Europe

  • Les 5 start-ups françaises qui uberisent les RH en santé

    Faire face au turn over, trouver des intérimaires ou vacataires, simplifier et sécuriser les recrutements et les remplacements, tels sont « les cailloux dans les chaussures » des services RH dans le secteur de la santé et du médico-social.  Dans un objectif global d’une réduction de coûts de gestion des ressources humaines mais aussi de continuité de service et de maintien de la qualité, les établissements cherchent à diversifier les canaux de recrutement.

    Certaines start-ups ont décelé ce besoin auquel ne répondaient pas les acteurs traditionnels de l’intérim en apportant des solutions numériques qui permettent :
    • gain de temps ;
    • réactivité ;
    • agilité dans la gestion des ressources.

    Health & Tech Intelligence a identifié les cinq start-ups qui proposent actuellement un service de gestion de ressources humaines dans le secteur de santé, que ce soit à destination des établissements de santé ou des cabinets médicaux.

  • Data : les start-ups françaises qui uberisent les RH en santé

    Faire face au turn over, trouver des intérimaires ou vacataires, simplifier et sécuriser les recrutements et les remplacements, tels sont « les cailloux dans les chaussures » des services RH dans le secteur de la santé et du médico-social.  Dans un objectif global d’une réduction de coûts de gestion des ressources humaines mais aussi de continuité de service et de maintien de la qualité, les établissements cherchent à diversifier les canaux de recrutement.

    Certaines start-ups ont décelé ce besoin auquel répondaient mal les acteurs traditionnels de l’intérim en apportant des solutions numériques qui permettent :
    • gain de temps;
    • réactivité ;
    • agilité dans la gestion des ressources.

    Health & Tech Intelligence a identifié les cinq start-ups qui proposent actuellement un service de gestion de ressources humaines dans le secteur de santé, que ce soit à destination des établissements de santé ou du médico-social ou des cabinets médicaux.

    Le tableau regroupant les start-ups spécialisées dans la gestion numérique des ressources humaines est disponible via ce lien.

  • L’URPS infirmiers Occitanie déploie la plateforme Inzee.care à la clinique Saint-Pierre – Perpignan

    L’Union régionale des professionnels de santé (URPS) infirmiers d’Occitanie a annoncé début octobre 2018 l’introduction de l’outil Inzee.care au service d’un parcours patient plus fluide et d’un retour au domicile sécurisé à la clinique Saint-Pierre de Perpignan.

    Inzee.care est une plateforme de mise en relation entre les établissements de santé et les infirmiers libéraux. L’objectif est de faciliter le parcours de santé des patients pour leur retour à domicile.

    L’URPS infirmiers d’Occitanie, qui se positionne comme un acteur engagé dans l‘amélioration du parcours patient, procède au déploiement de cette solution web dédiée et la clinique Saint-Pierre est l’un des premiers établissements à en bénéficier.

    Si l’expérience s’avère concluante, la plateforme pourra être déployée dans les 4 autres établissements de la clinique au sein du département des Pyrénées-Orientales (66).

    Un gain de temps et un retour au domicile de qualité

    Pascal Delubac, directeur de la clinique Saint-Pierre et président de la FHP Occitanie justifie par trois avantages sa volonté d’introduire cette plateforme dans son établissement : « La simplicité de l’utilisation. La garantie d’un retour rapide. Le pas en avant que cela représente dans la modernisation de la prise en charge et, plus globalement, dans la télémédecine ».

    En pratique

    La clinique Saint-Pierre, établissement de santé utilisateur, saisit depuis l’interface d’Inzee.care une demande de soins en renseignant le type de soins attendu, le lieu d’intervention et l’horaire.

    La plateforme, dotée d’un algorithme, va effectuer une recherche dans les offres de soins proposées par les professionnels libéraux en tentant de faire concorder de la meilleure façon possible les demandes de soins et les disponibilités des professionnels. L’utilisateur sélectionne les professionnels qu’il souhaite mobiliser et ces derniers reçoivent une alerte en temps réel par SMS.

