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  • La généralisation de la e-prescription sera abordée en 2020 (Nicolas Revel, Cnam)

    « Nous aborderons la phase de généralisation » de la prescription électronique « en 2020 », affirme Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (source : Quotidien du pharmacien, article publié le 11 avril 2019). La convention d’objectifs et de gestion (COG) de la Cnam pour 2018-2022, signée en février 2018 appelait à un déploiement à grande échelle de la e-prescription « à compter de 2019 ».

    La prescription électronique pharmaceutique, rappelle Nicolas Revel, est actuellement en phase d’expérimentation depuis 2017 dans 3 départements : le Val-de-Marne, la Saône-et-Loire et le Maine-et-Loire. Dans le cadre de ce processus, l’ordonnance du patient se voit apposer un QR code qui rassemble toutes les données de la prescription du médecin, et peut être lu par le pharmacien lors de l’achat des médicaments.

    Le patron de la Cnam annonce « d’ici l’été » l’amorçage d’une « nouvelle étape » :  il s’agira de rendre la prescription « accessible par le pharmacien à travers une base centrale » d’e-prescription, ce qui permettrait d’éviter l’impression des ordonnances. « Cela sécurisera le processus et rendra plus rapide et facile le retour d’information vers le prescripteur en cas de nécessité », souligne-t-il.

    Le projet de loi santé voté en première lecture au mois de mars à l’Assemblée nationale, autorise dans son article 14 le gouvernement à prendre des mesures par ordonnance pour « prévoir un cadre légal pour la prescription électronique», avec l’objectif de faire « à terme de la prescription électronique l’unique vecteur de prescription ».

    Nicolas Revel affirme que la nouvelle phase de déploiement de la prescription électronique prévoit également que le patient puisse récupérer son ordonnance via le dossier médical partagé (DMP). À ce propos, il juge « trop faible » le nombre des pharmacies qui créent des DMP sans attendre une requête de la part du patient : il leur demande d’être « plus proactifs, comme ils ont su le faire pour le dossier pharmaceutique » et se déclare « à la disposition des officines pour les accompagner ».

    Le directeur général de la Cnam affirme par ailleurs que le développement de la technologie rendant possible la dématérialisation de la carte Vitale est terminé, et annonce 2 expérimentations en 2019, à Lyon et à Nice. Pour amorcer le processus, il dit attendre la publication du décret, qui interviendra « vraisemblablement avant l’été ». La COG 2018-2019 prévoyait l’expérimentation de ce système à partir de 2018, et sa généralisation dès 2019.

  • 5 millions de DMP ouverts, une nouvelle version de l’appli dédiée sera lancée fin avril 2019 (Cnam)

    5 millions de personnes ont ouvert leur dossier médical partagé (DMP), annonce la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam). « En moyenne, ce sont 100 300 personnes qui ouvrent un DMP par semaine », précise-t-elle.  L’Ile-de-France arrive en tête du classement des régions les plus actives en la matière avec plus de 739 000 DMP créés, devant les Hauts-de-France (587 000), le Grand-Est (538 000), l’Occitanie (485 000) et enfin Auvergne-Rhône-Alpes (465 000), est-il indiqué dans un dossier de presse mis en ligne le 16 avril 2019.

    L’objectif fixé par l’État à la Cnam à travers la convention d’objectifs et de gestion (COG) pour 2018-2019 était de 3,5 millions de dossiers médiaux partagés ouverts en 2018 et 10 millions en 2019, pour atteindre 40 millions à l’horizon 2022.

    La caisse note que 31 % des patients ont ouvert leur DMP accompagnés par un pharmacien en officine, 32 % par un agent de l’Assurance maladie, tandis que 19 % l’ont ouvert eux-mêmes sur internet.
    Seuls 18 % des patients ayant ouvert un dossier ont été accompagnés par un professionnel de santé. 

    « Près de 6,5 millions de documents ont été ajoutés » aux DMP, en plus des 57,3 millions de documents constituant les historiques de soins, ajoute la Cnam : 54 % de ces documents ajoutés l’ont été par les établissements de santé, 30 % par les patients eux-mêmes. Ici encore, seuls 14 % des documents ajoutés l’ont été par les professionnels de santé libéraux (2 % par les centres de santé) .

