Europe

  • L’ANFH veut mettre en place une formation aux risques et enjeux du numérique pour les hospitaliers

    L’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) a annoncé dans un communiqué publié le 26 septembre vouloir mettre en place un dispositif d’accompagnement des agents de la fonction publique hospitalière afin de les « prévenir » face aux risques numériques et « tendre vers un usage numérique responsable dans les établissements publics de santé ». Intitulé « Ethique 2.0« , il est porté par les délégations ANFH de Corse et de Haute-Normandie.

    L’outil comprendra des ateliers de sensibilisation en établissement pour tous les agents intéressés et une formation mobile learning donnant les clés pour un usage raisonné du numérique. Ils seront proposées à partir du début de l’année 2019.

    Le dispositif permettra par ailleurs aux directions et aux encadrants d’assister à des conférences managériales, qui seront présentées d’ici la fin de l’année.
    Il inclura également des conférences sur le « secret professionnel ou le devoir de réserve bafoué sur les réseaux sociaux », « l’atteinte à l’image du professionnel, des usagers ou de l’établissement sur les réseaux sociaux », « les risques numériques pour l’établissement (objets connectés mal utilisés, piratage, virus informatiques etc.) » ou encore « l’utilisation du smartphone pendant l’acte de soins ».

  • Les professionnels de santé invités à participer au 1er observatoire de l’expérience patient

    L’Institut de l’expérience patient lance en partenariat avec BVA la première édition de l’observatoire de l’expérience patient en France, un baromètre dont le top départ a été annoncé le 4 octobre 2018 à l’occasion de la conférence « L »expérience patient made in USA : un exemple à suivre », qui s’est tenue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

    Le questionnaire s’adresse à tous les professionnels de santé (médecins, directeurs, paramédicaux, personnels médico-techniques / cadre et non-cadres), exerçant dans des établissements publics, privés ou dans des associations, aussi bien dans le secteur sanitaire que dans le secteur médico-social.
    Il s’appuie sur les travaux menés par le Beryl Institute, qui constituent la principale étude internationale explorant l’action des établissements de santé en matière d’expérience patient à travers le monde.

    Le questionnaire français est accessible en ligne via le lien ci-contre pour une durée d’un mois. Il faut compter environ 10 minutes pour répondre aux différentes questions, majoritairement fermées. Les principaux enseignements de l’enquête, « accompagnés d’un benchmark international », seront dévoilés début 2019, indique l’institut français. L’objectif est de mener « une étude de référence en France et une analyse comparative internationale » afin d’encourager les échanges et ainsi les initiatives visant à améliorer l’expérience patient.

    Un questionnaire basé sur l’enquête du Beryl Institute

    L’enquête du Beryl Institute « The state of patient experience » est réalisée tous les deux ans depuis 2011. Elle permet de comparer des résultats provenant de divers établissements de soins et d’étendre à l’international la conversation sur le sujet de l’expérience patient.

    L’Institut français de l’expérience patient s’est inspiré de son homologue américain pour réaliser un questionnaire propre à notre système en suivant les étapes suivantes :

    • analyse du questionnaire du Beryl Institute ;
    • traduction et adaptation des items pertinents : « 70 % du questionnaire français est adapté du questionnaire établi par le Beryl Institute », précise Amah Kouévi, fondateur et directeur de l’institut français ;
    • compléments spécifiques à l’enquête française : certaines questions ont dû être adaptées aux particularités du système de santé français ;
    • tests et ajustements.

    Ce questionnaire est « complétement anonyme », souligne l’institut. « Vos réponses resteront confidentielles et seront utilisées, de manière agrégée, à des fins statistiques et d’analyses. »

    3 objectifs

    • Mesurer l’évolution de la dynamique en France ;
    • analyser l’appropriation par les professionnels des leviers de l’amélioration de l’expérience patient ;
    • élaborer des recommandations pour accélérer la mise en pratique.

    L’analyse des résultats vise à répondre aux questions suivantes :

    • Quelle est la place de l’expérience patient dans la stratégie des établissements ?
    • Quel est le degré de maturité du sujet dans les établissements de santé / ESMS ?
    • Comment la gouvernance s’adapte-t-elle pour mieux prendre en charge cet enjeu ?
    • Quel est l’impact perçu de l’expérience patient sur la qualité du service rendu et sur l’organisation des établissements ?
    • Quels sont les leviers de développement et les freins rencontrés ?

    Bientôt un « volet patient » pour compléter l’enquête

    Cette enquête a pour « vocation a être complété par un volet patient », souligne Amah Kouévi.

    Lancement de la campagne #Faitesconfianceauxpatients

    Le directeur de l’Institut de l’expérience patient a profité de la tenue de la conférence, le 4 octobre 2018, pour lancer un appel général : l’organisme français cherche à déployer une campagne nationale baptisée « #Faitesconfianceauxpatients » en partenariat avec un ou plusieurs médias français.

