Etablissements

  • Coordination des parcours : création de la Société française des sciences pharmaceutiques officinales

    La Société française des sciences pharmaceutiques officinales (SFSPO) a été créée officiellement le 28 août 2018. Il s’agit d’une société savante pharmaceutique qui vise à émettre des recommandations de bonnes pratiques, à « promouvoir l’ensemble des dimensions de la pharmacie d’officine à la croisée de nombreux domaines de compétences et l’exercice coordonné entre différents professionnels de santé, afin d’améliorer les connaissances, la prise en charge et les soins de premiers recours, la prévention à l’officine et l’information » (dossier de presse).

    Outre deux commissions « exercice officinal » et « communication », la SFSPO a rapidement constitué, pour atteindre ses objectifs, une commission « exercice coordonné », qui devra s’attacher au développement de l’interdisciplinarité et de la pluriprofessionnalité et promouvoir un « savoir ensemble » avec les partenaires officinaux.

    En effet, la loi HPST a contribué à faire du pharmacien d’officine un acteur majeur de la coordination du parcours de soins. Dans ce cadre et pour que le virage ambulatoire que tend à prendre le système de santé réussisse, il doit continuer à travailler au développement de la complémentarité et de la collaboration entre les professions de santé.

    Aussi, la SFSPO souhaite s’engager dans « l’organisation des soins de premier recours, notamment les soins non-programmés non-urgents et dans toute élaboration de projet conjoint pour un parcours de soin sécurisé des patients« .
    C’est pourquoi cette nouvelle société savante a déjà choisi d’ouvrir trois chantiers, intitulés : 
    – « le premier recours et la place coordonnée du pharmacien d’officine », en collaboration avec les médecins généralistes et les urgentistes ;
    – « l’ambulatoire, le défi est aussi en ville », en association avec les anesthésistes réanimateurs ;
    – « participer à la création du parcours de soin coordonné dans les douleurs chroniques », en association avec les médecins de la douleur.

  • L’université Côte d’Azur, le CNRS et l’Inria se portent candidats pour accueillir un institut d’IA

    Les acteurs académiques de Nice-Sophia Antipolis préparent une candidature initiée par l’université Côte d’Azur (UCA), le CNRS et l’Inria pour accueillir un institut interdisciplinaire d’intelligence artificielle (3IA), ont annoncé fin août 2018 par communiqués l’Inria et l’UCA. Ils répondent ainsi au premier appel du plan « intelligence artificielle » lancé par le président de la République fin mars après la remise du rapport établi par le député de l’Essonne (LREM) Cédric Villani, qui préconisait la mise en place de ces 3IA.

    Ces centres devront mener une recherche avancée sur l’IA et diffuser les connaissances acquises auprès d’acteurs extérieurs, tels que des étudiants ou des entrepreneurs.

    L’Inria met en avant deux atouts majeurs de la Côté d’Azur à même de favoriser sa candidature :
    • le territoire présente « une des plus importantes densités scientifiques en sciences du numérique et en mathématiques de France » ;
    • la communauté d’agglomération Sophia Antipolis « est la plus importante et la plus ancienne technopôle d’Europe, fondée en 1969, avec près de 60 % des 36 000 actifs issus de plus de 60 nationalités liés aux technologies du numérique ». L’institut de Sophia compte 129 scientifiques dédiés à l’IA et porte un intérêt particulier pour la santé numérique et la biologie. 

    Dans le cadre ce projet, le 3IA regrouperait une centaine de chercheurs et d’enseignants-chercheurs spécialistes de l’IA et instaurerait un programme de laboratoires communs entre les acteurs académiques de la Côte d’Azur et des entreprises comme Accenture, Amadeus et Bosh.

    Un institut pour 3 missions

    L’institut présenté dans le cadre de la candidature UCA-CNRS-Inria rassemblerait les principaux membres de l’université Côté d’Azur en intelligence artificielle, tels que le CNRS, l’Inria et les autres institutions académiques du site comme les écoles d’ingénieurs Eurecom et Mines ParisTech.

    Il regrouperait autour des trois missions suivantes une centaine de chercheurs et d’enseignants-chercheurs spécialistes en IA :

    • une mission de formation ;
    • une mission de recherche ;
    • une mission de transfert vers les entreprises.

    L’université Côté d’Azur (UCA) propose déjà des formations sur l’IA

    L’UCA « bénéficie de nombreux atouts comme l’école universitaire de recherche (EUR) Digital System for Humans qui constitue la seule graduate school à la française centrée sur le domaine du numérique labellisée au niveau national », indique l’établissement.

    Elle a déjà déployé des « formations de haut niveau » sur l’intelligence artificielle en formation initiale et en formation continue. L’UCA propose ainsi :

    • une licence et un master informatique et mathématiques ;
    • un MSc data sciences ;
    • un cursus d’ingénieurs ;
    • un programme via le réseau européen EIT Digital ;
    • une école d’été en deep learning (apprentissage profond).

