Europe

  • La numérisation doit reposer sur « un socle national », en complément des outils locaux (Anap)

    « Socle national« , « complémentarité« , « valeur ajoutée« , « ouverture » et « patient » sont les cinq mots clés retenus par le directeur de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam), Nicolas Revel, et la directrice de la DGOS, Cécile Courrèges, pour définir la stratégie numérique à mettre en œuvre dans le secteur de la santé. À l’occasion de la 6ème Journée nationale « Le numérique en santé », organisée le 25 septembre 2018 par l’Anap, les deux responsables ont partagé leur vision de la e-santé pour les années à venir.

    Les dispositifs actuels « restent insuffisants, sont morcelés, cloisonnés et oublient le patient », estime Nicolas Revel (source : Hospimedia), ajoutant que le deuxième problème est l’inexistence de socles de services de base, le manque de performance de la norme d’identification du patient, le déploiement incomplet des référentiels d’interopérabilité et de sécurité, et le manque d’exhaustivité du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS).

    « Des réformes importantes ont certes été menées mais elles ont manqué de coordination faute d’un cadre stratégique clair », juge-t-il. Le lancement d’un dossier médical partagé (DMP) à échelle nationale fait partie des projets les plus importants de la stratégie numérique annoncé dans le secteur de la santé. Selon le directeur général de la Cnam, deux principaux défis seront à relever pour garantir ce déploiement : la création du DMP et son alimentation.

    Le déploiement du DMP : un projet clé

    Tous les Français pourront ouvrir un DMP à partir de novembre (patient)

    500 000 dossiers médicaux partagés (DMP) ont été créés depuis dix ans en France, a indiqué Nicolas Revel. Dans le cadre de l’expérimentation menée par la Cnam dans neuf départements, 1,5 million de dossiers supplémentaires ont été créés au cours de l’année passée.

    À partir du mois de novembre, tous les Français pourront ouvrir un DMP en ligne par le biais d’un dispositif dédié, à l’accueil de leur caisse primaire ou dans les officines, a précisé le directeur général de la Cnam.

    Cécile Courrège ajoute que l’idée est de proposer au patient d’ici 2022 un espace numérique sur lequel il aura accès à toutes ses données de santé, un « vrai défi [dont] la première brique sera le DPM ».

    « Une couche numérique nationale de base » (socle national)

    « Nous avons besoin d’une couche numérique nationale de base pour partager des éléments du parcours de soin impliquant tous les patients et tous les professionnels et qui soit accessible tout le temps en tous points du territoire », insiste Nicolas Revel.

    Le DMP, un complément des dispositifs locaux (complémentarité)

    Le directeur général de la Cnam indique cependant que « DMP et messagerie sécurisée de santé n’ont pas la prétention d’être des outils universels ». Il sont des outils nationaux mais complémentaires des autres dispositifs du même type développés au niveau régional par exemple.

    Il ajoute, cependant, que le but n’est pas de déployer des « mini DMP mais d’être dans une logique d’interopérabilité et d’alimentation croisée ».

    Au niveau territorial, la DGOS porte deux programmes s’inscrivant dans le plan défini pour le numérique en santé :

    • Hop’en, à destination des établissements de santé, a pour but d’harmoniser les outils numériques sur un territoire ;
    • e-parcours, déployé en collaboration avec l’Assurance maladie, a pour objectif de développer des outils pour la coordination en articulation avec les services socles. « Les territoires seront priorisés en fonction de leurs besoins et le programme passé par un pilotage fort des régions », explique Cécile Courrèges.

    L’alimentation du DMP sera progressive

    L’alimentation du dossier médical partagé sera un autre combat à mener, « tout aussi difficile que le premier ». Premier objectif : rendre accessible l’historique de remboursements des deux dernières années. Ensuite devront être ajoutés sur la plateforme les résumés médicaux et les résultats de laboratoire ainsi que les comptes rendus d’hospitalisations et les dossiers de liaisons des urgences. La prescription devra également être numérisée : un test de e-prescription va ainsi être lancée en 2019.

    La valeur ajoutée du système de santé réside dans l’enrichissement du patrimoine des données

    Le troisième point essentiel à prendre en considération dans la stratégie de numérisation du système de santé est la valeur ajoutée, estiment Nicolas Revel et Cécile Courrèges, une notion reprise dans le rapport « Accélérer le virage numérique », remis il y a quelques jours au ministère des Solidarités et de la Santé par Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnam, et Dominique Pon, président de SantéCité (voir article en lien ci-contre).

    L’objectif est d’apporter aux professionnels de santé des services réunis sur un même portail qui répondent à leur besoins.