    L’idée est d’organiser un concours auprès des citoyens français portant sur leurs idées et leurs propositions concrètes pour améliorer l’expérience patient.

  • Présentation du projet de construction d’un nouveau CHU de Caen Normandie connecté et intelligent

    Le CHU de Caen Normandie a présenté le 21 septembre 2018 son projet de construction du Nouveau CHU de Caen Normandie, projet lancé officiellement en décembre 2016 par la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine dans l’objectif de « moderniser significativement l’offre hospitalière publique de la région Normandie ».

    Ainsi, les élus locaux et nationaux, les professionnels de santé de l’établissement et de la région présents lors de cet exposé ont ainsi pu apercevoir une volonté de modernisation de l’hôpital, qui sera connecté et devra permettre de « faciliter le lien avec ses partenaires », de garantir des parcours patients fluides notamment au moyen d’une organisation des flux « structurée et lisible ». Le développement des prises en charge ambulatoires figure également parmi les « éléments structurants du projet ».

    Entré en juillet 2018 en phase opérationnelle, ce projet de construction dont le budget s’élève à 502 millions d’euros devrait permettre, d’après le calendrier prévisionnel, d’engager de premiers travaux en 2020, et d’accueillir des premiers patients en 2026.

    Un nouveau CHU connecté et innovant

    Le CHU de Caen Normandie souhaite que ses prochains locaux soient « digitaux » et « performants« .

    En effet, l’automatisation des process et la conception de bâtiments intelligents répondant tant aux besoins des patients qu’à ceux des professionnels de santé devra favoriser « l’interaction entre les patients et les équipes soignantes à toutes les étapes de la prise en charge », explique le CHU dans un communiqué de presse émis le 21 septembre 2018. 

    En outre, le plateau technique du nouveau CHU sera composé de 35 blocs opératoires et de 26 salles d’imagerie mettant à disposition des professionnels des équipements de pointe, au bénéfice des patients. 

    Coordination du parcours patient et liaison-hôpital ville

    Le nouveau CHU sera construit dans des objectifs d’accessibilité, de simplicité et d’efficacité, explique le communiqué.

    Concrètement, l’objectif est de pouvoir garantir des parcours patients simples et adaptés, que la prise en charge requiert une simple consultation, une hospitalisation complète en service, aux urgence ou ambulatoire.

    Par ailleurs, l’ouverture de l’hôpital sur la ville constitue un enjeu important du projet visant à favoriser la cohérence des parcours liant les spécialistes hospitaliers aux acteurs de ville. « Le lien ville-hôpital […] sera renforcé et permettra in fine de rationaliser les interfaces pour que le patient bénéficie de la meilleure prise en charge », annonce ce même communiqué.

    Dans ce cadre et dès aujourd’hui, la mise en place de la télémédecine et du dossier patient partagé devrait permettre au CHU de Caen Normandie de développer l’accessibilité, le partage de l’information, la transversalité et un meilleur accès aux soins.

    Calendrier

    • 27 septembre 2010 : Annonce de la construction du nouveau CHU de Caen Normandie par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports
    • 16 décembre 2016 : Lancement officiel du projet de la construction du Nouveau CHU de Caen Normandie par Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé suite à l’aval du Copermo
    • Juin 2017 : Parmi les 20 candidats, sélection de 4 groupements pour la reconstruction du CHU de Caen Normandie : AIA Architectes, Groupe 6, MBA Architectes, Brunet Saunier
    • 2018-2019 : 27 mars 2018 : Sélection du groupement de maîtrise d’œuvre AIA Architectes par un jury composé de représentants de Caen La Mer, de la communauté médicale, soignante et universitaire du CHU de Caen Normandie et de trois architectes
    • 9 juillet 2018 : Finalisation et signature du marché de maîtrise d’œuvre avec AIA Architectes
    • Juillet 2018 – décembre 2019 : Phase d’études : avant-projet sommaire (APS) et avant-projet détaillé (APD)
    • Début 2020 : Pose de la première pierre
    • 2020 – 2026 : Le groupement de maîtrise d’œuvre AIA ARCHITECTES a la mission de concevoir et réaliser  le nouvel établissement qui accueillera ses premiers patients en 2026.
  • La 2e session du DU santé connectée de Paris Diderot et de l’AP-HP sera tournée vers l’international

    L’université Paris Diderot et le Centre de responsabilité santé connectée (CRSC) de l’hôpital Bichat-Claude Bernard (AP-HP) lanceront le 26 octobre 2018 une deuxième session du diplôme universitaire (DU) «  enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée », ouvert par les deux partenaires en septembre 2017 (voir article en lien ci-contre). Cette nouvelle année de formation sera tournée vers l’international, indiquent les responsables du DU, qui cherchent à mettre en place un diplôme franco-canadien.

    Autre information, les ateliers pratiques seront renforcés à travers la découverte du fonctionnement d’un objet connecté ou une initiation à l’électronique et au codage informatique ainsi que la production d’une émission de télé intitulée « Pour une meilleure santé connecté ».

