Europe

  • Été 2018 : la FHF émet 16 recommandations d’actions pour le développement de la médecine polyvalente

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    La Fédération hospitalière de France (FHF) a rendu public le 17 juillet 2018 son rapport daté du mois de juin sur le développement de la médecine polyvalente à l’hôpital (en lien ci-contre). Elle y présente un état des lieux qualitatif de l’exercice de cette pratique et 16 recommandations d’actions pour que les centres hospitaliers puissent l’adopter plus facilement et que la formation des médecins soit possible et adaptée. « Le développement de la médecine polyvalente permettra de garantir une meilleure qualité des soins pour tous les patients », commente la FHF dans un communiqué.

    Parmi ses recommandations, la fédération exprime sa volonté « de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ». Elle estime, par ailleurs, qu’il est « essentiel » de profiter de la mise en place des GHT pour faciliter le travail en réseau et renforcer « les liens fonctionnels des praticiens exerçant en structures de médecine polyvalente ou en SSR avec les services de médecine interne ».

    Le rapport a été établi à la suite d’une réflexion menée par un groupe d’experts sous la présidence du Professeur Philippe Morlat, chef de service de médecine interne et maladies infectieuses au CHU de Bordeaux. Au total, six réunions de travail ont été organisées entre février 2016 et juillet 2017, complétées par différents échanges réalisés au sein du conseil d’administration de la FHF au premier semestre 2018.

    Contexte

    La médecine hospitalière polyvalente recouvre diverses activités : services de médecine à prédominance post-urgences, services de soins de suite et réadaptation polyvalents, activité de médecine en milieu chirurgical, médecine somatique en centre hospitalier spécialisé et unité hospitalière de sécurité interrégionale.

    Selon la FHF, environ 3 500 praticiens, dont 500 à temps partiel, exercent la médecine polyvalente actuellement en France. Cette pratique n’est cependant pas reconnue par les autorités ordinales et n’est pas identifiée par une formation diplômante universitaire spécifique. Les praticiens l’exerçant ne sont sont donc pas reconnus comme des médecins spécialistes.

    Or, la médecine polyvalente hospitalière s’est fortement développée ces dernières années, souligne la fédération, « et le besoin de santé auquel elle répond est croissant ». Cette évolution s’explique notamment par l’évolution démographique de la population française et par les modifications de l’exercice de la médecine ambulatoire.

    L’exercice de cette pratique particulière représente « un enjeu notable pour les pouvoirs publics qui se doivent d’assurer la pérennité d’accès à des soins de qualité pour tous les citoyens quelle que soit leur situation sociale ou géographique », commente Frédéric Valletoux, président de la FHF (communiqué).

    Deux objectifs majeurs identifiés par la FHF

    Compte tenu de l’état actuel de la pratique de la médecine polyvalente en France, la Fédération identifie deux nécessités :

    • assurer « une formation adaptée pour les médecins appelés à répondre aux besoins de prise en charge des patients hospitalisés dans les services de médecine polyvalente, de SSR indifférenciés, ou justifiant de soins somatiques dans des services de chirurgie, psychiatrie ou de médecine hyperspécialisée » ;
    • assurer « une identité d’exercice professionnel et un développement professionnel continu (DPC) pour les praticiens en poste dans ces structures ».

    Synthèse des propositions émises par la FHF

    Afin de former des praticiens à l’exercice de la médecine polyvalente à l’hôpital, de favoriser leur exercice et de mieux répondre aux besoins de santé de la population, la Fédération hospitalière de France propose :

