Europe

  • Baisse des tarifs d’imagerie : le Snitem & la FNMR demandent une réflexion sur l’avenir de l’imagerie

    59 millions d’€, tel est le montant des baisses de tarifs et de forfaits d’imagerie annoncé par l’UNCAM le 27 janvier 2017. La FNMR juge qu’il s’agit d’une « une attaque en règle contre la santé des Français » et appelle les pouvoirs publics à s’engager sur un plan de développement de l’imagerie, tandis que le SNITEM demande « une réflexion d’ensemble avec toutes les parties prenantes en vue d’éclairer les enjeux actuels et à venir de l’imagerie ».

    La baisse des tarifs annoncée par l’UNCAM repose sur la suppression de la majoration pour acte de radiographie baptisée « modificateur Z » (fixée à 21,8 % et réservée aux seuls médecins radiologues) et son remplacement par une majoration moindre (« modificateur Y » fixé à 15,8 %), applicable à tous les actes de radiographie quelle que soit la spécialité du médecin (radiologue, pneumologue ou rhumatologue). Cette mesure prendra effet début avril 2017.

    Les forfaits techniques (scanner, IRM et TEP), versés aux exploitants des appareils pour prendre en charge les coûts d’amortissement et de fonctionnement, se voient de leur côté appliquer une baisse de 2 % à partir du 13 février 2017.

    La FNMR  » condamne ces mesures « , car les radiologues doivent investir dans des équipements de plus en plus performants, et appelle au contraire à un plan de développement de l’imagerie,  » gage d’une meilleure prise en charge des patients et d’économie pour le système de santé « .

    De son côté, le SNITEM estime que la baisse tarifaire  » va à l’encontre de l’intérêt des patients, du système de soins et des entreprises « , et souhaite une  » concertation dans un domaine critique en matière d’égalité des chances et d’accès à l’innovation pour tous les patients « .

  • Huit initiatives primées aux Etats généraux de l’Innovation organisationnelle en Santé

    Huit initiatives ont été primées lors de la convention de clôture des premiers États généraux de l’Innovation Organisationnelle en Santé (EGIOS), qui se sont tenus le 31 janvier 2017 à Paris.

    Ces États généraux ont vocation à favoriser une large diffusion des innovations locales, et à contribuer à leur pollinisation par l’échange de bonnes pratiques d’un territoire à l’autre entre équipes de professionnels et avec les associations d’usagers.

    L’Association pour l’Innovation Organisationnelle en Santé, fondée par Madis Phileo, Santéliance et Capgemini Consulting, a organisé les EGIOS sous forme d’initiative citoyenne. Cette dernière a été lancée en 2016 sur les thèmes de l’engagement des patients, de l’évolution des pratiques cliniques, de la coordination des parcours, de la structuration des soins primaires, et de l’accessibilité des services de santé.

    Près de 80 initiatives en cours de réalisation dans des régions françaises ont été évaluées par un comité composé d’experts issus d’institutions publiques nationales, de personnalités expertes en organisation et management de l’innovation, et de représentants des usagers. Parmi les critères d’évaluation figurait notamment la réplicabilité.

    31 initiatives considérées comme véritables innovations de santé ont été présentées après évaluation méthodologique. Huit d’entre elles ont été primées le 31 janvier 2017.

  • 63 % des médecins sont des utilisateurs fréquents des outils numériques (sondage Asip-Ipsos)

    63 % des médecins déclarent être des utilisateurs fréquents des outils numériques, selon le sondage publié par l’Asip et Ipsos le 31 janvier 2017. Réalisé auprès de 253 médecins généralistes libéraux et de de 250 médecins spécialistes hospitaliers (cardiologie, diabétologie, urgences, pneumologie, oncologie, gériatrie, pédiatrie), ce sondage met en évidence le fait que les technologies numériques font désormais partie de l’environnement de travail des médecins.

    Principaux résultats du sondage

    Les logiciels sont intégrés à la pratique médicale. Ainsi :

    • 96 % des médecins généralistes déclarent disposer d’un logiciel informatique pour la gestion des patients ;
    • 86 % des spécialistes ont accès au dossier patient informatisé au sein de leur établissement ;
    • 84 % des utilisateurs fréquents des technologies numériques s’en servent pour accéder aux résultats d’analyse de leurs patients, 68 % pour transmettre les données d’un patient à un autre professionnel de santé.

    En revanche, seuls 23 % des médecins s’estiment bien formés pour l’utilisation de leur logiciel informatique, et 16 % pour l’utilisation des technologies numériques dans les échanges avec leurs confrères, témoignant du besoin de formation à ces outils.

    Enfin, en termes d’usages, les médecins voient une utilité à l’utilisation de technologies numériques pour la diminution de la redondance des actes et examens (72 %) et de la coopération ville-hôpital (55 %).

  • US: build a patient-centered system through eHealth (conference)

    A web-conference, entitled ‘The Future of Care Delivery: Relentless Redesign’, organized by the American group NEJM Catalyst was produced on 19 January 2017 and hosted by Providence St Joseph Medical Center (United States).

    During this event, various industry players shared their perceptions of US health industry of yesterday and tomorrow, pointing to the development challenges of the health tech, past mistakes and lessons learned from these failures but also the significant opportunities available to healthcare professionals though big data management.

    These interventions were focused on a central idea: build a patient-centered system from through high tech innovations emerging on the market.

    The conference was divided into three parts:

    • Technology Disruption: What Matters;
    • Lessons Learned: Failed Experiments in Care Redesign;
    • Meaningful Data: Meeting Patient Needs.

    New technologies in the healthcare system: are they allied or disrupter?