    Les bénéfices pour les établissements

    Les principaux bénéfices principaux d’Inzee.care mis en avant Pascal Delubac sont :

    • le portage de la solution par des professionnels de santé, qui est le fruit d’une démarche au service du patient et non purement lucrative ;
    • l’allègement du travail des responsables de services dans le cadre de la prise en charge des sorties d’hospitalisation ;
    • la garantie d’un retour rapide des patients à domicile ;
    • l’optimisation de la couverture du territoire ;
    • la possibilité d’échanger directement avec les infirmiers libéraux ;
    • une communication ouverte et transparente avec les professionnels libéraux avec qui l’établissement communique « trop peu » et échange trop peu. Inzee.care peut contribuer « à lever des tabous et à amener vers encore plus de transparence », avance le directeur de la clinique perpignanaise.

    Modèle économique

    La solution Inzee.care a été créée par 2 infirmiers libéraux, réunis au sein de la start-up Idelyo, et est financée par l’URPS d’Occitanie. Son utilisation par l’ensemble des acteurs impliqués – établissements, patients et infirmiers libéraux – est gratuite.

    La plateforme revendique des milliers d’infirmiers diplômés d’État inscrits à travers la France. Elle comptabilise près de trente hôpitaux ou cliniques qui réalisent actuellement leurs demandes de soins par son biais.

     

  • Les Rencontres Innovation & Galien : le 12 décembre 2018 à Paris

    Les Rencontres Innovation & Galien, portées par The Galien Foundation, le Groupe Profession Santé (Le Quotidien du médecin, Le Quotidien du pharmacien, etc.) et Décision Santé, auront lieu le 12 décembre 2018 à Paris au Salon des arts & métiers, à partir de 16h30.

    À cette occasion sera remis le prix Galien, qui distingue des innovations en santé récentes et à disposition du public ainsi que des travaux de recherche parmi les plus porteurs dans les domaines « travaux de recherche », « médicament », « dispositif médical », « e-santé » et « accompagnement du patient « .

    Les inscriptions à l’événement seront ouvertes prochainement (voir lien ci-contre).

    Programme

    16h30 : accueil des participants, émargement

    17h-18h : talks scientifiques

    Plusieurs chercheurs de renommée internationale vont intervenir sur le thème des maladies rares.

    18h-19h : restitution des travaux du Cercle Galien

    Présentation des travaux annuels du Cercle Galien.

    « Le Cercle Galien soulève (…) les enjeux du succès de l’innovation en santé, identifie ses impacts sur le système de santé et préconise des solutions pour assurer l’organisation la plus propice à l’essor des innovations les plus prometteuses, indique le site officiel de l’événement. Avec un comité d’experts qui regroupe décideurs institutionnels, professionnels de santé, experts, industriels et entrepreneurs, nous analysons la façon dont les organisations peuvent intégrer ces innovations de façon pérenne et efficace pour optimiser les prises en charge. »

    Le Cercle Galien est modéré par Gilles Noussenbaum, médecin et rédacteur en chef de Décision stratégie santé.

    19h-20h : cocktail networking

    20h : dîner de gala

    Révélation des lauréats et cérémonie de remise des prix du Concours de pitch Innovation & Galien et des Prix Galien France 2018.

  • Le syndicat des jeunes MG émet 20 propositions, dont 3 centrées sur le numérique (livre blanc)

    Dans un livre blanc daté du 18 septembre 2018 (en lien ci-contre), le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) met en avant ses 20 propositions pour transformer le système de santé français, quelques semaines après la présentation de la stratégie nationale Ma Santé 2022 par le président de la République.

    Parmi elles, les trois propositions suivantes visent à « accélérer le virage numérique », en positionnant le patient au centre de l’organisation :
    • « donner aux médecins les moyens de prendre une place active et centrale dans la révolution numérique en cours » ;
    • « inclure dès la deuxième année d’études, des cours en commun avec des cursus ingénieurs, concernant les bases de l’innovation » ;
    • « favoriser et faciliter les double cursus avec des filières non « médicales » : technologiques et management ».

    3 propositions pour « accélérer le virage numérique »

    CONTEXTE

    Les « Jeunes médecins » « veulent et doivent » s’impliquer dans le déploiement de solutions novatrices intra et extra hospitalière, avance le syndicat.