    Les cours, essentiellement délivrés en ligne, débuteront le 21 janvier 2019. Il est possible de faire une demande d’inscription à l’université Paris Diderot en suivant le lien ci-contre.

    En dehors de cette activité pédagogique, l’équipe à l’origine du DU « e-santé » va s’impliquer dans plusieurs projets de recherche au sein de l’unité Inserm U1148, dirigée par le Dr Didier Letourneur, expert en imagerie moléculaire et en nanomédecine.

    Un DU à visée internationale

    122 étudiants s’étaient inscrits à la première session

    La première session du diplôme universitaire (DU) comptait 122 étudiants, répartis en 31 projets. 60 % des inscrits étaient des soignants, dont 20 % étaient issus du secteur paramédical, 20 % des personnes provenant de l’administration des établissements de santé et 15 % des étudiants en médecine, précise le Dr Boris Hansel, codirecteur du DU (source : APM International). Le reste des « élèves » était composé d’entrepreneurs et de juristes.

    Des Canadiens intégrés au comité pédagogique

    « Notre formation va maintenant s’adresser à des personnes vivant hors de la métropole », a indiqué le Pr Patrick Nataf, le deuxième responsable du diplôme (source : APM International), soulignant qu’avaient déjà été intégrés au sein du comité pédagogique des « collègues canadiens ». « Nous travaillons ainsi à la mise en place d’un diplôme franco-canadien », a-t-il précisé.

    Présentation de la formation

    • Responsables : le Dr Boris Hansel (spécialités : endocrinologie, diabétologie, métabolisme et nutrition) et le Dr Patrick Nataf (spécialités : chirurgie cardiaque), pratiquant à l’hôpital Bichat-Claude Bernard (AP-HP).
    • Durée totale : 100 heures, réparties sur une année.
    • Cible : la formation s’adresse à toutes les personnes impliquées dans le développement, la commercialisation, l’évaluation et le déploiement de programmes de e-santé, notamment les soignants et les ingénieurs.
    • Lieux de la formation : Université Paris Diderot, site Villemin, 10, avenue de Verdun, 75010 Paris.

    Les tarifs de la formation sont disponibles via le lien ci-contre.

    Objectif de la formation : « être capable de participer au développement et/ou au déploiement d’une solution de santé connectée », est-il précisé sur le site officiel de l’université.

    Contenu de la formation

    Organisation :

    Début des enseignements : 21 janvier 2019.

    En plus de l’enseignement en ligne (e-learning), des journées présentielles seront organisées en janvier (1 jour), en avril (2 jours) et en octobre (1  jour et demi).

    Des projets tutorés feront par ailleurs l’objet d’un mémoire.

    Dates des examens :

    Octobre 2019

    Contenu et enseignements :

    Le programme est divisé en cinq temps :

    • 1. les bases de la e-santé ;
    • 2. travaux pratiques « objet connecté en pratique » ;
    • 3. rencontres universitaires de santé connectée ;
    • 4. construire un projet de e-santé de A à Z ;
    • 5. présentation des travaux tutorés.

    L’ensemble du programme prévisionnel 2018-2019 est disponible via le lien ci-contre.

  • Korian teste une nouvelle méthodologie d’évaluation inclusive des patients dans ses cliniques de SSR

    Selon un dossier mis en ligne le 20 septembre 2018 par Korian, « une nouvelle méthodologie d’évaluation inclusive des patients des établissements sanitaires et médico-sociaux, validée scientifiquement, [serait] disponible et transposable » : le groupe d’Ehpad et de résidences médicalisées pour personnes âgées a testé avec succès une nouvelle méthodologie inclusive des patients dans sept de ses cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR).

    Une démarche d’évaluation « ethnographique » fondée sur le point de vue de témoins observateurs a été mise en place dans ces sept établissements, représentatifs du parc des cliniques SSR gériatriques de Korian du fait de leurs spécificités médicales et conditions d’accueil variées.

    Ainsi, des personnes âgées membres de l’association Old’up – anciens patients de cliniques de SSR ou proches de patients de SSR âgés en moyenne de 83 ans – ont été accueillies, invitées à partager le quotidien de patients et de professionnels ainsi qu’à échanger avec eux. Puis, ils ont été incités à rendre compte de leurs impressions après une réflexion menée sur leurs propres sentiments selon une méthodologie inspirée des travaux du sociologue Franck Guichet et élaborée par le bureau d’études émiCité. 

    La mission confiée par Korian à émiCité visait en effet à « initier et outiller les témoins observateurs de l’association Old’up à la pratique de ce type d’enquêtes ethnographiques ». Concrètement, émiCité a dû concevoir et délivrer aux seniors témoins une formation de base sur le fonctionnement d’un SSR, construire un protocole d’observation pour l’enquête ethnographique afin de favoriser l’étonnement des témoins et de faciliter l’adoption d’une posture d’empathie, et partager les retours d’expériences.