    Formation initiale

    • 1. de promouvoir les formations universitaires diplômantes de « médecine polyvalente hospitalière » auprès des internes dont la maquette d’enseignement de diplôme d’études spécialisées (DES) ne couvre pas ce domaine et qui souhaitent travailler dans ce champ d’exercice ;
    • 2. de mettre en place une formation spécialisée transversale (FST) de « médecine hospitalière polyvalente » accessible par spécialité aux étudiants de troisième cycle issus de différents DES ;
    • 3. d’augmenter le nombre d’internes au flux du DES de médecine interne dont la maquette de formation inclut les compétences nécessaires à l’exercice de la médecine polyvalente hospitalière ;
    • 4. de sensibiliser les internes inscrits au DES de gériatrie à l’exercice dans les services de médecine polyvalente à orientation gériatrique ;
    • 5. de prévoir un nombre suffisant de postes en médecine interne ou gériatrie lors de l’ouverture des accès à un deuxième DES (programmée à compter de 2021) ;
    • 6. de réaliser sous l’égide de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) une enquête démographique permettant d’établir les besoins précis de formation dans le domaine de la médecine polyvalente ;

    Organisation hospitalière

    • 7. de favoriser le regroupement au sein d’une même structure des activités de médecine polyvalente, de médecine interne et de court séjour gériatrique lorsqu’elles coexistent dans un même centre hospitalier ;
    • 8. de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ;
    • 9. de créer des postes d’assistants spécialistes ou de praticiens pour assurer la prise en charge médicale dans les services de chirurgie et de médecine hyper spécialisée (en lien fonctionnel avec les services de médecine interne ou de gériatrie de proximité) et la prise en charge somatique dans les centres hospitaliers spécialisés ;
    • 10. de créer si nécessaire des équipes mobiles de « médecine hospitalière » ;
    • 11. de favoriser au niveau des GHT le travail en réseau des services de médecine polyvalente et des SSR polyvalents avec les services de médecine interne ou de gériatrie des hôpitaux voisins de plus grande taille. Ces liens fonctionnels peuvent aboutir à la création entre établissements de structures médicales fédératives ou communes (fédération médicale inter-hospitalière, pôle inter-établissements, voire équipe médicale commune) ;
    • 12. de proposer des conditions d’exercice à l’hôpital attractives tant d’un point de vue professionnel que personnel ;

    Développement professionnel continu

    • 13. de permettre l’adhésion des praticiens de médecine polyvalente aux sociétés savantes de médecine interne ou de gériatrie et de faciliter ainsi leur participation aux congrès et formations ;
    • 14. de mettre en place des partenariats entre ces sociétés savantes et la Fédération française de médecine polyvalente pour mener des actions de formation ;
    • 15. de faciliter l’accès des praticiens de médecine polyvalente à des formations universitaires diplômantes dans leur domaine d’exercice (cf recommandation n°1) ;
    • 16. de favoriser l’accès aux qualifications ordinales en médecine interne ou gériatrie des praticiens exerçant la médecine polyvalente hospitalière.
  • Été 2018 : lancement de l’appel à projets pour le Prix de l’innovation sociale maladies rares 2019

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018.

    La Fondation Groupama a lancé par communiqué le 25 juillet 2018 et pour la 5ème année consécutive un appel à projets visant à décerner son Prix de l’Innovation sociale 2019.

    Un soutien financier d’une valeur de 20 000 euros sera alloué au projet lauréat, qui devra proposer une idée novatrice, « une action innovante, marquant une avancée significative ou une rupture permettant de changer la donne pour les personnes atteintes de maladies rares et de leur famille« , par exemple en contribuant à rompre l’isolement, à favoriser le lien social ou l’insertion professionnelle ou encore à aider au développement de l’éducation thérapeutique des enfants comme des adultes malades.

    Les dossiers doivent être déposés avant le 7 octobre 2018 sur le site officiel en lien ci-contre.

    Modalités de sélection

    Les porteurs des projets susceptibles d’être retenus peuvent être :

    • des associations ;
    • des entreprises ;
    • des équipes de recherche. 

    Par ailleurs, seuls les projets en phase de développement « industriel » pourront recevoir un soutien financier de la part de la Fondation Groupama.

