Europe

  • RDVmedicaux et Docavenue s’associent en faisant communiquer leurs plateformes de rendez-vous

    Le groupe Cegedim a annoncé le 10 octobre 2018 la conclusion d’un partenariat entre sa start-up dédiée à la téléconsultation et aux services facilitant la mise en relation médecin-patient, Docavenue, et RDVmedicaux.com, spécialiste de la prise de rendez-vous médicaux en ligne.

    Les deux acteurs ont souhaité se rapprocher pour favoriser l’accès aux professionnels de santé par les patients, notamment grâce aux rendez-vous en ligne. Concrètement, les deux industriels ont ouvert un accès réciproque vers les praticiens référencés par chacune des deux plateformes en mutualisant ainsi leurs ressources « dans l’intérêt des professionnels de santé et des utilisateurs ».

    Du côté des patients, cela implique qu’à partir de novembre 2018, indépendamment de la plateforme à  partir de laquelle il se connecte, il aura accès à l’ensemble des praticiens dont l’agenda est géré invariablement par Docavenue ou RDVmedicaux.

    Ce partenariat reflète la stratégie des deux entités dans le domaine de leur offre à destination des professionnels de santé, « dans un contexte de mutation forte du secteur de la digitalisation du parcours de soins coordonnés et de la relation patients-praticiens, notamment avec le médecin traitant ».

  • Les libéraux se regroupent au sein de Médicina, « entreprise de santé pluridisciplinaire » lyonnaise

    Le 4 octobre 2018 a été annoncé l’ouverture d’un centre médical, dénommé Médicina, réunissant une centaine de professionnels (généralistes, spécialistes et paramédicaux), imaginé sous forme d’une entreprise de santé pluridisciplinaire (ESP), en 2019. De cette façon, les initiateurs souhaitent permettre aux jeunes médecins libéraux de s’installer et combattre les déserts médicaux.

    Les fondateurs de ce nouveau concept et d’un centre s’étalant sur plus de 5 000 m2 ont cherché une façon de dépasser les limites du système de santé actuel en proposant une alternative aux cabinets saturés. Les objectifs poursuivis consistent à :
    • associer la ville et l’hôpital ;
    • proposer des consultations mobiles et de télé-expertise ;
    • proposer des consultations de prévention et de maladies chroniques avec l’appui de l’ARS.

    Il est prévu que cette nouvelle organisation de la médecine de ville s’étende à d’autres quartiers de la métropole lyonnaise, puis à d’autres villes en France, comme Toulouse et Strasbourg où des projets existent déjà.

    Une alternative à l’offre traditionnel du système de santé

    Le docteur Luc Fontaine, l’un des concepteurs de Médicina, est médecin généraliste, titulaire d’un master d’ingénierie de la santé et le porte-parole du projet. Il juge que le système de santé s’essouffle et que l’offre dans le domaine des soins de premier recours ne satisfait plus la demande, qui se redirige vers l’hôpital en train de suffoquer.

    Le projet Médicina souhaite proposer un cadre propice à l’installation de professionnels libéraux en un seul lieu. Il s’agit d’une première, car Médicina est la première entreprise de santé pluridisciplinaire (ESP) à voir le jour en France. Le bâtiment qui accueillera le projet est en cours de construction par l’entreprise GCC (Villeurbanne) et il appartient à l’investisseur PIM Participations Rhône-Alpes, associé à Whyo Construction, qui le louera à Médicina. Médicina a été constitué comme une société civile de moyens (SCM) qui répartira elle-même les coûts immobiliers (loyers et charges) et les coûts de fonctionnements entre les occupants. L’investissement actuel s’élève à 22 millions d’euros et couvre les coûts du bâtiment et des équipements.

    Afin d’assurer la rentabilité du projet, Médicina doit accueillir entre 80 et 100 professionnels :

    • une dizaine de médecins généralistes ;
    • une cinquantaine de spécialistes : neurologues, endocrinologues, cardiologues, angiologues, etc. ;
    • une cinquantaine de professionnels des professions paramédicales : infirmières, kinés, dentistes, diététiciens, etc.

    Selon l’un des ingénieurs de Médicina, Pierre Néron-Bancel, l’objectif est de en pas leur imposer des coûts plus élevés qu’ailleurs :

    • le prix moyen de location pour un médecin : 1 000 euros par mois ;

    • prix moyen de location pour une infirmière : 300 euros par mois.

    Par ailleurs, les concepteurs ont imaginé une gouvernance tripartite inexistante dans les centres de santé et la mise à disposition de services, du type secrétariat, qui doivent permettre aux professionnels d’être déchargés des tâches administratives.

    Coordination, pluridisciplinarité, bien-être et services en un seul lieu

    L’un des principaux objectifs du projet est de rapprocher la ville et l’hôpital et répondre à une demande grandissante des soins de premier recours conjuguée à une diminution de praticiens libéraux.