    Healthcare systems are now faced with the development of new technologies. They supposedly help practitioners to provide better health care but they can also cause a waste of time and a waste of energy. How to deploy the right technology, improve care and add value without burdening the patient or the medical team? So many questions put forward by Aaron Martin, Executive Vice President and Chief Digital Officer, Providence St. Joseph Health; Victor Montori, Professor of Medicine, Mayo Clinic, and Molly Joel Coye, Executive in Residence, AVIA and former Chief Innovation Officer, UCLA Health.

    « The healthcare sector has so far been slow in integrating new technologies, » says Dr Coye. According to her, one of the first behavior to adopt is to observe what is happening in other fields, such as banking sector or self-driving food to « bring health care in houses. »

    Aaron Martin insists that the principles of success basics are the same, whatever the sector. « I worked for a long time for Amazon in the area of e-commerce, there are things that will never change, including three principles:

    • offer lower prices than the competition;
    • broader choice of products;
    • convenience.

    I have realized that this is the same in the health sector: ensure lower costs, better outcomes and improve the patient and clinicians experience are part of the foundations for success. »

    « Most solutions do not have to be created but to be discovered » (Aaron Martin, Providence St Joseph Health Center)

    « Most solutions do not have to be created but to be discovered, they already exist somewhere, » adds Mr. Martin. The idea, he said, is to recruit the right team of health professionals and the right team of experts in technology to find the most interesting innovations and then demonstrate that they work in the health system. Secondly only, you will have to think of a way to get customers online and engaged.

    Victor Montori, meanwhile, focuses on a central problem according to his observations: the invisibility of the work of patients. « The Times have changed. Today, many patients are suffering from chronic diseases. They are not in the hospital, do not consult a doctor every day. They have to struggle with their disease every day by taking a certain medication list, questioning their lifestyle (diet, physical activity) to improve their condition or at least slow the progression of their disease. »

    It raises several underlying telemedicine issues:

    • How to understand the notes sent by their doctors? ;
    • How to decipher the medical jargon? ;
    • How to know if the alternative medication proposed by the pharmacist will be as effective as the one prescribed by their doctor?
    • etc.

    « All this patient’s work is invisible. We need to improve communication between health professionals and patients to overcome such problems. »

    According to the expert, the key is the attention given by the physician to patients. « As health professionals, we must not seek to make money but above all to listen to the patient, help him understand his disease, encourage him to invest in its care. New technologies must be a support to improve this relationship and not a source of remoteness between doctors and patients. « 

    « The technology is there to help us fight against the tensions between health professionals and consumers, » agrees Aaron Martin.

    Transforming the health care system: lessons learned from mistakes made in the past

    « The American health care industry is sick, analyzed the Harvard Business Review in an article published in 1989. Its huge fraction of our GNP – one out of every eight dollars – is double that of Japan and at least 50% higher than that of other developed countries. Because it is growing at rates 50% higher than the GNP, the industry’s cost hampers control of our disastrous trade deficit. »

    Benjamin K. Chu, President and CEO, Memorial Hermann Health System, points to a first mistake made in the 1980s-1990s: leaving aside the feelings of patients.

    « At that time, we tried to find a business model to restore the healthcare market economy. Industry players were primarily focused on the desire to turn the corner from the economic point of view. Nobody asked the opinion of the patients. It is not surprising that they revolted at some point », by questioning more often the quality of the care delivery and the diagnosis of their doctors.

    Over the past twelve years, the focus was on the creation of a new culture of health care delivery. New business models are sought, new technologies are emerging to try to improve the delivery of care. « Gradually, the economy of the healthcare sector got better but we were still too focused on monetary issues. »

    It is only recently that the interest around the patient has increased, Dr. Chu said. Refocusing on devotion, that’s the key. »

    Chronic disease management: forty years of learning

    Arnold Milstein, Professor of Medicine, Stanford University School of Medicine, talked about the chronic diseases management, whose significant progression makes it one of the current and future main concerns. In the US, 86% of American healthcare expending is incurred by people with chronic illness, the expert recalled (official figures).

    He went back forty years ago to better understand the evolutions in this specific area and to identify the bad paths taken by the care providers.

    • In the 80’s-90’s: « Doctor knows best.  »
      The tool available was generally phone, that is it: « If you were lucky, you could get an appointment in fifteen minutes with a doctor in the day to deal with a specific problem, if not, you should leave a message on the answering machine that advised you in most cases to go to the ER. A basic and simplified system that of course did not meet the needs of patients with multiple chronic disease problems ». Result: failed.
    • Late 90’s – early 2000: the beginning of telemedicine. Add insurer’s 1 800 nurse case manager.
      Nurses from a remote location contacted patients to find out what is going on and take care of them. « It seemed like a good idea. This kind of intervention still persists today although a CBO report had demonstrated that there was no positive impact on health expenditure. » Result: failed.
    • Around the 2000s: The improvement of the telemedicine system.
      The interactions between nurses working remotely and patients become more sophisticated, caregivers were particularly interested in the psyche of the patients and the importance of the social in the process of healing. « Real medical teams have been created. Investors were very enthusiastic but most have failed because most of these interventions did not include an actual face-to-face with the patient, they did not established a deep relationship between the patient and the care manager and between the care manager and clinicians. Everything was more or less managed remotely.  » Result: failed.

    In its report on these efforts to reduce health spending while improving the quality of healthcare delivery, the CBO concluded « that between 33 and 34% of these experiments have failed ». They ultimately cost the government more. « This is a high failure rate!, Aaron Martin said. The ones who worked were those centered on the sickest patients, called « the high-spending patient demo » but in the end, it seems logical that they resulted in more money coming in because patients were very ill and forced to spend more. The idea is to find a way to reduce costs and earn money even when we have to deal with less serious and complex diseases. »

    « How the United States is begin to learn from sequential failure of experiments in managing chronic illness care? » is the question that interests Arnold Milstein now. He is positive. « We have gone through forty years of learning to understand how our industry can work better. I do not consider these bad investments as failures if we learn from these mistakes for the future. « 

    Managing meaningful data to meet the patients’ needs

    A key to success in the healthcare system of tomorrow is to learn how to effectively manage health data.

