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  • La « gestion de l’innovation en cancérologie » au centre d’un voyage d’étude (3-5/10/18, à Marseille)

    La Fédération européenne des hôpitaux (European Hospital and Healthcare Federation / HOPE) organise un voyage d’étude (study tour) centré sur la « gestion de l’innovation en cancérologie », qui se tiendra du 3 au 5 octobre 2018 à Marseille.

    Dans le cadre de cet événement, des conférences, des visites et des échanges entre participants auront lieu à l’Institut Paoli-Calmettes, centre de lutte contre le cancer (CLCC) du réseau Unicancer de Marseille.

    Des problématiques liées à des innovations organisationnelles (réseaux de soins, etc.), thérapeutiques (dispositifs digitaux d’accompagnement ambulatoire du patient, place de l’avatar dans la thérapie, etc.) ou techniques (nouveaux dispositifs de radiothérapie, de radiologie interventionnelle, etc.) en cancérologie seront abordées, ainsi que leurs applications potentielles à d’autres maladies chroniques.

    L’inscription, payante, peut être réalisée en ligne via le lien ci-contre avant le 7 septembre 2018.

    Programme du study tour

    Mercredi 3 octobre 2018

    Arrivée des participants.

    Jeudi 4 octobre 2018

    09h00-09h30 : Accueil des participants.

    09h30-10h45 : Introduction générale, comprenant un discours de bienvenue prononcé par le Pr Patrice Viens- professeur d’oncologie, directeur de l’Institut Paoli-Calmettes et président d’Unicancer – ainsi qu’une conférence animée par le Pr Dominique Maraninchi – professeur d’oncologie, ancien président de l’INCa et de l’ANSM.

    11h45-12h45 : Présentation du dispositif innovant d’IRM et de radiothérapie MRIdian Linac, par le Dr Agnès Tallet, chef du service de radiothérapie.

    13h00-14h00 : Déjeuner.

    14h00-14h45 : Conférence sur « la prise en charge ambulatoire digitale du cancer », par le Dr Jean-François Moulin, directeur du « digital care project » (hors les murs).

    14h45-15h30 : Présentation de la radiologie interventionnelle comme alternative aux traitements classiques, par le Dr Gilles Piana, chef de service de radiologie.

    15h45-17h00 : Visite de la salle d’opération de radiologie interventionnelle.

    20h00 : Dîner.

    Vendredi 5 octobre 2018

    09h00-09h30 : Accueil des participants.

    09h30-10h30 : Conférence à propos des réseaux de soins pour patients cancéreux et des réseaux d’excellence.

    10h30-11H15 : Conférence « Soins, recherche et valorisation« .

    11h15-12h30 : Conférence « L’avatar du patient dans le traitement médical du cancer » ou « Traitements lourds en hématologie et thérapie cellulaire« , par le Pr Didier Blaise, chef du service d’hématologie.

    12h30-14h00 : Déjeuner.

  • Été 2018 : le dispositif de lutte contre le suicide VigilanS atteint 10 000 patients

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    VigilanS, dispositif de lutte contre le suicide
    initié et expérimenté par le CHU de Lille, a atteint pendant l’été 2018 le chiffre de 10 000 patients suivis.

    Cet outil de soin et de veille consécutif à une tentative de suicide a vocation à être généralisé d’ici 2020 à l’ensemble du pays afin de proposer un soutien personnalisé aux 200 000 personnes qui commettent chaque année une tentative de suicide.

    Ce modèle inédit en France, qui permet actuellement à une équipe médicale de maintenir un contact avec 3 500 personnes par an, fédère également l’expertise de nombreux partenaires. Parmi les organismes participant à VigilanS figurent :
    • le Samu et le centre 15, qui occupent une place centrale dans le dispositif ;
    • les services d’urgences des hôpitaux de la région ainsi que les centres de crise ;
    • les services de psychiatrie et de santé mentale ;
    • l’Union régionale de professionnels de la santé (URPS) et les associations de développement professionnel continu de médecins généralistes ;
    • la Fédération régionale de recherche en santé mentale (F2RSM), chargée d’évaluer le dispositif. 

    L’équipe de VigilanS, qui bénéficie du soutien du Ministère de la Santé et de l’Agence régionale de santé (ARS) à hauteur de 380 000 euros pour deux ans – VigilanS fait partie du schéma régional de prévention du Nord-Pas-de-Calais – est actuellement composée d’un psychiatre coordinateur, d’un praticien hospitalier, d’un assistant spécialiste en psychiatrie, d’une assistante de recherche clinique, d’une secrétaire et de quatre écoutants.

