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  • Appel à initiatives : renforcer la mobilisation régionale en promotion de la santé (ARS IDF)

    L’Agence Régionale de Santé Île-de-France lance un appel à initiatives en promotion de la santé pour un montant d’un million d’euros. Celui-ci s’inscrit dans le cadre de son Projet régional de santé 2018-2022.

    L’Agence régionale de santé invite les acteurs locaux et régionaux à proposer des actions innovantes en matière de promotion de la santé, avec pour objectif d’améliorer la santé des populations, notamment les plus précaires.

    Les acteurs de la promotion de la santé sont invités à adresser leur projet à l’ARS, au plus tard le 28 septembre 2018.

    L’appel à initiatives vise à soutenir des actions innovantes dans 5 champs prioritaires du nouveau programme régional de santé 2018-2022

    •  la santé des personnes précaires et en situation d’exclusion, pour mettre en œuvre le PRAPS2 (Programme régional pour l’accès à la prévention et aux soins des plus démunis) ;
    • la santé sexuelle ; 
    • la promotion de la santé mentale et du développement des compétences psychosociales
    • la vaccination ;
    • la nutrition des personnes en situation de vulnérabilité sociale, et l’insécurité alimentaire.

    Chacun de ces champs fait l’objet d’un cahier des charges publié sur le site internet de l’ARS.

    La sélection des projets se fera selon plusieurs critères en lien avec la politique de l’ARS :

    • Les propositions doivent correspondre aux objectifs du PRS 2018-2022, que sont : s’appuyer sur un diagnostic précis des besoins ; mettre en œuvre des méthodes fondées sur des données probantes ou issues de la littérature ; inclure une évaluation précise.
    • L’Agence souhaite particulièrement soutenir des propositions issues des territoires à fort besoin de prévention (Essonne, Seine-et-Marne, Val-d’Oise, Seine-Saint-Denis, territoires en Politique de la Ville, territoires avec niveau de pauvreté important, etc.). L’articulation avec les Contrats locaux de santé (CLS) devra être présentée pour tous les territoires concernés.
    • L’Agence privilégie – conformément à l’axe 4 de son Projet régional de santé – les projets associant plusieurs acteurs, chacun bénéficiant d’un soutien spécifique, mais dans le cadre d’une démarche collective d’actions partagées et encadrées par une convention unique avec l’ARS. A l’issue de la réception des propositions, l’Agence pourra suggérer des convergences entre plusieurs acteurs.

    Le présent appel à initiatives sera ensuite complété par deux autres appels à initiatives spécifiques dans les champs de la périnatalité et du tabagisme

    • Dans le champ de la périnatalité, un appel à initiatives sera lancé début septembre, qui concernera les territoires du Nord de l’Île-de-France (93 et 95), pour répondre aux préoccupations spécifiques de ces départements en matière de périnatalité, et auquel un montant de 280 000 euros sera dédié. Cet appel à initiatives sera orienté sur l’interaction entre les déterminants sociaux (en particulier le logement/hébergement) et la périnatalité, et tiendra compte des résultats d’une évaluation d’actions en cours.
    • La lutte contre le tabagisme (prévention de l’entrée dans le tabagisme, aide à la sortie, promotion de lieux de santé sans tabac) fera  l’objet d’un appel à projets spécifique. Doté de 4 millions d’euros à l’échelle régionale, il est issu du Fonds national de lutte contre le tabac et s’inscrit dans un cadre national publié, en lien avec l’Assurance Maladie, courant juillet. Il doit permettre de démultiplier l’action dans tous les territoires, et en particulier dans les territoires défavorisés, et d’innover sur des nouvelles modalités d’intervention en prévention.
  • #FASN2018 : les datas et la santé au cœur de l’étape parisienne du 15/11/2018 de la campagne

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) 2018, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise le 15 novembre 2018 dans ses locaux parisiens un événement « 36 heures chrono » centré sur la problématique des données en santé.