    Selon les auteurs du livre blanc, le déploiement réussi de la French Tech chez les jeunes médecins passe par plusieurs changements qu’ils synthétisent par les actions suivantes :

    • encourager les doubles cursus dans les secteurs technologiques, comme la bio-informatique et la sciences des données, mais aussi pour l’entreprenariat (MBA) afin de fournir en directeurs médicaux les établissements de soins ambulatoire et de second recours ;
    • initier à l’entreprenariat, « et à l’écosystème de l’innovation en général », de la même manière qu’avec les étudiants ingénieurs ;
    • proposer des terrains de stages dédiés ;
    • établir un transfert de technologies et un statut juridique clairs pour permettre la création de structure type start-up « avec rôle exécutif au cours de la formation initiale et continue ».

    Le SNJMG estime que cette formation dans le domaine du numérique doit s’inscrire dans « un objectif de multidisciplinarité », l’innovation numérique et technologique en santé nécessitant la collaboration de professionnels issus de formation initiales différentes (ingénieurs, développeurs informatiques, commerciaux et médecins).

    « Le rôle des jeunes médecins est central », insiste le syndicat, argumentant que seuls les médecins sont « habilités, aptes et légitimes à traiter » des données de santé concernant des patients et donc « à garantir de leurs utilisations dans l’intérêt des patients ».

    Le SNJMG avance que l’un des principaux freins à l’implication des jeunes médecins dans la révolution numérique en santé est « leur manque total de contact avec l’écosystème French Tech ». Pour pallier ce problème, il recommande de permettre aux étudiants en médecine de suivre quelques cours en commun avec des ingénieurs, et ce très tôt dans leur cursus.

    LES 3 PROPOSITIONS

    1. « Les nouvelles solutions technologiques exploitent ou génèrent les données de santé des patients. Donner aux médecins les moyens de prendre une place active et centrale dans la révolution numérique en cours. »

    2. « Inclure dès la deuxième année d’études, des cours en commun avec des cursus ingénieurs, concernant les bases de l’innovation. »

    3. « Favoriser et faciliter les double cursus avec des filières non « médicales » : technologiques et management. »

    Les 20 propositions du SNJMG

    • 1. « Instaurer un processus de recertification labellisé par les Conseils nationaux professionnels (CNP) et l’Université, s’inscrivant dans une logique d’uniformisation européenne. »
    • 2. « Création d’un Compte personnel de formation (CPF) en euros mobilisable simplement via une application mobile comme le prévoit la réforme actuelle pour les salariés des entreprises. Tout en assurant un financement transparent. »
    • 3. « Mieux définir les missions et rôles de chacun et redonner du sens à tous grâce la structuration de l’offre de soins des médecins (70% pour l’ambulatoire de premier recours et 30% pour le second recours). »
    • 4. « Distinguer deux types de structures de second recours, l’une assurée par les acteurs du privé pour les soins de routine et l’autre assurée par le secteur public pour les prises en charges lourdes et complexes. »
    • 5. « Développer largement les structures médico-sociales permettant de désengorger le second recours et fluidifier les prises en charge. »
    • 6. « Créer un statut unique de praticien hospitalier public titulaire permettant d’exercer sur les deux types de second recours public et privé que chaque praticien pourra faire moduler en fonction de son aspiration professionnelle et de ses priorités personnelles et familiales. »
    • 7. « Revoir la gouvernance hospitalière avec la création de directeurs médicaux et renforcer les moyens octroyés aux CME. »
    • 8. « Adapter les modalités de financement à chaque niveau de parcours, ambulatoire de premier recours, second recours et second recours expert. »
    • 9. « Donner accès à l’ensemble des praticiens au secteur 2 dans une vision visant à réinventer la distinction qui existe actuellement entre les deux secteurs tarifaires sans gager l’accessibilité financière de l’accès aux soins par la population. »
    • 10. « Libérer les forces vives et favoriser une installation précoce en exonérant les jeunes installés de la cotisation à la Carmf pendant les cinq premières années tout en leur garantissant la couverture sociale qui est associée. »
    • 11. « Les nouvelles solutions technologiques exploitent ou génèrent les données de santé des patients. Donner aux médecins les moyens de prendre une place active et centrale dans la révolution numérique en cours. »
    • 12. « Inclure dès la deuxième année d’études, des cours en commun avec des cursus ingénieurs, concernant les bases de l’innovation. »
    • 13. « Favoriser et faciliter les double cursus avec des filières non « médicales » : technologiques et management. »
    • 14. « Instaurer un parcours Licence indifférencié avec réalisation de modules optionnels (anatomie, physiologie, etc.) à validation obligatoire pour favoriser une vraie inclusion au sein de l’université, une diversification des profils et une vraie reconnaissance du parcours universitaire si l’étudiant se trouve dans l’impossibilité de rentrer dans un parcours médecine. »
    • 15. « Instaurer un master médecine différencié pour les grandes branches de la médecine et en particulier la médecine ambulatoire de premier recours qui absorbera 70 % des effectifs, avec des options transversales à tous les master pour permettre des passerelles. Chaque master orienté vers une pratique de second recours pourra donner accès à un ou plusieurs DES. »
    • 16. « Passer le DES de Médecine Générale à 4 ans avec possibilité de réaliser une option de 1 an de médecine de ville (ophtalmo, gynéco, pédiatrie, psychiatrie…) avec un exercice exclusivement en ambulatoire. »
    • 17. « Abroger les ordonnances Debré en remplaçant la double appartenance hospitalo-universitaire par une double appartenance Soins et Université. Sortir les UFR de médecine/santé du statut dérogatoire en renforçant leur prérogative sur les postes universitaires. »
    • 18. « Donner accès à l’acquisition de compétences managériales nécessaire indispensable comme prérequis à l’accès de fonctions de directeurs médicaux, chefs de pôles, chefs de service. »
    • 19. « Assurer une meilleure organisation territoriale des soins par la régulation 70 %-30 % (entre le 1er et le second recours). Faciliter pour les soins ambulatoires de premier recours la réalisation d’examens de radiologie et de biologie. Favoriser le transfert de compétences aux infirmières/infirmiers en pratique avancée et autres professionnels de santé. Les « Jeunes médecins » sont opposés à toute mesure coercitive. »
    • 20. « Structurer la démarche de responsabilisation territoriale des professionnels de santé pour en favoriser l’efficacité à travers la création de Directeurs Médicaux de l’offre ambulatoire. »
  • SimforHealth, un des fondateurs du 1er centre de formation médicale par la RV au Canada

