Etablissements

  • Été 2018 : le rapport d’Annie Vidal (LREM) sur la démarche qualité en Ehpad approuvé par la FNAQPA

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    La Fédération nationale avenir et qualité de vie des personnes âgées (FNAQPA), organisation représentative du secteur gérontologique, a communiqué à la fin du mois de juillet 2018 sa satisfaction quant aux propositions émises par la députée Annie Vidal (LREM) dans son rapport sur l’évolution de la démarche qualité en Ehpad adopté le 26 juillet 2018 par la commission des affaires sociales de l’Assemblé nationale.

    Parmi les impacts favorables que la fédération voit en la potentielle application des mesures formulées par Annie Vidal, l’harmonisation d’une démarche d’évaluation à la fois cohérente à l’échelle nationale et adaptée aux particularités de chaque établissement « rejoint pleinement la position de la FNAQPA ». Celle-ci affirme en effet défendre depuis longtemps l’évitement de « toute standardisation des réponses aux attentes ».
    Ces attentes, qu’elles soient émises par des professionnels ou par des patients, seraient par ailleurs prises en compte dans une démarche d’inclusion de l’ensemble des parties prenantes si les mesures proposées étaient mises en œuvre.

    De plus, la FNAQPA s’est affirmée « très favorable aux indicateurs d’impact et de résultat, afin de mettre en avant la performance et l’efficience dont font preuve [les] établissements ».

    Enfin, les propositions concernant l’augmentation de la communication et de la transparence, notamment à destination du grand public, rejoindraient également les positions de la FNAQPA, qui considère l’évaluation comme un « levier de valorisation de la qualité du travail [des] établissements, et de plus grande attractivité pour l’ensemble du secteur médico-social ».

  • Été 2018 : un expert health tech australien des maladies respiratoires va aider la Défense américaine

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché d’Asie-Pacifique.

    ResApp Health, une société australienne leader en santé numérique qui développe des applications mobiles pour le diagnostic et la prise en charge des maladies respiratoires, a annoncé le 16 août 2018 par communiqué avoir signé un partenariat avec Lockheed Martin, première entreprise américaine de défense et de sécurité, dans le cadre du programme Warfighter Analytics using Smartphones for Health (WASH) de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), une instance du département de la Défense des États-Unis en charge de la recherche et du développement des nouvelles technologies à usage militaire.

    L’objectif du programme WASH est de concevoir une suite logicielle visant à prédire l’état de préparation des combattants ainsi que les maladies chroniques et aiguës potentielles dans différents contextes, le tout en utilisant uniquement un téléphone portable standard et non des dispositifs médicaux spécialisés et coûteux.
    L’équipe bénéficiera de l’expertise de ResApp dans le développement d’algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) basés sur l’audio pour mesurer la santé respiratoire à l’aide de microphones pour smartphones.

    ResApp Health, dont plusieurs solutions sont actuellement testées en Australie et aux États-Unis, envisagent également un développement à l’échelle asiatique mais aussi au niveau européen.

    Deux études cliniques en cours en Australie et aux États-Unis

    ResApp Health élabore des algorithmes d’apprentissage automatique qui analysent le bruit de la respiration des personnes pour diagnostiquer et mesurer des affections respiratoires sans avoir besoin de matériel médical particulier.

    Des études cliniques actuellement en cours dans des hôpitaux majeurs des États-Unis et d’Australie ont démontré que ces dispositifs pouvaient conduire à un diagnostic précis de pneumonie, de bronchiolite, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), d’asthme, de faux croup (laryngotrachéite) et d’infections des voies respiratoires supérieures.

    Deux projets sont actuellement testés par ResApp :

