurs médicales. R. Balicer illustre cela à l’aide d’exemples concrets inspirés de l’expérience hospitalière israélienne d’aujourd’hui.

    Médecin diplômé de l’Université de Tel Aviv et titulaire d’un doctorat en santé publique de l’Université Ben Gurion du Néguev, le professeur Ran D. Balicer dirige l’Institut de recherche Clalit et le département de Health Policy Planning au sein de Clalit, organisme de santé publique couvrant près de 50% de la population israélienne. Responsable de l’organisation et de la planification des soins, il est également chargé de veiller à la qualité des soins, réduire les disparités d’accès au système de santé israélien, et en améliorer l’efficience.

    En guise d’introduction à sa keynote, le professeur Ran Balicer rappelle qu’au sein des pays développés, 30% des soins dispensés sont inutiles, de nombreux décès sont imputables à des erreurs médicales (3e cause de mortalité évitable au sein des hôpitaux), et 45% des prises en charges nécessaires ne sont pas assurées. R. Balicer en appelle à l’utilisation des outils de l’intelligence artificielle pour remédier aux insuffisances organisationnelles du système de santé. Israël est particulièrement actif en la matière.

    Le développement de l’IA en santé permet de mieux détecter les symptômes et de faire un suivi prédictif du développement d’une maladie, d’exploiter les résultats d’analyse (imagerie médicale), de formuler de nouvelles hypothèses de diagnostic et des propositions thérapeutiques plus personnalisés.

    Des multiples usages de l’intelligence artificielle en santé en Israël

    Reconnaissance d’image : Utilisation de l’IA en radiologie

    Les outils d’IA sont aujourd’hui performants en matière de reconnaissance d’images. L’IA peut lire des radiologies médicales. Israël souffre d’une pénurie de radiologues et certaines informations peuvent leur échapper. La fiabilité des outils d’IA en matière de lecture de radiologies est quasi-totale. D’après le prof. Balicer, « les algorithmes ne se contentent pas de lire les images de radiologies, ils peuvent également détecter ce que les médecins ne peuvent identifier ». A titre d’exemple, le diagnostic de l’ostéoporose est déjà réalisé en Israël au moyen de l’IA. 

    L’IA induit un changement de paradigme : d’un système de santé « réactif » (curatif) à « proactif » (préventif) 

    « The real paradigm shift is in the move from a reactive system to proactive care. Imagine you could see someone, and know that something bad is going to happen to them and that you can do something about it ». Ran Balicer

    L’IA permet de prévenir l’apparition d’une maladie ou de l’appréhender très précocement. Israël a adopté une approche proactive en santé. Le Prof. Ran Balicer illustre cette inflexion des modes de prise en charge en prenant l’exemple de l’insuffisance rénale. Quels peuvent être les usages de l’IA en ce domaine ? L’IA, couplée au traitement de base de données massives, permet de détecter, plusieurs années avant l’apparition de la maladie, le risque de contracter une insuffisance rénale à long terme et de prendre les mesures adaptées pour en réduire la gravité ou en prévenir le développement. 

    L’organisation Clalit, qui prend en charge la moitié de la population israélienne (soit près de 5 millions d’individus), utilise l’intelligence artificielle pour identifier les risques d’apparition d’une insuffisance rénale. L’organisme analyse les données de santé mises à leur disposition, appelle les patients, les incite à se rendre à l’hôpital, les sensibilise aux enjeux de cette pathologie et les encourage à adopter des comportements alimentaires sains. Un suivi de long terme de cette population est également assuré. Ceci, précise Ran Balicer, a permis de réduire significativement le recours aux dialyses parmi la patientèle à risque.

    Les usages de l’IA dans le suivi des maladies chroniques : médecine de précision, individual modeling et traitements proportionnées aux besoins des patients

    Médecin de formation, le Professeur Balicer rappelle que tout traitement médical doit être proportionné aux besoins spécifiques des patients : « When you give intensive treatment, too much is bad, too little is dangerous. The optimum point in the middle is individual and not average, because each patient is unique. There is a way with AI to take this data and have results for the individual person and not the average ».

    Les algorithmes sont aujourd’hui en mesure de traiter des millions de données de patients archivées au fil des décennies et d’en déduire le meilleure traitement pour un patient qui présenterait aujourd’hui les mêmes caractéristiques. Ce traitement est déjà opérationnel dans les hôpitaux israéliens, qui ont fait de la médecine de précision une priorité à l’image de leurs homologues nord-américains.