    Le programme, qui comportera des ateliers (LAB), des keynotes, des challenges de start-ups, etc., sera précisé ultérieurement.

  • Le Medef Finistère soutient Innoveo, le fonds de dotation pour l’innovation du CHRU de Brest

    Au cours de son université d’été annuelle, qui s’est tenue le 26 juin 2018 avec pour objectif d’échanger et de promouvoir le département, l’Union des entreprises du Finistère – Medef Finistère a soutenu Innoveo, le fonds de dotation pour l’innovation du CHRU de Brest.

    Cet événement organisé en partenariat avec de nombreux réseaux économiques, notamment avec le Centre des jeunes dirigeants et des clubs d’entreprises, a cette années été centré sur les enjeux du recrutement et des changements sociétaux mais aussi sur des alternatives possibles aux modèles économiques courants.
    Dans ce cadre et afin de sensibiliser les entreprises à la recherche médicale menée sur ce territoire et soutenir l’emploi dans le département, l’université d’été a soutenu financièrement Innoveo : deux tiers du prix de chaque billet d’entrée ont été remis au président du fonds, également directeur général du CHRU de Brest.

    Créé en 2016 par le CHRU, Innoveo reçoit les dons d’un millier de mécènes pour six projets de recherche, qui concernent la prise en charge des grands prématurés (déjà financé), la prévention de l’embolie pulmonaire et des fausses couches (déjà financé), la création d’une bio-banque, la prévention de la perte de la marche des enfants et la chirurgie de précision dans la pose de prothèse de hanche.
    En juin 2018, Innoveo a en outre lancé un appel à projets autour de la prévention et de la lutte contre le cancer ; une collecte de fonds sera menée à la rentrée prochaine.

    Au moyen de ces projets, ce fonds qui intervient comme une structure opérationnelle et de relais, vise en particulier à :
    • soutenir et financer toute innovation à même de bénéficier aux patients, toute recherche menée dans le cadre des axes d’excellence du territoire (mucoviscidose, etc.) et toute action pédagogique facilitant l’acquisition d’une expertise ;
    • permettre au CHRU de Brest de conserver son rayonnement international dans le champs de ses recherches ;
    • développer ou renforcer les collaboration entre société civile et communauté scientifique.

  • #FASN2018 : un appel à communication pour l’innovation numérique au sein des établissements de santé

    Dans le cadre des rencontres nationales de la santé numérique « 36 Heures Chrono Hôpital du Futur », qui se tiendront à Paris le 20 septembre 2018, l’entreprise Care Insight, organisatrice de la campagne Faire avancer la santé numérique (#FASN), a lancé le 4 juillet 2018 un appel à communication pour ses « minutes de l’innovation » sur le thème « innovation numérique au sein des établissements de santé ».

    Les minutes de l’innovation visent à évaluer et à promouvoir des projets innovants de e-santé déployables au sein d’établissements de santé pour un système sanitaire plus efficient. Une attention particulière sera notamment portée aux projets contribuant :
    • à faciliter l’exercice coordonné des professionnels de santé hospitaliers ou à relier la ville à l’hôpital ;
    • à améliorer la qualité ou la sécurité de la prise en charge des patients ;
    • à optimiser les actions de prévention au sein des établissements de santé ;
    • à faciliter l’usage des technologies numériques ou à développer l’offre de formation aux technologies numériques pour les acteurs hospitaliers.

    Les dossiers de candidature doivent être envoyés avant le 5 septembre 2018.
    Les finalistes seront annoncés le 11 septembre 2018 et auront jusqu’au 17 septembre 2018 pour transmettre la présentation finale de leurs projets, pour un exposé public par binômes prévu lors des rencontres nationales de la santé numérique, le 20 septembre 2018.

    Le formulaire d’inscription est téléchargeable via le lien ci-contre.

