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  • Été 2018 : un expert health tech australien des maladies respiratoires va aider la Défense américaine

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché d’Asie-Pacifique.

    ResApp Health, une société australienne leader en santé numérique qui développe des applications mobiles pour le diagnostic et la prise en charge des maladies respiratoires, a annoncé le 16 août 2018 par communiqué avoir signé un partenariat avec Lockheed Martin, première entreprise américaine de défense et de sécurité, dans le cadre du programme Warfighter Analytics using Smartphones for Health (WASH) de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), une instance du département de la Défense des États-Unis en charge de la recherche et du développement des nouvelles technologies à usage militaire.

    L’objectif du programme WASH est de concevoir une suite logicielle visant à prédire l’état de préparation des combattants ainsi que les maladies chroniques et aiguës potentielles dans différents contextes, le tout en utilisant uniquement un téléphone portable standard et non des dispositifs médicaux spécialisés et coûteux.
    L’équipe bénéficiera de l’expertise de ResApp dans le développement d’algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) basés sur l’audio pour mesurer la santé respiratoire à l’aide de microphones pour smartphones.

    ResApp Health, dont plusieurs solutions sont actuellement testées en Australie et aux États-Unis, envisagent également un développement à l’échelle asiatique mais aussi au niveau européen.

    Deux études cliniques en cours en Australie et aux États-Unis

    ResApp Health élabore des algorithmes d’apprentissage automatique qui analysent le bruit de la respiration des personnes pour diagnostiquer et mesurer des affections respiratoires sans avoir besoin de matériel médical particulier.

    Des études cliniques actuellement en cours dans des hôpitaux majeurs des États-Unis et d’Australie ont démontré que ces dispositifs pouvaient conduire à un diagnostic précis de pneumonie, de bronchiolite, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), d’asthme, de faux croup (laryngotrachéite) et d’infections des voies respiratoires supérieures.

    Deux projets sont actuellement testés par ResApp :

    • L’étude Breath Easy (Breathe-Easy Paediatric Study) fait l’objet d’une expérimentation au Joondalup Health Campus, le plus grand établissement de soins de la banlieue nord de Perth, en Australie, et au Princess Margaret Hospital for Children (PMH) de Perth. 681 patients pédiatriques participent à une évaluation de l’efficacité de l’application conçue par l’entreprise australienne pour le diagnostic de la maladie respiratoire aiguë chez l’enfant via l’analyse des sons émis au moment d’une toux.
      Les résultats sont attendus ce mois-ci, avant que ResApp ne procède à des soumissions réglementaires pour un déploiement en Australie et en Europe.
    • L’étude Smartcough-C-2 est quant à elle en cours aux États-Unis au sein du Massachusetts General Hospital, à la Cleveland Clinic et au Texas Children’s Hospital chez des enfants âgés de 29 jours à 12 ans présentant des signes ou des symptômes d’affections respiratoires aiguës. L’étude C-2 fait suite à l’étude Smartcough-C menée en 2017, qui n’avait pu aboutir en raison d’ »anomalies procédurales ».
      Smartcough-C-2 a entraîné plusieurs changements au sein des établissements de soins, notamment une formation améliorée du personnel hospitalier et l’intégration d’une application d’enregistrement produisant des données audio sur la toux de meilleure qualité.
      La société australienne espère que les résultats, attendus dans les semaines à venir, constitueront la base de sa présentation pour la pré-intégration de sa solution ResAppDx sur le marché américain.

    L’entreprise australienne a également obtenu de très bons résultats concernant le dépistage de l’apnée du sommeil dans une étude clinique de validation.

    ResApp : vers un développement en Europe et ailleurs en Asie

    ResApp Health a par ailleurs récemment annoncé avoir obtenu un brevet en Australie pour sa « méthode et son appareil de traitement des sons des patients » (« Method and Apparatus for Processing Patient Sounds« ), basés sur l’analyse de leur toux.

    La société a aussi reçu une autorisation de dépôt de brevet aux États-Unis et plusieurs de ses applications sont en attente d’approbation dans divers régions du monde (Europe, Japon, Chine et Corée du Sud).

    Les clients potentiels des produits conçus par ResApp sont, entre autres, des prestataires de soins spécialisés dans la télé-médecine, des services d’urgence et de soins primaires mais aussi des organisations humanitaires opérant dans les pays en développement.

