Europe

  • Soins à domicile : une prise en charge améliorée grâce à l’HAD et des SSIAD conjoints

    Les personnes âgées de plus de 60 ans malades ou en perte d’autonomie, les personnes handicapées et les personnes atteintes d’une maladie chronique bénéficiant de l’intervention d’un SSIAD ou d’un SPASAD peuvent conjointement bénéficier, si besoin est, depuis le 1er juin 2018 d’une prise en charge dans le cadre d’une HAD, relaie le Portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées et l’accompagnement de leurs proches le 19 juillet 2018.

    Des soins coordonnés par des acteurs dont les actions étaient exclusives jusqu’à récemment pour un maintien au domicile prolongé de la personne, des complications évitées dues au déplacement à l’hôpital et des soins surs, tels sont les objectifs poursuivis par le nouveau dispositif.

    Les conditions devant être réunies pour la mise en place des services conjoints

    Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, les 3 critères suivants doivent être satisfaits :

    • le SSIAD qui suit le patient a signé une convention avec un établissement d’HAD pour organiser les modalités de prise en charge ;
    • le patient bénéficie à son domicile des soins de l’équipe d’un SSIAD ou d’un SPASAD depuis au moins 7 jours consécutifs OU le patient revient à son domicile après une hospitalisation avec hébergement, et avait été pris en charge par un SSIAD ou un SPASAD pendant au moins 7 jours consécutifs avant cette hospitalisation et conserve sa place dans le SSIAD ou le SPASAD à sa sortie d’hôpital ;
    • le médecin (traitant, hospitalier ou au choix) prescrit au patient une hospitalisation à domicile.

    Afin d’être guidés dans leur décision d’orientation des patients, les médecins prescripteurs sont invités à utiliser l’outil Adop’had.

    Textes réglementaires instaurant l’intervention conjointe SSIAD-SPASAD-HAD

    • Instruction N° DGOS/R4/DGCS/3A/2018/136 du 4 juin 2018 relative à l’articulation entre les SSIAD-SPASAD et les établissements d’HAD pour assurer la prise en charge continue du patient à son domicile
    • Décret n° 2018-430 du 1er juin 2018 prévoyant les conditions d’admission et les modalités de prise en charge conjointe des patients par un établissement d’hospitalisation à domicile et un service de soins infirmiers à domicile ou un service polyvalent d’aide et de soins à domicile
    • Arrêté du 1er juin 2018 fixant la durée de la prise en charge minimale par le service de soins infirmiers à domicile ou le service polyvalent d’aide et de soins à domicile permettant une intervention conjointe avec un établissement d’hospitalisation à domicile
    • Décret n° 2018-271 du 13 avril 2018 relatif à l’intervention des établissements d’hospitalisation à domicile auprès des personnes bénéficiant de prestations réalisées par un service de soins infirmiers à domicile ou un service polyvalent d’aide et de soins à domicile

    L’instruction du 4 juin 2018 détaille les modalités de coordination entre les SSIAD ou SPASAD et les établissements d’HAD dans l’objectif d’assurer la continuité, la qualité et la sécurité de la prise en charge des patients à leur domicile :

    • elle explicite le périmètre, les modalités de mise en œuvre et de facturation ;
    • elle fixe les conditions de l’évaluation de l’intervention conjointe d’un SSIAD ou d’un SPASAD avec un établissement d’hospitalisation à domicile ;
    • elle inclut en annexe une proposition de modèle de convention de partenariat entre les deux types de structures et un modèle de fiche de liaison entre les établissements.

    Les Modèle de convention et de fiche de liaison à destination des équipes de SSIAD / SPASAD ou d’un établissement d’HAD sont disponibles au téléchargement via les liens ci-contre.

    Un parcours continu possible grâce au nouveau dispositif

    Les avantages que présente le dispositif sont les suivants :

    • donner accès à des soins hospitaliers adaptés à une personne en la maintenant à domicile ;
    • maintenir une partie des professionnels du SSIAD avec lesquels la personne a établi des liens privilégiés dans un contexte de santé détériorée ;
    • garantir une prise en charge effectuée par des professionnels disposant d’une bonne connaissance de la situation et intervenant de manière coordonnée.