    Au sein de Médicina, des consultations par les praticiens listés ci-dessous seront assurées, mais un service d’urgence étant également prévu et il sera assuré jusqu’à 20 heures, voire 22 heures, pour prendre en charge au moins une partie des patients qui afflueraient vers le services des urgences hospitalières.

    Le rez-de-chaussée de Médcina accueillera aussi une crèche ainsi qu’un espace dédié au bien-être, avec un centre de remise en forme, un institut de beauté et une balnéothérapie. Cette dernière sera mis à la disposition des métiers de rééducation physique. Au sous-sol, les usagers du centre comme les visiteurs auront à leur disposition un parking de 156 places.

    Selon Luc Fontaine, Médicina travaillera également en lien étroit avec la recherche et l’enseignement.

    Les travaux ont débuté en novembre 2017. Le bâtiment devrait être livré à la fin de l’été 2019 pour une ouverture officielle en septembre 2019.

  • Les recommandations de la FEHAP pour l’inclusion des personnes handicapées par le numérique

    La 3 octobre 2018, la FEHAP a formulé 14 propositions et recommandations afin d’accompagner les personnes en situation de handicap et de renouveler l’offre de transformation au service de l’inclusion.

    Ces propositions sont formulées sous forme d’actions. Pour six d’entre elles, le numérique constitue un moyen de réalisation et notamment dans le domaine de :
    • l’accompagnement scolaire et périscolaire ;
    • le logement et la domotique ;
    • le maintient à domicile.

    Le FEHAP propose des solutions pour penser autrement l’accompagnement du parcours de vie des personnes, dans une logique de proximité et de simplification.

    14 fiches s’appuyant sur des actions innovantes

    Le document incluant les recommandations est composé d’un préambule, de 13 fiches stratégiques et d’une fiche opérationnelle. Il vise à alimenter les réflexions menées dans le cadre de la prochaine Conférence Nationale du Handicap.

    Les fiches ont vocation à apporter des solutions pour lutter de manière durable contre les situations d’exclusion vécues par les citoyens en situation de handicap et à amorcer le virage inclusif nécessaire grâce notamment au numérique :

    • Pour l’accompagnement de la scolarisation des enfants en situation de handicap (fiche 4), la FEHAP propose d’outiller les établissements scolaires de moyens techniques numériques comme l’aide à la verbalisation ou le cours adapté.
    • Dans l’accès au temps d’activités périscolaires et aux loisirs, (fiche 5), la FEHAP propose de créer une plateforme numérique nationale d’information à destination des parents afin d’informer sur les différentes ressources disponibles autour de chez eux. 
    • Afin d’améliorer la vie au quotidien des personnes en situations de handicap (fiche 9), la FEHAP propose d’instaurer, dans le cadre de la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, des critères d’objectifs d’équipement de logements adaptés par commune (sur le modèle du pourcentage de logements sociaux):
      • Afin de donner une place au domicile dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap, le numérique et les nouvelles technologies doivent soutenir la vie à domicile des personnes et faciliter les interventions des professionnels. 
      • Pour permettre un accompagnement de qualité, la personne en situation de handicap doit disposer d’un logement adapté et de ressources suffisantes lui permettant de participer à la vie sociale de la cité (en lien avec la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique).
      • Dans sa fiche opérationnelle, la FEHAP propose de modéliser des réponses d’accompagnement innovantes, réunies dans un guide prospectif: «Quelles réponses à l’accompagnement des personnes en situation de handicap demain?», afin d’inclure les changements induits par la révolution numérique et la domotique. 
  • IA : le CH de Valenciennes intègre une technologie deep learning pour sa radiologie

    Arterys, fournisseur d’une solution d’imagerie médicale qui repose sur le cloud et le deep learning, a annoncé le 10 octobre 2018 la signature d’un partenariat quinquennal avec le Centre Hospitalier de Valenciennes (CHV).

    Arterys propose un assistant IA aux radiologues qui vise à :
    • améliorer la précision des diagnostics ;
    • soulager les radiologues des tâches les plus fastidieuses ;
    • favoriser la collaboration entre praticiens.

    Pour information, Arterys avait remporté le prix de la meilleure vision d’entreprise lors du Challenge Intelligence Artificielle des Universités d’été du MEDEF France organisées les 28 et 29 août 2018 au campus d’HEC Paris à Jouy-en-Josas par IESA Incub’, Hub France IA, Serena et Business France.

    Accompagner les radiologues et favoriser la coopération entre professionnels

    Le CH de Valenciennes, établissement support du GHT du Hainaut-Cambrésis regroupant 12 établissements, s’est associé à Arterys afin de s’équiper de la solution de visualisation d’imagerie médicale de cette dernière. Cette solution ne nécessite pas d’ajout d’infrastructure physique puisque toutes les données sont hébergées dans un cloud qui, comme l’exige la réglementation européenne et le RGPD notamment, est basé sur le territoire européen, et est géré par Amazon Web Services.