    SimforHealth est devenu partenaire de la Queen’s University canadienne (Ontario) le 16 octobre 2018 afin de l’accompagner dans la construction du premier centre de formation médicale via réalité virtuelle (RV) au Canada. L’entité fera partie intégrante de la faculté des sciences de la santé.

    Elle permettra aux étudiants en médecine et aux résidents d’acquérir de l’expérience en matière de soins aux patients dans un environnement réaliste mais entièrement sécuritaire. Pour le corps professoral, ce centre servira à :
    • étudier l’impact de la RV sur l’apprentissage ;
    • explorer la façon dont la RV peut être utilisée efficacement en médecine ;
    • élaborer un contenu pédagogique pour les futurs classes et programmes d’études.

    Il est prévu que le centre ouvre en janvier 2019.

    Objectif : une formation médicale plus sûre et plus efficace

    Un partenariat tripartite

    SimforHealth a été retenu pour son expertise en réalité virtuelle (RV) et en formation médicale, notamment pour sa plateforme logicielle de RV MedicActiV, que le centre utilisera pour former ses étudiants. La société fournira aux étudiants un simulateur numérique de prise en charge d’un pneumothorax.

    Un autre partenaire est partie prenante du projet. Il s’agit de la société HTC, acteur majeur à échelle internationale de la RV qui propose des outils haut de gamme qui dominent le marché (HTC VIVE et VIVE Pro) et qui est le concepteur de l’un des meilleurs systèmes de casque de RV au monde sur le plan de l’expérience utilisateur par son rendu réaliste.

    Queen’s University souhaite se positionner comme leader de la formation médicale par RV

    Selon le Dr Daniel Howes, directeur du Centre de simulation clinique de la faculté des sciences de la santé de Queen’s University, « la réalité virtuelle nous offre de nouvelles opportunités passionnantes de simuler de manière réaliste un large éventail de situations cliniques. Nous voulons que les apprenants fassent toutes leurs erreurs de débutant dans l’environnement virtuel et non sur de vrais patients ».

    La construction du bâtiment d’environ 750m2 qui accueillera le centre et l’installation d’outils de simulation de réalité virtuelle commenceront cet automne pour que l’entitée soit inaugurée au début de 2019.