    La sélection sera réalisée en deux temps :

    • des représentants d’associations de maladies rares et de Groupama sélectionneront un premier lot de projets ;
    • la sélection finale reviendra au conseil d’administration.

    Les résultats du prix seront communiqués au cours du mois de février 2019, lors de la soirée de la Fondation Groupama.

    Critères d’éligibilité et d’évaluation

    Pour être éligibles, les projets doivent, d’une part, être présentés par une structure à même de justifier son existence en France métropolitaine, et, d’autre part, concerner exclusivement les maladies rares (telles que définies par l’Organisation mondiale de la santé et recensées dans l’annuaire Orphanet) en s’inscrivant dans l’une des thématiques suivantes : « contribuer à rompre l’isolement« , « favoriser le lien social ou l’insertion professionnelle » ou « aider au développement de l’éducation thérapeutique du patient ».

    En outre, la Fondation Groupama évaluera les projets selon des critères :

    • d’innovation : « le projet doit apporter une réponse innovante à un besoin non satisfait » ;
    • d’ouverture : « il doit avoir une capacité de modélisation pour un transfert d’expertise et d’expérience à d’autres catégories de personnes ou de pathologies » ;
    • de faisabilité : « une étude approfondie quant à la faisabilité technique [du projet] » doit avoir été menée et la viabilité de son modèle économique justifiée ;
    • d’évaluation : « les modalités d’évaluation prévue à partir d’objectifs clairement définis » devront être précisés a priori par les porteurs de projets ;
    • de mise en œuvre : celle-ci devra avoir lieu dans les 24 mois consécutifs à la remise du prix.
  • FASN 2019 : « La cancérologie à l’heure du numérique », le 2 avril 2019, Paris

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) 2019, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise le 2 avril 2019 à Paris, en partenariat avec Unicancer, un événement « 36 heures chrono » sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins. 

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour faire avancer la santé numérique. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital seront au cœur des discussions de ces Rencontres nationales de la santé numérique. Le programme mettra en lumière les retours d’expériences d’acteurs de santé sur les grands programmes et expérimentations déployés au sein des établissements de santé et sur les nouvelles formes de coordination mises en place pour les professionnels impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.

    La journée sera rythmée par des conférences et des ateliers experts, des challenge start-ups, des instants networking & matchmaking ainsi que des pitchs innovation…

    L’inscription, gratuite pour les professionnels de santé et les acteurs associatifs et institutionnels, doit être réalisée sur Faireavancerlasantenumerique.com.

    Programme

    9h00 Accueil

    9h20 -9h35 Introduction Care Insight & Unicancer

    • Pascale Flamant, déléguée générale, Unicancer
    • Sandrine Degos, Présidente, Care Insight

    10h45 -11h00 Pause café – Network

    10H20 -10h45 Keynote – « L’IA façonnera-t-elle le patient de demain ? » Réflexion philosophique autour de l’évolution des pratiques

    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)

    9H35 -10h20 Agora – Réussir le virage numérique en cancérologie : transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital

    • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Dr Emmanuel Briquet, membre du bureau de l’Union nationale hospitalière privée de cancérologie (AFC-UNHPC)
    • Pr Gilles Calais, président, FHF Cancer
    • Pr Norbert Ifrah, président, INCa (Institut national du cancer)
    • Pr Patrice Viens, président, Unicancer (à confirmer)

