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  • Appel à candidatures du NHS England, « Clinical Entrepreneur Programme »

    Lancé en 2016 par le NHS England, le Clinical Entrepreneur Programme vise à soutenir les professionnels de santé souhaitant développer une solution innovante ou une entreprise spécialisée dans la conception de nouveaux produits.

    Les candidatures sont ouvertes du 5 mars au 31 mars 2018.

    Clinical Entrepreneur Training

    Conçu et proposé par le NHS England et Health Education England, le Clinical Entrepreneur Training Programme se propose d’aider les médecins et professionnels de santé à développer leurs projets entrepreneuriaux.

    Parmi les nombreux partenaires du programme, on compte le National Institute for Health Research, General Medical Council, Cabinet Office, UKTI/Healthcare UK, Innovate UK, AHSN networks, NHS providers, NICE, MoD, Public Health England, NHS improvement, NHS digital, etc.

    Candidats éligibles

    Les médecins généralistes et spécialistes, dentistes et chercheurs peuvent soumettre leur candidature jusqu’au 31 mars 2018. L’édition 2018 de l’appel à candidature se caractérise par son ouverture aux infirmiers, sages-femmes, pharmaciens, et autres professionnels de santé impliqués dans le développement d’innovations cliniques. Les entreprises dont l’activité et/ou l’offre de services se proposent d’améliorer les soins dispensés aux patients peuvent également soumettre leur candidature.

    D’après le NHS, près de 25% des médecins en voie de finalisation de leur formation initiale n’occupent pas immédiatement de poste clinique spécialisé à l’issue de leur formation et 5% des jeunes médecins renoncent temporairement ou définitivement à exercer la médecine pour mener à bien d’autres projets professionnels. Le NHS reconnaît qu’il est « difficile de suivre le rythme des transformations technologiques à l’œuvre au sein du système de santé ». Il s’avère nécessaire, dans ce contexte, de soutenir les projets des professionnels et de les intégrer au sein du système national de santé.

    Les candidats retenus bénéficieront du soutien du NHS de septembre 2018 à août 2019.

    • À la clé, des services d’accompagnement proposés

      • Dégager du temps aux professionnels de santé pour leur permettre de développer leurs projets entrepreneuriaux – de l’ordre de 3,6,12 mois ;
      • Mentoring et coaching – assuré par une équipe pluridisciplinaire composée de professionnels financiers, commerciaux, médicaux, académiques, etc. ;
      • Stages financés – au sein de l’industrie, du secteur des services, du secteur public, etc.  ;
      • Formation – formation universitaire proposée et formation pratique : cas pratiques se présentant aux entrepreneurs, comment bâtir une start-up, etc. ;
      • Conseils de financement – aide à la levée de fonds et recherche de financement ;
      • Evénements de Networking – évènements régionaux et nationaux.

    Les modalités de candidature et le contenu du programme sont décrits sur le site internet du NHS England.

  • L’IGAS publie un cahier dédié à l’organisation et aux processus de travail dans un hôpital

    L’Inspection générale des Affaires sociales a publié le 21 mars 2018 un « Cahier d’aide à la construction du contrôle de l’organisation et des processus de travail dans une unité d’hospitalisation ». Etabli dans le cadre de la Mission Permanente Inspection Contrôle de l’IGAS et validé par l’Inspection en janvier 2018, le Cahier s’adresse à divers acteurs institutionnels, dont les Agences régionales de santé (pour exercer leurs missions de contrôle et de contractualisation) et les établissements de santé souhaitant disposer d’un outil d’auto-évaluation.

    Ce cahier s’inscrit dans l’accompagnement méthodologique des services d’inspection-contrôle des agences régionales de santé (ARS) par la Mission Permanente Inspection-Contrôle (MPIC) de l’IGAS. Il actualise le guide relatif au contrôle des établissements de santé.

    Conçu à la demande des ARS, le cahier concerne une unité de soins de médecine ou de chirurgie, en hospitalisation complète ou de jour. Il décrit les étapes de prise en charge d’un patient, et l’organisation des ressources et du système de management mis en place dans l’unité. Enfin, il aborde les processus liés à la prescription, la préparation et l’administration de produits pharmaceutiques.

    Le cahier est disponible au téléchargement sur le site de l’IGAS.

  • L’hôpital digital, la télémédecine et les données au cœur de Paris Healthcare Week, 29-31/05, Paris

    Organisé par la Fédération Hospitalière de France, le Paris HealthCare week du 29 au 31 mai 2018, regroupe les salons HôpitalExpo, GeronthandicapExpo, HIT (Health-ITExpo) et le salon Infirmier avec environ 800 exposants.