    L’intervention des équipes de l’hospitalisation à domicile complète les services dispensés par les équipes du SSIAD ou du SPASAD en fonction des besoins pontuels liés à l’évolution de l’état de santé de la personne.

    La personne prise en charge est maintenue dans un environnement sécurisant tout en bénéficiant de soins continus et sûrs.

  • Alan lance Alan Map, la carte pour choisir son médecin en fonction du tarif et du remboursement

    L’assureur en santé Alan a lancé fin juin 2018 la Alan Map, une carte interactive couvrant l’ensemble du territoire national et donnant accès aux tarifs et aux niveaux de remboursement des médecins généralistes ou spécialisés répertoriés. Pour sa constitution, la start-up a utilisé les informations contenues dans l’annuaire santé de l’Assurance maladie, Ameli.fr.

    Alan a lancé cette carte pour permettre à ses assurés une meilleure maîtrise budgétaire des dépenses de santé en toute transparence.

    Enfin, Alan a annoncé par la même occasion avoir conclu un partenariat avec MonDocteur, racheté depuis par Doctolib le 12 juillet 2018, afin de mettre en place un service de prise de rendez-vous.

    Une carte reposant sur les données de l’annuaire de l’Assurance maladie pour plus de transparence

    « Les messages à caractère médical pullulent sur les réseaux sociaux. En 2018, il reste complexe de trouver un praticien à côté de soi et d’anticiper ses frais de santé. Alan a décidé de résoudre ce problème quotidien en permettant à chacun d’intégrer le niveau de remboursement dans son choix. Une première étape pour plus de transparence dans le système de santé »n a déclaré Jean-Charles Samuelian, P.-D.G. et cofondateur d’Alan, à l’occasion du lancement de ce nouveau service.

    La carte proposée par Alan a été établie à partir de l’annuaire de l’Assurance maladie qui référence 371 933 professionnels de santé. Alan a eu accès aux tarifs pratiqués par acte pour 125 931 d’entre eux.

    La carte est accessible à tous les Français mais un bonus est réservé aux assurés d’Alan qui ont la possibilité d’identifier les praticiens bien remboursés même en cas de dépassement d’honoraires.

    Classement établi

    Le classement établi est fondé sur l’appartenance du praticien à un secteur et le remboursement correspondant est assorti à un code couleur :

    • secteur 1 : très bon niveau de remboursement (vert) ;
    • secteur 2 OPTAM : bon niveau de remboursement (vert) ;
    • secteur 2 non OPTAM : pas si bon niveau de remboursement (orange) ;
    • secteur 3 : mauvais niveau de remboursement (rouge).
  • CHU de Tours : une conciergerie pour améliorer l’expérience patient et le quotidien des soignants

    Le CHU de Tours a ouvert le 28 juin 2018 un service de conciergerie pour les patients, leurs proches et les professionnels de l’établissement afin d’améliorer le séjour des usagers et simplifier le quotidien de ses employés.

    Conçu par la start-up française Happytal, le dispositif va être instauré sur les sites de Bretonneau (ouverture le 28 juin 2018) et de Trousseau (ouverture le 29 juin 2018), où deux comptoirs seront à disposition des utilisateurs.

    L’initiative s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la politique d’amélioration du confort hôtelier entreprise par le CHU de Tours.

    De manière générale, l’offre élaborée  par Happytal vise à améliorer le confort du patient avant, pendant et après (retour à son domicile) sa prise en charge à l’hôpital. Ainsi, l’usager peut, par exemple, remplir sa préadmission en ligne, signer les accords de prise en charge et accéder à différents services de conciergerie pendant son séjour hospitalier.

    Selon Pierre Lassarat, co-fondateur de la société, l’ensemble des dispositifs proposés par son entreprise permet d’économiser environ 700 000 euros net par hôpital (source : APMnews).

    Services proposés par la conciergerie du CHU de Tours :

    • accès à une trousse d’hygiène ;
    • alimentation ;
    • aide à domicile ;
    • coiffure ;
    • esthétique ;
    • réflexologie ;
    • pressing ;
    • presse et livres ;
    • jeux ;
    • garde d’enfants et d’animaux.

    La particularité de l’offre établie par le CHU de Tours est que « l’établissement a fait le choix de ne pas financer cette prestation par les recettes des chambres particulières », précise le centre hospitalier dans un communiqué.