    Le CH de Valenciennes réalise environ 200 000 actes d’imagerie par an. Les radiologues auront accès à une analyse automatique reposant sur des modules experts équipés d’IA. Grâce à la capacité de calcul démultipliée par le recours au cloud, les médecins pourront échanger facilement sur les diagnostics établis et partager les cas qu’ils traitent.

    Ce nouveau réseau  a vocation à être étendu dans un second temps à des radiologues partenaires du CH partout en France.

    « Le partenariat conclu avec le CH de Valenciennes est une étape importante du développement d’Arterys », indique Stéphane Boyer, directeur d’Arterys pour l’Europe. « Notre ambition n’est pas seulement de faciliter le travail des radiologues en les débarrassant des tâches les plus répétitives et chronophages, mais de les aider dans l’établissement d’un diagnostic, et à terme de participer au développement d’une médecine plus prédictive. »

    Un nouveau directeur Europe depuis octobre 2018

    « L’intelligence artificielle et le machine learning notamment permettent déjà de faciliter le diagnostic médical, d’éviter des examens inutiles et de mieux orienter un éventuel traitement. À l’avenir, et c’est l’ambition d’Arterys, elle pourra aussi appuyer le développement d’une médecine plus prédictive et donc d’améliorer grandement l’offre de soins. Dans cette perspective, le big data aura un rôle central, dans le respect de la vie privée des patients bien entendu », déclare Stéphane Boyer, directeur Europe d’Arterys.

    La société avait annoncé début octobre 2018 la nomination de Stéphane Boyer en tant que Directeur Europe. Ancien Directeur marketing ventes de la branche IRM de GE Healthcare, il a une connaissance pointue de la branche imagerie médicale. Sa mission principale consiste à répondre aux attentes des radiologues en termes de perfectionnement et de support au diagnostic. Il occupe sa nouvelle fonction depuis janvier 2018.

  • Le 5ème Congrès européen d’e-cardiologie et de e-santé organisé par la RSC, les 29-30/10/18 à Moscou

    La Russian Society of Cardiology, l’Université de Sechenov et le Projet 5-100 du Ministère des sciences et de l’enseignement supérieur de la Fédération de Russie organisent cette année le 5ème Congrès européen d’e-cardiologie et de e-santé du 29 au 30 octobre 2018 à Moscou. 

    Le congrès abordera la thématique suivante : « Connecter les cliniciens à la technologie afin d’œuvrer pour la santé au quotidien ». 

    Les inscriptions à l’événement peuvent être réalisées via le lien ci-contre. 

    Programme

    Lundi 29 octobre 2018 :

    08.00-09.00

    Accueil

    09.00-09.30

    Discours de Bienvenue:

    • Petr GLYBOCHKO,
    • Dmitry MOROZOV,
    • Konstantin NOSKOV,
    • Veronika SKVORTSOVA,
    • Denis MANTUROV

    09.30-11.30 : Sessions Plénières

    09.30-09.35

    La santé numérique : un challenge global

    Hugo SANER, Suisse 

    09.35-09.40

    Université de Sechenov – En route vers la médecine digitale

    Philipp KOPYLOV, Russie 

    09.40-10.00

    Transition numérique en cardiologie: du e-learning à l’hôpital intelligent

    Eugene SHLYAHTO, Russie

    10.00-10.20

    E-cardiology et e-santé : La perspective européenne

    Nico BRUINING, Pays-Bas

    10.20-10.40

    Comment la santé numérique va-t-elle changer la santé ? 

    Harold WOLF, États Unis

    10.40-11.00

    Surveillance à distance de la pression artérielle dans le monde et en Russie

    Segey BOYTSOV, Russie

    11.00-11.20

    Le rôle de l’électrocardiographie non invasive dans le diagnostic et le traitement des arythmies

    Amiran REVISHVILLI, Russie

    11.20-12.00

    Pause café  

    Le Congrès est ensuite constitué de différents ateliers en simultané. La suite du programme détaillé en anglais est disponible dans les fichiers à télécharger ci-contre.

    Organisateurs

  • Diagnostic du cancer du sein : Google Deepmind collabore avec un hôpital japonais pour affiner son IA

    Deepmind, la filiale britannique de Google spécialisée en intelligence artificielle (IA), a annoncé dans un communiqué publié le 4 octobre 2018 qu’elle allait exploiter les résultats de mammographies d’environ 30 000 femmes réalisées au sein de l’hôpital universitaire Jikei de Tokyo (Japon) entre 2007 et 2018 dans l’optique d’affiner ses algorithmes de détection du cancer du sein basés sur IA. L’idée sous-jacente est de prendre en considération dans les analyses tous les types de profils, quels que soient l’âge, le sexe et l’origine ethnique de la personne par exemple, des variables trop souvent ignorées par les procédés classiques.

    Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat de recherche « révolutionnaire » signé il y a six mois par Deepmind et mené par l’Imperial Cancer Centre britannique de l’Imperial College de Londres, précise la société. Ce projet vise à déterminer si la technologie de l’intelligence artificielle pourrait aider les cliniciens à diagnostiquer les cancers du seins via mammographie plus rapidement et de manière plus efficace.

    La filiale de Google espère étendre ces travaux en signant d’autres partenariats à échelle internationale.

    Un partenariat mondial de recherche

    Plus de 30 000 images médicales analysées

    Au cours des cinq prochaines années, les chercheurs de l’équipe Deepmind examineront les quelque 30 000 images recueillies ainsi que 3 500 images d’IRM et de mammographies fournies par Optimam, une base de données d’images britannique contenant plus de 80 000 numérisations extraites du système national de dépistage du cancer du sein du NHS.

    L’objectif est de déterminer si les systèmes d’intelligence artificielle (IA) de la filiale de Google sont capables de détecter les signes du cancer avec davantage de précision que les techniques de dépistage classiques.

    La collaboration avec l’établissement japonais s’appuie sur les travaux de Deepmind entrepris avec le Cancer Research UK Imperial Centre de l’Imperial College de Londres, où il a déjà analysé environ 7 500 mammographies. « L’implication de l’hôpital universitaire Jikei dans un partenariat mondial de recherche contribuera à nous rapprocher du développement d’une technologie susceptible de transformer les soins pour des millions de personnes atteintes du cancer du sein chaque année dans le monde », explique dans le communiqué le Pr Ara Darzi, directeur du Cancer Research UK Imperial Centre.

    Objectif : développer une IA prenant en considération la diversité des profils des patients

    « Travailler avec des partenaires et des données de plusieurs pays dans un même projet est une première pour DeepMind Health, souligne la société. Nous espérons que cela nous aidera à concrétiser notre ambition de créer une technologie qui convienne à tous dans le monde car [à même de] minimiser les biais. »

    L’entreprise britannique note, en effet, qu’il « peut y avoir des biais lorsque vous formez un système d’intelligence artificielle sur des données qui ne correspondent pas exactement aux utilisateurs pour lesquels il est conçu, ce qui constitue un sérieux problème. En sous-représentant, voire en excluant certains groupes d’un ensemble de données – que ce soit par âge, origine géographique ou sexe – vous créez une technologie qui ne répond pas au mieux à leurs besoins ».

    En santé, où les différences génétiques et biologiques entre certains groupes sont habituelles, il peut y avoir « un impact énorme » sur les soins délivrés aux patients, insiste Deepmind. « Dans le domaine de la mammographie, par exemple, la densité mammaire peut varier considérablement entre les groupes ethniques. Les biais dans notre système d’IA pourraient donc entraîner des erreurs d’identification ou même d’omission du cancer du sein si la technologie n’est pas configurée pour refléter ces différences. »

    « [Nous en sommes au début de ce] travail mais nous sommes optimistes quant au potentiel à long terme de la technologie de l’IA dans ce domaine et espérons identifier, à terme, comment elle pourrait aider à l’analyse d’autres formes d’imagerie du sein. C’est une occasion extrêmement excitante de faire une différence dans le traitement du cancer du sein dans le monde entier et nous vous tiendrons au courant [de nos avancées] tout au long de ce cheminement », commente le Pr Ara Darzi (communiqué).

    Deepmind mise de plus en plus sur l’IA en santé

    La filiale de Google est impliqué dans plusieurs projets portant sur l’IA liés à la santé.

    • Parmi eux figure un essai actuellement en cours au ministère américain des Anciens combattants, qui cherche à prédire le moment à partir duquel la situation d’un patient peut commencer se détériorer pendant un séjour à l’hôpital.
    • Auparavant, l’entreprise s’était associé au service national de santé du Royaume-Uni pour développer un algorithme permettant de détecter les premiers signes de cécité.
    • Par ailleurs, dans un article présenté en septembre 2018 à la conférence sur l’informatique médicale et les interventions assistées par ordinateur (Medical Image Computing & Computer Assisted Intervention conference), les chercheurs de DeepMind ont déclaré avoir mis au point un système d’intelligence artificielle capable de segmenter les tomodensitogrammes avec une « performance proche de l’être humain », permettant ainsi de réduire le délai de diagnostic. Ils prévoient de déployer ce modèle sur le marché courant 2019.

    Plus généralement du côté de Google

    De manière plus générale, Google a renforcé ses investissements dans le domaine de l’intelligence artificielle et en particulier dans le domaine des soins. 