    L’université souhaite devenir leader de la formation médicale immersive par simulation car elle y voit l’avenir de la formation.

    Dans un premier temps, les enseignements prodigués au centre de simulation se feront dans le cadre de la formation médicale de premier cycle. À l’avenir, les enseignements du centre seront élargis à toutes les étapes de l’enseignement médical, y compris à la formation postdoctorale spécialisée.

  • Téléconsultation chez l’opticien : le SNOF rejette le principe de confondre prescription et vente

    Le conseil d’administration du Syndicat des ophtalmologistes de France (Snof) a rejeté à l’unanimité le principe de développer des protocoles de vidéo-consultation ophtalmologique chez l’opticien, apprend-on dans un communiqué publié le 19 octobre 2018.

    Cette décision est motivée par l’annonce du lancement de la plateforme de téléconsultation en ophtalmologie Pro-visio.fr par Althalia, en partenariat avec la chaîne d’opticiens GrandVision.

    Bien que la volonté de réduire les délais d’attente et de faciliter l’accès aux soins est saluée, le syndicat a condamné ce partenariat qui pose des problèmes déontologiques en mêlant les soins médicaux et une activité commerciale.

    Les nœuds du problèmes

    Le docteur Thierry Bour, président du Syndicat des ophtalmologistes de France (Snof) a déclaré : « Les activités de soins et de prescription d’une part, et celles de vente d’équipements optiques d’autre part, doivent rester séparées dans l’intérêt des patients. Nous ne pouvons pas accepter qu’un protocole de télémédecine autorise la présence d’un opticien-lunetier durant une consultation médicale, fut-elle à distance. (….) Cela ne retire rien au fait que les opticiens-lunetiers sont des partenaires essentiels des ophtalmologistes depuis des années. »

    Le Snof a pris la décision de condamner l’association entre Althalia et GrandVision en se fondant sur les motifs suivants :

    • atteinte au secret médical ;
    • confusion entre prescription et vente ;
    • pratique de la médecine dans des locaux commerciaux contraire au code de déontologie médicale (article 19 qui indique que la médecine ne peut être pratiquée comme un commerce et article 25 selon lequel les médecins n’ont pas le droit de dispenser des consultations, des prescriptions ou des avis médicaux dans des locaux commerciaux).

    Des protocoles développés par le Snof

    Le président du Syndicat des ophtalmologistes de France souligne que des lieux plus légitimes qu’un local commercial pour effectuer des téléconsultations existent déjà et rappelle l’existence de cabinets secondaires d’ophtalmologie ou des maisons de santé équipés en matériel adéquat au sein desquels la patient peut bénéficier de l’assistance d’un orthoptiste.

    Le travail aidé

    Le Snof rappelle par ailleurs dans son communiqué que dans l’objectif de réduire les délais d’attente et favoriser l’accès aux soins, les ophtalmologistes pratiquent depuis plus de quinze ans le travail aidé avec plusieurs professions telles que les orthoptistes, les infirmiers ou les assistants médicaux.

    Selon une enquête du syndicat réalisée auprès de ses adhérents datant de juin 2018, 60 % des ophtalmologistes y ont déjà recours et le nombre de patients vus grâce à cette organisation a augmenté de 26 % selon la Cnam.

    Protocoles de télémédecine

    De plus, le Snof rappelle qu’il développe déjà des protocoles de télémédecine tels que :

    • le protocole Muraine (RNM), qui est le premier protocole de télémédecine national avec des orthoptistes ;
    • le protocole RNO, entré dans le régime commun en juillet 2018 et qui permettra de prendre en charge plus de 100 000 patients par an.
  • « Patient-In » : Le laboratoire Servier rejoint la plateforme Patient Focused Medicines Development

    Servier a annoncé dans un communiqué publié le 25 octobre 2018 avoir rejoint la plateforme collective Patient-Focused Medicines Development-PFMD, un mouvement indépendant qui œuvre pour l’implication des patients tout au long du cycle de développement des médicaments.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique du laboratoire intitulée Patient-In, par laquelle le groupe s’engage à travailler avec les patients et pour les patients afin d’apporter des solutions thérapeutiques innovantes qui répondent au mieux à leurs besoins.

