Financeurs

  • Lancement d’une pépinière de start-up e-santé par la Communauté d’agglomération Seine-Eure

    La Communauté d’agglomération Seine-Eure a annoncé le 16 janvier 2017 lancer l’installation d’un espace de coworking et d’accueil de start-up tournées vers la e-santé dans la ville de Louviers, destinée à devenir une cité numérique dès 2017.

    La Communauté d’agglomération a racheté un site de 10 ha pour 3,5 M€, où 20 000 m² de bâtiments sont disponibles.

    3 start-up e-santé, démarchées au CES de Las Vegas par Bernard Leroy, président de la Case et maire de Louviers, ont déjà manifesté leur intérêt de s’installer dans la future pépinière d’entreprises :

    • l’une développe un logiciel optimisant le travail administratif des aides à domicile,
    • les deux autres développent des objets connectés permettant par exemple au médecin de suivre les données physiologiques des patients.

    Il est prévu que l’une d’elles travaille avec l’association de professionnels de santé du territoire, pour prendre en charge les problèmes rencontrés localement.

    Un agent du pôle numérique de la Région Normandie doit également s’installer dans cette pépinière.

    Par ailleurs, le réseau Les Entrepreneurs Seine-Eure occupera une partie des bâtiments avec un projet de coworking proposé à partir du 2e trimestre 2017.

    Enfin, un projet de résidence étudiante pourrait voir le jour en 2017 afin d’encourager l’activité et les emplois de cette cité numérique.

  • « Il faut qu’il y ait des Xavier Niel de la biotech » (Nicolas Dufourcq, BPIFrance)

    Nicolas Dufourcq, directeur général de BPIFrance, a accordé à Health&Tech une interview dans laquelle il dresse l’état des lieux du financement de la croissance du secteur de l’innovation en santé, en s’appuyant sur l’exemple des biotechnologies en France.

    Comment se font vos investissements ?

    La BPI est toujours co-investisseur. Il existe trois cas de figure :

    • Soit c’est un fonds de la BPI qui investit dans une société ; dans ce cas, il co-investit toujours avec un fonds privé ;
    • Soit c’est un fonds de la BPI avec des souscripteurs privés, comme InnoBio par exemple ;
    • Soit c’est un fonds privé dont la BPI est souscriptrice, en minoritaire.

    Les capitaux sont publics, mais le fonctionnement de la BPI est market-based et dans les mêmes termes que nos « collègues » des fonds partenaires.

    Quelle est l’organisation du financement de la French Tech, de la medtech et des biotech à Bpifrance ?

    A Bpifrance, nous avons des équipes polyvalentes qui s’occupent de la medtech et de la biotech, ainsi que des objets connectés dans la medtech.

    Nous avons différents véhicules de financement :

    • un fonds « maladies rares » ;
    • un fonds « biotech »,
    • un fonds « Large Venture », principalement consacré aux objets connectés,
    • un fonds santé, appelé FABS,
    • un fonds pour les accélérateurs, appelé FTA,
    • un fonds sur les technologies de rupture, appelé PSIM.

    Nous encourageons beaucoup la medtech. Notre fonds biotech est un fonds ouvert avec des souscripteurs privés, comme Sanofi, Roche ou Merck, qui ne souhaitent pas que le fonds soit investi en medtech. La medtech est donc financée sur les propres fonds de la Bpifrance. Les capitaux investis proviennent soit de la BPI, soit du Programme d’Investissements d’Avenir. Nous finançons également des fonds de biotech via nos fonds de fonds. 

    Comment la biotech est-elle défendue à l’international ?

    Je pense que la marque FrenchTech ne représente pas suffisamment la biotech. La question est de savoir comment intégrer la biotech dans la FrenchTech. Nous discutons donc actuellement avec l’équipe de la French Tech pour voir quel type d’événement peut être organisé et quel budget de publicité peut être alloué à ce qui devrait s’appeler « BioFrenchTech ». Le mouvement est amorcé, mais il y a encore beaucoup à faire.

    Comment attire-t-on les fonds du monde entier pour financer en France, et non à l’étranger, la croissance des biotech ? Comment éviter la délocalisation des pépites françaises ?

    Il faut les attirer en leur donnant envie d’être ici. Cela nécessite du marketing. Si nous ne créons pas Bio French Tech, nous n’aurons pas en France les grands investisseurs américains à l’échelle de ce que nous recherchons.

    A Bpifrance, nous avons une politique qui consiste à leur proposer de revenir en France en échange d’un investissement dans leur fonds : nous avons ainsi investi chez Versant, New Leaf Venture, et Advent : ils sont revenus à Paris et Lyon. Nous allons continuer, car nous voulons que les fonds américains se réinstallent à Paris et redécouvrent la richesse incroyable du potentiel de l’écosystème.

