Editeur

  • WheezHope : un robot et une appli pour accompagner les enfants atteints de cardiopathies congénitales

    L’hôpital Marie Lannelongue, en Île-de-France, lance le projet WheezHope, une plateforme web développée par la start-up Wheezlab (parcours patient digitalisé) associée au robot humanoïde Hope de Event Bots (marque Hope Robotics), conçus pour améliorer la prise en charge des enfants atteints de cardiopathies congénitales en les accompagnant et en les divertissant pendant leur séjour hospitalier.

    L’intégration de la solution au sein de l’établissement francilien a été annoncée à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation à cette maladie, le 14 février.

    De manière générale, WheezHope permet :
    • de soutenir le travail d’éducation thérapeutique de l’équipe soignante pendant l’hospitalisation et de le prolonger après le séjour à domicile ;
    • de soutenir les jeunes patients et leur famille pour améliorer leur bien-être tout au long du parcours de soins ;
    • de rendre les enfants et leur famille plus autonomes dans la prise en charge de la maladie et dans le suivi des traitements.

    Mieux accompagner les jeunes patients pendant et après leur hospitalisation

    1 enfant sur 100 naît chaque année dans le monde avec une malformation cardiaque, indiquent l’hôpital Marie Lannelon et les deux start-ups françaises dans un communiqué publié le 13 février 2019, précisant que les cardiopathies congénitales représentent la malformation la plus fréquente chez les nouveau-nés.

    Le traitement de cette maladie comprend généralement une chirurgie lourde, suivie d’une rééducation. « Le parcours de soin est difficile, le temps passé à l’hôpital peut être long et stressant pour les enfants et leur famille », commentent les porteurs du projet. C’est dans ce cadre qu’a été développé WheezHope, une solution robotique et digitale qui permet de mieux accompagner les jeunes patients et leur famille pendant le séjour à l’hôpital mais aussi au retour à domicile.

    Un compagnon pour distraire pendant les soins

    Le robot a été élaboré par Hope Robotics comme un compagnon pour les patients.  Il est interactif et coloré, s’illumine, bouge, parle et répond aux enfants. Il propose aussi des jeux. L’objectif est de rassurer les jeunes patients, de les déstresser et de détourner leur attention de la maladie en les distrayant, « en particulier pendant les soins ».

    « Jacqueline n’a rien senti quand je lui ai retiré son drain ; elle a juste jeté un petit coup d’œil et a continué son coloriage de Mario », témoigne le Dr Sarah Cohen, médecin à l’hôpital Marie Lannelon.

    Un outil pédagogique

    La solution comprend également une plateforme développée par WheezLab, qui accompagne l’enfant et sa famille à l’hôpital et au domicile. Sur le robot, équipé d’une tablette, ils peuvent accéder à des parcours animés qui expliquent comment va se dérouler le séjour à l’hôpital (radio, scanner, intervention…) et qui donnent des informations sur la maladie mais aussi sur la surveillance à prévoir après l’hospitalisation.

    À domicile, la famille retrouve l’univers WheezHope par le biais d’une application web à partir de laquelle elle a accès à des outils de suivi et d’aide à le reprise d’activité physique. Elle peut aussi partager des informations avec l’équipe soignante.

    Un robot qui parle et traduit 119 langues

    Hope, qui peut interagir oralement avec ses utilisateurs, parle et traduit 119 langues. Une fonctionnalité intéressante pour l’hôpital Marie Lannelongue, qui accueille « de nombreuses familles étrangères qui ne parlent pas ou peu le français », est-il indiqué dans le communiqué.

    « Il est parfois difficile pour le personnel soignant de comprendre les questions ou de s’assurer que leurs explications ont bien été comprises par l’enfant et sa famille. Le robot Hope est capable de traduire dans les deux sens et va faciliter l’échange entre les soignants et la famille. »

    Présentation de WheezHope à l’hôpital Marie Lannelongue :

    © WheezLab

  • Innolab Elsan : un simulateur médical numérique pour mieux gérer certains cas critiques (F. Amalric)

    « Perinatsims (simulateur médical numérique à destination des sages-femmes) est en cours d’installation dans les cliniques Elsan. Les tests effectués dans 4 maternités au cours de l’été 2018 ont été concluants : les cadres sages-femmes ont apprécié [l’outil]« , indique Franck Amalric, directeur général du développeur de plateformes d’entraînement Medusims, interviewé en amont du Live d’Innolab, une soirée dédiée au living lab d’Elsan qui s’est tenue le 5 février 2019 et dont H&TI est partenaire.