    « With the development of new technologies, the goal is to reduce health facilities through the digital », explained Scott Weingarten, Senior Vice President and Chief Clinical Transformation Officer, Cedars-Sinai Health System.

    « We have to deal with a large volume of information:

    • 50% of this information come from care evidence-based;
    • we have resources produced by approximately 20 000 biomedical journals;
    • an article on health is published on average every 26 seconds;
    • the volume of medical information has doubled in the last three to five years.

    Today, electronic health records are used by:

    • 96% of hospitals;
    • 85% of physicians’ offices.

    Clinical decisions are determined by the analysis of its data.

    How can this mass of information be analyzed? What is the best diagnosis? This is the kind of question that must be asked by the caregivers today. »

    Lee Hood, Senior Vice President and Chief Science Officer, Providence St. Joseph Health, emphasizes the importance of the cloud and how it can improve the wellness of patients.

    « Through data analysis, we can better understand the transition from wellness to disease. The idea with the big data management is to work on preventive medicine, to understand how the combination of genetics and environment can influence a person’s health. »

    From this observation comes out a priority: « to find how to educate patients, physicians and other healthcare players to take advantage of this massive influx of data to improve the provision of care for both the rich and the poor people ».

    The expert is positive about the future of health care in the United States: « I sincerely believe that we can find a system in which the health care delivery system will be better and will have reasonable cost. »

    « It is possible to simplify the health care system for all by adopting a pro-active attitude allowing everyone to positively affect his health, summarized Amy Compton-Philips, Executive Vice President and Chief Clinical Officer, Providence St. Joseph Health. We have to imitate the models that work in other areas rather than wasting time and money to innovate. We have to change the culture of the healthcare industry to be able to change the sector. »

  • Généralisation du tiers payant : les complémentaires santé ouvrent un portail unique de services

    Les trois principales familles d’organismes d’assurance maladie complémentaires – , la Fédération des mutuelles de France, le comité technique des institutions de prévoyance et la fédération des sociétés et des mutuelles d’assurances – annoncent le 30 janvier 2016 l’ouverture d’un portail de services « destiné aux professionnels de santé de ville » qui leur permettra de signer « un seul contrat de tiers payant avec l’ensemble des complémentaires » membres de l’Association des complémentaires santé et leurs organismes opérateurs de tiers payant. Cette association couvre aujourd’hui « 90% des assurés » assurent les trois fédérations.

    Le portail de service est accessible depuis un site internet (www.tpcomplementaire.fr) qui propose aux professionnels de santé de signer un seul contrat de tiers payant valable pour l’ensemble des complémentaires et des opérateurs de tiers payant membres de l’Association des complémentaires santé. Cette association avait été créée en juin 2015 dans la perspective de la généralisation du tiers payant prévue dans la loi de santé alors en cours d’examen parlementaire. Elle est en charge de l’organisation de la coopération entre les différents acteurs (assurance maladie obligatoire, opérateurs de tiers payant, éditeurs de logiciels des professionnels de santé,…) et de piloter le dispositif technique de tiers payant des complémentaires.

    Le portail permet présenté ce 30 janvier propose notamment un service de vérification en temps réel des droits des patients et offre une garantie de paiement sur la part complémentaire ainsi qu’un suivi des paiements automatisé. Un numéro de téléphone (0 806 800 206) permet aux professionnels d’obtenir des informations générales sur le tiers payant complémentaire et de bénéficier d’une assistance lors de l’inscription en ligne.

    Le dispositif ne concerne pas les pharmaciens et les biologistes

    Différentes versions du contrat sont prévues pour chaque type de professionnels de santé : les médecins, les auxiliaires médicaux (infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, podologues, pédicures,…), les sages-femmes et les centres de santé (hors dentaire). En revanche, le dispositif ne concerne pas les pharmaciens et les biologistes, les outils en place permettant « déjà une pratique large du tiers payant ». Des travaux avec ces professions sont toutefois prévus en 2017 « pour faire évoluer, de façon concertée, les outils existants ».

    Cet outil vise à répondre aux engagements pris par l’Association des complémentaires santé dans le rapport conjoint publié en février 2016 avec l’Assurance maladie sur la généralisation du tiers payant, mesure prévue par la loi de santé du 26 janvier 2016. Dans ce rapport remis à la ministre des Affaires sociales et de la Santé le 18 février 2016, les régimes d’assurance maladie et les organismes complémentaires s’engageaient à mettre en place un ensemble de solutions techniques de façon à ce que la pratique du tiers payant n’obère pas le temps médical, et simplifie même ses conditions de mise en oeuvre par rapport à la pratique actuelle.

    Tiers payant : une mise en œuvre progressive

    Pour rappel, la généralisation du tiers payant est une mesure prévue par la loi de santé de janvier 2016 mais le Conseil constitutionnel en a limité le caractère légalement obligatoire aux seuls régimes d’assurance maladie de base. Les syndicats de médecins libéraux y demeurent opposés notamment au motif que la mesure n’est pas assortie d’une garantie de paiement suffisante à leurs yeux. Par ailleurs ils estiment que cette mesure va demander aux professionnels de santé d’intégrer la complexité administrative inhérente aux système dual d’assurance maladie français, partagé entre plusieurs centaines d’organismes complémentaires et quelques régimes d’assurance maladie de base.