    Par ailleurs, nous sommes évidemment dans une guerre des mondes, toutes les nations cherchent à faire du brain drain des autres. L’enjeu est donc de convaincre toute la biotech française de rester ici. Il faut réussir à créer de grandes sociétés françaises. Or, cela nécessite des fonds de growth, qui peuvent investir de 30 à 40 millions d’euros, et nous n’en avons pas assez. Et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’argent, c’est parce qu’il n’y a pas d’équipes !

    Manque-t-il beaucoup de professionnels du financement de la croissance en France ?

    Pas tellement: pour constituer un fonds de growth, il faut quatre à cinq personnes. Mais il faut les recruter, les former, les tester, et ce n’est pas la BPI qui peut le faire. Nous avons déjà créé le nôtre, Large Venture (600 millions). Les autres sociétés ont déjà parfois des fonds de série A à investir. Cela représente énormément de travail et elles ont du mal à se projeter en croissance, en entrepreneuriat. Donc, mon rôle c’est de les secouer et de leur dire qu’il faut que le financement reste en France.

    Pensez-vous que l’entrée en bourse des start-up de santé pourrait être un bon modèle économique ?

    Nous réalisons beaucoup de cotations en Bourse de biotech en France. Ensuite, ces start-up effectuent une double cotation au NASDAQ pour aller chercher des valorisations plus importantes et des fonds plus profonds. La difficulté tient au fait que les les gérants institutionnels en France connaissent mal la biotech et la medtech.

    Il s’agit donc uniquement d’une question de visibilité ?

    C’est une question de compétences ! Les professionnels de la finance qui exercent dans l’équivalent français des fonds de pension, d’assurance-vie, ou les fonds propres de la Caisse des Dépôts, ne savent pas acheter les actions d’un DBV Technologies ou d’un Cellectis. Ils ne connaissent pas et ne comprennent pas intimement ce secteur. Ils posent parfois des questions de débutants, et cela décourage les entrepreneurs qui, lorsqu’ils vont à New-York, font des roadshow avec de purs professionnels.

    Estimez-vous que les investisseurs français n’ont pas encore compris qu’une niche au développement exponentiel se présentait à eux ?

    Ils n’ont pas compris et, surtout, ils n’ont pas investi. Il faut recruter des personnes qui comprennent le milieu, qui ont exercé dans le domaine de la médecine, de la pharma. Ensuite, il faut investir dans des analystes.

    Aujourd’hui, il y a seulement deux ou trois analystes capables de rédiger de la recherche sur ces entreprises-là en France. Ils sont chez Portzamparc et une ou deux autres sociétés seulement. Or, un analyste ne se paye pas très cher, ce n’est donc pas un investissement énorme.

    Il nous manque en France 30 investisseurs dans des fonds de growth, 10 gérants dans des fonds institutionnels, 10 analystes, c’est-à-dire 50 personnes. A l’échelle du, pays ce n’est rien. Mais ces décisions ne sont pas prises, parce qu’elles ne sont pas conscientisées ni internalisées. Mon rôle, c’est de révéler à quel point nous ne sommes pas loin. L’argent est là, maintenant il faut le capital humain.

    Que répondez-vous aux personnes qui estiment qu’en France le système est trop complexe ?

    C’est une vue de l’esprit. On sous-estime par exemple complètement la complexité juridique aux États-Unis, où pour louer un local professionnel, il faut un avocat. En France, le juridique n’est pas un obstacle. Par ailleurs, les ingénieurs sont beaucoup plus chers aux États-Unis. Il n’y a pas de crédit impôt recherche (CIR) ; quant à la fiscalité, le statut jeune entreprise innovante (JEI) en France exonère d’impôt. Ce n’est donc pas compliqué de créer sa société. La difficulté de ces trois dernières années pour les start-uppers, cela a été les actions gratuites. Elles sont fondamentales. Voter la loi Macron pour revenir dessus à nouveau cette année, c’est une erreur. 

    Peut-on espérer une perspective de développement européen à court terme afin d’attirer puis de conserver les richesses du progrès scientifique en Europe ?

    Aujourd’hui, il n’y a pas d’Europe. Les personnes se connaissent, la BPI travaille par exemple avec Novo Nordisk (entreprise pharmaceutique danoise), également un peu avec les Allemands, mais nous n’avons pas de collaboration avec les Italiens et les Espagnols. Il y a très peu de fonds réellement européens de biotech. 

    Chaque pays européen évolue donc de son côté ?

    L’Europe du capital risk n’est pas faite, elle est à faire ! Il faudrait que le fonds européen d’investissement, dépendant de la Banque Européenne d’Investissement, s’empare réellement du sujet de la connexion des écosystèmes biotech des différentes places. Mais il n’a pas une action systémique sur la biotech européenne.

    Cela ne fait pas partie de leurs priorités ?

    Il faut que chacun des fonds nationaux, français, norvégien, suédois, aient des stratégies européennes. C’est ce que je les incite à faire. La BPI fait un énorme travail pour coudre le capital-risque européen, mais c’est très long de déclencher l’appétit de ces personnes-là.

    Il est pourtant de notoriété commune que le tournant du numérique est rapide, en particulier dans le domaine de la biotech, et qu’on ne peut pas se permettre de le manquer ?

