Fonds

  • Inde : l’application de gestion du diabète BeatO lève 1, 06 million d’euros

    Health Arx Technologies, une société indienne qui exploite l’application de gestion du diabète BeatO, a levé début avril 2018 environ 1,3 million de dollars US (1,06 M. €) dans un tour de financement co-mené par les sociétés de capital risque Blume Ventures et Leo Capital, basées en Inde.

    La start-up utilisera ce nouveau fonds pour accélérer le développement de son application BeatO et compléter sa gamme de produits de santé.

    BeatO : 25 000 utilisateurs actifs répartis dans 1 500 villes

    La société BeatO avait réalisé peu après sa création une première levée des fonds grâce au soutien de quelques investisseurs individuels.

    Elle affirme qu’environ 25 000 utilisateurs actifs répartis dans 1 500 villes utilisent actuellement ses produits et services. Ses revenus auraient par ailleurs été multipliés par dix en un an, assurent ses dirigeants.

    Des services en ligne et des produits alimentaires adaptés aux personnes diabétiques

    Fondé en 2015 par Yash Sehgal, Abhishek Kumar et Gautam Chopra, BeatO propose une plateforme complète de gestion et de prise en charge du diabète grâce à ses solutions de surveillance de la glycémie disponibles par le biais d’une application mobile.

    L’entreprise propose également à la vente des produits tels que des collations adaptées aux personnes atteintes de diabète.

    Gestion du diabète en ligne : un marché concurrentiel

    M. Chopra, le P-D.G. de la société, estime que l’Inde pourrait compter environ 100 millions de personnes diabétiques d’ici 2030 (Vccircle.com). « [Cette évolution] exerce une énorme pression sur toutes les parties prenantes de l’écosystème des soins, tant du point de vue des coûts que du bien-être [de la population]. »

    Wellthy : une start-up prometteuse

    BeatO est en concurrence avec plusieurs entreprises à fort potentiel de croissance, dont Wellthy Therapeutics, sur le marché de la gestion et de la prise en charge du diabète via application mobile.

    Basé à Bombay, Wellthy a levé environ 2,1 millions de dollars (1,7 M. €) en mars 2018 dans un tour de financement mené par l’entreprise familiale de Ranjan Pai, président du Manipal Education and Medical Group, l’un des principaux fournisseurs de services médicaux et d’éducation en Inde.

  • India: diabetes management app BeatO raises US$1.3M

    Health Arx Technologies, an Indian company which operates diabetes management app BeatO, raised around US US$1.3 million (€1.06m) in early April 2018 in a funding round co-led by India-based venture capital firms Blume Ventures and Leo Capital.

    The start-up will use the money to accelerate the development of its technology and supplement its range of product categories.

    BeatO: 25,000 active users from 1,500 cities

    BeatO had previously raised an angel round from a few individual investors.

    The company claims 25,000 active users from 1,500 cities are using its product and services, and its revenue has grown 10 times within a year.

    Diabetes-specific online services and products

    Founded in 2015 by Yash Sehgal, Abhishek Kumar and Gautam Chopra, BeatO offers a comprehensive diabetes management and care platform through its glucose monitoring solutions through a mobile app.

    The company also sells diabetes-specific products such as diabetic snacks.

    Online diabetes management: A competitive market

    Gautam Chopra, CEO of BeatO, said that India is likely to have 100 million diabetics by 2030 (Vccircle.com). « This puts tremendous pressure on all stakeholders in the healthcare ecosystem both from a cost and well-being perspective to specially cater to this large demographic. »

    Wellthy: a promising start-up

    BeatO is competing with companies like Mumbai-based Wellthy Therapeutics in the mobile app-based diabetes management and care market. Wellthy raised in March 2018 about US$2.1 million (€1.7m) in a seed funding round led by the family office of Ranjan Pai, chairman of Manipal Education and Medical Group, one of India’s leading providers of medical and education services.

