Etablissements

  • L’université de Lille lance un master « data science pour la santé »

    Après l’annonce, le 13 juin 2018, du lancement du master « data science pour la santé », l’université de Lille et plus précisément la faculté d’ingénierie et de management de la santé (ILIS), a achevé le 17 juillet 2018 la réception des dossiers de candidatures à cette nouvelle formation.

    L’ILIS, partenaire de Polytech’ Lille et soutenue par de grandes organisations du secteur biologie-santé, accueillera ses premiers étudiants à la rentrée universitaire 2018 dans l’objectif de les former en deux ans à devenir des data scientists, soit des experts en sciences des données. 

    Ce type de professionnels, encore peu nombreux, est très recherché, notamment dans le domaine de la santé. Polyvalents, les health data scientists sont doués d’une compétence triple : maîtrise de l’ingénierie des données, de l’analyse de problématiques concernant la santé ou le système de santé et de la gestion de projets centrés sur les données de santé éventuellement à même d’aider la prise de décision clinique, médicale, industrielle ou de santé publique. La révolution numérique s’accompagnant d’une accumulation exponentielle du nombre de données de santé, ces spécialistes ont pour rôle de contribuer à l’exploitation de ces informations au bénéfice de la recherche, de la santé publique et de l’innovation industrielle.

    La première promotion de ce master comptera des étudiants titulaires d’une licence en sciences pour la santé, en biologie, en mathématiques, en informatique ou en physique-chimie ou de tout autre diplôme relatif à la santé ou au traitement des données.

    Des informations complémentaires concernant ce master sont disponibles via le lien ci-contre.

  • 1,5 million de dossiers de santé piratés dans la plus importante cyberattaque menée à Singapour

    Le système de santé de Singapour a récemment été victime de la plus importante cyberattaque jamais perpétrée à son encontre, a annoncé le 20 juillet 2018 le gouvernement de la cité-État. Des hackers ont volé les informations personnelles d’environ 1,5 million de personnes, dont celles du Premier ministre Lee Hsien Loong.

    Cette attaque qualifiée de « délibérée, ciblée et bien planifiée » a visé les patients ayant effectué un séjour dans des cliniques entre le 1er mai 2015 et le 4 juillet 2018, a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.

    « Ce n’était pas le travail de hackers occasionnels ou de gangs criminels », a-t-il ajouté, expliquant que les hackers avaient ciblé leur attaque sur des données concernant le Premier ministre et en particulier les médicaments qui lui avaient été prescrits en ambulatoire.

    « Nous n’avons pas trouvé de preuve d’une violation similaire dans les autres systèmes informatiques de santé publique », ont déclaré l’Agence gouvernementale de sécurité cybernétique (CSA) et l’agence de santé IHiS. « Dès sa découverte, la brèche a été immédiatement réparée, empêchant une nouvelle exfiltration illégale ».

    Cette faille survient quelques jours après que les Australiens aient eu l’opportunité de se retirer de la base de données de santé nationale du gouvernement fédéral, My Health Record, replaçant au premier plan les préoccupations concernant la protection des informations patients.

    Le hackeur serait un acteur étatique

    Les hackers ont posté l’image d’un masque de Guy Fawkes, symbole du mouvement hacktiviste Anonymous, sur le site du Premier ministre avec le commentaire : « C’est super d’être Singapourien aujourd’hui ».

    Les autorités ont refusé de commenter l’identité des pirates, citant la « sécurité opérationnelle », mais des experts ont expliqué à l’AFP que la complexité de l’attaque et sa focalisation sur des personnes de renom comme le Premier ministre indiquaient que le hackeur devait être un acteur étatique.

    Entre-temps, un rapport de police a été établi le 12 juillet 2018. Des enquêtes sont en cours.

    Les professionnels de santé « temporairement interdits d’utiliser des ordinateurs »

    Les employés de SingHealth, le plus grand groupe d’établissements de santé de Singapour, sont temporairement interdits d’utiliser des ordinateurs professionnels. « [Les pirates] ont d’énormes ressources et n’abandonnent jamais », a justifié l’organisation.