    J’en suis conscient, mais c’est comme le phénomène des courants : nombreux sont ceux qui sont en train de se baigner et de se faire emmener vers les États-Unis par les courants. Il faut beaucoup d’énergie pour lutter à contre-courant. La BPI est à fond, exprime le mécanisme, les Suédois un petit peu, les Allemands commencent à comprendre mais le mouvement est lent !
    Pendant ce temps-là, le courant américain emporte une start-up sur deux, et quasiment 100 % des start-up de la medtech. C’est un vrai sujet.

    S’ils ne sont ni financiers ni réglementaires, quels sont donc les freins ?

    Ils sont humains, cela se passe énormément dans la tête : avons-nous envie d’une Europe puissante ou non ? La solution de facilité est sûrement d’aller tout de suite au NASDAQ aux États-Unis, de délocaliser la société et devenir américain. Cela rapporte beaucoup plus d’argent, beaucoup plus vite, à un investisseur. 

    Quelles sont les solutions proposées par la BPI pour donner plus de chances à la biotech en termes d’attractivité ?

      Nous allons continuer à communiquer.
    Il faut qu’il y ait une génération de héros de la biotech, connue de tout le monde. Il faut qu’il y ait des Xavier Niel de la biotech qui donnent envie à tous les jeunes ingénieurs de biotech française de devenir des rois du monde. C’est un des projets que nous avons déjà lancé, avec DBV Technologies de Pierre-Henri Benhamou et Cellectis d’André Choulika. Nous avons des entrepreneurs formidables. Il faut qu’ils acceptent d’être médiatisés et de donner envie aux autres de leur ressembler.

    Qu’en est-il de l’incubateur de start-up de la BPI ?

    Nous avons 25 start-up dans notre incubateur, mais seulement deux biotech, il est très digital.

  • 3e rencontres industries bio-santé Nouvelle-Aquitaine/Euskadi/Navarre le 29 juin 2017

    Le cluster Tic Santé, le Basque biocluster et le Groupement des industries pharmaceutiques et de Santé du Sud Ouest (GIPSO) organisent la troisième édition des Rencontres industries bio-santé Nouvelle-Aquitaine/Euskadi/Navarre.

  • Télémédecine : 3 start-up françaises attaquent le marché international

    Lors du CES de Las Vegas, le 4 janvier 2017, Visiomed a dévoilé Visiocheck, une « station de télémédecine mobile et connectée de moins de 300 grammes ».

    Deux autres start-up françaises ont également développé des solutions de télémédecine : H4D et Parsys Télémédecine.

    Pour rappel, l’article 47 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017 prolonge et élargit le champ de l’expérimentation de la télémédecine.

    Visiomed : une solution miniaturisée

    Fonctionnalités du système

    Le système visiocheck est une station de télémédecine mobile de 300gr, constituée d’un tensiomètre brassard, d’un thermomètre sans contact, d’un électrocardiogramme, d’un oxymètre de pouls et d’un lecteur de glycémie. Spiromètre, stéthoscope électronique et laboratoire d’analyse biologique miniaturisé seront les prochaines innovations intégrées.
    Un écran LCD vise à permettre de filmer ou photographier plaies, boutons, blessures, voire d’ausculter la gorge.

    Positionnement sur le marché

    La solution Visiocheck est en cours de marquage CE et d’enregistrement auprès de la FDA.

    Son lancement est prévu pour le milieu de l’année 2017, avec deux modèles tarifaires :

    • un prix d’achat de 2 500€ hors taxe plus un accès mensuel aux services pour un coût variant, suivant les options choisies, de 49€ à 79€ HT,
    • un abonnement mensuel à un prix allant de 199€ à 249€ HT.

    H4D : une cabine équipée

    Fonctionnalités

    H4D a développé une cabine de télémédecine, la Consult Station, qui réunit tous les instruments de mesure professionnels (tensiomètre, stéthoscope, électrocardiogramme…), écrans et systèmes de communication permettant d’effectuer une téléconsultation.

    Positionnement sur le marché

    H4D a déjà obtenu un marquage CE pour ses cabines de télémédecine. La solution est en phase de déploiement en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et en France, où la start-up a installé sa première cabine en 2014.

    H4D propose la Consult Station soit à l’achat, soit par abonnement mensuel avec mise à disposition d’une cabine.

    Parsys Télémédecine : des instruments de consultation à distance

    Cette start-up propose plusieurs types d’outils qui visent à permettre à tous d’accéder au diagnostic médical par la transmission instantanée des données vitales : ECG portatifs, valises de télémédecine et logiciels.

    Les ECG portatifs sont équipés de la technologie Bluetooth afin que la transmission de leur tracé numérique soit automatique, visualisable directement sur ordinateur et/ou transféré vers un centre médicalisé.

    Les valises de télémédecine sont des stations de télémédecine adaptées à la mobilité et à l’urgence.

    Quant aux stations, elles sont dotées de logiciels de gestion tactiles, de capteurs médicaux et de capacité de transmission multi-réseaux, visant à faciliter une utilisation déportée en mode urgence.

