International

  • Sénégal : l’Agence de la couverture maladie universelle dévoile sa nouvelle plateforme numérique

    L’Agence de la couverture maladie universelle (SunuCMU) du Sénégal présente sa nouvelle plateforme numérique, SunuCMU.com. Ce portail entièrement digitalisé est la première du genre à avoir été entièrement conçu par une agence publique à l’échelle mondiale. 

    L’initiative, qui a comme principal objectif l’amélioration de la qualité de vie des populations, permet d’effectuer des paiements numérique dans l’optique de réduire les coûts, d’accélérer les procédures et de faciliter la participation de tiers qui souhaitent inscrire un proche ou faire un don.

    Le lancement de SunuCMU.com, développé entièrement par des start-ups nationales et contribuant ainsi a faire vivre l’écosystème IT, s’inscrit dans l’agenda de numérisation des paiements que Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier ministre du Sénégal, a lancé en novembre 2018.

    La mise en place de cette nouvelle plateforme sera suivie en juin par l’arrivée d’une application mobile, et, en parallèle, l’ensemble des prestataires de santé seront géolocalisés pour que chaque Sénégalais inscrit puisse trouver le spécialiste adapté à ses besoins en fonction de sa localisation.

  • Plateforme SI-VIC : « Il n’y a pas de fichage » des Gilets jaunes (Agnès Buzyn)

    « Il n’a jamais été demandé de recueillir l’information « Gilets jaunes » (…). Jamais je ne demanderais cela à un soignant, d’ailleurs jamais il ne l’accepterait ». C’est ce qu’a déclaré Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, invitée le 2 mai de « l’interview politique » d’Audrey Crespo-Mara sur Europe 1, démentant que la plateforme SI-VIC (système d’information pour le suivi des victimes) ait pu être utilisée pour conserver des informations nominatives sur les manifestants Gilets jaunes blessés.

    « Le ministère de la Santé ne demandera jamais, jamais, à aucun soignant de recueillir ce type d’information, ce n’est pas notre rôle, nous soignons tout le monde c’est le code de déontologie médicale », a-t-elle affirmé. Et d’ajouter : « Je pense que s’il y avait eu des dérives depuis 20 semaines, les soignants s’en seraient plaints ».

    « Ce système informatique n’est pas vu et n’est pas accessible par le ministère de l’Intérieur, a précisé la ministre. Et les informations ne restent pas, c’est-à-dire une fois que l’événement est fini, ce système informatique est fermé, nous n’avons pas de trace. »

    Agnès Buzyn explique que lors de la manifestation du 13 février où « un administrateur de l’hôpital » aurait demandé de renseigner dans SI-VIC la présence de Gilets jaunes, il y a eu « un malentendu» « entre l’administration de l’hôpital et les urgentistes ». Ce cas « est vraiment ponctuel, lié à un dysfonctionnement », ajoute-t-elle , indiquant qu’une enquête était en cours.

    « Vous parliez à l’instant d’un administrateur de garde, rebondit Audrey Crespo-Mara. Si quelqu’un fait cette demande de fichage, vous prendrez des sanctions ? ». « Oui, répond la ministre. Je voudrais savoir pourquoi il l’a fait, ce qu’il a dit exactement »

    Pour les Gilets Jaunes, SI-VIC est « ouvert au coup-par-coup, en fonction des manifestations et de leur degré de violence »

    Agnès Buzyn a détaillé l’origine du déploiement du système SI-VIC, expliquant qu’ « après les attentats de novembre 2015, où il y avait clairement des difficultés à repérer où étaient envoyées les victimes », des informations « étaient fausses [et] les familles ne retrouvaient pas leurs blessés ». Il a alors « été décidé de mettre en place [un système informatique] qui permette, lorsqu’il y a un afflux en masse de blessés, quelle que soit la cause, de savoir si un hôpital est submergé de blessés, de pouvoir les orienter vers un autre hôpital, si on sait que les blocs opératoires vont être trop occupés, et qui permette aussi de recueillir les noms des victimes de façon à donner des informations aux familles ».