    Il faut « aller plus loin pour enrichir le patrimoine de données, a indiqué le directeur de la Caisse nationale de l’assurance maladie. C’est un fort enjeu que de relayer les bases nationales avec les bases cliniques locales. » La mission actuellement conduite par Dominique Polton, directrice de l’Institut national des données de santé (INDS), vise à progresser dans ce sens. Le but de cette dernière est notamment de créer un « Health Data Hub » (voir article en lien ci-contre), l’un des projets forts de la stratégie sur l’intelligence artificielle annoncée par le gouvernement.

  • Le CHU de Montpellier teste dans trois services la solution de prise de RDV en ligne de Doctolib

    Dans un communiqué daté du 17 septembre 2018, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier a annoncé qu’il était en train d’expérimenter la prise de rendez-vous en ligne dans ses services d’urologie et transplantation rénale, de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie, et de gynécologie par l’intermédiaire du dispositif développé par Doctolib.
    Cette phase de test, qui durera jusqu’à la fin de l’année 2018, pourrait mener à l’adoption de cette solution par d’autres services du CHU.

    Du point de vue de l’établissement de soins, l’objectif premier de cette expérimentation est d’améliorer son accessibilité en permettant aux patients de prendre rendez-vous simplement, gratuitement, 24h/24 et 7j/7 pour une consultation via le site internet du CHU ou les URL des trois spécialités concernées.

    Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de « modernisation et de fluidification du parcours de soins [du centre], qui accueille plus de 550 000 consultations externes par an », notamment par le biais du numérique, indique le communiqué.
    Le projet d’établissement 2018-2022 encadre le développement des outils numériques à même non seulement de rendre le CHU plus accessible mais également de le recentrer sur la relation entre usagers et professionnels : ce nouveau mode de prise de rendez-vous, qui ne remplace pas mais complète les méthodes traditionnelles de prise de rendez-vous, participe au dégagement de « temps administratif et médical » au profit des patients.

    En outre, par son système de rappels réguliers avant une consultation et de signalement d’oublis et de retards, une telle solution permet de diminuer le nombre de rendez-vous non honorés et ainsi les délais d’attente.

  • Prévention : le HCSP recommande d’impliquer localement les offreurs de soins et d’adapter les SI

    Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a annoncé par communiqué le 24 septembre 2018 la publication d’un rapport sur la place des offreurs de soins – établissements de santé, centres, maisons et pôles de santé, communautés professionnelles et territoriales de santé (CPTS) – dans le développement de la prévention et de la promotion de la santé.

    Cet avis résulte d’une saisine du 30 juin 2017 de la Direction générale de la santé et de la Direction générale de l’offre de soins portant sur la place de la prévention au sein des établissements de santé. Aussi, le HCSP, après avoir mené des auditions, a réalisé une enquête en ligne auprès des différentes unions régionales des professionnels de santé, dressé un bilan des acteurs, des actions, de l’organisation territoriale et des formations, puis rédigé ses recommandations.

    L’objectif d’un tel texte est d’émettre des recommandations visant à structurer et à développer les pratiques préventives de ces acteurs des soins, d’améliorer la qualité et la pertinence de leurs actions, et de mieux articuler leurs pratiques avec celles du secteur non soignant, indique le communiqué : pour que le système de santé français puisse réaliser un « virage préventif », l’ensemble des acteurs doit être mobilisé.

    Or, ce rapport révèle une activité de prévention des offreurs de soins hétérogène, dispersée, dépendante des personnes, souffrant d’un manque de reconnaissance, d’organisation et de soutiens financiers, entre autres.
    C’est pourquoi, le HSCP recommande de soutenir l’implication des offreurs de soins pour « développer une politique de santé territoriale cohérente, adaptée aux problèmes locaux et fondée sur une meilleure articulation entre soins et prévention », et pour ce faire :
    • de « mieux structurer l’organisation territoriale des missions de prévention et de promotion de la santé des offreurs de soins » ;
    • d’adapter les systèmes d’information (SI) à la prévention.

    Le rapport complet est disponible dans son intégralité via le lien ci-contre.

    La structuration à l’échelle des territoires des actions de prévention

    Recommandations sur l’évolution des systèmes d’information pour faciliter la mise en œuvre d’actions de prévention par les offreurs de soins

    Une évolution des systèmes d’information (SI) doit favoriser la structuration des actions de prévention et ces nouveaux SI devront servir de support à ces actions.

    Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande en particulier :

    • de de faire évoluer le DMP vers un système intégré comprenant les données de prévention individuelle et les données produites par les services de soins à orientation préventive ;
    • mettre en place dans chaque région une base interrogeable multi-sources contenant des informations relatives à la prévention ;
    • de définir un tableau de bord régional permettant de déterminer les besoins de la population et de suivre les politiques de prévention.