    • L’étude Breath Easy (Breathe-Easy Paediatric Study) fait l’objet d’une expérimentation au Joondalup Health Campus, le plus grand établissement de soins de la banlieue nord de Perth, en Australie, et au Princess Margaret Hospital for Children (PMH) de Perth. 681 patients pédiatriques participent à une évaluation de l’efficacité de l’application conçue par l’entreprise australienne pour le diagnostic de la maladie respiratoire aiguë chez l’enfant via l’analyse des sons émis au moment d’une toux.
      Les résultats sont attendus ce mois-ci, avant que ResApp ne procède à des soumissions réglementaires pour un déploiement en Australie et en Europe.
    • L’étude Smartcough-C-2 est quant à elle en cours aux États-Unis au sein du Massachusetts General Hospital, à la Cleveland Clinic et au Texas Children’s Hospital chez des enfants âgés de 29 jours à 12 ans présentant des signes ou des symptômes d’affections respiratoires aiguës. L’étude C-2 fait suite à l’étude Smartcough-C menée en 2017, qui n’avait pu aboutir en raison d’ »anomalies procédurales ».
      Smartcough-C-2 a entraîné plusieurs changements au sein des établissements de soins, notamment une formation améliorée du personnel hospitalier et l’intégration d’une application d’enregistrement produisant des données audio sur la toux de meilleure qualité.
      La société australienne espère que les résultats, attendus dans les semaines à venir, constitueront la base de sa présentation pour la pré-intégration de sa solution ResAppDx sur le marché américain.

    L’entreprise australienne a également obtenu de très bons résultats concernant le dépistage de l’apnée du sommeil dans une étude clinique de validation.

    ResApp : vers un développement en Europe et ailleurs en Asie

    ResApp Health a par ailleurs récemment annoncé avoir obtenu un brevet en Australie pour sa « méthode et son appareil de traitement des sons des patients » (« Method and Apparatus for Processing Patient Sounds« ), basés sur l’analyse de leur toux.

    La société a aussi reçu une autorisation de dépôt de brevet aux États-Unis et plusieurs de ses applications sont en attente d’approbation dans divers régions du monde (Europe, Japon, Chine et Corée du Sud).

    Les clients potentiels des produits conçus par ResApp sont, entre autres, des prestataires de soins spécialisés dans la télé-médecine, des services d’urgence et de soins primaires mais aussi des organisations humanitaires opérant dans les pays en développement.

  • FASN 2019 : « La cancérologie à l’heure du numérique », le 2 avril 2019, Paris

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) 2019, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise le 2 avril 2019 à Paris, en partenariat avec Unicancer, un événement « 36 heures chrono » sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins. 

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour faire avancer la santé numérique. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital seront au cœur des discussions de ces Rencontres nationales de la santé numérique. Le programme mettra en lumière les retours d’expériences d’acteurs de santé sur les grands programmes et expérimentations déployés au sein des établissements de santé et sur les nouvelles formes de coordination mises en place pour les professionnels impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.

    La journée sera rythmée par des conférences et des ateliers experts, des challenge start-ups, des instants networking & matchmaking ainsi que des pitchs innovation…

    L’inscription, gratuite pour les professionnels de santé et les acteurs associatifs et institutionnels, doit être réalisée sur Faireavancerlasantenumerique.com.

    Programme

    9h00 Accueil

    9h20 -9h35 Introduction Care Insight & Unicancer

    • Pascale Flamant, déléguée générale, Unicancer
    • Sandrine Degos, Présidente, Care Insight

    10h45 -11h00 Pause café – Network

    10H20 -10h45 Keynote – « L’IA façonnera-t-elle le patient de demain ? » Réflexion philosophique autour de l’évolution des pratiques

    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)

    9H35 -10h20 Agora – Réussir le virage numérique en cancérologie : transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital

    • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Dr Emmanuel Briquet, membre du bureau de l’Union nationale hospitalière privée de cancérologie (AFC-UNHPC)
    • Pr Gilles Calais, président, FHF Cancer
    • Pr Norbert Ifrah, président, INCa (Institut national du cancer)
    • Pr Patrice Viens, président, Unicancer (à confirmer)

    11h00 -12h00 Les ateliers

    • LAB 1. L’impact de l’hyper-technicité sur la relation patient/médecin : quelle est la place de l’humain ?
      • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
      • Dominique Duquennoy, customer successand consulting director, Expert System
      • Camille Jean, maître de Conférences, LCPI, Arts et Métiers ParisTech
      • Dr Aline Sarradon-eck, chercheure, SESSTIM UMR 1252 (Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale)
      • Aurélie Scheer-Danton, coordonnatrice du projet GlobuloQuest, Fédération Leucémie Espoir
    • LAB 2. Comment le numérique transforme-t-il l’organisation des soins ?
      • Animateur : Pascal Briot, directeur général adjoint, Centre Eugène-Marquis
      • Amélie Tora, E-health& healthcare consultant, Dedalus France
      • Claire Lenain, directrice de l’offre de service et de la communication, Asip Santé
      • Dr Nathalie Quenel-Tueux, oncologue, Institut Bergonié, porteur du Projet E-Dom Santé
      • Bénédicte Serradeil, directrice des achats, hôpital européen de Marseille
    • LAB 3. La transformation des métiers en cancérologie
      • Animatrice : Christelle Galvez, directrice des soins et des parcours de santé, Centre Léon Bérard
      • Dr Julien Edeline, MCU-PH Oncologie Médicale, Centre Eugène Marquis, Porteur du projet Approprie
      • Julien Guerin, Head of Health Data Factory, Institut Curie
      • Marie Lang, Directrice, GCS CNCR – Comité national de coordination de la recherche