    SI-VIC « a été ouvert pour l’incendie de la rue de Trévise, lorsque le pont de Gênes s’est effondré, lors des inondations dans l’Aude », ajoute-t-elle.

    S’agissant des Gilets jaunes, « il est ouvert au coup-par-coup (…) en fonction des manifestations et de leur degré de violence ». Le 1er mai, précise la ministre, « nous n’avons pas eu à activer le système d’information (…) parce qu’il y a eu peu de blessés et que c’était au fil de l’eau dans la journée donc il n’y a pas eu d’afflux de victimes ».

  • UK : lancement de la plateforme Health Tech Connect pour faciliter le lancement des technos médicales

    Le National Institute for Health and Care Excellence (NICE), autorité administrative dépendant du ministère britannique de la santé, déploie une plateforme baptisée Health Tech Connect (https://www.healthtechconnect.org.uk) pour guider les  industriels du secteur medtech dans le lancement d’un nouveau produit.

    L’objectif est de leur faciliter le rassemblement des informations nécessaires aux autorités de santé, et de permettre à ces dernières de mieux planifier l’introduction et l’adoption de nouvelles technologies.
    Il est ainsi demandé aux industriels de saisir dans des formulaires en ligne les informations relatives à leurs solutions. Grâce à ces renseignements, le système détermine quels organismes peuvent les aider à développer, à financer, à commercialiser et à faire évaluer, homologuer et rembourser leurs produits. Les organismes en question peuvent accéder aux informations saisies par le biais de la plateforme Health Tech Connect, de sorte que l’industriel n’aura à remplir les formulaires qu’une seule fois.

    Depuis le lancement du système en février 2019, plus de 100 entreprises se sont inscrites sur la plateforme et 13 technologies lui ont été soumises. L’une d’entre elles, Sonata System de Gynesonics, une application de destruction des fibromes utérins par ultrasons, a déjà été sélectionnée pour faire l’objet d’un MIB (Medtech Innovation Briefing), un document de synthèse du NICE visant à présenter la technologie aux régulateurs.

    « Un point d’entrée clair et simple pour les entreprises qui développent des technologies de santé »

    Meindert Boysen, directeur du Centre d’évaluation des technologies de santé au sein du NICE, décrit HealthTech Connect comme « un point d’entrée clair et simple pour les entreprises qui développent des technologies de santé », capable également d’aider les autorités à « identifier les technologies les plus innovantes ». « L’objectif est de contribuer à fournir plus rapidement aux patients de nouvelles technologies prometteuses, en réduisant la complexité du système, et notamment en supprimant les doublons », explique-t-il.

    Gynesonics recommande l’utilisation de la plateforme

    Sarah Field, responsable commerciale de Gynesonics, estime pour sa part que le portail Health Tech Connect est « un excellent moyen pour mettre en relation un industriel et le NICE ». Le processus d’inscription était simple et rapide » et le système « a permis d’évaluer rapidement la nouvelle technologie », déclare-t-elle, ajoutant qu’elle recommande « vivement aux autres sociétés d’utiliser cette interface ».

  • Qualité des soins : l’Institut Montaigne propose un système public d’indicateurs

    La mise en œuvre d’indicateurs de qualité et de pertinence des soins « co-construits par les médecins et les patients (…) constitue une réelle attente des acteurs du système de soins », indique l’Institut Montaigne, think tank indépendant sur les politiques publiques, dans un rapport intitulé « Système de santé : soyez consultés ! ».

    Les indicateurs à la disposition du grand public en France (SNDS, DMP, e-Satis, Scope Santé) ne répondent « ni aux besoins, ni aux attentes des patients », estime l’institut dans un communiqué présentant son rapport et daté du 30 avril 2019. Ils « se concentrent uniquement sur l’expérience du patient », sur « le suivi de la qualité de vie des patients » ainsi que sur « leur état clinique », précise-t-il. Le think tank ajoute qu’ils ne sont pas évalués, ce qui se caractérise par une « faible inclusion des associations de patients » dans le processus d’élaboration. En conséquence, ces indicateurs ont une portée limitée auprès des patients, commentent les auteurs du rapport, et souffrent d’ »un manque de transparence dans la publication des résultats », ce qui, selon eux, « dessert la notion d’égalité d’accès aux soins ».