    Vers une évolution de l’évaluation de la qualité plus inclusive des patients

    Au regard des résultats de cette expérimentation, Korian propose une nouvelle méthodologie d’évaluation des établissements sanitaires et médico-sociaux inclusive des patients.

    L’évaluation des établissements de santé repose à l’heure actuelle sur une procédure de certification concentrée sur les processus de management, des questions logistiques, la gestion des risques a priori, et qui ne prend pas encore en compte la satisfaction des patients : il n’existe actuellement pas de démarche d’évaluation « en profondeur » permettant de recueillir l’avis des patients.

    Dans ce contexte, la méthodologie définie grâce au concours d’émiCité, qui permet d’entendre l’avis du patient, « serait sans doute transposable à l’ensemble des établissements sanitaires et médico-sociaux« , affirme Korian. Rendu systématique, ce type d’enquêtes fournirait des données complémentaires à celles générées par les systèmes d’assurance qualité traditionnels, avance le groupe, qui espère que cette démarche « nourrira » la réflexion que la Haute autorité de santé mènera prochainement à propos de la refonte des procédures d’évaluation des établissements de santé et médico-sociaux, comme l’a préconisé Annie Vidal dans son rapport rendu en juillet 2018.

    Par ailleurs, dans le domaine particulier de la gériatrie où persiste une infantilisation des personnes âgées souvent réduites au statut de patient ou de résident, il s’agirait de rendre la parole et un pouvoir d’action non seulement à tous les patients mais surtout aux seniors.

    Résultat de l’expérimentation

    Concernant la qualité des services proposés par Korian dans ses cliniques de SSR

    L’expérimentation visait notamment à mesurer la satisfaction de personnes âgées vis-à-vis de la qualité de prise en charge proposée par les cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR) de Korian.

    Ainsi, les comptes rendus des seniors observateurs ont permis de dégager cinq thématiques et axe de travail prioritaires à propos :

    • de la qualité des soins et des relations avec les personnels de soins. Ces points ont été évalués positivement par les observateurs, qui ont perçu les équipes de rééducation comme compétentes et efficace. Ces salariés leur ont par ailleurs donné l’impression d’apprécier leur travail en SSR qui serait un « travail d’équipe », encadré par un « management de qualité » ;
    • du cadre de vie : la plupart des points manquants soulignés par les observateurs étaient en fait connus de Korian et des travaux de réaménagement seraient programmés « par ordre de priorité ». L’enquête a par ailleurs conforté le groupe dans sa politique de rénovation des établissements, qui vise à améliorer le confort hôtelier dans les cliniques, à aménager de nouvelles chambres et des « espaces de convivialité ». En effet, les enquêteurs ont remarqué un manque de convivialité entre les résidents alors que maintenir des liens sociaux en période de rééducation leur a paru important ;
    • de l’animation : les observateurs ont conseillé d’améliorer l’animation des établissements afin de prévenir un « renfermement du patient sur lui-même » ;
    • de la problématique spécifique des patients souffrant de troubles cognitifs : des difficultés de cohabitation avec ces patients ont été évoquées, notamment pour celles hébergées en chambres doubles ;
    • de la préparation du retour à domicile : selon les observateurs, il faudrait une mobilisation générale des équipes très en amont de la sortie, en particulier des assistantes sociales et des ergothérapeutes.

    Concernant la SSR en gériatrie

    Cette étude a permis de confirmer la pertinence du secteur des soins de suite et de réadaptation dans le parcours de soins des personnes âgées.

    En effet, selon les observateurs, les SSR permettent aussi bien de rééduquer les patients que de renforcer leur confiance en eux, nécessaire pour un maintien à domicile sans difficulté.

    Par ailleurs, cette expérimentation a montré que le suivi post-hospitalisation en soins de suite et de réadaptation était « vécu comme une garantie supplémentaire de la pérennisation du maintien à domicile« , au même titre que l’hospitalisation de jour gériatrique, qui permet, après un passage en SSR, de proposer au patient des séances d’éducation thérapeutique et de rééducation afin de prévenir un nouvel accident.

  • Télémédecine : initiation d’une négociation pour encadrer les pratiques en pharmacie

    Selon un article paru le 13 septembre 2018 dans Le Moniteur des pharmacies, les syndicats de pharmaciens et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) ont lancé le mercredi 12 septembre 2018 une négociation sur la télémédecine. Cette négociation aurait plus particulièrement été ouverte sur la question du champ d’intervention des pharmaciens. 

    Le directeur de l’Uncam, Nicolas Revel, aurait proposé de faire de la pharmacie « un lieu de télémédecine comme établissement requérant dans le cadre d’une téléconsultation en appui du patient », cette évolution conférant au pharmacien un triple rôle de mise à disposition des matériels nécessaires, de coordination de l’acte de télémédecine entre un médecin et son patient et de guidage de ce patient.