    Critères de sélection des projets

    Les projets seront sélectionnés par un comité d’experts puis réévalués le jour de la présentation au regard de 5 critères :

    • accessibilité géographique, budgétaire, ergonomique, etc. ;
    • coordination : les projets permettent-ils de favoriser la collaboration entre professionnels médicaux et para-médicaux ? ;
    • efficience économique et financière ;
    • co-construction, critères d’évaluation du degré d’implication des parties prenantes dans la conception et le déploiement des projets ainsi que de la pluralité des acteurs engagés ;
    • décloisonnement : le projet contribue-t-il au décloisonnement du système de santé, des pratiques ?

    Pour être éligibles, ils devront remplir au moins 2 de ces critères. Un projet « coup de cœur » sera choisi par le jury.

    Ils doivent en outre être finalisés ou en cours de déploiement : leur état d’avancement doit permettre un retour d’expérience concret des réalisations et des actions.

    Récompenses

    Les minutes de l’innovation ont pour objectif d’augmenter la visibilité des projets sélectionnés et de contribuer à leur déploiement par la mise à disposition d’un réseau d’experts régionaux et nationaux, de professionnels de la filière.

    Aussi, le projet sélectionné par le comité d’experts bénéficiera d’une communication spécifique au cours de la campagne #FASN sur le site officiel, sur les réseaux sociaux et sur les supports de communication diffusés lors de ces rencontres.

    En outre, les porteurs des projets sélectionnés auront accès à la plateforme de veille Health & Tech Intelligence, au dîner du Cercle des décideurs numérique & santé et à l’annuaire matchmaking des 36 Heures Chrono.

  • #FASN2018 : fédérer et rapprocher les acteurs de la santé (20/09/2018, Paris)

    Les rencontres nationales 36 heures chrono, prochaine étape de la campagne #FASN, , organisée par l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight, se déroulera à Paris le 20 septembre 2018 autour du thème « hôpital du futur ».

    Lancée en janvier 2015 pour une durée initiale de deux ans, la campagne « Faire Avancer la Santé Numérique » (FASN) vise à soutenir la filière e-santé et les acteurs investis dans la transformation numérique et l’amélioration du système sanitaire et médico-social. Elle a notamment vocation à fédérer et à rapprocher les acteurs de la santé dans un contexte où les régions consacrent d’importants moyens autour de projets dans le domaine de la santé et du vieillissement.

    L’inscription à l’événement peut se faire via le lien ci-contre.

    Programme

    • 09h00 : Accueil
    • 09h30 : Introduction Care Insight
    • 09h35 : Agora « L’hôpital du futur : rôle, ambitions numériques et concrétisation

    Intervenants : Cécile COURRÈGES, directrice générale, DGOS ; Philippe SUDREAU, directeur général, CHU de Nantes ; Pr. Patrick VIENS, président, Unicancer ; un représentant de la FHF

    • 10h20 : Keynote « Le bloc opératoire de demain »

    Orateur : Brice GAYET, chirurgien général à l’Institut mutualiste Montsouris, Paris

    • 10h40 : Pause café network

    • 10h55 : Les Lab #FASN : Co-construisons la santé de demain

    LAB 1 : Hôpital hors les murs : acteur du parcours

    Intervenants : Brigitte BOUZIGE, vice-présidente, Fédération française des maisons et pôles de santé ; Gilles CALAIS, président de CME, CHRU de Tours ; Dr Jacques LUCAS, premier vice-président du Conseil national de l’Ordre des Médecins

    LAB 2 : Anticipation organisationnelle : la création d’un double numérique de l’hôpital

    Intervenants : Didier ALAIN, senior manager, ANAP ; Isabelle GENDRE, DSI, CHU de Dijon ; Dominique PICAULT, directrice de la stratégie et des activités, CHU de Lille

    LAB 3 : Les clés d’une réorganisation architecturale, écologique, technologique, évolutive