    • Au printemps 2018, l’équipe Medical Brain du groupe a annoncé avoir élaboré un système d’IA pouvant prédire la probabilité d’une réadmission à l’hôpital. Elle a utilisé cet outil en juin pour prévoir les taux de mortalité dans deux hôpitaux avec une précision de 90 %, avance-t-elle.
    • En février 2018, des scientifiques de Google et de Verily Life Sciences, la filiale health tech de l’entreprise américaine, ont créé un réseau d’apprentissage automatique (machine learning) pour déduire avec précision les informations de base relatives à une personne, notamment son âge et sa pression artérielle, afin d’identifier si elle risque d’être sujette à incident cardiaque majeur telle qu’une crise cardiaque.
  • La e-santé au centre de l’Africa Digital Medical Hub, du 19 au 21 décembre 2018 à Marrakech

    Eventum organisera du 19 au 21 décembre à Marrakech un « Africa Digital Medical Hub », événement et espace de rencontre d’échelles nationale et internationale à propos des usages, technologies et recherches concernant la santé numérique en Afrique.

    Au cours de cet événement dédié à la promotion de la e-santé sur le continent Africain interviendront plusieurs experts internationaux éventuellement issus d’institutions publiques ou tels que des opérateurs et professionnels du numérique ou de la santé en Afrique, Europe ou Asie.

    Le programme, qui comprendra des conférences plénières ainsi que des « sessions […] sur des thématiques à l’interface de différentes disciplines et autour de la problématique suivante : Comment le segment de la e-santé peut contribuer à résoudre la problématique, compenser le manque de spécialistes et évoluer les usages et pratiques du monde de la santé en Afrique ? ».
    En effet, les thèmes abordés concerneront :
    – les déserts médicaux et innovations numériques en Afrique ;
    – l’éventuelle contribution de la e-santé au développement des pays ;
    – les programmes de développement de la santé numérique en Afrique ;
    – l’hôpital numérique et les nouveaux outils à mêmes de faire évoluer la médecine ;
    – les applications médicales de l’impression 3D.

    Des informations relatives aux inscriptions sont disponibles via le lien ci-contre.

    Programme

    19 décembre 2018

    08h30-09h00 : Inauguration du village de la santé numérique

    09h00-11h00 : L’Afrique : déserts médicaux et innovations numériques

    11h00-13h00 : Impression 3D et applications médicales en Afrique

    13h00-14h00 : Pause déjeuner

    14h00-16h00 : L’hôpital et l’innovation en santé

    20 décembre 2018

    09h00-10h00 : Ouverture du village de la santé numérique

    10h00-11h00 : Rencontres / espaces démo / innovations 

    11h00-12h00 : Pharmacie : Pharma Geek et e-santé 

    13h00-14h00 : Pause déjeuner

    14h00-16h00 : Sujet encore à définir

    21 décembre 2018

    10h00-11h00 : Ouverture du village de la santé numérique

    11h00-12h00 : Les Africa’s Digital Health Awards 2018

    12h00-13h00 : Les trophées africains de la e-santé

    13h00-14h00 : Pause déjeuner

    14h00-15h00 : Conférence : « Faire avancer la santé numérique en Afrique »

    15h00-16h00 : Les programmes de développement de la santé numérique en Afrique

  • Les pharmaciens déplorent l’absence du numérique dans le décret sur les services et les prestations

    Le 5 octobre 2018, après la parution au Journal officiel de la République française du décret n°2018-841 du 3 octobre 2018 relatif aux conseils et prestations pouvant être proposés par les pharmaciens d’officine dans le but de favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes (cf lien ci-contre), la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a déploré que n’aient pas été inscrits dans ce texte des services liés au numérique.

    Inscrit dans la loi HPST il y a neuf ans, ce texte avait pour objectif d’aider les pharmaciens d’officine à valoriser leurs compétences par des prestations facultatives non nécessairement conventionnelles. Les efforts de nombreux pharmaciens d’officine dans le domaine de la e-santé auraient justement pu relever de ces prestations facultatives. Voilà pourquoi le FSPF a « [regretté] que l’utilisation par le pharmacien d’officine des outils numériques ne soit pas abordée dans ce décret« .

    Si le syndicat aurait par ailleurs « souhaité que le décret intègre certaines missions susceptibles d’être exercées au domicile du patient par le pharmacien d’officine, comme la gestion de l’armoire à pharmacie, l’évaluation des besoins des patients en termes de matériel médical (MAD) ou la livraison à domicile », d’autres mesures telles que l’ajout de la mission de participation à des actions d’évaluation en vie réelle des médicaments, des dispositifs médicaux et de l’innovation thérapeutique en collaboration avec les autorités sanitaires, confirment tout de même, aux yeux du syndicat, « le rôle du pharmacien d’officine en tant que garant de la sécurité des produits de santé« .

