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  • Appel Pfizer Healthcare Hub France : Ad scientiam, Kiwifab, Lucine et Sêmeia lauréats

    Ad scientiam, Kiwifab, Lucine et Sêmeia sont les 4 start-ups retenues (parmi 32 dossiers reçus) par Pfizer France et l’Incubateur et pépinière d’entreprises Paris-Salpêtrière (Ipeps) dans le cadre de l’appel à candidatures lancé fin 2018 pour rejoindre le Pfizer Healthcare Hub France, un programme d’accélération qui vise à soutenir le développement de solutions numériques en santé conçues pour apporter des bénéfices aux patients.

    Ce dernier a été fondé en septembre 2018 par l’antenne française du groupe pharmaceutique, en partenariat avec l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et son incubateur l’Ipeps.

    Les 4 start-ups ont été sélectionnées pour le potentiel de leurs solutions, centrées sur 3 thématiques majeures :
    • l’amélioration du parcours de soins ;
    • la qualité de vie du patient ;
    • une meilleure coordination entre les différents acteurs de la santé.

    Les lauréats vont s’installer à partir du 11 février et pendant 9 moins dans les locaux de l’incubateur Ipeps-ICM.
    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière, qui réunit chercheurs, cliniciens et entrepreneurs pour faire avancer la recherche fondamentale et explorer ses applications, apportera avec Ipeps son savoir-faire dans l’accompagnement des start-ups du secteur.
    De son côté, Pfizer, par le biais d’un programme de mentorat dédié, partagera son expertise des sujets médicaux, pharmaceutiques, cliniques et réglementaires, et sensibilisera les jeunes sociétés aux réalités du marché pharmaceutique et notamment de son accès.

    Le jury de l’appel était composé d’une vingtaine d’experts de Pfizer et de l’ICM ainsi que de spécialistes de la health tech.

    « Notre choix s’est porté sur des startups suffisamment matures et structurées qui nourrissent un projet viable ou sont en phase de test sur une nouvelle technologie, commente Henriette Rosenquist, présidente de Pfizer France (communiqué). L’objectif est de soutenir et d’accélérer leur développement, pour que ces startups puissent envisager une commercialisation de leur produit ou service au terme des 9 mois d’accélération. »

    Présentation des 4 start-ups

    Ad scientiam

    Ad Scientiam est implanté à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) et dans l’incubateur Ipeps-ICM. Elle regroupe ingénieurs, médecins et chercheurs.

    La start-up, spécialisée dans le domaine des données en vie réelle, a développé MSCopilot pour améliorer le suivi des personnes atteintes de sclérose en plaques.

    Le dispositif, disponible sur smartphone, propose 4 tests afin d’objectiver et de quantifier le périmètre de marche, la dextérité, l’acuité visuelle et la cognition. Les données recueillies sont ensuite transmises au neurologue du patient, qui peut suivre l’évolution de la maladie de manière précise.

    Kiwifab

    Kiwifab est une start-up en phase de démarrage qui développe des produits et des services de santé connectés pour faciliter la prise de traitement ainsi que le bon usage des médicaments.

    Sa première solution élaborée est Ki-Di, un distributeur intelligence de comprimés et de gélule qui permet de planifier et de sécuriser les prises de médicaments dans le cadre d’un traitement complexe.

    L’ouil peut ajuster le dosage ou l’heure de prise en temps réel.

    À terme, l’objectif de Kiwifab est que les données générées et recueillies par Ki-Di puissent permettre aux professionnels de santé de mieux suivre le parcours de soins des patients.

    Lucine

    Fondé à Bordeaux, Lucine est composé d’une trentaine de collaborateurs aux profils pluridisciplinaires.

    Son objectif est de reproduire à domicile les méthodes utilisées dans les centres anti-douleur.

    L’application, basée sur un système d’intelligence artificielle (IA), analyse et identifie les douleurs grâce à un questionnaire simple, couplé à une reconnaissance faciale des émotions.

    Lorsque la douleur est définie, l’outil propose différentes techniques pour soulager les symptômes.

    Sêmeia

    Sêmeia conçoit des solutions d’accompagnement basées sur l’IA (deep learning).

    La start-up a mis au point une plateforme de suivi qui propose un accompagnement numérique personnalisé. Elle regroupe informations sur la pathologie, conseils, e-learning et données physiologiques (tensions, sommeil, fatigue, bilan sanguin).