    Structurer en région l’organisation territoriale des missions de prévention et de promotion de la santé des offreurs de soins

    Afin de structurer les actions de prévention et de promotion de la santé à l’échelle territoriale, le HCSP recommande :

    • de définir clairement les différents niveaux territoriaux de décision, d’organisation et d’action à mettre en place ;
    • de définir dans chaque région et dans chaque territoire une politique de promotion de la santé par le biais d’un plan régionale de santé (PRS) ;
    • de définir à partir des différents niveaux territoriaux une organisation cohérente de la prévention ;
    • de créer une instance de coordination dédiée à la prévention permettant une coordination stratégique de la politique de prévention dans les milieux de soins et hors de ces milieux ;
    • d’intégrer systématiquement les offreurs de soins dans les contrats locaux de santé (CLS) ou les projets territoriaux de santé conduits par les conseils territoriaux de santé (CTS) ;
    • de mettre en place à l’échelle territoriale ou locale des référents de prévention ;
    • de créer au sein des hôpitaux ou des GHT une structure de prévention en charge de l’application des 8 missions de prévention dans le cadre du projet d’établissement, animé par un praticien de santé publique.
      Ces « 8 missions pour la prévention et la promotion de la santé », qui visent à favoriser l’implication des offreurs de soins dans la prévention, sont les suivantes :
      • Mission 1 : mettre en place une prévention personnalisée et systématisée pour tous les patients qui le nécessitent lors d’une hospitalisation ou d’une consultation.
      • Mission 2 : orienter et adresser en proposant au patient, si nécessaire, une prise en charge préventive spécifique, individuelle ou collective et en l’orientant vers des structures spécialisées internes ou externes à l’établissement, en assurant son suivi (addictologie, psychologie, diététique, activité physique adaptée, etc.).
      • Mission 3 : contribuer au repérage et au signalement de situations de vulnérabilité potentiellement à risque, en favorisant une réponse rapide et des actions de médiation et d’accompagnement.
      • Mission 4 : être le relai d’événements nationaux concernant la prévention en participant activement aux campagnes de communication grand public en les relayant sur le terrain.
      • Mission 5 : mettre en place une politique partenariale et intersectorielle de la promotion de la santé.
      • Mission 6 : promouvoir la santé des professionnels en s’engageant dans une démarche promotrice de santé et en déployant des actions à leur attention (établissements promoteurs de santé).
      • Mission 7 : contribuer au suivi de la politique de prévention et de promotion de la santé en produisant les indicateurs nécessaires.
      • Mission 8 : contribuer au développement de la recherche interventionnelle, des innovations organisationnelles et à l’évaluation des besoins en prévention et en promotion de la santé.

  • Le réseau des plateformes territoriales d’appui (PTA) en septembre 2018

    Définies par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé et par le décret du 4 juillet 2016 relatif aux fonctions d’appui aux professionnels pour la coordination des parcours de santé complexes, les PTA ont pour objectif d’apporter un appui aux professionnels de premier recours pour les situations complexes, sans distinction d’âge, de handicap ou de pathologies.

    Ainsi, les PTA, propres à chaque territoire, ont globalement vocation à :
    • informer et orienter les professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales du territoire ;
    • servir d’appui à l’organisation des parcours complexes, pour une durée adaptée aux besoins du patient ;
    • soutenir les pratiques et initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination.

    Health&Tech Intelligence a répertorié les PTA déjà créées à date en identifiant leurs responsables et les partenaires déjà connus. D’autres sont actuellement en cours de constitution sur le territoire national et des appels à projets sont toujours en cours pour certaines régions.

  • Data : le réseau des plateformes territoriales d’appui (PTA) en septembre 2018

    Définies par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé et par le décret du 4 juillet 2016 relatif aux fonctions d’appui aux professionnels pour la coordination des parcours de santé complexes, les plateformes territoriales d’appui (PTA) ont pour objectif d’apporter un appui aux professionnels de premier recours pour les situations complexes, sans distinction d’âge, de handicap ou de pathologies.

    Ainsi, les PTA, propres à chaque territoire, ont globalement vocation à :
    • informer et orienter les professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales du territoire ;
    • servir d’appui à l’organisation des parcours complexes, pour une durée adaptée aux besoins du patient ;
    • soutenir les pratiques et initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination.

    Health&Tech Intelligence a répertorié les PTA déjà créées à date en identifiant leurs responsables et les partenaires déjà connus. D’autres sont actuellement en cours de constitution sur le territoire national et des appels à projets sont toujours en cours pour certaines région

    Le tableau récapitulant les PTA existantes est disponible via ce lien.

  • L’ASIP Santé lance une plateforme de formation à la e-santé en ligne : esante-formation.fr

    L’Agence des systèmes d’information partagé de Santé (ASIP Santé) a mis en ligne le 14 septembre 2018 une plateforme de formation en ligne centrée sur la e-santé : Esante-formation.fr.