    • HIT Expo est le salon dédié aux TIC, aux systèmes d’information et à la e-santé. Il regroupe, en 2018, 350 exposants (institutionnels, services, conseils, formations, éditeurs de logiciels, intégrateurs informatiques, fabricants IT, solutions e-santé, etc.) dans des villages thématiques, des start-ups, des parcours experts et des conférences ou tables rondes sur des sujets d’actualité. 
    Des agoras permettront des retours d’expérience portant, par exemple, sur l’Intelligence artificielle, l’Ehpad numérique, l’imagerie, la sécurité et les blockchains, les systèmes d’information et les GHT mais aussi sur les objets connectés, la télémédecine, etc.

    • HôpitalExpo regroupe des exposants représentant l’ensemble de l’écosystème hospitalier : institutionnels, services, conseils, formations, hôtellerie, logistique, équipements et matériels médicaux, aides techniques, bâtiments, plateaux techniques, architecture, hygiène… Des agoras et des débats y seront proposés ainsi que retours d’expérience entre professionnels pour parler des solutions pour répondre aux enjeux de l’hôpital : structuration des Groupements hospitaliers de territoire (GHT), construction des parcours et des filières de soins, développement de l’ambulatoire, essor de la télémédecine, maîtrise des problématiques de développement durable, etc.

    • GerontHandicapExpo regroupe des exposants représentant l’ensemble de l’écosystème médico-social. Des agoras et des débats seront organisés autour du management, de l’architecture, de la construction, de la transformation, de la prise en charge… Cinq espaces thématiques d’exposition : bâtiment et plateau technique ; hôtellerie et logistique ; équipement, matériel médical et aide technique ; service, conseil, formation et institutions ; IT, systèmes d’information et e-santé.

    • Salon Infirmier : des tables rondes, des conférences mais aussi de nombreux ateliers et démonstrations : simulation de situations de soins, ateliers pratiques de prise en charge des brûlures, soins à domicile pour l’exercice libéral, procédures au bloc opératoire etc. 

    Parmi les autres grands événements au cœur de ce grand rendez-vous francophone de l’écosystème de santé, le 38e séminaire annuel – Hospital 21 du groupe de travail Santé Publique de l’Union Internationale des Architectes (UIA), qui  réfléchira notamment  notamment le thème de l’hôpital digital tandis que Art of D.A.T.E abordera à la fois la question de l’évolution et performances des CHU français et le Big Data en santé, avec comme problématique clé : « Des hôpitaux peuvent s’avérer obsolètes le jour même de leur inauguration. Le temps nécessaire de la conception à la livraison des bâtiments est de plus en plus en décalage par rapport au rythme de l’innovation ».

    Pour obtenir un badge visiteur, suivre le lien ci-contre.

    Extrait du programme

    • Conférences libres, communes aux 4 salons

    Mardi 29 mai 2018

    11h15- 12h : Le virage numérique : quelles stratégies et quels services pour les patients et partenaires des établissements de santé ?

    13h15-14h E-santé : Etat des lieux et perspectives du point de vue de l’assureur

    Mercredi 30 mai 2018

    9h15-10h Cybermenaces : Votre système d’information est-il assez sécurisé ?

    10h15-11h SSO Enovacom : une solution d’authentification forte pour simplifier la vie de la DSI et de l’équipe soignante

    10h15-11h Malades chroniques : comment la télémédecine améliore la qualité de leur parcours de soin et de leur confort de vie

    11h15-12h De l’agrément à la certification, l’expérience du Mipih en hébergement de données de santé

    11h15-12h L’impact médico-économique de la télémédecine chez TokTokdoc

    13h15-14h Fluidification des parcours : préparer et sécuriser le retour à domicile via une plateforme digitale et un télésuivi infirmier (Maela et Santéos)

    14h15-15h Mise en place de Doctolib dans un CHU

    15h15-16h La mise en place du Télésuivi dans la prise en charge du patient atteint du syndrome d’apnées du sommeil (Philips)

    15h15-16h Les technologies de l’information et de la communication intégrées aux bâtiments au service des aidés et des aidants.

    16h15-17h Sécurisation des échanges de données patient entre professionnels de santé, expérience réussie en oncologie médicale (PandaLab)

    16h15-17h Comment le numérique participe à renforcer le lien humain entre les professionnels, les résidents et les familles, en établissement et à domicile ?