    Éviter les récidives en maintenant le contact

    Pour constituer un dispositif de suivi, d’écoute, d’accompagnement et de soutien aux patients ayant commis une tentative de suicide, VigilanS procède en trois étapes.

    1. D’abord, à sa sortie de l’hôpital, le patient reçoit une carte comportant le numéro de téléphone de VigilanS, joignable à tout moment. L’équipe de VigilanS informe alors rapidement le médecin traitant et le psychiatre de la personne de la mise en place du dispositif de suivi.

    2. Dix à vingt jours après la sortie d’hospitalisation, le patient reçoit un appel d’un écoutant de VigilanS – en l’absence de réponse, le médecin traitant et le psychiatre sont contactés. Tous les mois, le patient reçoit alors une carte postale personnalisée ou un SMS.

    3. Six mois après le début du suivi, un dernier appel est réalisé pour une sortie du dispositif, possible si aucune récidive suicidaire n’est constatée. Dans le cas contraire, le dispositif est maintenu pour le patient.

  • SI : le CNG ouvre un poste de chef de projet SI pour piloter sa transformation numérique

    A l’occasion des délibérations de son Conseil d’administration du 10 juillet 2018 modifiant l’organisation interne du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG), le CNG a décidé de créer un poste de chef de projet système d’information et pilotage de la transformation numérique. Cette décision a été publiée au Journal officiel du 21 août 2018.

    Les missions du futur chef de projet consistent à :
    • conseiller la direction générale sur les orientations stratégiques et les enjeux en matière de transformation numérique et de développement informatique ;
    • piloter, animer et coordonner l’ensemble des projets numériques ;
    • assurer la définition et la mise en œuvre d’évolutions techniques ou organisationnelles dans le domaine des systèmes d’information.

  • Été 2018 : finalisation du projet de regroupement des activités du CHU d’Amiens-Picardie

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    En juillet 2018, le CHU d’Amiens-Picardie a amorcé la dernière phase du regroupement de ses activités, qui consiste en la réhabilitation d’un ancien bâtiment, dit Fontenoy.

    À l’issue des travaux de mise aux normes et de modernisation de ce bâtiment, il est prévu qu’en 2020 toute l’offre de médecine, de chirurgie et d’obstétrique du centre hospitalier se trouve rassemblée sur un site unique.

    Un tel regroupement vise à mettre à disposition de la population des Hauts-de-France une offre de soins repensée intégrant la chirurgie ambulatoire, des équipements de pointe permettant un recours identique à un plateau technique récent particulièrement innovant et une offre hôtelière de dernière génération.

    En outre, la pertinence économique de ce regroupement d’activités, mené en deux étapes – une première phase de construction neuve permettant de regrouper 800 lits et cette seconde phase de restructuration du bâtiment Fontenoy visant le regroupement de 303 lits et places en médecine chirurgie obstétrique (MCO) -, a été saluée par le Comité pour la performance et la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) ainsi que par la Chambre régionale des comptes (CRC).

    La réhabilitation du bâtiment Fontenoy

    La réhabilitation complexe du bâtiment Fontenoy, conçu en 1974, mis service au cours de l’année 1984 et ne répondant plus aux normes actuelles, doit notamment permettre : 

    • d’adapter cette structure aux nouvelles organisations hospitalières ainsi qu’aux modes de prises en charge actuels ;
    • d’intégrer une liaison directe avec le plateau médico-technique ;
    • de répondre aux standards d’accueil des patients actuels (chambres individuelle, salle de douche, télé, accès wifi, etc.).
  • Été 2018 : le PRS Occitanie centré sur l’adaptabilité des services et l’empowerment du patient

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Le projet régional de santé (PRS) Occitanie a été arrêté le 3 août 2018 par Monique Cavalier, directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie, pour être progressivement mis en place dès la rentrée 2018.

    Ce projet, qui résulte de réflexions menées en collaboration avec les instances de démocratie sanitaire et environ mille professionnels et usagers partenaires de l’ARS, porte l’ambition de réduire d’ici 2022 les inégalités face à la santé notamment au moyen du respect de 5 engagements.