    12H00 -12H30 Restitution des ateliers

    12H30 -13H45 Pause déjeuner – Network

    13H45 -14H15 Start-ups challenge

    Comité d’experts :

    • Sandrine Boucher, directrice de la stratégie médicale et performance, Unicancer
    • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Joséphine Marie, chargée d’investissements, Fonds Patient Autonome, Bpifrance
    • Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes

    14h15 -14h55 Table ronde Cancérologie, Data & « Ethicsby design »

    • Animateur : Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes
    • David Gruson, membre du Comité de la chaire santé de Sciences Po Paris, fondateur de l’initiative Ethik-IA
    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)
    • Pr Laurence Devillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS

    14h55 -15h10 Start-ups challenge : annonce du lauréat

    15h10 -15h25 Pause café – network

    15h25 -15h45 Keynote – Quelle est la valeur ajoutée des outils numériques à l’expertise patient ?

    • Catherine Cerisey, fondatrice, Patients & Web

    15h45 -16h30 Table ronde – Des traitements sur mesure : data, analyse prédictive, personnalisation et efficacité du suivi

    • Animateur : Pr Alain Morel, responsable de la plateforme de génomique, Institut de cancérologie de l’Ouest
    • Dr Michel Angue, consultant Médical Senior, Parsek
    • Pr Fabrice Denis, oncologue et expert e-santé, Institut inter-régional de cancérologie Jean Bernard
    • Dr Pierre-Etienne Heudel, oncologue médical, Centre Léon Bérard
    • Dr Charlotte Ngo, chirurgien cancérologue, AP-HP

    16h30 -16h35 Clôture

    16h35 -17h00 Cocktail network

  • La construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques (Créteil, le 13/09/2018)

    La Fondation FondaMental, qui organise chaque année un cycle de conférences destinées aux professionnels de la santé ainsi qu’aux chercheurs, proposera d’aborder le 13 septembre 2018 au sein du pôle de psychiatrie de l’hôpital Albert Chenevier de Créteil (94), la construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques.

    Cette conférence, animée par Frédéric Durand-Salmon — CEO de BePATIENT — et soutenue par Otsuka Pharmaceutical France, Lundbeck France ainsi que l’Université Paris-Est Créteil, fait partie du cycle « Psychiatrie numérique, des outils connectés et des maladies mentales » visant à exposer comment des objets quotidiens tels que des smartphones et des tablettes peuvent devenir des supports de diagnostic, de suivi en temps réel et d’intervention auprès de patients de plus en plus acteurs de leurs soins.

  • Été 2018 : l’Anap publie un guide pour assurer le télésuivi des patients sous anticancéreux

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines « acteurs » et « écosystème ».

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) a publié le 27 juillet 2018 un guide présentant « un cadre commun de mise en œuvre » des dispositifs de e-santé pour le télésuivi des patients sous anticancéreux oraux (lien ci-contre).

    Le document se base sur sept retours d’expériences de centres hospitaliers et de centres de lutte contre le cancer (CLCC) ayant intégré de tels outils, analysés par un groupe de travail pluridisciplinaire dans l’optique de mieux comprendre « en quoi et comment le virage numérique peut faciliter la prise en charge coordonnée de [ces patients] ».
    « La (…) publication s’attache (…) à identifier les freins et les leviers de réussite pour déployer des dispositifs de e-santé », précise l’Anap.