    À n’importe quel instant, le patient peut entrer en contact avec le personnel de santé par l’intermédiaire de différents canaux de communication (SMS, appels avec une infirmière, chats avec un pharmacien, etc.).

    Cet accès facilité aux données de la personne permet au praticien d’identifier les patients à risque en repérant en amont les ruptures potentielles dans leurs parcours de soins.

  • I-Lab 2019 : 20 millions d’euros pour soutenir les start-ups deep tech les plus prometteuses

    Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a lancé le 17 décembre 2018 la 21e édition d’i-Lab, un concours national visant à identifier des projets de création d’entreprises centrées sur le développement d’une technologie innovante. Financé par le ministère et abondé par le Fonds pour l’innovation et l’industrie, il permet de soutenir la création des start-ups deep tech repérées les plus prometteuses par le biais d’un accompagnement et le versement d’une aide allant jusqu’à 20 millions d’euros.

    Les dossiers de candidature, dont le modèle peut être téléchargé ci-contre, doivent être déposés en ligne sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance avant le 26 février 2019 à midi.

    Qui peut se porter candidat ?

    Tous les porteurs d’un projet d’entreprise non créée ou créée depuis le 1er décembre 2016, quelles que soient leur nationalité et leur situation (étudiant, salariés du secteur public ou du secteur privé ou demandeur d’emploi), peuvent concourir, à condition qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires requises pour la création d’une entreprise.

    La société doit être installée sur le territoire français.

    Si l’entreprise est déjà créée, le candidat doit en détenir une part du capital et être l’un de ses dirigeants

    Dans le cas où l’entreprise est déjà créée, le candidat doit détenir une part du capital de la société et être l’un de ses dirigeants à la date de dépôt du dossier. « Les candidats qui détiennent du capital dans une autre entreprise doivent justifier de leur capacité à s’investir pleinement dans le projet présenté », commente le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dans un communiqué.

    Quel type de projet présenter ?

    Le projet mis en avant dans le dossier de candidature doit concerner la création d’une entreprise s’appuyant sur une technologie innovante, l’innovation se caractérisant « par l’introduction sur le marché d’un produit (y compris de logiciels), procédé ou service nouveau ou sensiblement amélioré au regard de ses spécifications techniques, ainsi que de l’utilisation prévue ou de la facilité d’usage », indique Bpifrance dans un communiqué.

    Le projet doit porter sur le développement d’un nouveau produit ou service impliquant une activité importante de recherche et de développement

    Plus précisément, il doit s’agir d’un projet de développement d’un nouveau produit ou service avant sa mise sur le marché et impliquant une activité importante de recherche et de développement (objet de la subvention pour les projets « création-développement ») pour l’entreprise en création. « Un projet de service innovant n’est éligible au concours que lorsque le service est associé ou s’appuie sur une technologie innovante », explique Bpifrance.

    Principaux critères de sélection :

    • caractère innovant de la technologie et preuve du concept établie ;
    • viabilité économique du projet ;
    • potentiel significatif de développement et de création de valeur y compris à l’international ;
    • motivation, disponibilité et capacité du candidat à créer et à développer une entreprise, à diriger une équipe et à nouer des partenariats ;
    • qualité et complémentarité de l’équipe ;
    • maîtrise de la propriété intellectuelle et droit des tiers (notamment liberté d’exploitation).

    Les impacts du projet en matière de développement durable et de retombées sociétales sont également pris en compte.

    Dépenses financées :

    Les dépenses éligibles, d’un montant maximal d’1 millions d’euros, sont des dépenses de personnel, de fonctionnement ou d’équipement (valeur amortissable de l’équipement sur la durée du soutien financier) liées de manière directe au programme de recherche et de développement de l’entreprise créée :

    • conception et définition des projets ;
    • propriété intellectuelle ;
    • études de marché ;
    • études de faisabilité ;
    • recherche de partenaires ;
    • expérimentation ;
    • développement de produits, procédés, services nouveaux ou améliorés ;
    • réalisation et mise au point de prototypes, de maquettes ou de pilotes ;
    • prestations de conseil, de formation et d’accompagnement.

    Le financement maximum par projet est de 600 000 euros.