  • FASN 2019 : « La cancérologie à l’heure du numérique », le 2 avril 2019, Paris

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) 2019, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise le 2 avril 2019 à Paris, en partenariat avec Unicancer, un événement « 36 heures chrono » sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins. 

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour faire avancer la santé numérique. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital seront au cœur des discussions de ces Rencontres nationales de la santé numérique. Le programme mettra en lumière les retours d’expériences d’acteurs de santé sur les grands programmes et expérimentations déployés au sein des établissements de santé et sur les nouvelles formes de coordination mises en place pour les professionnels impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.

    La journée sera rythmée par des conférences et des ateliers experts, des challenge start-ups, des instants networking & matchmaking ainsi que des pitchs innovation…

    L’inscription, gratuite pour les professionnels de santé et les acteurs associatifs et institutionnels, doit être réalisée sur Faireavancerlasantenumerique.com.

    Programme

    9h00 Accueil

    9h20 -9h35 Introduction Care Insight & Unicancer

    • Pascale Flamant, déléguée générale, Unicancer
    • Sandrine Degos, Présidente, Care Insight

    10h45 -11h00 Pause café – Network

    10H20 -10h45 Keynote – « L’IA façonnera-t-elle le patient de demain ? » Réflexion philosophique autour de l’évolution des pratiques

    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)

    9H35 -10h20 Agora – Réussir le virage numérique en cancérologie : transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital

    • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Dr Emmanuel Briquet, membre du bureau de l’Union nationale hospitalière privée de cancérologie (AFC-UNHPC)
    • Pr Gilles Calais, président, FHF Cancer
    • Pr Norbert Ifrah, président, INCa (Institut national du cancer)
    • Pr Patrice Viens, président, Unicancer (à confirmer)

    11h00 -12h00 Les ateliers

    • LAB 1. L’impact de l’hyper-technicité sur la relation patient/médecin : quelle est la place de l’humain ?
      • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
      • Dominique Duquennoy, customer successand consulting director, Expert System
      • Camille Jean, maître de Conférences, LCPI, Arts et Métiers ParisTech
      • Dr Aline Sarradon-eck, chercheure, SESSTIM UMR 1252 (Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale)
      • Aurélie Scheer-Danton, coordonnatrice du projet GlobuloQuest, Fédération Leucémie Espoir
    • LAB 2. Comment le numérique transforme-t-il l’organisation des soins ?
      • Animateur : Pascal Briot, directeur général adjoint, Centre Eugène-Marquis
      • Amélie Tora, E-health& healthcare consultant, Dedalus France
      • Claire Lenain, directrice de l’offre de service et de la communication, Asip Santé
      • Dr Nathalie Quenel-Tueux, oncologue, Institut Bergonié, porteur du Projet E-Dom Santé
      • Bénédicte Serradeil, directrice des achats, hôpital européen de Marseille
    • LAB 3. La transformation des métiers en cancérologie
      • Animatrice : Christelle Galvez, directrice des soins et des parcours de santé, Centre Léon Bérard
      • Dr Julien Edeline, MCU-PH Oncologie Médicale, Centre Eugène Marquis, Porteur du projet Approprie
      • Julien Guerin, Head of Health Data Factory, Institut Curie
      • Marie Lang, Directrice, GCS CNCR – Comité national de coordination de la recherche

    12H00 -12H30 Restitution des ateliers

    12H30 -13H45 Pause déjeuner – Network

    13H45 -14H15 Start-ups challenge

    Comité d’experts :

    • Sandrine Boucher, directrice de la stratégie médicale et performance, Unicancer
    • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Joséphine Marie, chargée d’investissements, Fonds Patient Autonome, Bpifrance
    • Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes

    14h15 -14h55 Table ronde Cancérologie, Data & « Ethicsby design »

    • Animateur : Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes
    • David Gruson, membre du Comité de la chaire santé de Sciences Po Paris, fondateur de l’initiative Ethik-IA
    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)
    • Pr Laurence Devillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS

    14h55 -15h10 Start-ups challenge : annonce du lauréat

    15h10 -15h25 Pause café – network

    15h25 -15h45 Keynote – Quelle est la valeur ajoutée des outils numériques à l’expertise patient ?