    « La violation des données de santé décrit une nouvelle réalité. Nous ne pouvons pas revenir aux dossiers papier, a déclaré Olli Jarva, consultant en gestion pour le groupe Integrity Software du développeur de logiciels Synopsys (source : Personaltechmd.com). Compte tenu de la nature de cette attaque, il est difficile de dire exactement quelle [sera] l’issue de l’opération, surtout quand les attaquants ne se sont pas identifiés. »

    Wong Onn Chee, directeur de la technologie au sein de la société de sécurité Resolvo Systems – l’un des experts majeurs en matière de fuite d’informations en Asie -, a souligné que lorsqu’il était question de cybersécurité, « ce n’est pas une question de si, mais de quand ».

    Protection des données de santé : une préoccupation centrale aussi en Asie

    L’attaque survenue à Singapour s’est produite alors que la privatisation des données personnelles fait l’objet d’un débat mouvementé en Australie.

    Les Australiens ont eu la possibilité, pendant trois mois, de choisir de ne pas figurer dans la base de données de santé nationale, My Health Record : le gouvernement fédéral crée automatiquement pour chaque citoyen un dossier de santé numérique à moins qu’il n’exprime explicitement sa volonté de ne pas faire partie du système ( “opt out” model).

    Cette décision a suscité de vives discussions entre les professionnels de santé, les organismes de santé mentale, les défenseurs de la vie privée et les professionnels de la sécurité informatique.

    “opt out” model : faciliter l’accès aux informations de santé…

    Les responsables de My Health Record ont promis de centraliser les dossiers de santé, permettant aux différents professionnels de santé du pays d’accéder plus facilement à toutes les données des patients et donc, potentiellement, de sauver davantage de vies (possibilité d’alerter les médecins en cas d’allergies ou d’antécédents médicaux majeurs…).

    …au dépens de leur privatisation ?

    Cependant, de nombreux d’individus redoutent des abus. Parmi les inquiétudes centrales des patients figure la crainte de ne pouvoir sortir du système. Par exemple, si certains parents décident d’ouvrir un dossier de santé numérique pour leurs enfants, celui-ci peut être annulé lorsque les enfants grandissent mais il ne peut pas être supprimé, le gouvernement ayant spécifié que le dossier serait conservé pendant trente ans après la mort du patient concerné. Cependant, après son annulation, le dossier sera inaccessible aux professionnels de la santé, assurent les autorités.

  • TIC Santé Meeting : une soirée sur la e-santé et le maintien à domicile le 20/09/2018 à Talence

    Le prochain TIC Santé Meeting aura lieu le jeudi 20 septembre 2018 à 18 heures à l’Institut de formation en soins infirmiers de la Maison de santé protestante de Bordeaux-Bagatelle (MSPB), situé dans la commune de Talence (Gironde). Cette rencontre sera centrée sur les thématiques de la e-santé et du maintien à domicile et sera organisée par le Cluster TIC Santé Nouvelle-Aquitaine. 

    Les personnes souhaitant participer à l’événement doivent s’inscrire sur le site officiel (lien ci-contre).

    18h00 :

    Accueil

    18h30 : 

    Mot d’introduction

    Participant : Christian Fillatreau, président du Cluster TIC Santé Nouvelle-Aquitaine

    18h40 :

    Mot d’introduction

    Participant : Guénolé Jan, directeur du pôle « social, médico-social et formation » de la Maison de santé protestante de Bordeaux-Bagatelle (MSPB). 

    18h50 :

    Présentation des enjeux du maintien à domicile

    Participant  : Frédéric Piant du Conseil Gestion Formation en Dispositifs Médicaux (CGPDM)

    19h00 :

    Présentation de projets

    • MSPB : DomCare, une équipe urgence nuit et une équipe de soutien aux aidants à domicile ;
    • AVAD : NTIC et prestations de santé à domicile ;
    • Home-Assist : des services personnalisés et évolutifs selon le niveau d’autonomie ;
    • Ta vie Téléassistance : des formules de téléassistance ;
    • Orence : la dématérialisation simplifiée de gestion des informations entre prestataires de dispositifs médicaux et services d’hospitalisation à domicile et de maintien à domicile.