  • Éclairer la survie des personnes atteintes de cancer pour améliorer leur assurabilité (rapport)

    Améliorer les connaissances sur l’impact des différents cancers en matière de santé publique, tel est l’objectif du rapport publié le 18 décembre 2018 par l’Institut national du cancer, le réseau des registres des cancers Francim, le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon et Santé publique France.

    Le but de ce document, portant sur la survie des personnes atteintes d’un cancer en fonction du temps écoulé depuis le diagnostic, est plus particulièrement de nourrir l’évolution de la grille de référence de la convention Aeras et de faciliter l’accès aux assurances des personnes ayant eu un cancer.

    Il s’agit du premier rapport basé sur la survie nette et conditionnelle. La survie nette correspond à la survie observée si la seule cause de décès est le cancer. La survie conditionnelle fournit des informations complémentaires sur l’évolution du pronostic. La probabilité de survie est actualisée afin d’établir un pronostic dynamique. Elle permet d’étudier la survie à long terme avec plus d’efficacité.

    L’étude se base sur les données issues des registres des cancers métropolitains pour la période 1989-2013, sur les 15 tumeurs les plus fréquentes chez la femme et les 17 chez l’homme.

    Il en ressort par exemple que pour une série de cancers (ORL, mélanome, col utérin, ovaire, sein, système nerveux central), le risque de décès augmente durant la 1ère et la 2ème année suivant le diagnostic avant de diminuer.
    Pour d’autres cancers, le risque de décès à la cinquième année suivant le diagnostic reste supérieur à 10 %,  comme pour la moitié des cancers étudiés chez les hommes (cavité orale, foie, hypopharynx, œsophage, oropharynx, pancréas, poumon, système nerveux central).

  • Rencontres FHP 2018 : la santé numérique comme vecteur d’humanisation des soins

    La plénière sur la santé numérique des Rencontres FHP, qui se se sont tenues les 13 et 14 décembre 2018, a posé la question des conséquences des avancées technologiques pour les acteurs de santé.

    Pour les trois intervenants – Dominique Pon, directeur de la clinique Pasteur de Toulouse, le Pr Guy Vallancien, chirurgien, et le Pr Stanislas Lyonnet, directeur de l’Institut des maladies génétiques Imagine -, le développement de la santé numérique impose un changement de perspectives notamment en ce qui concerne :

    • le modèle de financement : les partenariats scientifiques et financiers sont à envisager de manière globale, coopérative, associant le mécénat privé, les partenariats industriels et publiques ;
    • l’organisation : plus collective, transversale et créatrice de valeur pour une concurrence efficace face aux GAFA ;
    • l’anticipation des besoins en termes de formation des médecins à ces technologies et à ce qu’elles changent dans le rapport aux malades. 

    D’ici 10 ans, la santé numérique, notamment l’intelligence artificielle appliquée au secteur des soins, réduira les besoins en termes de médecins spécialistes aux cas les plus complexes et re-sacralisera le colloque singulier, recréera du lien et bénéficiera à la médecine globale, c’est-à-dire aux médecins généralistes, estime le Pr Guy Vallancien. La santé numérique serait alors un vecteur de (ré)humanisation des soins.

    Santé numérique : quelles avancées pour la médecine, quelles conséquences pour les acteurs de santé ?

    Durant cette session des rencontres de la FHP, trois conséquences des avancées technologiques au service de la santé ont été débattues.

    Un modèle partenarial pragmatique

    L’institut Imagine a choisi un modèle qui intègre le soin et la recherche, créatrice de valeur ajoutée, en basant sa coopération scientifique sur des partenariats publics/privés. Grâce à cette approche, il a obtenu le label d’institut hospitalo-universitaire.

    Selon le Pr Stanislas Lyonnet, cette approche leur a permis d’attirer des partenaires privés comme la plateforme de data science Dr Warehouse. Cette proximité soins-recherche a également favorisé l’obtention d’un contrat de recherche universitaire d’envergure sur les maladies cœliaques, basé sur l’intelligence artificiel.

    Cette recherche de valeur ajoutée, y compris dans la diversité des partenariats, est un atout à l’heure où les GAFA investissent massivement dans la santé.

    L’autre raison d’être optimiste, d’après Dominique Pon, est la richesse de la recherche et de l’innovation en France, qui entraîne la création de nombreuses start-ups. « Il y a de la matière et de l’imagination. Nous créons de la valeur sans pour autant copier les modèles anglo-saxons », explique-t-il.

