Fonds

  • Surveillance des patients et big data : Medopad renforce sa présence à Singapour

    Le gouvernement britannique a annoncé fin mai 2018 qu’il aidait les entreprises prometteuses à conclure des accords à travers le monde, dont la société experte en intelligence artificielle et en technologie mobile Medopad.

    Courant mai, l’entreprise basée à Londres – spécialisée dans les applications de surveillance des patients et l’analyse de données – a signé deux nouveaux partenariats avec des organisations de soins à Singapour et aux Bahamas, créant ainsi 100 emplois en Grande-Bretagne.

    Le Département du commerce international soutient Medopad

    Le Département du commerce international britannique (DIT) a fourni ces derniers mois à Medopad des conseils et des orientations sur des questions techniques, de financement et de passation de marchés. Le directeur général de Medopad, Dan Vahdat, a déclaré que les recommandations du DIT avait aidé l’entreprise à mener à bien des « réunions cruciales ».

    Diabète : un partenariat avec l’agence singapourienne A*STAR

    Le réseau mondial du DIT a par ailleurs fourni à l’entreprise anglaise une assistance qui lui a permis de remporter un contrat avec l’Agence pour la science, la technologie et la recherche de Singapour, plus connue sous le nom d’« A*STAR ».

    À travers ce partenariat, Medopad développera conjointement avec l’organisme singapourien un outil de surveillance visant à mieux gérer le diabète pour 400 000 personnes, précise le site Digitalhealth.net.

    Medopad cherche aussi à s’étendre aux États-Unis. La société a récemment signé un protocole d’accord avec l’université américaine Johns Hopkins dans le but d’explorer de nouvelles solutions de soins utilisant le principe de l »apprentissage automatique (machine learning) et des technologies qui facilitent la surveillance des patients.

    Le DIT investit aussi dans une université chinoise

    TusPark, l’organisme de développement du parc scientifique de l’Université Tsinghua à Pékin, fait également partie des entreprises à avoir bénéficié d’une aide du Département du commerce international britannique. L’organisme gouvernemental a versé 8 millions de livres sterling (9 M. € ; 10,7 M. US$) pour financer la création d’un centre d’innovation à Newcastle, dans le nord-est de l’Angleterre.

    TusPark : 200 M. £ investis dans 5 bâtiments au Cambridge Science Park

    TusPark a récemment investi 200 millions de livres (229 M. € ; 267 M. US$) dans cinq nouveaux bâtiments au sein du Cambridge Science Park, le plus ancien parc scientifique du Royaume-Uni, créant directement quatorze emplois et offrant aux entreprises la possibilité d’en créer des milliers d’autres dans le cadre du projet.

    Le parc scientifique comprendra un « biohub » à la pointe de la technologie afin de permettre aux entreprises travaillant sur des produits et des technologies de santé innovants d’avoir accès à des laboratoires et à des espaces de bureaux.

  • Patient monitoring and big data : Medopad strengthens its presence in Singapore

    The UK government announced in late May 2018 that it has been supporting promising companies secure deals around the world, including British artificial intelligence and mobile technology firm Medopad.

    In May, the London-based company – specializing in patient monitoring applications and data analytics – signed two new partnerships with healthcare organizations in Singapore and  Bahamas, creating 100 jobs in Great Britain.

    The Department for International Trade supports Medopad

    The Department for International Trade (DIT) provided advice and guidance on technical, financing and contracting issues. Medopad’s Chief executive, Dan Vahdat, said that the guidance from DIT helped the company to ensure « crucial meetings ».

    Diabetes: a partnership with Singapore agency A*STAR

    DIT’s global network also provided assistance which allowed the UK firm to win a contract with Singapore’s Agency for Science, Technology and Research, better known as « A*STAR« .

    Through this partnership, Medopad and the Singapore organization will jointly develop a monitoring tool to better manage diabetes for 400,000 sufferers, Digitalhealth.net said.

    Medopad is also looking to expand into the United States. The company recently signed a Memorandum of Understanding with the US’s Johns Hopkins University in order to explore new healthcare solutions using machine learning and patient monitoring technologies.

    The DIT also invests in a Chinese university

    TusPark, the science park development body of Tsinghua University in Beijing, is also one of the company which have benefited from assistance from DIT. The UK organization has invested £8 million (€9m; US$10.7m) to create an innovation center in Newcastle, North East England.

    TusPark: £200 million invested in 5 buildings at Cambridge Science Park

    TusPark recently invested $200 million (€229m; US$267m) in five new buildings at Cambridge Science Park, the oldest science park in the United Kingdom, directly creating 14 jobs and offering companies the opportunity to create thousands more in the process.

    The Science Park will include a state-of-the-art « biohub » to provide companies working on innovative healthcare products and technologies with labs and office space.

  • Le soutien financier accordé aux maisons pluri-professionnelles de santé, en hausse de 96,7 %

    Le Plan d’accès aux soins présenté par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, prévoit de renforcer le développement des maisons pluri-professionnelles de santé (MSP).

    Le lundi 4 juin 2018, les chiffres publiés par l’Assurance maladie montrent une hausse de 96,7% du soutien financier accordé aux MSP entre avril 2017 et juin 2018. Leur financement s’élève ainsi à 35,6 millions d’euros.