    Cette plateforme de e-formation vise à favoriser, au moyen de contenus « courts » et « pédagogiques », la bonne compréhension du cadre réglementaire de la e-santé, la connaissance des services numériques nationaux et des acteurs en présence. L’objectif est de pouvoir accompagner toute personne porteuse d’un projet de e-santé désireuse de bénéficier d’une formation, qu’elle soit néophyte ou un « acteur plus averti », tel qu’un professionnel de santé, un industriel, un usager-expert, etc. 

    Concrètement, une trentaine de modules d’enseignement sont actuellement disponibles et regroupés en huit thématiques : cadre juridique de la santé numérique, cadre d’interopérabilité, politique générale de sécurité, sécurité opérationnelle des SI, portail de signalement des effets indésirables graves signalement-sante.gouv.fr, simplification et dématérialisation du parcours patient encadrées par le programme Simphonie, outil d’évaluation multidimensionnelle MAIA, acteurs de l’écosystème de la e-santé.

    En outre, l’ASIP Santé qualifie sa plateforme :
    • d’évolutive : le contenu pédagogique sera enrichi progressivement de nouvelles rubriques produites par l’ASIP Santé ou ses partenaires ;
    • de collaborative : les internautes peuvent télécharger ces contenus, mais également noter et commenter ces derniers voire en proposer de nouveaux ;
    • d’interactive : afin de personnaliser l’enseignement, des parcours de formation seront progressivement mis en place, alimentés de contenus interactifs et de mises en situation.

    Il est possible d’accéder directement à la plateforme via le lien ci-contre.

    Les modules d’enseignement proposés en septembre 2018

    Une trentaine de modules sont regroupés en 8 grands thèmes, eux-même répartis en 4 axes de déploiement de la e-santé : les référentiels de la e-santé, les guides, les services numériques nationaux et l’accompagnement des acteurs.

    Référentiels

    • Thème n°1 : Cadre juridique 
      • Module « Qualification d’équipe de soins » : « La loi de santé a fait évoluer la notion d’équipe de soins, afin de mieux prendre en compte le parcours patient. Qu’est-ce qui caractérise une équipe de soin ? Dans quelle situation peut-on parler d’équipe de soins ? »
    • Thème n°2 : Cadre d’interopérabilité 
      • Module « Qu’est-ce que le cadre d’interopérabilité ? »
      • Module « Les cas d’usage du cadre d’interopérabilité »
      • Module « Les enjeux du cadre d’interopérabilité »
      • Module « L’évolution du cadre d’interopérabilité »
    • Thème n°3 : Politique générale de sécurité
      • Module « Introduction à la Politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S) » : en quoi cette politique générale de sécurité sert ? En quoi peut-on être concerné ?

    Guides

    • Thème n°4 : Sécurité opérationnelle des SI
      • Module « La sécurité des mots de passe » : comment créer rapidement un mot de passe infaillible ?
      • Module « La robustesse de vos mots de passe » : méthodes pour créer des mots de passe robustes et simples à retenir
      • Module « Gérer ses courriels » : comment éviter les piratages de messagerie ?
      • Module « L’arnaque à la loterie » : comment identifier les pishing, ou arnaques à la loterie ?
      • Module « L’arnaque à l’ami en détresse »
      • Module « L’infection par pièce jointe » : comment identifier les attaques virales par pièce jointe ?
      • Module « Les attaques ciblées » : à propos de l’attaque des postes de travail des collaborateurs passant par le réseau interne de l’entreprise
      • Module « L’arnaque 419 ou arnaque à la nigériane »
      • Module « L’arnaque au président » : à propos de l’attaque permise par l’usurpation d’identité

    Services numériques nationaux

    • Thème n°5 : La plateforme de signalement d’effets indésirables signalement-sante.gouv.fr
      • Module « Le portail de signalement » : définition du périmètre du portail, explication du fonctionnement du guidage du déclarant et de la télé-déclaration en ligne
      • Module « Le signalement de multi-vigilances » : point de vue du déclarant et point de vue de l’évaluateur
      • Module « L’espace évaluateur » : accès à l’espace personnel, traitement et acquittement de chaque signalement 
      • Module « Les fonctions d’administration » : gestion des comptes évaluateurs, gestion des paramètres de relance et d’escalade
    • Thème n°6 : Simphonie, programme d’accompagnement des établissements de santé dans la sécurisation de leurs recettes et dans la diminution de la charge administrative des personnels et des patients, qui s’appuie sur des outils numériques : Diapason et ROC
      • Module « Diapason – partie 1 » : brève présentation des bénéfices de la solution de paiement Diapason
      • Module « Diapason – partie 2 » : brève présentation du fonctionnement de Diapason
      • Module « ROC – partie 1 » : brève présentation des bénéfices de la solution ROC pour l’application du tiers-payant dans les établissements de santé
      • Module « ROC – partie 2 » : brève présentation du fonctionnement général de la solution ROC
    • Thème n°7 : L’outil d’évaluation multidimensionnelle du maintien à domicile MAIA, de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonome (CNSA)
      • Module « La fonction de gestionnaire de cas » : qu’est-ce-que la fonction de gestionnaire de cas ? quelles sont ses missions principales ?
      • Module « Le contexte d’utilisation de l’outil InterRAI Home Care »
      • Module « La démarche InterRAI » : construction, objectifs et intérêts de l’outil
      • Module « Le fonctionnement de l’outil InterRAI Home Care » : structuration concrète de l’outil d’aide à la décision
      • Module « L’outil InterRAI Home Care autour d’une situation concrète » : illustration du fonctionnement et des résultats possibles de l’utilisation de l’outil