    L’entrepreneur, ancien diplômé de l’École polytechnique et d’Harvard, présente les spécificités de l’offre proposé par Medusims ainsi que les objectifs de l’entreprise, parmi lesquels un déploiement à échelle européenne puis internationale et le lancement cette année de Hospisims, une plateforme d’entraînement à la prise en charge des soins hospitaliers. Le Dr Franck Amalric aborde aussi le partenariat à la fois commercial et stratégique noué avec le groupe de cliniques Elsan, qui va proposer Perinatsims à l’ensemble de ses établissements courant 2019.

    Perinatsims et Traumasism : 2 simulateurs médicaux numériques

    Medusims crée des simulateurs médicaux numériques dans différents champs thérapeutiques. La première suite logicielle que vous avez développé est Perinatsims, qui permet aux sages-femmes « d’acquérir, de développer, de maintenir mais aussi d’évaluer leurs compétences nécessaires à la prise en charge optimale de situation périnatales à haut risque ».

    Franck Amalric : Avec Perinatsims, nous proposons deux thématiques. La première concerne l’hémorragie post-partum, première cause de mortalité maternelle en France, et la seconde est centrée sur la réanimation du nouveau-né. Il s’agit de deux situations d’urgence pour lesquelles les sages-femmes sont formées mais pas forcément prêtes car ces cas de figure sont assez rares. Il existe donc un risque de perte de confiance en soi et donc de perte de moyens sous la pression. D’où l’idée de leur proposer un outil, ici un simulateur médical numérique, pour leur permettre de s’exercer dans un environnement virtuel le plus réaliste possible, et ce de manière régulière.

    L’originalité de notre solution est qu’il s’agit d’un croisement entre :

    • l’exercice d’une compétence de manière interactive : l’utilisateur doit prendre des décisions ;
    • la flexibilité d’utilisation : l’utilisateur peut choisir de s’entraîner lorsqu’il le souhaite et régulièrement.

    « Les cadres sages-femmes ont apprécié le simulateur »

    Quel est le premier retour d’expérience de votre solution ?

    Perinatsims est en cours d’installation dans les cliniques Elsan. Les tests effectués dans 4 maternités au cours de l’été 2018 ont été concluants. Les cadres sages-femmes ont apprécié le simulateur et 40 à 50 % des écoles de sages-femmes utilisent le logiciel pour l’une ou les deux thématiques.

    Medusims a également mis au point Traumasims, une suite logicielle de formation centrée sur la prise en charge d’un afflux massif de blessés au sein des établissements de santé.

    Traumasims a été développé à la demande des leaders de la communauté de la médecine d’urgence, en réaction notamment aux récents attentats survenus à Paris. Une commission parlementaire avait recommandé d’améliorer la formation des professionnels des urgences en France sur cette thématique.

    L’idée d’un simulateur s’est avérée intéressante pour entraîner les acteurs concernés à ce type de situations critiques.

    La solution est-elle disponible ?

    La plateforme est disponible depuis un peu moins d’un an. Entre 5 et 10 CHU ont déjà commencé à l’utiliser, notamment celui d’Angers, de Bordeaux et de Dijon. 

    Quel est votre business modèle ?

    Nous vendons des abonnements à nos logiciels, l’idée étant d’investir pour développer un plateforme et de la vendre à un prix qui varie en fonction de la taille des établissements. Notre objectif est de mettre nos solutions à la disposition d’une communauté d’utilisateurs et que l’utilisateur final paie une partie de l’outil.

    Elsan « nous offre un accès direct aux clients potentiels »

    En quoi consiste précisément le partenariat avec l’incubateur Innolab d’Elsan ?

    Elsan va diffuser Perinatsims dans ses cliniques au cours de cette année 2019.

    Il s’agit aussi d’un soutien au développement de notre société, Medusims bénéficiant de l’expérience d’Elsan dans le domaine. Elsan contribue au développement de nos simulateurs en nous offrant un accès direct aux clients potentiels. Nous disposons ainsi d’un accès clinique qui nous permet d’accélérer le processus de développement de notre solution et de réaliser un suivi rapproché de son utilisation afin de peaufiner l’outil.