    Positionnement sur le marché

    Les produits de Parsys Télémédecine sont déjà utilisés dans quelques établissements, notamment des EHPAD.

  • 10e conférence internationale sur les technologies et traitements innovants du diabète à Paris

    La 10e conférence internationale sur les technologies et traitements innovants pour le diabète (ATTD) aura lieu du 15 au 18 février 2017 au Palais des Congrès à Paris.

    A cette occasion seront présentées les dernières avancées technologiques et scientifiques en termes de pompe à insuline, capteurs de glucose, dispositifs de prévention diabétique, pancréas artificiel, traitement de l’obésité.

    Le programme est consultable via le lien ci-contre : ATTD programme

    L’inscription (payante) est possible via le lien ci-contre : inscription ATTD

  • Conférence internationale Medetel e-santé & télémédecine du 5 au 7 avril 2017 au Luxembourg

    La conférence internationale Medetel, événement e-santé et télémédecine, aura lieu du 5 au 7 avril 2017 au Luxembourg.

    Conférences, ateliers et expositions se tiendront notamment autour du thème des outils digitaux appliqués à l’oncologie (intelligence artificielle).

    Cet événement est organisé par l’agence e-santé du Luxembourg.

    Programme et inscription sont disponibles via le lien ci-contre : Medetel

  • E-santé : « Singapour sera un leader mondial dans la lutte contre le diabète » (Nawal Roy)

    « Notre objectif est d’atteindre 3 à 5 % de la population diabétique au cours des trois prochaines années », confie à H&TI Nawal Roy, fondateur et P.-D.G de la start-up Holmusk, créatrice de l’application Glyco Leap, dont l’objectif est d’aider les personnes diabétiques à adapter leur alimentation et leur activité physique pour tenter de mieux contrôler leur pathologie via une équipe de coachs santé.

    Depuis le mois d’avril 2016, le ministère de la Santé singapourien a déclaré « la guerre au diabète ». Des partenariats entre le secteur public et des entreprises privées spécialisées dans le secteur de la health tech émergent pour tenter de proposer des solutions novatrices. Parmi ces sociétés, Holmusk.

    Nawal Roy revient pour H&TI sur Glyco Leap, ainsi que sur ses projets et sa vision du marché de la e-santé à Singapour et en Asie. Il assure que la cité-État fera figure de chef de file dans la lutte mondiale contre le diabète.

    Lutte contre le diabète : « Nous serions ravis de collaborer avec le gouvernement » (Nawal Roy, fondateur d’Holmusk)

    Vous avez lancé Glyco Leap en 2015. Où en êtes-vous actuellement ?

    La phase de bêta test a été réalisée l’année dernière, en 2015. Depuis juillet 2016, nous avons officiellement mis en place notre stratégie B2C et ouvert notre application aux abonnements.

    Votre offre principale permet aux utilisateurs de bénéficier de conseils diététiques quotidiens délivrés par un coach diététicien. Qui sont ces experts ? Comment les choisissez-vous?

    Ce sont tous des diététiciens certifiés. Nous avons dans notre équipe de santé un médecin, un groupe de diététiciens, un scientifique spécialisé dans l’activité physique et un psychologue. C’est une équipe très complète.

    Nous pensons qu’avec le diabète, une grande partie du changement est liée à l’alimentation. Grâce à notre application, les utilisateurs apprennent à connaître leur condition physique, le type d’aliments qu’ils consomment et comment tout cela influe réellement sur leur maladie.

    Nous nous adressons uniquement aux personnes atteintes de diabète, aux personnes qui ont été diagnostiquées et à tous les pré-diabétiques, parce que nous croyons fermement que si vous contrôlez de manière précoce votre diabète, vous freinez de manière efficace les effets de la maladie sur votre santé.

    L’un des problèmes que vous pouvez rencontrer est le manque de motivation des utilisateurs qui risquent, avec le temps, de se décourager et de suivre vos recommandations avec moins d’assiduité…

    Ce problème de motivation est omniprésent. L’idée de base est donc de savoir à quel point l’utilisateur connaît sa maladie et à quel point il est motivé pour apprendre à la combattre. Par conséquent, nous nous concentrons avant tout sur la partie de la population la plus motivée à s’investir et à changer ses habitudes pour lutter contre le diabète.

    Quels sont les retours des utilisateurs jusqu’à maintenant ?

    Parmi les personnes qui ont souscrit à notre offre, les premières données que nous avons recueillies sur leur évolution sont très positives. La plupart des utilisateurs ont été en mesure d’atteindre l’objectif souhaité voire de le dépasser.

    Quel est votre objectif final avec cette application ?

    Nous voulons atteindre 3 à 5 % de la population diabétique au cours des trois prochaines années à travers Glyco Leap. À Singapour, cela représentera près d’un million de personnes. Aux États-Unis, ce sont près de 20 millions de personnes qui sont concernées.