    Accompagner les acteurs

    • Thème n°8 : Les acteurs de l’écosystème de la e-santé
      • Module à venir « Les acteurs de l’écosystème Santé »
  • La téléconsultation est « un vrai complément » à la consultation classique (Nathalie Salles, SFT)

    « Le fait que les actes de téléconsultation soient déjà entrés dans le droit commun alors que les actions sur le terrain prennent du temps, c’est assez surprenant et c’est une très bonne avancée« , estime Nathalie Salles, chef de pôle de gérontologie clinique au CHU de Bordeaux et présidente élue de la Société française de télémédecine (SFT).

    Dans une interview accordée à Health & Tech Intelligence, la spécialiste expose les avantages constatés de la téléconsultation, notamment dans les Ehpad, et partage son avis sur les différents dispositifs de télémédecine actuellement disponibles sur le marché. Elle estime, par ailleurs, que les autorités agissent dans le bon sens et que la téléconsultation devrait s’imposer comme un « vrai complément » à la consultation classique, et non comme un substitut, certains examens nécessitant d’examiner le patient en face à face.

    « Il faut que nous prouvions ce que la téléconsultation peut nous apporter »

    Après plusieurs années d’expérimentations, la téléconsultation a été officiellement ouverte aux Français le 15 septembre 2018. Pourquoi, selon vous, cette mise en place a été aussi longue ?

    Je ne trouve pas que cette réforme ait mis du temps à être déployée par rapport à d’autres projets en attente depuis longtemps. À titre personnel, je trouve qu’il y a eu une forte accélération dans le domaine depuis le changement de politique. Le fait que les actes de téléconsultation soient déjà entrés dans le droit commun alors que les actions sur le terrain restent rares, c’est assez surprenant et c’est une très bonne avancée.

    Que pensez-vous du fait que des négociations n’aient pas encore été engagées, du moins pour l’instant, pour transposer dans les hôpitaux publics l’accord conventionnel sur le remboursement des actes de téléconsultation ?

    Le dossier de presse diffusé par la Cnam mentionne le secteur public mais c’est vrai que l’avis des médecins spécialistes et des hôpitaux n’a pas été demandé. Il faut effectivement que ça change et que nous prouvions ce que la téléconsultation peut nous apporter.

    De multiples études sont en cours, dont une comparant les soins reçus en hôpital de jour et ceux réalisés via la télémédecine. Les premiers résultats devraient être présentés à l’occasion du Congrès européen de la télémédecine qui aura lieu les 6 et 7 décembre 2018, à Paris.

    « L’outil de téléconsultation doit être simple à utiliser »

    Combien coûte concrètement la mise en place d’un service de téléconsultation pour un médecin libéral ?

    Les médecins peuvent bénéficier de financements pour les aider à s’équiper. Différents business modèles sont en train d’être développés dans le secteur donc il est difficile d’estimer le coût moyen de la mise en place d’un dispositif de téléconsultation.

    Plusieurs sociétés ont développé des plateformes de téléconsultation en France. Comment faire le tri parmi l’offre disponible ?

    Premièrement, il faut une vidéo, une communication téléphonique ne suffit pas ; ensuite, un système sécurisé d’échange des données bénéficiant du label Asip Santé, Cnil, etc. Enfin, l’outil doit être simple à utiliser et, dans l’idéal, pas trop cher.

    Le médecin généraliste doit disposer d’un seul outil, avec un seul lien pour accéder aux différents spécialistes. Il ne faut pas que les éditeurs oublient que l’on se situe dans un parcours de soins coordonnés ; l’aspect organisationnel doit être pris en compte.

    Il existe par ailleurs plusieurs formes de téléconsultation (application mobile, cabine de télémédecine équipée de dispositifs de mesures, etc.). Laquelle de ces différentes technologies vous semble la plus adaptée à la pratique de la téléconsultation ?