    Une organisation plus collective

    Cet optimisme se tempère dès que l’on parle de bien commun. « Nous sommes entre le fantasme et la frustration », note Dominique Pon. Les innovations, les outils, les solutions existent et sont efficaces mais la pensée collective semble plus difficile à développer. « Nous manquons de projet numérique humaniste alors que cette évolution est aussi importante que celle de l’imprimerie », souligne le directeur de la clinique Pasteur de Toulouse. Une piste de solution serait d’aller vers une gouvernance collective, avec une répartition clairement définie des différents acteurs, et des normes communes. Selon Dominique Pon, c’est le collectif qui créera du sens.

    Une anticipation du changement de rôle des médecins

    L’université est-elle en adéquation avec cette évolution du soin, de la prise en charge ? Guy Vallancien estime qu’elles restent sur leurs acquis et n’anticipent pas. « Nous sommes dans un vieux monde qui n’a pas encore compris la puissance que gère le numérique », déclare-t-il. Les technologies de santé et l’intelligence artificielle vont devenir un outil d’aide au diagnostic majeur mais aussi d’acte, comme pour la chirurgie « téléguidée », détaille-t-il, ajoutant que c’est la combinaison de la capacité de calcul de l’ordinateur et du savoir médical de l’Homme qui donnera la meilleure réussite.

    Dans ce modèle, la valeur ajoutée de l’expertise des hyper-spécialistes est la plus remise en cause par les capacités informatiques et le transfert de tâches techniques à la machine. « La médecine globale, c’est-à-dire le médecin généraliste, sera d’autant plus nécessaire, pour les cas non-programmés mais surtout pour retrouver la primauté du lien », explique le chirurgien. Le développement de la santé numérique permettrait paradoxalement, selon lui, de libérer les professionnels de la technique et de réhumaniser le soin, avec comme intégrateur de ce lien, le médecin généraliste.

    Une réflexion qui amène le Pr Guy Vallancien a appeler à la réduction du nombre d’étudiants en médecine pour ne pas « créer de futurs chômeurs » et à l’injection de personnels médico-techniques qui accompagneront l’usage de ces technologies de santé.

  • Les ARS ont dépensé 22,76 M€ en 2017 pour 344 projets de télémédecine (rapport d’activité du FIR)

    Les Agences régionales de santé (ARS) ont dépensé 22,76 millions d’euros pour 344 projets de télémédecine en 2017, soit 2,5 millions d’euros (11 %) de plus qu’en 2016, année au cours de laquelle elles avaient soutenu 206 projets, indique le rapport d’activité 2017 du fonds d’intervention régional (FIR)*, publié le 18 novembre 2018. Près d’un tiers de ces projets concernent le secteur hôpital-médico-social (26 %) et les établissements de santé « sont également très présents en partenariat avec les acteurs des secteurs « ville » associés au « médico-social » (24 %) ».

    « Cette dynamique de dépenses est conforme aux orientations du plan d’égal accès aux soins qui fait du déploiement de la télémédecine sa priorité n°2« , précise le Secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales, auteur du document.

    À ces projets s’ajoutent, et ce avant la généralisation de la téléconsultation et de la télé-expertise, les dépenses liées au programme Etapes, qui couvrent les actes de téléconsultation, de télé-expertise et le forfait financement des établissements proposant des téléconsultations. « Les ARS ont financé via le FIR protégé ce programme avec 1 366 133 [euros] de dépenses selon les données nationales », note le secrétariat.

    Par ailleurs, le rapport révèle que le financement 2017 des 54 plateformes territoriales d’appui (PTA) atteint les 11 millions d’euros, contre 5,7 millions d’euros en 2016. Ce montant ne comprend pas le financement des coordination territoriale d’appui (CTA) de PAERPA, ni les PTA du projet « territoire de soins numérique » (TSN), ni celui des dispositifs d’appui à la coordination (réseaux de santé et MAIA). Les régions Bretagne, Nouvelle Aquitaine et Provence-Alpes-Côte-d’Azur ont versé la majorité des financements, soit 7,6 millions d’euros.

    Télémédecine : enseignements clés du rapport

    La Nouvelle-Aquitaine a financé 104 projets de télémédecine

    • En dehors du programme Etapes, le rapport d’activités du fonds d’intervention régional (FIR) indique que les dépenses opérées par la Nouvelle-Aquitaine représentent près du tiers des projets de télémédecine financés en 2017 à l’échelle nationale (104 projets financés).
    • Arrivent ensuite la Normandie (54 projets) et la région Grand Est (37 projet).