    Les avantages des services Happytal pour les hôpitaux

    Happytal aide les établissements de soins :

    • à améliorer la qualité de vie de leurs employés ;

    « Nous commençons à aller sur des prestations destinées aux agents hospitaliers (food truck, relais colis, pressing). Nous réfléchissons aussi à l’attractivité des hôpitaux ; [nous envisageons] de travailler avec des mairies pour proposer des guides de la ville aux agents hospitaliers qui viennent d’emménager et des prestations pour faciliter l’emménagement. » (Pierre Lassarat, APMnews)

    • à optimiser leur gestion, en particulier sur l’utilisation des chambres individuelles (facturées plus chères aux patients que les autres chambres), et la facturation : le dispositif d’Happytal permet de recueillir les demandes signées de chambre particulière, de gérer de manière prévisionnelle les lits et les placements en chambre individuelle.

    « Nous aidons les hôpitaux à répertorier les chambres individuelles, c’est bénéfique pour le patient en termes de confort et de réduction du risque de maladie nosocomiale, et aussi pour l’hôpital qui facture un supplément. À l’aide d’un algorithme, [nous faisons] des recommandations aux hôpitaux vis-à-vis de l’utilisation des chambres individuelles. » (Pierre Lassarat, APMnews)

    Selon le cofondateur de la société, tous ces services permettent aux hôpitaux d’économiser 1 million d’euros par an, soit 700 000 euros net par établissement.

    « Nous créons des ponts ville-hôpital »

    « 700 prestataires locaux travaillent avec nous (coiffeur, boulanger, fleuriste, etc.), a détaillé Pierre Lassarat. Nous créons des ponts ville-hôpital, pour le patient, mais aussi entre les patients et les prestataires de proximité qui ne sont pas armés pour collaborer avec des hôpitaux. Nous facilitons donc la relation entre ces prestataires locaux et les hôpitaux. Ces ponts bénéficient au le patient, à l’économie locale et à nous-mêmes car nous avons trouvé un modèle de développement pérenne et stable sur les territoires. »

    Happytal entend servir 300 hôpitaux publics et 400 institutions privées d’ici 2021

    • Prestataire français de services et de conciergerie, Happytal a déployé ses services dans 57 établissements publics de santé et 4 Ehpad depuis sa création en 2013.
    • Elle envisage de servir 300 hôpitaux publics et 400 institutions privées d’ici 2021 « mais sur un modèle un peu différent », a déclaré Pierre Lassarat, co-fondateur de l’entreprise, lors d’une interview réalisée début juillet par APMnews. « Nous souhaitons vendre nos outils en mode SaaS à des structures privées, qui opéreraient les solutions avec leurs propres salariés. »
    • La société souhaite également se développer à l’étranger. Elle a récemment ouvert ses services au CHU Saint-Pierre, à Bruxelles, et vise un déploiement plus large en Europe en 2019, puis à échelle internationale en 2021.

    Une croissance de 200 % entre 2015 et 2016

    Happytal a enregistré une croissance de 200 % entre 2015 et 2016 puis de 100 % entre 2016 et 2017.

    En 2015, l’entreprise a été sélectionnée par le Resah pour la mise en place d’une prestation de services de type « conciergerie d’hôpital ». En 2016, elle a conclu un accord-cadre avec l’UniHA pour intégrer son catalogue.

  • Gustave Roussy : lancement de recherches fondées sur le big data et soutenues par la fondation ARC

    L’Institut Gustave Roussy et la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer ont annoncé par communiqué,le 10 juillet 2018 l’arrivée au centre d’un chercheur expert du big data spécialisé en génétique des tumeurs et en biologie computationnelle, Sergey Nikolaev.

    Lauréat de l’appel à projet « Leaders de demain en oncologie » émis par la Fondation ARC, le chercheur dispose d’1,3 million d’euros pour monter avant 2024 à Gustave Roussy une équipe à même de l’accompagner dans son projet de recherche sur les mutations génétiques à l’origine des cancers.

    L’arrivée de Sergey Nikolaev à Gustave Roussy s’inscrit dans l’ambition de l’institut d’explorer des voies thérapeutiques innovantes, notamment par le développement de modèles prédictifs de réponse, de résistance ou de rechute aux traitements.