    Jeudi 31 mai 2018

    10h15-11h Innovation technologique & cas d’usages : depuis l’expérimentation jusqu’à la mise production de soins personnalisés (DELL)

    11h15-12h La santé connectée au service des patients : des appareils biomédicaux connectés à l’IoT, il n’y a qu’un pas (Enovacom)

    11h15-12h AI In Healthcare – How data science platform and AI will enable data scientists and clinicians to develop groundbreaking solutions for healthcare (Philips)

    11h15-12h Echange de données, identification, traçabilité : les standards en réponse aux enjeux des GHT (GS1 France)

    12h15-13h Valoriser les données hospitalières à l’aide de l’intelligence artificielle : enjeux, méthodes, cas concrets et retours d’expérience (Alicante)

    14h15-15h L’innovation en santé, une véritable réponse aux enjeux budgétaires ? (Ugap et DoctoLib)

    Conférences organisées par la FHF

    Mercredi 30 mai 2018

    14h – 17h – Piloter son territoire par les données de santé (Accès payant)

    • La gestion des données dans les systèmes de santé étrangers
    • Les enjeux du big data en santé
    • Les acteurs territoriaux devant la donnée : quelles innovations dans la gestion locale ?
    • Le traitement de la donnée de santé dans un territoire : l’expérience des ORS
    • L’éthique du traitement de la donnée
    • La donnée, un outil pour la médecine préventive
    • Big data et santé : quels usages futurs ?

    17h30 – 19h00 – Fonds FHF : l’innovation frugale : innover en faisant des économies ! (Accès gratuit)

    Découvrez cinq innovations qui améliorent l’efficience des établissements de santé tout en générant des économies :

    • Apitrak pour géolocaliser le matériel médical et optimiser son partage et son stockage.
    • Around Innovation sert à transformer le temps d’attente des usagers en le valorisant en temps administratif, de prévention et d’éducation thérapeutique.
    • Keldoc, permet de réduire le nombre de rendez-vous non-honorés.
    • SI-LAB, a pour objectif l’augmentaction de l’activité des laboratoires de biologie médicale.
    • Whoog, pour constituer l’équipe renfort d’un établissement et réduire l’impact de l’absentéisme.

    10 villages dont 3 d’intérêt pour les acteurs de la e-santé :

    •  Le Village & Showroom Catel : Solutions de télésanté, télémédecine, applications, plateformes web, objets connectés, 

    • Le Village start-up : Act&Care, Ambulines, Bipsoin, Cerebellis, Colnec Health, DirectoSanté, Dispo Matching, Galéon, Healthy Mind, Immersive Thérapy, InnovSanté, Mapui, Medelse, Medeo Health, Medgo, Medikstaff, Medipix, Medisanté, Mediveille, Mercidocteur, Mypl, Osimis, Pandalab, Santé Net, Tilak Healthcare, Waryme, Yello…

    • Le Village UGAP « Territoire de santé numérique ».

    Programme complet disp. via ce lien.

  • Les outils numériques du bon usage du médicament pour lutter contre l’iatrogénie médicamenteuse

    L’iatrogénie médicamenteuse est responsable chaque année de plus de 10 000 décès, plus de 130 000 hospitalisations et près de 1,3 million de journées d’hospitalisation, qui dans 45 à 70 % des cas seraient évitables – tels sont les constats du « Colloque Bon Usage » organisé par le Collectif bon usage du médicament, ce 22 mars 2018.

    C’était l’occasion d’exposer les résultats des 3 ans de travail écoulés, comme la création de l’application « HelloDoc Prévention », et à la fois de proposer de nouvelles pistes de réduction des conséquences liées à l’iatrogénie à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, qui a introduit le colloque.

    Le Collectif préconise, entre autres, le recours généralisé aux logiciels d’aide à la prescription, l’accélération du partage des données patients entre professionnels de santé grâce au DMP, et l’interopérabilité des messageries sécurisées entre professionnels de santé pour échanger en temps réel.

    Il propose également à horizon 2019, l’organisation d’un premier Congrès interdisciplinaire consacré au bon usage du médicament.

    Un Collectif pour le Bon Usage du Médicament

    Né en 2015, le Collectif Bon Usage du Médicament rassemble l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament : médecins, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, acteurs de la protection sociale et du service à la personne, industriels, éditeurs de bases de données et de logiciels d’aide à la prescription.

    Durant 3 ans, le Collectif a mis en œuvre un vaste programme d’actions auprès du grand public et des professionnels de santé, qui a contribué à un meilleur usage du médicament.