    Cette augmentation résulte de l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) signé le 20 avril 2017, qui « pérennise et renforce la rémunération collective du travail en équipe qui fait la spécificité de ces structures », d’après un communiqué publié sur le site internet du ministère des Solidarités et de la Santé le 6 juin 2018.

    Le renforcement du soutien financier aux MSP de l’Assurance maladie répond à l’objectif de doublement du nombre de structures d’exercice du quinquennat d’ici 2022, inscrit dans le Plan d’accès aux soins dans les territoires.

    Stratégie gouvernementale de renforcement du soutien au MSP

    Le Plan d’accès aux soins dans les territoires présenté par Agnès Buzyn le 13 octobre 2017 constitue le dernier jalon d’une série de plans gouvernementaux destinés à lutter contre les déserts médicaux et renforcer l’accès aux soins. La ministre avait alors émis le souhait de doubler le nombre de maisons pluri-professionnelles de santé présentes sur le territoire national, passant de 910 en mars 2017 (d’après un rapport sénatorial publié en 2017) à 2 000 en 2020 d’après un article du Parisien.

    Le plan s’articule autour de 4 axes prioritaires

    • Le renforcement de l’offre de soins dans les territoires au service des patients ;
    • La mise en oeuvre de la révolution numérique en santé pour abolir les distances ;
    • Une meilleure organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue
    • Une nouvelle méthode : faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover dans le cadre d’une responsabilité territoriale

    Le renforcement du soutien financier des MSP et Centres de Santé (CDS) s’inscrit dans le cadre du premier axe et concerne les 538 MSP adhérentes à l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI). « Il est accordé en l’échange d’engagements qui tiennent à la qualité du service et qui permettent de renforcer l’accès aux soins pour les patients », rappelle le communiqué de presse du ministère. Ces engagements concernent : l’amplitude des horaires d’ouverture au public, l’accès à des soins non programmés, la coordination entre les professionnels de la structure, notamment grâce à un système d’information partagé.

    Spécificités du nouveau dispositif conventionnel

    Le nouveau dispositif conventionnel (ACI) vise à mieux prendre en compte les spécificités des MSP les plus jeunes, afin de soutenir leur création. Elles pourront plus rapidement accéder à ces financements conventionnels, grâce à la mise en place d’une garantie de rémunération annuelle minimale de 20 000 euros.

    Le modèle des Maisons-pluridisciplinaires de santé présentent plusieurs « avantages » :

    • Pour les professionnels de santé : l’exercice pluri-professionnel permet d’échanger avec les pairs, offre une organisation de travail plus souple et des opportunités de formation individuelle ou collective ; 
    • Pour les patients : les MSP permettent aux patients de recourir à des expertises diversifiées et facilitent l’accès aux soins.
  • Le Dossier « Les tendances 2018 de la Paris Healthcare Week » est désormais consultable sur HTI

    L’édition 2018 de la Paris Healthcare Week s’est achevée le jeudi 31 mai à l’issue de trois journées de présentations et d’échanges soutenus.

    Health & Tech Intelligence s’est mobilisée pour rendre compte en direct des temps forts de l’évènement, dominé notamment par les thématiques suivantes :
    – usages de l’intelligence artificielle en santé ;
    – avancées dans le domaine de la télémédecine ;
    – expérimentations organisationnelles et financières permises par l’article 51 de la LFSS et les dernières évolutions législatives ;
    – orientations stratégiques du ministère des Solidarités et de la Santé et de la Fédération Hospitalière de France, etc.

    Health & Tech Intelligence a également réalisé une série d’entretiens auprès d’industriels du domaine de la santé et de start-up innovantes. Il en a résulté une quinzaine d’articles, regroupés dans un « Dossier » que vous pourrez consulter sur la plateforme HTI à partir du mercredi 6 juin 2018.

    Pour consulter le dossier « Les temps forts de la Paris Healthcare Week 2018 », cliquez ici.

  • PHW18 : « Faire du patient un partenaire à part entière du système de santé », Agnès Buzyn

    Lors de la conférence inaugurale de la Paris Healthcare Week 2018, ce 29 mai 2018, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a rappelé les axes prioritaires de son action :
    • catalyser un changement de culture vers plus de prévention ;
    • réduire le reste à charge des patients ;
    • faire de la télémédecine un levier de réduction des disparités d’accès aux soins ;
    • adopter des indicateurs de qualité et de sécurité pour 10 pathologies ;
    • replacer le patient au cœur du système de santé ;
    • favoriser l’usage des big data de l’intelligence artificielle et des innovations en santé.

    De nombreuses actions engagées en faveur de la transformation du système de santé depuis 2017

    Depuis sa prise de fonction en mai 2017, la ministre des Solidarités et de la Santé et ses partenaires ont rendu publics plusieurs plans d’action en faveur d’une reconfiguration du système de santé, à savoir la stratégie nationale de santé et le plan d’égal accès aux soins.