    Le chercheur et son projet

    La problématique de recherche

    Le projet de Sergey Nikolaev a été sélectionné par un comité d’experts de la Fondation ARC dans le cadre de son appel à projets « Leaders de demain en oncologie ». En séquençant le matériel génétique de larges banques de prélèvements de tissus tumoraux, le chercheur a pour ambition de générer un nombre considérable de données puis d’analyser ces dernières afin de mettre en évidence des liens de cause à effet entre certaines mutations et des phénomènes de cancérisation. 

    Un parcours transdisciplinaire favorisant des approches innovantes

    Chercheur en génétique des tumeurs et expert dans le traitement de grandes quantités de données, Sergey Nikolaev est un spécialiste des algorithmes de traitement des données concernant notamment des phénomènes biologiques.

    Après une thèse en biologie moléculaire à l’Université de Moscou (Russie), Sergey Nikolaev a travaillé 13 ans à l’Université de Genève (Suisse), dont deux à la tête du département de bio-informatique clinique en charge du séquençage des tumeurs. Il travaillait alors à l’identification de gènes responsables du carcinome basocellulaire (cancer de la peau).

    Les recherches à l’Institut Gustave Roussy

    Si l’installation de Sergey Nikolaev à l’Institut Gustave Roussy permet au chercheur d’accéder directement à de grandes data-banques et ainsi de favoriser ses recherches, l’institut bénéficiera également de la présence du biologiste, dans la mesure où celui-ci l’aidera à progresser dans l’analyse des données dans une visée de recherche, d’enseignement et surtout d’amélioration des traitements, de l’espérance et de la qualité de vie des patients.

  • Le futur du système de santé aux Universités d’été de la performance en santé (Bordeaux, 7-8/9/2018)

    Les Universités d’été de la performance en santé auront lieu les 7 et 8 septembre 2018, à Bordeaux. L’événement est organisé par l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP), en partenariat avec France Assos Santé Nouvelle-Aquitaine, l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et avec le soutien de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

    « Nouvelles missions, nouvelles compétences : quelles évolutions pour demain ? », telle est la problématique autour de laquelle s’articuleront les ateliers et conférences du rendez-vous national. Les principaux sujets abordés concerneront, entre autres, les compétences partagées, l’évolution des métiers, le poids restauré du patient dans l’organisation des soins et les nouvelles modalités de coordination du parcours patient au sein des territoires.

    Les animateurs et orateurs invités à présenter ces thématiques de discussion sont des experts du domaine de la santé issus de diverses professions (professionnels de santé, gestionnaires, paramédicaux, ingénieurs, personnels administratifs, etc.) mais aussi des usagers et des citoyens impliqués dans les évolutions du système de santé français.

    Les intéressés peuvent s’inscrire gratuitement sur le site Performance-en-sante.fr (lien ci-contre).

    Programme du vendredi 7 septembre 2018

    • 9h30-10h30 : Accueil au Palais des congrès de Bordeaux
    • 10h30-11h00 : Allocutions d’ouverture

    Ces allocutions seront prononcées par : Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole et maire de Bordeaux ; Michel Laforcade, directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine; Sophie Martinon, directrice générale de l’ANAP et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé (sous réserve).

    • 11h00-11h20 : Conférence usager
    • 11h20-11h50 : Conférence introductive
    • 11h50-13h05 : Conférences prospectives
    • 13h05-14h05 : Buffet déjeunatoire
    • 14h15-15h30 : Ateliers de retours d’expériences
    • 15h30-16h30 : Café-Poster
    • 16h30-18h30 : Plateaux-débats

    Quatre débats seront animés par Thierry Guerrier, journaliste :

    Plateau 1 : « Évolution des missions et pratiques : le numérique est-il votre allié ? », avec Isabelle Adenot, membre du Collège de la HAS ; Michel Laforcade, directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine ; Alain Livartowski, médecin oncologue, directeur des data et responsable des projets de e-santé à l’Institut Curie.

    Plateau 2 : « Start-up et entreprises de services : quelle valeur ajoutée pour notre système de santé ? », avec Jacques Léglise, directeur général de l’Hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) ; Delphine Mallet, directrice des services de la silver économie à La Poste ; Stanislas Niox-Chateau, co-founder & CEO de Doctolib.