    « L’institut se propose de former les spécialistes de la licence au doctorat et de permettre aux entreprises de son territoire d’être concurrentielles sur ces enjeux, notamment pour la formation continue des cadres des entreprises locales », précise l’Inria.

    Un programme de laboratoires communs envisagé avec des entreprises privées

    Les partenariats de recherche entre les acteurs académiques de la Côte d’Azur et des entreprises « sont en forte progression » avec notamment :

    • Accenture ;
    • Amadeus ;
    • Bosch ;
    • IBM ;
    • NXP ;
    • Qwant ;
    • Renault Software Labs.

    Dans le cadre du projet de 3IA, ils devraient être renforcés par la mise en place d’un programme de laboratoires communs.

    Le développement des start-ups issues de la recherche, un « axe privilégié »

    Le développement des start-ups issues de la recherche sera « un axe privilégié » et entrepris en partenariat avec la French Tech Côte d’Azur et le Cluster IA ainsi qu’avec l’association azuréenne centrée sur le numérique Telecom Valley, Sophia Club Entreprises qui a pour vocation de rassembler les différentes entreprises et établissements de Sophia Antipolis en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’association Nice Starts Up ou les pôles de compétitivité tels que le pôle SCS ayant accompagné « la start-up Therapixel issue d’Inria qui a remporté plusieurs prix dont le prestigieux Digital Mammography Challenge sur le dépistage du cancer du sein ».

    Soph.I.A Summit : 3 journées scientifiques dédiées à l’IA

    « Le territoire abrite également de grands événements sur l’IA », argumente l’Inria.

    Sophia Antipolis accueillera par exemple les 7, 8 et 9 novembre 2018 des experts en IA lors d’un sommet baptisé « Soph.I.A Summit » s’adressant aussi bien aux chercheurs, aux entreprises et aux partenaires économiques qu’aux étudiants et aux citoyens.

  • Informatisation des ESMS : la métropole et le champ du handicap en retard

    L’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a publié en juillet 2018 les résultats du tableau de bord de la performance dans le secteur médico-social lancé en 2009 par la DGCS, la CNSA et l’ANAP  qui ont montré un niveau d’informatisation hétérogène entre les établissements et services médico-sociaux (ESMS) français.

    En effet, 16 692 établissements et services ont saisi plus de 70% de leurs données pour participer à l’étude, qui s’est attachée en particulier à examiner :
    • l’informatisation des équipes métiers des ESMS ;
    • la couverture fonctionnelle des établissements ;
    • la mise en œuvre d’une politique de protection des données au sein de ces structures.
    Il en ressort que le taux d’informatisation des ESMS apparaît différent en fonction des activités, du mode d’exercice et de la situation géographie des établissements.

    Ainsi, si les ESMS de métropole, en particulier dans le champ du handicap et à activité ambulatoire, présentent un taux d’informatisation faible, c’est moins le cas pour les structures ultramarines, en particulier en Guyane et à la Réunion. Les établissements de ces régions sont particulièrement avancés dans le domaine de la protection des données puisque 90% d’entre eux ont engagé une démarche en ce sens, et les services accueillant des personnes âgées.

    Systèmes d’information : l’informatisation des ESMS 

    Informatisation des équipes métier des ESMS

    Le tableau de bord révèle que les établissements et services médico-sociaux métropolitains sont encore peu informatisés.

    En effet, 57% des ESMS ont mis à disposition de l’ensemble des professionnels des postes informatiques et seuls 33% des ESMS indiquent disposer de postes informatiques pour la majorité des profils métiers.

    En revanche, une couverture informatique minimale semble assurée dans les établissements : « seuls 2% des ESMS n’ont pas de poste informatique pour les profils métiers », indique le rapport. Ce chiffre s’élève cependant à 6% pour les ESPS intervenant au domicilie des patients.

    « Les régions ultramarines, et en particulier la Guyane, présentent un niveau d’équipement des professionnels métier supérieur à la moyenne« , précise le tableau de bord, alors que plusieurs régions métropolitaines telles que les Hauts-de-France, la Normandie et le Centre-Val de Loire affichent un retard d’équipement des équipes d’accompagnement et de soins.

    La couverture fonctionnelle des SI ESMS

    « Les ESMS ont très majoritairement informatisé leurs fonctions de gestion, tandis que la fonction cœur de métier et pilotage apparaissaient en retrait, explique l’ANAP. Ce constat est renforcé par le caractère professionnel des outils utilisés: alors que près de 80% des SI utilisés par les ESMS ayant intégralement informatisé leurs fonctions de gestion sont des progiciels, ce ratio tombe à un peu moins de 50% pour les admissions et le pilotage, et un peu moins de 60% pour le dossier usager. » En effet, la gestion des admissions, par exemple, est fréquemment réalisée au moyen de suites bureautiques.

    Concernant le dossier usager, l’informatisation paraît plus avancé dans le champ des personnes âgées que dans le champ du handicap, les structures mixtes (accueillant des personnes âgées et des personnes handicapées) présentant un taux d’informatisation proche de celui des établissements du champ des personnes âgées. Dans ce dernier cas, si, d’après l’ANAP, « la culture de l’informatisation du secteur PA a, par capillarité, permis d’engager l’informatisation du volet PH de l’activité », le caractère adapté de l’outil déployé à l’activité PH doit être mis en question.