    Le programme de base de six mois que vous proposez est facturé 69 SGD (45,6 €) par mois. Une somme non négligeable pour les revenus les plus faibles. Les dispositifs d’e-santé n’excluent-ils pas selon vous une partie de la population ?

    Nous sommes en train de lancer une nouvelle version à 20 dollars singapouriens (13 €) par mois. Je ne pense pas que les technologies liées à l’e-santé soient réservées à une certaine partie de la population. La plupart des personnes diabétiques dépensent plus de 1 200 dollars (790 €) par mois pour traiter leur maladie. Et elles dépensent encore plus à mesure que la maladie évolue.

    Grâce aux progrès scientifiques, on peut aider les malades à réduire leur dépenses sur le long terme en les encourageant à changer leur style de vie. En agissant sur leur mode de vie, on s’est aperçu qu’ils pouvaient vraiment influer positivement sur l’évolution de la maladie.

    Je pense donc que le service que nous offrons ne coûte pas grand-chose par rapport aux dépenses actuelles qu’engendrent le traitement du diabète. Ce serait même beaucoup plus facile pour les malades de solliciter notre aide si les frais liés à l’utilisation de l’application étaient remboursés par les compagnies d’assurance ou le ministère de la Santé.

    Ce serait la meilleure des options possibles.

    Si vous tombez malade, vous allez à l’hôpital, et les dépenses seront en partie couvertes par le gouvernement, mais si vous voulez agir en amont, si vous voulez utiliser un service comme le nôtre pour rester en meilleure santé, l’argent viendra uniquement de votre poche. Voilà pourquoi nous souhaiterions que les choses évoluent au niveau politique pour encourager les gens à rester en bonne santé et non attendre qu’ils tombent malade pour les aider financièrement.

    Comment faites-vous pour faire connaître votre application auprès des diabétiques ?

    Nous travaillons avec trois types de partenaires : les employeurs, les compagnies d’assurance et les établissements de santé, bien qu’avec ces derniers, ce soit encore en cours d’élaboration.

    Quelles sont vos relations avec le gouvernement singapourien ?

    Quand nous avons lancé le projet Glyco Leap, la « guerre contre le diabète » n’avait pas encore été déclarée par le gouvernement. Maintenant que c’est le cas, il y a moins de méfiance par rapport à notre projet et il est beaucoup plus facile de travailler avec les services publics sur ce sujet donc nous avons engagé plusieurs initiatives, sur plusieurs fronts.

    Nous n’avons pas encore annoncé de partenariat officiel mais nous serons ravis de pouvoir travailler avec le gouvernement sur le sujet.

    Holmusk est une société spécialisée dans l’analyse de données. Quelle est votre politique de confidentialité concernant les données privées des patients ?

    Nous recueillons et utilisons des données personnelles uniquement pour le besoin des utilisateurs et pour aucun autre but. Nous ne compromettrons jamais la confidentialité de ces informations, à aucun prix.

    Votre priorité est actuellement la lutte contre le diabète mais vous avez déclaré dans une interview accordée à e27.com que votre « objectif final était de [vous] concentrer sur le long terme sur toutes les maladies chroniques ». Avez-vous déjà quelques projets en tête pour les années à venir ?

    Nous nous intéressons déjà de près aux problématiques relatives à la santé mentale. Nous travaillons aussi avec certains hôpitaux sur les données cardiovasculaires des patients. Nous voulons nous pencher sur toutes les maladies chroniques, de l’asthme aux problèmes de santé liés au tabagisme. La lutte contre le diabète n’est donc qu’un point de départ.

    Comment votre société se démarque-t-elle de la concurrence sur le marché de l’e-santé et notamment des grosses entreprises, comme le géant de l’internet Alibaba, très présent en Asie du Sud ?

    • Je pense qu’actuellement notre équipe est la plus importante en termes d’effectif dans ce secteur spécifique qu’est la lutte contre le diabète. Nous avons mis en place l’une des meilleures technologies qui soit et l’une des meilleures équipes d’analystes de données.

      Nos concurrents se focalisent généralement sur un seul domaine et à petite échelle, alors que nous, nous cherchons à nous développer à l’échelle nationale mais aussi mondiale.

    • Nous avons par ailleurs créé notre société sur des bases solides, par le biais de conseillers et d’investisseurs réputés, un point très important.
    • Nous travaillons également avec des partenaires hautement crédibles, comme SingHealth, des universités renommées, etc.
    • Enfin, un autre de nos atouts est notre rapidité. Notre capacité d’exécution est très forte.

    Je pense que tous ces facteurs font la différence par rapport aux autres entreprises sur le marché.

    Quels aspects de votre service souhaiteriez-vous améliorer ?

    Nous essayons d’améliorer notre outil continuellement. Actuellement, nous concentrons nos efforts sur les personnes qui ont été diagnostiquées de manière précoce et sur les pré-diabétiques mais nous aimerions étendre notre service aux diabétiques chroniques ainsi qu’aux personnes touchées par un diabète de type 1.