    Intervenants : Roman CENCIC, directeur général, Centre hospitalier Alès-Cévennes ; Christophe MUSSET, directeur de la transformation, ELSAN ; Thomas SCHINKO, responsable du colloque Union international des architectes 2018, directeur, VASCONI Architectes

    • 12h10 : Restitution des « FASN LAB en session plénière 

    • 12h40 : Pause déjeuner network

    • 13h30 : Start-up challenge

    Comité de sélection : Livia AOUIZERATE, responsable Projets R&D, Medicen ; Amina BELKHIR, déléguée régionale, Grand Enov ; Joséphine MARIE, chargée d’investissements pour le fonds patient autonome, Bpifrance

    • 14h00 : les #FASN LAB « Construisons la santé de demain »

    LAB 4 : IA et robotique : quelle place leur donner dans l’organisation des soins ?

    Intervenants : David GRUSON, membre du comité de direction de la Chaire santé, Sciences Po Paris ; Franck LETHIMONNIER, directeur de l’institut thématique Technologie pour la santé, INSERM ; Nicolas PÉJU, directeur général adjoint, ARS IDF

    LAB 5 : Intégration du numérique : transformation des métiers et des compétences

    Intervenants : François LANGEVIN, Chaire management des Technologies de santé, EHESP ; Antoine MALONE, directeur de projet, FHF ; Aurélie PRIME, directrice des ressources Humaines, polyclinique Reims Bezannes

    LAB 6 : Partage de l’information : les GHT versus les établissements de santé communautaires 

    Intervenants : Gérard RAYMOND, vice-président de France Assos Santé, président de la Fédération française des diabétiques ; Pascale SAUVAGE, directrice, ASIP Santé ; Laurent TRÉLUYER, DSI, AP-HP

    LAB 7 : Co-construire l’hôpital de demain : innovation et prospective

    Intervenants : Géraud DANZEL D’AUMONT, sales manager Europe de l’Ouest, NEXANS ANS ; un DSI d’un établissement support GHT ; un directeur général d’un établissement non support GHT ; un représentant d’une fédération hospitalière

    • 15h15 : Pause café network

    • 15h30 : Start-up challenge – annonce du lauréat

    • 15h40 : Restitution des #FASN LAB en session plénière 

    • 16h10 : Les minutes de l’innovation

    Comité d’experts : Jean-François GOGLIN, conseiller national SI, Fehap ; Cyrille POLITI, conseiller transition numérique, FHF ; Emmanuel REYRAT, DSI, groupe Unicancer ; un représentant de la FHP

    • 17h15 : Clôture – Cocktail Network
  • Données privées : l’Asso médicale australienne va rencontrer le ministre pour lever « toute ambiguïté »

    Le nouveau président de l’Association médicale australienne (AMA), Tony Bartone, a déclaré courant juillet 2018 avoir reçu des engagements écrits du ministre de la Santé, Greg Hunt, et du département de la Santé, assurant que les autorités policières n’auraient pas accès aux données répertoriées dans le dossier de santé numérique national, My Health Record (MyHR), en l’absence d’une ordonnance judiciaire.

    Dans une déclaration publiée en juillet 2018, l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), qui exploite le système MyHR, a déclaré qu’ »aucun document n'[avait] été publié au cours des six dernières années et [qu’]aucun ne sera publié à l’avenir sans une ordonnance du tribunal/du coroner ou d’un ordre similaire ».

    Tony Bartone a indiqué lors d’un événement organisé par le National Press Club (NPC) qu’il avait l’intention d’organiser une rencontre avec le ministre de la Santé, Greg Hunt, pour s’assurer que « toute ambiguïté [sur le sujet] soit levée ». Il a par la suite annoncé que le ministère l’avait contacté « pour organiser une réunion afin de discuter de tous les aspects du déploiement de My Health Record ».