    • Catherine Cerisey, fondatrice, Patients & Web

    15h45 -16h30 Table ronde – Des traitements sur mesure : data, analyse prédictive, personnalisation et efficacité du suivi

    • Animateur : Pr Alain Morel, responsable de la plateforme de génomique, Institut de cancérologie de l’Ouest
    • Dr Michel Angue, consultant Médical Senior, Parsek
    • Pr Fabrice Denis, oncologue et expert e-santé, Institut inter-régional de cancérologie Jean Bernard
    • Dr Pierre-Etienne Heudel, oncologue médical, Centre Léon Bérard
    • Dr Charlotte Ngo, chirurgien cancérologue, AP-HP

    16h30 -16h35 Clôture

    16h35 -17h00 Cocktail network

  • La construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques (Créteil, le 13/09/2018)

    La Fondation FondaMental, qui organise chaque année un cycle de conférences destinées aux professionnels de la santé ainsi qu’aux chercheurs, proposera d’aborder le 13 septembre 2018 au sein du pôle de psychiatrie de l’hôpital Albert Chenevier de Créteil (94), la construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques.

    Cette conférence, animée par Frédéric Durand-Salmon — CEO de BePATIENT — et soutenue par Otsuka Pharmaceutical France, Lundbeck France ainsi que l’Université Paris-Est Créteil, fait partie du cycle « Psychiatrie numérique, des outils connectés et des maladies mentales » visant à exposer comment des objets quotidiens tels que des smartphones et des tablettes peuvent devenir des supports de diagnostic, de suivi en temps réel et d’intervention auprès de patients de plus en plus acteurs de leurs soins.

  • Été 2018 : l’Anap publie un guide pour assurer le télésuivi des patients sous anticancéreux

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines « acteurs » et « écosystème ».

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) a publié le 27 juillet 2018 un guide présentant « un cadre commun de mise en œuvre » des dispositifs de e-santé pour le télésuivi des patients sous anticancéreux oraux (lien ci-contre).

    Le document se base sur sept retours d’expériences de centres hospitaliers et de centres de lutte contre le cancer (CLCC) ayant intégré de tels outils, analysés par un groupe de travail pluridisciplinaire dans l’optique de mieux comprendre « en quoi et comment le virage numérique peut faciliter la prise en charge coordonnée de [ces patients] ».
    « La (…) publication s’attache (…) à identifier les freins et les leviers de réussite pour déployer des dispositifs de e-santé », précise l’Anap.

    L’agence constate une « éclosion d’initiatives innovantes » reposant sur des dispositifs de e-santé, tels que des plateformes web et des jeux éducatifs, visant à connecter patients et professionnels de santé et assurer le suivi à distance des traitements. Cependant, elle note que le développement de ces outils pose diverses questions au niveau organisationnel, du pilotage et de la conduite de projets mais aussi technique et territorial.

    Une analyse des dispositifs de télésuivi déjà mis en place

    Parmi les retours d’expérience analysés par l’Anap figurent celui :

    • du Centre Jean Bernard du Mans, qui a mis en place l’application Moovcare (Sivan Innovation) ;

    • du Centre hospitalier privé de l’Europe (Port-Marly, Yvelines) : serious game ChimiOrale ;

    • du CLCC Léon-Bérard à Lyon : portail patients MyCLB ;

    • de l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille et de l’Institut Sainte-Catherine à Avignon : pilulier connecté Thess.

    Pour chacun des programmes de télésuivi, l’Anap détaille dans sa publication les enseignements identifiés au niveau organisationnel et technique, du pilotage et de la conduite du projet, et présente une évaluation des outils de e-santé déployés.

    Elle estime que la mise en place de tels dispositifs pour le suivi des patients sous anticancéreux oraux « doit impérativement conjuguer deux volets indissociables » : la performance technique du dispositif et la coordination des acteurs.

    Un modèle organisationnel comme cible à atteindre

    L’Anap propose un « modèle organisationnel cible », à atteindre en vue de faciliter la circulation de l’information entre les patients et les professionnels de santé ville-hôpital, indiquant que le télésuivi doit s’inscrire « dans la complémentarité des recommandations professionnelles d’une prise en charge standard », qui comprend une primo-consultation longue par l’oncologue ou l’hématologue, une consultation infirmière et une consultation pharmaceutique.