    11h00 -12h00 Les ateliers

    • LAB 1. L’impact de l’hyper-technicité sur la relation patient/médecin : quelle est la place de l’humain ?
      • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
      • Dominique Duquennoy, customer successand consulting director, Expert System
      • Camille Jean, maître de Conférences, LCPI, Arts et Métiers ParisTech
      • Dr Aline Sarradon-eck, chercheure, SESSTIM UMR 1252 (Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale)
      • Aurélie Scheer-Danton, coordonnatrice du projet GlobuloQuest, Fédération Leucémie Espoir
    • LAB 2. Comment le numérique transforme-t-il l’organisation des soins ?
      • Animateur : Pascal Briot, directeur général adjoint, Centre Eugène-Marquis
      • Amélie Tora, E-health& healthcare consultant, Dedalus France
      • Claire Lenain, directrice de l’offre de service et de la communication, Asip Santé
      • Dr Nathalie Quenel-Tueux, oncologue, Institut Bergonié, porteur du Projet E-Dom Santé
      • Bénédicte Serradeil, directrice des achats, hôpital européen de Marseille
    • LAB 3. La transformation des métiers en cancérologie
      • Animatrice : Christelle Galvez, directrice des soins et des parcours de santé, Centre Léon Bérard
      • Dr Julien Edeline, MCU-PH Oncologie Médicale, Centre Eugène Marquis, Porteur du projet Approprie
      • Julien Guerin, Head of Health Data Factory, Institut Curie
      • Marie Lang, Directrice, GCS CNCR – Comité national de coordination de la recherche

    12H00 -12H30 Restitution des ateliers

    12H30 -13H45 Pause déjeuner – Network

    13H45 -14H15 Start-ups challenge

    Comité d’experts :

    • Sandrine Boucher, directrice de la stratégie médicale et performance, Unicancer
    • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Joséphine Marie, chargée d’investissements, Fonds Patient Autonome, Bpifrance
    • Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes

    14h15 -14h55 Table ronde Cancérologie, Data & « Ethicsby design »

    • Animateur : Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes
    • David Gruson, membre du Comité de la chaire santé de Sciences Po Paris, fondateur de l’initiative Ethik-IA
    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)
    • Pr Laurence Devillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS

    14h55 -15h10 Start-ups challenge : annonce du lauréat

    15h10 -15h25 Pause café – network

    15h25 -15h45 Keynote – Quelle est la valeur ajoutée des outils numériques à l’expertise patient ?

    • Catherine Cerisey, fondatrice, Patients & Web

    15h45 -16h30 Table ronde – Des traitements sur mesure : data, analyse prédictive, personnalisation et efficacité du suivi

    • Animateur : Pr Alain Morel, responsable de la plateforme de génomique, Institut de cancérologie de l’Ouest
    • Dr Michel Angue, consultant Médical Senior, Parsek
    • Pr Fabrice Denis, oncologue et expert e-santé, Institut inter-régional de cancérologie Jean Bernard
    • Dr Pierre-Etienne Heudel, oncologue médical, Centre Léon Bérard
    • Dr Charlotte Ngo, chirurgien cancérologue, AP-HP

    16h30 -16h35 Clôture

    16h35 -17h00 Cocktail network

  • La construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques (Créteil, le 13/09/2018)

    La Fondation FondaMental, qui organise chaque année un cycle de conférences destinées aux professionnels de la santé ainsi qu’aux chercheurs, proposera d’aborder le 13 septembre 2018 au sein du pôle de psychiatrie de l’hôpital Albert Chenevier de Créteil (94), la construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques.

    Cette conférence, animée par Frédéric Durand-Salmon — CEO de BePATIENT — et soutenue par Otsuka Pharmaceutical France, Lundbeck France ainsi que l’Université Paris-Est Créteil, fait partie du cycle « Psychiatrie numérique, des outils connectés et des maladies mentales » visant à exposer comment des objets quotidiens tels que des smartphones et des tablettes peuvent devenir des supports de diagnostic, de suivi en temps réel et d’intervention auprès de patients de plus en plus acteurs de leurs soins.

  • Été 2018 : l’Anap publie un guide pour assurer le télésuivi des patients sous anticancéreux

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines « acteurs » et « écosystème ».

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) a publié le 27 juillet 2018 un guide présentant « un cadre commun de mise en œuvre » des dispositifs de e-santé pour le télésuivi des patients sous anticancéreux oraux (lien ci-contre).