    « If it were not for the great variability among individuals, medicine might as well be a science, not an art ». William Osler, cité par Ran Balicer.

    Les préférences des patients peuvent être intégrées aux algorithmes 

    « Algorithmes are just opinions embedded in codes. We can embed in the codes the patients’ opinion and we can ask then what outcomes they are interested (…). Having the physician and the patient define what is important for them had a dramatic impact on what was recommended for intensive or non intensive cares ».

    Il est désormais possible d’intégrer les préférences des patients aux algorithmes et de définir des traitements adaptés à leurs souhaits (soins intensifs, etc.).

    En oncologie, rappelle le Professeur Balicer, 1/3 des traitements prescrits échouent à la première tentative. « L’usage de données individuelles permet de réduire la marge d’erreur et de soulager le travail des personnels hospitaliers ».

    L’usage de l’IA en santé n’est pas sans risque

    Les risques liés à l’utilisation de l’IA en santé sont de trois ordres : 

    • Respect des règles de confidentialité : au marché noir, les données de santé sont mieux valorisées que les données bancaires, concède R. Balicer. Il faut ainsi promouvoir des technologies de santé respectueuses de la confidentialité des données mais qui permettent toutefois de réaliser de réelles avancées en santé. La cybersécurité sera prochainement amenée à jouer un rôle centrale pour sécuriser l’utilisation des données. Israël est particulièrement actif en ce domaine.
    • Déficit de confiance : la culture médicale doit embrasser les nouvelles technologies. Il est indispensable de familiariser les médecins avec l’IA et d’encourager leur utilisation pour neutraliser les doutes et méfiances éventuelles suscités par cette technologie. 
    • Risques liés au maintient du statu quo : il faut aller au delà du statu quo. Ran Balicer rappelle que la médecine actuelle est perfectible et que l’usage de l’IA permet de réduire la mortalité évitable : « It is not risk free to stay where we are, people die everyday ».

  • L’Ecole Polytechnique et Google France ouvrent une chaire en intelligence artificielle

    L’Ecole Polytechnique et Google France ont annoncé jeudi 29 mars 2018 le lancement de la chaire internationale d’enseignement et de recherche en intelligence artificielle Artificial Intelligence and Visual Computing, à partir de septembre 2018.

    L’objectif : renforcer l’écosystème d’excellence en IA, en attirant les talents internationaux et en formant les chercheurs et innovateurs de demain.

    Cette nouvelle chaire sera portée par Marie-Paule Cani, professeur à l’École polytechnique, et financée par Google France afin de soutenir la formation d’une nouvelle génération de talents en intelligence artificielle en matière de formation, de recherche et de rayonnement international.

    Des actions de formation

    En formation, le nouveau programme de niveau master Artificial Intelligence and Advanced Visual Computing de l’École polytechnique, proposé en association avec Inria, l’ENSTA ParisTech et Télécom ParisTech bénéficiera du soutien de la chaire dès l’accueil de sa première promotion en septembre 2018.

    La chaire – la 25e de l’X – participera au programme de bourses qui est développé afin d’offrir l’accès à ce programme à tous les candidats prometteurs. Google France proposera également des places aux étudiants de l’X dans le cadre de ses programmes de stages de recherche.

    Enfin, des actions de sensibilisation (séminaire IA : éthique et droit, tables rondes, ateliers) seront menées pour permettre aux étudiants de se projeter dans les métiers et la recherche en intelligence artificielle.

    En lien avec la recherche

    Les projets de recherche en intelligence artificielle de l’École polytechnique seront également soutenus par la chaire à travers le financement d’un poste de jeune enseignant-chercheur à très fort potentiel qui se confrontera à de nouveaux défis posés par l’IA : il s’agira notamment de trouver comment combiner au mieux la modélisation des connaissances et du raisonnement avec les méthodes d’apprentissage pour obtenir des garanties sur le résultat, et utiliser la génération de certaines données visuelles pour éviter les biais.

    Un programme d’invitation de professeurs de renommée mondiale sera également financé par la chaire afin de soutenir ces activités de recherche et d’enrichir les enseignements proposés dans le cadre du programme de formation Artificial Intelligence and Advanced Visual Computing.

    Enfin, le mécénat de Google France permettra l’organisation de séminaire par l’X et Google autour de thématiques de l’intelligence artificielle, aussi bien sur des sujets scientifiques et techniques qu’éthiques et sociétaux.