    Le plan « priorité prévention » est en cours d’élaboration. Sont également à l’étude des stratégies d’évolution du système de santé demandé par le Premier ministre, à la suite de son discours d’Eaubonne du 13 février 2018 sur la « stratégie de transformation du système de santé ».

    La situation budgétaire et financière des hôpitaux est préoccupante, rappelle la ministre : « nous devons tout faire pour y répondre, c’est l’enjeu de la transformation du système de santé ». Il convient, à cet effet, de « nous interroger sur les fondements de l’organisation du système de santé français et de mieux articuler les soins hospitaliers et de ville », poursuit-elle.

    Adopter des financements au parcours et au forfait dès 2019

    La Ministre en appelle à la « diversification des modes de rémunération » des professionnels de santé. Elle « souhaite ainsi des financements aux parcours, aux forfaits, qui soient de nature à favoriser la pertinence des soins ».

    Agnès Buzyn a confié à Jean-Marc Aubert, directeur de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), une mission sur l’évolution des modes de financement de l’ensemble du système de santé. Les résultats de cette mission seront intégrés au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 et seront effectifs à compter de 2019.

    «Nous devons intégrer des actions de prévention à notre système de santé » 

    La Ministre travaille à la réorganisation du système de santé, dont elle a fait l’une des priorités de son ministère: « Nous devons mettre en œuvre un changement profond dans l’organisation de nos soins. L’essor des GHT (groupements hospitaliers de territoire) doit à ce titre se poursuivre ». Agnès Buzyn rappelle la nécessité d’améliorer la coopération et le décloisonnement entre les acteurs hospitaliers et les acteurs de ville et du secteur médico-social. Les actions de préventions seront valorisées.

    Le système de santé français est confronté à quatre transformations majeures

    Le système de santé subit de nombreuses pressions, rappelle la ministre : « des efforts seront nécessaires pour le maintenir à un haut niveau de performance ». Ses « faiblesses » sont attribuables à plusieurs facteurs : prévention insuffisante, lutte imparfaite contre les facteurs de risque, permanence des inégalités sociales de santé, etc.

    Agnès Buzyn énumère quatre transformations majeures auxquelles son administration s’efforce de répondre :

    • La transition épidémiologique : les patients sont plus âgés et atteints de pathologies chroniques parfois complexes qui nécessitent de repenser les parcours.
    • L’accès aux soins : les inégalités territoriales d’accès aux soins ne cessent de se creuser. Il convient à ce titre de « mieux réfléchir territorialement sur les filières de prises en charge » pour garantir à tous l’accès au système de santé, rappelle la Ministre.
    • Les évolutions scientifiques, techniques et numériques : les progrès en la matière se poursuivent : « il nous faut plus d’agilité et de réactivité » pour étendre la marge de manœuvre des industriels de santé et de la recherche publique, et pour donner aux professionnels de santé les moyens de s’approprier ces innovations.
    • Recentrer le système de soins autour du patient : « Nous ne pouvons négliger le savoir du patient atteint de maladies chroniques, parfois rares », affirme Agnès Buzyn, qui annonce ainsi vouloir faire du patient un « partenaire à part entière du système de santé ». 

    Agnès Buzyn rappelle les axes prioritaires de la stratégie nationale de santé  

    Amorcer le virage préventif du système de santé

    La Ministre veut insuffler un « changement de culture vers plus de prévention ». Ce changement doit être porté par tous les professionnels de santé. Les ministres de l’enseignement et de la santé ont à ce titre lancé le service sanitaire, le 26 février 2017, qui vise à familiariser les étudiants avec les outils de prévention et d’éducation à la santé pour leur exercice médical future. Effectif à la rentrée 2018, il concernera 47 000 étudiants en santé, appelés à devenir des « ambassadeurs de la prévention dans tous les milieux de vie ».

    Réduire le reste à charge des patients

    « Le reste à charge est trop important » : nous travaillons sur un panier de soins de qualité totalement pris en charge pour l’optique, le dentaire et l’audio prothèse :« Nous devrions aboutir avant la fin de l’année, à la mise en œuvre progressive du reste à charge zéro pour nos concitoyens », affirme-t-elle.

    Faire de la télémédecine un levier de réduction des inégalités d’accès aux soins

    Il est impératif de « faciliter l’accès aux soins ». Le plan d’égal accès aux soins lancé en octobre 2017 avec le Premier ministre constitue le dernier jalon d’une succession de plans de santé lancées par les ministres pour réduire les disparités d’accès aux soins. Agnès Buzyn souhaite notamment faire de la télémédecine et de la réorganisation territoriale, des leviers effectifs de réduction des inégalités territoriales de santé.

    La télémédecine est « l’une des avancées organisationnelles », inscrite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. La ministre précise que l’accord conventionnel est en cours de finalisation et va être signé prochainement. Il sera « transposé à l’hôpital dans les mêmes délais d’entrée en vigueur ».

    Adopter des indicateurs de qualité pour 10 pathologies

    La Ministre a demandé à la Haute autorité de santé d’élaborer des indicateurs de qualité de parcours qui porteront sur les 10 pathologies chroniques les plus fréquentes. Ces indicateurs seront rendus publics à la fin de l’année 2018.