    Le document se base sur sept retours d’expériences de centres hospitaliers et de centres de lutte contre le cancer (CLCC) ayant intégré de tels outils, analysés par un groupe de travail pluridisciplinaire dans l’optique de mieux comprendre « en quoi et comment le virage numérique peut faciliter la prise en charge coordonnée de [ces patients] ».
    « La (…) publication s’attache (…) à identifier les freins et les leviers de réussite pour déployer des dispositifs de e-santé », précise l’Anap.

    L’agence constate une « éclosion d’initiatives innovantes » reposant sur des dispositifs de e-santé, tels que des plateformes web et des jeux éducatifs, visant à connecter patients et professionnels de santé et assurer le suivi à distance des traitements. Cependant, elle note que le développement de ces outils pose diverses questions au niveau organisationnel, du pilotage et de la conduite de projets mais aussi technique et territorial.

    Une analyse des dispositifs de télésuivi déjà mis en place

    Parmi les retours d’expérience analysés par l’Anap figurent celui :

    • du Centre Jean Bernard du Mans, qui a mis en place l’application Moovcare (Sivan Innovation) ;

    • du Centre hospitalier privé de l’Europe (Port-Marly, Yvelines) : serious game ChimiOrale ;

    • du CLCC Léon-Bérard à Lyon : portail patients MyCLB ;

    • de l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille et de l’Institut Sainte-Catherine à Avignon : pilulier connecté Thess.

    Pour chacun des programmes de télésuivi, l’Anap détaille dans sa publication les enseignements identifiés au niveau organisationnel et technique, du pilotage et de la conduite du projet, et présente une évaluation des outils de e-santé déployés.

    Elle estime que la mise en place de tels dispositifs pour le suivi des patients sous anticancéreux oraux « doit impérativement conjuguer deux volets indissociables » : la performance technique du dispositif et la coordination des acteurs.

    Un modèle organisationnel comme cible à atteindre

    L’Anap propose un « modèle organisationnel cible », à atteindre en vue de faciliter la circulation de l’information entre les patients et les professionnels de santé ville-hôpital, indiquant que le télésuivi doit s’inscrire « dans la complémentarité des recommandations professionnelles d’une prise en charge standard », qui comprend une primo-consultation longue par l’oncologue ou l’hématologue, une consultation infirmière et une consultation pharmaceutique.

    Le modèle organisationnel de l’agence présente l’articulation entre les composantes du parcours de soins du patient et les fonctions attendues de l’outil de e-santé. Parmi ces fonctions, elle cite :

    • le reporting des symptômes et des effets indésirables par les patients ;
    • la possibilité de poser des questions et de recevoir des commentaires personnalisés sur la gestion des symptômes ;
    • l’accès à des fiches d’information sur les médicaments ;
    • la possibilité de recevoir des précisions sur la conduite à adopter en cas d’oubli du médicament ;
    • l’accès à des sites d’information référencés et validés ;
    • l’enregistrement des données de suivi du traitement et le stockage des informations du dossier patient ;
    • l’accès à un plan de traitement personnalisé ;
    • une option de rappel de prise du médicament ;
    • l’accès au calendrier des rendez-vous médicaux et à l’annuaire des professionnels de santé à contacter.

    Faciliter le suivi des patients grâce à un algorithme d’aide à la décision

    Côté professionnels de santé, l’Anap indique que le dispositif de e-santé à pour but de « faciliter le [suivi] par les équipes soignantes à l’aide d’un algorithme d’aide à la décision validé [qui] doit permettre une gradation de la réponse au patient selon le grade de toxicité de sa thérapie orale ».

    Les professionnels de santé libéraux (médecins traitants, infirmiers libéraux, pharmaciens d’officine) doivent aussi avoir accès à des fiches d’information sur les anticancéreux oraux, à des protocoles de conduite à tenir en cas d’effets indésirables, aux coordonnées des équipes hospitalières et à un système de reporting vers les soignants hospitaliers.