    Sensibiliser les médecins

    Pour remédier à ce défaut d’implication des médecins, l’Assurance maladie prévoit d’avoir recours aux délégués de l’Assurance maladie et aux conseillers informatique services (CIS) qui viennent de commencer à rendre visite aux pharmaciens. Dès mai 2019, ils iront à la rencontre des médecins libéraux pour les assister dans « leurs premiers pas avec le DMP (…) en association avec leur logiciel-métier » et leur proposer « une formation sur mesure adaptée à leur niveau de maîtrise du service ».

    Cet accompagnement sera étendu tout au long de l’année, avec l’objectif de créer « le volet de synthèse médical » du DMP, « résumé de l’histoire médicale » des patients.  La Cnam donne en exemple la CPAM du département de l’Orne, qui « se mobilise avec les professionnels de santé de son territoire » et les 19 centres hospitaliers universitaires sur 32 qui « alimentent automatiquement des DMP ».

    Une nouvelle version de l’appli DMP pour la fin avril 2019

    La caisse annonce pour la fin du mois d’avril 2019 le lancement d’une nouvelle version de l’application DMP pour smartphones, soulignant que l’identifiant de connexion y sera « enregistré directement » de sorte que le patient n’aura plus à le mémoriser. La nouvelle version permettra d’ajouter et de sauvegarder des profils pour que les parents puissent créer ceux de leurs enfants.

    Une « refonte » de l’application « pour un usage plus fluide » est prévue pour la rentrée 2019, avant l’intégration d’un carnet de vaccination à la fin de l’année.  

    Un plan national d’accompagnement des Ehpad en cours de déploiement

    La Cnam affirme par ailleurs qu’« un plan national d’accompagnement des Ehpad » dans l’utilisation du DMP est en cours de déploiement. Il s’agit d’aider ces établissements à « s’équiper d’un logiciel DMP-compatible permettant de créer et verser le dossier de liaison d’urgence ». D’autre part, à partir de 2020, les infirmiers seront rémunérés 1 euro par DM créé, afin d’aider « les personnes ayant des difficultés à se déplacer ».  

    Une campagne de communication décalée

    Le dossier signale enfin le lancement le 14 avril de la « deuxième saison de sa saga publicitaire » de promotion du DMP, mettant en scène un « anti-héros sympathique et naïf, confronté à de nouvelles mésaventures que le DMP vient résoudre », comme une consultation loin du domicile ou une hospitalisation imprévue, autant d’occasions nécessitant de « se souvenir des informations sur sa santé ».

    La campagne diffusée sur internet, à la télévision et dans les officines, durera six semaines et sera reconduite en septembre prochain.

  • NHS England : un portail numérique pour réduire la durée des séjours hospitaliers évitables

    Le NHS England et les autorités locales (councils) ont, parmi d’autres mesures, déployé à grande échelle Capacity Tracker, un nouveau portail numérique afin de permettre au personnel des services de santé et sociaux de connaître plus facilement le nombre de lits disponibles dans les foyers de santé locaux, appelés en anglais « care homes« , des établissements de petite taille qui hébergent et soignent des personnes dépendantes, notamment des personnes âgées. La mise en place de ce dispositif a pour but de limiter le temps de séjour hospitalier avant le placement dans ce type de centres.

    Le développement du numérique au sein des établissements de santé et sociaux s’inscrit dans le cadre du plan à long terme du NHS (NHS Long Term Plan) visant à améliorer les services de soins, précise l’organisme du ministère de la Santé britannique dans un communiqué publié le 15 avril 2019.

    L’unité de soutien à la mise en service de Capacity Tracker dans le nord de l’Angleterre, financée par le NHS England, a développé le dispositif de suivi et dirigé le projet pilote. Les care homes, les autorités locales, les Clinical commissioning groups (CCG) et le personnel hospitalier ont participé à la création du système, et les foyers de soins sélectionnés pour tester l’outil sont régulièrement sollicités pour donner leur avis afin d’améliorer et de généraliser son utilisation.