    Parmi ces engagements, deux font appel pour leur réalisation à des innovations techniques ou organisationnelles. Il s’agit d’objectifs :
    – de renforcement de la coordination des acteurs, nécessaire pour mettre à disposition des usagers des services de santé adaptables à leur cas particulier ;
    – de renforcement de l’implication des patients dans le système de santé, afin de de les rendre acteurs de leur propre santé.

    « Renforcer la coordination des acteurs pour des prise en charge adaptées « 

    L’innovation au service de l’adaptabilité des services

    Dans un environnement cloisonné caractérisé par une démographie médicale défavorable, un des engagement de ce PRS est de réussir à proposer des réponses personnalisées au moyen d’une meilleure coordination des acteurs.

    Celle-ci doit s’appuyer sur 2 types d’avancées :

    • des innovations organisationnelles « permettant de renforcer la coordination entre professionnels et d’accompagner l’évolution des pratiques et des métiers » ;

    Un des objectifs de ce PRS est notamment de promouvoir la prise en charge ambulatoire des patients. Des formes organisées de prise en charge ambulatoire ont en effet vu le jour au cours de ces dernières années, formes dont ce projet doit s’inspirer.

    De plus, dans le champs du handicap en particulier, une meilleure articulation des réponses sanitaires et médicosociales est nécessaire : « Au-delà de la coordination, la démarche d’intégration vise à permettre d’améliorer l’efficience et la qualité des parcours, en jouant sur la subsidiarité, en évitant les redondances et en réduisant les dysfonctionnements et les ruptures », explique le PRS, inspiré par l’exemple des guichets intégrés à même de prendre en compte « l’intégralité des ressources d’un territoire, pour offrir des réponses harmonisées, complètes et centrées sur le besoin des personnes ».

    •  des innovations techniques : les usages du numérique se déploient dans le domaine de la santé par exemple sous la forme de la télémédecine, qui intéresse particulièrement l’ARS.

    En effet, la médecine permet non seulement de relier les structures sanitaires et médico-sociales entre elles, améliorant la coordination de la prise en charge des patients et de réduire l’inégalité d’accès aux soins entre les territoires, mais également, grâce aux objets connectés, de favoriser « l’autonomie, la sécurité et la qualité de vie des patients, dans le cadre du suivi des maladies chroniques, au domicile et en lien avec les professionnels de premier recours ».

    Exemples de projets concrets

    Concrètement, il est prévu que cet engagement mène :

    • au déploiement de la télémédecine ;
    • au développement des échanges entre ville et hôpital en sortie d’hospitalisation au moyen de procédés tels que la lettre de l’échange d’informations ;
    • à la promotion d’exercices permettant une meilleure synergie des compétences, au service du patient : promotion des microstructures de prise en charge des addictions, développement des lieux d’exercice associant les équipes des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) et les centres médico-psychologiques (CMP), mise en place de pôles de compétences et de prestations externes, organisation de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) en onco-hématologie, etc.

    « Accompagner la personne pour lui permettre d’être actrice de sa santé »

    Le patient comme acteur du système de santé

    Le concept « d’empowerment » en santé, c’est-à-dire de renforcement de la capacité de la personne à être actrice de sa santé, « s’est affirmé comme une clé de transformation majeure du système de santé, dans un contexte de développement des moyens d’information et de l’affirmation progressive du droit des usagers et de la citoyenneté des personnes handicapées dans le cadre législatif (loi du 2 janvier 2002, loi du 11 février 2005, etc.) », rappelle le cadre d’orientation stratégique du PRS Occitanie.

    Cette notion à la fois individuelle et collective, qui pousse à concevoir le système de santé comme une organisation apprenante adaptée aux besoins de chacun et favorisant la prise de décision éclairée, représente pour les patients un levier de préservation de leur propre autonomie, d’où sa place importante dans un PRS qui vise à réduire les inégalités de santé.

    Exemples de projets concrets

    Pour répondre à cet engagement d’empowerment, l’ARS prévoit de développer des projets à trois niveaux.

    • Le premier niveau concerne la compétence des patients en santé : accompagnement du suivi des adolescents diabétiques de leur traitement, programme d’éducation thérapeutique à destination des patients non dialysés atteints d’insuffisance rénale, etc.
    • Le deuxième niveau est centré sur l’appui aux aidants familiaux : extension de dispositifs de soutien à la parentalité des enfants et adolescents souffrant de troubles psychiques, création de structures de répits dans le champ du handicap, etc.
    • Le troisième niveau vise, en amont, à impliquer les usagers dans « l’élaboration et la mise en œuvre de programmes pédagogiques tant en direction des patients que des soignants ». « L’amélioration des organisations des soins par la mobilisation de patients partenaires » est également prévue par le PRS.