    Le dispositif le plus simple (un écran, un lien, une ambiance virtuelle) me semble le mieux adapté. Nous n’avons pas émis d’avis collectif au sein de la SFT à propos des cabines de télémédecine mais, personnellement, je trouve qu’il s’agit d’un équipement assez onéreux et peu intéressant pour les patients atteints d’une maladie chronique. En revanche, elles peuvent représenter un intérêt pour la médecine du travail par exemple et pour les check-ups de personnes qui ne sont pas malades (gain de temps).

    Comment, concrètement, se passe une séance de téléconsultation par rapport à une consultation classique ?

    La téléconsultation se passe de la même manière qu’une consultation classique, mais en mieux. En Ehpad, par exemple, je me suis aperçue que j’obtenais dix fois plus d’informations parce que les patients sont au calme, chez eux, dans leurs repères et avec leurs soignants habituels. Ils sont plus réceptifs.

    Le patient voit d’ailleurs lui-même une différence. Certaines personnes m’ont confié que, lors d’une consultation classique, le médecin avait tendance à regarder son écran d’ordinateur ou ses notes, alors que par vidéo, il les regardait plus et donc les écoutait plus. Elles m’ont également expliqué qu’habituellement, c’était à elles de se déplacer, or, avec la téléconsultation, c’est nous qui venons à leur domicile. C’est un luxe pour elles !

    La téléconsultation : un complément plus qu’un substitut

    Selon vous, la téléconsultation va-t-elle plutôt devenir un complément aux consultations physiques classiques ou plutôt, à terme, un substitut ?

    C’est un vrai complément. Je ne pense pas que la téléconsultation deviendra un substitut car il faut connaître le patient en amont pour bien la pratiquer et, dans certains cas, une consultation physique est essentielle. Si je constate par vidéo qu’une consultation physique est nécessaire (pour examiner des douleurs abdominales, par exemple), je demande l’avis du malade mais aussi du médecin consultant pour programmer un rendez-vous. C’est une décision partagée.

    N’y a-t-il pas un risque d’explosion du nombre de téléconsultations avec la généralisation de cette pratique, ce qui représenterait un coût très important pour la Sécurité sociale ?

    Non, je ne crois pas. Nous sommes le 20 septembre 2018 aujourd’hui et il n’y pas eu d’explosion depuis le 15 septembre 2018. Je pense que l’adoption généralisée de la téléconsultation va prendre du temps. Tout le monde va s’y mettre petit à petit mais il y a déjà un cadre légal à appliquer. La Société française de télémédecine a d’ailleurs son rôle à jouer.

    Accès réseau : « Il y a un vrai effort à faire sur les zones blanches »

    Pensez-vous que les patients soient prêts à utiliser des services de téléconsultation ?

    Oui. Le patient a changé depuis quelques années. Contrairement à ce que l’on pensait, les personnes âgées, par exemple, sont hyper adeptes de la téléconsultation. C’est un plus pour ces personnes donc elles sont réceptives.

    Pour avoir une vision globale de l’opinion publique sur la téléconsultation, nous (SFT) sommes en train de réaliser une enquête avec les mutuelles et les assurances, qui ont questionné les citoyens français sur cette pratique. Nous devrions présenter les résultats de cette étude lors du congrès de décembre 2018.

    Je ne peux pas parler au nom de tous les citoyens mais, de manière générale, je constate que les gens n’ont plus envie d’attendre pour accéder aux soins. Le recours au médecin de famille est devenu marginal, nous sommes en train de changer de paradigme et la téléconsultation pourrait répondre aux nouvelles exigences des patients.

    Quid des problèmes d’accès au réseau dans certaines régions isolées ?

    Il y a un vrai effort à faire sur les zones blanches, qui s’avèrent souvent être par ailleurs des déserts médicaux, pour y améliorer la connexion réseau.

    Le secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, a créé un groupe de travail pour éviter ces zones blanches (la loi logement de 2018 ou loi Elan, dont l’adoption est prévue en octobre 2018, prévoit l’accélération de la mise en place de pylônes de télécommunications dans ces zones).

    Un DU de télémédecine créé avec 7 universités françaises

    La SFT organise les 6 et 7 décembre 2018 à Paris le 11ème Congrès européen de la télémédecine. Quelles autres actions envisagez-vous pour sensibiliser et former à la pratique de la téléconsultation les professionnels de la santé et les patients ?

    Sous l’égide de la Société française de télémédecine, un diplôme interuniversitaire (DU) de télémédecine a été créé avec sept université françaises (Besançon, Bordeaux, Caen, Lille, Montpellier et Nantes). Il s’adresse aussi bien aux professionnels de santé qu’aux ingénieurs, avocats et autres acteurs du secteur. Nous avons aussi mis à disposition sur notre site un book de formations (en lien ci-contre) pour constituer des formations à la carte selon le profil des personnes intéressées et selon leurs besoins.