  • Un Conseil national de la e-santé dans l’objectif de consolider l’écosystème français

    Le Conseil National de la e-Santé (CNeS) est une nouvelle instance scientifique et technologique à but non lucratif.

    Si cette démarche a été créée officiellement le 10 août 2017 avec élection d’un bureau fondateur suite à une assemblée générale constitutive, elle a été lancée jeudi 29 mars 2018, à Reims, à l’occasion du Take Care Show.

    L’objectif est de consolider un écosystème pour soutenir et faire avancer efficacement le développement de la e-santé, en réunissant des experts, des compétences et des talents (uniquement des personnes physiques) dans les différents domaines impliqués et en ayant une représentation de l’ensemble des professions et métiers concernés.

    Autre ambition de ce Conseil, la création d’un label indépendant, CeSanté, officiel et gratuit, qui sera lancé le 1er juin 2018.

    Les principaux objectifs du conseil national de la e-santé

    Voici les mission du Conseil :

    • une réflexion interprofessionnelle globale et neutre autour de la e-santé ;
    • la rédaction de notes stratégiques, de rapports et de recommandations sur le développement de la e-santé ;
    • l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques ;
    • l’organisation événements pour promouvoir la recherche, la réflexion ou l’échange autour de la e-santé;
    • la coordination et publication d’articles et d’études scientifiques en santé numérique ;
    • toutes opérations, y compris expérimentales ou de recherches, ayant pour objet l’étude et/ou la mise en œuvre de ces recommandations ;
    • la vulgarisation et communication auprès du grand public, la formation post-universitaire des professions médicales et paramédicales.

    Plus de 80 acteurs du secteur de la e-santé impliqués

    Marc Soler, Nicolas Bondu, Adnan El Bakri, Wassim Badiou, Xavier Schneider, Eudes Ménager, Sophie Sergent, Anca Petre, Denise Silber, Benjamin De Viaris, Charles Nahmanovici, Jacques Durand, Hélène Decourteix, entre autres, font partie des membres fondateurs. 

    Les membres actuels ont été réunis par cooptation. Plus de 80 experts de tout horizon sont désormais impliqués et, selon l’association, les portes sont grandes ouvertes pour tous ceux qui souhaiteraient rejoindre le conseil.

    Composition du bureau

    • Docteur Wassim Badiou, gynécologue, est le président du Conseil national de la e-santé ;
    • Olivier Ami, gynécologue, directeur de l’intelligence artificielle chez le moteur de recherche Qwant est trésorier ;
    • Adnan El Bakri, PDG d’InnovHealth est le porte-parole du CNeS.

    Le conseil participera activement au e-Health World à Monaco  (31 mai – 1er juin 2018).

    Plus d’informations sur la page Facebook de l’association.

  • French Assurtech, un accélérateur qui accompagne les start-ups aux solutions numériques innovantes

    La ville de Niort, qui rassemble un nombre important de mutuelles d’assurance, a été le théâtre de la naissance de l’association Niort Tech fin février 2018. Les acteurs historiques de l’assurance – Groupama, IMA (Inter Mutuelles Assistance), MAAF, MACIF, MAIF et le MEDEF Deux-Sèvres – se sont associés autour de la volonté commune de dynamiser le développement numérique du territoire et permettre l’émergence de solutions capables d’apporter une réponses aux enjeux de l’assurance de demain.

    La première réalisation du collectif est l’ouverture d’un accélérateur, French Assurtech, à destination des start-ups françaises de l’AssurTech, imaginé comme point névralgique d’un futur écosystème censé apporter de l’agilité au secteur de l’assurance. Le premier appel à projets a été ouvert à destination des start-ups opérant dans l’IA, le big data ou la blockchain dans quatre champs prioritaires :
    • santé et dépendance ;
    • silver economy ;
    • auto et mobilité ;
    • habitation et gestion de l’habitat.