    Le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), Philippe Gaertner, aurait alors demandé une modification du Code de la santé publique encadrant la conduite d’actes de télémédecine à l’officine par des professionnels de santé éventuellement non équipés, et une autorisation pour que les pharmaciens puissent réaliser des entretiens pharmaceutiques et des bilans de médication à distance, mener des actes de télé-expertise dans un contexte urgent ou réaliser des actes de télémédecine « dans le cadre de la permanence des soins, [afin de] formaliser des échanges avec le centre 15″, cette dernière proposition n’ayant pas été retenue par Nicolas Revel.

    Concernant les questions d’ordre économique, la participation financière de l’assurance maladie, sous la forme d’une indemnité à l’implantation d’un socle minimum d’équipements, aurait été décidée, et des discussions engagées à propos d’un socle d’outils spécifiques, de stratégies territoriales définies avec les ARS et du matériel connecté requis pour la réalisation des actes de télémédecine. 
    La rémunération du pharmacien pour la participation à ce type d’actes fera l’objet de prochaines réflexions.

  • Un livre blanc pour guider le développement du numérique au sein de l’hôpital (Télécom Santé)

    Télécom Santé, une société française spécialisée dans l’accompagnement numérique des établissements de santé, propose dans un livre blanc intitulé Le digital au service des établissements de soins « une réflexion collective pour faire émerger les besoins du monde hospitalier, en analysant les freins à leur transformation digitale et apporter des réponses concrètes pour le développement de l’hôpital numérique ». 

    Le but de ce document est de confronter les points de vue des principaux représentants du secteur hospitalier (ARS, Anap, fédérations professionnelles, hôpitaux, cliniques, associations de patients, etc.) afin de « fournir des outils tangibles aux principaux acteurs des établissements de soins » (directeurs d’établissements de soins publics, de groupes d’hospitalisation privés et de GHT).

    L’ouvrage s’articule autour de 5 chapitres :
    • La situation économique des établissements de soin ;
    • Les établissements de santé sont-ils à l’heure du numérique ? ;
    • Les enjeux de l’hôpital numérique ;
    • Efficience et évaluation des investissements digitaux ;
    • Accompagner les établissements de soin dans leur révolution numérique.

    Chapitre 1 : La situation économique des établissements de soins

    Les auteurs du document rappellent que les établissements de soins ont alerté les pouvoirs publics dans une tribune collective publiée en avril 2018 à propos de l’effort supplémentaire qui leur était demandé pour l’année 2018, avec une baisse de 2,7 % de tarifs finançant leur activité.

    « L’ensemble des fédérations sont aujourd’hui unanimes pour reconnaître que les politiques tarifaires menées ne sont plus satisfaisantes et qu’il devient nécessaire d’envisager de nouvelles solutions, avec notamment le développement d’ »hôpitaux numériques » », signalent-ils.

    Chapitre 2 : Les établissements de santé sont-ils à l’heure du numérique ?

    Télécom Santé indique que la situation est « relativement disparate » selon les établissements et les spécialités médicales proposées.

    Les dernières innovations en santé ont permis de soutenir le déploiement de solutions numériques dans les services de soins mais « il reste encore beaucoup à faire » pour assurer un suivi en temps réel du parcours du patient, de l’évolution de sa maladie et de ses traitements, aussi bien au sein des établissements qu’en dehors, explique la société.

    En outre, elle estime que les services administratifs ne sont pas encore assez impactés par cette numérisation, alors qu’un bénéfice économique pourrait en découler.

    Chapitre 3 : Les enjeux de l’hôpital numérique

    « Le bilan des initiatives déployées pour soutenir la digitalisation des établissements de soins reste quelque peu mitigé », notent les auteurs du livre blanc.

    Programme national « Hôpital numérique »

    Lancé en novembre 2011, le programme « Hôpital numérique » avait pour objectif d’améliorer la performance des systèmes d’information hospitalier (SIH) et de soutenir la transformation des établissements de soins par le biais des technologies de l’information et de la communication.

    • Point positif : bénéfices concernant le service rendu aux patients (meilleure exhaustivité et pertinence des informations, meilleure gestion des maladies chroniques, etc.) et les conditions de travail des professionnels de santé (partage facilité d’information entre les différents intervenants, gestion du dossier patient y compris à domicile, etc.).
    • Point négatif : programme « insuffisant pour intégrer durablement le numérique à l’ADN des établissements de soins ».

    Le dossier médical partagé (DMP)

    Le déploiement du DMP « s’est avéré extrêmement coûteux », commente Télécom Santé, rappelant que son pilotage « fut d’ailleurs qualifié de « défaillant » par la Cour des comptes dès 2012″.