    Calendrier de mise en œuvre : 

    • Depuis le 1er janvier 2017, le tiers payant est devenu un droit pour tous les patients pris en charge à 100 % par l’assurance maladie obligatoire et depuis cette date, seuls les contrats complémentaires proposant le tiers payant à leurs clients peuvent bénéficier du label « responsable » et de la fiscalité réduite qui y est associée. 
    • Le tiers payant devrait devenir un droit pour l’ensemble des patients à compter de novembre 2017, sur la part remboursée par l’assurance maladie obligatoire, l’enjeu du portail lancée aujourd’hui étant de faciliter le développement du tiers payant sur la part remboursée par la complémentaire.
    • Certains candidats à l’élection présidentielle ont annoncé leur intention de revenir sur la généralisation du tiers payant à l’ensemble des patients ou envisagent de soumettre son maintien à son évaluation. 
  • Prévention et cancer : la Fondation ARC dresse le bilan de la période 2013-2016

    Un bilan des quatre années d’actions menées en faveur de la prévention, c’est ce qu’a présenté la Fondation ARC lors d’une conférence le 25 janvier 2017, en amont de la Journée mondiale contre le cancer qui aura lieu le 4 février 2017.

    Une des principales tendances évoquées à travers les interventions des différents chercheurs est la convergence vers la prévention personnalisée.

    Michel Pébereau, président de la Fondation ARC, estime que « 40% des cancers pourraient être évités », en indiquant que la prévention est l’une des cinq grandes orientations de la stratégie scientifique de la Fondation.

    Il explique que cette dernière met en œuvre des programmes multidisciplinaires entièrement dédiés à la prévention, qu’elle développe seule avec les chercheurs de la communauté scientifique internationale qui l’accompagnent ou avec ses partenaires (INCa, IReSP, ERA-NET TRANSCAN) :

    « Notre objectif est de poursuivre notre engagement en mettant l’accent sur la prévention personnalisée afin de développer des stratégies de prévention, avant, pendant et après la maladie, adaptées aux risques de chacun. »

    Engagement de la Fondation ARC dans la recherche sur la prévention

    Les programmes thématiques sont dédiés à l’étude :

    • des déterminants biologiques et génétiques du risque de cancer afin d’identifier et de mieux prendre en charge les populations dont le risque de développer un cancer est plus élevé – l’étude de ces populations permettant aussi d’améliorer la prévention et le choix des traitements pour la population générale;
    • des facteurs environnementaux du risque de cancer dont la caractérisation est essentielle afin d’élaborer des recommandations pour de nouvelles mesures en santé publique;
    • des modes de vie et comportements qui modulent le risque de cancer mais aussi le risque de récidive ainsi que d’autres problématiques de santé liées aux cancers ou aux traitements anti-cancéreux, notamment pour contribuer à définir des stratégies de prévention plus efficaces.

    Dans le domaine de la prévention, 19 projets ont été mis en œuvre de 2013 à 2016 pour un montant de près de 8,5 millions d’euros.

    Les différents champs d’action de la prévention : présentation des recherches conduites par les experts

    OCAPOL

    • Présenté par le Professeur Marcel Goldberg du CESP, OCAPOL est un observatoire dédié à l’étude du lien entre pollution de l’air et cancers.
    • Créé dans le cadre de l’appel à projets CANC’AIR de la Fondation ARC, cet observatoire permet de croiser des modèles d’évaluation de la pollution atmosphérique avec les données épidémiologiques et l’analyse d’échantillons biologiques issus de deux larges cohortes (Gazel et Constances) pour déterminer l’impact de la pollution de l’air sur la survenue des cancers.

    PopHaRC

    • Le professeur Thierry Frebourg, directeur du service de génétique du CHU de Rouen, a présenté les premiers résultats de ses travaux menés dans le cadre du programme PopHaRC (Population à Haut Risque de Cancer) sur le syndrome de Fraumeni, pathologie rare entraînant un risque accru de cancers multiples.
    • Ces travaux contribuent à une meilleure identification de cette population à haut risque dans l’objectif d’améliorer sa prise en charge. Ils faciliteront la détermination des chimiothérapies les moins toxiques pour le génome.

    CHART

    • Les chercheurs Rodrigue Allodji et Agnès Dumas de l’Institut Gustave Roussy, ont exposé les enjeux de la mise en œuvre de CHART (Cancer and HeAlth Risk assessment Tool), un outil visant à prédire le risque de maladies cardiovasculaires chez les personnes traitées pour un cancer durant l’enfance.
    • Cet outil a été développé dans le cadre de l’action 8.7 du Plan cancer sur la prévention tertiaire, c’est-à-dire la prévention des seconds cancers, des séquelles ou des effets indésirables liés aux traitements, et plus largement, l’amélioration de la santé des personnes ayant eu un cancer
  • Télémédecine : « il faut passer à la vitesse supérieure en 2017 » (Thierry Moulin, SFT)

    « On note une progression des usages sur le terrain » mais l’avancement de la télémédecine reste « limité par les modes de financement et par le caractère expérimental » fait valoir le président de la Société française de télémédecine, Thierry Moulin, dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence. Thierry Moulin y fait le point sur l’avancée de la télémédecine en ce début d’année 2017 et les projets de la SFT pour 2017. Il estime notamment que si les initiatives se structurent au niveau régional, il reste à pérenniser les projets pilotes déjà en place et qu’il faut désormais « passer à la vitesse supérieure » afin de généraliser l’usage de la télémédecine.

    Quel regard portez-vous sur l’avancement de la télémédecine en France en 2016 ?

    On peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Du côté positif, on note une progression des usages sur le terrain, comme nous avons pu le constater lors de notre congrès de décembre 2016. Il est maintenant acquis que les technologies permettent de faire évoluer les organisations qui elles-mêmes requièrent l’apport du numérique. La télémédecine vient en support aux nouvelles organisations.

    Cela étant, l’avancement de la télémédecine est limité par les modes de financement et par le caractère expérimental.

    Il faut maintenant communiquer sur l’avancée des connaissances en matière de télémédecine et sur ce qu’elle apporte en termes de formalisation des processus et de traçabilité de l’information. 

    Êtes-vous satisfait du décret sur la télémédecine de 2010 ?

    Le décret pourrait être assoupli quand un acte est validé scientifiquement et qu’il rentre dans le cadre de bonnes pratiques édictées par les sociétés savantes.