    Faire émerger un écosystème numérique dans l’assurance pour relever les défis posés par l’évolution de la société

    Dans une contexte de l’essor de la technologie, du développement de l’IoT et du « tout connecté », les assureurs mutualistes ont décidé de s’associer pour chercher ensemble des réponses à l’évolution des métiers de l’assurance en collaboration avec les start-ups spécialisées dans les nouvelles technologies telles l’IA, le big data ou la blockchain.

    Les fondateurs et membres de Niort Tech pourront bénéficier de l’agilité et de la créativité des start-ups et d’un accès privilégié aux services créés, sans parler de l’accès privilégié à l’investissement dans ces jeunes entreprises.

    Dans le cadre du premier appel à projets, Niort Tech est à la recherche de start-ups développant des solutions innovantes qui permettent de forger l’assurance de demain et de répondre en anticipant les futurs besoins des assurés.

    L’appel à projets : IA et big data

    L’accélérateur propose un programme d’accompagnement de 9 mois pour 5 à 6 start-ups sélectionnées sur le critère de synergies avec les métiers de l’assurance. L’appel à projets en cours prend fin le 5 avril 2018.

    Quatre axes prioritaires et thématiques variables

    La santé et la dépendance, la silver economy, l’auto et la mobilité, et l’habitation et la gestion de l’habitat sont les champs d’action définis comme prioritaires, alors que les thématiques visées par ce premier appel à projets sont :

    • le big data pour développer des solutions et services orientés vers la prévention (prédictivité comportementale, téléassistance, télésurveillance, télémédecine) ;
    • l’IA pour lutter contre les nouveaux risques ;
    • la blockchain comme moyen d’améliorer la traçabilité et l’intégrité des processus (data collection, transaction, etc.) ;
    • l’amélioration du parcours client qui doit être simplifié et permettre d’avantage d’interactions avec les clients.

    Parfaire les projets des start-ups

    L’accompagnement dont bénéficieront les start-ups leur permettra d’activer ou d’améliorer les différents leviers de développement : le business model, la segmentation client, le pilotage financier, les activités commerciales et le développement du produit.

    D’ici trois ans, ce sont 25 à 30 start-ups qui seront accélérées et pourront bénéficier des services et avantages suivants :

    • un soutien managérial des fondateurs : chacune d’entre elle sera accompagnée par 2 parrains, désignés parmi les membres ou les proches du comité de direction de 2 entreprises différentes, qui s’engagent à les suivre une journée par mois ;
    • un accompagnement sur mesure par Startup Palace via des ateliers individuels et collectifs, et un coaching hebdomadaire.

    Pour y répondre, il faut remplir sa candidature en ligne via ce lien.

  • Covéa finance la recherche innovante dans le handicap, le cancer et les maladies neurodégénératives

    Covéa, le groupe d’assurance mutualiste, soutient des initiatives de recherche médicale à haute composante technologique qui visent l’amélioration de l’état de santé des personnes handicapées souffrant notamment de troubles de l’appareil locomoteur, comme en témoigne le soutien financier des 21 et 26 mars 2018 visant :
    • la chaire « BiomecAm Innovation et Handicap » portée par l’Institut de Biomécanique Humaine Georges Charpak (150 000 euros par an) ;
    • le Fonds de Dotation Clinatec, dédié à la promotion et au financement du Centre de recherche biomédicale Edmond J. Safra basé à Grenoble (1 million d’euros sur 3 ans).

    Les deux projets sont des projets de recherche transdisciplinaires qui visent à proposer des solutions innovantes aux patient atteints de troubles graves musculo-squelettiques, comme les personnes para ou tétraplégiques. Covéa espère profiter des applications développées dans ce cadre et les mettre à disposition du grand public pour des actions de prévention notamment.