    Le modèle organisationnel de l’agence présente l’articulation entre les composantes du parcours de soins du patient et les fonctions attendues de l’outil de e-santé. Parmi ces fonctions, elle cite :

    • le reporting des symptômes et des effets indésirables par les patients ;
    • la possibilité de poser des questions et de recevoir des commentaires personnalisés sur la gestion des symptômes ;
    • l’accès à des fiches d’information sur les médicaments ;
    • la possibilité de recevoir des précisions sur la conduite à adopter en cas d’oubli du médicament ;
    • l’accès à des sites d’information référencés et validés ;
    • l’enregistrement des données de suivi du traitement et le stockage des informations du dossier patient ;
    • l’accès à un plan de traitement personnalisé ;
    • une option de rappel de prise du médicament ;
    • l’accès au calendrier des rendez-vous médicaux et à l’annuaire des professionnels de santé à contacter.

    Faciliter le suivi des patients grâce à un algorithme d’aide à la décision

    Côté professionnels de santé, l’Anap indique que le dispositif de e-santé à pour but de « faciliter le [suivi] par les équipes soignantes à l’aide d’un algorithme d’aide à la décision validé [qui] doit permettre une gradation de la réponse au patient selon le grade de toxicité de sa thérapie orale ».

    Les professionnels de santé libéraux (médecins traitants, infirmiers libéraux, pharmaciens d’officine) doivent aussi avoir accès à des fiches d’information sur les anticancéreux oraux, à des protocoles de conduite à tenir en cas d’effets indésirables, aux coordonnées des équipes hospitalières et à un système de reporting vers les soignants hospitaliers.

  • Été 2018 : Yves Levy retire sa candidature à un nouveau mandat à la présidence de l’Inserm

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines « acteurs » et « écosystème ».

    Dans un communiqué daté du 30 juillet 2018, Matignon a annoncé avoir pris acte de la décision de Yves Lévy de retirer sa candidature à un renouvellement à la présidence de l’Inserm.
    « Depuis son arrivée [au sein de l’institut] en 2014 [au poste de P.-D.G], Yves Lévy aura impulsé une nouvelle dynamique afin de répondre aux défis de la révolution biologique et technologique et de renforcer les positions de la France dans la recherche en santé au niveau international », commente le gouvernement.

    Dans un message adressé à l’ensemble des personnels de l’organisme, le Pr Lévy, époux de la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, explique avoir décidé de renoncer à un second mandat afin d’éviter toute suspicion de conflit d’intérêts. « Je ne veux enlever aucune chance à l’Inserm, et nous placer dans une situation dans laquelle l’institut ne pourrait pas pleinement interagir avec ses tutelles. »

    Le médecin immunologiste, spécialiste de l’infection par le VIH, « sera prochainement appelé à d’autres fonctions » mais reste en charge de l’intérim à la tête de l’Inserm, « dans les conditions définies lors de la formation du gouvernement », précise le communiqué. Il assure cet intérim depuis le 12 juin 2018, date d’expiration de son mandat de quatre ans.
    Le processus de recrutement de son successeur sera « relancé » dans les prochaines semaines. Il avait en effet déjà commencé, des candidats ayant été entendus le 21 juin 2018 à huis clos par une commission ad hoc. Seuls deux d’entre eux ont rendu publique leur candidature respective : Jessica Zucman-Rossi (Inserm, Université Paris-Descartes) et Philippe Froguel (CNRS, Université de Lille et Imperial College de Londres).

    Une position critiquée

    Yves Lévy a dans un premier temps envisagé de maintenir sa position à la tête de l’Inserm avant de décider de se retirer face aux critiques que son poste suscitait, le gouvernement étant partagé entre la satisfaction du travail effectué par le haut fonctionnaire et les soupçons de conflit d’intérêt dont il faisait l’objet en raison de la nomination en 2017 de son épouse, Agnès Buzyn, au gouvernement.

    Le gouvernement assure avoir évité « tout conflit d’intérêts »

    La ministre de la Santé estime que les critiques sont infondées. À plusieurs reprises, elle a souligné que la cotutelle de l’Inserm avec le ministère de la Recherche avait été retirée par décret dès le mois de mai, au profit du Premier ministre. Elle a également affirmé « ne pas [s’]impliquer dans la carrière de [son] mari ».

    De son côté, « le gouvernement rappelle que l’ensemble des procédures permettant d’éviter tout conflit d’intérêts entre l’Inserm et la ministre des Solidarités et de la Santé ont été mises en œuvre de façon continue depuis mai 2017 » (communiqué).