    Angleterre : 1/4 des journées d’hospitalisation sont évitables (NHS)

    En 2018, sur 1 million de jours d’hospitalisation, environ un quart a concerné des personnes suffisamment en forme sur le plan médical pour sortir de l’établissement mais pour lesquelles les services de santé et sociaux n’ont pas immédiatement trouvé un foyer de santé adaptés à leurs besoins (sur le plan psychique par exemple), indique le NHS. 

    Le nombre de lits « perdus » par jour a été réduit de 20 % entre 2017 et 2018

    En collaboration avec les gouvernements locaux (councils), le NHS a réduit le nombre de lits « perdus » chaque jour de 20 % entre 2017 et 2018, assure l’organisme. Le déploiement du nouvel outil Capacity Tracker, désormais plus largement disponible, fait partie des différentes mesures à avoir été prises par les autorités pour réduire la durée des séjours hospitaliers évitables.

    Capacity Tracker : plus de 6 250 care homes équipées

    Le portail est accessible sur n’importe quel appareil. En quelques secondes, les foyers peuvent télécharger les informations concernant leurs lits disponibles, aidant ainsi le personnel des services de santé et des services sociaux à trouver les bons services pour les patients.

    Plus de 6 250 care homes ont déjà adopté le système, mis à l’essai en 2018 dans le Nord du pays, le comté de Devon et celui du Berkshire. Et des milliers de foyers supplémentaires peuvent désormais s’inscrire pour l’utiliser.

    Le déploiement de l’outil contribuera à mener à bien les projets présentés dans le NHS Long Term Plan visant à améliorer le soutien aux services de soins pour réduire les longs séjours hospitaliers évitables, en passant notamment par un meilleur partage des informations entre les care homes et le personnel de l’hôpital.

    Au total, le NHS et les gouvernements locaux collaborent étroitement dans le cadre de 14 projets portant sur des systèmes de soins intégrés et des partenariats pour accélérer la transformation du système de soins, l’idée étant de renforcer le dialogue entre les hôpitaux, les services communautaires, les gouvernements locaux (councils) ainsi que les organisations bénévoles et caritatives.

  • Allemagne : le ministre de la Santé lance un hub pour accélérer la numérisation du système

    Jens Spahn, ministre de la Santé allemand, a inauguré à Berlin le Health Innovation Hub (HIH), un « réservoir d’idées »  qui rassemble 12 experts du secteur pour innover en e-santé. Mis en place pour 3 ans, le HIH est installé dans un espace de coworking situé dans la grande rue Torstraße, à la fois au milieu de l’écosystème innovant de la capitale fédérale et à proximité du ministère de la Santé.  

    « Nous accélérons la numérisation [et pour cela] nous voulons être en mesure de reconnaître et d’évaluer les technologies disruptives plus rapidement », a déclaré le ministre lors de l’inauguration le 11 avril 2019. Selon lui, cependant, « la numérisation n’est pas une fin en soi », l’important étant qu’elle « améliore la prise en charge des patients ».

    Le HIH est dirigé par le Pr Jörg Debatin, ex-vice-président du groupe GE Healthcare chargé de la technologie. Directeur de l’hôpital universitaire de Hambourg-Eppendorf de 2003 à 2011, il y a introduit le dossier médical électronique, aboutissant à une numérisation totale des opérations dès 2009. Henrik Matthies, le directeur général du HIH, a quant à lui cofondé et dirigé la start-up allemande Mimi Hearing Technologies, spécialiste des tests d’audition numériques.

    Conjuguer « la solidarité et l’empathie avec le plus haut niveau d’innovation organisationnelle et technologique »

    Sur la page d’accueil du site web du Health Innovation Hub, l’importance de « la mise en réseau des acteurs » ainsi que de « l’acceptation sociale » est soulignée. L’établissement se propose de conjuguer « la solidarité et l’empathie avec le plus haut niveau d’innovation organisationnelle et technologique ».

