Europe

  • Johannesburg : 500 000 patients enregistrés sur le DSE eHealth@Joburg

    En Afrique du Sud, le 500 000ième patient a été enregistré le 16 août 2018 sur eHealth@Joburg, le dossier de santé électronique (DSE) de Johannesburg, au sein de la Halfway House Clinic. Au total, 64 des 81 cliniques de soins primaires de la ville ont déjà adopté le système numérique, lancé par la Ville en juin 2016. Avant son déploiement, tous les documents du Département de la santé étaient sur papier.

    Le 28 août 2018, le maire, Herman Mashaba, et le MMC pour la santé et le développement social, le Dr Mpho Phalatse, ont honoré lors d’une cérémonie le demi-millionième patient, Mme Nomhle Ntsizana, ainsi que le directeur des opérations de la clinique, Maria Matsane.

    Ce bon développement du dispositif a été rendu possible grâce aux efforts réalisés par Cyril Baloyi, directeur technique de la Ville, à la contribution des infirmières et de la direction de la Ville ainsi qu’au partenariat public-privé établi avec Altron, une société sud-africaine spécialisée en solution d’ingénierie et en conseil industriel à l’origine du DSE – développé par Med-e-Mass, membre du groupe de sociétés Altron TMT.

    « Le système de santé en ligne assurera un stockage sécurisé des informations sur les patients, un transfert immédiat [de ces données] et un meilleur accès, plus sûr et plus rapide aux soins », a déclaré le Dr Phalatse (source : Randburgsun.co.za). En cas de panne de courant, le dispositif est connecté à des générateurs, à un système d’énergie solaire, à un système d’alimentation sans interruption et à une réticulation électrique. 

    La Ville de Johannesburg a également mis en place un système de file d’attente numérique, via l’installation de moniteurs au niveau de la réception et d’une prise de rendez-vous par téléphone portable, afin de « stabiliser le flux de patients dans les cliniques et permettre le transfert des patients de la réception à la salle de consultation en utilisant un processus de numérotation anonyme », précise le Dr Mpho Phalatse.

    Le maire, Herman Mashaba, espère que les autres municipalités prendront exemple sur sa ville pour mettre en place leurs propres systèmes de santé électroniques, a-t-il déclaré.

    Note : Le 4e Sommet annuel sur l’innovation santé en Afrique (4th Annual Healthcare Innovation Summit Africa) se tiendra du 17 au 18 octobre 2018 à Johannesburg au Gallagher Convention Center.

  • Été 2018 : un modèle de gestion décentralisée des hôpitaux européens, une réponse aux défis actuels ?

    L’Observatoire européen des systèmes et politiques de santé a publié le 30 juillet 2018 une étude comparative des gouvernances hospitalières décentralisées mises en place au cours de ces dernières années dans 10 pays d’Europe : Le Danemark, l’Angleterre, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Écosse, l’Espagne et la Suède.

    En effet, dans un contexte d’apparition de nouvelles technologies, de pressions économiques croissantes, d’augmentation de l’incidence des maladies chroniques et de l’exigence des patients, etc., les pouvoirs publiques tendent à restructurer le système de santé, à revoir les modèles de la gouvernance hospitalière de façon à donner aux hôpitaux, via la décentralisation, l’autonomie suffisante pour s’adapter localement à leur environnement changeant : théoriquement, plus un hôpital est autonome, plus il est considéré comme flexible et ainsi à même de répondre efficacement aux besoins de la population d’une région donnée.

    Cependant, il existe une tension entre l’augmentation de l’adaptabilité permise par la décentralisation et la garantie d’équité géographique associée aux modèles centralisés : cette étude, plus que de présenter simplement les différents modes de décentralisation existants – conditionnés par le caractère publique ou privé des hôpitaux, la planification stratégique des investissements et le degré de décentralisation visé – expose comment les systèmes de santé étudiés ont répondu à ce type de problématiques.