    Une nomination pointée du doigt depuis plusieurs années

    D’autres réticences avaient été exprimées lors de la nomination du Pr Lévy : Agnès Buzyn était alors, de 2011 à 2016, présidente de l’Institut national du cancer (INCa), groupement d’intérêt public dont l’Inserm est membre ; les époux siégeaient donc ensemble au conseil d’administration de l’INCa.

    En réponse, Yves Lévy avait indiqué à l’époque que le budget de l’INCa était déterminé « en amont, au niveau ministériel, et [qu’]aucun des dirigeants de ces instituts [ne pouvait le] modifier ».

    « Je ne veux enlever aucune chance à l’Inserm »

    Dans un message adressé à l’ensemble des personnels de l’Inserm et rendu public, le Pr Lévy est revenu en détail sur son choix :

    « Dans le cadre d’un second mandat, j’ai proposé un programme ambitieux pour poursuivre la transformation de l’Inserm, et le positionner comme le « fer de lance » de la recherche biomédicale française, en renforçant sa capacité d’adaptation aux évolutions des politiques nationales, à la compétition internationale, en anticipant la réponse aux défis scientifiques, technologiques et de santé. L’Inserm est le seul institut à pouvoir assurer un continuum de la recherche fondamentale à la recherche clinique, à la santé publique et l’aide à la décision publique.

    Dans la situation personnelle qui est la mienne, je considère que toutes les conditions ne seront pas réunies pour conduire ce projet ambitieux. Prenant en compte l’évolution des politiques publiques qui s’annoncent dans l’enseignement supérieur et la recherche, à l’hôpital, et dans le champ de l’innovation, je ne veux enlever aucune chance à l’Inserm, et nous placer dans une situation dans laquelle l’institut ne pourrait pas pleinement interagir avec ses tutelles.

    Pour ces raisons, je décide ainsi aujourd’hui de retirer ma candidature à un second mandat. »

    Yves Lévy

  • Été 2018 : l’ARS PACA dissout le CDOM des Bouches-du-Rhône

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « acteurs » et « écosystèmes ».

    D’après un communiqué daté du 9 juillet 2018 émanant du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARS PACA) a décidé de dissoudre le Conseil départemental de l’ordre des médecins (CDOM) des Bouches-du-Rhône.

    Cette mesure avait été demandée à l’ARS, seule autorité habilitée à dissoudre un conseil départemental de l’ordre, par le CNOM réuni en session le 14 juin 2018.
    En effet, une « mission de bon office » menée par le CNOM avait constaté au début du mois d’avril 2018 la « paralysie de fait et de droit de l’institution départementale », et ce malgré « des efforts pour ramener un climat propice au bon exercice du CDOM des Bouches-du-Rhône » et la tenue de récentes élections (communiqué).

    À la suite de cette décision, le CNOM insiste sur deux priorités :
    • organiser rapidement pour les médecins du département l’élection de conseillers ordinaux avant la fin de l’année 2018 ;
    • assurer une intérim par une délégation de 5 conseillers proposés par le CNOM jusqu’à ces élections.

  • #FASN : rendez-vous et faits marquants de la campagne

    La campagne « Faire Avancer la Santé Numérique » (#FASN) a été lancée en janvier 2015 par la société de conseil stratégique en e-santé Care Insight, dans l’optique de soutenir la filière e-santé et les acteurs investis dans la transformation numérique ainsi que dans l’amélioration du système sanitaire et médico-social.

    Elle s’articule à travers une plateforme d’information en ligne (lien ci-contre) et des rencontres régionales, « les 36 Heures Chrono ».

    Health & Tech Intelligence répertorie dans un dossier spécial tous les événements et faits marquants de la campagne #FASN.

  • Grand Ouest : le GCS Hugo et l’ICO connectés à une plateforme de big data commune

    Le Groupement de coopération sanitaire des hôpitaux universitaires du Grand Ouest (GCS Hugo) a annoncé le 26 juin 2018 le lancement d’un plan stratégique couvrant les quatre prochaines années.

    Le plan s’articule autour de 4 axes, dont le déploiement d’« une stratégie ambitieuse du Grand Ouest pour la production et le traitement de données hospitalières pour la recherche », prévoyant la connexion des cinq CHU du GCS Hugo et de l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO) à une plateforme commune de big data avant la fin de l’été afin de favoriser la mise en place d’études cliniques et épidémiologiques.