    Il doit être toiletté et progresser sur la notion de téléconseil médical : il faut faire une distinction entre le conseil prodigué à distance dans le cadre du parcours de soins d’une pathologie chronique et le téléconseil médical avant d’aller consulter aux urgences, où le praticien manque d’informations car il n’a pas accès au dossier du patient. Le téléconseil médical est clairement différent d’une téléconsultation

    Quel est votre avis sur les cahiers des charges pour la télésurveillance ?

     Les libéraux ont des réticences liées au temps à consacrer à la télésurveillance et à son financement. Ils ont raison, il faut pouvoir avancer plus vite aussi pour répondre à l’objectif de qualité et d’équité

    De son côté, une part de la réticence de l’Assurance maladie repose sur l’idée du risque de dérapage avec les médecins qui pourraient se servir de la télémédecine comme d’un « bandit manchot ». Ce risque est faible du fait de la tracabilité permettant un contrôle.

    Pourquoi appeler à une approche plus académique de la télémédecine ?

    Il faut former les professionnels à la révolution du numérique. C’est pourquoi nous avons mis en place un Diplôme Inter Universitaire reposant sur 7 universités. Il faut également faire entrer la formation au numérique dans la formation initiale. L’excellence académique est aussi requise pour la recherche, notamment pour co-construire l’innovation

    Quand l’usage de la télémédecine sera répandu, la SFT aura peut-être moins d’utilité. La télémédecine ne sera jamais une discipline : elle est transversale, et mobilise aussi bien les sciences humaines en raison de son impact sur les organisations que les aspects techniques. L’évaluation de la télémédecine doit analyser les modifications organisationnelles et s’intéresser aux choix des patients : à service médical égal, on peut constater une amélioration.

    Comment appréhendez-vous l’année 2017 ?

    Le terrain bouge. Les choses se structurent au niveau régional. Beaucoup de projets pilotes sont passés en routine : il faut maintenant les pérenniser.

    C’est pourquoi nous estimons qu’il faut passer à la vitesse supérieure en 2017. Nous allons développer des préconisations sur les objets connectés, sur les modèles organisationnels, des nouvelles façons de penser l’évaluation, etc. Nous souhaitons aussi conserver notre libre-arbitre par rapport aux autorités de santé pour être force de propositions, et travaillons avec une vingtaine de sociétés savantes ainsi qu’avec les Ordres pour innover dans les nouvelles organisations et favoriser la pluri et l’inter-disciplinarité pour un service rendu aux usagers.

  • Inde : focus sur le business modèle de Practo, une start-up en plein boom sur le marché de l’e-santé

    Practo, une société basée à Bangalore, en Inde, a levé en janvier 2017 55 millions de dollars (51,2 M€) dans le cadre d’un cycle de financement mené par le groupe chinois Tencent (Série D).

    Aujourd’hui, Practo bénéficie d’un financement total d’environ 180 M $ (167,6 M€). Spécialisée dans le secteur de l’e-santé, l’entreprise propose divers services, dont un annuaire numérique permettant aux patients d’accéder à une liste de praticiens présents dans leur région.

    Créé il y a neuf ans, Practo est parvenu à mettre en place un business modèle aujourd’hui stabilisé. Néanmoins, certains experts estiment que la concurrence – croissante dans le secteur – risquent de faire rapidement de l’ombre au groupe indien et que les professionnels de la santé finiront, à terme, par rejeter ce type de modèles les contraignant à payer pour être référencés en ligne.

    Objectif 2017 : créer un espace numérique sans frontières pour connecter les professionnels de la santé du monde entier

    Les entreprises états-uniennes Thrive Capital, Ru-Net, RSI Fund, Sequoia Capital, Matrix Partners, CapitalG (Google Capital), Altimeter Capital et le groupe belge Sofina font partie des investisseurs ayant participé à la levée de fonds menée en janvier. Ils sont regroupées sous le nom « Practo PTE », une société basée à Singapour.

    Fondé en 2008, Practo vise à améliorer l’accès aux soins et aux données de santé sur les marchés émergents :

    • Le groupe propose analyses et expertises en business développement à ses sociétés partenaires pour les aider à s’implanter dans le secteur de la santé ;
    • il connecte les consommateurs avec les fournisseurs de soins du monde entier (cliniques, hôpitaux).

    La plateforme mise au point par la société indienne recense à ce jour 20 000 praticiens, 10 000 hôpitaux et 5 000 centres de diagnostic. Elle est disponible en Inde, en Indonésie, aux Philippines, à Singapour et au Brésil.

    Grâce au dernier cycle de financement réalisé ce mois-ci, le groupe va pouvoir poursuivre son extension à échelle internationale.

    « Au cours des dernières année, Practo a connu une croissance de 90 % côté clients, de 80 % si on se concentre sur les rendez-vous effectués depuis la plateforme, soit huit fois plus d’examens médicaux réalisés et plus de 5 millions de dossiers de santé partagés », précise sur le blog de l’entreprise son P.-D.G, Shashank ND.

    En 2016, l’entreprise a acquis la société analytique indienne Enlightiks pour perfectionner sa plateforme et ses services aux entreprises.

    Objectif pour 2017 : fournir une infrastructure centralisée sur laquelle l’ensemble de l’écosystème du secteur pourra se connecter, créer, interagir et échanger de la valeur en croisant les différentes données recueillies par chaque acteur du marché mais aussi leurs moyens de communication et de paiements afin d’offrir une meilleure offre de soins mondiale.

    Practo : un business modèle basé sur l’offre d’une meilleure gestion de la relation client

    Le business modèle du groupe est basé sur deux principes : l’acquisition de sociétés et ses propres revenus.