    Enfin, alors que ces 10 exemples de succès semblent encourager la décentralisation, l’étude souligne l’importance du contexte dans lequel a été mise en place cette décentralisation : le tissu institutionnel de chaque pays influence inévitablement les nouvelles organisations résultant de ce type de processus.

    La propriété et la forme légale des hôpitaux

    Deux points cruciaux dans la décentralisation de la gouvernance hospitalière concernent le rapport nombre d’hôpitaux publics / nombres d’hôpitaux privés ainsi que le degré d’autonomie dont disposent les hôpitaux publics d’un pays donné. En effet, la forme légale des hôpitaux et le degré d’autonomie dont ceux-ci disposent a priori déterminent quels processus de décentralisation sont possibles ou non.

    Dans 8 des 10 pays étudiés, les hôpitaux étaient majoritairement publics :

    • seuls les Pays-Bas (où tous les hôpitaux sont des entités privées à but non lucratif) et l’Allemagne présentent plus d’hôpitaux privés que d’hôpitaux publics ;
    • en France, la majorité des hôpitaux son publics même si une part non négligeable (28 % des lits disponibles) des hôpitaux ne le sont pas.

    Dans ces pays où la plupart des hôpitaux sont publics, le degré d’autonomie accordé aux établissements varie : 

    • en Angleterre, la majorité des établissements sont très autonomes, grâce à l’adoption de la forme of-self-governing foundation trusts ;
    • en Italie et en Espagne, les hôpitaux, entreprises ou fondations publiques, sont un peu moins autonomes ;
    • au Danemark, en Finlande, en France, en Écosse et en Suède, c’est une autorité locale, régionale ou nationale qui possède l’hôpital publique et contrôle la politique de l’hôpital.

    La planification stratégique des infrastructures hospitalières et des investissements

    Dans la plupart des pays européens disposant d’un réseau hospitalier quantitativement adapté (nombre d’hôpitaux suffisant, capacité des hôpitaux également suffisante), la planification stratégique des infrastructures et des investissements constitue, d’après l’étude, un levier crucial.

    La plupart de ces pays ont en effet mis en place des accords entre hôpitaux et différentes entités administratives afin de planifier le nombre et le type de nouvelles infrastructures hospitalières fournisseuses de soins financés par l’état à mettre à disposition de la population. Cependant, ces accords diffèrent entre les pays : en fonction de l’organisation administrative du système de santé, la planification des infrastructures hospitalières se fait à l‘échelle nationale, régionale ou locale :

    • au Danemark, en Allemagne et en Espagne, la responsabilité de la planification des infrastructures hospitalières et des investissements en capital incombe aux régions ;
    • en Italie, certaines régions ont commencé à s’organiser par zone subrégionale ;
    • en France, les 15 ARS sont indépendantes des régions et collaborent avec le pouvoir central pour planifier les projets et investissements majeurs dans le champ de l’hôpital ;
    • dans les pays du Nord, forts d’une grande tradition de démocratie locale, c’est généralement une autorité politique élue, plus ou moins secondée par une entité administrative de niveau national, qui est chargée de telles responsabilités.

    En Angleterre et aux Pays-Bas, le modèle est encore différent : la responsabilité de la densité du réseau hospitalier et des investissements en capitaux a été déléguée, à l’échelle individuelle, aux hôpitaux eux-mêmes. Dans ces pays, le gouvernement n’intervient donc en théorie qu’en cas de difficulté majeure. Cependant, en décidant des budgets et des cadres réglementaires pour les investissements, le gouvernement anglais organise en fait les investissements globaux ; aux Pays-Bas, le développement d’un nouvel hôpital demande encore l’approbation du gouvernement ; et dans les deux pays, les hôpitaux doivent répondre à des exigences de qualité définies à l’échelle nationale.