    20h00 :

    Cocktail

  • La UK Space Agency et NHS England investissent 4,5M€ pour exploiter la technologie spatiale en santé

    L’Agence spatiale britannique UK Space Agency a lancé début juillet 2018 une initiative conjointe de 4 millions de livres sterling (4,5 M€) avec le NHS England afin de réorienter la technologie spatiale vers le domaine de la santé.

    La somme investie est dédiée aux innovateurs chargés de démontrer comment la technologie initialement conçue pour le secteur spatial, telle que l’exploration et les communications par satellite, pourrait être utilisée dans l’optique d’améliorer les traitements et les soins au sein du NHS.

    Jusqu’à quatre applications seront retenues et recevront un financement de l’Agence spatiale britannique pour nécessaire à leur développements, avec le soutien du NHS England et de l’Agence spatiale européenne (ESA).

    NHS : 4 défis à relever

    Simon Stevens, directeur général de NHS England, a mis en avant les quatre défis à relever dans son discours de juin 2018 à l’occasion de la conférence de la confédération du NHS :

    • la gestion des conditions à long terme ;
    • le diagnostic précoce du cancer ;
    • la satisfaction des besoins en santé mentale ;
    • la transformation des services de soins primaires.

    Technologies spatiales et secteur de la santé : les projets se multiplient

    Les précédentes initiatives visant à adapter les technologies spatiales à des applications médicales comprennent notamment :

    • le développement d’une pilule dotée d’une micro caméra qui peut être avalée par les patients pour diagnostiquer les problèmes intestinaux ;
    • des pantoufles contenant des capteurs GPS pour faciliter le suivi des personnes atteintes de démence ;
    • des camionnettes mobiles de dépistage du cancer du sein qui utilisent la technologie financée par l’Agence spatiale britannique pour renvoyer les images capturées aux centres d’évaluation ;
    • une application pour aider à prévenir le cancer de la peau ;
    • un moniteur portable basé sur un équipement gyroscopique inspiré par le programme spatial américain afin de mieux prévenir les chutes chez les personnes âgées.

    Les dernières initiatives majeures entreprises en Europe et en France

    • Europe : Un appel à projets, intitulé « Cross4Health » et financé par le programme européen Horizon 2020, s’est clôturé le 16 mai 2018.
      Il s’adressait aux start-ups spécialisées dans les secteurs de l’aérospatial ou de l’énergie et dont les technologies pouvaient être transposées au domaine des dispositifs médicaux et des biotechnologies ou être traduites en solutions numériques (TIC) pour la santé.
    • France : Un partenariat stratégique entre Lyonbiopôle, pôle de compétitivité santé basé à Lyon, et le Centre national d’études spatiales (CNES), a été officiellement lancé le 29 mars 2018.
      Objectif : « Permettre aux acteurs de la santé « terrestre » de bénéficier des résultats de la recherche médicale spatiale mais aussi d’imaginer des passerelles réciproques ».

    « Le spatial pourrait accompagner par exemple la transformation numérique en santé, en contribuant à faciliter l’accès à une santé pour tous, accélérant la R&D et participant à l’amélioration de l’offre de soins, expliquait en avril à H&TI Christophe Cizeron, président de Lyonbiopôle. Les vols habités nécessitent également de relever d’autres défis en santé pour limiter les effets de la microgravité, du confinement et des radiations sur le corps humain. Les recherches et solutions dans ce domaine peuvent avoir des retombées pour des applications sur terre dans la lutte contre le vieillissement et de nombreuses pathologies ! »

  • Soins à domicile : une prise en charge améliorée grâce à l’HAD et des SSIAD conjoints

    Les personnes âgées de plus de 60 ans malades ou en perte d’autonomie, les personnes handicapées et les personnes atteintes d’une maladie chronique bénéficiant de l’intervention d’un SSIAD ou d’un SPASAD peuvent conjointement bénéficier, si besoin est, depuis le 1er juin 2018 d’une prise en charge dans le cadre d’une HAD, relaie le Portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées et l’accompagnement de leurs proches le 19 juillet 2018.