    « La priorité de l’AMA a toujours été de soutenir [MyHR] et ses précurseurs pour les bénéfices cliniques importants qu’il apportera aux médecins, aux patients et au système de santé », a expliqué le président de l’association dans un communiqué publié à la suite de son discours. L’AMA a toujours été protectrice et vigilante quant à la confidentialité de la relation médecin-patient, et elle ne devrait pas être affectée [dans le cadre de l’implémentation du dossier de santé numérique]. Compte tenu du débat public cette semaine [sur les inquiétudes relatives à la création automatique d’un DMP pour tous les Australiens], j’appuie les appels lancés au gouvernement pour qu’il fournisse de solides garanties quant à la sécurité sur le long terme des [données privées recueillies sur] My Health Record. »

    L’opposition suggère la suspension du déploiement de MyHR

    « [Greg Hunt] s’est engagé à dissiper toute ambiguïté apparente dans la législation originale de 2012 avec une réponse qui comble les attentes de l’AMA », a précisé Tony Bartone.

    Le chef de l’opposition, Bill Shorten, a déclaré que, bien qu’il ait soutenu la mise en place de dossiers de santé numériques, le gouvernement fédéral devrait interrompre le développement de My Health Record, du moins provisoirement. « Je pense qu’il serait judicieux de la part du gouvernement de suspendre le déploiement du système [MyHR] jusqu’à ce que toutes les questions de confidentialité soient réellement traitées, a-t-il déclaré à la presse le 25 juillet 2018 (source : Computerworld.com.au). J’ai l’impression qu’ils ont consulté des professionnels de la santé mais que la communauté dans son ensemble ne sait pas qui aura accès [aux] dossiers. »

    My Health Record : aucune divulgation des données autorisée sans mandat

    La semaine du 23 juillet 2018, un article publié par la Bibliothèque du Parlement a fait valoir que l’article 70 de la loi sur l’établissement du système de My Health Record « [représentait] une diminution significative du seuil légal relatif à la divulgation de renseignements médicaux privés aux organismes d’application de la loi ».

    « À l’heure actuelle, à moins qu’un patient ne consente à la divulgation de ses dossiers médicaux ou que sa divulgation ne soit requise pour satisfaire aux obligations de signalement d’un médecin (par exemple en cas de suspicion d’abus sexuel sur un enfant), les organismes d’application de la loi peuvent seulement accéder aux dossiers d’une personne par l’intermédiaire de son docteur et avec un mandat, une citation à comparaître ou une ordonnance de cour », précise l’article.

    État de la législation sur la divulgation des données à un organisme d’application de la loi

    En vertu de l’article 70 de la loi sur My Health Record (My Health Records Act 2012), l’ADHA, en tant qu’opérateur du système MyHR, est autorisée à divulguer des données à un organisme d’application de la loi s’il « croit » que cette divulgation est « raisonnablement nécessaire » pour :

    • « la prévention, la détection, l’investigation, la poursuite ou la répression des infractions pénales, des violations d’une loi imposant une sanction ou des infractions à une loi prescrite » ;
    • « l’application des lois relatives à la confiscation des produits du crime » ;
    • « la préservation des recettes publiques » ;
    • « la prévention, la détection, la réparation d’un acte sérieusement répréhensible ou prescrit [ou l’investigation relative à cet acte] » ;
    • «la préparation ou la conduite d’une procédure devant une cour ou un tribunal, ou l’exécution des ordonnances d’une cour ou d’un tribunal».

    L’article spécifie que l’Agence de la santé numérique australienne a déclaré que sa politique d’exploitation des données exigeait l’utilisation d’un mandat pour permettre la divulgation d’informations alors que la législation nationale ne l’impose pas.

    Le Parti travailliste demande une prolongation de la période permettant de se retirer de MyHR

    Au cours de la semaine du 23 juillet 2018, Catherine King, porte-parole sur les questions de santé du Parti travailliste (Labor), a demandé une prolongation de la période de trois mois au cours de laquelle les citoyens australiens peuvent se retirer du système My health Record (opt-out option). Ceux qui ne manifestent pas leur volonté de retrait du système auront un dossier à leur nom automatiquement créé.