    Contenu du décret

    Comme le rappelle un article paru dans le Moniteur des pharmacies le 5 octobre 2018 après la parution du décret, celui-ci met en avant « 5 missions ». Ainsi, il pourra incomber au pharmacien :

    • de mettre en place des actions de suivi et d’accompagnement pharmaceutique visant à éviter l’iatrogénie, promouvoir le bon usage des médicaments et le suivi de l’observance, « en procédant à l’analyse des informations relatives au patient et à ses traitements », ces informations devant être formalisées et éventuellement, si le patient y consent, transmises au médecin traitant ;
    • d’être à l’initiative d’actions de prévention et de promotion de la santé « parmi les domaines d’action prioritaires de la stratégie nationale de santé » ;
    • de participer à l’évaluation en vie réelle de médicaments, de dispositifs médicaux et d’innovations thérapeutiques, en collaboration avec les autorités de sanitaires ;
    • de contribuer au dépistage des maladies infectieuses et des maladies non transmissibles ;
    • de prendre part à la coordination des soins.

    « Le texte précise que le pharmacien doit disposer de locaux permettant la confidentialité des échanges avec les patients. Il prévoit par ailleurs une obligation de formation et d’actualisation des connaissances pour chacune des prestations définies », explique par ailleurs le Moniteur des pharmacies.

  • Expérience patient : Hôpital Foch inspiré par les outils déployés à la Cleveland Clinic (V. Moulins)

    À l’occasion de la conférence « L’expérience patient made in USA : un exemple à suivre », organisée le 4 octobre 2018 à Paris par l’Institut français de l’expérience patient, Valérie Moulins, directrice de la communication et de l’expérience patient à l’hôpital Foch, est revenue en détail sur l’Empathy and Innovation Summit 2018*, auquel elle a assisté, et plus précisément sur les mesures innovantes mises en place par l’établissement américain afin d’améliorer l’expérience vécue par le patient pendant son séjour.

    Parmi les initiatives sur le plan numérique qui ont le plus marquée l’experte française figurent :
    • la téléconsultation : une première consultation est réalisée via vidéo pour savoir si le patient a besoin ou non de se déplacer à l’hôpital ;
    • « Care connect » : un système permettant de géolocalisation le patient dans l’hôpital ;
    • l’utilisation par le médecin de solutions IT intelligentes : dictée vocale, écran partagé avec le patient et dispositif de réalité virtuelle pour faciliter la compréhension.

    Inspirée par les dispositifs déployés par le centre de soins américain, Valérie Moulins n’en reste pas moins lucide sur le fait que toutes ces mesures ne pourraient pas être appliquées telles quelles au sein des établissements français, notamment pour des raisons budgétaires mais aussi de culture.

    Valérie Moulins synthétise l’expérience patient à Cleveland Clinic comme suit :

    • se sentir bienvenu : le personnel salue le patient et lui fournit des informations ;
    • se sentir apaisé : lieux d’attente calmes et silencieux ou avec une musique zen, avec de la lumière naturelle et des couleurs ;
    • se sentir rassuré : réduction de l’anxiété en fournissant un flux continu d’informations ;
    • se sentir pris en compte : réfléchir au-delà du rendez-vous, se sentir valorisé ;
    • se sentir connecté : communication avec l’équipe soignante, avec les services de l’hôpital et avec sa famille.

    Preuve que la clinique de Cleveland place au cœur de son organisation l’expérience patient, son département dédié à ce domaine précis compte 26 personnes, « contre 2-3 à l’hôpital Foch par exemple », souligne la directrice de la communication et de l’expérience patient de l’hôpital Foch.

    « L’expérience patient est appréhendée au sein de la Cleveland Clinic à travers 3 composantes », observe Valérie Moulins, « le personnel, le partenariat patients/familles et le parcours patients ».

    Le personnel : son bien-être, son attitude et sa formation

    L’une des préoccupations majeures de l’établissement est de prévenir le burn-out :

    • en pensant l’utilisation du numérique différemment : « L’utilisation du numérique pose problème car certains usages limitent les interactions avec les patients et isolent les professionnels de santé », indique de manière générale Valérie Moulins.
      Parmi les mesures prises par la Cleveland Clinic au niveau du numérique : la dictée vocale et des effectifs en consultation revus – 2 assistantes pour 1 médecin pendant la consultation pour effectuer un compte rendu en direct ;
    • en promouvant le bien-être : espace de repos aménagé ;
    • en prenant mieux en compte la gestion de projet  : espaces de co-working aménagés. « Les médecins n’ont plus de bureaux attribués, ils disposent d’un espace partagé organisé un peu comme un open space et peuvent ainsi échanger plus facilement avec les étudiants », explique Valérie Moulins, qui reconnaît qu’un tel système risquerait d’être difficilement accepté en France par certains médecins renommés.

    Un recrutement ciblé

    Dans la clinique Cleveland, tous les professionnels sont recrutés et évalués au vu de leurs « compétences relationnelles et empathiques ».

    Les nouveaux recrutés sont par exemple sensibilisés et formés à l’approche « HEART » (Hear, Empathize, Apologize, Respond, Thank), qui s’articule autour des qualités suivantes : écouter, faire preuve d’empathie, présenter ses excuses, répondre à la demande du patient et le remercier.