    • 19h00-21h00 : Cocktail dînatoire

    Programme du samedi 8 septembre 2018

    • 08h15-08h45 : Café d’accueil
    • 08h45-10h00 : Ateliers de retours d’expériences
    • 10h00-10h30 : Pause
    • 10h30-11h45 : Conférences prospectives
    • 12h00-12h45 : Discours de clôture

    Ce discours sera prononcé par Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux, et Dominique Maigne, président du Conseil d’Administration de l’ANAP.

    Pour connaître le contenu détaillé des conférences prospectives ainsi que des ateliers de retours d’expériences, suivez le lien ci-contre.

  • B. Braun renforce sa position en France par un nouveau site et un projet d’investissement de 200 M €

    Le groupe allemand de technologies médicales B. Braun a inauguré le 16 juillet 2018 son nouveau campus, situé au 26, rue Armengaud à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), en présence de son P.-D.G., le Pr Heinz-Walter Grosse. Actif dans une soixantaine de pays, il compte ainsi renforcer ainsi sa position en France, où il emploie environ 2 000 personnes.

    Centré sur l’amélioration de la qualité de vie au travail, le site est conçu pour faciliter la transversalité entre les services. Il devient le pôle central des activités de B. Braun dans l’Hexagone (B. Braun Medical, Référence Santé et Inkospor), qui était précédemment situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), siège historique du groupe depuis son implantation en France en 1976.
    Les locaux modulables de 5 000 m² peuvent être adaptés à tous les types de réunions (entre salariés, avec les partenaires externes, des chercheurs ou des start-ups…). Une structure centrée sur l’innovation partenariale devrait, à terme, être déployée sur le site.

    Lors du 8ème Conseil stratégique des industries de santé (CSIS), qui s’est tenu à Paris le 10 juillet 2018, le groupe a par ailleurs confirmé sa volonté d’investir 200 millions d’euros en France dans l’innovation, la production industrielle et les services, projet énoncé dans son plan stratégique pour la période 2015-2020.

    « Un véritable projet d’entreprise »

    « Davantage qu’un changement de lieu, c’est un véritable projet d’entreprise, a commenté Jennyfer Delgado, directrice des ressources humaines de B. Braun en France (communiqué). Améliorer la santé des personnes dans le monde […] passe aussi et d’abord par l’amélioration de la qualité de vie au travail […]. Ce nouvel espace de travail nous permet également d’évoluer dans notre culture et notre état d’esprit, vers plus de transversalité et de collectif. »

    Plan 2015-2020 : B. Braun prévoit 200 M € d’investissement en France

    B. Braun, qui développe des produits et des services médicaux pour les hôpitaux publics et privés ainsi que pour les pharmacies et les parapharmacies, est présent sur huit sites en France, dont trois centres d’excellence mondiaux réunissant R&D et production industrielle.

    Depuis 1976, le groupe allemand « investit régulièrement dans le pays (…), à une cadence qui s’est accélérée dans le cadre du plan stratégique 2015-2020 », prévoyant un investissement de 200 millions en France au cours de la période définie dans l’innovation, la production industrielle et les services, a-t-il confirmé à l’occasion du 8ième CSIS, le 10 juillet 2018.

    « La France va continuer à jouer un rôle majeur dans [notre] stratégie d’innovation »

    « La France joue et va continuer à jouer un rôle majeur dans la stratégie industrielle et d’innovation de B. Braun, a déclaré le Pr Heinz-Walter Grosse (communiqué). L’augmentation et la modernisation de nos capacités de production s’y appuie sur des savoir-faires d’excellence en ingénierie et dans les sciences de la vie. Ces développements sont cruciaux pour nous permettre de répondre à la demande internationale croissante (…) »

  • Expérimentations Parcours santé des aînés : l’Irdes publie les 1ers résultats d’une étude d’impact

    L’ Institut de recherche et de documentation sur l’économie de la santé (Irdes) a mis en ligne à la mi-juillet 2018 les premiers résultats d’une évaluation d’impact des expérimentations Parcours santé des aînés (Paerpa).