    Le degré de décentralisation de la gouvernance hospitalière visé

    Dans la plupart des pays européens, en décidant des activités et du volume des hôpitaux, les autorités publiques jouent un rôle dans le management global des établissements hospitaliers. Dans quelques systèmes de santé où les hôpitaux sont possédés par l’État, un contrôle managérial direct peut être applique par ces mêmes autorités, dont le rôle varie en fait selon le degré de décentralisation administrative existant : lorsque les établissements hôspitaliers appartiennent à une administration régionale (Danemark), subrégionale (quelques initiatives en Italie) ou locale (Italie), ceux-ci sont organisés directement par l’autorité régionale ou locale chargée de la santé.

    Deux dimensions clés de la gouvernance hospitalière décentralisée peuvent en fait être distinguées : 

    • le niveau d’administration impliqué ;
    • le degré d’autonomie (autonomie restreinte, modérée ou maximale) de prise de décision dont dispose l’hôpital à l’échelle institutionnelle.

    Cette distinction faite, différents degrés de décentralisation dans la gouvernance hospitalière peuvent en fait être observées non seulement entre mais également au sein des pays étudiés. Ainsi, en Espagne, 4 différents types d’hôpitaux peuvent être distingués.

    Autres paramètres de la décentralisation

    La taille des gouvernements et des agences gouvernementales ainsi que la densité et l’homogénéité de la population contribuent à donner sa forme à la décentralisation.

    En outre, la gouvernance d’un hôpital peut être considérée comme centralisée par un pays, voire par une région d’un pays, et décentralisée par un autre : la perception même d’un phénomène de décentralisation n’est pas superposable d’un système à un autre et la décentralisation est une notion plus relative qu’absolue.

    Conclusion : la décentralisation, un phénomène à considérer au cas par cas

    Dans certains pays, on peut observer un désir de décentraliser la gouvernance hospitalière dans l’objectif de s’adapter à des besoins locaux comme à des pressions démographiques, économiques, politiques, etc. Cependant, cette solution n’est pas toujours adaptée et n’est en aucun cas une « recette » applicable d’une seule façon ni utilisable dans tout système de santé : chaque processus de décentralisation est à considérer au cas par cas, pays par pays, système de santé par système de santé.

  • La « gestion de l’innovation en cancérologie » au centre d’un voyage d’étude (3-5/10/18, à Marseille)

    La Fédération européenne des hôpitaux (European Hospital and Healthcare Federation / HOPE) organise un voyage d’étude (study tour) centré sur la « gestion de l’innovation en cancérologie », qui se tiendra du 3 au 5 octobre 2018 à Marseille.

    Dans le cadre de cet événement, des conférences, des visites et des échanges entre participants auront lieu à l’Institut Paoli-Calmettes, centre de lutte contre le cancer (CLCC) du réseau Unicancer de Marseille.

    Des problématiques liées à des innovations organisationnelles (réseaux de soins, etc.), thérapeutiques (dispositifs digitaux d’accompagnement ambulatoire du patient, place de l’avatar dans la thérapie, etc.) ou techniques (nouveaux dispositifs de radiothérapie, de radiologie interventionnelle, etc.) en cancérologie seront abordées, ainsi que leurs applications potentielles à d’autres maladies chroniques.

    L’inscription, payante, peut être réalisée en ligne via le lien ci-contre avant le 7 septembre 2018.

    Programme du study tour

    Mercredi 3 octobre 2018

    Arrivée des participants.

    Jeudi 4 octobre 2018

    09h00-09h30 : Accueil des participants.

    09h30-10h45 : Introduction générale, comprenant un discours de bienvenue prononcé par le Pr Patrice Viens- professeur d’oncologie, directeur de l’Institut Paoli-Calmettes et président d’Unicancer – ainsi qu’une conférence animée par le Pr Dominique Maraninchi – professeur d’oncologie, ancien président de l’INCa et de l’ANSM.

    11h45-12h45 : Présentation du dispositif innovant d’IRM et de radiothérapie MRIdian Linac, par le Dr Agnès Tallet, chef du service de radiothérapie.