  • L’Observatoire européen propose des outils d’évaluation de l’efficience des systèmes de santé

    Spécialisé dans l’évaluation des systèmes de santé européens, l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé publie en mars 2018 un document de travail sur les méthodes d’évaluation de l’efficience des systèmes de santé.

    L’observatoire européen des politiques de santé

    D’après l’Organisation mondiale de la Santé, « la mission de l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé est de promouvoir l’élaboration de politiques de la santé fondées sur des bases factuelles par une analyse complète et rigoureuse de la dynamique des systèmes européens de soins de santé ». L’Observatoire résulte d’un partenariat entre les gouvernements autrichien, belge, finnois, irlandais, norvégien, slovène, suédois, suisse, britannique, la région de Vénétie, l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), l’Organisation mondiale de la Santé, la Commission européenne, la Banque mondiale, la London School of Economics and Political Science (LSE), la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM). Basé à Copenhague, l’Observatoire européen est composé de chercheurs, juristes, et concepteurs des politiques de santé.

    Un vivier d’informations sur la e-santé et l’efficience des systèmes de santé

    De nombreux travaux publiés sur le site internet de l’Observatoire traitent des réformes organisationnelles à l’oeuvre au sein des systèmes de santé européens (« Health Systems in Transition », série annuelle), le Big Data en santé (« Harnessing Big Data for health », 2017), la e-santé (« How can e-health improve care for people with multi-morbidity in Europe? », 2017). 

    Policy brief 27 : « How to make sense of health system efficiency comparison ? »

    L’Observatoire publie en mars 2018 un document de travail sur les comparaisons internationales en matière d’efficience des systèmes de santé. Rédigé par J. Cylus, I. Papanicolas et P. C Smith, ce policy brief élabore un cadre d’interprétation des outils d’évaluation de l’efficience en santé utilisés à l’échelle internationale. Les principaux enseignements de ce document de travail se résument ainsi :

    • D’après les auteurs, l’augmentation continue des dépenses de santé impose d’améliorer l’efficience des systèmes de santé (« The inexorable growth in health expenditure has led to a widespread demand for efficiency improvements ») ;
    • Les auteurs constatent qu’il n’existe aucune métrique ni indicateur capable de présenter de manière exhaustive l’efficience d’un système de santé (« There is no single metric or set of indicators that will give the complete picture ») ;
    • Pour élaborer des indicateurs de santé plus complexes et sophistiqués, il est nécessaire de relier les bases de données les unes aux autres (« More nuance indicators require more standardized and detailed cost accounting data and linked datasets and registries »).

    Le texte est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de l’Observatoire.

  • « L’IA et la robotisation : une révolution juridique ? » Premier workshop de l’ADIJ (27 mars 2018)

    L’Association pour le développement de l’Information Juridique (ADIJ) propose à compter du 27 mars 2018 une série d’ateliers sur le thème de l’intelligence artificielle, la robotisation et le droit. La séance inaugurale du 27 mars, intitulée « l’IA et la robotisation : une révolution juridique ? » a permis d’évoquer les implications juridiques de la diffusion de l’IA en France et à l’étranger.

    La place et le rôle de l’Europe, au regard de ses partenaires asiatiques et nord-américains en matière de production et de régulation de l’Intelligence artificielle, ont notamment été évoqués. Pour les intervenants, si l’Europe n’est pas en mesure de combler son « retard » par rapport aux GAFA, elle peut être pionnière en matière de régulation de l’intelligence artificielle et de la robotisation dans les domaines de la santé, de la cybersécurité, etc. 

    Les quatre intervenants ont traité successivement « le droit de l’intelligence artificielle : cadre général et réflexion sur la personnalité juridique de l’IA » (Julia Petrelluzi, doctorante en droit de l’IA, Paris Saclay), « le droit de la robotisation : enjeux dans l’Union européenne et éléments de cadrage sur les problématiques de responsabilité » (Mari Miliotis, Avocat au Barreau de Paris), « quelle géopolitique pour la fabrication du droit de l’IA ? Réflexions sur les enjeux internationaux » (Florent Parmentier, Responsable du Policy Lab et enseignement à l’IEP de Paris) et « L’intelligence artificielle : nouvelle source de droit ? » (David Gruson, ADIJ et Chaire Santé de Sciences Po, docteur en droit).