    La comparabilité de la qualité d’une prise en charge entre établissements et professionnels, juge l’Institut, aurait pour conséquences :
    • du côté des patients, « une plus grande implication » dans le parcours de soins » avec « des choix plus éclairés » ;
    • du côté des soignants, « la possibilité pour les équipes médicales d’interroger leurs pratiques » et de « progresser » grâce à « une meilleure émulation » ;
    • du côté du régulateur, « un meilleur ajustement du financement » et « une amélioration générale de la qualité du système de santé ».

    Un rapport effectué en collaboration avec des associations de patients, en concertation avec les médecins

    L’Institut souligne que son rapport a été réalisé en collaboration avec des associations de patients, en concertation avec les médecins et en s’appuyant sur des initiatives existantes, notamment portées par la société civile sur la base d’une analyse des bonnes pratiques recensées en Europe et à l’international.

    Les Français estiment qu’il est difficile d’obtenir des informations sur la qualité des soins dans un établissement

    Selon un sondage commandé à Kantar par l’Institut Montaigne, intitulé « Les Français, le système de santé et les indicateurs de qualité des soins », 66 % des personnes interrogées estiment qu’il est difficile d’obtenir des informations sur la qualité des soins dans un établissement de santé, et 59 % qu’il est difficile de choisir un médecin généraliste ou spécialiste pour une consultation.

    Une feuille de route avec 10 propositions

    Pour mieux répondre à la demande des patients en termes d’indicateurs sur la qualité des soins, l’Institut Montaigne propose une feuille de route articulée en 10 propositions.

    • Créer une task force pluridisciplinaire dédiée à la définition des indicateurs de résultats et au pilotage de la feuille de route, en s’appuyant sur des indicateurs développés au niveau international.
      • Le rapport imagine « un groupe de travail au niveau ministériel réunissant l’ensemble des parties prenantes », à savoir l’Assurance maladie, la Haute autorité de santé, l’association de patients France Assos Santé ainsi que la Fédération des spécialités médicales regroupant les conseils nationaux professionnels (CNP). Elle serait chargée de « définir et [de] valider des sets d’indicateurs de résultats dans neuf prises en charges médicales », avec l’ambition de couvrir « 80 % des soins à l’horizon 2022 ».
    • Systématiser le recueil d’indicateurs de résultats cliniques en ville et à l’hôpital auprès des équipes de soins en s’appuyant sur les systèmes d’informations existants.
      • Le rapport propose de recueillir les indicateur par le biais du SNDS ou par le DMP, et d’activer les « gisements de données existants » au travers du Health Data Hub.
    • Recueillir les indicateurs de résultats auprès de 100 % des patients dans les pathologies cibles.
      • Cette collecte confiée à l’Assurance maladie pourrait être abritée par l’espace numérique de santé (ENS) prévu par le chantier « Accélérer le virage numérique (135) » du plan « Ma Santé 2022 ».
    • Rendre accessibles 100 % des indicateurs de résultats définis par la task force avec un site internet public.
    • Accorder aux établissements de santé une « période transitoire » pour leur permettre d’« ajuster le niveau de transparence de leurs indicateurs ».
      • Le rapport estime que le programme Hop’en, qui vise à accélérer la transition numérique des établissements de santé, constitue une opportunité majeure de mise à niveau sur la production des indicateurs de résultats
    •  Intégrer les indicateurs de résultats dans les régimes d’autorisation des activités de soins des établissements de santé et de certification des praticiens.
    • Construire des programmes d’amélioration de la qualité fondés sur les indicateurs de résultats.
    • Orienter le choix des traitements et des modalités de prise en charge sur la base d’une analyse des données issues des indicateurs de résultat.
    • Intégrer les indicateurs de résultats qui comptent pour les patients, définis dans le cadre de la task force dans les mécanismes de rémunération des établissements de santé et des praticiens.
    • Utiliser les indicateurs de résultats pour instaurer un niveau d’exigence minimal de qualité.
  • Pulsy (Grand Est) : « les Snacs vont permettre aux professionnels de parler le même langage » (conf.)