  • Été 2018 : ECHAlliance (Europe) et le CWCDH (Commonwealth) s’allient pour booster la e-santé

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    Fin juillet 2018, la société d’intérêt communautaire European Connected Health Alliance (ECHAlliance) et le Commonwealth Center for Digital Health (CWCDH) – lancé à Londres en avril 2018 par la Commonwealth Medical Association – ont annoncé avoir conclu un partenariat stratégique pour accélérer et superviser le déploiement international du secteur de la santé numérique à grande échelle, faciliter la collaboration pour les projets internationaux de e-santé et créer des opportunités économiques.

    La ECHAlliance et le CWCDH réunissent à eux deux 78 pays, avec une population combinée d’environ 3 milliards de personnes, soit 40 % de la population mondiale. En raison du nombre important de pays concernés, de leur diversité et des écarts plus ou moins important entre les pays au niveau du stade de développement du numérique atteint, cette union devrait faciliter l’identification, le partage et l’application des meilleures pratiques et innovations dans le domaine.

    Ce partenariat fournira également aux bailleurs de fonds publics et privés du secteur de la santé numérique un accès à un réseau international et à des organisations mondiales pour les aider à déployer la e-santé et à concevoir des services de santé durables et de qualité.

    « Nous avons beaucoup appris en créant les réseaux internationaux existants en Europe, au Canada et en Chine (source : IT News). Nous pensons également que le partenariat ouvre de véritables opportunités commerciales pour le commerce à double sens entre l’Europe et le Commonwealth (…) » .

  • Été 2018 : le GCS Alsace e-santé dresse le bilan de ses avancées dans le numérique en 2017

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Dans son rapport d’activité 2017 (en lien ci-contre), publié fin juin 2018, le groupement de coopération sanitaire (GCS) Alsace e-santé dévoile son bilan de l’année écoulée mais aussi des dix années de collaboration entre l’instance et les acteurs de santé et du médico-social « autour de projets d’envergure [et] innovants », les trois GCS du Grand Est devant prochainement se rapprocher à travers la création du groupement région d’appuis au développement de la e-santé (Grades) dans le Grand Est.

    En ce qui concerne l’exercice 2017, Alsace e-santé revient sur les « dossiers phares » qu’elle a menés, soit :
    • pour le partage d’informations en biologie médicale : le déploiement du dossier médical partage (DMP), le lancement du service de partage Simaral et d’Albiom, un outil permettant aux patients de visualiser en ligne l’historique de leurs résultats d’examens de biologie médicale ;
    • pour l’échange d’informations médicales : l’installation d’une messagerie sécurisée de santé et la mise en place du projet EST 67 ;
    • pour la coordination des soins et l’orientation des patients : le lancement du site Sidocom et du projet de généralisation du déploiement de ViaTrajectoire Handicap sur le Grand Est ;
    • pour la description de l’offre de soins : l’interconnexion de Sante.fr avec le ROR Grand Est;
    • pour les réunions de concertation pluridisciplinaire : le lancement de la version 4.0 de e-RCP, un service informatisé et sécurisé de gestion et de production des fiches RCP ;
    • pour la veille juridique et l’accompagnement des membres de l’organisation : la poursuite du développement de Capssis, un service de conseil et d’accompagnement pour la sécurisation des systèmes d’information de santé.

    « Nous regrettons ,dans cet inventaire des projets concluants, l’absence de la télémédecine ainsi que de Télécical (plateforme de télémédecine dédiée à la cicatrisation des plaies complexes et chroniques), qui ont vu tous deux leurs financements compromis et n’ont pas trouvé leurs modèles économiques », ajoutent dans l’éditorial du document Jonathan Lotz et le Dr Pascal Charles, respectivement directeur et administrateur d’Alsace e-santé.

    Les deux responsables ont par ailleurs annoncé la création de l’Association pour la promotion du numérique en santé (APNS) afin de continuer à fédérer les membres d’Alsace e-santé.