    Cette collaboration a pour objectif de renforcer l’implication des patients, de plus en plus co-acteurs de leur santé, dans la stratégie d’innovation de l’entreprise.

    L’intégration du patient est d’une importance stratégique pour Servier

    À l’occasion de son ralliement à la plateforme Patient-Focused Medicines Development, Servier affirme  que la volonté de devenir un acteur pharmaceutique d’envergure mondiale centré sur le patient est fermement inscrite dans sa stratégie de développement à l’international.

    « En devenant un membre actif de la plus importante communauté internationale centrée sur les patients nous pourrons créer et adopter de nouveaux outils, de nouvelles compétences et pratiques pour déployer notre stratégie « Patient-In » bien plus rapidement et plus efficacement. Cette collaboration ne sert qu’un seul objectif : développer des traitements toujours plus efficaces pour mieux répondre aux besoins des patients. Telle est la vocation de Servier », a déclaré Olivier Laureau, président de Servier.

    PFMD, un collectif développe des outils pour mieux prendre en compte le patient

    Patient-Focused Medicines Development est une plateforme à but non lucratif lancée en 2015 par The Synergist. Ce dernier est une organisation à vocation sociale qui répond à un besoin croissant de faire face collectivement aux problèmes de société en s’attaquant aux systèmes défaillants ou inefficaces.

    Dans le cadre du projet PFMD, son engagement consiste à faire reconnaître par tous l’importance d’inclure le patient tout au long du cycle de conception et de développement de la recherche et des médicaments.

    Le collectif promeut une démarche avec les patients et non seulement pour les patients. Il inclut 28 partenaires, acteurs de la santé, dont la collaboration a déjà débouché sur le développement d’outils visant à faciliter la gestion du processus d’inclusion du patient dans le processus de développement des médicaments :

    • méthodologies et lignes directrices ;
    • formations ;
    • plateforme d’échange de connaissances ;
    • Patient Engagement Management Suite, une suite de gestion de l’implication des patients qui favorise la participation active des patients et de leurs représentants.

    Ces outils permettent un développement plus rapide et plus efficace de nouveaux médicaments qui répondent au mieux aux besoins des patients et contribuent à améliorer leur expérience.

    Nicholas Brooke, directeur général de PFMD, explique : « Les tendances majeures en matière de santé et de technologie convergent, ce qui signifie que nous sommes sur le point d’assister à un tournant décisif ; mais peu sont prêts pour cette nouvelle ère. En amenant à de meilleurs soins et à de meilleurs traitements, ce changement de paradigme ouvre la voie à tout un monde d’opportunités pour les personnes et les organismes qui l’ont anticipé. Ceux qui n’ont pas réussi à s’y préparer… doivent se préparer à ne pas réussir. »

  • Skello, spécialiste de la gestion RH, lève 6M€ et vise les acteurs du secteur sanitaire

    Skello, start-up créée en 2016, qui commercialise un logiciel de gestion de planning et de personnel en ligne a annoncé le 10 octobre 2018 avoir fait une levée de fonds de 6 millions d’euros.

    La solution s’adresse originairement au secteur de l’hôtellerie et de la restauration, mais ses spécificités de gestion multi-sites sont transposables dans le secteur sanitaire et médico-social, un marché que la start-up souhaite pénétrer.

    La levée de fonds va servir notamment à renforcer l’équipe qui compte déjà 30 membres avec un recrutement prévu de 120 talents sur une période de deux ans. Sur la même période, de nouvelles fonctionnalités vont enrichir l’outil afin de permettre toujours davantage d’automatisation en vue d’un gain de temps.

    Aux côtés des investisseurs historiques Thomas Landais (Doctolib), Guillaume le Dieu de Ville (Lingueo) et Gilles Blanchard (SeLoger), on retrouve pour cette deuxième levée de fonds de nouveaux  investisseurs tels que les fonds d’investissement XAnge et Aglae Ventures, mais également Jean-Baptiste Rudelle, fondateur de Criteo.

    Une solution de RH pour la planification et la gestion en ligne

    Quatre fondateurs réunis autour de l’idée qu’il fallait rendre la gestion des plannings et des personnels sur plusieurs sites, plus simple et plus rapide, Quitterie Mathelin-Moreaux, Emmanuelle Fauchier-Magnan, Samy Amar et Thibault Desplats, ont lancé Skello fin 2016, une offre de gestion de planning du personnel dans le milieu de l’hôtellerie/restauration. 300 000 euros levés en septembre 2016 ont permis à la start-up de se lancer.