    Le partenariat patients/familles

    • Création d’outils sur le site web de l’établissement tel que Say thank you to nurse, qui permet de laisser un message aux infirmiers pour les remercier ;
    • implication des familles dans les projets : design thinking par exemple ;
    • organisation du temps d’attente, pendant les soins en proposant des activités par exemple, et mise à disposition d’un espace au sein duquel les proches peuvent faire du télé-travail.

    Le parcours patient

    1. Au domicile

    • MyChart : portail patients pour la prise de rendez-vous en ligne et préparer une pré-admission à l’hôpital ;
    • objets connectés utilisables à domicile : applications pour améliorer le sommeil, gérer son alimentation, etc.  ;
    • utilisation de la télémédecine : « Une première consultation, que le patient règle directement sur le site – on est aux États-Unis ! – est effectuée via vidéo pour vérifier si le patient a réellement besoin de se rendre à l’hôpital », explique Valérie Moulins.

    2. Trajet hôpital-domicile

    • Transports sanitaires ou services de taxi organisés directement par l’hôpital ;
    • géolocalisation des patients.

    3. Arrivée à l’hôpital

    • Care connect : système de géolocalisation du patient dans l’hôpital ;
    • service de voiturier ;
    • accueil par un concierge (veste rouge) ;
    • grands espaces d’accueil / réflexions sur les couleurs des espaces pour apaiser au mieux les patients / alternance entre espaces cosy façon petits salons et espaces plus vastes.

    4. Salles d’attentes

    • Temps d’attente vérifié par le dispositif de géolocalisation Care connect et accueil personnalisé ;
    • informations médicales diffusées sur écrans et tablettes ;
    • espaces lounge confortables avec exposition d’œuvres d’art et musique apaisante ;
    • possibilité de travailler : accès wifi, prises pour charger son téléphone portable ou son ordinateur et possibilité de passer des appels téléphoniques ;
    • bénévoles proposant des livres ou d’autres activités ;
    • formulaire pour aider les patients à préparer leur rendez-vous : liste de questions à ne pas oublier de poser à son médecin.

    5. Consultation

    • Pour éviter que le médecin ait les yeux rivés sur son écran d’ordinateur, des solutions IT intelligentes ont été intégrées : dictée vocale, écran partagé avec le patient, dispositif de RV pour améliorer la compréhension du patient (exemple : observation du cœur) ;
    • 2 assistantes pour 1 médecin pendant la consultation pour que le compte rendu soit réalisé en direct et que le médecin puisse parler aux patients sans qu’un écran ne soit interposé entre les deux parties ;
    • horaires de rendez-vous adaptés aux patients qui travaillent (créneaux spécifiques), avec un petit surcoût (5 %), en particulier pour les pathologies qui concernent des personnes actives.

    6. Hospitalisation

    • Tablette pour médecin : il peut prendre connaissance de toutes les informations sur le patient avant d’entrer dans la chambre, lui permettant de se familiariser avec la personne avant de la rencontrer ;
    • One View : portail pour les patients disponible dans leur chambre via tablette ou télévision (consultation du programme de soins, commande des repas, affichage de l’équipe soignante avec photos, programme télé, applications pour se distraire, etc.) ;
    • utilisation d’outils numériques « comme un complément à l’humain » : lunettes de RV pour réduire la douleur, la démence ou prévenir les phobies, par exemple ;
    • chambres avec un espace dédié aux familles : banquette d’appoint ;
    • espace commun dans les unités pour que les patients créent du lien, prennent leur repas ensemble et soient incités à se déplacer.

    7. Sortie

    • Anticipation avec l’équipe du domicile ;
    • médicaments prêts à la pharmacie de l’hôpital : « Les patients sortent avec un sac comportant tous les médicaments dont ils ont besoin, une mesure que les établissements français ne peuvent pas mettre en place », reconnaît Valérie Moulins ;
    • voiture ramenée par un voiturier ;
    • connexion équipe médicale-patient via une tablette pour le suivi de la guérison, en particulier des constantes vitales.
  • Appel à projets de Janssen : empowerment et innovations technologiques au service de l’autonomie

    Janssen, via son fonds de dotation pour l’innovation en santé, Janssen Horizon, a annoncé le 2 octobre 2018 le lancement de son 3e appel à projets visant à financer des projets de jeunes chercheurs en sciences humaines et sociales notamment sur la thématique des pratiques de soin centrées sur l’autonomie et l’émancipation du patient.

    Face à la transformation du système de santé, Janssen Horizon souhaite s’intéresser à la façon dont l’innovation peut être plus utile et plus juste et contribuer à l’autonomie du patient autour des trois axes suivants :
    • l’usage et l’acceptabilité des innovations technologiques pour la prise en charge et le suivi du patient ;
    • le patient et le pouvoir d’agir dans le cadre de la recherche clinique et du parcours de soins;
    • les conditions et les limites de l’empowerment ou « capacitation du patient ».

    Les candidatures doivent être soumises du 2 octobre 2018 au 12 novembre 2018 à minuit.