    Le groupe a acquis cinq sociétés indiennes depuis sa création :

    • 1. QikWell : un logiciel de prise de rendez-vous en ligne (SaaS)
      Business modèle :
      • vente d’espaces publicitaires aux médecins et aux hôpitaux sur sa page de recherche et celle mettant en avant les « meilleurs résultats » ;
      • frais d’admission pour les médecins, les hôpitaux et les cliniques pour leur permettre d’utiliser le logiciel de prise de rendez-vous en ligne.
    • 2. FitHo : via l’application mobile LifeStyle, qui aide à prévenir les maladies.
      Business modèle : option freemium pour les patients.
      La société a été dissoute. Le service fait désormais partie de l’application Practo App.
    • 3. InstaHealth : un logiciel d’aide à la gestion des hôpitaux.
      Business modèle : logiciel de gestion de la relation client vendu aux hôpitaux et aux grandes cliniques. L’outil est disponible en tant que solution de paiement SaaS.
    • 4. Genii : une société de développement de logiciels.
      Acquisition pour mieux s’implanter sur le secteur de la health tech. Le but premier n’est pas la recherche de revenus.
    • 5. Enlightiks : une société analytique.
      Acquisition pour mieux s’implanter sur le secteur de la health tech. Le but premier n’est pas la recherche de revenus.

    Practo multiplie les outils facilitant la relation médecins/patients

    Le produit central de Practo est un moteur de recherche permettant aux patients de trouver des professionnels de santé en fonction de leur zone géographique, de leur spécialité, etc.
    Prix : gratuit pour les patients, payant pour les professionnels souhaitant être référencés (démo gratuite pendant un temps limité).

    Parmi ses autres services les plus utilisés, on retrouve :

    • Practo Ray :
      Practo Ray est un logiciel de gestion pour aider les médecins dans la pratique quotidienne de leur métier. Pour les hôpitaux et les cliniques, il se rapproche du principe de l’ERP : le praticien peut contrôler ses activités depuis son profil numérique.
      Prix : abonnement mensuel. Ce service représente la plus grande source de revenus du groupe jusqu’à présent.
    • Practo Profile
      Cet outil permet aux médecins, aux hôpitaux et aux cliniques de mieux contrôler leur profil numérique. Il comprend l’inscription sur Practo, la gestion de son profil professionnel et facilite la mise à jour d’informations pour que les patients aient accès aux informations les plus récentes sur le médecin, l’hôpital ou la clinique en question.
      Prix : payant pour les professionnels (médecins, hôpitaux, cliniques), gratuit pour les clients.
    • Practo Health Feed
      Practo propose un outil, type réseau social, afin de permettre aux médecins de poster des mises à jour ainsi que des conseils sanitaires au public. Les patients peuvent suivre les professionnels de leur choix.
      Prix : gratuit.
    • Practo Consult
      Il s’agit d’un service présenté sous la forme de « questions/réponses ». Les patients posent publiquement une question de santé sur la plateforme. N’importe quel médecin disposant d’un profil Practo peut y répondre.
      Prix : gratuit.
    • Practo Reach
      Vente d’espace publicitaire sur le site web et l’application de Practo.
      Prix : disponible sous différentes formules : mensuelles, trimestrielles, en fonction de la position géographiques, de la spécialités du médecin, etc.
    • Practo Tab
      Offre aux hôpitaux et aux cliniques un espace numérique pour leur faciliter la réalisation de certaines tâches basiques, comme la gestion des retours/critiques des patients, le recueil de données de santé, la prise de rendez-vous…
    • Practo et la livraison de médicaments
      Le groupe propose d’acheter des médicaments en vrac pour ensuite les vendre directement aux pharmacies et aux consommateurs. Il permet aussi l’achat, par les chimistes, de médicaments pour une livraison aux consommateurs.
    • Practo et la réservation de spas, salons et salles de gym
      L’entreprise permet d’effectuer des réservations dans des spas, des salons bien-être et des salles de gyms.
      Prix : Practo pourrait commencer à toucher des commissions sur ce type de services.

    Practo : un modèle éco stable mais inefficace à long terme ?

    Des dépenses importantes mais essentielles à ce stade de développement

    Pratec Technologies Pvt. Ltd est parvenu à multiplier par dix sa croissance au cours de l’année 2016 (mars 2015-mars 2016), tandis que ses pertes ont augmenté de 30 %.

    Dans le détail, ses revenus ont atteint les 297,3 millions de roupies (4 M€) au cours de l’année 2015, contre 23 millions (314 427 €) en 2014. Ses pertes atteignaient 128,5 millions de roupies (1,8 M€) en mars 2015, contre 98,8 millions (1,4 M€) l’année précédente, indique le Registrat of Companies (RoC).

    Selon les investisseurs, cette évolution est le signe d’une stabilisation de son modèle économique. « Les entreprises prospèrent seulement si leurs revenus augmentent plus vite que leurs dépenses. Certes, il y a des pertes. Mais, si les revenus augmentent plus vite que les dépenses, cela signifie que la société a le potentiel pour devenir une entreprise rentable », a déclaré en janvier 2016 Rutvik Doshi, directeur d’Inventus Capital Partners, une société de capital risque qui a investi dans Practo (Livemint.com).

    Les experts estiment que les pertes vont augmenter encore dans un avenir proche puisque Practo a récemment acquis de multiples sociétés et continue de se développer à échelle internationale.

    « À court terme, je m’attends à ce que les dépenses croissent. Il est logique de dépenser beaucoup d’argent à ce stade et de viser les marchés adjacents. Dans un an ou deux, ils pourront à nouveau accélérer leur croissance et la balance sera réajustée dans le bon sens », analyse R. Doshi.

    Principal risque : la montée de la concurrence et la création de sites médicaux personnalisés

    Bien que la société se porte bien aujourd’hui, certains acteurs du marché ont repéré quelques failles au sein du modèle établi par le groupe indien.