    Des soins coordonnés par des acteurs dont les actions étaient exclusives jusqu’à récemment pour un maintien au domicile prolongé de la personne, des complications évitées dues au déplacement à l’hôpital et des soins surs, tels sont les objectifs poursuivis par le nouveau dispositif.

    Les conditions devant être réunies pour la mise en place des services conjoints

    Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, les 3 critères suivants doivent être satisfaits :

    • le SSIAD qui suit le patient a signé une convention avec un établissement d’HAD pour organiser les modalités de prise en charge ;
    • le patient bénéficie à son domicile des soins de l’équipe d’un SSIAD ou d’un SPASAD depuis au moins 7 jours consécutifs OU le patient revient à son domicile après une hospitalisation avec hébergement, et avait été pris en charge par un SSIAD ou un SPASAD pendant au moins 7 jours consécutifs avant cette hospitalisation et conserve sa place dans le SSIAD ou le SPASAD à sa sortie d’hôpital ;
    • le médecin (traitant, hospitalier ou au choix) prescrit au patient une hospitalisation à domicile.

    Afin d’être guidés dans leur décision d’orientation des patients, les médecins prescripteurs sont invités à utiliser l’outil Adop’had.

    Textes réglementaires instaurant l’intervention conjointe SSIAD-SPASAD-HAD

    • Instruction N° DGOS/R4/DGCS/3A/2018/136 du 4 juin 2018 relative à l’articulation entre les SSIAD-SPASAD et les établissements d’HAD pour assurer la prise en charge continue du patient à son domicile
    • Décret n° 2018-430 du 1er juin 2018 prévoyant les conditions d’admission et les modalités de prise en charge conjointe des patients par un établissement d’hospitalisation à domicile et un service de soins infirmiers à domicile ou un service polyvalent d’aide et de soins à domicile
    • Arrêté du 1er juin 2018 fixant la durée de la prise en charge minimale par le service de soins infirmiers à domicile ou le service polyvalent d’aide et de soins à domicile permettant une intervention conjointe avec un établissement d’hospitalisation à domicile
    • Décret n° 2018-271 du 13 avril 2018 relatif à l’intervention des établissements d’hospitalisation à domicile auprès des personnes bénéficiant de prestations réalisées par un service de soins infirmiers à domicile ou un service polyvalent d’aide et de soins à domicile

    L’instruction du 4 juin 2018 détaille les modalités de coordination entre les SSIAD ou SPASAD et les établissements d’HAD dans l’objectif d’assurer la continuité, la qualité et la sécurité de la prise en charge des patients à leur domicile :

    • elle explicite le périmètre, les modalités de mise en œuvre et de facturation ;
    • elle fixe les conditions de l’évaluation de l’intervention conjointe d’un SSIAD ou d’un SPASAD avec un établissement d’hospitalisation à domicile ;
    • elle inclut en annexe une proposition de modèle de convention de partenariat entre les deux types de structures et un modèle de fiche de liaison entre les établissements.

    Les Modèle de convention et de fiche de liaison à destination des équipes de SSIAD / SPASAD ou d’un établissement d’HAD sont disponibles au téléchargement via les liens ci-contre.

    Un parcours continu possible grâce au nouveau dispositif

    Les avantages que présente le dispositif sont les suivants :

    • donner accès à des soins hospitaliers adaptés à une personne en la maintenant à domicile ;
    • maintenir une partie des professionnels du SSIAD avec lesquels la personne a établi des liens privilégiés dans un contexte de santé détériorée ;
    • garantir une prise en charge effectuée par des professionnels disposant d’une bonne connaissance de la situation et intervenant de manière coordonnée.

    L’intervention des équipes de l’hospitalisation à domicile complète les services dispensés par les équipes du SSIAD ou du SPASAD en fonction des besoins pontuels liés à l’évolution de l’état de santé de la personne.

    La personne prise en charge est maintenue dans un environnement sécurisant tout en bénéficiant de soins continus et sûrs.