    Favoriser les innovations en santé, l’usage du big data et de l’intelligence artificielle

    L’ innovation constitue le 4e axe de la stratégie nationale de santé. Il convient « tenir compte des apports des grandes données de santé et de l’intelligence artificielle », conformément aux orientations décrites par le président Emmanuel Macron dans son discours du 29 mars 2018.

    Le dossier médical partagé va être généralisé en septembre 2018 et permettra l’accès en ligne pour chacun des usagers du système de santé, à ses propres données médicales. Enfin, il convient d’engager le chantier de la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions.

    La Paris Healthcare week a débuté le mardi 29 mai et se poursuit jusqu’au jeudi 31 mai 2018. Les équipes de Health & Tech Intelligence y participent et couvrent en direct l’évènement, dont le programme est consultable sur ce site internet. 

  • L’assureur AIA s’allie à Medix pour assister ses patients tout au long du traitement (Singapour)

    La compagnie d’assurance AIA Singapore et Medix, l’un des plus importants fournisseurs de solutions de gestion médicale, ont annoncé le 16 mai 2018 avoir conclu un partenariat exclusif pour fournir aux patients des services personnalisés tout au long de leur parcours de soins.

    Le dispositif, le premier du genre à Singapour, aidera les clients d’AIA confrontés à de graves problèmes médicaux à obtenir un diagnostic le plus rapidement possible, à accéder à un traitement optimal et à bénéficier d’un soutien pendant toute la durée de leur traitement.

    AIA Singapore renforce son implication dans le parcours de soins de ses clients

    Ce nouveau service complète la proposition globale d’AIA Singapore dans le domaine des soins, visant à assurer aux assurés de la société le meilleur traitement possible et un soutien personnalisé pendant leur parcours médical.

    « (…) Nous sommes allés au-delà du modèle d’entreprise d’assurance traditionnelle et passive, et nous nous sommes engagés à faire partie intégrante [du] parcours de vie [de nos clients], a déclaré Patrick Teow, directeur général d’AIA Singapore (source : Asiaone.com). [Grâce à] ce partenariat exclusif [conclu avec Medix] nous [pensons pouvoir] donner à nos clients les moyens de vivre une vie plus saine, plus longue et de meilleure qualité. »

    Un soutien personnalisé à chaque étape de la prise en charge

    Les assurés sous contrat AIA Max Essential A et A Saver pourront utiliser le service de Medix afin de recevoir un soutien personnalisé à chaque étape de la prise en charge de leurs graves problèmes médicaux, comprenant l’évaluation médicale, une éventuelle réévaluation, les recommandations de tests médicaux, les consultations pluridisciplinaires et les conseils médicaux sur le long terme dispensés par les 300 médecins internes de Medix et un réseau mondial de plus de 3 000 spécialistes indépendants de premier plan.

    « Les patients souffrant de graves problèmes de santé ont souvent beaucoup de questions sur leurs options de soins et éprouvent beaucoup de stress (…), explique Melita Teo, chef des opérations d’AIA Singapore. Ils ont besoin d’un soutien continu tout au long de leur parcours de traitement pour les aider à faire face aux complications [et] aux effets secondaires [mais aussi pour] leur fournir un soutien émotionnel. Le service de gestion de cas de Medix sert de pont entre le patient et le monde complexe des soins médicaux. En [suivant] le patient depuis le diagnostic jusqu’au rétablissement, le service aidera à améliorer l’expérience globale de soins et assurera la délivrance de soins de qualité. »

    Un service disponible tout au long du traitement

    Le service est fourni pour une période d’au moins trois mois et disponible si besoin tout au long du parcours médical du client.

    • Dans un premier temps, Medix synthétisera les antécédents médicaux du client et les résultats de ses tests actuels, recueillera des opinions multidisciplinaires auprès de différents spécialistes et mènera des discussions avec l’équipe de soins multidisciplinaires.
    • Sur la base de ces informations, l’entreprise proposera au patient de réaliser les tests reposant sur des techniques médicales les plus avancés et les plus appropriés pour s’assurer que le bon diagnostic a été établi, puis lui recommandera le meilleur plan de traitement possible. Ce processus inclura la recommandation du médecin le plus approprié pour l’état de santé du patient en question.
    • Par la suite, Medix continuera à soutenir le client dans son parcours de soins et à travailler en collaboration avec son médecin traitant pour suivre le traitement en cours et les effets secondaires, connaître les éventuelles complications et répondre aux questions du patient dans l’optique de lui garantir la meilleure qualité de soins possible.
  • Singapore’s AIA insurer partners with Medix to support patients through their treatment journey

    AIA Singapore insurance company and Medix, a global provider of medical management solutions, announced on May 16, 2018 that they have entered into an exclusive partnership to provide patients with personal medical case management services.

    The device, which is the first of its kind in Singapore, will help AIA customers facing serious medical problems to obtain the right diagnosis as fast as possible, have access to optimal treatment, and will make sure they are supported through their treatment journey until recovery.

    AIA Singapore to get more involved into the care of its beneficiaries

    This new service complements AIA Singapore’s comprehensive healthcare offering, that aims to provide customers with the best possible treatment and personalized ongoing support throughout their medical journey when they face serious medical conditions.