  • Été 2018 : le projet européen de silver tech Activage lance son 1er appel à propositions

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines « acteurs » et « écosystème ».

    Le 31 juillet 2018, le projet européen Activage a lancé un premier appel à propositions (lien ci-contre). Le date limite de dépôt des dossiers est fixée au 31 octobre 2018.

    Activage, projet sélectionné sur la ligne d’appel « IoT- 01-2016: Large Scale Pilots » et doté d’un budget global de 20 millions d’euros, a pour but de contribuer au bien-être des personnes âgées et de leur permettre de rester indépendantes en vivant à leur domicile en toute sécurité par la mise en place de dispositifs reposant sur les technologies de l’IoT.

    Ce premier appel s’adresse essentiellement aux PME et aux start-ups mais aussi aux centres de recherche issus des États membres de l’Union européenne. Activage est mis en œuvre depuis 2017 et jusqu’en 2020 dans 9 sites de déploiement européens de 7 pays différents : la France (Grenoble), l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Finlande, la Grèce et le Royaume-Uni.

    Les bénéficiaires doivent développer des solutions IoT matures en utilisant l’écosystème IoT des sites de déploiements européens actuels pour mener leurs tests, leurs démonstrations et l’adoption du produit par le marché.

    Le budget de chaque projet est limité à 60 millions d’euros, avec un financement prévu jusqu’à 70 % au total.

    Les porteurs de projets peuvent bénéficier de l’aide du bureau d’assistance Activage pour préparer au mieux leur candidature et trouver des partenaires en envoyant un message à opencall@activageproject.eu (contact France : Laure Quintin, laure.quintin@minalogic.com).

  • Été 2018 : le CHU de Dijon teste la rééducation cardiovasculaire par appli mobile avec TMM Software

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « acteurs » et « écosystèmes ».

    Le CHU de Dijon Bourgogne, en collaboration avec TMM Software (TMM groupe) – éditeur français de solutions logicielles dédiées au télé-suivi des patients, est en train de tester la rééducation cardiovasculaire connectée dans le cadre d’un programme soutenu par la Fondation pour la recherche médicale, ont annoncé les deux partenaires dans un communiqué diffusé le 7 août 2018.

    L’expérimentation sera menée jusqu’en 2021 sur 110 patients : 55 ont rejoint le processus classique de rééducation, soit trois séances d’une demi-journée par semaine à l’hôpital, et 55 seront suivis depuis leur domicile grâce à l’utilisation d’une tablette équipée d’une application de télésurveillance et de divers dispositifs connectés au terminal (balance, tensiomètre).

    Dans un premier temps, un protocole de soins personnalisé est défini par l’équipe médicale puis paramétré dans l’application pour que le dispositif soit le mieux adapté possible au profil du patient. Un agenda est ensuite configuré pour que l’utilisateur puisse visualiser son programme et savoir quels exercices il doit effectuer tel ou tel jour et quel régime alimentaire il doit adopter, indiquent dans le communiqué le Pr Jean-Marie Casillas, spécialiste de médecine physique et de réadaptation, et Claire Morisset, chef de projet au sein du CHU. « S’il manque des données, une alerte est envoyée sur sa messagerie sécurisée intégrée » et celle de l’équipe médicale, qui peut contacter le patient à tout moment.

    En parallèle, les personnes suivies à distance ont accès à des contenus d’éducation thérapeutique (ETP), tels que des vidéos leur montrant comment réaliser leurs exercices ou les effets d’une consommation de tabac sur le système cardiovasculaire.

    Si les résultats de l’essai montrent des bénéfices significatifs pour les patients, les porteurs du projet envisagent à terme d’adapter l’outil à d’autres pathologies chroniques (respiratoires, orthopédiques ou neurologiques).

  • Été 2018 : l’ARS PACA dissout le CDOM des Bouches-du-Rhône

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « acteurs » et « écosystèmes ».