    L’agence constate une « éclosion d’initiatives innovantes » reposant sur des dispositifs de e-santé, tels que des plateformes web et des jeux éducatifs, visant à connecter patients et professionnels de santé et assurer le suivi à distance des traitements. Cependant, elle note que le développement de ces outils pose diverses questions au niveau organisationnel, du pilotage et de la conduite de projets mais aussi technique et territorial.

    Une analyse des dispositifs de télésuivi déjà mis en place

    Parmi les retours d’expérience analysés par l’Anap figurent celui :

    • du Centre Jean Bernard du Mans, qui a mis en place l’application Moovcare (Sivan Innovation) ;

    • du Centre hospitalier privé de l’Europe (Port-Marly, Yvelines) : serious game ChimiOrale ;

    • du CLCC Léon-Bérard à Lyon : portail patients MyCLB ;

    • de l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille et de l’Institut Sainte-Catherine à Avignon : pilulier connecté Thess.

    Pour chacun des programmes de télésuivi, l’Anap détaille dans sa publication les enseignements identifiés au niveau organisationnel et technique, du pilotage et de la conduite du projet, et présente une évaluation des outils de e-santé déployés.

    Elle estime que la mise en place de tels dispositifs pour le suivi des patients sous anticancéreux oraux « doit impérativement conjuguer deux volets indissociables » : la performance technique du dispositif et la coordination des acteurs.

    Un modèle organisationnel comme cible à atteindre

    L’Anap propose un « modèle organisationnel cible », à atteindre en vue de faciliter la circulation de l’information entre les patients et les professionnels de santé ville-hôpital, indiquant que le télésuivi doit s’inscrire « dans la complémentarité des recommandations professionnelles d’une prise en charge standard », qui comprend une primo-consultation longue par l’oncologue ou l’hématologue, une consultation infirmière et une consultation pharmaceutique.

    Le modèle organisationnel de l’agence présente l’articulation entre les composantes du parcours de soins du patient et les fonctions attendues de l’outil de e-santé. Parmi ces fonctions, elle cite :

    • le reporting des symptômes et des effets indésirables par les patients ;
    • la possibilité de poser des questions et de recevoir des commentaires personnalisés sur la gestion des symptômes ;
    • l’accès à des fiches d’information sur les médicaments ;
    • la possibilité de recevoir des précisions sur la conduite à adopter en cas d’oubli du médicament ;
    • l’accès à des sites d’information référencés et validés ;
    • l’enregistrement des données de suivi du traitement et le stockage des informations du dossier patient ;
    • l’accès à un plan de traitement personnalisé ;
    • une option de rappel de prise du médicament ;
    • l’accès au calendrier des rendez-vous médicaux et à l’annuaire des professionnels de santé à contacter.

    Faciliter le suivi des patients grâce à un algorithme d’aide à la décision

    Côté professionnels de santé, l’Anap indique que le dispositif de e-santé à pour but de « faciliter le [suivi] par les équipes soignantes à l’aide d’un algorithme d’aide à la décision validé [qui] doit permettre une gradation de la réponse au patient selon le grade de toxicité de sa thérapie orale ».

    Les professionnels de santé libéraux (médecins traitants, infirmiers libéraux, pharmaciens d’officine) doivent aussi avoir accès à des fiches d’information sur les anticancéreux oraux, à des protocoles de conduite à tenir en cas d’effets indésirables, aux coordonnées des équipes hospitalières et à un système de reporting vers les soignants hospitaliers.

  • Été 2018 : Yves Levy retire sa candidature à un nouveau mandat à la présidence de l’Inserm

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines « acteurs » et « écosystème ».

    Dans un communiqué daté du 30 juillet 2018, Matignon a annoncé avoir pris acte de la décision de Yves Lévy de retirer sa candidature à un renouvellement à la présidence de l’Inserm.
    « Depuis son arrivée [au sein de l’institut] en 2014 [au poste de P.-D.G], Yves Lévy aura impulsé une nouvelle dynamique afin de répondre aux défis de la révolution biologique et technologique et de renforcer les positions de la France dans la recherche en santé au niveau international », commente le gouvernement.