    Projet « e-parcours »

    Lancé en mai 2017 auprès des ARS et courant jusqu’à 2021, le projet « e-parcours » s’inscrit dans le cadre du volet numérique du programme « Territoire de soins 2021 ». Il vise à accompagner la mise en place de services numériques d’appui à la coordination (Snac) au service des organisations sanitaires, médico-sociales et sociales coordonnées à travers des dispositifs d’appui (PTA, PAERPA, etc.).

    L’Anap, en partenariat avec l’Asip Santé, soutient les groupements hospitaliers de territoire (GHT). Elle a proposé « un premier cycle de travail [qui] a concentré ses efforts sur trois thèmes : la création et la mise en œuvre d’une direction des SI de GHT, les facteurs de choix entre externalisation ou maintien en interne du système informatique et un premier débroussaillage du vaste sujet que constitue l’urbanisation du SI du GHT dans son environnement », détaille Didier Alain, manager en charge du programme « usage des systèmes d’information » au sein de l’agence, cité par Télécom Santé.

    Le contexte « est rendu favorable par le gouvernement », qui a lancé en septembre 2017 un important plan d’investissement prévoyant notamment une enveloppe d’un milliard d’euros pour accélérer la numérisation du système de santé et de cohésion sociale en parallèle de son plan « Renforcer l’accès territorial aux soins », pour soutenir l’émergence de territoires digitaux, soulignent les auteurs du livre blanc.

    Chapitre 4 : Efficience et évaluation des investissements digitaux

    Télécom Santé indique que l’investissement dans les outils numériques assure un retour sur investissement « très court ». Afin de répondre aux contraintes budgétaires annoncées lors du dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), l’entreprise estime qu’il est primordial de mettre en place « des outils d’évaluation spécifiques pour rendre compte de l’impact de ces politiques de digitalisation sur la performance financière de l’établissement en évoquant le rapport investissement/rentabilité/satisfaction patient« .

    Chapitre 5 : Accompagner les établissements dans leur révolution numérique

    Ce chapitre vise à « donner des clés de réussite pour accompagner le déploiement des nouvelles solutions numériques ».

    Deux initiatives locales sont citées en exemple :

    • L’hôpital Foch, à Suresnes (Île-de-France), a mis en place des séances d’information et de formation pour « atteindre son ambition de devenir le premier hôpital connecté à ses patients », explique Valérie Moulins, directrice de la communication de l’établissement, après le déploiement de divers outils tels que le système de prise de rendez-vous en ligne Doctolib, le réseau social de patients MyHospiFriends et la plateforme de services destinée aux patients My Room Service Foche.
    • Le document « Valenciennes Hôpital Numérique » a été envoyé nominativement à tous les praticiens du centre hospitalier de Valenciennes (Hauts-de-France) pour leur fournir des informations sur les e-projets déployés, comme la mise en œuvre d’un dossier patient informatisé (DPI) ou la distribution aux médecins d’un smartphone contenant des applications médicales. L’objectif est « qu’à un instant « t », l’ensemble du corps médical ait un niveau de connaissance global et identique sur le DPI, le PMSI, la dématérialisation de la demande d’examens[, etc.] », résume Thomas Delbarre, directeur de la communication de l’établissement.

    Télécom Santé précise que « communiquer en externe est tout aussi essentiel pour informer les patients et associations de patients sur les bénéfices apportés par les nouveaux projets déployés ».

    La société ajoute, par ailleurs, qu’une vigilance particulière devra être accordée au traitement des données des patients, notamment en respectant le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) au sein de l’Union européenne.

  • Santé mobile : 4 cabinets Dok’ici dès 2019 en Auvergne-Rhônes-Alpes pour favoriser l’accès aux soins

    Quatre cabinets médicaux mobiles Dok’ici, rattachés à de nouveaux centres de santé, vont être déployés début 2019 dans quatre départements d’Auvergne-Rhônes-Alpes : l’Ain, le Rhône, l’Ardèche et la Haute-Loire. Les véhicules – valant chacun 250 000 euros – seront équipés d’un électrocardiographe, d’un échographe et d’un défibrillateur.

    L’objectif est de cibler les villages ne disposant pas de médecins généralistes, a expliqué le 28 septembre 2018 le député LREM (3e circonscription du Rhône) Jean-Louis Touraine lors d’une conférence de presse présentant l’initiative. Président et fondateur de l’Association gestionnaire de centres de santé pour omnipraticiens (Aceso) qui accompagnera le projet, il propose cette solution pour pallier les départs en retraite de généralistes, qui vont prochainement excéder le nombre de nouveaux médecins.

    Les centres de santé correspondants vont être inaugurés au premier trimestre 2019 dans quatre zones parmi les plus touchées par l’absence de médecins : Bourg-en-Bresse (Ain), Annonay (Ardèche), autour de Givors (sud de la métropole de Lyon, Rhône), et le Puy-en-Velay (Haute-Loire). Chacun d’entre eux disposera d’un cabinet mobile, qui s’installera dans les zones délaissées des alentours quelques heures par semaine.