    Les services numériques d’appui à la coordination (Snacs) vont permettre aux professionnels de parler le même langage, estiment le Dr Jacques-Olivier Dauberton, directeur de projet au centre de ressource en soins ambulatoire Grand Est (ARS) et président de l’Association des professionnels de Santé du Grand Der, ainsi que Sylvie Chardey, coordinatrice médicale de l’association.
    Actuellement, le médecin généraliste gère de plus en plus de cas complexes nécessitant de repositionner l’équipe de soins autour du patient et de disposer de la même information au même moment, rappellent-ils. L’enjeu principal est donc de parler le même langage, « ce que vont permettre les services numériques d’appui à la coordination », expliquent-ils, ajoutant qu’il faut déployer des outils « sécurisés mais simples d’utilisation. »

    Les deux acteurs se sont exprimés le 25 avril 2019 lors d’une table ronde centrée sur les politiques publiques au service de l’e-parcours à l’occasion d’un événement organisé par le Grades Pulsy (Grand Est) sur la thématique « e-parcours ».

    Le Dr Jacques-Olivier Dauberton est intervenu avec Nicolas Dechassat, directeur de l’Association vosgienne des réseaux de santé (AVRS) et porteur d’une plateforme territoriale d’appui (PTA), en tant que porteurs de 2 projets Snacs (sur 4) sélectionnés par la DGOS en septembre 2018.

    Des politiques publiques au service des e-parcours

    E-parcours : une démarche entamée fin 2017

    Pour rappel, la démarche e-parcours en Grand Est a débuté en octobre 2017 et s’est prolongée toute l’année 2018. Dans le cadre de la réponse à l’appel à projets « Snacs », la région Grand Est a sélectionné 4 territoires pilotes à la suite d’un appel à manifestation d’intérêt (13 réponses avaient alors été obtenues) :

    • Grand Der/Meuse ;
    • Nord Champagne ;
    • Les Vosges ;
    • Haute Alsace.

    L’initiative a reposé sur les principes suivants :

    • un projet piloté régionalement, avec des territoires pilotes ;
    • une mutualisation des moyens (via Pulsy) ;
    • une complémentarité des territoires (typologie, priorités) ;
    • un appui sur l’existant (2 projets historiques sur les 3 régions : Sicodom, Ligo et Ornicare)

    Dans le cadre de la table ronde qui s’est tenue le 25 avril, Vincent Leleu, directeur du programme Télésanté-Pulsy, a expliqué que la démarche actuelle établie avec les différents porteurs des projets Snacs était de clarifier les fonctionnalités qui répondent aux besoins exprimés par les acteurs sur leur territoire.

    Vosges : Nicolas Dechassat souhaite un outil capable d’animer l’éducation thérapeutique

    Concernant le projet du territoire des Vosges, centré sur la coordination de l’éducation thérapeutique du patient (ETP), Nicolas Dechassat indique travailler actuellement avec les différents professionnels de santé de son territoire afin de recueillir leurs besoins en matière d’ETP et d’identifier leur mode de coordination. Beaucoup de projets d’ETP fonctionnant sur la bonne volonté, il souhaite un outil capable d’animer cet ETP et de coordonner les acteurs d’un point de vue administratif dans l’objectif de faciliter l’accès aux programmes.

    « Le sujet principal est le parcours et non l’outil » (S. Mansion, CPAM Bas-Rhin)

    Selon Sylvie Mansion, directrice de la Caisse primaire d’Assurance maladie du Bas-Rhin :

    • la coordination ne se résume pas à l’outil numérique utilisé. Si le déploiement du DMP est actuellement lancé, c’est la phase de l’alimentation de ce dossier qui va être importante, donc les usages ;
    • le sujet principal est « le parcours et non l’outil ». C’est l’organisation des professionnels pour s’organiser entre eux qui est la « pierre angulaire » d’une bonne coordination ;
    • enfin, « la pertinence du juste soin au bon moment et au juste coût » est essentielle.