    Des indicateurs ont été suivis et montrent qu’une coopération décloisonnée peut apporter des améliorations et générer des économies pour l’Assurance maladie :

    • la consommation médicamenteuse des personnes âgées de plus de 65 ans a diminué ;
    • de nombreuses associations médicamenteuses à risque ont diminué (anti-inflammatoires, diurétiques, anti-arythmiques, digitaliques, anticoagulants oraux, neuroleptiques, anxiolytiques, antidépresseurs, etc.) ;
    • des économies significatives pour l’Assurance maladie ont été générées. Selon le Collectif,  l’essentiel des économies potentielles (chiffrables en centaines de millions d’euros) provient de la diminution du nombre d’hospitalisations. Par ailleurs, sur la base de la réduction du nombre de boîtes de médicaments consommées chez les personnes âgées de plus de 65 ans dans la population française, le Collectif avance les chiffres suivants :
      • entre le 2ème semestre 2014 et le 2ème semestre 2015 : 74 millions d’euros ont été économisés ;
      • entre le 1er semestre 2015 et le 1er semestre 2016, 185 millions d’euros ont été économisés.

    Actions menées par le Collectifs s’appuyant sur le numérique

    Reflexeiatrogenie.com

    Le collectif a procédé à la création d’un site à destination des professionnels de santé pour le sensibiliser au sujet. « Reflexeiatrogenie.com » a été lancé en 2015 et met à disposition de l’ensemble des professionnels de santé les nombreux outils spécifiques existants ou élaborés par le Collecti. f• Fin 2018, le site va s’élargir au grand public et ambitionne de devenir le site référentiel du bon usage du médicament.

    HelloDoc Prévention et Memo Vidal, 2 apps à destination des médecins

    Le Collectif a conclu un partenariat avec les éditeurs de bases de données et de logiciels d’aide à la prescription pour développer des applications capables de détecter les interactions entre les médicaments quelle que soit leur source de prescription. Ceci permet permet aujourd’hui à la plupart des médecins généralistes de pouvoir réellement piloter l’ensemble des traitements pris par leurs patients.

    HelloDoc Prévention tient compte des traitements du patient prescrits par un médecin et les intègre au processus de vérification du LAP (Logiciel d’Aide à la Prescription) lors de la prescription d’un nouveau produit. Memo Vidal, quant à elle,  propose 22 mémos gériatriques contextuels, sélectionnés par le Comité scientifique VIDAL Recos pour leur pertinence, activables et désactivables en un clic.

    Enfin, pour sensibiliser et former les pharmaciens, un module de e-learning a été réalisé et déployé dans les officines en partenariat avec l’UTIP Association (association de formation professionnelle continue pour les pharmaciens).

    Les préconisations du Collectif en vue de réduire les décès et les hospitalisations dus au mauvais usage du médicament reposant sur les outils numériques

    À l’issue des travaux menés pendant 3 ans, le Collectif a abouti à la rédaction de 10 préconisations, dont trois portant sur l’usage du numérique :

    •  Généraliser dans les logiciels d’aide à la prescription, la détection des interactions médicamenteuses quelle que soit la source de prescription :
      • la plupart des logiciels d’aide à la prescription n’alertent le médecin que sur les interactions détectées parmi les médicaments prescrits par lui seul, alors que de nombreux patients, notamment âgés, ont recours à plusieurs médecins (généralistes, spécialistes) susceptibles de prescrire des médicaments ;
      • tous les logiciels d’aide à la prescription doivent intégrer les données fournies par l’assurance maladie afin d’alerter sur les interactions médicamenteuses contre-indiquées détectées parmi tous les médicaments prescrits, quel que soit le prescripteur.
    • Accélérer, via le DMP, la mise à disposition des outils de partage des données patients entre professionnels de santé et œuvrer à leur bonne utilisation. Le DMP permettrait de limiter le risque iatrogénique grâce à la connaissance partagée entre professionnels de santé de la liste exhaustive des médicaments prescrits et des paramètres biologiques des patients nécessaires à l’adaptation de la prescription ;
    • Rendre interopérables les messageries sécurisées entre professionnels de santé afin de permettre une confidentielle en temps réel :
      • rendre interopérables les différentes messageries sécurisées existantes sur le territoire, entre elles et avec la MSsanté (messagerie historique des professionnels de santé proposée par l’ASIP et les Ordres professionnels) ;
      • permettre que l’annuaire national des professionnels de santé puisse être accessible sur toutes les messageries.

  • La chaire Droit, Ethique de la Santé numérique de Lille officiellement lancée

    Une chaire de Droit et éthique de la santé numérique, coportée par Lina Williatte (professeur de droit et avocate au  barreau de Lille, à la tête d’un cabinet spécialisé en santé numérique), Jean-Philippe Cobbaut (juriste et philosophe, directeur du Centre d’Ethique Médicale de l’Université Catholique de Lille) et Alain Loute (philosophe) va être officiellement ouverte le 13 juin 2018 au sein de l’Université catholique de Lille.

    Elle est portée par la faculté de droit, la faculté de médecine et le centre d’éthique médical, avec pour partenaire la Société Française de Télémédecine (SFT).