    Le ministère allemand prend le contrôle du Gematik, en charge du développement de l’infrastructure informatique en santé

    Invité le 9 avril à prononcer le discours d’ouverture de la DMEA, la plus grande conférence e-santé d’Allemagne, Jens Spahn a par ailleurs défendu sa décision d’accorder à son ministère la majorité des voix au sein du Gematik, l’organisation qui développe l’infrastructure informatique de santé, jusqu’ici contrôlée par les associations de professionnels du secteur. « Les instances autonomes ont essayé pendant 15 ans de construire l’infrastructure télématique. Maintenant, donnons au ministre la chance de l’essayer également », a-t-il déclaré.

  • La Cnedimts (HAS) valide l’inscription de Moovcare Poumon sur la liste des produits remboursables

    « Compte tenu de la fréquence et du caractère de gravité du cancer du poumon », la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts) considère que la web-application Moovcare Poumon (Sivan) a un « intérêt de santé publique« . Elle estime ainsi que le service attendu par la solution est suffisant pour l’inscription sur la liste des produits et prestations remboursables, prévue à l’article L.165-1 du code de la sécurité sociale.

    En conséquence, la commission de la Haute autorité de santé (HAS) recommande une inscription sous nom de marque et retient l’indication suivante : « Télésurveillance médicale en vue d’une détection précoce des récidives ou complications pour les patients de plus de 16 ans atteints d’un cancer du poumon et non progressif après l’évaluation de leur dernier traitement médical indépendamment du type histologique de la tumeur, en complément d’une surveillance conventionnelle », précisant que Moovcare Poumon pouvait être utilisé « avec un traitement de maintenance par chimiothérapie, une thérapie ciblée et/ou une immunothérapie. »

    Dans son avis, daté du 9 avril 2018, la Cnedimts s’est par ailleurs prononcée pour une amélioration modérée du service attendu de la web-application par rapport à la prise en charge conventionnelle seule, « à savoir le suivi par imagerie et par consultations médicales face à face, dans les indications et conditions d’utilisation retenues ».

    Au total, la population cible des patients atteints d’un cancer du poumon non progressif qui seraient susceptibles d’utiliser la solution de Sivan est estimée au maximum à 35 000 patients par an, indique la commission de la HAS.

    Modalités d’utilisation et de prescription

    Moovcare ne convient pas aux patients très symptomatiques au début de leur surveillance pour leur cancer du poumon. Une série de 5 questions doit être posée aux patients pour vérifier cette condition d’éligibilité, indique la Cnedimts.

    Prescripteur et modalités de prescription :

    • Le prescripteur est le médecin référent en charge du suivi du patient (oncologue,pneumologue ou chirurgien) ;
    • la prescription initiale est effectuée pour une durée de 6 mois après analyse de l’éligibilité du patient ;
    • le renouvellement est assuré par le médecin référent lors de la visite de suivi, après échange avec le patient, nouvelle analyse de l’éligibilité et analyse de son adhésion à cette modalité de suivi complémentaire.

    Aspects organisationnels :

    Chaque centre souhaitant proposer une télésurveillance par Moovcare Poumon en complément du suivi conventionnel doit mettre en place une organisation des soins pour garantir la bonne gestion des alertes de télésurveillance et la formation des utilisateurs, note la commission de la Haute autorité de santé.

    Coordination avec le médecin traitant :

    • La prescription de Moovcare Poumon doit être accompagnée d’un courrier adressé au médecin traitant du patient ;
    • les coordonnées du référent à contacter en cas de difficultés doivent être mises à disposition du patient et du médecin traitant.

    Conditions d’utilisation :

    • Moovcare Poumon n’est pas destiné à se substituer au suivi conventionnel, c’est un outil complémentaire.
    • Moovcare Poumon est une web-application ne nécessitant pas d’installation ni aucun paramétrage avant son utilisation :
      • il n’est pas nécessaire de télécharger d’application sur les plateformes de téléchargement ;
      • cependant, il est nécessaire de disposer d’une connexion internet et d’une messagerie électronique pour l’utiliser.
    • Les patients ne peuvent pas utiliser le dispositif Moovcare Poumon s’ils n’ont pas été inscrits préalablement par leur médecin référent.
    • Le médecin référent est le seul utilisateur qui peut prescrire Moovcare Poumon à un patient et réaliser entièrement le processus d’inscription en face à face avec le patient.(Cf.03.4.1 Acte associé).
    • Quand le médecin a fini de remplir le questionnaire d’inscription, le patient accède à une interface sur laquelle il va devoir donner son consentement au traitement de ses données,accepter les conditions générales d’utilisation et s’authentifier à l’aide d’un code unique reçu par SMS. La notice d’information complète est accessible par le biais de cette interface.