    Pour rappel, ces expérimentations Paerpa avaient été lancées en 2014 dans neuf territoires pilotes. Elles visent à améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes âgées de plus de 75 ans en renforçant la coordination à l’échelle locale des différents acteurs des secteurs sanitaire, social et médico-social.

    D’après le rapport de l’Irdes, les premiers résultats observés à partir des données 2015 et 2016 montrent des évolutions contrastées selon les territoires et les indicateurs de résultats. Aussi, il est difficile d’attribuer un effet moyen significatif au dispositif Paerpa pour l’ensemble des territoires. Toutefois, à l’échelle des territoires et pour certains d’entre eux, il est possible de mettre en évidence des effets significatifs, notamment pour les indicateurs de résultats les plus sensibles aux soins primaires.

    Résultats

    Évolutions contrastées selon les territoires et intérêt de l’étude

    Des évolutions moyennes cachent des tendances distinctes.

    En effet, sur l’ensemble des territoires Paerpa et au cours de la période 2014-2016 :

    • les hospitalisations à 30 jours, non programmées ou potentiellement évitables, ainsi que le recours aux urgences non suivi d’hospitalisation ont augmenté régulièrement ;
    • la durée cumulée des hospitalisation est restée stable ;
    • la polymédication et les prescriptions inappropriée semblent de moins en moins fréquentes : ce phénomène serait lié au déremboursement de certains médicaments à amélioration du service médical rendu (ASMR) faible ainsi qu’à des actions de prévention.

    Toutefois, ces évolutions ont eu lieu à des ampleurs très différentes en fonction des territoires : globalement, à ce jour, compte tenu des délais et des modalités de mise en place hétérogènes des dispositifs, les résultats ne permettent pas de conclure à un impact moyen de Paerpa sur l’ensemble des territoires.

    Cependant, si cette première description des tendances ne permet pas de déterminer l’effet global des expérimentations, elle est utile pour comprendre les différences de situation entre les territoires.

    Des effets significatifs dans certains territoires et pour certains indicateurs

    • Concernant la polymédication

    Dès 2015, la polymédication baisse de façon significative dans les territoires Paerpa d’Aquitaine et du Nord-Pas-de-Calais. Ce phénomène s’explique notamment par la mise en place d’actions spécifiques autour de la iatrogénie médicamenteuse, par un effort d’articulation ville-hôpital ou par un renouvellement des systèmes d’information hospitaliers.

    • Concernant le recours aux urgences non suivi d’hospitalisation

    La Lorraine est le seul territoire où le taux de recours aux urgences non suivies d’hospitalisations connaît une évolution favorable en comparaison des témoins.

    • Concernant le taux d’hospitalisations non programmées et le taux d’hospitalisations évitables

    Dans deux territoires, Midi-Pyrénées et Bourgogne, l’impact de Paerpa est significatif, relativement à la réduction des hospitalisations non programmées. De même, en Bourgogne, le dispositif Paerpa a eu un impact positif sur les hospitalisations évitables.

    • Concernant le recours à l’hôpital, la durée cumulée de séjour et le nombre de réhospitalisations à 30 jours

    Il n’y a pas d’impact perceptible de Paerpa sur ces indicateurs.

    Conclusion du rapport

    Les résultats de l’évaluation montrent :

    • que le changement inter-organisationnel et professionnel dans le système de santé prend du temps : la période écoulée entre le lancement de l’expérimentation et la mise en place opérationnelle des dispositifs a duré en moyenne dix-huit mois ;
    • que les organisations nouvelles ne peuvent être efficaces que si les professionnels impliqués sont prêts à changer leurs pratiques ;
    • que la différence dans la structure de l’offre de soins entre les territoires peut être un facteur déterminant du succès ou au contraire de l’échec de la mise en place de nouveaux dispositifs organisationnels.

    Pour plus de détails, le rapport de l’Irdes est consultable dans son intégralité via le lien ci-contre.

  • Les CLCC de Paris, Nice et Caen s’allient pour intégrer la protonthérapie dans le parcours de soins

    Le réseau Unicancer, fédération hospitalière nationale dédiée à la cancérologie, a annoncé par communiqué le 10 juillet 2018 le regroupement des trois seuls Centres de lutte contre le cancer (CLCC) français proposant des traitements par des techniques innovantes de radiothérapie.