    La Normandie a dépensé près de 3,5 M€ pour des projets de télémédecine

    En ce qui concerne les dépenses, la Normandie arrive en première position avec près de 3,5 millions d’euros alloués à des projets de télémédecine. Suivent les Hauts-de-France (3,2 millions d’euros) et la Bourgogne-France-Comté (2,7 millions d’euros).

    Types d’acteurs impliqués dans les projets financés (% projets)

    « L’augmentation du nombre de partenariats depuis trois ans illustre un renforcement des liens entre l’hôpital, la ville et le médico-social », indiquent les auteurs du rapport d’activités.

    Types de prise en charge financés (% projets)

    En 2017 :

    • 48 % des projets financées concernent des « pathologies », ce qui « correspond sensiblement aux données de 2016 avec, tout de même, des évolutions au sein des groupes de pathologies » ;
    • « un développement important des projets relatifs aux plaies chroniques » a été observé (17 % des projets, contre 3 % en 2016 et 5 % en 2015) ;
    • les projets relatifs à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) concernent en revanche 3 % de l’ensemble des projets, contre 6 % en 2016 et 12 % en 2015 ;
    • les projets concernant le diabète représentent quant à eux 2 % des projets, contre 8 % en 2016.

    Les personnes âgées et les personnes en situation de handicap : les populations de patients les plus représentées

    Les populations de patients les plus représentées sont les personnes âgées (principalement en dermatologie et soins palliatifs avec 35 % des projets) et les personnes handicapées (un peu moins de 15 % des projets).

    Les dépenses d’équipements augmentent, celles concernant les SI diminuent

    Du côté de la nature des dépenses, le Secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales note une hausse importante des dépenses d’équipements (43 % en 2017, contre 22 % en 2017) et une baisse des dépenses relatives aux systèmes d’information (13 %, contre 23 % en 2016).

    PTA : enseignements clés du rapport

    Évolution de la mise en place des PTA en France 2016-2017

    Acteurs à l’initiative de la mise en place de la PTA

    Évolution du nombre de réseaux de santé en France

    Évolution des réseaux de santé par thématique

  • Présentation des activités de Bpifrance en santé le 03/12/2018 à Paris

    Bpifrance organise une matinale de présentation de toutes ces activités en santé le lundi 3 décembre 2018, de 9h à 11h30, au Hub de Bpifrance à Paris.

    Le programme vise à décliner toutes les modalités d’accompagnement des entreprises health tech en 2019.

    Programme de « la matinale santé »

    09h –  Accueil Par Paul-François Fournier, directeur exécutif « innovation » à Bpifrance
    09h15 – Présentation « financement et investissement » dans le secteur de la santé :
    •  Panorama des aides publiques et focus sur les aides Bpifrance avec Clémentine Lamarre, directrice de l’expertise de Bpifrance, Garance Dansette, directrice « deeptech » de Bpifrance, et Ronan Bourgeois, directeur du soutien réseau de Bpifrance ;  
    • Investissement direct. présentation du panorama des fonds directs : Innobio 2, Patient Autonome… avec Laurent Arthaud, du pôle « investissement biotech » de Bpifrance ;
    • Témoignage. « Le financement de Bpifrance dans la santé et le rôle du fonds Large Venture » avec Audrey Cacaly, du fonds Large Venture de Bpifrance, et Nicolas Guyon-Gellin, vice-président corporate dDevelopment & strategy d’Enyo Pharma.
    • Session questions/échanges

    10h15 / Présentation « Les actions d’accompagnement de Bpifrance » :
     •  Programme HealthTech de l’accélérateur de start-ups Bpifrance avec Céline Riou, business manager health tech de Bpifrance Le Hub ;
    •  Missions de sensibilisation et d’immersion à l’international dédiées aux start-ups de la santé avec Marie Zwarg, du pôle « immersion internationale » de la direction de l’innovation de Bpifrance ; 
    • Témoignage de start-up avec Julien Delpech, P.-D.G. et co-fondateur d’Invivox.
    • Session questions/échanges

    Les inscriptions doivent être effectuées sur le site officiel de l’événement.