    Hospisims : une plateforme pour améliorer la prise en charge de la douleur

    Envisagez-vous de développer d’autres simulateurs ?

    Nous allons lancer en 2019 Hospisims, une plateforme d’entraînement à la prise en charge des soins hospitaliers, avec comme première thématique la prise en charge de la douleur qui est développée avec la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) et Pratico Santé, un organisme de formation. Nous allons rentrer en phase de test dans quelques jours. La première version de la solution sera commercialisable fin mars.

    Une refonte des plateformes afin d’avoir un accès facilité à la donnée d’utilisation et à des critères de prise en charge est également prévue. Nous souhaitons aussi enrichir les outils existants avec la mise en place de nouveaux cas cliniques et de nouvelles thématiques sur Perinatsims et Traumasims, qui seront développés au cours de l’année avec les cliniques Elsan et à terme dans des établissements de soins à l’étranger.

    Un développement en Europe puis aux États-Unis envisagé

    Quels marchés précisément visez-vous en dehors de la France ?

    Nous ciblons le marché européen, la Belgique, l’Italie et la Suisse en tête mais aussi l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne. Nous envisageons aussi un développement à l’international en dehors de l’Europe.

    Ce déploiement au niveau mondial est un axe de développement commercial important pour nous. Nous avons de potentiels clients à l’étranger. Nous travaillons déjà avec l’université Columbia à New York, qui veut développer son savoir-faire dans l’adaptation des simulateurs médicaux thérapeutiques.

    La difficulté d’une adaptation n’est pas la langue mais la réalité du pays car il y a des différences plus ou moins importantes dans l’offre de soins proposée par tel ou tel gouvernement.

  • HIMSS19 : value based health care et santé populationnelle, thématiques phares (11-15/02/19 – USA)

    Le Congrès HIMSS – Healthcare Information and Management Systems Society – 2019 aura lieu à Orlando (Floride) du 11 au 15 février 2019. Accueillant plus de 1 200 exposants et 40 000 visiteurs, cet événement est l’une des rencontres majeures de la e-santé organisé annuellement outre-Atlantique.

    Une vingtaine de thème sont à l’agenda du programme cette année. Parmi les thématiques plébiscitées, la valeur en santé (value based health care), la transformation des systèmes de santé et les phénomènes de ruptures occupent une place de choix dans le programme de l’évènement.

    H&TI sera présent  à Orlando et rendra compte en direct des temps forts du Congrès et organisera un webinar le 26 février pour vous présenter les grandes tendances de la santé numérique de demain.

    Le programme détaillé de l’événement, accessible en ligne, ménage cette année encore une place de choix à la gestion populationnelle en santé (ou Population Health Management) et à la valeur en santé (ou value based health care).

    Structuré autour d’une vingtaine de thématiques , le salon ouvrira son édition 2019 autour de la question de la relation avec le patient et l’impact de son évolution sur le système de santé ?(« Is Consumer-Directed Exchange Disrupting the Healthcare Marketplace?« )

    Le programme de conférences sera l’occasion de partager les retours d’expériences de nombreuses organisations de santé ainsi que d’écouter la vision des experts technologiques sur des sujets tels que l’intelligence artificielle (IA) ou la blockchain. 

    Liste des thématiques 2019 :

    • Clinical Informatics & Clinical Engagement
    • Clinicially Integrated Supply Chain
    • Consumer, Patient Engagement & Digital Connected Health
    • Consumerization of Health
    • Culture of Care & Care Coordination
    • Cybersecurity, Privacy & Security
    • Data Science/Analytics/Clinical & Business Intelligence
    • Disruptive Care Models
    • Grand Societal Challenges
    • Health Informatics Education, Career/Workforce Development
    • Health Information Exchange, Interoperability, Data Integration
    • Healthcare Applications & Technologies Enabling Care Delivery
    • Improving Quality Outcomes Through Health Information & Technology
    • Innovation, Entrepreneurship & Venture Investment
    • Leadership, Governance & Strategic Planning
    • Population Health Management & Public Health
    • Process Improvement, Workflow & Change Management
    • Public Policy, Reporting & Risk Management
    • Safe Information & Technology Practices for Patient Care
    • Social, Psychosocial & Behavioral Determinants of Health
    • Telehealth
    • User Experience (UX), Usability & User Centered Design

    H&TI participera au Congrès HIMSS 2019 et rendra compte en direct des tendances marquantes de l’événement.