    Les philosophes en éthique médicale qui ont une approche clinique (des éthiciens cliniques) membres de la Chaire ont commencé à travailler sur les implications et les modifications que peuvent engendrer les algorithmes de diagnostic dans l’approche de la médecine, de la prise en charge du patient et dans l’organisation des soins.

    Les enjeux éthiques et juridiques de la santé numérique

    « Le numérique en santé n’est pas qu’une question de technique ou de protocole médical, c’est aussi une question de modification de l’approche humaine du soins et par l’intrusion du tiers technologique dans la relation de soins, une question de responsabilité qui créé de nouveaux droits en partant de nouvelles obligations », explique Lina Williatte à H&TI.

    Celle qui est également vice-présidente de la Société Française de Télémédecine ajoute : « La Chaire existe déjà depuis quelque temps mais nous avions besoin de financements pour avancer sur nos travaux universitaires. Des financeurs privés – universités et écoles privées – ont été trouvés mais nous sommes encore à la recherche de mécènes pour continuer à financer nos projets ».

    Lina Williatte précise que la Chaire a déjà avancé sur des travaux universitaires, a publié des articles et organisé des journées d’études. La journée du 13 juin 2018 sera l’occasion de la lancer officiellement lors d’un événement scientifique sur « Les enjeux éthiques et juridiques de la santé numérique », où interviendront des universitaires, des acteurs de terrain, des éthiciens, des juristes, des médecins, Thierry Moulin, président de la SFT et des représentants de la CNIL. 

    La Chaire a plusieurs objectifs :

    • Développer du savoir et le diffuser pour permettre aux acteurs qui veulent mettre en place des projets de santé numérique de savoir d’un point de vue des sciences humaines ce à quoi il faut faire attention ;
    • accompagner les acteurs qui veulent monter des projets de santé numérique et de télémédecine ;
    • proposer de la formation continue et initiale.

    Le site web de la Chaire est en cours de construction. Il permettra de s’inscrire à l’événement.

  • « Global Digital Health Partnership », un réseau mondial des agences de santé lancé en Australie

    L’Australie a récemment joué un rôle central dans le domaine de la santé numérique à échelle internationale avec l’annonce du lancement d’un réseau mondial d’agences et d’organisations de santé visant à soutenir la mise en place des technologies numériques au sein des différents systèmes de soins du monde entier.

    Lors d’un sommet organisé les 18 et 19 février 2018 à Canberra par l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), des représentants de treize pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique ainsi que de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont associés pour créer le Partenariat mondial pour la santé numérique (Global Digital Health Partnership).

    Les axes de travail de cette nouvelles assemblée pour l’année qui arrive sont l’interopérabilité, la cybersécurité et l’engagement des patients.

    Réunir les expertises du monde entier pour innover plus rapidement

    Des spécialistes venus d’Asie, d’Europe et d’Amérique

    L’événement a rassemblé des acteurs de l’industrie provenant de Nouvelle-Zélande, de Singapour, d’Indonésie, de Corée du Sud, de Hong Kong, d’Inde, d’Arabie Saoudite, du Royaume-Uni, d’Italie, de Suède, d’Autriche, des États-Unis, du Canada et de l’OMS.

    Cette coalition, qui permettra aux experts internationaux de partager leurs connaissances, d’apprendre les uns des autres et de collaborer sur des projets dans le domaine de la health tech, satisfait « un appétit mondial », a commenté le Dr Meredith Makeham, conseillère médicale en chef de l’ADHA (source : Healthcare IT News Australia).

    Mis en place après diverses discussions multilatérales, le GDHP rassemble des spécialistes en e-santé issus de gouvernements, d’organismes gouvernementaux et d’organisations multinationales responsables de la législation, du financement et de la prestation des services de santé.

    Le Dr Makeham estime qu’avec une telle collaboration internationale les gouvernements, les agences gouvernementales et les organisations de santé pourront apprendre des essais et réussites de leurs homologues étrangers sans avoir besoin de « réinventer » tout le processus.

    « Une initiative très importante pour soutenir (…) les initiatives locales »

    « C’est un grand honneur pour nous d’avoir obtenu de si nombreux retours positifs après notre premier appel à des personnes partageant les mêmes idées dans le monde entier, [des personnes] qui ont également senti qu’il s’agissait d’une initiative très importante pour soutenir leurs politiques et leurs initiatives locales, a-t-elle ajouté. [Notre proposition de lancer un Partenariat mondial pour la santé numérique] a été très chaudement accueillie dans le monde entier par de nombreux pays. »

    Un focus sur l’interopérabilité des systèmes, la cybersécurité et l’engagement des patients