  • La banque européenne d’investissement accorde un prêt de 225M€ pour le programme « eHealth » irlandais

    La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé le 12 octobre 2018 par communiqué qu’elle venait d’accorder un prêt de 225 millions d’euros d’une durée de 20 ans pour soutenir le déploiement du programme irlandais d’information et de santé numérique « eHealth ». Ce dernier vise à améliorer la prestation des services de santé, davantage centrés sur le patient, au sein du pays au cours de la prochaine décennie.

    Le déploiement du programme « eHealth » fait partie des recommandations majeures mises en avant dans le rapport national « Sláintecare ». Le document préconise la poursuite d’un soutien à la stratégie de l’Irlande dans le domaine de la santé en ligne, en garantissant entre autres, le financement nécessaire au développement rapide d’un système de dossiers médicaux électroniques (DME) dans le cadre des soins hospitaliers et non hospitaliers.
    La feuille de route sur la numérisation du secteur de la santé irlandais prévoit par ailleurs l’introduction de matricules individuels de santé pour chaque patient et la mise en place d’un système d’archives nationales partagées, accessible à tous les prestataires de soins.

    Le prêt a été signé à Dublin par Andrew McDowell, vice-président de la BEI, et par Conor O’Kelly, directeur général de l’Agence nationale de gestion de la trésorerie (NTMA). Il s’agit du premier projet de santé numérique soutenu par la Banque européenne d’investissement.

    Simon Harris, le ministre de la Santé irlandais, a déclaré (communiqué) : « La contribution majeure de la Banque européenne d’investissement (BEI), confirmée aujourd’hui, marque une étape clé dans la matérialisation des avantages du programme eHealth pour les citoyens de ce pays et dans la création d’un service de santé moderne et axé sur le patient. (…) Le déploiement du programme de santé en ligne, qui était l’une des principales recommandations du rapport « Sláintecare », permettra une reconfiguration des services dans les secteurs des soins hospitaliers, non hospitaliers et de la médecine générale, et offrira la possibilité de proposer un service plus intégré au patient, indépendamment du lieu où il se trouve. »

    « Un système de soins de santé centré sur le patient et numériquement intégré »

    Cet engagement de la BEI fait suite au soutien récemment apporté aux investissements dans le secteur de la santé de l’hôpital national pour enfants, des centres de soins primaires, du Royal College of Surgeons, des universités irlandaises et de la recherche médicale menée par des entreprises irlandaises d’envergure internationale.

    « Notre vision consiste à créer un système de soins de santé centré sur le patient et numériquement intégré ; à mesure que nous progressons vers ce but, nous découvrons de nouveaux avantages, a commenté le professeur Martin Curley, directeur des systèmes d’information auprès de la direction des services de la santé (HSE). Les investissements annoncés ce jour contribueront de manière significative à la réalisation de cette vision. »

    Neuvième prêt de la BEI accordé à l’Agence de gestion de la trésorerie irlandaise

    Le programme de santé numérique irlandais sera mis en œuvre par le ministère de la Santé irlandais, la direction des HSE et le programme « eHealth Ireland ». L’Agence nationale de gestion de la trésorerie (NTMA) représente l’État irlandais dans le cadre de ses emprunts.

    Cet appui de la BEI représente le neuvième prêt de l’institution financière à la NTMA depuis 2012.

    La BEI a prêté plus de 14 Mds € ces 10 dernières années pour des investissements liés à la santé

    Au cours des dix dernières années, la Banque européenne d’investissement a prêté sur l’ensemble de l’Union européenne plus de 14 milliards d’euros en matière d’investissements liés à la santé.

  • Adréa Mutuelle : place et rôle du patient dans le système de santé en France, Paris le 7/11/2018

    Adréa Mutuelle et la Fondation d’entreprise Adréa présenteront en avant-première le 7 novembre 2018 les résultats de l’étude Opinionway intitulée « Que pensent les Français de la place et du rôle du patient dans le système de santé en France ? ».

    En plus de la mise en avant des orientations stratégiques de la fondation, la séance sera rythmée par la présentation des résultats de l’enquête sur la place et le rôle que tiennent les patients dans le système de santé en France, suivie d’une table ronde autour de la capacitation des patients : « Renforcer le pouvoir d’agir (empowerment) des patients : quels constats, quels freins, quelles perspectives ? ».