    Janssen Horizon, engagé pour des innovations « justes »

    Le comité scientifique du fonds de dotation Janssen Horizon s’est réuni le 2 octobre 2018 et a pris la décision de lancer son 3 appel à projets dans le secteur des sciences humaines et sociales intitulé « Allier les sciences humaines, sociales et médicales pour accélérer l’innovation ».

    Janssen Horizon œuvre pour encourager des partenariats originaux mêlant les apports des sciences biologiques à ceux des sciences humaines et sociales. « En mobilisant toutes ces compétences, nous voulons ainsi participer à l’émergence d’une innovation plus utile et plus juste », précise Emmanuelle Quilès, présidente du fonds Janssen Horizon.

    Le fonds Janssen Horizon soutient des projets en recherche translationnelle et en sciences humaines et sociales appliquées à la santé, dans cinq aires thérapeutiques :

    • l’oncologie ;
    • les hémopathies malignes ;
    • les maladies auto-immunes ;
    • les neurosciences ;
    • la psychiatrie ;
    • les maladies infectieuses. 

    Appel à projets autour du patient et du transfert des soins vers le domicile et des technologies comme moyen de soigner

    Selon Janssen Horizon, la tendance actuelle des systèmes de santé à la réduction de coûts d’hospitalisation et de déplacement ainsi que celle au transfert du soin au domicile des patients présentent des intérêts médicaux, mais soulèvent également des problèmes éthiques et déontologiques. 

    Ces évolutions médicales sont susceptibles de transformer la relation de soin et le statut du patient, et de ce fait rendent indispensable une nouvelle alliance entre médecine et humanités complémentaire de celle entre médecine et sciences.

    À travers les projets qui seront sélectionnés et financés, il s’agit de s’intéresser, d’une part, au pouvoir d’agir du patient, son « empowerment », et d’autre part, à l’usage de nouvelles technologies en tant que dispositifs de soins.

    Cet appel à projets porte sur 3 axes différents. 

    Axe 1 : usage et acceptabilité des innovations technologiques pour la prise en charge et le suivi du patient

    Cet axe recouvre notamment :

    • la place de la e-santé sur la prise en charge et le suivi des patients, et son acceptabilité ;
    • les systèmes d’information de santé, la sécurité de l’information médicale, l’utilisation des données médicales à des fins de recherche pour le bénéfice des patients ;
    • modélisation et simulation d’actes chirurgicaux simples à domicile (biomécanique, réalité virtuelle, environnements immersifs,etc.) ;
    • dispositifs médicaux utilisés par le patient et dispositifs implantables ;
    • robotique médicale et d’assistance chez le patient.

    Axe 2 : le patient et le pouvoir d’agir 

    2.1 Acteurs de la recherche et du développement thérapeutique :

    • l’implication des patients dans la décision, la rédaction et la mise en place de protocoles de recherche clinique (exemples des protocoles de recherche dans l’infection à VIH, les maladies rares) ;
    • la participation de volontaires à des cohortes épidémiologiques nationales afin de mieux comprendre les signatures précoces biologiques de maladies complexes (maladies neuro-dégénératives, cancers, etc.), et mieux les prévenir.

    2.2 Acteurs du parcours de soins:

    • études des programmes de soutien aux populations vulnérables ;
    • questionnement de l’éducation thérapeutique et de ses acteurs.

    Axe 3 : les conditions et les limites de l’empowerment – pouvoir et contre-pouvoir 

    Modalités de soumission et critères d’éligibilité

    Les jeunes chercheurs peuvent déposer leurs projets sur le site : www.janssenhorizon.com. Des inforamtions complémentaires peuvent être trouvées sur ce site et la soumission du dossier se fait via le portail qui y est hébergé : https://www.janssenhorizon.org/login.

    Les conditions d’inscription sont les suivantes :

    • Le projet doit être conforme à la Charte des candidats commune aux appels à projets et aux candidatures spontanées ;
    • Le dossier doit faire entre 20 pages (minimum) et 25 pages (maximum) ;
    • Recherche menée en France et par de jeunes chercheurs ;
    • Dossier de candidature à remplir et lettre de soutien d’un mentor à joindre ;
    • Les projets peuvent s’étaler sur une durée de 24 à 36 mois sachant qu’une dérogation d’une année par congés de maternité, congés parental, congés longue maladie peut être accordée ;
    • Le porteur de projet s’engage à fournir une attestation sur l’honneur détaillant les financements obtenus et/ou sollicités, l’identité des financeurs sollicités et les montants ;
    • Les soutiens demandés peuvent aller de 50 000 à 150 000 euros.

    Les critères principaux d’évaluation des dossiers reçus sont les suivants :

    • Innovation
    • Faisabilité
    • Besoin médical important
    • Réputation de l’équipe projet
    • Méthodologie

    Néanmoins, le comité se réserve le droit d’ajouter d’autres critères en cours d’évaluation.