    « (…) We have gone beyond the traditional and passive insurance business model, and are committed to being an integral part of [our customers’] life journey, » Patrick Teow, chief executive officer of AIA Singapore, said (source: Asiaone.com). « We are confident that with this exclusive partnership, we are able to empower our customers to live healthier, longer and better lives. « 

    Personal support at every step of the treatment

    AIA Max Essential A and A Saver policyholders will be able to use Medix device to receive personal support at every step in the management of their serious medical conditions, including medical assessment, re-evaluation, referral for testing, ongoing multi-disciplinary consultations and long term medical guidance by Medix’ 300 in-house doctors and a global network of over 3,000 leading independent specialists.

    « Patients with serious medical conditions often have many questions about their care options and experience a great deal of stress and anxiety, » said Melita Teo, chief operating officer of AIA Singapore. « They need ongoing support throughout their treatment journey to help them cope with complications, side effects and provide emotional support. The case management service from Medix serves as a bridge between the patient and the complex world of medical care. By journeying with the patient from diagnosis to recovery, the service will help to improve the overall care experience and ensure the delivery of high quality care. »

    On-demand service available throughout the customer’s medical journey

    The service is provided for a period of at least three months and available upon need throughout the patient’s medical journey.

    Subsequently, Medix will continue to support beneficiaries, and work in collaboration with the customer’s treating doctor, to deal with on-going treatments, side-effects, complications if any and questions, in order to ensure that the best quality care is provided.

    • First of all, Medix will summarize the customer’s medical history and current test results, gather multidisciplinary opinions from different specialists and hold multidisciplinary team discussions.
    • Based on this information, the company will provide the most advanced, up-to-date and appropriate tests to ensure that the right diagnosis has been made and then recommend the best possible treatment plan. This process will include referral or recommendation of the most suitable doctor for the customer’s condition.
    • Thereafter, Medix will continue to support the customer in their care journey, and work collaboratively with the customer’s treating doctor, to deal with on-going treatments, side-effects, complications if any and questions, in order to ensure that the best quality care is provided.
  • Handitech : la Mutuelle Intégrance propose l’appli OptiVi à ses adhérents travaillant en ESAT

    La nouvelle application mobile de la Mutuelle Intégrance, OptiVi, a été développée pour ses adhérents – personnes handicapées et travailleurs handicapées – avec la start-up Optisantis.

    En fonction de son environnement, de ses habitudes de vie, de son activité physique et de ses relations familiales et amicales, chaque adhérent peut visualiser facilement son score santé, ses forces et ses faiblesses bien-être.

    Lancée en avril 2018, OptiVi, disponible sur GooglePlay et AppStore, propose une version Facile A lire et à Comprendre (FALC).

    Le bien-être des personnes accueillies en ESAT

    Les ESAT (établissements et services d’aides par le travail) sont spécifiquement visés par cette innovation : « Le principe est de mettre à disposition des établissements médico-sociaux une solution qui contribue au développement de leur politique de prévention et à sa communication, explique la Mutuelle Intégrance. Elle lui permet d’établir l’indice global bien-être de ses usagers grâce au centre de pilotage prévu (Opticenter) ».

    D’autres contenus inédits tels que des menus hebdomadaires de restauration collective ou des animations sportives programmées sont proposés. En pratique, le système évalue, à partir d’un questionnaire initial d’une quinzaine de questions, les « résiliences et agressions pour l’individu » qui déterminent ensuite son capital santé et bien-être. De quoi le positionner sur un radar avec « des axes pour améliorer sa stratégie santé ».

    S’il le souhaite, l’adhérent ayant téléchargé l’application peut par ailleurs consulter son programme personnel quotidiennement, axé autour de différentes thématiques : « mieux manger/nutrition », « mieux bouger/activité physique », « améliorer son sommeil » et « diminuer son stress ».

    Dans un ESAT, l’application peut permettre aux directeurs d’en savoir plus sur le bien-être des personnes accueillies et de repérer certaines situations.

    Synchronisation avec les objets connectés

    L’application OptiVi est compatible avec les montres connectées et podomètres leaders du marché. Après synchronisation de son objet connecté, l’utilisateur peut consulter toutes ses données directement depuis OptiVi et recevoir un coaching personnalisé.

    Un espace pour les aidants

    Ayant pour volonté de créer du lien entre la vie professionnelle du travailleur handicapé et son environnement familial, l’application OptiVi est couplée avec une plateforme dédiée aux aidants familiaux. Ainsi, l’aidant retrouve dans son espace personnel, les dernières actualités de l’ESAT, des conseils, les menus de la semaine ou encore le suivi des ateliers auxquels a participé le travailleur handicapé.

    Grace à son tableau de bord, l’aidant bénéficie d’un suivi statistique de l’utilisation de l’application par le travailleur handicapé : mode de lecture choisi (FALC / Non FALC), nombre de connexions par jour, etc.

    Plus d’infos via ce lien.