    « Si l’organisation n’existe pas, la e-santé ne réussira pas » (Laurent Dal Mas, ARS)

    Laurent Dal Mas, directeur de la qualité, de la performance et de l’innovation de l’ARS Grand Est rappelé les attentes des professionnels :

    • des outils pragmatiques au service du système de soins ;
    • des outils pragmatiques au service du rapprochement des professionnels de santé entre eux ;
    • des outils pragmatiques au service du rapprochement entre les professionnels de santé et du patient citoyen ;
    • que le patient/citoyen soit davantage associé dans la construction de son parcours.

    Dans ce cadre, le numérique est au service de l’humain, estime-t-il.

    Si plusieurs points de vigilance ont été relevés, le plus important est que l’outil numérique et la e-santé en général « n’est en aucun cas la solution. Si l’organisation n’existe pas, la e-santé ne réussira pas, indique-t-il. Les professionnels de santé doivent se mettre en ordre de marche ».

  • La France a « la capacité de faire émerger des géants mondiaux » en santé numérique (Cédric O)

    « Nous pouvons avoir 20 ou 30 licornes françaises d’ici 2020-2025 », déclare Cédric O, le secrétaire d’État chargé du Numérique. Dans un entretien accordé aux Échos et publié le 27 avril 2019, il estime que dans certains secteurs, dont celui de la santé, la France « a la capacité de faire émerger des géants mondiaux ». « Si vous prenez la santé, 2 des 5 plus grandes bases de données au monde sont en France, indique-t-il. Il y a des positions qui vont être prises d’ici 5 à 10 ans, il faut créer les conditions pour qu’en France on les saisisse. La nouvelle génération de futurs champions [dont fait partie Doctolib] veulent être des leaders mondiaux, souligne-t-il. Ce sont eux qu’il faut aider à grandir ».

    Le secrétaire d’État demande par ailleurs « une véritable régulation des plateformes [numériques] ». Il explique que le sujet sera abordé à Paris, en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement, à l’occasion du sommet Tech For Good, qui aura lieu à l’Élysée à la veille de l’événement VivaTech, et par la suite lors du G7 de Biarritz organisé fin août. Cédric O demande « des réflexions poussées sur un statut tiers, qui pourrait être celui « d’accélérateur » de contenus ».

    Plateformes : plusieurs projets en cours

    Une régulation intelligente et coordonnée au niveau européen

    « Nous devons mettre à la fois les individus et les plateformes face à leurs responsabilités, au travers d’une régulation intelligente et coordonnée au niveau européen », déclare Cédric O. Interrogé sur l’opportunité de fusionner l’Arcep, le régulateur des télécoms, et le CSA pour leur permettre de mieux contrôler les plateformes, il indique que « le débat est ouvert » et renvoie à « la future loi sur l’audiovisuel, qui devrait être discutée cet été ». L’objectif, évoque-t-il « est de [s’]assurer que les autorités publiques sont suffisamment armées pour peser face aux grands acteurs du numérique ».

    Un observatoire de la e-administration

    Le secrétaire d’État affirme enfin que « favoriser l’accès aux services publics en ligne [est] un enjeu démocratique majeur ».

    Il propose de commencer dans un premier temps par mesurer la qualité des services, de « s’appuyer sur la transparence en créant par exemple un observatoire de la e-administration, qui rendrait des comptes tous les trimestres, avec une attention particulière pour les publics les plus vulnérables, les plus éloignés du numérique ». Il déclare que va prochainement être publiée la liste des 250 démarches à dématérialiser en priorité, soulignant cependant que pour certaines démarches, il faut « remettre de l’humain derrière [les] process » avec « le nom d’un responsable et le numéro de téléphone de quelqu’un à qui on peut parler ».