    Les trois autres axes concernent :
    • le développement du partage d’expériences et de bonnes pratiques ;
    • le renforcement des complémentarités en soins, de l’enseignement et de la recherche ;
    • le maintien du positionnement international d’Hugo en matière de recherche.

    Le projet a été adopté par les établissements membres du GCS Hugo lors d’une assemblée générale.

    Axe e-santé (4ème) : répondre aux enjeux de demain par 1 stratégie interrégionale

    Le GCS prévoit « une stratégie ambitieuse du Grand Ouest pour la production et le traitement de données hospitalières pour la recherche ».

    Une plateforme commune de big data de santé

    Concrètement, cela se traduirait par la connexion des cinq CHU du GCS Hugo et de l’ICO à une plateforme commune de big data afin de favoriser la mise en œuvre d’études cliniques et épidémiologiques.

    1er axe : renforcer le partage d’expériences et de bonnes pratiques

    Afin d’atteindre cet objectif, le GCS a identifié différentes thématiques prioritaires, qui sont : la gestion des risques, le management et la politique de recherche.

    Il entend approfondir les collaborations avec le monde scientifique, les fondations et les écoles en particulier, mais aussi développer des partenariats avec des experts économiques par la mise en place d’ateliers visant à « croiser » les perspectives des différents acteurs, a précisé Laurence Jay-Passot, déléguée générale du groupement Hugo (source : APMnews).

    2ème axe : renforcer les complémentarités en soins, enseignement et recherche

    « Une stratégie concertée qui s’appuiera sur un travail de diagnostic partagé concernant les effectifs hospitalo-universitaires de chaque site » va être instaurée dans ce cadre, indique le communiqué du groupement de coopération sanitaire présentant le plan.

    Le GCS Hugo souhaite également mieux organiser les filières de soins et « éviter que les patients ne s’adressent à des établissements situés en dehors de l’inter-région ».

    Il continuera, par ailleurs, à promouvoir « la mutualisation d’outils et de diplômes partagés » par le biais, notamment, de lancements d’appels à projets.

    3ème axe : conforter le positionnement international d’Hugo en recherche

    Pour conserver la bonne place des Hugo au niveau mondial, le GCS va :

    • encourager la mise en réseau et la labellisation des acteurs de la recherche en s’appuyant sur le groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation Grand Ouest (Girco Go) ;
    • investir dans la promotion de projets européens « en lien avec les compétences identifiées dans les universités, les régions et le Comité national de coordination de la recherche (CNCR) » ;
    • soutenir la recherche dans les domaines de la gestion des big data de santé, de la génomique et des soins primaires, en autres, secteurs prioritaires de l’inter-région.
  • Publication du 1er rapport d’activité de l’Agence nationale du développement professionnel continu

    L’Agence nationale du développement professionnel continu (DPC) des professionnels de santé de France, groupement d’intérêt public constitué paritairement entre l’État et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), a annoncé le 11 juillet 2018 par communiqué la publication de son premier rapport d’activité.

    Après la création de cette agence en juillet 2016 suite à l’entrée en vigueur de l’article 114 de la loi de modernisation de notre système de santé, parue au Journal Officiel n°0022 du 27 janvier 2016, le rapport revient sur les actions menées depuis son installation et présente les nouvelles perspectives de l’agence et du dispositif de DPC.

    En dehors de la mise sous assurance qualité du développement professionnel continu et le modèle économique de ce dernier, le rapport aborde en particulier,  :
    – les axes de développement du DPC à même de faire de celui-ci un levier d’innovation ;
    – le DPC français comme miroir des expériences internationales : il s’agit d’identifier à l’étranger des initiatives pédagogiques innovantes afin d’enrichir constamment les dispositifs de formation continue français.

    Les axes de développement du DPC

    Au moyen de 18 réunions des 108 membres siégeant au Haut conseil du développement professionnel continu et de 4 réunions de travail inter-instances, les équipes de l’Agence nationale du DPC ont identifié de grands chantiers de développement à déployer.

    L’objectif du déploiement du DPC est de faire de ce dispositif un levier de transformation des pratiques. Le DPC « doit soutenir pour le prochain triennal les enjeux de la stratégie nationale de santé (prévention, promotion de la santé, pertinence, etc.) et les grands enjeux d’évolution des professions » concernant notamment l’inter-professionnalité, l’innovation, la place de l’expérience patient et l’accompagnement des transitions de carrière », indique Michèle Lenoir-Salfati, directrice générale de l’agence.