    13h00-14h00 : Déjeuner.

    14h00-14h45 : Conférence sur « la prise en charge ambulatoire digitale du cancer », par le Dr Jean-François Moulin, directeur du « digital care project » (hors les murs).

    14h45-15h30 : Présentation de la radiologie interventionnelle comme alternative aux traitements classiques, par le Dr Gilles Piana, chef de service de radiologie.

    15h45-17h00 : Visite de la salle d’opération de radiologie interventionnelle.

    20h00 : Dîner.

    Vendredi 5 octobre 2018

    09h00-09h30 : Accueil des participants.

    09h30-10h30 : Conférence à propos des réseaux de soins pour patients cancéreux et des réseaux d’excellence.

    10h30-11H15 : Conférence « Soins, recherche et valorisation« .

    11h15-12h30 : Conférence « L’avatar du patient dans le traitement médical du cancer » ou « Traitements lourds en hématologie et thérapie cellulaire« , par le Pr Didier Blaise, chef du service d’hématologie.

    12h30-14h00 : Déjeuner.

  • Été 2018 : le dispositif de lutte contre le suicide VigilanS atteint 10 000 patients

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    VigilanS, dispositif de lutte contre le suicide
    initié et expérimenté par le CHU de Lille, a atteint pendant l’été 2018 le chiffre de 10 000 patients suivis.

    Cet outil de soin et de veille consécutif à une tentative de suicide a vocation à être généralisé d’ici 2020 à l’ensemble du pays afin de proposer un soutien personnalisé aux 200 000 personnes qui commettent chaque année une tentative de suicide.

    Ce modèle inédit en France, qui permet actuellement à une équipe médicale de maintenir un contact avec 3 500 personnes par an, fédère également l’expertise de nombreux partenaires. Parmi les organismes participant à VigilanS figurent :
    • le Samu et le centre 15, qui occupent une place centrale dans le dispositif ;
    • les services d’urgences des hôpitaux de la région ainsi que les centres de crise ;
    • les services de psychiatrie et de santé mentale ;
    • l’Union régionale de professionnels de la santé (URPS) et les associations de développement professionnel continu de médecins généralistes ;
    • la Fédération régionale de recherche en santé mentale (F2RSM), chargée d’évaluer le dispositif. 

    L’équipe de VigilanS, qui bénéficie du soutien du Ministère de la Santé et de l’Agence régionale de santé (ARS) à hauteur de 380 000 euros pour deux ans – VigilanS fait partie du schéma régional de prévention du Nord-Pas-de-Calais – est actuellement composée d’un psychiatre coordinateur, d’un praticien hospitalier, d’un assistant spécialiste en psychiatrie, d’une assistante de recherche clinique, d’une secrétaire et de quatre écoutants.

    Éviter les récidives en maintenant le contact

    Pour constituer un dispositif de suivi, d’écoute, d’accompagnement et de soutien aux patients ayant commis une tentative de suicide, VigilanS procède en trois étapes.

    1. D’abord, à sa sortie de l’hôpital, le patient reçoit une carte comportant le numéro de téléphone de VigilanS, joignable à tout moment. L’équipe de VigilanS informe alors rapidement le médecin traitant et le psychiatre de la personne de la mise en place du dispositif de suivi.

    2. Dix à vingt jours après la sortie d’hospitalisation, le patient reçoit un appel d’un écoutant de VigilanS – en l’absence de réponse, le médecin traitant et le psychiatre sont contactés. Tous les mois, le patient reçoit alors une carte postale personnalisée ou un SMS.

    3. Six mois après le début du suivi, un dernier appel est réalisé pour une sortie du dispositif, possible si aucune récidive suicidaire n’est constatée. Dans le cas contraire, le dispositif est maintenu pour le patient.