    Un dispositif co-géré par la société Dok’ici et l’association Aceso

    À l’origine du dispositif figure le chef d’entreprise Alain Sitbon, notamment connu dans la région lyonnaise pour avoir mis en place sous le label Dom’Ici des villages mobiles pour les personnes sans-abri et les migrants.

    Dok’ici fournira une solution logistique à l’Aceso. De son côté, l’association va gérer les nouveaux centres de santé et recruter les médecins (trois à quatre par centre médical). L’accueil du centre médical sera en charge de planifier les rendez-vous pour le cabinet médical mobile.

    « L’idée est que les jeunes médecins se constituent une patientèle et puissent, pourquoi pas, s’installer, à terme, dans ces zones délaissées », explique Alain Sitbon.

    Une expérimentation de deux ans avant un éventuel développement à plus grande échelle

    Une expérimentation du dispositif est prévue sur deux ans. Si elle s’avère concluante, le concept devrait être déployé sur le reste du territoire. « En revanche, si au bout de ces deux ans, on prouve que ce dispositif ne sert à rien, j’arrêterai », indique Alain Sitbon, qui assumera à lui seul le coût de fabrication des véhicules.

    Financement du projet

    250 000 euros par camion assumés par Dok’ici

    L’investissement pour la société Dok’Ici s’élèvera à 250 000 euros par camion, sans compter l’entretien de l’équipement.

    300 000 euros versés par la région et l’ARS pour chacun des nouveaux centres

    Pour chacun des centres, la région et l’agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhônes-Alpes devraient verser environ 300 000 euros à elles deux, en sachant que la création et le fonctionnement de chaque centre représente un investissement d’environ 900 000 euros.

    Les recettes liées aux consultations (secteur 1 et tiers payant généralisé) devraient permettre d’équilibrer les comptes assez rapidement.

    Les collectivités devraient également participer

    Par ailleurs, les collectivités bénéficiant de ce service devraient également apporter une contribution financière.

  • Le Centre-Val de Loire compte désormais 8 CPTS

    Le 22 septembre 2018, l’agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire, la fédération des URPS et le président de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Sud 28 ont signé à Cloyes-sur-le-Loir le contrat de la huitième CPTS de la région Centre-Val de Loire, qui regroupe les professionnels de santé du Sud de l’Eure-et-Loir.

    Ce contrat de santé s’accompagne de 8 fiches d’actions, centrées sur différents objectifs comme le développement d’un système d’information entre professionnels, l’amélioration du parcours de santé des patients, « avec en particulier le développement des actions de prévention et la fluidification des relations réciproques entre médecine de ville et hôpital », ainsi que le renforcement de l’attractivité du bassin de vie concerné.
    Cette nouvelle CPTS « porte une volonté de coordination globale« , avec les établissements de santé publics et privés, le secteur associatif, le secteur du handicap, la maison départementale de l’autonomie, la future plateforme territoriale d’appui, etc., précise le communiqué.

    7 autres contrats du genre ont déjà été signés dans la région : trois en Indre-et-Loire, deux dans le Cher, un dans l’Indre et un autre dans le Loiret. D’autres sont en projet.

    Les CPTS constituent un « facteur d’attractivité »

    Lors de la signature du nouveau contrat de santé, les membres de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du Sud 28 ont souligné les avantages des CPTS « dans une région particulièrement concernée par des besoins importants en professionnels de santé ». Selon eux, ces communautés territoriales permettent :

    • d’améliorer le parcours des patients ;
    • de faciliter des exercices coordonnés ou en pratique avancée ;
    • de développer la prévention ;
    • de créer un environnement, un cadre d’exercice professionnel « plus coopératif, ouvert et accueillant » pour les professionnels qui ne souhaitent pas exercer de manière isolée.

    « Les CPTS constituent un facteur d’attractivité », insistent-ils.

    Deux financements possibles

    Les financements suivants sont envisageables :

    • Une subvention du Fonds d’intervention régional géré (FIR) par l’agence régionale de santé (ARS). L’ARS peut attribuer ces crédits FIR sur la base d’un contrat territorial de santé (article L.1435-8 du Code de la santé publique). Cette subvention vise à financer en partie la mise en place, le fonctionnement et les actions du projet de santé de la CPTS, lui-même validé par l’ARS dans un contrat territorial de santé.
    • Un financement européen, via le Fonds européen de développement régional (Feder), géré par le conseil régional Centre-Val de Loire, qui soutient entre autres les innovations dans le domaine du numérique.

    L’ARS Centre-Val de Loire « s’est engagée sur un financement stable des CPTS »

    L’ARS Centre-Val de Loire, sur la base d’une stratégie régionale claire, co-construite avec les représentants des professionnels, et décrite dans le Projet régional de santé 2, « s’est engagée sur un financement stable des CPTS, dans l’attente d’un financement de droit commun », précise le communiqué.