    En effet, l’Institut Curie de Paris, le Centre de lutte contre le cancer François Baclesse de Caen et le Centre Antoine Lacassagne de Nice ont signé un accord-cadre visant à garantir sur tout le territoire français l’égalité d’accès à la protonthérapie, technique ultra précise de radiothérapie externe : la source d’énergie utilisée pour irradier la tumeur, placée à l’extérieur du corps du patient (à l’inverse de la curiethérapie, aucun élément radioactif n’est introduit à proximité de la zone à traiter), est un faisceau de protons qui permet d’augmenter la dose de rayons reçus par la tumeur tout en abaissant l’irradiation subie par les tissus sains alentours.
    Ainsi, cette technique est particulièrement adaptée aux tumeurs situées à proximité d’organes sensibles (œil, encéphale, rachis), aux enfants et aux jeunes adultes.

    L’accord signé par ces trois centres, tous membres d’Unicancer, est articulé selon trois volets :
    • « organiser les parcours patients« , notamment en structurant des filières de prise en charge afin d’optimiser les parcours de soins et d’assurer la continuité des traitements en cas d’arrêt prolongé de l’un des centres ;
    • « structurer un programme d’enseignement et de formation » favorisant l’échange des bonnes pratiques, la mutualisation de compétences, etc. ;
    • « structurer une coopération nationale dans les domaines de la recherche et de l’innovation médicale, technique et technologique » visant à amener rapidement les nouvelles découvertes au lit du patient.

  • Journée d’étude « E-santé : quelles opportunités pour les établissements de SSR », à Paris le 12/09/18

    La FHP-SSR, syndicat des professionnels des soins de suite et de réadaptation, organisera à Paris le 12 septembre 2018 une journée d’étude et de sensibilisation au sujet de la e-santé. 

    À l’occasion de cet événement, intitulé « E-santé : quelles opportunités pour les établissements de SSR ? », le syndicat invitera notamment des officiels ministériels et des start-ups à prendre la parole pour proposer des retours d’expériences parfois étrangères ou des points sur l’actualité de la santé numérique à l’hôpital.

    09h30-12h45 : Matinée

    09h30 : Ouverture de la journée par le Dr Frédéric Sanguignol, président de la FHP-SSR 

    09h40 : La e-santé en SSR : perspectives et pièges à éviter

    Conférence animée par :

    • le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé ;
    • Catherine Miffre et le Dr Bernard Bordet, co-présidents de la commission Recherche et Innovation de la FHP-SSR ;
    • le Dr Guillaume Marchand, président de France eHealth Tech.

    10h30 : Affections de l’appareil locomoteur et du système nerveux : des exemples d’innovation

    • Conférence autour de l’appareil connecté Ema®, de l’amélioration de la pratique en établissement et de l’ouverture de nouveaux champs de recherche qu’il peut engendrer, par Thibault Faÿ, d’Ezygain.
    • Présentation de la technologie de rééducation neuromotrice post-AVC IVS3®, par Nicolas Fournier, président et cofondateur de l’entreprise Dessintey.

    11h10 : Un exemple d’innovation pensée, développée et évaluée avec les patients : le Diabète LAB, par la Fédération française des diabétiques

    11h30 : Pause

    11h45 : Un exemple de solution innovante en télémédecine pour les maladies chroniques, par le Dr Paul Bonnabel, Directeur médical de P2link

    12h05 : Un exemple de carnet de santé numérique : l’outil Aviitam®

    12h25 : Un exemple de réseau social digital pour les patients et d’outil connecté, présenté par Julien Artu, cofondateur de My Hospi Friends

    14h00-16h45 : Après-midi

    14h00 : L’APA connectée, un exemple présenté par Benoit Fagnou, responsable des programmes APA connectés Kiplin®

    14h20 : Un exemple de médecine prédictive en cardiologie : le dispositif CardioNexion®, par @Health

    14h50 : Et ailleurs ? Retour d’expériences étrangères, proposé par Karim Hatem et Benjamin Gilles, du cabinet Ylios

    15h25 : Conférence organisée par Sébastien Letelié, de la Health Factory

    15h50 : Hôpital numérique vers HOP’EN : point d’actualité présenté par Michel Ballereau, délégué général de la FHP