    Des missions sur les plateformes

    Évoquant l’expérimentation qui a mené une équipe de régulateurs français à auditer le processus de modération des contenus haineux par Facebook, Cédric O annonce « des missions similaires avec d’autres plates-formes ». «  Facebook a joué le jeu, souligne-t-il, les membres de la mission ont mené des dizaines d’interviews [et] vont maintenant s’attaquer aux questions plus techniques. »

    « La bataille pour l’économie, c’est d’abord une bataille de talents »

    « Faire de Paris un des centres mondiaux de la technologie »

    « Si nous voulons créer les emplois de nos enfants et conserver notre souveraineté numérique, nous n’avons pas le choix : il faut faire émerger des champions du numérique », rappelle Cédric O, soulignant sa volonté de « faire de Paris un des centres mondiaux de la technologie », alors qu’« il n’y a aujourd’hui dans le CAC 40 que 2 sociétés issues des dernières révolutions technologiques » : Atos et Dassault Systèmes.

    « C’est ce que l’on commence à faire quand on fait le « French Tech visa » et quand on dit que n’importe quelle entreprise des nouvelles technologies peut « faire venir des compétences, qu’elles soient allemandes, indiennes, nigérianes… ». Selon lui, « la bataille pour l’économie, c’est d’abord une bataille de talents ».

  • Fichier SI-VIC : l’ARS IDF et l’AP-HP évoquent une erreur lors d’un exercice de simulation

    L’ARS Ile-de-France et l’AP-HP affirment avoir diligenté le 25 avril 2019 une mission d’enquête avec pour objectif d’« objectiver de façon transparente l’utilisation faite de l’application SI-VIC ces dernières semaines ».

    « Le travail préalable de recueil d’informations » mené ces derniers jours « a déjà permis de préciser plusieurs éléments (…) transmis à la mission d’enquête », indiquent les deux organisations dans un communiqué commun daté du 29 avril 2019. C’est « dans le cadre d’une formation » que « les éléments d’un exercice conduit dans un des hôpitaux de l’AP-HP » auraient été entrés dans la base SI-VIC.

    Ils pointent du doigt « un stagiaire », qui a créé des avatars « avec des identités fictives », et affirment que « les données fictives de l’exercice ont été par erreur intégrées dans la base réelle ». Lors de cet exercice, « 10 « patients fictifs » ont été affublés de caractéristiques fantaisistes dans l’idée de simuler l’arrivée de victimes non identifiées »,  des commentaires, « totalement inappropriés », tels que « chaussettes vertes à petits pois », « homme black lunettes rouges », « homme blanc mal rasé cicatrices vertes ». « Même dans le cadre d’un exercice sur des profils créés à cette occasion, il n’est pas approprié d’inscrire de tels commentaires », jugent l’ARS et l’AP-HP.

    « Sans attendre la fin de l’enquête, des actions correctrices ont déjà été faites et des rappels à l’application stricte du cadre tel qu’autorisé par la Cnil ont été réalisés », est-il annoncé dans le communiqué, l’ARS et l’AP-HP ajoutant que « d’autres actions correctrices pourront être entreprises et de nouvelles consignes pourront être données, en fonction des constats réalisés ».

    France Assos Santé s’inquiète « des risques d’instrumentalisation »

    L’association de patients France Assos Santé a publié le 25 avril un communiqué faisant part de sa « profonde inquiétude » en sa qualité de « défenseur des droits des usagers, du secret médical et de la protection des données » concernant « des risques d’instrumentalisation des services hospitaliers à des fins de fichage politique ».

    « Les contradictions multiples de la parole publique dans cette affaire ne nous rassurent pas », ajoute la fédération.

  • Journées franco-internationales d’oncologie (IFODS) : le futur de l’oncologie, 11-13/06/2019, Paris

    La deuxième édition des Journées franco-internationales d’oncologie (IFODS) 2019 se tiendront du 11 au 13 juin à la Maison internationale de la Cité universitaire de Paris. Cette année, avec le soutien de scientifiques, de l’AERIO ainsi que du soutien institutionnel de l’AACR et de l’EACR, une session sur « le futur de l’oncologie » sera organisée le 11 juin. 

    Il est possible de déposer une candidature, à télécharger via ce lien, pour les prix de la thèse d’oncologie médicale.
    Les inscriptions, gratuites, pour assister aux conférences, doivent être réalisées en écrivant à l’adresse suivante : aerio.oncologie@gmail.com.