  • CHU de Tours : une conciergerie pour améliorer l’expérience patient et le quotidien des soignants

    Le CHU de Tours a ouvert le 28 juin 2018 un service de conciergerie pour les patients, leurs proches et les professionnels de l’établissement afin d’améliorer le séjour des usagers et simplifier le quotidien de ses employés.

    Conçu par la start-up française Happytal, le dispositif va être instauré sur les sites de Bretonneau (ouverture le 28 juin 2018) et de Trousseau (ouverture le 29 juin 2018), où deux comptoirs seront à disposition des utilisateurs.

    L’initiative s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la politique d’amélioration du confort hôtelier entreprise par le CHU de Tours.

    De manière générale, l’offre élaborée  par Happytal vise à améliorer le confort du patient avant, pendant et après (retour à son domicile) sa prise en charge à l’hôpital. Ainsi, l’usager peut, par exemple, remplir sa préadmission en ligne, signer les accords de prise en charge et accéder à différents services de conciergerie pendant son séjour hospitalier.

    Selon Pierre Lassarat, co-fondateur de la société, l’ensemble des dispositifs proposés par son entreprise permet d’économiser environ 700 000 euros net par hôpital (source : APMnews).

    Services proposés par la conciergerie du CHU de Tours :

    • accès à une trousse d’hygiène ;
    • alimentation ;
    • aide à domicile ;
    • coiffure ;
    • esthétique ;
    • réflexologie ;
    • pressing ;
    • presse et livres ;
    • jeux ;
    • garde d’enfants et d’animaux.

    La particularité de l’offre établie par le CHU de Tours est que « l’établissement a fait le choix de ne pas financer cette prestation par les recettes des chambres particulières », précise le centre hospitalier dans un communiqué.

    Les avantages des services Happytal pour les hôpitaux

    Happytal aide les établissements de soins :

    • à améliorer la qualité de vie de leurs employés ;

    « Nous commençons à aller sur des prestations destinées aux agents hospitaliers (food truck, relais colis, pressing). Nous réfléchissons aussi à l’attractivité des hôpitaux ; [nous envisageons] de travailler avec des mairies pour proposer des guides de la ville aux agents hospitaliers qui viennent d’emménager et des prestations pour faciliter l’emménagement. » (Pierre Lassarat, APMnews)

    • à optimiser leur gestion, en particulier sur l’utilisation des chambres individuelles (facturées plus chères aux patients que les autres chambres), et la facturation : le dispositif d’Happytal permet de recueillir les demandes signées de chambre particulière, de gérer de manière prévisionnelle les lits et les placements en chambre individuelle.

    « Nous aidons les hôpitaux à répertorier les chambres individuelles, c’est bénéfique pour le patient en termes de confort et de réduction du risque de maladie nosocomiale, et aussi pour l’hôpital qui facture un supplément. À l’aide d’un algorithme, [nous faisons] des recommandations aux hôpitaux vis-à-vis de l’utilisation des chambres individuelles. » (Pierre Lassarat, APMnews)

    Selon le cofondateur de la société, tous ces services permettent aux hôpitaux d’économiser 1 million d’euros par an, soit 700 000 euros net par établissement.

    « Nous créons des ponts ville-hôpital »

    « 700 prestataires locaux travaillent avec nous (coiffeur, boulanger, fleuriste, etc.), a détaillé Pierre Lassarat. Nous créons des ponts ville-hôpital, pour le patient, mais aussi entre les patients et les prestataires de proximité qui ne sont pas armés pour collaborer avec des hôpitaux. Nous facilitons donc la relation entre ces prestataires locaux et les hôpitaux. Ces ponts bénéficient au le patient, à l’économie locale et à nous-mêmes car nous avons trouvé un modèle de développement pérenne et stable sur les territoires. »

    Happytal entend servir 300 hôpitaux publics et 400 institutions privées d’ici 2021