    Nous sommes même en train de réfléchir à la manière dont nous pourrions inclure la prescription de médicaments via notre application. Il y a encore beaucoup à faire !

    Vous travaillez avec SingHealth pour un projet d’analyse poussée des données cardiovasculaires des patients mais vous travaillez aussi avec des écoles, des hôpitaux. Pensez-vous que la formation de partenariats entre des sociétés privées expertes telle que la vôtre et le secteur public est essentielle sur le marché de l’e-santé ?

    C’est évident. Le secteur public est sur le point de devenir un partenaire primordial sur le marché de la santé.

    Vous avez déjà acquis une société, MindLinc [un dossier médical électronique centré sur la santé mentale] aux États-Unis et vous avez ouvert un bureau en Malaisie. Vous avez également déclaré que vous alliez lancer Glyco Leap outre-Atlantique et ailleurs en Asie.

    Nous avons entamé le processus de lancement de notre application à Hong-Kong et en Malaisie. Elle devrait être disponible courant 2017. Nous allons aussi la proposer aux États-Unis. Enfin, nous sommes en train de créer une version web de Glyco Leap.

    Il y a de nombreuses sociétés spécialisées en e-santé qui se sont implantées à Singapour ces dernières années ou qui aimeraient s’y installer. Comment expliquez-vous cette intérêt pour la cité-État ?

    Premièrement, il est certain qu’il est plus facile de démarrer une entreprise ici comparé à d’autres pays en termes d’aides et de taxes mais je pense que Singapour attire également les entrepreneurs parce qu’il y a ici une forte concentration de capitaux, de talents et parce que l’accès aux autres marchés d’Asie est assez facile. Singapour est un bon point de départ.

    Quelle est votre vision de l’e-santé à Singapour et plus généralement en Asie ?

    Le marché de l’e-santé en est à sa toute première phase d’évolution, en Asie mais ailleurs dans le monde aussi. Ses acteurs tentent de résoudre de nombreux problèmes. L’un des principaux enjeux est d’essayer de combattre l’inefficacité du système de santé actuel mais la plupart des stakeholders s’efforcent surtout de surmonter les challenges liés à l’accès aux offres de soins. Aujourd’hui, l’accès aux hôpitaux, à la médecine et à la santé en général semble être un privilège dans la plupart des pays. Nous devons penser à des solutions dans ce domaine d’un point de vue macroéconomique.

    Pensez-vous que, dans les années à venir, Singapour puisse devenir le principal leader mondial dans la lutte contre le diabète à travers le marché de la health tech ?

    Sans aucun doute. Le diabète est un problème mondial. Aucun autre pays au monde n’a déclaré une guerre contre cette maladie. Cette initiative démontre un haut degré de leadership. Cette volonté d’engagement, et parce que je sais comment fonctionne le gouvernement singapourien – de manière très efficace -, me donnent foi en ce pays. Singapour deviendra un chef de file dans ce secteur.

    Le plan de Singapour pour « déclarer la guerre au diabète »

    En avril 2016, le ministère de la Santé singapourien a déclaré la « guerre au diabète ». C’est la première fois qu’un pays porte une aussi grande attention à la lutte contre cette maladie chronique.

    « L’OMS a récemment annoncé que le nombre total d’adultes atteints de diabète avait quadruplé depuis 1980, atteignant les plus de 400 millions en 2014, rappelait le 13 avril 2016 lors d’un discours M. Gan Kim Yong, le ministère de la Santé singapourien. Sur ces 400 millions, 400 000 sont Singapouriens. »

    « Parmi ces personnes touchées par le diabète, un Singapourien sur trois n’a pas encore été diagnostiqué. Et parmi les malades diagnostiqués, un sur trois n’adopte pas le comportement adéquat pour améliorer son état de santé. »

    Selon les prédictions officielles, on estime à un million le nombre de résidents singapouriens qui seront touchés par le diabète d’ici 2050 si aucune nouvelle mesure sanitaire n’est établie.

    Le ministre insiste sur les conséquences d’un diabète non-détecté, telles que :

    • le développement de maladies cardiaques ;
    • les accidents vasculaires cérébraux ;
    • l’insuffisance rénale ;
    • la cécité ;
    • les amputations…

    Le diabète coûte à Singapour plus d’un milliard de dollars (US) par an

    Selon une étude publiée en avril 2016 par la NUS Saw Swee Hock School of Public Health (Singapour) et l’Université de Californie du Sud, le diabète au sein de la population active coûtait à Singapour en 2010 plus d’1 milliard de dollars US (959 M €). Une somme qui pourrait dépasser les 2,5 milliards de dollars (2,4 Mds €) d’ici 2050.