    « Je conviens que l’acquisition de patients en ligne est un excellent moyen pour les médecins de maximiser leurs revenus, car il limite les frais qu’un spécialiste doit payer à un intermédiaire classique pour améliorer son référencement, analyse le Dr. Aniruddha Malpani, fondateur et directeur de Malpani Ventures (société d’investissement indienne) dans un billet publié sur LinkedIn en août 2015. Cependant, les praticiens vont se retrouver face à un problème majeur : tous leurs concurrents sont répertoriés sur la même page, ils sont donc susceptibles de perdre facilement leurs patients. Ces [annuaires médicaux en ligne] ne permettent pas au professionnel de fidéliser leur patientèle : [à terme,] ils n’améliorent pas vraiment la relation médecin/patient ».

    L’homme d’affaires prévoyait la mise en place d’une formule payante, c’est effectivement le cas aujourd’hui : Practo propose différents tarifs aux professionnels pour bénéficier de son service de référencement. Résultat : les médecins n’auront plus aucun intérêt à être référencés par Practo, qui devrait par ailleurs faire face à l’émergence inévitable de nouveaux concurrents, comme ZocDoc ou JustDial, présents sur le même secteur, mais surtout Google, très performant en matière de référencement.

    « Sceptique ? Essayez de faire une recherche « neurologue à Bombay » sur JustDial, Google et Practo et observez ce que vous obtenez. Les résultats de recherche de Practo sont les pires, parce que les résultats mettent en avant un nombre important de non-neurologues. »

    Sur le long terme, le Dr. Malpani est convaincu que les médecins « se rendront compte qu’il est beaucoup moins cher et plus rentable de créer leur propre site web. En possédant leurs plateformes numériques personnelles, ils permettront à leurs patients de les trouver directement plutôt que d’avoir à passer par un intermédiaire numérique [les contraignant à payer le prix fort] ».

  • India: focus on the business model of Practo, a booming startup in the eHealth market

    Practo, a company based in Bangalore, India, raised $55 million (€51.2 million) in January 2017 in Series D founding in a round led by Chinese company Tencent.

    Practo now has a total funding of about $180 million (€167.6 million). Specializing in the eHealth sector, the company offers various services, including a digital platform allowing patients to access a list of doctors practicing in their area.

    Established nine years ago, Practo has managed to develop a business model now stabilized. However, some experts believe that its competitors – increasingly numerous – are likely to harm the development of the Indian group and that health professionals will ultimately reject this kind of model forcing them to pay to be referenced online.

    Objective 2017: create a digital space to connect  health professionals worldwide

    US firms Thrive Capital, Ru-Net, RSI Fund, Sequoia Capital, Matrix Partners, CapitalG (Google Capital), Altimeter Capital, Belgian group Sofina and Russian millionaire Yuri Milner are among the investors who participated in the round conducted in January. They are grouped under the name « Practo PTE, » a Singapore-based company.

    Founded in 2008, Practo aims to improve access to care and health data in emerging markets:

    • The group offers analysis and expertise in business development for its partners to help them settle in the health sector;
    • it connects consumers with healthcare providers worldwide (practitioners, clinics, hospitals).

    The platform developed by the Indian company currently lists 20,000 practitioners, 10,000 hospitals and 5,000 diagnostic centers. It is available in India, Indonesia, the Philippines, Singapore and Brazil.

    Thanks to the last round of financing, the group will be able to continue its expansion internationally.

    « Over the past year, Practo has seen 90 percent growth in patients, 80 percent more appointments booked, eight times more reviews from users and more than 5 million health records shared on the platform, » Shashank ND, the company’s CEO, said on the firm blog.

    In 2016, the group acquired Indian company Enlightiks analytics to improve its platform and its business services.

    Its goal by the end of 2017: providing a central infrastructure on which the entire ecosystem of the sector could connect, create, interact and exchange value « by linking layers of data, communication and payments to deliver better care ».

    Practo: a business model based on the offer of a better customer relationship management

    The group’s business model is based on two principles: the acquisition of companies and its own revenues.

    The group has acquired five Indian companies since its foundation:

    • 1. QikWell: a software for booking appointments online (SaaS)
      Business model:
      • selling advertising space to doctors and hospitals on its landing page and top results;
      • onboarding fee for doctors, hospitals and clinics to unable them using the online appointment booking software;
      • appointment booking fee from the doctor after the appointment is successfully booked and executed.
    • 2. Fitho: via mobile LifeStyle, a mobile app which helps prevent diseases (freemium model).
      Business model: freemium option for patients. Finally, the company was dissolved. The service is now part of Practo App.
    • 3. InstaHealth: a hospital management support software.
      Business model: InstaHealth created a software selling to hospitals and clinics to help them for their day to day management. The tool is available as a SaaS based recurring payment solution.
    • 4. Genii: a software development company.
      This acquisition was carried out to better penetrate the health tech sector. The main purpose is not to make money with it.
    • 5. Enlightiks: an analytic company.
      This acquisition was carried out to better penetrate the health tech sector. The main purpose is not to make money with it.

    Practo multiplies tools facilitating patients/health providers relationship

    The central product of Practo is a web search engine allowing patients to find health professionals based on their geographical area, their specialty, etc.
    Price: free for patients but not for professionals wishing to be referenced (free demo for a limited time).

    Among the other services used by Practo are:

    • Practo Ray:

    Practo Ray is a management software designed to help doctors in their daily practice. For hospitals and clinics, it is close to an ERP: the practitioner can control his activities from his digital profile.
    Price: monthly subscription. This service represents the largest source of revenue for the group so far.