    « Nous reconnaissons qu’en Australie nous sommes confrontés à de nombreux défis au niveau de notre offre de services numériques et nous savons que [ces problèmes sont partagés] par de nombreux pays à travers le monde [et] que nous sommes tous confrontés aux mêmes problèmes pour rendre nos systèmes interopérables, proposer aux patients des services de soins accessibles en ligne, donner aux consommateurs un accès à leurs informations de santé, soutenir les cliniciens et aider les patients à mener une vie plus heureuse et plus saine. »

    Pour sa première année d’activité, le GDHP se focalisera sur des questions centrées sur les soins connectés et l’interopérabilité des systèmes de santé, la cybersécurité, le soutien aux politiques, l’engagement des cliniciens et des usagers ainsi que sur la mise en place d’essais et d’évaluations des solutions novatrices.

  • Global Digital Health Partnership, an international network of health agencies launched in Australia

    Australia has recently played a key role in the field of digital health internationally with the announcement of a global network of health agencies and organizations to support the development of digital technologies within health systems across the world.

    At a summit held on February 18 and 19, 2018 in Canberra and hosted by the Australian Digital Health Agency (ADHA), representatives from thirteen countries from Asia, Europe and America and the World Health Organization (WHO) partnered to create the Global Digital Health Partnership (GDHP).

    Experts from all over the world will share knowledge to innovate faster

    Specialists from Asia, Europe and America

    The event brought together health industry players from New Zealand, Singapore, Indonesia, South Korea, Hong Kong, India, Saudi Arabia, United Kingdom, Italy, Sweden, Austria, the United States, Canada and the WHO.

    The coalition, which will allow international experts to share their knowledge, learn from each other and collaborate on projects in the field of health tech, satisfies « a global appetite, » said Dr Meredith Makeham, chief medical advisor at the ADHA (source: Healthcare IT News Australia).

    Established after a number of multilateral discussions, the GDHP brings together digital health specialists from governments, government agencies and multinational organizations responsible for policy, funding and delivery of health services.

    Dr Makeham believes that such international collaboration will allow governments, government agencies and health organizations to learn from from each other’s evidence and evaluation without the need to « reinvent the wheel ».

    « A very important initiative to support (…) their local initiatives »

    « It’s been a great honor for us to have such an overwhelmingly big response with our first call to like-minded people around the globe who also felt that this was a very important initiative to support their local policy and initiatives, » she added. « [Our offer to start this Global Digital Health Partnership] was very warmly received around the world by many countries. »

    A focus on systems interoperability, cyber security and patient engagement

    « We recognize that in Australia we face a lot of challenges in delivering digital services and we know that that is shared internationally by many countries around the world, that we’re all facing the same issues about how to make our systems interoperable, how to get connected up care for people, how to give people access to their own health information, how to support clinicians and patients having happier and healthier lives. »

    In its first year of operations, the GDHP will focus on issues centered on connected and interoperable healthcare, cyber security, policy support, clinician and consumer engagement, and evidence and evaluation.

  • États généraux de la Bioéthique : l’appel à contribution de France Biotech sur 4 thèmes

    Dans le cadre des États généraux de la Bioéthique, France Biotech a lancé un appel le 14 mars 2018 aux biotechs et medtechs françaises à contribuer au débat sur quatre thèmes primordiaux pour l’innovation en santé.

    France Biotech souhaite se positionner en tant que porte-parole des entreprises innovantes de la french HeathTech et pour cela espère recueillir les commentaires, propositions et réflexions de celles-ci autour des thématiques suivantes :
    • cellules souches et recherche sur l’embryon ;
    • examens génétiques et médecine génomique ;
    • neurosciences ;
    • données de santé.

    Thématiques et axes d’intérêt

    Cellules souches et recherche sur l’embryon

    Comment favoriser et encadrer le développement de la recherche sur les cellules souches et sur l’embryon ?

    Examens génétiques et médecine génomique

    Comment éviter que la recherche sur le génome, qui permet d’anticiper l’éventuelle survenue de maladies, n’aboutisse à sélectionner ou déterminer les individus ?

    Neurosciences

    Comment orienter l’application des neurosciences pour qu’elle reste au service de l’être humain ? 

    Données de santé

    Comment mieux réguler la collecte et l’utilisation des données relatives à notre santé ?

    Contribuer

    Pour partager ses réflexions, interagir avec France Biotech sur ces thèmes ou soumettre des préconisations, les contributions peuvent être envoyées à cette adresse : contact@france-biotech.org.

  • 8 propositions sur l’innovation dans le Livre blanc du député J.C Grelier sur l’avenir de la santé

    Jean-Carles Grelier, député LR de la 5e circonscription de la Sarthe a remis courant février 2018 au gouvernement un Livre blanc intitulé « L’avenir de la santé, 28 propositions pour la santé de demain ».