    Principaux projets menés par Alsace e-santé en 2017

    • Janvier 2017 : déploiement du DMP auprès des assurés de 9 CPAM pilotes en France, dont celle du Bas-Rhin ;
    • 17 janvier 2017 : lancement du projet de généralisation du déploiement de ViaTrajectoire Handicap sur le Grand Est en présence de l’ARS Grand Est, de représentants des conseils départementaux et des MDPH ainsi que des GCS Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne ;
    • promotion des usages numériques : création du pôle « promotion des usages numériques » ;
    • 10 avril 2017 : e-RCP et DCC – lancement de la version 4.0 de e-RCP ;
    • juin 2017 :
      • EST 67 : l’ARS Grand Est est officiellement retenue à la suite de l’appel à projet de la Direction générale de l’offre de soins pour développer l’usage des messageries sécurisées de santé comme support de lettre de liaison et des résultats d’examens de biologie médicale ;
      • 20 juin : cérémonie de lancement du service de partage Simral ;
      • 26 juin : interconnexion de Sante.fr avec le ROR Grand Est ;
    • août 2017 : lancement du site www.sicodom.org ;
    • décembre 2017 : les résultats probants de l’expérimentation Télécical ont tous été partagés à la communauté scientifique francophone ;
    • 18 janvier 2018 : Capssis – atelier sur le programme d’échange sur les enjeux du numérique pour le médico-social (PReMS) sur le RGPD.

    Les services d’Alsace e-santé par profil d’utilisateurs

    À propos de la convergence des 3 GCS Grand Est

    En ce qui concerne les années à venir, le directeur d’Alsace e-santé, Jonathan Lotz, et l’administrateur du GCS, le Dr Pascal Charles, estiment « louable » la convergence des 3 GCS au sein d’un Grades mais précisent que, selon eux, « la tâche est complexe et n’est pas facilitée par les enjeux de pouvoirs perçus ».

    Création d’une Association pour la promotion du numérique en santé

    Les deux responsables annoncent par ailleurs qu’en raison de « la disparité de [l’]entité, il [leur] a semblé important de continuer à fédérer les membres d’Alsace e-santé en créant (…) l’APNS (Association pour la promotion du numérique en santé), dont la vocation est de préserver cette dynamique territoriale de concertation interprofessionnelle et de la mettre au service de la structure qui sera en charge de déployer et de porter les différents services. »

  • Été 2018 : la FHF émet 16 recommandations d’actions pour le développement de la médecine polyvalente

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    La Fédération hospitalière de France (FHF) a rendu public le 17 juillet 2018 son rapport daté du mois de juin sur le développement de la médecine polyvalente à l’hôpital (en lien ci-contre). Elle y présente un état des lieux qualitatif de l’exercice de cette pratique et 16 recommandations d’actions pour que les centres hospitaliers puissent l’adopter plus facilement et que la formation des médecins soit possible et adaptée. « Le développement de la médecine polyvalente permettra de garantir une meilleure qualité des soins pour tous les patients », commente la FHF dans un communiqué.

    Parmi ses recommandations, la fédération exprime sa volonté « de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ». Elle estime, par ailleurs, qu’il est « essentiel » de profiter de la mise en place des GHT pour faciliter le travail en réseau et renforcer « les liens fonctionnels des praticiens exerçant en structures de médecine polyvalente ou en SSR avec les services de médecine interne ».

    Le rapport a été établi à la suite d’une réflexion menée par un groupe d’experts sous la présidence du Professeur Philippe Morlat, chef de service de médecine interne et maladies infectieuses au CHU de Bordeaux. Au total, six réunions de travail ont été organisées entre février 2016 et juillet 2017, complétées par différents échanges réalisés au sein du conseil d’administration de la FHF au premier semestre 2018.

    Contexte

    La médecine hospitalière polyvalente recouvre diverses activités : services de médecine à prédominance post-urgences, services de soins de suite et réadaptation polyvalents, activité de médecine en milieu chirurgical, médecine somatique en centre hospitalier spécialisé et unité hospitalière de sécurité interrégionale.

    Selon la FHF, environ 3 500 praticiens, dont 500 à temps partiel, exercent la médecine polyvalente actuellement en France. Cette pratique n’est cependant pas reconnue par les autorités ordinales et n’est pas identifiée par une formation diplômante universitaire spécifique. Les praticiens l’exerçant ne sont sont donc pas reconnus comme des médecins spécialistes.

    Or, la médecine polyvalente hospitalière s’est fortement développée ces dernières années, souligne la fédération, « et le besoin de santé auquel elle répond est croissant ». Cette évolution s’explique notamment par l’évolution démographique de la population française et par les modifications de l’exercice de la médecine ambulatoire.