    Troubles et modélisation musculo-squelettiques

    Le groupe mutualiste Covéa (MAAF, MMA et GMF) a renouvelé son soutien à la chaire BiomecAm Innovation et Handicap, aux côté de trois autres partenaires : la Société Générale, la fondation Yves Cotrel (Institut de France) et la société Proteor. Les quatre acteurs ont soutenu le fonds de 2,450 millions d’euros.

    Covéa est engagé comme mécène depuis 2012 et jusqu’en 2021 et ce à hauteur de 50 000 euros par marque (MAAF, MMA et GMF) et par an, soit un total sur 10 ans de 1,5 million d’euros.

    La Chaire BiomecAm de l’Institut de Biomécanique Humaine Georges Charpak Arts et Métiers ParisTech incarne un programme international d’enseignement et de recherche focalisé sur  la modélisation biomécanique personnalisée du système musculo-squelettique et vise à établir une référence mondiale pour la recherche pluridisciplinaire, tout en contribuant à former des ingénieurs, des cliniciens et des chercheurs ouverts sur les problématiques cliniques et industrielles. 

    Covéa soutient plus particulièrement deux axes de recherche :

    • l’analyse du mouvement via vidéo et la modélisation personnalisée pour la prévention des gestes à risques des jeunes pratiquant le rugby ;
    • la prévention des chutes chez les personnes à risque.

    Selon le directeur technique de Covéa, ce soutien pluriannuel serait une opportunité pour Covéa de proposer des applications mobiles grand public permettant aux entraîneurs sportifs et aux aidants des personnes âgées d’identifier les risques correspondants à chaque typologie de personne, de préconiser des conseils utiles et mettre en place des actions de prévention.

    Clinatec – 1 million d’euros pour la recherche en traitements de pathologies lourdes

    Clinatec, le centre de recherche qui travaille sur le développement d’un exosquelette piloté par la pensée est un centre de recherche particulièrement porté sur le transfert de technologie et vise l’accélération de la disponibilité de ses solutions pour les patients.

    Il réunit des cliniciens en recherche de technologies, des industriels qui ont besoin de faire des tests cliniques et des chercheurs dont le sujet concerne les axes de Clinatec, tous mutualisant leurs connaissance et savoir-faire pour les mettre au service de solutions thérapeutiques nouvelles.

    L’aide de Covéa, via sa mutuelle MAAF, sera étalée sur 3 ans et servira notamment à soutenir financièrement l’appel à projet que Clinatec lance chaque année.

    Cet engagement de Covéa traduit sa volonté de participer au traitement de pathologies lourdes et de contribuer à l’expérimentation de technologies les plus innovantes afin de proposer des solutions de prévention et d’accompagnement thérapeutiques innovants.

  • Médecine de précision-USA : Medicare finance désormais les tests génétiques pour les cancers avancés

    Le Centers for Medicare & Medicaid Services américain a annoncé le vendredi 16 mars 2018 que le programme fédéral Medicare financerait désormais les tests génétiques de dépistage du cancer approuvés par la Food and Drug Administration. L’utilisation du séquençage génétique permet d’élaborer un protocole de soins ciblés et adaptés aux besoins du patient. Ces tests financés par Medicare sont utilisés exclusivement dans le cas de cancers avancés.

    Cette autorisation s’inscrit dans le cadre de l’avènement de la médecine de précision (precision medicine), que le programme fédéral Centers for Medicare & Medicaid Services a érigée en priorité. L’Institut Curie rappelle sur son site internet que « la médecine de précision s’appuie sur l’analyse des caractéristiques moléculaires et génétiques pour permettre un traitement et un suivi individualisé ou personnalisé des patients atteints de cancer ».

  • Singapore: Accuron MedTech to invest SGD10 M. in biomedical start-ups

    Medical device company Accuron MedTech Group (Singapore) announced on February 8, 2018 that it had been appointed by Spring SEEDS Capital (SSC), the investment arm of the government agency Spring Singapore, to boost the growth of high-potential start-ups based in the city-state.