    Dans les structures à activité de type ambulatoire, c’est-à-dire autres qu’un ESMS avec hébergement ou intervenant à domicile, le tableau de bord montre un retard en matière d’informatisation. En outre, si, par exemple, le taux d’informatisation des ESMS intervenant à domicile est meilleur que celui des structures à activité ambulatoire, les professionnels intervenant au domicile du patient n’ont pas toujours suffisamment accès à un matériel informatique adapté.

    Mise en œuvre d’une politique en matière de confidentialité des données

    Sans être alarmant, le nombre d’établissements et services médico-sociaux ayant mis en place une politique de confidentialité des données est relativement faible :

    • seuls deux tiers des ESMS interrogés ont indiqué avoir mis en place une politique de confidentialité des données ;
    • un tiers a indiqué l’avoir fait partiellement.

    Il semble par ailleurs que ce chiffre varie en fonction des activités de l’établissement : les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) et d’action médico-sociale précoce (CAMSP) à activités ambulatoires sont les plus impliqués dans une politique de confidentialité. Par ailleurs les structures dédiées à l’accompagnement et à la prise en charge des personnes âgées déclarent un peu plus que les structures relevant du champ des personnes handicapées s’être dotés d’une telle politique (70% contre 65%).

    Enfin, d’un point de vue géographique, les établissements métropolitaine présentent un taux de mise en œuvre d’une politique de confidentialité des données plus faible que les établissements ultra-marins. Par exemple, La Réunion, où 90% des structures déclarent s’être engagées dans une politique de protection des données, est la région française la plus avancée dans la protection des données.

  • Matinée « Faire de la France la nation leader de l’innovation » à Paris, le 25 septembre 2018

    M&M Conseil, cabinet de conseil en affaires publiques parisien, organisera en partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) les 6èmes rencontres de l’innovation, qui se tiendront à Paris le 25 septembre 2018. 

    Centré sur l’objectif « Faire de la France la nation leader de l’innovation », cet événement sera présidé par Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin et vice président de l’Offre parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, et Danièle Hérin, députée de l’Aude et vice-présidente du groupe d’études « économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’intelligence artificielle ».
    Seront également présents Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du Numérique, ainsi que Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    L’inscription est possible avant le lundi 24 septembre 2018 via le lien ci-contre ou par mail à l’adresse électronique suivante : sec@mmconseil.com

    Programme

    08h45-09h00 : Ouverture des rencontres

    Par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    09h00-10h40 : Session n°1 : « La France innovante et compétitive »

    Problématiques abordées :

    • Quelles politiques publiques pour favoriser l’innovation ?
    • L’intelligence artificielle, nouvelle priorité du quinquennat en matière d’innovation ?
    • Quelle dynamique des partenariats entre tous les acteurs pour l’IA en France ?
    • L’innovation au service de la croissance économique : mythe ou réalité ?
    • L’éco-innovation : faire de la France un paradis vert mondial ?
    • L’innovation, une priorité de l’enseignement supérieur et de la recherche ?
    • Les enjeux de la R&D : quels financements de l’innovation ?
    • L’innovation, une nécessité vitale pour les PME ? La propriété intellectuelle face au défi de l’innovation.

    Session présidée par Danièle Hérin, députée de l’Aude, vice-présidente du groupe d’études « économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’intelligence artificielle ».

    Avec la participation :

    • de Marko Erman, directeur « recherche » et « technologies » du groupe Thales ;
    • de Michel Ginestet, président de Pfizer France ;
    • de Christine Hennion, députée des Hauts-de-Seine, en charge du rapport sur la politique européenne en matière d’innovation de rupture ;
    • de Célia de Lavergne, députée de la Drôme, co-présidente du groupe d’études « Start-ups et PME » ;
    • de Ludovic Peran, Public Policy & Gov’t Relations, Google France ;
    • de Marie-Noëlle Semeria, directrice de la R&D à Total.

    10h40-10h50 : Keynote : « Fabriquer l’innovation »

    Par Gilles Garel, professeur titulaire de la chaire de gestion de l’innovation du Conservatoire national des arts et métiers.

    10h50-11h00 : Keynote : « Quelle labellisation pour l’innovation française ? »

    Par Kat Borlongan, directrice de la French Tech.

    11h00-12h30 : Session n°2 : « Territoires et filières innovants »

    Problématiques abordées :

    • L’innovation dans nos territoires : un instrument au service de la réduction des inégalités ?
    • La défense, locomotive française en matière d’innovation ?
    • Les transports du futur : un secteur porté par l’intensification de la concurrence ?
    • L’innovation au service de la transformation énergétique :vers une ubérisation du domaine de l’énergie ?
    • RGPD et blockchain : l’innovation numérique face à l’enjeu de la protection des données.
    • La santé et l’innovation : un levier pour offrir un meilleur parcours de soins ?
    • L’innovation française peut-elle conquérir le monde?