    • Prestataire français de services et de conciergerie, Happytal a déployé ses services dans 57 établissements publics de santé et 4 Ehpad depuis sa création en 2013.
    • Elle envisage de servir 300 hôpitaux publics et 400 institutions privées d’ici 2021 « mais sur un modèle un peu différent », a déclaré Pierre Lassarat, co-fondateur de l’entreprise, lors d’une interview réalisée début juillet par APMnews. « Nous souhaitons vendre nos outils en mode SaaS à des structures privées, qui opéreraient les solutions avec leurs propres salariés. »
    • La société souhaite également se développer à l’étranger. Elle a récemment ouvert ses services au CHU Saint-Pierre, à Bruxelles, et vise un déploiement plus large en Europe en 2019, puis à échelle internationale en 2021.

    Une croissance de 200 % entre 2015 et 2016

    Happytal a enregistré une croissance de 200 % entre 2015 et 2016 puis de 100 % entre 2016 et 2017.

    En 2015, l’entreprise a été sélectionnée par le Resah pour la mise en place d’une prestation de services de type « conciergerie d’hôpital ». En 2016, elle a conclu un accord-cadre avec l’UniHA pour intégrer son catalogue.

  • La stratégie nationale en e-santé du Bénin présentée à l’Africa CIMSA 2018

    À l’occasion de la deuxième Conférence internationale des ministres de la santé et des ministres des TIC sur la sécurité des soins en Afrique (CIMSA 2018) qui s’est tenue du 17 au 22 juin à Cotonou (Bénin), le ministre de la santé béninois, le Dr Benjamin Hounkpatin, a présenté la stratégie nationale en e-santé du pays : le Bénin compte parmi les 26 pays africains dotés d’un tel plan.

    Adoptée en novembre 2017 après un processus d’élaboration initié par la définition de la vision, des missions principales et des objectifs, cette stratégie prévoit au cours de la période 2018-2022 d’identifier, d’harmoniser et de planifier les actions à mettre en place pour agir sur le système de santé. Elle vise par ailleurs à mutualiser les moyens financiers, humains et matériels.

    En se dotant d’une telle stratégie, le pays se conforme aux recommandations exprimées à propos de la santé numérique en mai 2016 à Genève par l’OMS, validées au conseil des ministres, a expliqué le ministre au quotidien béninois l’Evénement précis.

    Un dessein général, une mission et sept objectifs pour plan d’action

    La finalité ultime de la stratégie

    Selon le Dr Hounkpatin, la finalité de la stratégie est qu’à l’horizon 2022 « le système de santé béninois puisse offrir une meilleure prise en charge sanitaire à tous les citoyens, en levant toutes les barrières de qualité, d’équité, d’égalité, d’accessibilité, de disponibilité et de rapidité grâce à la contribution de la [e-santé] ».

    Une mission globale pour atteindre cette finalité

    Pour atteindre une amélioration de la qualité du système de santé d’ici 2022 par la mise en œuvre de la e-santé, le ministre de la santé béninois a présenté une mission concernant « l’utilisation des technologies d’information et de communication (TIC) à tous les niveaux du système de santé ».

    En effet, selon le Dr Hounkpatin, la systématisation de l’utilisation de ces TIC devrait permettre d’optimiser l’échange d’informations sanitaires et médicales fiables, d’améliorer ainsi la qualité des soins et de rendre plus performante la gestion des ressources sanitaires du pays.

    Une mission déclinée plus précisément en 7 objectifs stratégiques

    Les sept objectifs stratégiques identifiés sont :

    • la formation de professionnels suffisamment nombreux à l’utilisation des TIC ;
    • le renforcement des capacités des professionnels de la santé par l’utilisation  de la e-santé ;
    • la constitution d’informations médicales plus complètes et récentes sur la santé des patients ;
    • une contribution à la prévention et à la lutte contre les maladies infectieuses ou non transmissibles ainsi qu’à la lutte contre la mortalité maternelle et infantile ;
    • l’extension et la consolidation de la télémédecine ;
    • la promotion de l’éducation à la santé auprès des communautés, de la transparence sur les coûts de prestations et les alternatives de traitement ;
    • une amélioration de l’information managériale et de gestion du système de santé, notamment pour une plus grande maîtrise de l’évolution des dépenses au sein du secteur.