    Programme :

    Mardi 11 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    14h-14h30 : Séance d’ouverture, présentée par Jean-Philippe Spano. 

    14h30-16h30 : Le futur de l’oncologie, présidé par Manuel Rodrigues. 

    17h-18h : Remise des prix.

    • Espace Gulbenkian :

    14h30-16h30 : Session des pharmaciens, le nouveau décor thérapeutique: combinaison de l’ancien et du contemporain. 

    • Espace David-Weill :

    14h30-17h : Session des infirmières, guidelines et bonnes pratiques dans la prise en charge infirmière des effets secondaires dans différentes formes de traitement. 

    Mercredi 12 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    9h-15h : Conférence : cancer du sein, accélération ou ralentissement de l’innovation ?

    15h-16h30 : Conférence : cancer de l’ovaire, les nouvelles approches thérapeutiques à connaître. 

    17h-18h30 : Biosimilaires, le point de vue des patients.

    • Espace Gulbenkian :

    9h-12h30 : Conférence : les tumeurs gastro-intestinales. 

    14h-15h30 : Conférence: la dermatologie. 

    15h30-16h30 : Session spécifique bio-marqueurs : « gène de fusion NTRK ». 

    • Espace David-Weill :

    9h-12h30 : Conférence : l’urologie. 

    14h-16h30 : Conférence: la radiothérapie. 

    17h-18h30 : Les approches thérapeutiques émergentes et actuelle dans le cancer de la tête et du cou (HPV+ et HPV-).

    Jeudi 13 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    9h-12h30 : Conférence : le cancer des poumons. 

    14h-16h30 : Sport & cancer. 

    • Espace Gulbenkian :

    9h-10h30 : Les oncologues privés 

    11h-12h30 : Université patient : les annonces en can cancérologie selon une perspective patient. 

    14h-16h30 :  Session soins de support & socio- esthétique.

    17h-18h : Session immunothérapie: une approche transversale en oncologie. 

    • Espace David-Weill :

    9h-10h30 : Essais cliniques précoces : comment, qui, où les patients peuvent-ils avoir accès ?  

    11h-12h30 : Conférence: les sarcomes. 

    14h-15h30 : Conférence : le cancer du poumon.

    15h30-16h30 : Web conférences interactives/ réunions multidisciplinaires sur la prise en charge des métastases osseuses. 

  • Stratégie nationale IA : lancement de 4 instituts interdisciplinaires d’IA (3IA)

    Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, annonce le lancement de 4 instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle (3IA), dans le cadre de la stratégie nationale de recherche en IA présentée le 28 novembre 2018 à Toulouse.

    Ces 4 établissements ont été présélectionnés par le gouvernement parmi 12 candidats après avoir répondu à l’appel à manifestations d’intérêt lancé le 25 juillet par l’Agence nationale de la recherche (ANR). Il est indiqué dans le communiqué, daté du 24 avril 2019, que le jury international présidé par Aude Billard (École polytechnique fédérale de Lausanne) a recommandé au comité de pilotage du programme 3IA « la labellisation définitive » de ces 4 projets « à l’issue de l’examen du projet détaillé de chacun de ces sites ».

    • À Grenoble,  le « MIAI@Grenoble-Alpes » (Multidisciplinary Institute in Artificial Intelligence) aura pour applications privilégiées la santé, l’environnement et l’énergie. Son directeur scientifique est Éric Gaussier du Laboratoire d’informatique de Grenoble. Selon Inria, partenaire du projet, une place particulière sera 
    donnée au sein de cet I3A aux domaines de la santé personnalisée et des dispositifs médicaux.

    • À Nice, le « 3IA Côte d’Azur » aura pour applications privilégiées la santé et le développement des territoires. Son directeur scientifique est Nicholas Ayache du Centre de recherche Inria Sophia Antipolis – Méditerranée.

    • À Paris, le « PRAIRIE » aura pour applications la santé, les transports et l’environnement. Son directeur scientifique est Jean Ponce du département d’informatique de l’ENS.