  • Aurélien Rousseau succède à Christophe Devys au poste de directeur général de l’ARS Île-de-France

    Dans un décret daté du 25 juillet 2018, le Président de la République, Emmanuel Macron, sur le rapport du Premier ministre, Édouard Philippe, et de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé la nomination de Aurélien Rousseau, maître des requêtes au Conseil d’État, au poste de directeur général de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France. Il prendra ses fonctions le 3 septembre 2018.

    « Le Premier ministre et la ministre des Solidarités et de la Santé sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française », indique le texte.

    Aurélien Rousseau succèdera à Christophe Devys, qui avait été nommé à ce poste en 2015 après avoir été secrétaire général du Conseil d’État (2007-2012) et chargé de la direction du cabinet du directeur général de l’AP-HP. Il devrait réintégrer le Conseil d’État lorsqu’il aura pris congé de ses nouvelles fonctions.

    Né en 1976 à Alès, dans le Gard, Aurélien Rousseau a commencé sa carrière en tant que professeur d’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis avant d’assurer le rôle de directeur du cabinet de l’adjoint au maire de Paris (Bertrand Delanoë) chargé du projet métropolitain, de 2001 à 2006. Après avoir été diplômé de l’École nationale d’administration (Ena, promotion Willy-Brandt), il a intégré le Conseil d’État en 2009. Auditeur puis maître des requêtes, son poste actuel, au sein de l’institution publique, il enseigne en parallèle à Sciences Po Paris et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    En 2012, Aurélien Rousseau est nommé directeur adjoint du cabinet du maire de Paris Bertrand Delanoë ; en 2014, il devient secrétaire général adjoint en charge de la mise en place de la métropole du Grand-Paris ainsi que du pôle espace public et logement.
    En octobre 2015, il est nommé à Matignon en tant que directeur adjoint du cabinet et conseiller social du Premier ministre, alors Manuel Valls. Il conserve le même rôle auprès du successeur de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, en décembre 2016, fonction qu’il assurera jusqu’au départ de ce dernier en avril 2017. En mars 2017, il remplace Christophe Beaux à la Monnaie de Paris, se retrouvant ainsi P.-D.G. de l’établissement.

    Par ailleurs, en mars 2018, Aurélien Rousseau s’est vu confier par la ministre des Solidarités et de la Santé le pilotage d’un groupe de travail « ressources humaines et formation » pour établir une stratégie de la transformation du système de santé français.

  • Deep tech : 75 M € levés par le PSL Innovation Fund de l’université PSL et Elaia Partners

    Lors d’une conférence de presse organisée le 29 juin 2018 à l’Institut Pierre-Gilles de Gennes (Paris), la société de capital investissement Elaia Partners a annoncé la première clôture du PSL Innovation Fund, un nouveau fonds lancé en septembre 2017 avec l’université française de recherche Paris-Sciences-et-Lettres (PSL).

    S’élevant à 75 millions d’euros et d’ores et déjà opérationnel, il permettra de financer les chercheurs et inventeurs du réseau PSL pour les aider à transformer leurs idées en start-ups prometteuses.

    Ce fonds sera souscrit par le Fonds national d’amorçage 2 (FNA 2), géré par Bpifrance pour le compte de l’État, mais aussi par BNP Paribas, le groupe industriel Naval Group, FamilleC, holding familiale du groupe Clarins, la MGEN et la société de capital risque KPN Ventures.

    Géré par Elaia Partners, le PSL Innovation Fund vise à déployer une stratégie d’investissement early stage (création) multisectorielle dans les domaines d’excellence de l’université PSL, en particulier les sciences de la vie, l’ingénierie biomédicale, l’intelligence artificielle, les technologies digitales, l’énergie et l’environnement ainsi que les matériaux.