    Conditions de clôture d’un compte patient :

    Un compte patient peut être clôturé par le médecin référent à la demande du patient (si celui-ci souhaite retirer son consentement), en cas de décès du patient ou lorsque le médecin référent juge l’adhésion du patient insuffisante pour maintenir cette modalité de surveillance.

    Les données de santé liées à Moovacare Poumon sont stockées chez un HADS

    Hébergement des données de santé :

    L’ensemble des données de santé liées à la solution Moovcare Poumon est stocké chez un Hébergeur agréé de données de santé (HADS).

    Traitement des données à caractère personnel :

    Le demandeur déclare être en conformité avec les exigences du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

    Maintenance de l’application :

    Moovcare Poumon étant une web-application, aucune action de mise à jour par les utilisateurs n’est nécessaire. Les mises à jour par le fabricant ne peuvent être que des révisions mineures.

  • ExclusifH&TI Webinar : il faut se préparer à la déferlante IA (Isabelle Adenot, HAS – Cnedimts, 10/04/19)

    L’évaluation clinique des dispositifs médicaux connectés est un sujet de qualité des soins autant qu’un sujet de politique industrielle, telle est la synthèse des idées fortes partagées lors du Webinar H&TI en présence de Isabelle Adenot, membre du Collège de la HAS et présidente de la CNEDiMTS, et Armelle Graciet, directrice des affaires industrielles au Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem).

    Le webinar a été l’occasion de présenter les spécificités d’évaluation clinique d’un dispositif médical connecté (DMC) en vue de son accès au remboursement, des spécificités détaillées dans un guide publié par la HAS le 19 février 2019, accessible via ce lien.

    Parmi les questions posées par les internautes :
    • délais de traitement des demandes ;
    • possibilité de rencontrer la HAS en amont d’un dépôt de dossier au CNEDiMTS ;
    • clarification de la certification marquage CE / évaluation HAS ;
    • évaluation et la suite du programme Etapes.

    Enfin, une ouverture importante a été faite sur l’IA. À ce stade, la HAS n’a pas reçu de dossier relatif à du deep learning ou du machine learning. Mais les membres s’y préparent afin d’anticiper les évolutions potentielles à apporter au cadre d’évaluation afin de préserver un cadre de confiance et une forte dynamique d’innovation.

    DM connectés, quel cadre d’évaluation en France ?

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  • Le Resah choisit EY/CG2 et Altran pour la mise en œuvre des schémas directeurs des SI des GHT

    La centrale d’achat hospitalière Resah a sélectionné 2 prestataires, le consortium EY/CG2 et Altran, pour la mise en œuvre des schémas directeurs des systèmes d’information (SDIS) des Groupements hospitaliers de territoires (GHT).

    Le consortium formé par Ernst & Young et CG2 Conseil, qui « a déjà accompagné 33 GHT dans la conception de leur SDSI », se verra attribuer les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Île-de-France, Grand Est, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur, précise le communiqué, daté du 11 avril 2019.
    La société Altran, qui a déjà mis en œuvre des projets informatiques notamment dans des CHU, s’occupera pour sa part des régions Normandie, Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de la Loire. 

    Le marché attribué aux deux prestataires comprend un accompagnement dans les choix stratégiques en matière de logiciels informatiques avec « définition du besoin, sélection d’un logiciel, validation des budgets et des calendriers de déploiement, cartographie des interfaces à réaliser, validation des données à reprendre et des règles de sécurité à observer », est-il indiqué. Il inclut également un accompagnement dans la mise en en œuvre de ces outils.