    Session présidée par Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

    Avec la participation :

    • du Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé ;
    • d’Anne Genetet, députée des Français établis hors de France ;
    • de Michel Joly, président de Gilead France ;
    • de Marie Lebec, députée des Yvelines, présidente du groupe d’études « Attractivité de la France, export, investissement, compétitivité » ;
    • de Didier Patry, directeur général de France Brevets ;
    • de Jean Perrot, directeur des relations institutionnelles pour la R&T d’Airbus

    12h30-12h45 : Clôture des rencontres

    Par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique.

    12h45 : Déjeuner-débat (sur invitation)

    Déjeuner autour de Johanna Michielin, directrice générale du CNRS Innovation.

  • Réforme de santé : « Nous devons sortir de l’approche centralisée », F. Valletoux (conférence FHF)

    « Rien ne serait pire qu’une réforme [de santé] qui ne serait pas globale. Nous avons besoin d’une vision politique et non d’un colmatage technique. La réforme doit s’adresser à tout le système de santé. Elle doit être volontariste et ambitieuse pour remettre sur pied un système à bout de souffle », a déclaré le 4 septembre 2018 Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), à l’occasion d’une conférence de presse (Paris) à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté.

    Évoquant la future réforme du système de santé, qui devrait être présentée dans les prochaines semaines, il s’est dit « optimiste », espérant que les mesures envisagées par le gouvernement permettront de « sortir de l’approche centralisée et bureaucratique [dans laquelle nous sommes actuellement] pour permettre aux acteurs des territoires d’agir selon leurs besoins spécifiques et [ainsi] de les responsabiliser ».

    La conférence a par ailleurs été l’occasion pour la fédération de présenter une étude menée par la société Heva sur les disparités de pratiques, les inégalités dans l’accès aux soins et dans l’accès aux acteurs de santé, afin de « poursuivre le travail de sensibilisation mené depuis de nombreuses années par la FHF sur les dangers et limites que présente notre système de santé français » et d’ »inciter les pouvoirs publics à enfin ouvrir le chapitre des solutions ».

    La FHF publie une étude sur les inégalités dans l’accès aux soins

    À l’occasion du point presse de rentrée, la Fédération hospitalière de France a présenté de nouvelles cartographies sur :

    • la dispersion des taux de recours en matière :
      • de chirurgie du canal carpien ;
      • de coronarographie ;
      • d’arthroscopie du genou ;
    • l’évolution du nombre de passage aux urgences par départements, « mise en regard de l’évolution du nombre de médecins généralistes ».

    L’objectif de ces travaux réalisés en juillet 2018* par la société Heva pour la FHF est de sensibiliser sur les dangers et les limites du système de santé français, mais aussi d’encourager les pouvoirs publics à mettre en œuvre des solutions concrètes pour lutter contre les disparités de pratiques ainsi que les inégalités dans l’accès aux soins et aux acteurs de santé.

    Ces cartes « révèlent des écarts majeurs entre régions et confirment l’ampleur du recours aux actes inutiles », commente Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF.

    Exemple avec la coronarographie

    Le taux de recours standardisé de la coronarographie montre des disparités importantes en France, allant de 3,6 à 9,9 pour 1 000 habitants.

    • Les taux de recours le plus faibles ont notamment été observés en Bretagne, dans les Hautes-Alpes et en Ardèche.
    • Les taux les plus élevés ont été enregistrés dans l’est de la France, dans les Alpes-Maritimes, le Var, la Haute-Garonne ou encore dans le Loiret.

    « La maladie coronarienne (cardiopathies ischémiques : CPI) est répartie de façon inéquitable en France, note la FHF. Dans certains départements, des taux de prévalence supérieurs à la moyenne nationale expliquent des taux de recours élevés. Néanmoins, le recours élevé à la coronarographie concerne aussi des départements pour lesquels l’épidémiologie des maladies coronariennes ne semble pas pouvoir objectiver un tel taux de recours. »

    Une augmentation des passages aux urgences et une baisse du nombre de médecins généralistes

    L’étude a dans un deuxième temps mis en avant l’activité des urgences en France globalement en hausse dans les territoires où le nombre de médecins généralistes était en baisse. Ainsi, 64,6 % des départements voient simultanément leur nombre de passages aux urgences augmenter et leur nombre de médecins généralistes diminuer.

    Zaynab Riet insiste sur l’importance de la mise en place d’une « stratégie ouverte sur l’ensemble du territoire. » « Il faut que chaque acteur puisse jouer son rôle afin de garantir l’accès aux soins pour éviter le recours aux urgences [inutiles]« .