    Accuron MedTech will invest up to SG$ 10 million (€6.2m; US$7.5m) in Singaporean companies specializing in health and biomedical sciences. All investments will be matched by SSC.

    More than 10 strategic investments in health tech start-ups

    « We are seeing a growing pool of start-ups in Singapore and the Southeast Asia region that have the potential to make significant impact in healthcare, and are poised for rapid global commercial success, » said Abel Ang, group chief executive of Accuron MedTech (source: Enterpriseinnovation.net).

    Since 2014, the Singapore company has made more than ten strategic investments in innovative technology start-ups which have the potential to revolutionize the healthcare industry and and transform the paradigm of patient treatment. Local start-ups backed by the group include renal disease companies Advent Access and Awak Technologies, and ophthalmic company Peregrine Ophthalmic.

    MedTech Alliance 2: A Singapore high potiential consortium

    Accuron MedTech’s investment will be made through MTA2 (MedTech Alliance 2), a Singaporean consortium of Accuron MedTech, a privately-owned international economic development company Economic Development Innovations Singapore (EDIS), and Mr Yoh-Chie Lu, the founder of the Biosensors International group of companies, which develops and markets innovative medical devices for interventional cardiology and critical care procedures.

    Accuron MedTech: more than 100 years of international healthcare sector expertise

    Investee companies will have access to Accuron MedTech’s senior management team, which has over one hundred years of international expertise in the healthcare industry through the development of medical innovations, taking them from concept phase through to commercialization worldwide.

  • Handicap et numérique : Syntec formule des propositions en faveur d’un numérique inclusif de tous

    Le groupe de travail « Handicap et Numérique » du Syntec Numérique déplore que le développement des usages numériques en faveur des personnes handicapées se heurte à l’absence d’une politique publique dédiée à l’évaluation, à la mise à disposition, à la préconisation et à l’accompagnement de solutions innovantes.

    C’est pourquoi elle a formulé, mercredi 14 mars 2018, dans le cadre du Tech for Handicap Forum, une série de propositions à destination du  gouvernement pour la diffusion des aides techniques numériques.

    Parmi les 18 recommandations, 5 sont jugées prioritaires:
    • la création d’un comité de pilotage et de suivi sur le sujet des aides techniques numériques sous l’égide de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et de l’Agence du Numérique ;
    • la professionnalisation des préconisateurs (ergothérapeutes, orthoptistes, éducateurs spécialisés) et la professionnalisation de l’accompagnement dispensé par les concepteurs ;
    • le financement des opérateurs via le futur plan d’investissement de 10 milliards d’euros du Gouvernement afin d’acquérir des aides techniques numériques dans les écoles, associations, ESMS ;
    • rendre l’évaluation systématique pour toutes les aides techniques numériques avec une méthodologie d’évaluation claire et éprouvée ;
    • revoir les règles de la TVA à 5,5 % et du Crédit d’Impôt Service à la Personne pour améliorer la prise en charge et solvabiliser les publics de plus de 60 ans qui ne relèvent pas de la prestation de compensation du handicap (PCH).

    D’après Syntec, la France dispose d’un savoir-faire spécifique dans ce domaine : près de 150 PME travaillent sur des solutions inclusives à destination des personnes en situation de handicap. La filière, fédérée au sein du groupe de travail « Handicap et Numérique » de Syntec Numérique – constitué d’une quarantaine d’acteurs de la filière (collège Éditeurs) et rattaché à la commission Handicap -, représente donc un générateur de richesse socio-économique.

    Le groupe de travail a élaboré un rapport « vers une stratégie nationale pour les aides techniques numériques » qui dresse l’état des lieux de la filière et liste les propositions pour la renforcer.