    Nous souhaiterions obtenir le label DPC afin de faciliter l’accès à des formations spécialisées aux soignants.

    Avez-vous un modèle à l’étranger, en Europe ou ailleurs dans le monde, en ce qui concerne la pratique de la téléconsultation ?

    L’Allemagne a atteint un bon niveau en terme de télé-AVC. J’ai par ailleurs été récemment en Chine, où ils sont très en avance au niveau technologique : tout le monde utilise un smartphone. Les pays du nord de l’Europe, comme la Suède, la Finlande et la Norvège, font aussi partie des précurseurs dans le domaine de la télémédecine mais en ce qui concerne le projet de téléconsultation en Ehpad, il existe peu de modèles similaires ailleurs en Europe.

  • La SFT souhaite qu’une formation nationale de télémédecine soit officiellement reconnue

    « Pris en tenaille entre improvisation et inexpérience face aux demandes des usagers, il n’est pas certain que tous les médecins, qui [ont démarré] la téléconsultation [depuis le] 15 septembre 2018, soient conscients des risques et des enjeux ! », prévient la Société française de télémédecine (SFT) dans un communiqué diffusé le 20 septembre 2018.

    Elle estime qu’il est « urgent de former aux pratiques de télémédecine », rappelant que « le Cnom a toujours précisé que le même code de déontologie médicale s’appliquait aux médecins lorsqu’ils pratiquent ou non la télémédecine ». « Le manque de connaissances et de compétences comme le non recours à l’usage vont mettre en difficultés les médecins et les professionnels de santé », insiste-t-elle.

    Pour faire face à cet enjeu, la SFT suggère que soit développée la formation initiale à « tous les aspects de la santé numérique » dans tous les cursus des professionnels de santé. Sous son égide, un diplôme interuniversitaire (DIU) de télémédecine a déjà été organisé avec 7 universités françaises : Besançon, Bordeaux, Caen, Lille, Montpellier et Nantes. D’autres DU de e-santé ont par ailleurs été créés. Le problème, selon l’organisation, est que ces diplômes « toucheront peu les médecins libéraux généralistes ou spécialistes, voire aucun autre professionnel de santé en exercice ».

    C’est pourquoi la Société française de télémédecine souhaite que l’Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) puisse reconnaître « un DPC (développement professionnel continu) national de télémédecine proposé aux médecins libéraux comme à tous les professionnels de santé ». « Certains pays comme l’Australie ou les [États-Unis] exigent une certification préalable pour les médecins pratiquant la télémédecine, explique-t-elle. La France ne s’est pas encore engagée dans cette voie. Il faut rattraper le temps perdu. »

  • L’ARS ARA accompagne 21 services dans le déploiement de la réhabilitation améliorée après chirurgie

    L’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpe (ARS ARA) a annoncé par communiqué le 14 septembre 2018 qu’elle poursuivra l’accompagnement des établissements de la région dans le déploiement de la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC). Concernée par le développement de cette nouvelle modalité de prise en charge centrée sur le patient, son chemin clinique et son parcours de soins depuis novembre 2015, l’ARS ARA s’est en effet engagée au cours de l’été 2018 à accompagner 21 services dans la mise en place de la RAC.

    Cette décision intervient après l’analyse des résultats obtenus à l’issue de la première démarche d’accompagnement d’établissements, qui a avait conduit l’ARS à épauler 40 services de chirurgie de la région pendant plus d’un an.
    Ces résultats ont confirmé l’impact positif des mesures coordonnées, complémentaires entre l’anesthésie, la chirurgie et les soins de suite et de réadaptation, mises en place dans le cadre de la RAC : la réhabilitation améliorée après chirurgie permet de diminuer la durée moyenne de séjour sans répercussion négative sur le taux de ré-hospitalisation et de transfert en soins de suite et réadaptation.

    « Par exemple, dans le cas d’une chirurgie orthopédique de prothèse du genou, le constat depuis la mise en place de la RAC fait état : d’une diminution de 3 jours de la durée moyenne de séjours à l’hôpital (DMS), sans aucune augmentation des taux de ré-hospitalisation, et d’une baisse des transferts des patients en soins de suite et réadaptation, de 43 % à 34 % », précise l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes dans son communiqué.

    L’accompagnement des établissements

    Méthodologie d’accompagnement

    L’ARS Auvergne-Rhônes-Alpes (ARA) a décidé, pour cette seconde vague d’accompagnement des services de santé, de s’appuyer sur une méthodologie similaire à celle qu’elle avait utilisée au cours de la première démarche d’accompagnement des établissements, lancée en 2015.