    La proposition de valeur consiste à permettre aux managers le pilotage et la gestion à distance des plannings complexes et du personnel, tout en réduisant le temps consacré à ces tâches, tout ceci en :

    • fournissant un outil en ligne aux managers pour la gestion de plannings ;
    • rendant possible une communication en temps réel entre managers et équipes ;
    • proposant un traitement automatique de la paye ;
    • rendant possible le pilotage multi-sites de l’activité d’une entreprise.

    Les promesses : réduction de coûts de personnel jusqu’à 6 points

    Sur son site, la jeune pousse revendique les avantages suivants :

    • un gain de temps dans la gestion à hauteur de 20 heures par mois ;
    • le temps passé sur les tâches administratives divisé par 3 en moyenne ;
    • diminution de 6 points des coûts de personnel ;
    • réduction de 5 fois du nombre d’erreurs de saisie ;
    • amélioration de la satisfaction des équipes ;
    • fiabilisation vos données.

    L’objectif avec la levée de fonds est de fournir de nouvelles fonctionnalités basées sur des processus automatisés impliquant un gain de temps aussi bien dans le domaine de la gestion des ressources humaines et la planification que sur le traitement des paies.

    Skello compte plus de 1 600 partenaires et vise le secteur des services dont le secteur de la santé

    La stratégie de développement de la start-up comprend une extension du marché couvert. Les fonds réunis doivent permettre à la start-up d’ouvrir son offre de planification RH à de nouveaux secteurs comme les services.

    Elle compte parmi ses clients des établissements de santé (EHPAD, pharmacies etc.).

    À plus long terme, Skello, envisage également de s’exporter ailleurs en Europe.

  • Appel à candidatures : l’ANAP propose un appui pour réussir son projet hospitalier de transformation

    L’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a publié en octobre 2018 un appel à candidatures aux équipes hospitalières souhaitant un appui de sa part, sous forme d’un accompagnement de 10 à 12 mois dans le cadre de la mise en place d’un projet de transformation, dans l’objectif de pérenniser la transformation opérée par les établissements.

    L’ANAP propose 6 programmes thématiques d’appui à des projets collaboratifs réunissant au minimum 4 à 6 équipes hospitalières. Ces appuis reposent sur une démarche outillée et personnalisée d’exploitation de données spécifiques du projet de la part de l’ANAP afin d’accompagner les acteurs tout au long des différentes étapes d’un projet de transformation  concernant un établissement ou un territoire.

    Ils seront organisés à Paris ou en région au cours de 2019.

    Les appuis autour de 6 axes thématiques

    Les 6 appuis portent sur les thématiques suivantes qui visent à chaque fois un public spécifique :

    • organisation du séjour clinique qui vise les chefs de service ou de pôle, cadres de santé, directeurs, cadres administratifs et gestionnaires de lits ;
    • consultations externes à destination des cadres, médecins et cadres administratifs des consultations, ingénieurs en organisation, directeurs ;
    • chirurgie ambulatoire qui vise les médecins coordonnateurs de l’UCA, chefs de service et chefs de pôle de chirurgie, cadres de pôle ou cadres de l’UCA, directeurs ou cadres administratifs ;
    • bloc opératoire à destination des cadres et chefs de bloc, directeurs référents et cadres administratifs en charge des blocs, directeurs de soins ;
    • urgences à destination des cadres, médecins et cadres administratifs du service d’urgences, IAO, directeurs ;
    • imagerie qui vise les radiologues, manipulateurs, cadres de santé et directeurs.

    Les objectifs poursuivis

    L’accompagnement de l’ANAP vise à permettre aux acteurs de :

    • réaliser un diagnostic d’organisation et de fonctionnement de leur service ;
    • construire un plan d’actions sur la base du diagnostic établi ;
    • suivre la mise en œuvre des leurs actions et consolider la transformation de leurs organisations ;
    • comprendre et savoir reproduire les démarches proposées.

    Soumission de candidatures

    Une candidature peut être déposée pour participer à un ou plusieurs appuis thématiques. La soumission se fait via le formulaire accessible via ce lien.

    Contact : contact@anap.fr