    Frédéric Valletoux insiste : « L’explosion des urgences est l’un des dysfonctionnements majeurs du système de santé », indiquant que les actes aux urgences non suivis d’hospitalisations (les recours « inutiles » aux urgences) avaient augmenté de 7 % au premier semestre 2018. « C’est énorme ! Il faut absolument casser [cette logique]. »

    Rappel : les propositions en e-santé de la FHF « pour transformer le système de santé »

    Frédéric Valletoux a dans un premier temps exprimé le regret que la FHF, à l’instar d’autres acteurs de l’industrie, n’ait pas été concertée dans le cadre de la réforme du système de santé, avant d’annoncer  au cours de la conférence que le ministère des Solidarités et de la Santé venait d’adresser un message à la FHF proposant une rencontre le 12 septembre 2018.

    Dans le cadre de cette stratégie de transformation du système de santé, la Fédération hospitalière de France a présenté en mai 2018 22 propositions pour chacun des 5 chantiers identifiés (territorialisation, ressources humaines, qualité-pertinence, numérique, financement).

    Dans le domaine de la e-santé, 2 propositions centrales ont été émises par la FHF « pour une logique territoriale réaffirmée dans le cadre de la responsabilité populationnelle » :

    • Mettre en œuvre le plan « intelligence artificielle en santé » en « permettant d’anticiper les métiers de demain et les nouvelles utilisations des données dans le but d’améliorer la qualité des soins au bénéfice des patients et des professionnels de santé et en garantissant protection, confidentialité et égal accès aux innovations technologiques ».
      • Le secteur de l’imagerie est déjà très concernées, note-t-elle.
      • Créer une banque de données au service des travaux de recherche et de la pertinences des actes et des prises en charge.
    • Lancer un plan numérique pour le secteur social et médico-social : « favoriser l’accès à la télémédecine et s’appuyer sur un système d’information permettant la fluidité des parcours de soins les plus fragilisés ».

    La FHF encourage la généralisation du DMP

    Lors de la conférence du 4 septembre, Frédéric Valletoux a par ailleurs indiqué que la FHF se réjouissait de la généralisation du dossier médical partagé (DMP), prévue en octobre (annonce récente de la ministre de la Santé Agnès Buzyn). « Nous sommes pour toute innovation qui permette de fluidifier le système et d’éviter les actes redondants », a-t-il commenté.

  • Le conseil départemental de l’Allier va développer la télémédecine pour faciliter le pré-diagnostic

    Dans une interview accordée le 3 septembre 2018 à RJFM, radio locale de Montluçon, le président du conseil départemental de l’Allier, Claude Riboulet, est revenu sur les priorités à venir du Département, dont l’amélioration de l’accès à la santé, insistant sur la pénurie de médecins généralistes et de certains spécialistes. L’élu (Union républicaine pour le Bourbonnais) a notamment annoncé que les efforts dans ce domaine seront concentrés sur le développement de la e-santé, et en particulier de la télémédecine.

    Claude Riboulet évoque la mise en place « d’un certain nombres d’expérimentations notamment par rapport à (…) la e-santé et [à] la télémédecine pour favoriser (…) l’accès à un pré-diagnostic ou (…) faciliter le parcours du patient et fluidifier l’agenda du médecin ». Il indique que des dispositifs fonctionnent déjà, citant la formation des étudiants en médecine dans la commune de Moulins, où des cabines de télémédecine ont été installées afin d’établir, avec l’assistance d’un infirmier ou d’une infirmière, des pré-diagnostics « avec un médecin qui est à distance ».

    Selon l’élu, « notre approche de la médecine générale va probablement évoluer ». « Il y a besoin de médecins, je ne dis pas qu’on s’en passera, (…) au contraire, mais sans doute qu’il faudra qu’on les rencontre quand on aura véritablement pu [vérifier] en amont par un pré-diagnostic qu’on a besoin [d’en consulter un] ».
    Il précise que ces dispositifs de télémédecine pourront être déployés dans les maisons pluridisciplinaires de santé, dans les pôles étudiants comme celui de Moulins et aussi, « pourquoi pas », dans les espaces des maisons de services au public.

    Le montant de l’enveloppe budgétaire qui sera dédiée au déploiement de la e-santé au sein du département n’a pas été précisé.

    Le numérique est « la priorité » du Département

    De manière plus générale, Claude Riboulet souligne que le numérique représente « la priorité » du Département. « Dans des départements et des territoires comme le nôtre (…) qui sont fragilisés et en concurrence avec des territoires où il y a des métropoles, (…) je crois (…) que le numérique est un atout qui nous permettra de rester dans la course. C’est un domaine dans lequel on a pris beaucoup de retard dans [l’Allier]. »

    Améliorer l’accès aux soins en élargissant le dispositif Wanted

    Favoriser l’installation des kinés en les aidant à investir dans du matériel

    À propos du manque de médecins généralistes, Claude Riboulet estime qu’ »aujourd’hui, les difficultés s’empilent », précisant qu’il existe également un manque du côté d’autres professions, notamment des kinésithérapeutes et des dentistes. « C’est la raison pour laquelle dès que j’ai été élu (en septembre 2017), j’ai installé une commission spéciale qui travaille sur l’offre de soins ». Son premier bilan a été rendu en juin 2018″et on va aller vers des propositions très concrètes dès la session d’octobre. On a déjà commencé, par exemple, pour les kinés, à (…) intervenir pour favoriser [leur] installation en les aidant à investir dans du matériel, [ce qui signifie un élargissement du] dispositif Wanted. Il y a encore beaucoup à faire », commente-t-il.