    L’exercice de cette pratique particulière représente « un enjeu notable pour les pouvoirs publics qui se doivent d’assurer la pérennité d’accès à des soins de qualité pour tous les citoyens quelle que soit leur situation sociale ou géographique », commente Frédéric Valletoux, président de la FHF (communiqué).

    Deux objectifs majeurs identifiés par la FHF

    Compte tenu de l’état actuel de la pratique de la médecine polyvalente en France, la Fédération identifie deux nécessités :

    • assurer « une formation adaptée pour les médecins appelés à répondre aux besoins de prise en charge des patients hospitalisés dans les services de médecine polyvalente, de SSR indifférenciés, ou justifiant de soins somatiques dans des services de chirurgie, psychiatrie ou de médecine hyperspécialisée » ;
    • assurer « une identité d’exercice professionnel et un développement professionnel continu (DPC) pour les praticiens en poste dans ces structures ».

    Synthèse des propositions émises par la FHF

    Afin de former des praticiens à l’exercice de la médecine polyvalente à l’hôpital, de favoriser leur exercice et de mieux répondre aux besoins de santé de la population, la Fédération hospitalière de France propose :

    Formation initiale

    • 1. de promouvoir les formations universitaires diplômantes de « médecine polyvalente hospitalière » auprès des internes dont la maquette d’enseignement de diplôme d’études spécialisées (DES) ne couvre pas ce domaine et qui souhaitent travailler dans ce champ d’exercice ;
    • 2. de mettre en place une formation spécialisée transversale (FST) de « médecine hospitalière polyvalente » accessible par spécialité aux étudiants de troisième cycle issus de différents DES ;
    • 3. d’augmenter le nombre d’internes au flux du DES de médecine interne dont la maquette de formation inclut les compétences nécessaires à l’exercice de la médecine polyvalente hospitalière ;
    • 4. de sensibiliser les internes inscrits au DES de gériatrie à l’exercice dans les services de médecine polyvalente à orientation gériatrique ;
    • 5. de prévoir un nombre suffisant de postes en médecine interne ou gériatrie lors de l’ouverture des accès à un deuxième DES (programmée à compter de 2021) ;
    • 6. de réaliser sous l’égide de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) une enquête démographique permettant d’établir les besoins précis de formation dans le domaine de la médecine polyvalente ;

    Organisation hospitalière

    • 7. de favoriser le regroupement au sein d’une même structure des activités de médecine polyvalente, de médecine interne et de court séjour gériatrique lorsqu’elles coexistent dans un même centre hospitalier ;
    • 8. de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ;
    • 9. de créer des postes d’assistants spécialistes ou de praticiens pour assurer la prise en charge médicale dans les services de chirurgie et de médecine hyper spécialisée (en lien fonctionnel avec les services de médecine interne ou de gériatrie de proximité) et la prise en charge somatique dans les centres hospitaliers spécialisés ;
    • 10. de créer si nécessaire des équipes mobiles de « médecine hospitalière » ;
    • 11. de favoriser au niveau des GHT le travail en réseau des services de médecine polyvalente et des SSR polyvalents avec les services de médecine interne ou de gériatrie des hôpitaux voisins de plus grande taille. Ces liens fonctionnels peuvent aboutir à la création entre établissements de structures médicales fédératives ou communes (fédération médicale inter-hospitalière, pôle inter-établissements, voire équipe médicale commune) ;
    • 12. de proposer des conditions d’exercice à l’hôpital attractives tant d’un point de vue professionnel que personnel ;

    Développement professionnel continu

    • 13. de permettre l’adhésion des praticiens de médecine polyvalente aux sociétés savantes de médecine interne ou de gériatrie et de faciliter ainsi leur participation aux congrès et formations ;
    • 14. de mettre en place des partenariats entre ces sociétés savantes et la Fédération française de médecine polyvalente pour mener des actions de formation ;
    • 15. de faciliter l’accès des praticiens de médecine polyvalente à des formations universitaires diplômantes dans leur domaine d’exercice (cf recommandation n°1) ;
    • 16. de favoriser l’accès aux qualifications ordinales en médecine interne ou gériatrie des praticiens exerçant la médecine polyvalente hospitalière.
  • Été 2018 : lancement de l’appel à projets pour le Prix de l’innovation sociale maladies rares 2019

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018.