    « Une étape majeure pour l’innovation et l’entrepreneuriat à PSL »

    Le fonds soutiendra les start-ups, de l’amorçage technologique et pré-amorçage, afin de les aider à déployer des innovations de rupture deep tech, et renforcera la collaboration entre divers professionnels du secteur et les porteurs de projets dès la phase de développement des solutions dans les laboratoires et jusqu’à leur intégration à échelle internationale.

    « Le déploiement de PSL Innovation Fund marque une étape majeure pour l’innovation et l’entrepreneuriat à PSL, a déclaré Alain Fuchs, président de Paris-Sciences-et-Lettres. Les plus belles startups de nos chercheurs, maturées par les équipes de transfert technologique du périmètre, puis financées par Elaia Partners via ce fonds, auront un impact décuplé et deviendront les champions de demain. »

    Un réseau de professionnels expérimentés

    La levée de fonds réunit l’université PSL, considérée comme l’une des meilleures universités françaises dans plusieurs classements internationaux, Bpifrance et des grandes entreprises issues des secteurs des sciences de la vie, de l’assurance mais aussi industriel, de la banque ainsi que du numérique et des télécoms. Les start-ups pourront bénéficier de ce vaste réseau de professionnels pour déployer leurs solutions en bénéficiant de l’expérience de professionnels chevronnés.

    « Après la révolution issue des innovations d’usage créée par les plateformes digitales, les deep tech constituent le nouvel horizon de croissance sur lequel la France peut capitaliser », a commenté Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance.

    Renforcement de l’équipe Elaia Partners

    Pour déployer ce fonds, l’équipe d’Elaia Partners s’est étoffée. Anne-Sophie Carrese, associée d’Elaia Partners en charge des investissements en transfert de technologie, est rejointe par Franck Lescure, associé en charge du secteur des sciences de la vie, et par Cédric Favier, directeur d’investissement.

  • Former à la e-santé : nouvelles formations et initiatives pédagogiques en santé numérique

    En 2018, on assiste à une multiplication des formations spécialisées en e-santé.

    Quelques semaines avant la rentée universitaire 2018-2019, Health & Tech Intelligence propose dans le dossier « Nouvelles formations et initiatives pédagogiques en e-santé » (lien ci-contre), un retour sur quelques exemples de cursus innovants ou d’actions de promotion de l’enseignement en santé numérique.

    Ce dossier est articulé en 3 axes.
    D’abord, quelques exemples de nouvelles formations en santé numérique créées par des Universités françaises sont exposés. Il s’agit en particulier de formations diplômantes telles que des masters ou des diplômes universitaires (DU) dont les enseignement sont dispensés à Caen, Lille, Bordeaux ou Paris.
    Puis, des initiatives émanant d’organismes privés français tels que des groupements d’écoles d’ingénieurs privées et des organismes proposant des formations à distance de type MOOC sont citées. 
    Enfin, afin de replacer ces créations françaises dans le contexte international, quelques exemples d’actions étrangères sont rappelés.

  • 1,5 million de dossiers de santé piratés dans la plus importante cyberattaque menée à Singapour

    Le système de santé de Singapour a récemment été victime de la plus importante cyberattaque jamais perpétrée à son encontre, a annoncé le 20 juillet 2018 le gouvernement de la cité-État. Des hackers ont volé les informations personnelles d’environ 1,5 million de personnes, dont celles du Premier ministre Lee Hsien Loong.

    Cette attaque qualifiée de « délibérée, ciblée et bien planifiée » a visé les patients ayant effectué un séjour dans des cliniques entre le 1er mai 2015 et le 4 juillet 2018, a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.

    « Ce n’était pas le travail de hackers occasionnels ou de gangs criminels », a-t-il ajouté, expliquant que les hackers avaient ciblé leur attaque sur des données concernant le Premier ministre et en particulier les médicaments qui lui avaient été prescrits en ambulatoire.