    18 propositions pour alimenter une politique publique sur le thème des aides techniques numériques

    Se doter d’une gouvernance

    • Proposition n°1 : Que l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) effectue un benchmark des solutions existantes pour préconiser aux entreprises celles dont le rapport qualité / prix est meilleur à la fois pour l’entreprise et pour les finances publiques.
    • Proposition n°2 : Chiffrer le coût de l’exclusion socio-économique liée à la fracture numérique des personnes en situation de handicap autour d’indicateurs tels que le progrès de l’espérance de vie sans incapacité, le coût humain de la scolarisation des élèves handicapés, la libération du temps des aidants, et les gains liés aux usages dématérialisés, l’accès à l’emploi.
    • Proposition n°3 : Créer un Comité de Pilotage et de Suivi de cette politique publique au sein d’une délégation interministérielle sur le sujet des aides techniques numériques réunissant des experts de l’Éducation Nationale, du handicap (CNSA), de la santé (DGCS), et du numérique (Agence du Numérique et Syntec Numérique), rattaché au Comité Interministériel du Handicap (CIH) sous l’égide du Premier Ministre.

    Évaluation et information

    • Proposition n°4 : Que les CICAT signent des CPOG avec les ARS, abondées par l’intermédiaire d’un Programme d’Investissement National, de manière à pouvoir financer l’acquisition et la formation sur du matériel sous réserve que celui-ci ait été évalué par un centre d’expertise national.
    • Proposition n°5 : Que, dans le cadre des Programmes d’Investissement d’Avenir, les ARS flèchent des budgets vers les établissements spécialisés, centres sociaux et médico-sociaux de manière à financer l’équipement et la formation sur des aides techniques numériques.
    • Proposition n°6 : Les CICAT et les technicothèques doivent être réformés de façon structurelle dans leur mode de financement comme dans leur mode de mise à disposition et de formation des préconisateurs, en intégrant systématiquement les aides techniques numériques dans leur panel.
    • Proposition n°7 : Que l’évaluation soit rendue systématique pour toutes les aides techniques numériques par un Centre d’Expertise National Public financé par la CNSA, l’Éducation Nationale, Bpifrance, l’Agefiph, et le FIPHPFP, doté d’une méthodologie d’évaluation claire et éprouvée.

    Solvabilisation des bénéficiaires

    • Proposition n°8 : Il convient de redéfinir le critère de la clause d’exclusivité aux personnes en situation de handicap pour retenir un critère de destination : « Si un produit, même grand public, est acheté par une personne titulaire de la carte d’invalidité avec un taux d’invalidité supérieur à 80 % ou par une personne relevant du GIR 5, GIR 6, alors la TVA applicable au dit produit est de 5,5 %. Les produits concernés doivent avoir fait l’objet d’une évaluation et être éligibles à une prise en charge au titre de la PCH ».
    • Proposition n°9 : Offrir la possibilité aux concepteurs d’aides techniques numériques de revendiquer le Crédit d’Impôt Service pour le service apporté autour de leurs solutions lorsque celles-ci servent des publics en situation de handicap de plus de 60 ans qui ne relèvent pas de la PCH.
    • Proposition n°10 : Que le service fourni autour des aides techniques numériques relève du volet « aides techniques » de la PCH de manière à encourager les concepteurs à développer des modèles économiques reposant sur le service, gage à fois de la bonne appropriation des usages et donc de la bonne diffusion des innovations.
    • Proposition n°11 : Que la CNSA assure un référentiel national de prise en charge des aides techniques numériques et crée des couloirs de prise en charge accélérés pour les produits évalués.

    Acculturation des préconisateurs

    • Proposition n°12 : Que les décrets de compétences des différentes professions que sont les orthophonistes, les ergothérapeutes, les orthoptistes, les AVS, et les enseignants et les enseignants spécialisés comportent une culture des aides techniques numériques.

    Le numérique dès l’école

    • Proposition n°13 : Que la question de la formation aux aides techniques numériques des enseignants soit intégrée au Plan Numérique pour l’Éducation et en encourageant la FISAF (Fédération nationale pour l’Insertion des personnes Sourdes et des personnes Aveugles en France) dans son rôle de formation des enseignants spécialisés.