  • H&T SUMMIT 2018: « We need to change the way in which students understand AI » (D. Cole, IBM)

    « We need to change the way we’re educating medical students, and the way in which they understand [artificial intelligence (IA)]. The sooner we get used to it and understand its true capacity, the better care we will be able to provide (information, decisions, face-to-face contact), « said David Cole , IBM Watson Health Head of Business Development and Innovation EMEA, who spoke at « Augmented Reality, AI & Expert Systems « workshop at Health & Tech Intelligence for people international event Value-based health care in the digital era, organized on 18 December 2018 in Paris by Care Insight.

    The specialist talked about the importance of a « collaboration » between humans (radiologist) and the machine (IA) to improve the process of medical image processing , underlining the fact that the IA Watson system of IBM relied on global collaboration to power the tool with multiple images and to move it forward.

    « We need to harness the power of AI the same way we did with fire, which led to our evolution, » said on his side Luc Soler , scientific director of Research Institute against Digestive Cancer (Ircad), and CEO of the online 3D modeling service Visible Patient. The expert presented to the audience the augmented surgery concept, being tested in France and abroad.

    AI to better structure health data (D. Cole, IBM Watson Health)

    Much of the data from cloud computing, analytics, and other new technologies is unstructured, said David Cole, IBM Watson Health Head of Business Development and Innovation EMEA.

    The traditional systems can’t make sense of such unstructured data (images, voice, tweets…), he added. The artificial intelligence (AI) system is trained and learns through interactions.

    An AI smarter than human?

    In 2011, the IBM Watson Computing System won against the human champions during the American Jeopardy TV show (IBM 2011 Grand Challenge).

    Subsequently, the group decided to apply this system to healthcare by testing it at an oncology center in New York.

    Medical record and research data were combined, so that the machine could assists doctors in making better medical decisions

    Bringing American data to the European Union has been a challenge

    Bringing this American data to the European Union has been a challenge for the company, David Cole said. He highlighted two major challenges:

    • Where do you get the data from?
    • Who trains the system?

    « Transparency is necessary, » he said.

    While more than one billion radiology images are produced each year worldwide, there is a global shortage of radiologists, David Cole added. « The question, then, is how to speed up processes?, » he asked, adding that IBM benefits from a global collaboration to feed images to its AI system (machine learning).

    The importance of better AI training for future physicians

    The expert believes that to optimize the use of artificial intelligence in the healthcare sector, it is essential to better train future practitioners. « We need to change the way we’re educating medical students, and the way in which they understand this technology. The sooner we get used to it and understand its true capacity, the better care we will be able to provide (information, decisions, face-to-face contact). « 

    Augmented surgery: a cooperation between the AI and the doctor (L. Soler, Ircad)

    Luc Soler, scientific director of Research Institute against Digestive Cancer (Ircad), focused on the augmented surgery concept (liver surgery).

    The ideal for surgeons would be to have a transparent patient

    « At the end of the day, the ideal for surgeons would be to have a transparent patient… because not seeing what goes on inside leads to errors, » he said. « A solution would be for surgeons to wear a « helmet » that enables augmented reality. »

    In that case, the information feeded to the system comes from CTs or MRIs.

    Double-checking results by technicians

    Artificial intelligence is not fully perfect, it can not work alone, he said. « There are therefore 2 technicians who are responsible for double-checking results. »

    This system can be used to:

    • Preoperative simulation (« This is what it’s mostly used for, today »):
      • patient-specific modeling (v);
      • applicable to any part of the human body;
      • some health insurances are willing to reimburse the use of this system.
    • Hololens helmet (Microsoft) use during surgery:
      • fusion of the modeling image with the real image.

    The next step will be the automation of the system and its « guidance ».