    « Cependant, les coûts à long terme, compte tenu des conséquences psychosociales, sont bien plus importants, relève M. Gan Kim Yong . Nous devons relever ce défi. C’est pourquoi je déclare la guerre contre le diabète. Nous voulons aider les habitants de Singapour à vivre sans diabète et nous voulons aider ceux qui souffrent de la maladie à contrôler leur état de santé afin de freiner au mieux l’évolution de la maladie. »

    Une campagne de six mois pour recueillir les suggestions de la population

    Le Groupe de travail sur la prévention et la prise en charge du diabète (the Diabetes Prevention and Care Taskforce), dirigé par le ministre de la Santé et le ministre par intérim de l’Éducation, M. Ng Chee Meng, a lancé une grande campagne afin de recueillir le point de vue des Singapouriens sur la question.

    Les propositions et commentaires les plus pertinents seront pris en compte dans le Plan d’action qu’établira petit à petit en 2017 le ministère de la Santé pour mieux lutter contre le diabète.

    La campagne est divisée en deux temps :

    • De septembre à décembre 2016 : l’attention a été portée sur l’identification des obstacles qui empêchent les Singapouriens d’adopter un mode de vie sain. Le ministère a recueilli les meilleures suggestions pour promouvoir les bienfaits d’une alimentation saine et d’une activité physique régulière, mais aussi pour encourager les Singapouriens à effectuer un suivi régulier et à suivre les recommandations de leur médecin.
    • De janvier à février 2017 : l’objectif sera de collecter les points de vue de la population sur les mesures et initiatives proposées au cours de la première phase. Pour inciter un maximum de citoyens à participer au débat, une consultation en ligne sera lancée. Chaque participant pourra donner son avis sur les idées formulées lors de la première phase de la campagne et expliquer en quoi telle ou telle initiative lui semble plus efficace qu’une autre.

    Après le mois de février, le groupe de travail étudiera les réactions recueillies et évaluera la faisabilité des mesures proposées avant de les mettre officiellement en place.

    Guerre contre le diabète : un premier bilan encourageant

    En novembre 2016, le ministère a fait un premier point sur les débuts de la campagne. Plus de 1 600 réponses ont été récoltées. Certains participants ont notamment soumis quelques « bonnes idées », note le ministre, comme le fait d’essayer de rendre plus accessibles les aliments et les boissons les plus saines ou d’élargir des programmes d’activités physiques au sein de la collectivité afin de faciliter l’accès au sport sur le lieu de travail, par exemple, ou dans les espaces communautaires.

    • Des cliniques-bus mis en place pour soulager les médecins généralistes

    « Nous continuerons de collaborer avec les intervenants clés [dans les mois à venir], a insisté M. Gan Kim Yong. Je suis heureux de constater que la Société des diabétiques de Singapour (DSS) est un partenaire important dans la gestion du diabète. Par exemple, elle a mis en place un clinique-bus mobile qui accepte d’effectuer les consultations à la place des médecins généralistes pour les radios des pieds et des yeux. Ces services de soutien permettent aux médecins généralistes de fournir des soins plus généraux, ce qui est essentiel à la bonne gestion du diabète.

    La DSS et ses partenaires fournissent également une aide financière aux familles à faible revenu pour leur permettre d’accéder plus facilement à certains produits médicaux et programmes éducatifs. »

    • Des programmes de sensibilisation

    La DSS a aussi été active au niveau de la sensibilisation et de la prévention. Elle a notamment créé des programmes de sensibilisation diffusés par des infirmières éducatrices dans des conférences, des forums ou des ateliers.

    • Des interventions pilotes dans les centres communautaires pour coacher les malades

    Par ailleurs, en partenariat avec les établissements de santé publiques et les organisations de santé centrales, le groupe de travail sur la prévention et la prise en charge du diabète a lancé des interventions pilotes communautaires pour aider les personnes à haut risque à modifier leur mode de vie en établissant des objectifs et des programmes de coaching.

    Par exemple, un programme a été initié au sein du club communautaire de Toa Payoh West pour apprendre aux résidents à manger plus sainement.

    Des objectifs personnels ont été fixés pour chacun d’entre eux afin de les encourager à adopter un mode de vie sain et ainsi à mieux gérer leur diabète.

    À travers ces premiers projets mis en place, les prémisses de la guerre contre le diabète commencent déjà à être visibles à Singapour.

  • Congrès annuel HIMSS du 19 au 23 février 2017 à Orlando aux Etats-Unis

    Le Congrès annuel HIMSS aura lieu du 19 au 23 février 2017 à Orlando aux États-Unis. Il réunira plus de 40 000 professionnels internationaux du secteur de la e-santé, cliniciens, cadres et industriels.

    Les orateurs principaux seront :
    • Ginni M. Rometty, Présidente, président et chef de la direction chez IBM,
    • John Boehner, ancien président de la Chambre des représentants des États-Unis,
    • Robert Herjavec, expert en cybersécurité, entrepreneur et auteur,
    • Kevin O’Leary, Investisseur en innovation.

    Cet événement s’articulera autour de plusieurs conférences dont les thèmes seront: Clinical and Business Intelligence, la Santé connectée, la cybersécurité – confidentialité et sécurité de l’innovation, l’entrepreneuriat, l’investissement de capital-risque, l’interopérabilité et l’accès aux données, la coordination et la culture des soins.