    • À Toulouse, le « ANITI » aura pour applications privilégiées le transport, l’environnement et la santé. 
    Son directeur scientifique est Nicholas Asher de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse. Interrogé par La Tribune, le président de l’université fédérale de Toulouse, Philippe Raimbaukt, prévoit de créer « une centaine de start-ups dans le domaine de l’intelligence artificielle ».

    Les financements dont bénéficieront les 3IA atteindront « a minima » 225 M€

    Ces 4 instituts 3IA seront labellisés pour une période initiale de 4 ans, avec « un financement minimal au titre du programme prioritaire de recherche du PIA3 qui mobilisera 75 millions d’euros ». En tenant compte des co-financements par les partenaires publics et par les partenaires privés, les financements dont bénéficieront les 3IA atteindront « a minima » 225 millions d’euros.

    Le ministère annonce qu’une évaluation sera conduite par le jury dans deux ans et que le financement sera susceptible d’être ajusté à l’issue de celle-ci.

    2 appels à projets en IA

    Le ministère annonce que 2 appels à projets (AAP) seront lancés très prochainement par l’ANR pour chacun un financement d’environ 20 millions d’euros, « afin de compléter le volet du programme national de recherche en IA portant sur l’attraction et le développement des talents, en complément de l’action des 3IA ».

    • Le premier AAP portera sur des chaires individuelles en IA.
    • Le second appel portera sur des programmes doctoraux.

    Ces appels à projets seront ouverts à l’ensemble de la communauté scientifique nationale en IA en dehors des 3IA.

    Des acteurs publics motivés

    « C’est seulement sur la base d’une recherche forte que nous pourrons faire valoir au plan international les valeurs éthiques que nous défendons tout en soutenant nos entreprises, déclare Frédérique Vidal, la ministre chargée de la Recherche. J’attends des 3IA qu’ils fonctionnent rapidement en réseau au plan national avec l’appui de l’Inria, qui coordonne le programme national de recherche, avec leurs homologues allemands et plus largement avec les meilleures institutions de recherche mondiale en IA. »

    « Avec la labellisation 3IA des 4 projets de Toulouse, de Grenoble, de la Côte d’Azur et de PRAIRIE, au centre de Paris, le 3e programme d’investissements d’avenir (PIA) intervient dans la durée et en concentrant ses financements », commente de son côté Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement. Ces sites « que le jury international a identifié comme étant les plus avancés, les plus visibles et porteurs des stratégies les plus abouties » auront vocation à « structurer, à partir des territoires, l’ensemble du paysage français de recherche, de formation et d’innovation en intelligence artificielle. »

    Cédric O, le secrétaire d’État chargé du Numérique, estime pour sa part que « la stratégie d’excellence impulsée par le président de la République en mars [2019] franchit aujourd’hui une étape importante avec le lancement des 3IA. »

  • Carrefour de l’Observance 2019 : « Les CTPS ou l’émergence d’un nouveau monde ? », le 27/06/19 (débat)

    Dans le cadre du Carrefour de l’Observance, organisé par Observia et l’agence Nile, un débat intitulé « Les CTPS ou l’émergence d’un nouveau monde ? », se tiendra le 27 juin 2019 à Paris à l’espace Van Gogh (12ème arrondissement). 

    Les inscriptions pour assister à l’événement sont gratuites et sont à réaliser via ce lien.

    Créées dans un souci de modernisation du système de santé en 2016, les communautés professionnelles territoriales de santé (CTPS) sont une initiative des professionnels du secteur visant à améliorer la prise en charge des patients. Le but est d’établir une meilleure coordination des acteurs qui la composent afin de garantir une qualité et une sécurité des services supérieures. 

    Parmi les 10 mesures phares de la stratégie de transformation du système de soins « Ma santé 2022 » figure le déploiement de 1 000 CTPS pour surplomber le territoire. Ce dispositif, qui se veut souple, a été pensé dans l’optique de permettre aux professionnels de s’adapter aux besoins locaux sur l’ensemble du territoire.

    De nombreuses réflexions sont déjà établies : l’idée est notamment de donner un rôle essentiel aux agences régionales de santé (ARS) avec une intervention en lien avec les URPS ; les ARS proposent entre autres de leur côté un objectif de labellisation des CTPS.