    « Nous n’avons pas trouvé de preuve d’une violation similaire dans les autres systèmes informatiques de santé publique », ont déclaré l’Agence gouvernementale de sécurité cybernétique (CSA) et l’agence de santé IHiS. « Dès sa découverte, la brèche a été immédiatement réparée, empêchant une nouvelle exfiltration illégale ».

    Cette faille survient quelques jours après que les Australiens aient eu l’opportunité de se retirer de la base de données de santé nationale du gouvernement fédéral, My Health Record, replaçant au premier plan les préoccupations concernant la protection des informations patients.

    Le hackeur serait un acteur étatique

    Les hackers ont posté l’image d’un masque de Guy Fawkes, symbole du mouvement hacktiviste Anonymous, sur le site du Premier ministre avec le commentaire : « C’est super d’être Singapourien aujourd’hui ».

    Les autorités ont refusé de commenter l’identité des pirates, citant la « sécurité opérationnelle », mais des experts ont expliqué à l’AFP que la complexité de l’attaque et sa focalisation sur des personnes de renom comme le Premier ministre indiquaient que le hackeur devait être un acteur étatique.

    Entre-temps, un rapport de police a été établi le 12 juillet 2018. Des enquêtes sont en cours.

    Les professionnels de santé « temporairement interdits d’utiliser des ordinateurs »

    Les employés de SingHealth, le plus grand groupe d’établissements de santé de Singapour, sont temporairement interdits d’utiliser des ordinateurs professionnels. « [Les pirates] ont d’énormes ressources et n’abandonnent jamais », a justifié l’organisation.

    « La violation des données de santé décrit une nouvelle réalité. Nous ne pouvons pas revenir aux dossiers papier, a déclaré Olli Jarva, consultant en gestion pour le groupe Integrity Software du développeur de logiciels Synopsys (source : Personaltechmd.com). Compte tenu de la nature de cette attaque, il est difficile de dire exactement quelle [sera] l’issue de l’opération, surtout quand les attaquants ne se sont pas identifiés. »

    Wong Onn Chee, directeur de la technologie au sein de la société de sécurité Resolvo Systems – l’un des experts majeurs en matière de fuite d’informations en Asie -, a souligné que lorsqu’il était question de cybersécurité, « ce n’est pas une question de si, mais de quand ».

    Protection des données de santé : une préoccupation centrale aussi en Asie

    L’attaque survenue à Singapour s’est produite alors que la privatisation des données personnelles fait l’objet d’un débat mouvementé en Australie.

    Les Australiens ont eu la possibilité, pendant trois mois, de choisir de ne pas figurer dans la base de données de santé nationale, My Health Record : le gouvernement fédéral crée automatiquement pour chaque citoyen un dossier de santé numérique à moins qu’il n’exprime explicitement sa volonté de ne pas faire partie du système ( “opt out” model).

    Cette décision a suscité de vives discussions entre les professionnels de santé, les organismes de santé mentale, les défenseurs de la vie privée et les professionnels de la sécurité informatique.

    “opt out” model : faciliter l’accès aux informations de santé…

    Les responsables de My Health Record ont promis de centraliser les dossiers de santé, permettant aux différents professionnels de santé du pays d’accéder plus facilement à toutes les données des patients et donc, potentiellement, de sauver davantage de vies (possibilité d’alerter les médecins en cas d’allergies ou d’antécédents médicaux majeurs…).

    …au dépens de leur privatisation ?

    Cependant, de nombreux d’individus redoutent des abus. Parmi les inquiétudes centrales des patients figure la crainte de ne pouvoir sortir du système. Par exemple, si certains parents décident d’ouvrir un dossier de santé numérique pour leurs enfants, celui-ci peut être annulé lorsque les enfants grandissent mais il ne peut pas être supprimé, le gouvernement ayant spécifié que le dossier serait conservé pendant trente ans après la mort du patient concerné. Cependant, après son annulation, le dossier sera inaccessible aux professionnels de la santé, assurent les autorités.