    Dans un message adressé à l’ensemble des personnels de l’organisme, le Pr Lévy, époux de la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, explique avoir décidé de renoncer à un second mandat afin d’éviter toute suspicion de conflit d’intérêts. « Je ne veux enlever aucune chance à l’Inserm, et nous placer dans une situation dans laquelle l’institut ne pourrait pas pleinement interagir avec ses tutelles. »

    Le médecin immunologiste, spécialiste de l’infection par le VIH, « sera prochainement appelé à d’autres fonctions » mais reste en charge de l’intérim à la tête de l’Inserm, « dans les conditions définies lors de la formation du gouvernement », précise le communiqué. Il assure cet intérim depuis le 12 juin 2018, date d’expiration de son mandat de quatre ans.
    Le processus de recrutement de son successeur sera « relancé » dans les prochaines semaines. Il avait en effet déjà commencé, des candidats ayant été entendus le 21 juin 2018 à huis clos par une commission ad hoc. Seuls deux d’entre eux ont rendu publique leur candidature respective : Jessica Zucman-Rossi (Inserm, Université Paris-Descartes) et Philippe Froguel (CNRS, Université de Lille et Imperial College de Londres).

    Une position critiquée

    Yves Lévy a dans un premier temps envisagé de maintenir sa position à la tête de l’Inserm avant de décider de se retirer face aux critiques que son poste suscitait, le gouvernement étant partagé entre la satisfaction du travail effectué par le haut fonctionnaire et les soupçons de conflit d’intérêt dont il faisait l’objet en raison de la nomination en 2017 de son épouse, Agnès Buzyn, au gouvernement.

    Le gouvernement assure avoir évité « tout conflit d’intérêts »

    La ministre de la Santé estime que les critiques sont infondées. À plusieurs reprises, elle a souligné que la cotutelle de l’Inserm avec le ministère de la Recherche avait été retirée par décret dès le mois de mai, au profit du Premier ministre. Elle a également affirmé « ne pas [s’]impliquer dans la carrière de [son] mari ».

    De son côté, « le gouvernement rappelle que l’ensemble des procédures permettant d’éviter tout conflit d’intérêts entre l’Inserm et la ministre des Solidarités et de la Santé ont été mises en œuvre de façon continue depuis mai 2017 » (communiqué).

    Une nomination pointée du doigt depuis plusieurs années

    D’autres réticences avaient été exprimées lors de la nomination du Pr Lévy : Agnès Buzyn était alors, de 2011 à 2016, présidente de l’Institut national du cancer (INCa), groupement d’intérêt public dont l’Inserm est membre ; les époux siégeaient donc ensemble au conseil d’administration de l’INCa.

    En réponse, Yves Lévy avait indiqué à l’époque que le budget de l’INCa était déterminé « en amont, au niveau ministériel, et [qu’]aucun des dirigeants de ces instituts [ne pouvait le] modifier ».

    « Je ne veux enlever aucune chance à l’Inserm »

    Dans un message adressé à l’ensemble des personnels de l’Inserm et rendu public, le Pr Lévy est revenu en détail sur son choix :

    « Dans le cadre d’un second mandat, j’ai proposé un programme ambitieux pour poursuivre la transformation de l’Inserm, et le positionner comme le « fer de lance » de la recherche biomédicale française, en renforçant sa capacité d’adaptation aux évolutions des politiques nationales, à la compétition internationale, en anticipant la réponse aux défis scientifiques, technologiques et de santé. L’Inserm est le seul institut à pouvoir assurer un continuum de la recherche fondamentale à la recherche clinique, à la santé publique et l’aide à la décision publique.

    Dans la situation personnelle qui est la mienne, je considère que toutes les conditions ne seront pas réunies pour conduire ce projet ambitieux. Prenant en compte l’évolution des politiques publiques qui s’annoncent dans l’enseignement supérieur et la recherche, à l’hôpital, et dans le champ de l’innovation, je ne veux enlever aucune chance à l’Inserm, et nous placer dans une situation dans laquelle l’institut ne pourrait pas pleinement interagir avec ses tutelles.

    Pour ces raisons, je décide ainsi aujourd’hui de retirer ma candidature à un second mandat. »

    Yves Lévy

  • Été 2018 : l’ARS PACA dissout le CDOM des Bouches-du-Rhône

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « acteurs » et « écosystèmes ».

    D’après un communiqué daté du 9 juillet 2018 émanant du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARS PACA) a décidé de dissoudre le Conseil départemental de l’ordre des médecins (CDOM) des Bouches-du-Rhône.