    ~ 18 millions d’euros pour 3 programmes et 12 projets prioritaires

    Ces sept objectifs ont été déclinés dans un plan d’action déployé sur 5 ans, axé sur 10 composantes réparties en 3 programmes et dont le coût est estimé à environ 21 millions de dollars américains (environ 18 M €).

    Les 3 programmes

    Le 1er programme est lié aux infrastructures TIC, avec comme composante essentielle la mise en place d’un Réseau national numérique de santé (RNNS).

    Le 2ème programme est relatif aux applications et services. Parmi ses 5 composantes figurent : le déploiement d’une plateforme d’information et de communication harmonisée, de systèmes d’information hospitaliers et sanitaires ainsi que de la télémédecine par un renforcement du projet actuel.

    Le 3ème programme concerne la création d’un environnement propice au développement de la santé numérique. Ses 4 composantes sont la mise en place de dispositions légales et administratives liées à la problématique de la sécurité des données, de normes techniques et d’interopérabilité, un renforcement des capacités et la promotion de la e-santé.

    Ces programmes et composantes sont eux-même déclinés en 26 projets dont 12 sont considérés comme prioritaires.

    12 projets prioritaires

    Ces projets concernent notamment la connexion des structures sanitaires entre elles, la facilitation de la communication entre ministère de la Santé et structures sanitaires, la promotion de l’accès aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence par la téléphonie mobile, la mise à jour et l’adaptation des textes juridiques et réglementaires encadrant l’exercice de la e-santé, le renforcement des capacités des professionnels de la santé par l’e-formation.

    Organiser la gouvernance de la stratégie pour en assurer la mise en œuvre

    La Stratégie nationale en santé numérique du Bénin a prévu un cadre de gouvernance placé sous la double tutelle du ministère de l’Économie numérique et de la Communication, et du ministère de la Santé. 

  • Réinventer le modèle des Ehpad : enjeu central du système de santé français

    Réinventer le modèle des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est l’un des enjeux majeurs du système de santé français pour les années à venir et un projet au cœur de l’agenda ministériel d’Agnès Buzyn.

    Le 30 mai 2018, la ministre des Solidarités et de la Santé a présenté publiquement les principales orientations de sa feuille de route pour les personnes âgées, annonçant notamment une enveloppe de 40 millions d’euros visant à généraliser la télémédecine au sein des Ehpad.

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les trois axes principaux du sujet, soit (en bref) :

    • la télémédecine au service de la modernisation des Ehpad
    > Parmi les mesures présentées dans le cadre du plan d’accès aux soins, dévoilé le 13 octobre 2017 : l’équipement d’ici 2020 de tous les Ehpad et des zones sous-denses en matériel permettant la téléconsultation.

    • les innovations organisationnelles et financières
    > Par le biais de Bernard Bonne, rapporteur de la mission d’information sur la situation des Ehpad, le Sénat a préconisé en mars 2018 la réforme complète du financement et de l’organisation des Ehpad (rapport d’information).

    • l’Ehpad hors les murs (home care) ;
    > H&TI a recensé les dispositifs d’Ehpad hors les murs déployés en France.
    Ces solutions alternatives permettent aux personnes âgées dépendantes d’être maintenues à domicile par le biais d’une prise en charge complète autour d’un projet de vie personnalisé reposant sur des prestations coordonnées (HAD, SSIAD, SAD, etc.), avec une attention particulière portée sur l’aménagement du logement et l’adaptation du lieu de vie. Leur objectif est aussi d’apporter un soutien et des services aux aidants.

  • Radar de l’innovation (UE) : une plateforme unique pour booster les initiatives financées par la CE

    À l’occasion de la Journée du numérique, qui a eu lieu à Bruxelles le 10 avril 2018, la Commission européenne a annoncé le lancement du dispositif « radar de l’innovation ».