    D’après un communiqué daté du 9 juillet 2018 émanant du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARS PACA) a décidé de dissoudre le Conseil départemental de l’ordre des médecins (CDOM) des Bouches-du-Rhône.

    Cette mesure avait été demandée à l’ARS, seule autorité habilitée à dissoudre un conseil départemental de l’ordre, par le CNOM réuni en session le 14 juin 2018.
    En effet, une « mission de bon office » menée par le CNOM avait constaté au début du mois d’avril 2018 la « paralysie de fait et de droit de l’institution départementale », et ce malgré « des efforts pour ramener un climat propice au bon exercice du CDOM des Bouches-du-Rhône » et la tenue de récentes élections (communiqué).

    À la suite de cette décision, le CNOM insiste sur deux priorités :
    • organiser rapidement pour les médecins du département l’élection de conseillers ordinaux avant la fin de l’année 2018 ;
    • assurer une intérim par une délégation de 5 conseillers proposés par le CNOM jusqu’à ces élections.

  • #FASN2018 : les datas et la santé au cœur de l’étape parisienne du 15/11/2018 de la campagne

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) 2018, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise le 15 novembre 2018 dans ses locaux parisiens un événement « 36 heures chrono » centré sur la problématique des données en santé.

    Le programme, qui comportera des ateliers (LAB), des keynotes, des challenges de start-ups, etc., sera précisé ultérieurement.

  • Une croissance mensuelle de 3 % pour l’emploi en santé numérique depuis juillet 2016 (étude Jobflit)

    La plateforme Jobflit a publié le 13 juillet 2018 les résultats d’une étude révélant une croissance mensuelle de 3 % de l’emploi en santé numérique depuis juillet 2016. Ce bilan est tiré d’une analyse réalisée par le site sur près de 10 000 offres d’emploi dans la e-santé publiées en France au cours des 24 derniers mois.

    L’étude met par ailleurs en évidence l’importance de la place tenue par les grandes entreprises dans le domaine de la santé numérique – 50 % des offres émanent de ce type de structures – ainsi que le dynamisme de la télémédecine : la moitié des offres d’emploi publiées en e-santé concernent ce secteur, qui recrute plus de développeurs que de médecins.

    Bilan général : recrutement à la fin des stages et CDI

    « 9 948 offres d’emploi en e-santé ont été publiées en France ces 24 derniers mois », indique l’étude. Ce chiffre est en constante hausse : le marché de l’emploi en e-santé croît de 3 %, contre 2 % pour le marché de l’emploi total.

    Les profils professionnels les plus recherchés sont ceux des développeurs : 34 % des offres émises depuis 2016 les concernent, contre 33 % adressées aux médecins et 28 % aux commerciaux.

    En outre, 74 % des offres sont des CDI alors que dans l’ensemble du marché du travail français, seuls 51 % des contrats sont à durée indéterminée. Ces contrats peuvent par ailleurs être obtenus après un stage : 57 % des offres de stage ouvrent la voie à une embauche potentielle en fin de contrat.

    Prédominance de la télémédecine

    Sur les quatre domaines de la santé numérique (télé-santé, télémédecine, m-santé, dossiers électroniques) définis par Jobflit, c’est la télémédecine qui représente la part d’offres la plus importante, avec 51 % des offres émises depuis juin 2016 et une évolution mensuelle moyenne de 5 %.

    Les entreprises spécialisées dans les systèmes de dossiers numériques de santé arrivent en deuxième position, avec 30 % des offres et une croissance de 4 % sur la période étudiée.

    La santé sur mobile représente quant à elle 13 % des annonces d’emploi et une croissance de 8 %, contre 6 % des offres et de croissance pour le secteur de la télé-santé.

    Prédominance des grandes entreprises

    La e-santé constitue l’activité de plus de 1 000 organisations, qui s’avèrent être principalement de grandes entreprises : 45 % des offres d’emploi sont publiées par de grandes entreprises et cabinets de conseil, 40 % par des PME et 23 % par des start-ups.