  • SI : le CNG ouvre un poste de chef de projet SI pour piloter sa transformation numérique

    A l’occasion des délibérations de son Conseil d’administration du 10 juillet 2018 modifiant l’organisation interne du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG), le CNG a décidé de créer un poste de chef de projet système d’information et pilotage de la transformation numérique. Cette décision a été publiée au Journal officiel du 21 août 2018.

    Les missions du futur chef de projet consistent à :
    • conseiller la direction générale sur les orientations stratégiques et les enjeux en matière de transformation numérique et de développement informatique ;
    • piloter, animer et coordonner l’ensemble des projets numériques ;
    • assurer la définition et la mise en œuvre d’évolutions techniques ou organisationnelles dans le domaine des systèmes d’information.

  • Été 2018 : l’innovation au cœur du rapport d’activité du groupe DocteGestio

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Le groupe DocteGestio, acteur des secteurs de la santé et du médico-social, a publié au cours du mois de juillet 2018 son rapport d’activité, qui, en plus de dresser le bilan de l’année 2017, souligne la place centrale de l’innovation dans la stratégie de l’entreprise.

    La société réaffirme son ambition de devenir le « 1er opérateur national global sanitaire et médico-social en institution et à domicile, dans le monde réel et le monde virtuel », notamment en atteignant 25 % de croissance par an pendant 6 ans (soit un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros en 2023). Elle précise que cette visée doit être soutenue par l’innovation, valeur que le groupe place au cœur de sa stratégie : selon Bernard Bensaid, fondateur du groupe, l’innovation, qu’elle soit organisationnelle ou technologique, peut améliorer tant l’expérience des patients que celle des collaborateurs de DocteGestio.

    Aussi, le groupe s’engage à « recourir dans le futur à l’intelligence artificielle et aux data sciences (big data) » et annonce poursuivre, avec Google comme opérateur central, la digitalisation de ses services, qui avait déjà constitué un axe fort de l’activité de 2017 et mené à la numérisation des procédures et protocoles, « tous accessibles désormais dans une gestion électronique des documents (GED) selon une classification modélisée ».

    En outre, l’année 2018 sera marquée par le lancement de la filière autonomie, vectrice d’innovations organisationnelles au service du bien vieillir.

    Lancement d’une filière autonomie et innovation

    Objectifs généraux

    « L’année 2018 verra le lancement officiel de la filière autonomie », annonce le rapport. Cette filière, mise en place « en interne et en externe », vise à décloisonner « matériellement et symboliquement les modes de fonctionnement de l’ensemble de l’offre », qui doit pouvoir s’organiser sur les territoires « au bénéfice […] d’un parcours d’accompagnement personnalisé des usagers ».

    En effet, cette filière doit permettre :

    • d’optimiser la coordination du parcours de soins ;
    • de simplifier l’accès aux soins ;
    • d’organiser le mutualisation des moyens ;
    • d’adapter l’offre aux besoins particuliers des territoires selon un modèle évolutif : cette filière sera amenée à travailler en accord « avec l’environnement sanitaire des territoires et selon les grandes orientations portées par les politiques de santé ».

    Projet d’un modèle d’Ehpad sous la forme d’une plateforme de services

    « Le groupe souhaite pouvoir mettre en œuvre une évolution de son modèle Ehpad sur un territoire expérimental et sous la forme cible d’une plateforme de services« , explique le rapport.

    Cette plateforme, qui serait issue de la mutualisation d’un Ehpad, de services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et de services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), permettrait en autres d’offrir de nouvelles perspectives professionnelles parties prenantes du dispositif, notamment en termes de diversification de leur activité.

    Prévention de la perte d’autonomie

    « Enfin, la filière autonomie lancera des réflexions autour des axes de la prévention« , souligne le rapport.

    En effet, des actions de prévention peuvent être développées bien en amont de la perte d’autonomie, actions que le groupe juge « indispensables au bénéfice d’un bien vieillir ».