    Une « initiative personnelle », fruit d’un travail de quatre mois, dans laquelle il s’inquiète du fait que « le système de santé français [soit] désormais un malade chronique que quelques demi-traitements ou solutions placebo ne permettront pas de tenir debout ».

    « Ce Livre blanc n’est pas l’expression d’une défiance à l’égard de ceux qui tiennent aujourd’hui les rênes de notre système de santé. Au contraire je l’ai bâti avec la volonté de susciter le débat, d’ouvrir la discussion sur des propositions nouvelles et différentes », écrit celui qui était le porte-parole pour le groupe Les Républicains sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale. Jean-Carles Grelier s’est basé sur « une littérature abondante », dont il a ensuite forgé quelques idées fortes qu’il a « confrontées à l’opinion de grands professionnels : académiciens, universitaires, autorités ordinales, syndicalistes, représentants des institutions d’hospitalisation ou associations de patients ».

    H&TI s’est procuré le document et livre les propositions de l’élu sur les technologies et innovations en santé, auxquels il consacre un chapitre, entre ceux sur la prévention (I), la formation des professionnels de santé (II), l’accès à la santé (III) et le financement de la santé (V).

    Des technologies et de l’innovation en santé

    Selon Jean-Carles Grelier, « réfléchir aux impacts des innovations en santé ne ressemble en rien à un exercice de science-fiction. Les perspectives à un horizon de 10 ou 15 ans sont pour la plupart convergentes et s’articuleront autour des finalités suivantes, comme l’énonce le Haut Conseil sur l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM) : favoriser l’autonomie et la prise en charge à domicile, suppléer une fonction physiologique, faciliter/accélérer/améliorer le dépistage et le diagnostic, faciliter/améliorer la qualité des gestes chirurgicaux et interventionnels, adapter de plus en plus la thérapeutique au patient (hors chirurgie, faciliter le suivi des maladies chroniques, améliorer la connaissance sur les parcours, l’épidémiologie, l’efficience des soins et la veille sanitaire. Le système doit donc se restructurer pour favoriser la collaboration entre les professionnels, renforcer la communication sur et entre les territoires et accepter enfin d’utiliser les données des patients.

    Les organisations aussi doivent être repensées et ne doivent plus occulter l’aspect économique : les investissements immobiliers pour la construction ou le réaménagement des sites hospitaliers doivent dès aujourd’hui prendre en compte ce que pourra être la santé de demain. Les entreprises privées doivent trouver à se financer sur le marché français ou inéluctablement elles partiront à l’étranger. Car le cadre financier ne permet aux entreprises privées et aux structures publiques de se financer ni correctement, ni suffisamment pour parvenir aux termes de leurs projets de recherche. »

    Proposition n° 21 Créer une plateforme numérique universelle.

    Le patient, utilisateur de l’offre de soins, ou le sujet de santé, usager du système de santé, est davantage informé. L’Etat doit l’accompagner en développant des supports qui lui procureront plus d’autonomie grâce à un service de e-santé.

    Proposition n° 22 Ouvrir l’accès aux données de santé

    « Il est urgent et nécessaire de mettre ces jeux de données, anonymisées bien entendu, à disposition de tous en open data. Il s’agit en effet d’une question stratégique pour la souveraineté sanitaire de la France : Google et Facebook détiennent déjà, en partie ou en totalité, et peut-être de façon plus précise encore que les caisses d’assurance maladie nos données de santé grâce aux recherches et aux comportements que nous avons sur leurs site ».

    Les avantages sont nombreux : informer et éduquer les patients sur leurs pathologies et les risques possibles (prévention), proposer une information fiable validée par des experts, développer des outils de suivi de la santé afin de rendre l’usager complètement acteur, orienter les patients vers divers points d’accès au soin afin d’éviter les recours inutiles ou inappropriés, etc.

    Les données ainsi mises à disposition permettront également aux acteurs privés d’un côté de développer de nouveaux services et aux chercheurs de mener des travaux sur la base d’informations probantes.

    Proposition n° 23 Apporter plus de transparence quant à la qualité des soins.

    Le député préconise un classement officiel des hôpitaux de France sur la base de critères objectifs, qui pourraient être définis par le Ministère de la Santé et collectés dans l’ensemble des pôles des hôpitaux. « Force est de constater l’avance des systèmes américains et britanniques, qui publient les résultats des enquêtes qui sont menées auprès des patients des hôpitaux, respectivement sur Hospital Compare et NHS Choices. Le développement d’une telle plateforme assurerait une information institutionnelle par nature neutre et régulièrement mise à jour. »

    Proposition n° 24 Rembourser les actes de télémédecine.