    Le DPC français, miroir des expériences internationales

    Par l’observation des dispositifs de formation mis en place à l’étranger et la lecture régulière d’une vingtaine de journaux scientifiques internationaux, l’Agence nationale du DPC souhaite alimenter des réflexions quant aux évolutions possibles du dispositif français : de nouvelles stratégies de formation des professionnels de santé apparaissant dans des systèmes émergents peuvent inspirer la France et contribuer à l’amélioration des systèmes déjà en place.

  • Appel à initiatives : renforcer la mobilisation régionale en promotion de la santé (ARS IDF)

    L’Agence Régionale de Santé Île-de-France lance un appel à initiatives en promotion de la santé pour un montant d’un million d’euros. Celui-ci s’inscrit dans le cadre de son Projet régional de santé 2018-2022.

    L’Agence régionale de santé invite les acteurs locaux et régionaux à proposer des actions innovantes en matière de promotion de la santé, avec pour objectif d’améliorer la santé des populations, notamment les plus précaires.

    Les acteurs de la promotion de la santé sont invités à adresser leur projet à l’ARS, au plus tard le 28 septembre 2018.

    L’appel à initiatives vise à soutenir des actions innovantes dans 5 champs prioritaires du nouveau programme régional de santé 2018-2022

    •  la santé des personnes précaires et en situation d’exclusion, pour mettre en œuvre le PRAPS2 (Programme régional pour l’accès à la prévention et aux soins des plus démunis) ;
    • la santé sexuelle ; 
    • la promotion de la santé mentale et du développement des compétences psychosociales
    • la vaccination ;
    • la nutrition des personnes en situation de vulnérabilité sociale, et l’insécurité alimentaire.

    Chacun de ces champs fait l’objet d’un cahier des charges publié sur le site internet de l’ARS.

    La sélection des projets se fera selon plusieurs critères en lien avec la politique de l’ARS :

    • Les propositions doivent correspondre aux objectifs du PRS 2018-2022, que sont : s’appuyer sur un diagnostic précis des besoins ; mettre en œuvre des méthodes fondées sur des données probantes ou issues de la littérature ; inclure une évaluation précise.
    • L’Agence souhaite particulièrement soutenir des propositions issues des territoires à fort besoin de prévention (Essonne, Seine-et-Marne, Val-d’Oise, Seine-Saint-Denis, territoires en Politique de la Ville, territoires avec niveau de pauvreté important, etc.). L’articulation avec les Contrats locaux de santé (CLS) devra être présentée pour tous les territoires concernés.
    • L’Agence privilégie – conformément à l’axe 4 de son Projet régional de santé – les projets associant plusieurs acteurs, chacun bénéficiant d’un soutien spécifique, mais dans le cadre d’une démarche collective d’actions partagées et encadrées par une convention unique avec l’ARS. A l’issue de la réception des propositions, l’Agence pourra suggérer des convergences entre plusieurs acteurs.

    Le présent appel à initiatives sera ensuite complété par deux autres appels à initiatives spécifiques dans les champs de la périnatalité et du tabagisme

    • Dans le champ de la périnatalité, un appel à initiatives sera lancé début septembre, qui concernera les territoires du Nord de l’Île-de-France (93 et 95), pour répondre aux préoccupations spécifiques de ces départements en matière de périnatalité, et auquel un montant de 280 000 euros sera dédié. Cet appel à initiatives sera orienté sur l’interaction entre les déterminants sociaux (en particulier le logement/hébergement) et la périnatalité, et tiendra compte des résultats d’une évaluation d’actions en cours.
    • La lutte contre le tabagisme (prévention de l’entrée dans le tabagisme, aide à la sortie, promotion de lieux de santé sans tabac) fera  l’objet d’un appel à projets spécifique. Doté de 4 millions d’euros à l’échelle régionale, il est issu du Fonds national de lutte contre le tabac et s’inscrit dans un cadre national publié, en lien avec l’Assurance Maladie, courant juillet. Il doit permettre de démultiplier l’action dans tous les territoires, et en particulier dans les territoires défavorisés, et d’innover sur des nouvelles modalités d’intervention en prévention.