    16h30 : Clôture de la journée, par le Dr Frédéric Sanguignol, président de la FHP-SSR 

    L’inscription, nécessaire, peut-être réalisée par envoi d’un mail à l’adresse suivante :  fhpssr@fhp-ssr.fr

  • Fondation Saint-Pierre : appel à projets « Grand prix de l’innovation pour la santé de l’enfant »

    La Fondation Saint-Pierre, qui fête cette année ses 100 ans avec l’Institut Saint-Pierre, crée le Grand prix de l’innovation pour la santé de l’enfant. Dans ce cadre, un appel à projets a été lancé en avril 2018. Les candidats ont jusqu’au 30 septembre pour soumettre leur dossier sur le site officiel de l’événement (voir ci-contre).

    La compétition, nationale, vise à « soutenir des innovations susceptibles d’améliorer chez l’enfant une autonomie altérée par une maladie chronique invalidante ou un handicap et (…) de le projeter positivement dans la possibilité d’une vie d’adulte autonome et actif, [par le biais de l’exploitation de nouvelles technologies] », précise l’organisation dans un communiqué.

    Les deux lauréats de cette première édition, qui seront sélectionnés parmi dix finalistes, recevront une dotation financière globale de 10 000 euros ainsi qu’un accompagnement stratégique.

    Deux catégories sont mises à l’honneur : « talents d’innovation » (dotation : 70 000 € sur 3 ans) et « espoir » (30 000 € sur 3 ans).

    Deux lauréats, deux catégories :

    Catégorie 1 : talents d’innovation

    Ce prix sera remis à une innovation déjà présente sur le marché.

    Il devra s’agir d’un nouveau produit, d’une nouvelle méthode organisationnelle d’exercice de la médecine, de nouveaux services à la santé ou encore de nouvelles méthodes ou procédés de pratiques médicales. Les innovations développées pour l’adulte mais en voie d’être étendues à l’enfant sont inclues.

    Dotation : 70 000 euros sur trois ans.

    Catégorie 2 : espoir

    Ce prix sera décerné à un projet en phase de développement de maquettes ou de prototypes porteurs d’innovation, encore ni introduits sur le marché, ni mis en œuvre.

    Dotation : 30 000 euros sur trois ans.

    Le concours national organisé par la Fondation Saint-Pierre s’adresse aux porteurs de projets de start-ups ou de laboratoires de recherche « qui se mobilisent, créent et inventent aujourd’hui le monde de demain ».

    Il offrira aux vainqueurs l’opportunité unique de pénétrer « un marché aujourd’hui peu investi mais extrêmement porteur, celui de la santé de l’enfant », commente la fondation.

    Trois objectifs majeurs recherchés pour favoriser l’autonomie des enfants

    Améliorer la qualité de vie dans son environnement.

    Cette catégorie concerne les innovations permettant l’amélioration de la qualité de vie de l’enfant, et par répercussion de sa famille, et de sa prise en charge dans son environnement à l’hôpital (serious game, système de liaison avec les parents, etc.), à son domicile (équipement robotique, domotique, adaptation du lieu de vie, etc.) ou pendant ses loisirs (prothèses, orthèses, équipements sportifs adaptés, etc.).

    Améliorer l’éducation thérapeutique

    La thématique porte sur des innovations dont le but est d’améliorer l’éducation thérapeutique pour l’enfant, sa famille ou ceux qui le prennent en charge.

    Réduire les inégalités

    Cette division cible les innovations aidant à réduire des inégalités d’accès à la santé pour les enfants qui sont éloignés d’un centre spécialisé de référence (amélioration des connexions, conseils en ligne, communication vidéo ou autre, suivi à distance, etc.).

    Tout les dossiers reçus seront évalués par des jurés indépendants sur la base de 5 critères :

    • innovation ;
    • efficacité démontrée ;
    • écoconception ;
    • pertinence du modèle d’affaires ;
    • management.

    Appel à projets : calendrier

    • Avril 2018 : ouverture de l’appel à projets ;
    • 30 septembre 2018 : clôture des candidatures ;
    • Octobre 2018 : présélection de 10 finalistes ;
    • 13 novembre 2018 : présentation des finalistes et remise des prix.