    Renforcement du financement des innovateurs

    • Proposition n°14 : Que le financement de l’amorçage des innovations de la handitech soit assuré par l’intermédiaire d’une enveloppe pérennisée de Bpifrance. Le bouclage public-privé avec les investisseurs d’impact doit être opéré par Bpifrance via des conventions avec les investisseurs d’impact pour assurer l’effet de levier des contrats d’aides.

    L’incubation des jeunes pousses et la projection à l’export de la filière

    • Proposition n°15 : Que Business France structure une stratégie d’export pour la filière « Handicap » avec des voyages d’export comprenant des décideurs publics et des acteurs du développement (Agence française de développement, acteurs régionaux). Trois segments de prospection doivent être retenus : associatif, médico-social et scolaire.
    • Proposition n°16 : Créer un Comité de Pilotage pour la création d’un incubateur national « Handicap et Numérique » comprenant la CNSA, Bpifrance, Syntec Numérique, l’Association nationale pour la Prise en compte du Handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP) et l’Éducation Nationale.

    Une politique de la donnée adaptée au monde du handicap et de la fracture numérique

    • Proposition n°17 : Que la stratégie numérique du Gouvernement fasse des données liées à l’accessibilité l’un des piliers de l’Open Data et que l’articulation et l’intégration entre les solutions de référencement existantes soient assurées. Les diagnostics d’accessibilité des Établissements Ouverts au Public (ERP) pourraient être regroupés au sein d’un jeu de données unique disponible en Open Data sur data.gouv.fr. Enfin, l’Accessibility Cloud, projet international Open Source permettant le partage en Open Data des données du handicap, doit être encouragé.
    • Proposition n°18 : Que les acteurs relevant de la médiation numérique puissent être certifiés par la CNIL pour leur détention de données à caractère personnelle aux fins d’inclusion numérique et dans un cadre clair, via une certification de la CNIL adressée à la structure et renouvelable tous les trois ans.

  • Rapprochement des réseaux de soins des entités du Groupe VYV et téléconsultations téléphoniques

    Malakoff Médéric et le Groupe VYV annoncent ce 15 mars 2018 le souhait de créer une nouvelle structure, Kalixia, d’ici fin 2018. Celle-ci permettra le rapprochement de leurs deux réseaux de soins existants, Kalivia et Egaréseau.

    L’objectif est de réduire le reste à charge du patient et optimiser la gestion du risque des mutuelles.

    Ce même jour, le groupe VYV a dévoilé un service de téléconsultations téléphoniques via MesDocteurs à destination des seniors et des résidents des zones au débit Internet limité.

    Réduire le reste à charge du patient et optimiser la gestion du risque des mutuelles

    Kalixia qui doit voir le jour avant fin 2018 va reprendre l’ensemble des services des réseaux des deux groupes, alors que dès le mois de mars 2018 un premier réseau commun en ostéopathie est lancé.

    Ainsi, les bénéficiaires des deux réseaux d’origine, à savoir 15 millions de personnes, profitent des mesures de la mutuelle favorisant la maîtrise des prix pour les actes de soins dont les tarifs ne sont pas encadrés par la Sécurité sociale et du reste à charge.

    En 2019, c’est le réseau d’audioprothésistes qui sera renouvelé par appel d’offres commun à l’échelle du Groupe VYV, et en 2020 le réseau optique.

    Dématérialiser les factures et faire évaluer le service par le patient

    S’appuyer sur un réseau de soins permet aux complémentaires santé d’améliorer leur gestion du risque en optimisant les process de facturation, ce qui consiste à encourager la dématérialisation des factures, et en contrôlant le montant des remboursements.

    Le Groupe VYV compte instaurer également un recueil systématique des avis des patients dans les 72h qui suivent le service.