    Programme

    • Présentation des nouvelles orientations de la Fondation par la nouvelle présidente de la Fondation d’entreprise Adréa, Dominique Sainthuille ;
    • remise des prix aux lauréats des 2 appels à projets 2018 portant sur la fin de vie ;
    • révélation des lauréats du Trophée « coup de cœur des collaborateurs » par Patrick Brothier, président d’Adréa Mutuelle ;
    • présentation des résultats de l’enquête « Que pensent les Français de la place et du rôle que tiennent les patients dans le système de santé en France ? » ;
    • table ronde « Renforcer le pouvoir d’agir  (empowerment) des patients : quels constats, quels freins, quelles perspectives ? ».

    Intervenants

    • Patrick Brothier, président d’ADRÉA Mutuelle ;
    • Dominique Sainthuille, nouvelle présidente de la Fondation d’entreprise Adréa ;
    • Raymond Merle, patient-expert et fondateur de l’Université des Patients de Grenoble ;
    • Alexia Savey, fondatrice de l’association Keys et auteure de la Faim du petit poids ;
    • Denise Silber, experte du digital appliqué à la santé et fondatrice des congrès Doctors 2.0 & You.
  • AG2R La Mondiale lance ALM innovation, son nouveau fonds d’investissement dédié à l’innovation

    ALM innovation est le nom du nouveau fonds d’investissement lancé le 4 octobre 2018 par AG2R La Mondiale afin de financer l’innovation, la recherche et le développement dans les domaines qui feront l’assurance et la protection sociale de demain, à savoir la e-santé, la fintech, l’assurtech ou l’efficacité opérationnelle.

    Dix millions d’euros seront consacrés aux partenariats avec des start-ups des domaines mentionnés afin d’accélérer la transformation du groupe.

    Cette initiative fait partie de la stratégie d’investissement d’AG2R La Mondiale qui a prévu d’injecter 15 millions d’euros dans le digital et l’innovation.

    Une transformation reposant sur une stratégie de partenariats avec des start-ups

    AG2R La Mondiale souhaite accélérer sa transformation en s’associant aux jeunes entreprises innovantes en phase d’accélération (a minima série A) ayant des activités en e-santé, en fintech, en assurtech ou encore en efficacité opérationnelle.

    Un fonds à vocations franco-européenne

    « Ce fonds est une des composantes de notre ambitieux plan d’investissement dans le digital et l’innovation. Il a vocation à compléter nos investissements dans des fonds de private equity dont la part allouée au capital innovation représente 15 millions d’euros par an », souligne David Simon, membre du comité exécutif de l’entreprise en charge des finances, des investissements et des risques.

    Les fonds chapeautés par AML innovation pourront être mobilisés après une première phase de collaboration avec la start-up dont l’objectif est de confirmer l’intérêt des clients et la robustesse du partenariat.

    Les investissements pourront aller de 300 000 euros à 1 million d’euros en fonds propres. AG2R La Mondiale souhaite une prise de participation au capital des start-ups qui soit minoritaire mais à la suffisante pour lui donner le droit de participer à la gouvernance de ces dernières.

    « L’approche retenue consiste à combiner investissement financier et collaboration de proximité dans la durée en associant nos expertises respectives. AG2R La Mondiale entend donc s’impliquer à la fois financièrement et opérationnellement auprès des start-ups qui seront sélectionnées », précise Emmanuelle Saudeau, membre du comité exécutif de l’entreprise en charge du digital, de la relation client, du marketing et de la communication.

  • Télémédecine et e-chirurgie : le Catel émet des recommandations pour faire évoluer le bloc opératoire

    Dans le cadre de ses actions de lobbying, le Club des acteurs de la télésanté (Catel) a coordonné la réflexion d’un « Focus Group » de huit ingénieurs, chirurgiens et spécialistes du numérique au sujet du « bloc opératoire de demain ». À l’issue de ces discussions, il a émis au cours du mois de septembre 2018 des recommandations pour que des innovations de e-santé telles que la télémédecine puissent contribuer à améliorer la chirurgie, c’est-à-dire à « assurer [au mieux] la sécurité des patients et la formation continue des professionnels » malgré les freins actuels au développement de pratiques nouvelles en chirurgie et en endoscopie.