  • H&TI se mobilise pour vous faire découvrir en direct les tendances de la Paris Healthcare Week

    Les analystes de Health & Tech Intelligence seront présents chaque jour pour vous rapporter les tendances et les innovations pendant la Paris Healthcare Week du 29 au 31 mai 2018. Les articles seront en accès libre pendant cet événement.

    Vous pourrez également nous retrouver chaque jour sur le stand du Cluster TIC Santé Nouvelle Aquitaine (stand 038) à l’occasion des 10 ans du Cluster.

    À cette occasion, le Dr Béatrice Falise-Mirat, interviendra :
    • le 29 mai 2018 à 15h en tant que modératrice de la table ronde franco-canadienne autour du Cluster TechnoMontreal et l’écosystème e-santé canadien ;
    • le 31 mai à 11h avec le directeur de la Maison de Santé Protestante Bordeaux Bagatelle sur le thème de la coordination et des parcours de soin innovants.

    David Clavereau, quant à lui, interviendra le 30 mai 2018 à 15h, pour vous présenter les tendances start-ups en e-santé.

    Plus d’infos sur ce lien.

    Le programme complet de l’événement est consultable sur ce site internet.

  • « On pourrait mieux soigner et pour moins cher de nombreuses maladies grâce aux TIC » (Roland Cash)

    « Le système de soins médicaux en France n’est plus le meilleur, il est onéreux et peu efficace », expliquent Roland Cash – médecin, économiste et biologiste – et Jean de Kersvadoué – économiste de la santé-, co-auteurs de La coûteuse inégalité des soins, paru en avril 2018.

    Certes, les facteurs en faveur d’une augmentation des dépenses sont nombreux : vieillissement et augmentation de la morbidité, médicalisation croissante de la société, innovations coûteuses alors que les sources d’augmentation des recettes sont limitées. Mais selon eux, il existe une multitude de solutions pour soigner mieux et moins cher de nombreuses maladies, et notamment grâce aux nouvelles technologies. Les pharmaciens, par exemple, pourraient jouer un rôle plus stratégique dans la détection et la prévention des interactions médicamenteuses grâce aux logiciels dont ils disposent ; le suivi ambulatoire pourrait se développer grâce aux applis, etc.

    Une autre piste de réduction des coûts est de mieux former les médecins et fermer des plateaux techniques mal équipés.

    Les auteurs estiment les actes inutiles et événements indésirables évitables à 7 à 8 milliards d’euros par an dont les deux tiers au titre des prescriptions pharmaceutiques et de leurs conséquences. « Une ambition raisonnable serait d’éviter la moitié de ce montant », annoncent-ils. Interrogé par H&TI, Roland Cash argumente et livre des pistes pour réduire ces dépenses et soigner mieux.

    Le système de soins médicaux en France n’est plus le meilleur, il est onéreux et peu efficace selon vous. Vous parlez même de gaspillage. Pourquoi ?

    Nous ne parlons pas à proprement parler de « gaspillage », c’est le rapport de l’OCDE « Tacking wasteful spending on health » de 2017 qui en parle, terme utilisé pour frapper les esprits. Nous pensons plutôt qu’il y de la  « non-pertinence » dans les dépenses et des actes et des prescriptions qui sont inutiles et non-adaptés et même qui peuvent être dangereux pour la santé in fine.

    On pourrait, selon vous, mieux soigner et pour moins cher de nombreuses maladies. Pour quelles raisons ce n’est pas le cas ?

    C’est bien la question de fond. Nous déterminons plusieurs types d’explications. Il y a d’une part un manque de formation. D’autre part, il existe bien des recommandations mais celles-ci ne sont pas toujours bien appliquées, notamment parce qu’elles ne sont pas assez connues. Par ailleurs, avec le paiement à l’acte pour les honoraires libéraux, les médecins sont presque encouragés à faire plus d’actes et de prescriptions.

    Et puis il y a la question de fond du manque de contrôle par l’Assurance maladie. Je prends comme exemple flagrant la chirurgie bariatrique pour les patients atteints d’obésité sévère ou compliquée. Les interventions mutilantes se multiplient alors que cette solution devrait se prendre en dernier ressort !  J’estime qu’on opère des patients – pose d’un anneau gastrique, by-pass ou sleeve gastrectomy –  de manière non pertinente : dans certains cas il n’y a pas eu d’abord une prise en charge médicale, diététique et psychologique bien conduite. Et surtout, sur 50 000 patients opérés chaque année, un sur deux est perdu de vue par le praticien deux ans après l’intervention – alors même que la HAS a martelé qu’un suivi nutritionnel et endocrinologique est primordial. On sait tous que lorsqu’un suivi médical est correctement fait, les complications sont évitées –  complications qui pèsent financièrement sur le système de santé. Notre livre n’est pas destiné seulement à donner des pistes pour faire des économies en soignant mieux mais avant tout à soigner mieux.

    Parmi les solutions que vous abordez, vous parlez des outils logiciels : en quoi peuvent-ils jouer un rôle dans la réduction des dépenses ?