  • Été 2018 : finalisation du projet de regroupement des activités du CHU d’Amiens-Picardie

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    En juillet 2018, le CHU d’Amiens-Picardie a amorcé la dernière phase du regroupement de ses activités, qui consiste en la réhabilitation d’un ancien bâtiment, dit Fontenoy.

    À l’issue des travaux de mise aux normes et de modernisation de ce bâtiment, il est prévu qu’en 2020 toute l’offre de médecine, de chirurgie et d’obstétrique du centre hospitalier se trouve rassemblée sur un site unique.

    Un tel regroupement vise à mettre à disposition de la population des Hauts-de-France une offre de soins repensée intégrant la chirurgie ambulatoire, des équipements de pointe permettant un recours identique à un plateau technique récent particulièrement innovant et une offre hôtelière de dernière génération.

    En outre, la pertinence économique de ce regroupement d’activités, mené en deux étapes – une première phase de construction neuve permettant de regrouper 800 lits et cette seconde phase de restructuration du bâtiment Fontenoy visant le regroupement de 303 lits et places en médecine chirurgie obstétrique (MCO) -, a été saluée par le Comité pour la performance et la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) ainsi que par la Chambre régionale des comptes (CRC).

    La réhabilitation du bâtiment Fontenoy

    La réhabilitation complexe du bâtiment Fontenoy, conçu en 1974, mis service au cours de l’année 1984 et ne répondant plus aux normes actuelles, doit notamment permettre : 

    • d’adapter cette structure aux nouvelles organisations hospitalières ainsi qu’aux modes de prises en charge actuels ;
    • d’intégrer une liaison directe avec le plateau médico-technique ;
    • de répondre aux standards d’accueil des patients actuels (chambres individuelle, salle de douche, télé, accès wifi, etc.).
  • Le CHU d’Angers centre son projet d’établissement 2018-2022 sur le lien ville-hôpital

    Le centre hospitalier universitaire d’Angers a annoncé le 23 août 2018 sur son site le lancement d’une consultation multipartite dans le cadre de l’élaboration de son Projet d’Établissement 2018-2022.

    Le renforcement des liens du CHU angevin avec les professionnels de ville est annoncé comme un axe fort du projet d’établissement. C’est pourquoi le centre de soins s’est engagé dans une démarche participative auprès des citoyens, des professionnels de l’établissement et des professionnels de santé partenaires.

    L’objectif de la consultation est de recueillir les avis et propositions sur les relations ville-hôpital via un questionnaire en ligne. 

    Du 30 août au 16 septembre 2018, c’est l’avis des professionnels de santé partenaires du centre hospitalier qui est sollicité. La consultation des professionnels de santé du CHU et la consultation citoyenne ont déjà été menées plus tôt dans l’année.

    Le centre de soins procédera à une synthèse des résultats et à l’élaboration finale du projet d’établissement en octobre-novembre, dont l’adoption est prévue pour le mois de décembre 2018.

    L’enquête sera ouverte via le site www.demain-chu-angers.fr.

    Les résultats sont diffusés au fur et à mesure sur le lien suivant.

    La prévention au cœur des préoccupations de la patientèle du CHU

    Actuellement, seuls les résultats de la consultation citoyenne sont disponibles. 3 689 participants ont répondu à la première consultation publique en mars 2018 et 90 % d’entre eux ont déjà fait l’expérience personnelle du CHU.

    Voici les principaux points de la restitution des résultats de l’enquête présentée le 29 mai 2018 par Cécile Jaglin-Grimonprez, directrice générale du centre hospitalier d’Angers.

    • Les citoyens classent comme suit les missions les plus importantes du CHU :
      • prodiguer des soins ;
      • accompagner dans la prévention ;
      • fournir une formation aux médecins et aux personnels ;
      • faire de la recherche.
    • Concernant la contribution de l’établissement à offrir les meilleurs soins possibles sur l’ensemble du territoire, les patients attentent de la fluidité dans les relations avec les autres partenaires ou structures de santé ;
    • La moitié des patients ignorent les méthodes médicales innovantes pratiquées au sein du CHU, d’où l’importance selon Cécile Jaglin-Grimonprez de communiquer sur l’innovation au niveau de la haute technologie et de nouvelles techniques médicales, telles que la médecine douce et d’autres pratiques liées aux soins ou à l’accueil.