    L’inscription récente de la télémédecine dans le droit commun par la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 est une avancée majeure qui répond parfaitement à l’évolution de la santé. Cependant, il convient, pour être cohérent avec cette mesure, de rembourser les actes de téléconsultation sous l’égide d’une charte ou d’une convention, établie avec les fédérations et les ordres et qui pourrait être signée par les professionnels enclins à l’utilisation d’un tel service pour garantir la qualité de la consultation ainsi que l’engagement éthique du médecin.

    La France peut s’inspirer de la Suisse où le centre Medgate a depuis les années 2000 opéré plus de 4 millions de téléconsultations et une appli permet également de prendre des rendez-vous, d’obtenir des conseils médicaux, de passer commande de médicaments, etc.

    Proposition n° 25 Repenser la structure de financement de la Health Tech.

    La Health Tech nécessite des durées de développement structurel longues, en moyenne 8 années sont nécessaires pour le développement clinique et l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché pour un médicament et entre 3 à 7 ans pour un dispositif médical. Outre la durée de détention du capital, le montant à investir est également très élevé. Le développement de ces entreprises devient donc très compliqué à cause d’un accès aux fonds privés post-amorçage quasi impossible. Pour se financer, certaines entreprises recourent alors aux introductions en bourse alors qu’elles ne sont parfois pas suffisamment matures, entraînant une sous-valorisation. Il est donc urgent de rétablir l’équilibre de l’écosystème financier, suffisamment dense en amorçage mais insuffisant pour les phases de développement.

    Proposition n° 26 Alléger la réglementation pour les produits relevant d’essais cliniques.

    La France serait très mal positionnée en termes d’essais cliniques, essentiellement à cause de la lourdeur administrative de ces procédures et d’un manque de ressources conduisant à des délais à rallonge d’autorisation de mise sur le marché. L’innovation doit devenir le nouveau cheval de bataille de l’Etat français. 

    Pour l’intégralité du Livre blanc de Jean-Carles Grelier, suivre ce lien.

  • Le NHS England publie sa feuille de route pour créer un service national de santé digitale

    Le NHS England a dévoilé un nouveau « plan d’action digital » le mercredi 28 février 2018. Le plan se décline en quatre axes visant à consolider et renouveler l’offre de services proposés. Le NHS a notamment annoncé l’installation du wifi gratuit dans l’ensemble des cabinets de médecine générale qui lui sont rattachés, ainsi que la refonte de son site internet et le redéploiement  d’un portail d’applications de santé mobiles.

    Intitulé « Empower the person : roadmap for digital health and care service » (« Encapaciter l’individu : feuille de route pour la création d’un service de santé digitale »), le plan d’action national couvre la période 2018-2019 et sera mis en oeuvre en quatre étapes. La feuille de route est accessible en ligne. 

    Etape 1 : Wifi gratuit et services de recherche en ligne

    • Mise en place du wifi gratuit dans tous les cabinets de médecins généralistes du NHS ;
    • Création d’un service en ligne de recherche d’officines pharmaceutiques du NHS ; 
    • Publication d’un guide de mise en conformité des technologies digitales en santé aux normes d’accessibilité nationales, à destination des concepteurs et usagers de technologies digitales. Une première version du guide est accessible en ligne, assorti d’un appel à commentaires.
    • Lancement d’un service national d’identification citoyenne (national citizen ID service) permettant aux usagers d’accéder de manière sécurisée aux services de santé en ligne.

    Etape 2 : renouveler l’offre de services proposée par le NHS

    • Publication d’un nouveau guide d’utilisation des local personal health records (PHRs) ;
    • Réédition du manuel d’utilisation des services informatisés du NHS, visant notamment à en assurer l’interopérabilité (NHS digital services standards design manual);
    • Création d’un site internet pédagogique à l’usage des patients diabétiques de type 1, proposant des solutions pratiques de suivi des traitements et des outils de suivi psychologique (Type 1 diabetes online education).

    Etape 3 : Refonte des site internet du NHS et du portail d’application de santé

    • Refonte du site internet du NHS désormais baptisé « NHS website » (au lieu de « NHS choices »).
    • Refonte du portail d’applications de santé labellisées dont la version beta est accessible en ligne.
    • Le service NHS 111 Online,  plateforme digitale de traitements des urgences médico-sociales, sera accessible sur l’ensemble du territoire britannique. 

    Etape 4 : Création d’un Citizen ID et d’un dossier médical pédiatrique

    • Mise en service du dossier médical électronique pédiatrique (Electronic personal child health record) entre janvier et avril 2019 ;
    • Examen de 14 outils digitaux de thérapie psychologique rendus publics à horizon 2019.