    Je pense d’abord aux pharmaciens : ils pourraient jouer un rôle plus stratégique dans la détection et la prévention des interactions médicamenteuses grâce aux logiciels dont ils disposent. Ils peuvent avoir des alertes mais ils s’en servent très peu car il y a trop d’alertes, un tri serait nécessaire pour identifier les interactions potentiellement les plus dangereuses. La diffusion du dossier pharmaceutique informatisé, rassemblant l’ensemble des traitements d’un patient, constitue un atout majeur dans cette direction. Parallèlement des logiciels d’aide à la prescription dont disposent les médecins permettent d’alerter le prescripteur en cas de risque de surdosage, d’allergie ou d’interaction médicamenteuse. La généralisation de ces outils et des échanges d’informations entre médecins et pharmaciens devrait ainsi améliorer la qualité des prescriptions et diminuer le nombre des événements indésirables. 

    On pourrait également exploiter la base de données Sniiram, qui comporte toutes les informations de remboursement de chaque français (son utilisation étant réalisée sous réserve de l’accord de la Cnil), afin d’imaginer des algorithmes identifiant les pratiques déviantes ou à risque. Je prends un exemple simple : on prescrit facilement des benzodiazépines à demi-vie longue (des somnifères ou tranquillisants) à des personnes âgées qui ont des problèmes de sommeil. Or ces produits restent longtemps dans le sang et présentent de nombreux effets indésirables : confusion, pertes de mémoire, chute… avec le risque de fracture du col du fémur, etc. Grâce à la base de données, le pharmacien pourrait recevoir une petite alerte chaque fois qu’une personne de plus de 75 ans vient retirer ce genre de psychotrope. Il pourrait ainsi le conseiller.

    Vous dites qu’en France il y a trop de structures hospitalières disposant d’un plateau technique et qu’il faudrait les concentrer dans les grands centres départementaux offrant de bonnes conditions de sécurité, des équipements performants. Est-ce une bonne solution à l’heure où l’on tente de lutter contre les déserts médicaux ?

    C’est une nécessité car ces structures hospitalières sont trop dispersées, parfois mal équipées et ont des difficultés à réaliser l’activité suffisante pour maintenir une équipe en effectif suffisant et compétente, et cherchent donc à « garder » les malades, pas toujours dans de bonnes conditions. Certains hôpitaux ne fonctionnent qu’avec un seul chirurgien titulaire sur place, ce qui peut être insécurisant même si celui-ci est excellent. Il faudrait donc s’orienter vers un mouvement de « concentration/déconcentration » : la concentration des plateaux techniques et des compétences rares. Pour des opérations chirurgicales, qui surviennent occasionnellement, les Français seront prêts à se déplacer vers un grand centre hospitalier départemental avec des équipes médicales complètes.

    Ce qu’il faut garder en proximité ce sont les services de médecine, le suivi post-opératoire éventuellement, les soins de suite, la radiologie, etc. Ce n’est donc pas contradictoire avec la lutte contre les déserts médicaux.

    En France, écrivez-vous, les gens sont à la recherche de « la santé parfaite ». En raison de cela, des consultations sont faites pour des problèmes mineurs ou en tout cas qui ne relèvent pas de la médecine. Mais ne faut-il pas mieux « prévenir que guérir » ? 

    C’est un peu la faute de l’OMS qui définit la santé de la manière suivante : « Un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Cette définition à mon sens extrême, donne une assise à la diffusion de soins médicaux pour des maux qui ne relèvent pas, ou ne relevaient pas, de la médecine : on demande des médicaments dès que l’on ne peut pas dormir, que l’on perd ses cheveux, ou que l’on est trop timide. Et pour les questions de fin de vie, on observe de l’acharnement thérapeutique : quand on sait que la personne va décéder dans les 15 jours et qu’elle en a assez des traitements douloureux, mieux vaut lui prodiguer des soins palliatifs que de la chimiothérapie jusqu’au dernier jour ou administrer des médicaments contre le cholestérol. Certains médecins ont du mal à arrêter, ce n’est pas dans leur nature de baisser les bras, parfois c’est la famille qui insiste. Parfois, c’est simplement un manque de bon sens.

    Enfin, certains dépistages sont excessifs. Il faut regarder au cas par cas : le dépistage organisé du cancer du sein et du col de l’utérus est très important mais pour le cancer de la prostate, il a été démontré que le rapport entre les avantages et les inconvénients n’était pas favorable, et que cela peut même créer des complications : infections après biopsie, incontinence ou impuissance après intervention sur la prostate.

    Vous être favorable au développement de la chirurgie ambulatoire. Est-ce que selon vous les applis et autres dispositifs innovants peuvent aider à son déploiement ?

    L’ambulatoire est une excellente innovation organisationnelle : c’est mieux pour le patient et pour les équipes médicales, d’autant que chez lui le patient a moins de risques d’attraper des infections nosocomiales. L’important c’est de bien préparer avant, bien expliquer aux patient ce qu’il doit faire après, bien lui dire qu’on va prendre en compte sa douleur, c’est le plus important, que l’on va maîtriser les risques. Dans ces conditions, il n’y a pas de raison que cela ne se généralise pas. Il y a un objectif de 65-70 % à l’horizon de quatre ans, c’est atteignable.