    L’ADIJ s’est saisie à plusieurs reprises des questions de santé. Le 14 novembre 2017, elle organisait une conférence sur le thème du « Corps, nouvel objet connecté? ». L’association prépare un atelier sur le thème de l’intelligence artificielle, de la robotisation et du droit de la santé, qui aura lieu le 2 mai 2018. Les travaux de l’ADIJ sont consultables en ligne sur le site internet de l’association.

  • Ethik IA propose « 5 clés pour une régulation positive du déploiement de l’IA et de la robotisation »

    L’Initiative Ethik-IA lance un appel à commentaires à la suite de la publication d’une note de cadrage autour de cinq clés de régulation positive du déploiement de l’IA et de la robotisation en santé.

    Ces propositions ont été remises le 26 mars 2018 à Cédric Villani et s’articulent autour de cinq axes : « information et consentement du patient », « garantie humaine de l’IA », « graduation de la régulation en fonction du niveau de sensibilité des données de santé », « accompagnement de l’adaptation des métiers »et « intervention d’une supervision externe indépendante ».

    Faire de la France et de l’UE des pionniers en matière de construction des cadres juridiques entourant l’IA et la robotisation en santé

    L’initiative Ethik IA présente un double objectif. Elle vise en premier lieu à « fédérer les acteurs de la recherche et du management dans le domaine de la régulation éthique, juridique et RH du déploiement de la robotisation et de l’Intelligence artificielle en santé », rappellent ses membres dans la note de cadrage du 26 mars 2018.

    Elle affiche également un objectif opérationnel à moyen terme : la France présente une certaine avance en matière d’élaboration des cadres juridiques et sociétaux en matière de protection des données ou de télémédecine. Ethik IA entend faire de la France et de l’Union européenne des acteurs de premier plan « dans l’élaboration d’un dispositif d’acclimatation de l’intelligence artificielle en santé conforme aux exigences d’une société démocratique avancée ».

    Ethik IA formule cinq propositions dont H&TI restitue ici le contenu et les objectifs.

    Clé 1 : Information et consentement du patient

    • Il convient d’informer préalablement le patient du recours à un dispositif d’IA ;
    • Des modalités d’information « particulières » doivent être aménagées pour garantir l’effectivité du recueil du consentement de patients vulnérables ;
    • Celles-ci peuvent inclure : le recours à une personne de confiance, à des dispositifs de recueil à priori pour un ensemble d’options de solutions prise en charge ou à des dispositions de protection renforcée pour les personnes vulnérables.

    Clé 2 : Garantie humaine de l’Intelligence artificielle

    • Ethik-IA propose d’instaurer des procédés de vérification régulière des options de prise en charge proposées par le dispositif d’IA ;
    • Elle préconise également d’aménager une capacité d’exercice d’un second regard médical humain à la demande d’un patient et/ou d’un professionnel de santé.

    Clé 3 : Graduation de la régulation en fonction du niveau de sensibilité des données de santé

    • Cette régulation doit être proportionnée au degrés de sensibilité des données de santé au regard des principes du droit bioéthique ;
    • Des normes de bonnes pratiques peuvent être élaborées.

    Clé 4 : Accompagnement de l’adaptation des métiers

    • La note de cadrage rappelle que « les effets du recours à un dispositif d’intelligence artificielle ou de robotisation sur les conditions d’exercice doivent (…) faire l’objet de modalités d’anticipation et d’accompagnement ».
    • A cet effet, Ethik-IA propose qu’une partie des gains générés par le recours à l’IA soient mobilisés pour le financement de cet accompagnement.
    • Ce dernier peut se traduire par la formation (initiale ou continue) des professionnels aux enjeux de l’IA et de la robotisation et par le soutien à l’émergence de nouveaux métiers dans le champ sanitaire et médico-social.

    Clé 5 : Intervention d’une supervision externe indépendante

    • Des études d’évaluation seront diligentées par une entité externe indépendantes pour évaluer les effets du déploiement de l’IA et de la robotisation en santé.
    • Elle sera également chargée de soutenir la recherche scientifique en la matière.

    Répondre à l’appel à commentaires

    Tout commentaire relatif aux propositions formulées par Ethik-IA ou à l’initiative peuvent être adressées à David Gruson, membre du Comité de direction de la Chaire santé de Sciences Po Paris (gruson.david@yahoo.fr) ou à Judith Mehl, présidente d’Ensemble Concernés (mehljudith@gmail.com).