  • Été 2018 : le GCS Alsace e-santé dresse le bilan de ses avancées dans le numérique en 2017

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Dans son rapport d’activité 2017 (en lien ci-contre), publié fin juin 2018, le groupement de coopération sanitaire (GCS) Alsace e-santé dévoile son bilan de l’année écoulée mais aussi des dix années de collaboration entre l’instance et les acteurs de santé et du médico-social « autour de projets d’envergure [et] innovants », les trois GCS du Grand Est devant prochainement se rapprocher à travers la création du groupement région d’appuis au développement de la e-santé (Grades) dans le Grand Est.

    En ce qui concerne l’exercice 2017, Alsace e-santé revient sur les « dossiers phares » qu’elle a menés, soit :
    • pour le partage d’informations en biologie médicale : le déploiement du dossier médical partage (DMP), le lancement du service de partage Simaral et d’Albiom, un outil permettant aux patients de visualiser en ligne l’historique de leurs résultats d’examens de biologie médicale ;
    • pour l’échange d’informations médicales : l’installation d’une messagerie sécurisée de santé et la mise en place du projet EST 67 ;
    • pour la coordination des soins et l’orientation des patients : le lancement du site Sidocom et du projet de généralisation du déploiement de ViaTrajectoire Handicap sur le Grand Est ;
    • pour la description de l’offre de soins : l’interconnexion de Sante.fr avec le ROR Grand Est;
    • pour les réunions de concertation pluridisciplinaire : le lancement de la version 4.0 de e-RCP, un service informatisé et sécurisé de gestion et de production des fiches RCP ;
    • pour la veille juridique et l’accompagnement des membres de l’organisation : la poursuite du développement de Capssis, un service de conseil et d’accompagnement pour la sécurisation des systèmes d’information de santé.

    « Nous regrettons ,dans cet inventaire des projets concluants, l’absence de la télémédecine ainsi que de Télécical (plateforme de télémédecine dédiée à la cicatrisation des plaies complexes et chroniques), qui ont vu tous deux leurs financements compromis et n’ont pas trouvé leurs modèles économiques », ajoutent dans l’éditorial du document Jonathan Lotz et le Dr Pascal Charles, respectivement directeur et administrateur d’Alsace e-santé.

    Les deux responsables ont par ailleurs annoncé la création de l’Association pour la promotion du numérique en santé (APNS) afin de continuer à fédérer les membres d’Alsace e-santé.

    Principaux projets menés par Alsace e-santé en 2017

    • Janvier 2017 : déploiement du DMP auprès des assurés de 9 CPAM pilotes en France, dont celle du Bas-Rhin ;
    • 17 janvier 2017 : lancement du projet de généralisation du déploiement de ViaTrajectoire Handicap sur le Grand Est en présence de l’ARS Grand Est, de représentants des conseils départementaux et des MDPH ainsi que des GCS Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne ;
    • promotion des usages numériques : création du pôle « promotion des usages numériques » ;
    • 10 avril 2017 : e-RCP et DCC – lancement de la version 4.0 de e-RCP ;
    • juin 2017 :
      • EST 67 : l’ARS Grand Est est officiellement retenue à la suite de l’appel à projet de la Direction générale de l’offre de soins pour développer l’usage des messageries sécurisées de santé comme support de lettre de liaison et des résultats d’examens de biologie médicale ;
      • 20 juin : cérémonie de lancement du service de partage Simral ;
      • 26 juin : interconnexion de Sante.fr avec le ROR Grand Est ;
    • août 2017 : lancement du site www.sicodom.org ;
    • décembre 2017 : les résultats probants de l’expérimentation Télécical ont tous été partagés à la communauté scientifique francophone ;
    • 18 janvier 2018 : Capssis – atelier sur le programme d’échange sur les enjeux du numérique pour le médico-social (PReMS) sur le RGPD.