    Les prestations susceptibles d’être proposées dans le cadre de ce marché sont les suivantes :

    • l’accompagnement à l’expression d’un besoin et la définition de la cible ;
    • l’aide au choix d’une solution (dossier patient informatisé, système d’information de PUI, logiciel de facturation, solution d’interopérabilité) ;
    • l’audit et le cadrage détaillé d’un projet informatique (système d’information de laboratoire, dossier de spécialité) ;
    • la définition, la rédaction et l’exécution de la stratégie de recette fonctionnelle (reprise de données et interfaçage, scénarios de tests, tests de non-régression) ;
    • le pilotage et l’accompagnement au déploiement d’un projet de mise en œuvre (hôpital zéro papier, dossier patient informatisé) ;
    • l’aide à la gestion des référentiels (identité patient, Siren fournisseurs) ;
    • la définition et la mise en œuvre de la conduite du changement lié à un projet informatique ;
    • l’appui au bilan d’un projet informatique. 

    Un accompagnement dans la mise au point du dossier Hop’en

    Ce nouveau marché permet aussi aux établissements de santé qui le souhaitent de bénéficier d’un accompagnement dans la mise au point de leur dossier Hop’en, volet numérique du plan Ma Santé 2022. Ils peuvent également bénéficier d’un appui dans la mise en œuvre de projets informatiques permettant de répondre aux prérequis de ce programme Hop’en.  

    Une offre accessible à tous les pouvoirs adjudicateurs intervenant dans le secteur sanitaire, médico-social ou social

    Le Resah souligne que cette  nouvelle offre de sa part « n’est pas réservée au seul secteur hospitalier » et qu’elle est « accessible à tous les pouvoirs adjudicateurs intervenant dans le secteur sanitaire, médico-social ou social » souhaitant bénéficier d’une assistance dans la mise en œuvre de leurs projets informatiques.

  • La région Île-de-France lance son challenge « AI for Health » 2019

    Dans le cadre du plan IA 2021, la Région Île-de-France lance son deuxième « Challenge AI ». Selon les termes du communiqué mis en ligne le 11 avril 2019, ce projet vise à lever des verrous scientifiques et technologiques dans des domaines prioritaires pour la Région, « grâce à la mise à disposition de données et à la mobilisation d’experts scientifiques et industriels internationaux ».

    « AI For health » est l’un des 3 challenges de cette édition, dotés chacun d’environ 1,5 million d’euros, avec « AI For industry » et « AI For citizens ». En plus de cette récompense, les candidats mèneront un projet collaboratif avec l’institut Gustave-Roussy, partenaire de l’opération.

    Leur défi : « utiliser l’intelligence artificielle afin d’apporter des réponses à 2 problématiques scientifiques liées au cancer » :
    • développer un algorithme basé sur l’analyse de données multiples afin de quantifier le risque de rechute chez les patientes présentant un cancer du sein localisé ;
    • mettre en évidence un biomarqueur pronostique à partir de clichés d’imagerie scanner et ultrasons afin de sélectionner le traitement le plus adapté pour chaque patient.  

    Calendrier :
    • 29 mars 2019 : ouverture des candidatures, qui doivent être réalisée sur la plateforme Aichallenge.parisregion.eu ;
    • 23 mai 2019 : ouverture de l’accès aux données ;
    • 1er juillet 2019 : clôture du challenge  ;
    • octobre 2019 : annonce des gagnants.

    Contact : aichallenge@parisregion.eu

    Qui peut candidater ?

    Le concours est ouvert aux start-ups et PME françaises et européennes, seules, à plusieurs ou associées à un laboratoire de recherche, à condition qu’elles soient implantées en Île-de-France ou qu’elles aient un projet d’implantation à court terme dans la région.

    Lors de la 1ère édition en 2018, 104 start-ups avaient candidaté, dont presque un tiers étaient étrangères.

    Composition du jury

    Le jury du concours est constitué de professeurs en oncologie de rang mondial (Pr Fabrice André, Nathalie Lassau, Jean-Yves Scoazec), de spécialistes de l’intelligence artificielle appliquée aux domaines de la santé issus de l’Inria et de CentraleSupélec (Émilie Chouzenoux ou Véronique Letort), ainsi que de représentants d’institutions du secteur de la santé, comme Medicen et Cancer Campus.