  • L’Ehpad de demain, plongée dans l’expérience danoise (Nørresundby)

    Créée en 2014, la maison de retraite médicalisée de Nørresundby, dans la commune d’Aalborg au nord du Danemark, constitue le modèle des Ehpads du futur. Elle associe nouvelles technologies, interdisciplinarité et ouverture sur la société pour le bien-être des résidents mais aussi la qualité de travail des équipes de soins. Elle a été conçue en partenariat entre la commune, des entreprises privées et un organisme de formation des professionnels de santé.

    Ehpad : des différences d’approche entre la France et le Danemark

    Si les Danois vivent en moyenne moins longtemps que les Français, ils vivent plus longtemps en bonne santé. L’approche de la vie en maison de retraite médicalisée n’est pas la même qu’en France. Les résidents danois sont locataires d’un logement public, avec un bail de location de location en bonne et due forme. À Aalborg, les logements sont d’ailleurs plus grands qu’en établissements français et organisés en petits appartements, comme à la maison, avec une kitchenette et un lave-linge.

    Au Danemark, la construction des maisons de retraite est subventionnée par le gouvernement

    Au Danemark, la construction des établissements est subventionnée par le gouvernement et l’investissement dans les équipements est important. Ces technologues encouragent l’autonomie des résidents, dans le cadre d’une réflexion éthique et sociétale.

    Ainsi, le résident n’est pas uniquement considéré comme un membre de la maison de retraite mais comme partie intégrante de la société.

    Des capteurs, des élévateurs et des toilettes à la pointe

    • Première innovation notable, les sols des chambres sont équipés de capteurs pour signaler les chutes et anticiper la dégradation de l’état du résident. La technologie ne bénéficie donc pas uniquement à la qualité de vie immédiate. En effet, les capteurs fournissent des données de mouvement de la personne dans la pièce. Si elle va plus souvent aux toilettes, ou bouge moins, les données peuvent être utilisées en interne pour évaluer ces changements de comportement et suivre son état général. Un groupe de travail a été constitué pour accompagner cette démarche. Les résidents peuvent d’ailleurs choisir ou non d’activer cette option.
    • De plus, toutes les chambres sont équipées par défaut de rails pour installer des élévateurs facilitant les déplacements dans la chambre et la salle de bain. Les résidents ont le choix de faire poser les élévateurs.
    • Autre exemple, les salles de bain sont toutes équipées de toilettes lavantes et séchantes ainsi que de sièges de toilette releveur pour développer l’autonomie des résidents en même temps que l’hygiène.

    Une tablette multi-fonction pour chaque résident

    Ces équipements sont complétés par une tablette fournie à chaque résident pour régler l’éclairage de sa chambre, envoyer des mails, effectuer des appels vidéo, etc..

    Le terminal est également équipé d’un calendrier ou encore du programme des activités de l’établissement. L’outil encourage donc aussi le lien.

    Ce contact humain n’est pas oublié avec la présence d’une cinquantaine de bénévoles.

    Autre originalité, au sein de l’établissement, un restaurant est ouvert aux clients extérieurs. Il symbolise cette intégration dans la société.

    Un living lab pour observer l’évolution de l’utilisation des nouvelles technologies

    La maison de retraite de Nørresundby est un modèle du genre et reflète bien l’usage des nouvelles technologiques dans les maisons de retraites médicalisées danoises. À Aalborg, un living lab travaille à la constante évolution de leur usage pour développer des soins aux personnes âgées.

    Du personnel formé et valorisé

    L’apprentissage de l’utilisation des technologies du bien-être dans les formations est intégré à la formation initiale des équipes de soins danoises.

    Ces professionnels les voient donc comme un support pour résoudre de manière innovante aux problèmes de la maison.

    Les technologies déployées au sein de l’établissement rendent également leur métier plus attractif et améliorent leurs conditions de travail. Elles jouent un rôle de prévention pour le personnel et le résident en réduisant les transferts et donc les troubles musculosquelettiques grâce aux élévateurs.

    Vidéo de présentation de la maison de retraite d’Aalborg, au Danemark :

    © Fremtidens Plejehjem

  • 1ère procédure cardio-chirurgicale de TAVI sous hypnose médicale avec le casque de RV Deepsen (Lyon)

    La première procédure cardio-chirurgicale de remplacement valvulaire aortique par voie percutanée (TAVI) a été menée avec l’aide du système d’hypnose médicale par casque de réalité virtuelle (RV) Deepsen à la clinique de la Sauvegarde de Lyon. La démarche peut être réalisée « sous anesthésie locale additionnée d’une sédation voire d’une anesthésie générale si le patient ne peut tolérer la position couchée trop longtemps », précise Deepsen dans un communiqué publié le 28 janvier 2019.
     