    Quant aux applications, je ne suis pas un spécialiste mais j’en ai vu des exemples et des démonstrations et je trouve cela très bien pour les patients qui peuvent rester en contact facilement avec l’équipe médicale. Cela les sécurise.

    Pour les cliniques et les hôpitaux, l’ambulatoire ne peut que les faire progresser dans leur organisation : ils améliorent ainsi le circuit de l’accueil et de la sortie.

    Sur le plan économique, la chirurgie ambulatoire ne génère pas d’économies nettes mais à terme il y a des économies attendues : un hôpital pourra fermer une aile complète de chirurgie en hospitalisation complète par exemple et redéployer le personnel dans des pôles plus tendus.

    Que pensez-vous de la télémédecine ?

    Nous n’en parlons pas dans le livre mais dans de nombreux cas, ces techniques peuvent améliorer l’accès et la continuité des soins. Cela est utilisé évidemment en dermatologie mais pourrait aussi l’être dans le cadre de la chirurgie bariatrique pour le suivi du patient : le nutritionniste, le chirurgien, la diététicienne, etc. pourraient communiquer ensemble grâce à des outils de télétransmission. Je pense que cela va faciliter les échanges mais cela ne va pas révolutionner la pratique. 

    Pour faire des économies, vous recommandez notamment de lancer des campagnes d’information au grand public via affichage ou mail mais aussi une ré-orientation des programmes  de formation continue des médecins. Pouvez-vous préciser ?

    Il y a quelques années, la campagne d’information grand public « Les antibiotiques, c’est pas automatique » avait très bien fonctionné et la consommation avait diminué. Depuis, l’assurance maladie n’a pas réitéré la même performance. Aujourd’hui les Français sont submergés d’information et cela risque d’être compliqué ; il faut confier cette tâche à des professionnels de la communication. 

    Quant aux programmes de formation continue des médecins, ils devraient peut-être être réorientés dans un sens de « médecine plus sobre ». Ce n’est pas de la médecine au rabais mais de la médecine adaptée : on fait ce qu’il faut et pas plus. Cela peut passer aussi par le développement des MOOC, qui sont plus adaptés à l’agenda des médecins que les sessions de formation in situ car c’est difficile de se dégager 3 jours pour une formation.

    Pour revenir au numérique, vous parlez de leur utilité pour mettre à jour et diffuser les recommandations de bonnes pratiques pour que chaque acteur ait accès à l’état de l’art. En quoi la santé peut-elle bénéficier du numérique ?

    C’est un sujet sur lequel la HAS travaille depuis des années sans avoir encore trouvé la bonne solution. Elle fait des recommandations de grande qualité mais celles-ci ne sont pas connues. Tous les médecins sont informatisés maintenant.

    Il faudrait mettre à jour et diffuser les recommandations de bonnes pratiques sous forme informatique pour que chaque acteur ait accès à l’état de l’art sur son poste de travail. Cette diffusion devrait bénéficier de l’utilisation des outils numériques : intégration des recommandations dans les logiciels d’aide à la prescription, systèmes experts d’aide au diagnostic et à la thérapeutique, détection pertinente des interactions médicamenteuses potentiellement graves, rappels informatiques pour signaler un problème éventuel lors de la saisie du dossier médical du patient en fonction du contexte, mise en place d’un portail public d’informations sur les médicaments, ergonomique, régulièrement mis à jour, etc.

    Vous abordez les bases de données hospitalières, grâce auxquelles il serait possible de détecter systématiquement les principaux événements indésirables graves liés aux soins (thromboses veineuses, escarres) afin de procéder à des comparaisons entre établissements de santé et dans le temps.

    En effet. La base de données PMSI regroupe tous les séjours hospitaliers. Pour chacun d’entre eux, l’hôpital doit remplir un relevé de séjour où il indique les informations complètes, diagnostic, co-morbidités, actes chirurgicaux, âge, date d’entrée et de sortie, etc. Des algorithmes développés sur cette base permettent d’identifier certains événements indésirables. On pourrait comparer les établissements sur leur taux d’événements indésirables et voir lesquels font bien ou moins bien et aider à ce qu’ils s’améliorent. Certaines start-ups se lancent sur ce créneau des indicateurs et c’est une très bonne chose.

    Quels sont modèles internationaux que vous trouvez plus performants ?

    Au regard des comparaisons d’indicateurs de qualité, les pays les plus performants sont les Pays-Bas, la Suisse, le Danemark, la Norvège…

    Enfin, quelle est votre vision de la prise en charge de la dépendance ? Vous parlez essentiellement du sanitaire dans l’ouvrage mais avez vous des idées pour réduire les coûts dans le médico-social ?

    La prise en charge de la dépendance ne s’analyse pas de la même façon que le secteur sanitaire ; il y a là manifestement de nombreux besoins non ou mal couverts, et il ne s’agit pas dans ce domaine de réduire les coûts. Il reste qu’il y a encore une marge (en termes d’organisation, de services proposés) pour améliorer les procédures de maintien à domicile afin d’éviter ou retarder l’institutionnalisation en Ehpad.

    La coûteuse inégalité des soins – Soigner mieux, soigner moins cher – Ed. Economica. Disp. via ce lien.