    Il devra déterminer quels sont les projets « les plus scientifiquement aboutis » et  « présentant les potentialités économiques les plus importantes ».

  • FASN Cancérologie : Le numérique, un outil de l’évolution du parcours de soins

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour optimiser les parcours de soins. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital sont au cœur des discussions des Rencontres nationales de la santé numérique, qui se sont tenues le 2 avril 2019 à Paris. L’événement est organisé dans le cadre de la campagne #FASN sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique, en partenariat avec Unicancer, afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins.

    L’oncologie a souvent été précurseure dans le développement des innovations en santé, notamment sur ce que peut apporter le numérique dans la prise en charge des patients et l’exercice des professionnels. Nouveaux parcours de soins, changements de pratiques, nouvelles responsabilités, gestion des données, éthique… les enjeux sont nombreux pour les professionnels.

    Cependant, nous sommes face à une grande hétérogénéité en termes de maturation des projets, de motivation des professionnels et d’équipement. Décryptage.

    Ne pas confondre l’outil et le but

    La relativisation de la place de l’outil est le premier axe de réflexion. « Nous sommes extrêmement attentif pour ne pas confondre l’outil et le but », pose d’emblée Norbert Ifrah, président de l’INCa. D’autant que les solutions de santé numérique se perfectionnent en continu. La vérité technologique à un instant T n’est pas tangible mais soumise à une analyse critique dès l’apparition de nouveaux éléments, de nouvelles strates technologiques.

    L’enthousiasme pour ces outils n’exempte pas d’une attention à garder la confiance de la pratique. En France, nous avons la chance d’avoir une assurance maladie unique et universelle, un système national des données de santé, un PMSI afin de permettre de garder l’outil à se place et l’utiliser à bon escient. « La vraie nouveauté est cette capacité à s’extraire du système dans lequel ont été conçu les outils pour rompre l’os et sucer la substantifique moelle ».

    Changer l’organisation plutôt qu’empiler les applications

    Pour Patrice Viens, président d’Unicancer, « la réussite du virage de l’ambulatoire ne consiste pas à empiler les applications » mais en changement plus radical de l’organisation de l’hôpital, adaptée au numérique. « Le numérique est le support. Mais cette transformation est d’abord entraîné par les progrès thérapeutiques,la chirurgie de moins en moins invasive, les traitements per os« .

    De ce fait, le patient ne reste plus à l’hôpital et les temps de rencontre avec les professionnels est réduit. L’outil numérique est alors un « filet de sécurité. C’est ce que l’on appelle pompeusement la relation ville hôpital ».

    Évolution de la relation médecin-patient

    La plupart des professionnels sont convaincus de l’intérêt du numérique dans leurs pratiques quotidienne. « Il n’y a plus aucun interne qui sait ce qu’est un film de radiologie. Ils sont nés avec le PACS et les systèmes identiques », précise Gilles Calais, président de la FHF Cancer, avant de souligner l’hétérogénéité des déploiement dans les établissements.

    En tout état de cause, la connexion avec le patient est modifiée. Ces systèmes permettent au patient de communiquer de façon beaucoup plus simple au quotidien, notamment depuis leur domicile. La spécialité cancérologique est globalement complexe en terme de coordination de soins, d’agenda pour les patients, de séjours ultra-court. « Nous sommes frappés à quel point les patients sont souvent perdu dans la gestion de leur quotidien« . Le dispositif d’annonce, la coordination de soins sont des gardes-fous mais pas suffisants face à cette complexité.

    Fournir une information fiable

    L’enjeu récurent pour les patients est la capacité des professionnels à donner une information de qualité sur son état de santé, ses traitements. « Certaines applications permettent d’anticiper ou de réguler la prise en charge des patients, les toxicités… Mais la qualité de l’outil et de l’information n’est pas toujours garantie » De même, pour les sites Internet.

    Une thèse accompagnée par la FHF, sur l’information donnée sur l’accouchement, a montré que seuls 25 à 30 % des sites donnaient une information fiable à la femme enceinte. Tous les autres contenaient des erreurs, approximations ou éléments fantaisistes. « Nous pouvons imaginer que dans le champ de la cancérologie, le problème est le même. A défaut de leur déconseiller d’aller sur Internet, j’essaie d’orienter les patients vers des sites de référence« .