    Cette mesure avait été demandée à l’ARS, seule autorité habilitée à dissoudre un conseil départemental de l’ordre, par le CNOM réuni en session le 14 juin 2018.
    En effet, une « mission de bon office » menée par le CNOM avait constaté au début du mois d’avril 2018 la « paralysie de fait et de droit de l’institution départementale », et ce malgré « des efforts pour ramener un climat propice au bon exercice du CDOM des Bouches-du-Rhône » et la tenue de récentes élections (communiqué).

    À la suite de cette décision, le CNOM insiste sur deux priorités :
    • organiser rapidement pour les médecins du département l’élection de conseillers ordinaux avant la fin de l’année 2018 ;
    • assurer une intérim par une délégation de 5 conseillers proposés par le CNOM jusqu’à ces élections.

  • #FASN2018 : les datas et la santé au cœur de l’étape parisienne du 15/11/2018 de la campagne

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) 2018, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise le 15 novembre 2018 dans ses locaux parisiens un événement « 36 heures chrono » centré sur la problématique des données en santé.

    Le programme, qui comportera des ateliers (LAB), des keynotes, des challenges de start-ups, etc., sera précisé ultérieurement.

  • Une croissance mensuelle de 3 % pour l’emploi en santé numérique depuis juillet 2016 (étude Jobflit)

    La plateforme Jobflit a publié le 13 juillet 2018 les résultats d’une étude révélant une croissance mensuelle de 3 % de l’emploi en santé numérique depuis juillet 2016. Ce bilan est tiré d’une analyse réalisée par le site sur près de 10 000 offres d’emploi dans la e-santé publiées en France au cours des 24 derniers mois.

    L’étude met par ailleurs en évidence l’importance de la place tenue par les grandes entreprises dans le domaine de la santé numérique – 50 % des offres émanent de ce type de structures – ainsi que le dynamisme de la télémédecine : la moitié des offres d’emploi publiées en e-santé concernent ce secteur, qui recrute plus de développeurs que de médecins.

    Bilan général : recrutement à la fin des stages et CDI

    « 9 948 offres d’emploi en e-santé ont été publiées en France ces 24 derniers mois », indique l’étude. Ce chiffre est en constante hausse : le marché de l’emploi en e-santé croît de 3 %, contre 2 % pour le marché de l’emploi total.

    Les profils professionnels les plus recherchés sont ceux des développeurs : 34 % des offres émises depuis 2016 les concernent, contre 33 % adressées aux médecins et 28 % aux commerciaux.

    En outre, 74 % des offres sont des CDI alors que dans l’ensemble du marché du travail français, seuls 51 % des contrats sont à durée indéterminée. Ces contrats peuvent par ailleurs être obtenus après un stage : 57 % des offres de stage ouvrent la voie à une embauche potentielle en fin de contrat.

    Prédominance de la télémédecine

    Sur les quatre domaines de la santé numérique (télé-santé, télémédecine, m-santé, dossiers électroniques) définis par Jobflit, c’est la télémédecine qui représente la part d’offres la plus importante, avec 51 % des offres émises depuis juin 2016 et une évolution mensuelle moyenne de 5 %.

    Les entreprises spécialisées dans les systèmes de dossiers numériques de santé arrivent en deuxième position, avec 30 % des offres et une croissance de 4 % sur la période étudiée.

    La santé sur mobile représente quant à elle 13 % des annonces d’emploi et une croissance de 8 %, contre 6 % des offres et de croissance pour le secteur de la télé-santé.

    Prédominance des grandes entreprises

    La e-santé constitue l’activité de plus de 1 000 organisations, qui s’avèrent être principalement de grandes entreprises : 45 % des offres d’emploi sont publiées par de grandes entreprises et cabinets de conseil, 40 % par des PME et 23 % par des start-ups.

  • #FASN : rendez-vous et faits marquants de la campagne

    La campagne « Faire Avancer la Santé Numérique » (#FASN) a été lancée en janvier 2015 par la société de conseil stratégique en e-santé Care Insight, dans l’optique de soutenir la filière e-santé et les acteurs investis dans la transformation numérique ainsi que dans l’amélioration du système sanitaire et médico-social.

    Elle s’articule à travers une plateforme d’information en ligne (lien ci-contre) et des rencontres régionales, « les 36 Heures Chrono ».

    Health & Tech Intelligence répertorie dans un dossier spécial tous les événements et faits marquants de la campagne #FASN.