    Ce radar, qui regroupe une plateforme web et un forum de discussion, permettra aux citoyens européens mais aussi aux investisseurs, incubateurs, etc. de l’Union de découvrir sur une base numérique unique les meilleures innovations provenant d’initiatives en recherche et développement financées par la Commission européenne (FP7, CIP et H2020), notamment dans le secteur de la santé.

    Objectif : encourager l’innovation en facilitant la connexion entre les innovateurs et les entrepreneurs ayant les capacités de favoriser l’introduction de leurs produits ou services sur le marché ; perfectionner le dispositif web et l’enrichir par le biais de projets d’innovation nationaux.

    Radar de l’innovation : historique

    Recensement

    La plateforme se base sur les données recueillies par des experts indépendants impliqués dans l’examen des projets financés par l’Union Européenne (FP7, CIP et H2020). Ces spécialistes ont par ailleurs présenté leur point de vue indépendant sur les innovations et leur potentiel de réussite sur le marché.

    Lancement

    Le radar de l’innovation a officiellement été lancé par la Commission européenne en avril 2018. Il met en avant les principales innovations financées par l’Union Européenne ainsi que les innovateurs qui les ont portées.

    Services pour les innovateurs référencés dans la base

    Le but de cet outil est d’apporter un soutien aux innovateurs grâce à des initiatives d’entrepreneuriat financées, entre autres, par l’Union Européenne afin de répondre aux besoins relatifs à la mise en réseau, à l’accès au financement, aux droits de propriété intellectuelle, etc.

    En ce qui concerne la Commission, l’institution a annoncé le financement du projet IRSUS (voir lien ci-contre), un service d’assistance dédié au radar d’innovation.

  • Gustave Roussy : lancement de recherches fondées sur le big data et soutenues par la fondation ARC

    L’Institut Gustave Roussy et la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer ont annoncé par communiqué,le 10 juillet 2018 l’arrivée au centre d’un chercheur expert du big data spécialisé en génétique des tumeurs et en biologie computationnelle, Sergey Nikolaev.

    Lauréat de l’appel à projet « Leaders de demain en oncologie » émis par la Fondation ARC, le chercheur dispose d’1,3 million d’euros pour monter avant 2024 à Gustave Roussy une équipe à même de l’accompagner dans son projet de recherche sur les mutations génétiques à l’origine des cancers.

    L’arrivée de Sergey Nikolaev à Gustave Roussy s’inscrit dans l’ambition de l’institut d’explorer des voies thérapeutiques innovantes, notamment par le développement de modèles prédictifs de réponse, de résistance ou de rechute aux traitements.

    Le chercheur et son projet

    La problématique de recherche

    Le projet de Sergey Nikolaev a été sélectionné par un comité d’experts de la Fondation ARC dans le cadre de son appel à projets « Leaders de demain en oncologie ». En séquençant le matériel génétique de larges banques de prélèvements de tissus tumoraux, le chercheur a pour ambition de générer un nombre considérable de données puis d’analyser ces dernières afin de mettre en évidence des liens de cause à effet entre certaines mutations et des phénomènes de cancérisation. 

    Un parcours transdisciplinaire favorisant des approches innovantes

    Chercheur en génétique des tumeurs et expert dans le traitement de grandes quantités de données, Sergey Nikolaev est un spécialiste des algorithmes de traitement des données concernant notamment des phénomènes biologiques.

    Après une thèse en biologie moléculaire à l’Université de Moscou (Russie), Sergey Nikolaev a travaillé 13 ans à l’Université de Genève (Suisse), dont deux à la tête du département de bio-informatique clinique en charge du séquençage des tumeurs. Il travaillait alors à l’identification de gènes responsables du carcinome basocellulaire (cancer de la peau).

    Les recherches à l’Institut Gustave Roussy

    Si l’installation de Sergey Nikolaev à l’Institut Gustave Roussy permet au chercheur d’accéder directement à de grandes data-banques et ainsi de favoriser ses recherches, l’institut bénéficiera également de la présence du biologiste, dans la mesure où celui-ci l’aidera à progresser dans l’analyse des données dans une visée de recherche, d’enseignement et surtout d’amélioration des traitements, de l’espérance et de la qualité de vie des patients.