    Le dernier enjeu soulevé par Gilles Calais est l’investissement en temps passé par les praticiens face aux outils numériques. »Ils sont très demandeurs d’outils facilitant leur quotidien mais ont plus de mal à se projet en amont de la réflexion sur leur développement. » La prise de conscience et l’implication des professionnels, comme des patients, dans la construction de ces solutions est un atout  de ce vers quoi nous voulons aller.

    Optimiser le temps de présence à l’hôpital          

    Les modifications récentes des interactions entre les équipes de soins et les patients à l’occasion de l’arrivée des chimiothérapie orales, et le déplacement des soins en dehors de l’hôpital sont une opportunité « Le terrain est vierge de certains freins de l’organisation hospitalière, explique Emmanuel Briquet, de l’Union hospitalière privée en cancérologie. Nous pouvons alors partir des usages de nos équipes et des patients c’est-à-dire le modèle des réseaux sociaux et leurs facilité d’utilisation ».

    Dans le cadre d’un essai thérapeutique, Emmanuel Briquet teste la gestion de l’information et des échanges transitant par une plateforme, plus que par une application en tant que telle. « Elle est une zone de rencontre avec les différents professionnels qui accompagnent le patient. » Cette adaptation au usage permet la mise en place de programmes d’éducation thérapeutique, notamment en utilisant les serious games. Le temps de présence dans les services, en hospitalisation ou consultation peut ainsi être optimisé.

    L’échange est coordonné par une infirmière clinicienne qui va reprendre l’informations récoltées. L’identification des signaux faibles avec un code couleur participe à cette évaluation. « Vert, pas de problème. Orange, le patient est contacté. Rouge, nous sortons du protocole et le patient doit revenir ».

    Reconnaissance comme dispositif médical ?

    Un certain nombre d’applications de santé aspire à être reconnu comme dispositif médical et passe au crible du CEPS. « Il n’y a pas de raison pour qu’une innovation technique s’affranchisse de fournir la preuve du service rendu. Nous passons de l’auto-proclamation à la démonstration de la preuve. »

    Le développement des start-ups à en effet changé la perspective du virage de l’ambulatoire. Le piège identifié est que l’offre crée le besoin et pas l’inverse. Là encore, notre système de santé français est garant de ce bon usage et du développement cohérent de ces solutions numérique pour qu’elle accompagne les nouveaux parcours de soins en répondant aux besoins des patients et des professionnels de santé.

  • Fabrice Perrin est nommé conseiller d’Agnès Buzyn chargé du médico-social et du grand âge

    Fabrice Perrin est nommé à compter du 1er avril 2019, « conseiller spécial chargé du secteur médico-social et de la réforme du grand âge au cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé ». Cette nomination a été publiée au Journal officiel du 5 avril 2019. Cette décision intervient quelques jours après l’annonce par Agnès Buzyn d’une loi sur la dépendance à l’automne 2019.

    Fabrice Perrin a déjà fait partie du cabinet d’une ministre chargée de la Solidarité, ayant été conseiller budgétaire, conseiller pour l’administration générale et la réforme de l’État de Roselyne Bachelot de 2010 à 2012.

    Fabrice Perrin était depuis septembre 2017 directeur général des services du conseil départemental d’Indre-et-Loire, après avoir été deux ans durant directeur général adjoint chargé de la Solidarité.  

    Il a été de 1999 à 2003 chef de la division des affaires générales et des ressources humaines à la Direction de la Sécurité sociale puis chef du bureau des programmes de santé publique à la Direction générale de la Santé.

    Appelé en 2007 à Bercy comme adjoint au chef du bureau de la solidarité et de l’insertion à la direction du Budget, il a été de 2009 à 2010 chef du bureau du politique de la ville au sein de cette même direction. Il l’a de nouveau rejointe comme chef du bureau Comptes sociaux et santé (2014-2015) après une expérience de conseiller pour les Affaires sociales et la santé au sein d’ambassades de France en Europe du nord.