    Limite géographique des CPTS en Centre-Val de Loire

    La taille d’une communauté professionnelle territoriale de santé n’est pas la même s’il s’agit d’une importante agglomération, telle qu’Orléans ou Tours, ou d’une zone rurale ou semi-rurale d’un périmètre plus étendu.

    « En région Centre-Val de Loire, on peut ainsi compter 4 à 6 CPTS par département, indique l’ARS sur son site. Et certaines CPTS peuvent se déployer à cheval sur plusieurs départements, brisant ainsi les effets frontières. »

    État d’avancement des CPTS en Centre-Val de Loire

  • Faire de l’officine du futur un hub de technologies de santé plus qu’un simple lieu de dispensation

    Au cours d’une conférence-débat intitulée « la renaissance de la pharmacie d’officine » proposée aux participants du congrès de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP), qui s’est tenu du 2 au 6 septembre 2018 à Glasgow, le professeur en économie de la santé à la Bournemouth University, Darrin Baines, a affirmé que « dans l’objectif de conserver sa place dans le système de santé, l’officine de pharmacie devrait devenir un lieu d’expertise incontournable sur les technologies de santé et se décentrer de la dispensation [de médicaments]« .

    « Pour trouver un domaine porteur pour la pharmacie, tournez-vous vers les technologies de santé« , a-t-il insisté : d’après lui, alors que la dispensation s’automatise, le pharmacien, professionnel de santé de premier recours, devrait devenir un expert des technologies que les patients maîtrisent et demandent de plus en plus afin de devenir acteurs de leurs soins, et autour desquelles les systèmes de santé tendent à se construire.

    Ainsi, l’officine de pharmacie pourrait devenir un hub de technologies de santé plus qu’un simple lieu de dispensation.

    L’officine de demain selon Darrin Baines

    Pour s’adapter aux demandes émergentes des patients, l’officine de pharmacie pourrait devenir un local principalement dédié aux technologies de santé : les patients auront rapidement besoin d’un lieu de référence non seulement où se procurer, mais également où paramétrer, reprogrammer et réparer leurs outils connectés, et l’officine peut, en devenant ce lieu de référence, répondre à ce besoin futur des patients.

    En outre, l’officine pourrait s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation des patients, et s’écarter de la dispensation. En effet, les nouvelles habitudes de consommation introduites par les banques et les chaînes de supermarché, qui poussent les particuliers à effectuer eux-mêmes leurs opérations d’achat, bancaires, etc. à l’aide de dispositifs connectés tels que des plateformes, des caisse automatiques, et sans employé de comptoir, montrent que la population s’est adaptée à des points de vente automatisés, voire à une absence de points de vente. Dans le domaine de la santé, le même phénomène se retrouve dans le désir de pouvoir commander des médicaments sur internet, voire dans l’engouement pour le télé-suivi : la consommation de soins de santé sort de l’officine.

    Aussi, la pharmacie pourrait s’écarter de la dispensation classique au comptoir et s’adapter à ces patients de plus en plus habitués aux technologies et dispositifs innovants.

    Les étapes proposées par Darrin Baines pour la refonte du modèle de l’officine

    Pour transformer la pharmacie d’officine, le Pr Darrin Baines propose de suivre 5 étapes :

    • mettre à disposition des patients des plateformes permettant de se connecter à des médecins, aux autres patients, à la sécurité sociale, de contacter les industriels, les associations, etc. ;
    • exploiter le temps d’attente au comptoir pour proposer aux patients de remplir des questionnaires connectés sur leurs usages du médicament, de regarder des programmes d’éducation thérapeutique interactifs, de devenir patient-experts dans le cadre d’une étude, etc. ;
    • afin que les patients continuent de recourir à leur pharmacien en premier recours, ancrer cette nouvelle officine technologique dans un réseau de santé incluant les groupes de patients ou de professionnels et les entreprises fournisseuses de dispositifs médicaux, et coordonner le parcours de soins au moyen de la connexion à ce réseau ;
    • former les pharmaciens à tout ce qui se rapporte à ces technologies de santé, et pas seulement à ce qui relève du médicament ;
    • éduquer le grand public afin de lui permettre de recourir au mieux à cette nouvelle pharmacie technologique.

    Les réactions des pharmaciens d’officine

    Si certains pharmaciens d’officine participant au congrès ont relevé que l’activité de dispensation – de délivrance du médicament et de conseils associés au traitement – est au cœur de la pharmacie d’officine, cette notion de dispensation pourrait être redéfinie, influencée au bénéfice du patient comme du pharmacien : afin de continuer à servir le patient au mieux et à exister, la pharmacie d’officine, et toutes les activités qui lui sont associées, doit s’adapter au changement, à la technologie.

    En conclusion de cette conférence-débat, le président de la FIP, Dominique Jordan, a affirmé que la communauté des pharmaciens d’officine, qui s’inquiète de ses rémunérations futures et de ne plus pouvoir offrir certains services, a le temps de s’adapter à l’innovation technologique.