    Wanted, un dispositif pour inciter les jeunes médecins à s’installer dans les zones isolées

    Lancé en 2006 par Gérard Dériot (rattaché au groupe Les Républicains), prédécesseur de Claude Riboulet, le dispositif Wanted a pour objectif d’aider financièrement les jeunes médecins généralistes à s’installer pour une durée minimum dans une zone déficitaire en soins de l’Allier, en concertation avec les élus, par le biais d’une bourse d’études ou d’une aide à l’installation. Le programme a été étendu aux dentistes et aux masseurs kinésithérapeutes.

  • La HAS dédie une journée à l’information des patients sur les DM connectés et l’évaluation des DM

    Intitulé « Évaluation des dispositifs médicaux (DM) : journée d’information pour les associations de patients », l’événement organisé par la Haute autorité de santé (HAS) le 18 septembre 2018 sera dédié à l’information des patients au sujet des dispositifs médicaux et de leur évaluation par la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS). La HAS s’appuie sur cette commission pour l’évaluation des dispositifs médicaux en vue de leur remboursement par l’assurance maladie et de leur bon usage.

    Cette journée informera les patients des missions de la CNEDiMTS, des critères d’évaluation des dispositifs médicaux utilisés et des différentes modalités de contributions des patients aux travaux d’évaluation – la CNEDiMTS prend en compte le point de vue des patients dans ses évaluations. Elle visera à faciliter l’accès à l’innovation, au bénéfice de la qualité de vie des patients.

    Isabelle Adenot, membre du collège HAS et présidente de la CNEDiMTS, ouvrira l’événement par une allocution centrée sur l’accès à l’innovation et l’amélioration de la qualité de vie des patients, objectifs présentés non comme des « exigences » mais comme des « évidences » par la commission. L’évaluation de l’amélioration de la qualité de vie des patients ainsi que l’implication des patients dans les processus d’évaluation constitueront par ailleurs le sujet d’autres présentations.

    En outre, la HAS proposera aux associations de patients participantes un focus sur les dispositifs médicaux connectés.

  • Johannesburg : 500 000 patients enregistrés sur le DSE eHealth@Joburg

    En Afrique du Sud, le 500 000ième patient a été enregistré le 16 août 2018 sur eHealth@Joburg, le dossier de santé électronique (DSE) de Johannesburg, au sein de la Halfway House Clinic. Au total, 64 des 81 cliniques de soins primaires de la ville ont déjà adopté le système numérique, lancé par la Ville en juin 2016. Avant son déploiement, tous les documents du Département de la santé étaient sur papier.

    Le 28 août 2018, le maire, Herman Mashaba, et le MMC pour la santé et le développement social, le Dr Mpho Phalatse, ont honoré lors d’une cérémonie le demi-millionième patient, Mme Nomhle Ntsizana, ainsi que le directeur des opérations de la clinique, Maria Matsane.

    Ce bon développement du dispositif a été rendu possible grâce aux efforts réalisés par Cyril Baloyi, directeur technique de la Ville, à la contribution des infirmières et de la direction de la Ville ainsi qu’au partenariat public-privé établi avec Altron, une société sud-africaine spécialisée en solution d’ingénierie et en conseil industriel à l’origine du DSE – développé par Med-e-Mass, membre du groupe de sociétés Altron TMT.

    « Le système de santé en ligne assurera un stockage sécurisé des informations sur les patients, un transfert immédiat [de ces données] et un meilleur accès, plus sûr et plus rapide aux soins », a déclaré le Dr Phalatse (source : Randburgsun.co.za). En cas de panne de courant, le dispositif est connecté à des générateurs, à un système d’énergie solaire, à un système d’alimentation sans interruption et à une réticulation électrique. 

    La Ville de Johannesburg a également mis en place un système de file d’attente numérique, via l’installation de moniteurs au niveau de la réception et d’une prise de rendez-vous par téléphone portable, afin de « stabiliser le flux de patients dans les cliniques et permettre le transfert des patients de la réception à la salle de consultation en utilisant un processus de numérotation anonyme », précise le Dr Mpho Phalatse.

    Le maire, Herman Mashaba, espère que les autres municipalités prendront exemple sur sa ville pour mettre en place leurs propres systèmes de santé électroniques, a-t-il déclaré.

    Note : Le 4e Sommet annuel sur l’innovation santé en Afrique (4th Annual Healthcare Innovation Summit Africa) se tiendra du 17 au 18 octobre 2018 à Johannesburg au Gallagher Convention Center.

  • Été 2018 : un modèle de gestion décentralisée des hôpitaux européens, une réponse aux défis actuels ?

    L’Observatoire européen des systèmes et politiques de santé a publié le 30 juillet 2018 une étude comparative des gouvernances hospitalières décentralisées mises en place au cours de ces dernières années dans 10 pays d’Europe : Le Danemark, l’Angleterre, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Écosse, l’Espagne et la Suède.