    Selon le Catel, les solutions de télémédecine pourraient, en chirurgie, :
    • faciliter la formation, notamment en permettant aux étudiants comme aux professeurs de s’affranchir de contraintes de déplacement et en favorisant plus de « conduite accompagnée » des gestes chirurgicaux ;
    • garantir une certaine équité d’accès aux formations, du fait de la diminution de ces contraintes de déplacement ;
    • augmenter la qualité des soins chirurgicaux dispensés aux premiers patients des nouveaux opérateurs grâce à un guidage en direct par les formateurs ;
    • dégager du temps médical, chirurgical.

    Cependant, un fréquent manque d’archivage des données du bloc opératoire, des difficultés de sécurisation des données, un manque d’interopérabilité des systèmes actuels, les difficultés liées aux ajouts de matériels connectés ou à l’adaptation d’anciens instruments chirurgicaux, le besoin de pouvoir coopérer avec des opérateurs bien connus et de confiance ainsi que la question du coût de la télémédecine – dont le retour sur investissement demeure peu visible – constituent des difficultés à la mise en place de la télémédecine en chirurgie.

    Les recommandations du Catel

    Concernant la stratégie et les coopérations médicales, le CATEL recommande :

    • d’encourager les coopérations médicales cordonnées entre équipes afin de développer une pratique de « compagnonnage à distance en chirurgie » ;
    • aux professionnels de santé de s’engager dans une « réflexion stratégique globale sur leur bloc opératoire de demain » ;
    • aux institutions de prendre position à l’échelle nationale pour le développement de la télémédecine en chirurgie ;
    • aux pouvoirs publics de clarifier les modalités de déploiement de la télémédecine en chirurgie, en s’appuyant notamment sur les groupements d’achat.

    Concernant la responsabilité médicale

    Sur ce point, le Focus Group préconise de « laisser la question du partage des informations enregistrées au bloc au libre arbitre du professionnel concerné, pour un usage bien défini au préalable (auto-évaluation, enseignement, etc.) ».

    Concernant les outils et leur sécurité d’utilisation, le Catel conseille aux établissements :

    • d’anticiper les usages potentiels de la télémédecine lors des achats et d’ »associer notamment la direction du biomédical dans une optique de coordination et d’interopérabilité » ;
    • de rapprocher les données du bloc opératoire du DPI et du PACS afin de faciliter leur partage ;
    • d’exiger une forte garantie de qualité ;
    • de prévoir un système de communication efficace et sécurisé entre hôpitaux partenaires au sein d’un même GHT, par exemple ;
    • d’harmoniser les protocoles et de « les rendre obligatoires pour un rapprochement automatisé des données issues des appareils biomédicaux » ;
    • de mettre en place un identifiant unique du patient afin de favoriser la traçabilité ;
    • de penser l’architecture du bloc et sa construction afin d’être en mesure de garantir maintenance, disponibilité, haute qualité et fort débit ;
    • de prévoir des capacités de stockage et de puissance de calculs « suffisants pour envisager le développement des nouveaux usages (IA, réalité virtuelle, etc.) ».

    Concernant l’évolution de l’enseignement et la e-formation (e-learning), le groupe d’experts préconise :

    • de développer les enseignements spécifiques de type DU/DIU éventuellement en lien avec des filières et organismes spécialisés et en s’appuyant sur les industriels concernés ;
    • d’élaborer un guide de bonnes pratiques, « qui pourrait être porté par la HAS » ;
    • de rapidement sensibiliser et former aux pratiques de télémédecine et de e-santé en chirurgie ;
    • aux « pionniers du domaine » de partager, de valoriser et de diffuser leurs retours d’expériences.

    Concernant le financement des changements, le Catel recommande :

    • aux professionnels de santé ainsi qu’aux établissements de s’informer et de se faire accompagner « pour une prise en charge des actes de téléconsultation et de télé-expertise réalisés dans le cadre du droit commun » ;
    • aux acteurs de terrain de valoriser les autres actes au moyen d’un « forfait formation ou de conventions » ;
    • aux pouvoirs publics de « faire évoluer les financements pour inciter à innover et [à] développer des usages de télémédecine, notamment en chirurgie » ;
    • au gouvernement d’intégrer la rémunération de l’ensemble des professionnels impliqués.

    En outre, « des solutions techniques doivent être prises en charge […], ces coûts étant à mettre au regard des économies générées », exhorte le Focus Group. Ces financements devraient d’ailleurs être complémentaires à d’éventuelles conventions inter-établissements.