    Téléconsultations téléphoniques via MesDocteurs

    Il s’agit d’un service développé par une mutuelle partenaire de MesDocteurs est avant tout destinée aux habitants des zones où les conditions d’Internet ne permettent pas le recours à la visioconférence.

    Mais, il s’agit d’un service adapté à l’usage des personnes âgées ne disposant pas d’équipement leur permettant de joindre un médecin autrement que par téléphone.

    Ce service est disponible sur la plateforme MesDocteurs depuis le début du mois (mars 2018).

    Pour y accéder, les adhérents des mutuelles partenaires disposent d’un numéro de téléphone qui les conduit vers une plateforme de télésecrétariat, via laquelle ils sont redirigés vers un médecin membre de MesDocteurs qui, à l’issue de la téléconsultation, pourra émettre une ordonnance.

  • Health Tech : le Chinois Ogawa crée un fond de 8M€ pour établir un centre d’innovation en Israël

    La société chinoise de santé et de bien-être Ogawa, l’un des leaders du marché, a lancé en février 2018 un fonds de 10 millions de dollars US (8 M€) pour investir dans de nouveaux produits en mettant l’accent sur les investissements en Israël.

    Le groupe envisage notamment de créer un centre d’innovation en Israël qui embauchera des ingénieurs ou des sous-traitants locaux pour développer des solutions de santé. L’établissement se concentrera en particulier sur la santé numérique, la surveillance à domicile des personnes et le suivi des performances sportives.

    Le fonds a été créé par l’intermédiaire de Comfort Enterprise, une filiale d’Ogawa basée à Hong Kong, en coopération avec le groupe d’investissement chinois RJ Group.

    Le 1er centre de santé 100 % chinois basé en Israël

    Il s’agira du premier centre médical en Israël entièrement géré par une entreprise chinoise. La société chinoise Fosun Pharmaceutical Group exploite certes un centre d’innovation au sein du pays depuis qu’elle a acquis en 2013 la société d’esthétique médicale israélienne Alma Lasers pour 240 millions de dollars (194 M€) mais l’activité de Comfort Enterprise en Israël sera la première provenant exclusivement d’une entreprise chinoise et non de l’acquisition d’une société locale.

    Un investisseur local influent dirigera les activités de Comfort en Israël

    Le responsable d’Ogawa en Israël est Rafi Aviram, ancien cadre supérieur d’un certain nombre de sociétés israéliennes spécialisées dans les équipements médicaux. Il a notamment été vice-président du marketing et du développement des affaires au sein du groupe israélien Telsys et de la société canadienne Mio Global, un développeur de montres connectés qui distribuait ses produits par l’intermédiaire du groupe Ogawa, créant ainsi une connexion entre M. Aviram et la société chinoise.

    Les entreprises chinoises investissent de plus en plus en Israël

    Les responsables du fonds d’investissement sont déjà en train de négocier avec un certain nombre de sociétés israéliennes. Comfort Enterprise est également en pourparlers avec d’autres entreprises dans le but de distribuer ou de fabriquer leurs produits en Chine. En dehors du secteur de la santé, l’ensemble du groupe est aussi intéressé par des investissements en Israël dans les domaines du web et de l’intelligence artificielle.

    16 Mds USD investis dans des entreprises israéliennes depuis 2013

    Les entreprises chinoises s’intéressent de plus en plus au marché israélien. Leurs investissements en Israël dans le secteur de l’high tech, dont celui de la health tech, approchaient le milliard de dollars US (807 M.€) en 2016, indiquent les experts du secteur (source : CNBC).

    Au cours des cinq dernières années, les entreprises chinoises ont investi quelque 16 milliards de dollars (13 Mds €) dans des entreprises israéliennes tous secteurs confondus, des opérations comprenant notamment le rachat en 2015 de l’entreprise de dispositifs médicaux Lumenis par le groupe chinois XIO (510 M.USD ; 412M.€) et le rachat d’Alma Laser par Fosun en 2013 (source : Nocamels.com).