    En effet, dans un contexte d’apparition de nouvelles technologies, de pressions économiques croissantes, d’augmentation de l’incidence des maladies chroniques et de l’exigence des patients, etc., les pouvoirs publiques tendent à restructurer le système de santé, à revoir les modèles de la gouvernance hospitalière de façon à donner aux hôpitaux, via la décentralisation, l’autonomie suffisante pour s’adapter localement à leur environnement changeant : théoriquement, plus un hôpital est autonome, plus il est considéré comme flexible et ainsi à même de répondre efficacement aux besoins de la population d’une région donnée.

    Cependant, il existe une tension entre l’augmentation de l’adaptabilité permise par la décentralisation et la garantie d’équité géographique associée aux modèles centralisés : cette étude, plus que de présenter simplement les différents modes de décentralisation existants – conditionnés par le caractère publique ou privé des hôpitaux, la planification stratégique des investissements et le degré de décentralisation visé – expose comment les systèmes de santé étudiés ont répondu à ce type de problématiques.

    Enfin, alors que ces 10 exemples de succès semblent encourager la décentralisation, l’étude souligne l’importance du contexte dans lequel a été mise en place cette décentralisation : le tissu institutionnel de chaque pays influence inévitablement les nouvelles organisations résultant de ce type de processus.

    La propriété et la forme légale des hôpitaux

    Deux points cruciaux dans la décentralisation de la gouvernance hospitalière concernent le rapport nombre d’hôpitaux publics / nombres d’hôpitaux privés ainsi que le degré d’autonomie dont disposent les hôpitaux publics d’un pays donné. En effet, la forme légale des hôpitaux et le degré d’autonomie dont ceux-ci disposent a priori déterminent quels processus de décentralisation sont possibles ou non.

    Dans 8 des 10 pays étudiés, les hôpitaux étaient majoritairement publics :

    • seuls les Pays-Bas (où tous les hôpitaux sont des entités privées à but non lucratif) et l’Allemagne présentent plus d’hôpitaux privés que d’hôpitaux publics ;
    • en France, la majorité des hôpitaux son publics même si une part non négligeable (28 % des lits disponibles) des hôpitaux ne le sont pas.

    Dans ces pays où la plupart des hôpitaux sont publics, le degré d’autonomie accordé aux établissements varie : 

    • en Angleterre, la majorité des établissements sont très autonomes, grâce à l’adoption de la forme of-self-governing foundation trusts ;
    • en Italie et en Espagne, les hôpitaux, entreprises ou fondations publiques, sont un peu moins autonomes ;
    • au Danemark, en Finlande, en France, en Écosse et en Suède, c’est une autorité locale, régionale ou nationale qui possède l’hôpital publique et contrôle la politique de l’hôpital.

    La planification stratégique des infrastructures hospitalières et des investissements

    Dans la plupart des pays européens disposant d’un réseau hospitalier quantitativement adapté (nombre d’hôpitaux suffisant, capacité des hôpitaux également suffisante), la planification stratégique des infrastructures et des investissements constitue, d’après l’étude, un levier crucial.

    La plupart de ces pays ont en effet mis en place des accords entre hôpitaux et différentes entités administratives afin de planifier le nombre et le type de nouvelles infrastructures hospitalières fournisseuses de soins financés par l’état à mettre à disposition de la population. Cependant, ces accords diffèrent entre les pays : en fonction de l’organisation administrative du système de santé, la planification des infrastructures hospitalières se fait à l‘échelle nationale, régionale ou locale :

    • au Danemark, en Allemagne et en Espagne, la responsabilité de la planification des infrastructures hospitalières et des investissements en capital incombe aux régions ;
    • en Italie, certaines régions ont commencé à s’organiser par zone subrégionale ;
    • en France, les 15 ARS sont indépendantes des régions et collaborent avec le pouvoir central pour planifier les projets et investissements majeurs dans le champ de l’hôpital ;
    • dans les pays du Nord, forts d’une grande tradition de démocratie locale, c’est généralement une autorité politique élue, plus ou moins secondée par une entité administrative de niveau national, qui est chargée de telles responsabilités.

    En Angleterre et aux Pays-Bas, le modèle est encore différent : la responsabilité de la densité du réseau hospitalier et des investissements en capitaux a été déléguée, à l’échelle individuelle, aux hôpitaux eux-mêmes. Dans ces pays, le gouvernement n’intervient donc en théorie qu’en cas de difficulté majeure. Cependant, en décidant des budgets et des cadres réglementaires pour les investissements, le gouvernement anglais organise en fait les investissements globaux ; aux Pays-Bas, le développement d’un nouvel hôpital demande encore l’approbation du gouvernement ; et dans les deux pays, les hôpitaux doivent répondre à des exigences de qualité définies à l’échelle nationale.