    En effet, un appel a candidatures a été lancé auprès des établissements de santé de l’ensemble de la région. Cet appel vise à identifier des services « postulants », qui n’ont pas mis en œuvre la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC) et souhaitent s’engager pour son déploiement, ainsi que des services « référents », qui ont déjà une expérience confirmée de la RAC et souhaitent partager cette expérience.

    Ainsi, 6 groupes ont été constitués par 15 équipes postulantes et 6 équipes référentes de chirurgies orthopédique, digestive, gynécologique et thoraciques issues de tous les types d’établissements (CHU, CH, établissements privés, etc.).

    « Il ne s’agit pas d’enseignement passif mais d’accompagnement d’une nouvelle organisation des soins », explique l’Agence régionale de santé ARA : les équipes référentes partagent leur expérience avec les équipes postulantes, selon un modèle de compagnonnage, « de pair à pair », afin de permettre aux équipes postulantes comme aux équipes référentes de progresser, de s’améliorer dans la mise en œuvre de la RAC.

    Calendrier d’accompagnement

    Le programme de travail est organisé en 3 grandes étapes, réparties sur 20 mois : après un « auto-diagnostic de la pris en charge » en juillet 2018, le mois d’octobre 2018 sera centré sur la « définition de l’organisation cible et d’un plan d’actions » et celui de décembre 2018 sur l’ »accompagnement du développement de l’organisation cible de la RAC ». Le bilan des actions menées sera enfin dressé en octobre 2019.

    « Le point fort à respecter dans l’implémentation de la démarche est la cohésion des équipes autour d’un projet d’établissement« , précise l’ARS.

    Aussi, il est prévu qu’un suivi quotidien soit réalisé pendant toute la durée de la démarche par un audit interne des pratiques : les équipes devront systématiquement enregistrer tous les patients intégrés dans la démarche RAC.

    De plus, un suivi régional trimestriel sera assuré par l’Agence régionale de santé ARA et portera sur 4 indicateurs : la durée moyenne de séjour, les indicateurs de performance de la durée moyenne de séjour, le taux de ré-hospitalisation et le taux de transfert en SSR, en fonction de la liste des groupes homogènes de malades (GHM).

  • Servier et Poietis s’associent autour d’un projet de bio-impression 4D de tissus hépatiques

    Servier, laboratoire pharmaceutique international et Poietis, start-up spécialisée dans la production de tissus vivants bio-imprimés, ont annoncé le 19 septembre 2018 avoir conclu un partenariat scientifique pluri-annuel portant sur l’utilisation de la technologie de bio-impression 4D de Poietis pour le développement et la production de tissus hépatiques.

    L’objectif est de proposer un modèle préclinique efficace pour la détermination de l’hépatotoxicité d’une molécule, à savoir son pouvoir de provoquer des dommages au foie, sachant que les modèles existants ont une durée de vie trop courte ou nécessitent une mise en œuvre complexe. La technologie proposée par Poietis présente le potentiel de pouvoir dépasser les limites des modèles actuels.

    Un micro-tissu permettant l’étude in vitro des phénomènes inflammatoires

    Le projet qui réunit les deux acteurs a pour objectif de garantir la sécurité non clinique des molécules produites par le laboratoire Servier.

    Traditionnellement, l’équipe en charge de  la sécurité non clinique utilise des outils classiques de toxicologie in vitro en recourant aux modèles animaux ou aux divers modèles de culture de cellules humaines, qui, du fait de leur courte longévité et complexité, présentent une utilité limitée.

    De la collaboration entre les deux acteurs est censé naître un nouveau tissu hépatique humain bio-imprimé complexe avec des lignées de cellules hépatiques humaines et des cellules immunocompétentes dans une architecture définie afin d’imiter in vitro le tissu hépatique humain et de prévoir l’hépatotoxicité des molécules.

    Réduire les effets indésirables hépatiques

    Le modèle de tissu humain permettra de :

    • faire progresser la compréhension des mécanismes d’hépato-toxicité ;
    • offrir des tests pour détecter le plus tôt possible d’éventuels effets délétères lors du développement des médicaments du laboratoire ;
    • réduire les effets indésirables hépatiques chez les patients dès la phase de tests cliniques.

    « Ce partenariat pluriannuel sur le développement de tissus hépatiques par bio-impression marque une étape importante pour le déploiement de la bio-impression 4D dans le domaine pharmaceutique. Suivant la mise en place de la collaboration avec la Katholieke Universiteit Leuven, l’université néerlandophone belge dont le siège est à Louvain, sur la bio-impression de cartilage pour la réparation tissulaire, ce nouveau partenariat scientifique avec les laboratoires Servier s’inscrit dans la stratégie de Poietis qui vise à étendre les applications de sa technologie en dehors des premières applications en dermo-cosmétique« , a ajouté le Dr Fabien Guillemot, Président et Directeur Scientifique de Poietis.