    La procédure de TAVI, alternative à la chirurgie cardiaque conventionnelle avec ouverture du thorax, est de plus en plus utilisée avec les patients présentant un haut risque chirurgical. Le fait de plonger les patients dans un « film hypnotique » permet :
    • de les amener dans un état d’esprit « le plus apaisé possible pendant l’intervention » ;
    • de réduire le risque anesthésique ;
    • d’assurer un rétablissement plus rapide.

    Le dispositif médical Deepsen a pour but de remplacer la sédation. Il plonge le patient « dans une bulle et permet ainsi aux praticiens de se focaliser sur leur acte, dans des conditions les plus sereines possibles », explique la société.

    À date, la clinique de la Sauvegarde a utilisé le casque de réalité virtuelle de Deepsen sur une dizaine de patients.

    Une prise en compte du stress pério-opératoire

    « Notre établissement s’attache à prendre en considération le stress péri-opératoire des patients. Mais parfois, cela implique une utilisation médicamenteuse additive, commente Olivier Desebbe, médecin anesthésiste réanimateur à la clinique de la Sauvegarde à Lyon (communiqué). Pour exemple, dans le cadre du TAVI, la majorité des patients demandent à être endormis. Deepsen est pour nous une technique alternative à l’anesthésie. Cela va nous permettre de ne pas donner de traitement pharmacologique au patient. »

    Retour d’expérience de la procédure de TAVI avec le casque de RV Deepsen (Dr Desebbe)

    • Le casque a été posé en début de procédure, avec l’addition d’un médicament morphinique en continu à faible dose : « Le calme de la patiente associé à un contact encore bien présent nous a permis de ne pas utiliser d’hypnotique comme habituellement, explique le Dr Desebbe. Le morphinique a même pu être arrêté après une dizaine de minutes d’intervention ».
    • Juste avant la pose de la valve, la sédation a été réaugmentée « pour éviter tout mouvement lors du moment critique ».
    • En fin de procédure, « les patients sont conscients et bien souvent coopérants et passent sur leur lit sans difficulté ».
  • Le point sur l’éducation thérapeutique dans le télésuivi de l’insuffisance cardiaque (SFcardio)

    Le Dr Pierre Raphaël, du service de cardiologie de la clinique Saint-Gatien de Tours, a présenté les problèmes que pose l’évaluation des effets de l’éducation thérapeutique via un télésuivi lors de la session intitulée « la télésurveillance des patients insuffisants cardiaques », qui s’est tenue le 18 janvier 2019 à l’occasion des 29èmes Journées européennes de la Société française de cardiologie, auxquelles Health & Tech Intelligence a assisté.

    Dans le cadre des pathologies cardiaques, l’éducation thérapeutique permet de donner aux patients et à son entourage les compétences pour gérer au mieux la maladie et éviter les décompensations cardiaques. Elle est apparue en France au début des années 2000 avec le programme Icare et le registre Odin, qui a concerné 61 centres de 2004 à 2010. L’analyse de ce registre a montré des premiers résultats encourageants : « Les patients éduqués avaient une espérance de vie supérieure d’un à deux ans à ceux qui ne l’étaient pas. Cependant, cela n’est pas aussi évident », commente le Dr Raphaël, précisant que les études portant sur le sujet ne sont pas vraiment concluantes.

    Faciliter l’accès à l’éducation thérapeutique via la télé-médecine

    Constat :

    • Faire de l’éducation thérapeutique en France nécessite de justifier d’une formation de 40 heures et d’avoir l’accréditation de l’agence régionale de santé concernée.
    • Il n’y a pas d’actes identifiés en la matière.
    • L’accès a l’éducation thérapeutique est difficile, au regard du million de patients concerné et des 210 000 hospitalisations par an, à mettre en parallèle avec la diminution, ou du moins la stagnation, du nombre de cardiologues en France.