    • Practo Profile
      This tool allows physicians, hospitals and clinics to have more control over their digital profile. It includes the inscription on Practo, the management of their professional profile and facilitates the updating of information.
      Price: free for patients, fees for professionals (doctors, hospitals, clinics).
    • Practo Health Feed
      Practo offers a kind of a professional network to enable physicians to post updates and health advice to their patients. Patients can follow the professionals of their choice.
      Price: Free.
    • Consult Practo
      QnA tool for patients. Patients can ask questions publicly on the platform. Any doctor with a profile on Practo can answer.
      Price: Free.
    • Reach Practo
      Through this service, advertising space can be sold on Practo website and app.
      Price: available in different size of packages: monthly, quarterly, geographically, etc.
    • Practo Tab
      It offers hospitals and clinics a digital space, a Tab, to do some basic tasks such as book appointments, leave feedback, collect data…
    • Practo and medicine delivery
      The group purchases medicines in bulk and sells them directly to chemists and consumers. It also allows the purchase of medicines through chemists for delivery to consumers.
    • Practo and booking spas, salons and gyms
      Customers can now make reservations in spas, salons and gyms rooms via its platform.
      Price: Practo could start charging commissions on these services.

    Practo: a stable business model but ineffective in the long run?

    The group’s expenses are important but essential at this stage of its development

    PRATEC Technologies Pvt. Ltd. posted a more than 10-fold increase in revenue in 2016 (from March 2015 to March 2016), while losses increased 30%.

    Its revenues increased to 297.3 million rupees (€ 4 million) in 2015, from 23 million (€ 314,427) in 2014. Its losses reached 128.5 million rupees (€ 1,8 million) in March 2015, against 98.8 million (€ 1.4 million) a year earlier, according to the Registrat of Companies (RoC).

    According to investors, this development is a sign of a business model stabilization. « Businesses thrive only if revenue grows faster than expenses. Yes, there are losses. But, if revenue grows faster than expenses, at some point in time the company has the potential to become a profitable business, » said in January 2016 Rutvik Doshi, director at Inventus Capital Partners, a venture capital firm (Livemint.com).

    Experts estimate that losses will rise further in the near future, as Practo recently acquired multiple companies and continues to grow internationally.

    « In the short term, I would expect the expenses to balloon. It makes sense to pump in a lot of money at this juncture and capture the adjacent markets. In a year or two, they can again accelerate and the cost will be recovered, » said Mr Doshi.

    Principal risk for Practo: the growth of competition and the creation of personal medical websites

    Although the company is doing well today, some industry experts have spotted some weaknesses in the business model established by the Indian group.

    « I agree that acquiring patients online is a great way for doctors to maximise their income, because it cuts out the referral fees the specialist in India needs to pay to the middleman, said Dr. Aniruddha Malpani, founder and director of Malpani Ventures (Indian investment company) in a post published on LinkedIn in August 2015. However, a major danger for doctors is that all their competitors are also listed on the same page, which means they are quite likely to lose their patients to their colleagues. Also, these sites do not allow the doctor to create patient engagement or loyalty, which means they don’t really enhance the doctor-patient relationship. »

    He predicts the implementation of a paid version, as is actually the case today: Practo offers different packages to health professionals to benefit from its referencing service. As a result, doctors will no longer have any interest in being referenced by Practo, which should also face the emergence of new competitors, such as ZocDoc or JustDial, present in the same sector, but especially Google, « he Big Daddy of search ».

    « Skeptical? Try doing a search for « neurologist in Mumbai » on JustDial, Google and Practo and see what you get. In fact, the Practo search results are the worst, because the results bring up lots of non-neurologists as well! »

    In the long run, Dr. Malpani believes that doctors « will realise that it’s much cheaper and more cost effective to publish their own website. By owning their own digital real estate, patients will be able to find them directly, rather than having to go through a digital middleman who wants to extract his pound of flesh ! »

  • HAD : une prise en charge personnalisée est efficace contre la maladie d’Alzheimer (Inserm)

    La « thérapie occupationnelle » dans le cadre d’une HAD (hospitalisation à domicile) ciblant les patients atteints de démence peut ralentir leur perte d’autonomie et réduire les troubles du comportements, tels sont les résultats d’une étude publiée par des chercheurs de l’Inserm dans le Journal of Alzheimer’s Disease le 24 janvier 2017.

    Cette nouvelle approche thérapeutique consiste à stimuler certaines activités des patients ou à maintenir leur autonomie de manière sécurisée et efficace tout en tenant compte de leurs habitudes de vie et de leur environnement.

    Basée sur l’intervention d’ergothérapeutes, de psychomotriciens et d’assistants de soins en gérontologie, la prise en charge a lieu à domicile sur prescription médicale.

    Son efficacité avait déjà été démontrée dans des essais clinique, mais il convenait de l’étudier en conditions de soins de routine.

    Amélioration de la qualité de vie des patients

    Cette étude réalisée sur 421 patients a permis d’observer une diminution significative des troubles du comportement, du temps passé par les aidants à s’occuper de leur proche et de la charge émotionnelle associée à cette prise en charge au cours des 3 mois d’intervention.

    Les performances cognitives et l’autonomie fonctionnelle des patients demeuraient relativement stables au cours de l’étude.

    Par ailleurs, les patients diagnostiqués les plus précocement retiraient le meilleur bénéfice en termes de déclin fonctionnel, ce qui suggère que la thérapie occupationnelle devrait concerner prioritairement les patients aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer afin d’optimiser ses éventuels bénéfices cliniques.

    Cette étude souligne le potentiel de cette prise en charge en termes de bien-être des patients et de leurs aidants. L’intervention a été conceptualisée à court terme à domicile mais l’équipe de chercheurs de l’Inserm conduira un essai pour comparer l’efficacité de la thérapie occupationnelle afin d’évaluer son impact à plus long terme.

    Pour mémoire, un plan national pour la maladie d’Alzheimer a été mis en œuvre sur la période 2008-2012. Il a été poursuivi avec le lancement d’un plan maladies neurodégénératives pour couvrir la période 2014-2019  permettant la mise en place de certains nouveaux dispositifs de soins comme les ESA offrant la thérapie occupationnelle aux malades d’Alzheimer.