    Le degré de décentralisation de la gouvernance hospitalière visé

    Dans la plupart des pays européens, en décidant des activités et du volume des hôpitaux, les autorités publiques jouent un rôle dans le management global des établissements hospitaliers. Dans quelques systèmes de santé où les hôpitaux sont possédés par l’État, un contrôle managérial direct peut être applique par ces mêmes autorités, dont le rôle varie en fait selon le degré de décentralisation administrative existant : lorsque les établissements hôspitaliers appartiennent à une administration régionale (Danemark), subrégionale (quelques initiatives en Italie) ou locale (Italie), ceux-ci sont organisés directement par l’autorité régionale ou locale chargée de la santé.

    Deux dimensions clés de la gouvernance hospitalière décentralisée peuvent en fait être distinguées : 

    • le niveau d’administration impliqué ;
    • le degré d’autonomie (autonomie restreinte, modérée ou maximale) de prise de décision dont dispose l’hôpital à l’échelle institutionnelle.

    Cette distinction faite, différents degrés de décentralisation dans la gouvernance hospitalière peuvent en fait être observées non seulement entre mais également au sein des pays étudiés. Ainsi, en Espagne, 4 différents types d’hôpitaux peuvent être distingués.

    Autres paramètres de la décentralisation

    La taille des gouvernements et des agences gouvernementales ainsi que la densité et l’homogénéité de la population contribuent à donner sa forme à la décentralisation.

    En outre, la gouvernance d’un hôpital peut être considérée comme centralisée par un pays, voire par une région d’un pays, et décentralisée par un autre : la perception même d’un phénomène de décentralisation n’est pas superposable d’un système à un autre et la décentralisation est une notion plus relative qu’absolue.

    Conclusion : la décentralisation, un phénomène à considérer au cas par cas

    Dans certains pays, on peut observer un désir de décentraliser la gouvernance hospitalière dans l’objectif de s’adapter à des besoins locaux comme à des pressions démographiques, économiques, politiques, etc. Cependant, cette solution n’est pas toujours adaptée et n’est en aucun cas une « recette » applicable d’une seule façon ni utilisable dans tout système de santé : chaque processus de décentralisation est à considérer au cas par cas, pays par pays, système de santé par système de santé.

  • La « gestion de l’innovation en cancérologie » au centre d’un voyage d’étude (3-5/10/18, à Marseille)

    La Fédération européenne des hôpitaux (European Hospital and Healthcare Federation / HOPE) organise un voyage d’étude (study tour) centré sur la « gestion de l’innovation en cancérologie », qui se tiendra du 3 au 5 octobre 2018 à Marseille.

    Dans le cadre de cet événement, des conférences, des visites et des échanges entre participants auront lieu à l’Institut Paoli-Calmettes, centre de lutte contre le cancer (CLCC) du réseau Unicancer de Marseille.

    Des problématiques liées à des innovations organisationnelles (réseaux de soins, etc.), thérapeutiques (dispositifs digitaux d’accompagnement ambulatoire du patient, place de l’avatar dans la thérapie, etc.) ou techniques (nouveaux dispositifs de radiothérapie, de radiologie interventionnelle, etc.) en cancérologie seront abordées, ainsi que leurs applications potentielles à d’autres maladies chroniques.

    L’inscription, payante, peut être réalisée en ligne via le lien ci-contre avant le 7 septembre 2018.

    Programme du study tour

    Mercredi 3 octobre 2018

    Arrivée des participants.

    Jeudi 4 octobre 2018

    09h00-09h30 : Accueil des participants.

    09h30-10h45 : Introduction générale, comprenant un discours de bienvenue prononcé par le Pr Patrice Viens- professeur d’oncologie, directeur de l’Institut Paoli-Calmettes et président d’Unicancer – ainsi qu’une conférence animée par le Pr Dominique Maraninchi – professeur d’oncologie, ancien président de l’INCa et de l’ANSM.

    11h45-12h45 : Présentation du dispositif innovant d’IRM et de radiothérapie MRIdian Linac, par le Dr Agnès Tallet, chef du service de radiothérapie.

    13h00-14h00 : Déjeuner.

    14h00-14h45 : Conférence sur « la prise en charge ambulatoire digitale du cancer », par le Dr Jean-François Moulin, directeur du « digital care project » (hors les murs).

    14h45-15h30 : Présentation de la radiologie interventionnelle comme alternative aux traitements classiques, par le Dr Gilles Piana, chef de service de radiologie.

    15h45-17h00 : Visite de la salle d’opération de radiologie interventionnelle.

    20h00 : Dîner.

    Vendredi 5 octobre 2018

    09h00-09h30 : Accueil des participants.

    09h30-10h30 : Conférence à propos des réseaux de soins pour patients cancéreux et des réseaux d’excellence.

    10h30-11H15 : Conférence « Soins, recherche et valorisation« .

    11h15-12h30 : Conférence « L’avatar du patient dans le traitement médical du cancer » ou « Traitements lourds en hématologie et thérapie cellulaire« , par le Pr Didier Blaise, chef du service d’hématologie.

    12h30-14h00 : Déjeuner.