    Des études peut concluantes sur le sujet

    La télémédecine paraît donc une opportunité pour faciliter cet accès.

    « Une méta-analyse de 2015 montre que les patients suivis par télésuivi avait une espérance de vie supérieure aux autres patients et étaient moins hospitalisés, note le Dr Pierre Raphaël. Cependant, les patients sont très hétérogènes dans ces études. Pris individuellement, elles sont moins concluantes ». Les travaux permettant franchement de trancher manque.

    La seule étude sur cette association de l’éducation thérapeutique au télésuivi, californienne et menée sur six centres, n’est pas très positive. Le télé-suivi a consisté en une analyse du poids et de la fréquence artérielle cardiaque. Le programme d’éducation thérapeutique a pris la forme d’une séance d’inclusion puis un suivi par téléphone.

    Au final, il n’y a pas eu de diminution des réhospitalisations, ni d’amélioration concernant la mortalité.

    En France, différents systèmes associent télésuivi et éducateur thérapeutique. Leur évaluation permettra peut-être de confirmer l’intérêt de cette combinaison.

    Chronic Car Connect et TwoCanPulse : focus sur 2 solutions

    Chronic Car Connect

    À Toulouse, la solution Chronic Car Connect, de Air Liquide, existe depuis quelques années.

    Le patient reçoit une tablette. Il répond chaque jour à huit questions sur l’apparition éventuelle d’œdème, d’asthénie… En fonction des réponses, l’algorithme déclenche une alerte à destination des infirmières du centre, qui appellent le patient pour voir si l’alerte est justifiée et le cas échéant préviennent le médecin.

    Une étude est en cours. Ses résultats sont attendus dans les prochains mois.

    TwoCanPulse

    TwoCanPulse est une solution plus atypique qui ne repose pas sur un centre d’appels.

    Chaque patient reçoit une mallette avec une balance connectée et un saturomètre pour mesurer sa saturation et sa fréquence cardiaque. Le patient réalise quotidiennement les mesures.

    Sur un boîtier central, contenant un algorithme décisionnel, un voyant prend la couleur :

    • soit jaune : les valeurs sont satisfaisantes et ne sont pas annonciatrices d’une décompensation ;
    • soit rouge, avec effet sonore : elles montrent qu’une hospitalisation est nécessaire dans les trois à cinq jours. Le patient doit appeler le cardiologue qui peut se connecter à un serveur pour analyser l’évolution des mesures.

    La mallette comprend aussi un livret de 85 pages d’informations sur la nutrition, l’activité physique, le suivi et un lexique sur les termes entendus dans le cadre de sa prise en charge. Une grille de 24 questions sur le profil et la personnalité du patient ainsi que la perception de sa pathologie permet d’obtenir un parcours de soins personnalisé.

    Une étude sur la solution débutera dans les prochains mois.

    « Se méfier des études qui ne reflètent pas une vraie pratique » (Dr Pierre Raphaël)

    Au final, « il faudra utiliser l’outil ayant le meilleur algorithme décisionnel, commente le Dr Pierre Raphaël. Il est aussi important de se méfier des études qui ne reflètent pas une vraie pratique, notamment celle des professionnels de soins en cabinet ».

    En effet, les centres d’appel, souvent présents dans les études, sont plus difficiles à maintenir en routine. De même, la régularité du suivi des patients lors des travaux n’est pas le reflet de la réalité quotidienne. « La solution à utiliser sera la plus simple, la moins chronophage, et surtout celle qui aura la meilleure adhésion pour les malades », conclut le médecin.

  • IA en santé : une étude de marché prévoit une croissance de 50,2 % par an d’ici 2025

    Le marché de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la santé devrait passer de 2,1 milliards de dollars (1, 8 Md €) actuellement à 36,1 milliards de dollars (31,7 M €) en 2025, ce qui représente un taux de croissance annuel (CAGR) de 50,2 %.
    Cette estimation* réalisée par l’institut ReportLinker repose sur une analyse des investissements sur l’IA en santé dans le continent nord américain et notamment ceux réalisés aux États-Unis.

    Les principaux clients de ce marché sont les hôpitaux qui achètent ou co-développent des solutions de trois segments majeurs :
    • l’amélioration de la prestation de soins et de la pratique clinique ;
    • l’amélioration de l’expérience patient et de son parcours ;
    • la réduction de coûts.