    La Fondation Groupama a lancé par communiqué le 25 juillet 2018 et pour la 5ème année consécutive un appel à projets visant à décerner son Prix de l’Innovation sociale 2019.

    Un soutien financier d’une valeur de 20 000 euros sera alloué au projet lauréat, qui devra proposer une idée novatrice, « une action innovante, marquant une avancée significative ou une rupture permettant de changer la donne pour les personnes atteintes de maladies rares et de leur famille« , par exemple en contribuant à rompre l’isolement, à favoriser le lien social ou l’insertion professionnelle ou encore à aider au développement de l’éducation thérapeutique des enfants comme des adultes malades.

    Les dossiers doivent être déposés avant le 7 octobre 2018 sur le site officiel en lien ci-contre.

    Modalités de sélection

    Les porteurs des projets susceptibles d’être retenus peuvent être :

    • des associations ;
    • des entreprises ;
    • des équipes de recherche. 

    Par ailleurs, seuls les projets en phase de développement « industriel » pourront recevoir un soutien financier de la part de la Fondation Groupama.

    La sélection sera réalisée en deux temps :

    • des représentants d’associations de maladies rares et de Groupama sélectionneront un premier lot de projets ;
    • la sélection finale reviendra au conseil d’administration.

    Les résultats du prix seront communiqués au cours du mois de février 2019, lors de la soirée de la Fondation Groupama.

    Critères d’éligibilité et d’évaluation

    Pour être éligibles, les projets doivent, d’une part, être présentés par une structure à même de justifier son existence en France métropolitaine, et, d’autre part, concerner exclusivement les maladies rares (telles que définies par l’Organisation mondiale de la santé et recensées dans l’annuaire Orphanet) en s’inscrivant dans l’une des thématiques suivantes : « contribuer à rompre l’isolement« , « favoriser le lien social ou l’insertion professionnelle » ou « aider au développement de l’éducation thérapeutique du patient ».

    En outre, la Fondation Groupama évaluera les projets selon des critères :

    • d’innovation : « le projet doit apporter une réponse innovante à un besoin non satisfait » ;
    • d’ouverture : « il doit avoir une capacité de modélisation pour un transfert d’expertise et d’expérience à d’autres catégories de personnes ou de pathologies » ;
    • de faisabilité : « une étude approfondie quant à la faisabilité technique [du projet] » doit avoir été menée et la viabilité de son modèle économique justifiée ;
    • d’évaluation : « les modalités d’évaluation prévue à partir d’objectifs clairement définis » devront être précisés a priori par les porteurs de projets ;
    • de mise en œuvre : celle-ci devra avoir lieu dans les 24 mois consécutifs à la remise du prix.
  • Été 2018 : le rapport d’Annie Vidal (LREM) sur la démarche qualité en Ehpad approuvé par la FNAQPA

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    La Fédération nationale avenir et qualité de vie des personnes âgées (FNAQPA), organisation représentative du secteur gérontologique, a communiqué à la fin du mois de juillet 2018 sa satisfaction quant aux propositions émises par la députée Annie Vidal (LREM) dans son rapport sur l’évolution de la démarche qualité en Ehpad adopté le 26 juillet 2018 par la commission des affaires sociales de l’Assemblé nationale.

    Parmi les impacts favorables que la fédération voit en la potentielle application des mesures formulées par Annie Vidal, l’harmonisation d’une démarche d’évaluation à la fois cohérente à l’échelle nationale et adaptée aux particularités de chaque établissement « rejoint pleinement la position de la FNAQPA ». Celle-ci affirme en effet défendre depuis longtemps l’évitement de « toute standardisation des réponses aux attentes ».
    Ces attentes, qu’elles soient émises par des professionnels ou par des patients, seraient par ailleurs prises en compte dans une démarche d’inclusion de l’ensemble des parties prenantes si les mesures proposées étaient mises en œuvre.

    De plus, la FNAQPA s’est affirmée « très favorable aux indicateurs d’impact et de résultat, afin de mettre en avant la performance et l’efficience dont font preuve [les] établissements ».

    Enfin, les propositions concernant l’augmentation de la communication et de la transparence, notamment à destination du grand public, rejoindraient également les positions de la FNAQPA, qui considère l’évaluation comme un « levier de valorisation de la qualité du travail [des] établissements, et de plus grande attractivité pour l’ensemble du secteur médico-social ».