    Les services d’Alsace e-santé par profil d’utilisateurs

    À propos de la convergence des 3 GCS Grand Est

    En ce qui concerne les années à venir, le directeur d’Alsace e-santé, Jonathan Lotz, et l’administrateur du GCS, le Dr Pascal Charles, estiment « louable » la convergence des 3 GCS au sein d’un Grades mais précisent que, selon eux, « la tâche est complexe et n’est pas facilitée par les enjeux de pouvoirs perçus ».

    Création d’une Association pour la promotion du numérique en santé

    Les deux responsables annoncent par ailleurs qu’en raison de « la disparité de [l’]entité, il [leur] a semblé important de continuer à fédérer les membres d’Alsace e-santé en créant (…) l’APNS (Association pour la promotion du numérique en santé), dont la vocation est de préserver cette dynamique territoriale de concertation interprofessionnelle et de la mettre au service de la structure qui sera en charge de déployer et de porter les différents services. »

  • Été 2018 : lancement de l’appel à projets pour le Prix de l’innovation sociale maladies rares 2019

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018.

    La Fondation Groupama a lancé par communiqué le 25 juillet 2018 et pour la 5ème année consécutive un appel à projets visant à décerner son Prix de l’Innovation sociale 2019.

    Un soutien financier d’une valeur de 20 000 euros sera alloué au projet lauréat, qui devra proposer une idée novatrice, « une action innovante, marquant une avancée significative ou une rupture permettant de changer la donne pour les personnes atteintes de maladies rares et de leur famille« , par exemple en contribuant à rompre l’isolement, à favoriser le lien social ou l’insertion professionnelle ou encore à aider au développement de l’éducation thérapeutique des enfants comme des adultes malades.

    Les dossiers doivent être déposés avant le 7 octobre 2018 sur le site officiel en lien ci-contre.

    Modalités de sélection

    Les porteurs des projets susceptibles d’être retenus peuvent être :

    • des associations ;
    • des entreprises ;
    • des équipes de recherche. 

    Par ailleurs, seuls les projets en phase de développement « industriel » pourront recevoir un soutien financier de la part de la Fondation Groupama.

    La sélection sera réalisée en deux temps :

    • des représentants d’associations de maladies rares et de Groupama sélectionneront un premier lot de projets ;
    • la sélection finale reviendra au conseil d’administration.

    Les résultats du prix seront communiqués au cours du mois de février 2019, lors de la soirée de la Fondation Groupama.

    Critères d’éligibilité et d’évaluation

    Pour être éligibles, les projets doivent, d’une part, être présentés par une structure à même de justifier son existence en France métropolitaine, et, d’autre part, concerner exclusivement les maladies rares (telles que définies par l’Organisation mondiale de la santé et recensées dans l’annuaire Orphanet) en s’inscrivant dans l’une des thématiques suivantes : « contribuer à rompre l’isolement« , « favoriser le lien social ou l’insertion professionnelle » ou « aider au développement de l’éducation thérapeutique du patient ».

    En outre, la Fondation Groupama évaluera les projets selon des critères :

    • d’innovation : « le projet doit apporter une réponse innovante à un besoin non satisfait » ;
    • d’ouverture : « il doit avoir une capacité de modélisation pour un transfert d’expertise et d’expérience à d’autres catégories de personnes ou de pathologies » ;
    • de faisabilité : « une étude approfondie quant à la faisabilité technique [du projet] » doit avoir été menée et la viabilité de son modèle économique justifiée ;
    • d’évaluation : « les modalités d’évaluation prévue à partir d’objectifs clairement définis » devront être précisés a priori par les porteurs de projets ;
    • de mise en œuvre : celle-ci devra avoir lieu dans les 24 mois consécutifs à la remise du prix.