    Le détail du programme est disponible via le lien ci-contre : Programme HIMSS 2017
    L’inscription, (payante) peut s’effectuer via le lien ci-contre : Inscription HIMSS 2017

  • Levée de fonds : Indigo Diabetes lève 7M € pour sa puce optique de mesure en continu de la glycémie

    7M €, c’est la somme levée par la start-up belge Indigo Diabete en série A le 21 décembre 2016, pour financer le développement d’une puce optique (GlucoSens) capable de mesurer le taux de glucose dans le sang.

    La société cherche à exploiter les recherches menées par l’université de Gand et l’Institut de microélectronique et composants (Imec) visant à remplacer les prises de sang conventionnelles par un implant optique.

    L’objectif de GlucoSens est de développer un implant non-invasif de mesure de la glycémie en continu reposant sur une puce à capteur optique et équipée d’un spectromètre.

    Le tour de table a été menée par la société néerlandaise Thuja Capital, via son fonds d’investissement dans la santé. Les autres investisseurs sont : Sensinnovat, Parana Management Corp, Qbic Arkiv Fund, Fidimec, SOFI, Manuardeo et Capricorn ICT Arkiv.

  • Chine : Startupbootcamp lance un accélérateur en santé numérique à Chengdu

    Le réseau anglais Startupbootcamp vient de lancer son premier programme en Chine. Il va développer un accélérateur numérique de la santé à Chengdu, capitale de la province du Sichuan.

    La société va ainsi soutenir le développement des entrepreneurs sur le marché local de la digital health en aidant 100 start-up prometteuses à se déployer.

    Startupbootcamp s’allie à l’incubateur chinois Thinkzon

    Startupbootcamp exploite un réseau mondial de programmes d’accélérateurs axés sur l’industrie. À Chengdu, il devrait se focaliser sur la mise à l’échelle des entrepreneurs dans le secteur de la santé numérique, précise la société dans un article posté sur son blog.

    Le projet se base sur un partenariat avec Thinkzone, un incubateur chinois rassemblant plus de 500 entreprises dans les domaines de l’internet mobile, de la R&D et des médias numériques.

    100 start-up soutenues financièrement et coachées pour percer sur le marché de l’e-santé chinois

    Les demandes pour intégrer le programme devront être formulées d’ici le 20 mars 2017. Le projet devrait débuter en mai 2017. Il est ouvert aux start-up de Chine et des pays voisins. L’accélérateur mettra l’accent sur les entreprises qui opèrent dans des domaines tels que l’élaboration d’appareils médicaux numériques et d’objets connectés, la surveillance à distance des patients, l’amélioration des diagnostics et la génomique.

    Les 10 start-up sélectionnées recevront :

    • 100 000 RMB (13 822 €) de fond pour leur lancement ;
    • un espace de travail gratuit ;
    • un mentorat de plus de 100 spécialistes de l’industrie.
    • Elles feront également l’objet de présentations aux partenaires et investisseurs locaux.
    • Elles disposeront d’un accès au réseau international de Startupbootcamp dans plus de trente pays.

    Au cours des trois premiers mois, les entreprises sélectionnées bénéficieront d’un soutien dans toutes les étapes de leur croissance par le biais de séances personnalisées, de la mise sur le marché à la vente des produits, en passant par leur développement.

    L’expansion globale de Startupbootcamp en Chine sera supervisée par Steven Tong, directeur général du programme de Startupbootcamp à Singapour depuis 2015.

    Il sera épaulé par Christina Pamela Christiansen, qui dirigera le programme de santé numérique en tant que directeur de programme, et par Feng Jingyue, qui occupera le poste de directeur des exploitations.

    Startupbootcamp face à la complexité du marché chinois

    Cependant, la société londonienne doit faire face à un problème non négligeable : la méconnaissance du marché chinois. Comment va-t-elle parvenir à s’imposer là où des entreprises étrangères, dont Google – parti en 2011 -, ont échoué ?

    «Chengdu [est] la porte d’entrée parfaite vers d’autres régions chinoises»

    Les avantages : la taille du marché et le fait de s’être implanté à Chengdu, déjà ouvert aux initiatives dans le domaine de la santé.

    La ville de Chengdu a en effet été choisie pour sa bonne réputation sur le marché. Elle est réputée pour son soutien aux initiatives entrepreneuriales locales, spécialement dans le domaine sanitaire. La région est également connue pour avoir quelques-uns des meilleurs hôpitaux et instituts de recherche médicale de Chine.

    « L’avancée de Chengdu dans le développement technologique fait de la ville la porte d’entrée parfaite vers d’autres régions chinoises, a commenté Carsten Kølbek, cofondateur de Startupbootcamp, lors de l’annonce officielle du projet. Les possibilités en santé numérique en Chine sont vastes, non seulement dans la région du Sichuan, mais aussi dans tout le pays. La forte demande pour de meilleurs services de santé, due à la croissance rapide de la classe moyenne, et la libération du marché de l’assurance privée nécessitent le déploiement de solutions novatrices, capables d’évoluer rapidement. »