    Les principaux enjeux pour les acteurs industriels sur ce marché sont l’amélioration de la puissance de calcul et la diminution des coûts du matériel.

    L’étude souligne toutefois trois freins importants à la pénétration de l’intelligence artificielle en santé :
    • la réticence des praticiens à adopter des technologies basées sur l’IA ;
    • le manque de ressources qualifiées ;
    • le cadre réglementaire ambigu relatif aux logiciels médicaux intégrant l’intelligence artificielle.

    Les deux principaux segments de croissance pour ce marché identifiés par les auteurs du document sont :
    • le machine learning :  la capacité à collecter et à gérer des données volumineuses et à déployer de plus en plus cette technologie par les hôpitaux, les centres de recherche, les sociétés pharmaceutiques et d’autres établissements de santé ;
    • la NLP : l’analyse des données relatives aux patients, détection de risques, gestion et surveillance du mode de vie et applications à la santé mentale.
    Par ailleurs, l’étude établit une liste des principales entreprises centrées sur l’IA.

    Les principaux acteurs industriels de l’IA en santé

  • L’outil de dossier patient informatisé TrakCare d’InterSystems lancé à l’hôpital américain de Paris

    La solution de dossier patient informatisé (DPI) TrakCare, développé par Intersystems, est désormais disponible pour tous les services de l’hôpital américain de Paris, après cinq mois d’analyse des besoins, de configuration de l’outil et de formation du personnel, annoncent dans un communiqué publié début janvier 2019 les deux organisations, qui ont signé leur partenariat en juillet 2018.

    TrakCare permet de gérer en temps réel les dossiers médicaux des patients, accessibles à distance, et le circuit des médicaments dans l’ensemble des services du groupement hospitalier. Par son intermédiaire, les médecins peuvent ainsi avoir une vision complète du parcours de soins de leurs patients.

    Le but de l’alliance entre Intersystems et l’établissement franco-américain est d’obtenir une meilleure traçabilité et sécurisation des données, le tout en facilitant les conditions de travail des professionnels de santé, afin d’améliorer la qualité des soins.

    Dans le cadre de la deuxième phase de déploiement de l’outil, prévue pour l’été 2019, les fonctionnalités suivantes seront ajoutées : reconnaissance vocale, dictée numérique et complétude du DPI avec les dossiers de réanimation, d’anesthésie et de maternité.
    À terme, l’objectif est d’ouvrir la solution aux médecins de ville qui suivent les mêmes patients que l’hôpital américain de Paris afin de parvenir à une « cohérence plus étendue et une vision encore plus complète des parcours de soins », est-il précisé dans le communiqué.

  • Le Medical Training and Testing Center du CHU de Rouen acquiert le robot R-One de Robocath

    Le Medical Training and Testing Center (MTC) du CHU de Rouen vient d’acquérir le robot R-One de la start-up locale Robocath, qui conclut ainsi la première vente de son dispositif. Situé au sein du campus hospitalo-universitaire de la ville normande et du technopole Rouen Innovation Santé, le centre est spécialisé dans la formation des professionnels de santé, notamment aux nouvelles technologies. Ce nouvel équipement vise à former les potentiels utilisateurs français et étrangers de la plateforme de robotique médicale afin de garantir un usage optimal par les praticiens en vue de la commercialisation prochaine de R-One en Europe et au Moyen-Orient, précise Robocath dans un communiqué publié le 14 janvier 2019.

    La technologie a été conçue dans l’optique de réduire l’exposition des médecins aux rayons X et d’améliorer les conditions des interventions chirurgicales en gagnant à la fois en précision et en sécurité. « Actuellement en phase d’homologation CE, son utilisation clinique et sa commercialisation devraient débuter en Europe dès 2019″, précise la start-up.

    En finançant intégralement l’investissement, soit 300 000 euros, la Métropole Rouen Normandie a permis l’acquisition de la première plateforme R-One par le CHU pour le MTC.

    « Les équipes médicales du CHU ont contribué à la conception du robot R-One, et le siège de Robocath est situé à proximité immédiate du MTC. Ce travail en réseau au sein du pôle « Rouen innovation santé » montre que les synergies locales peuvent déboucher sur de prometteuses innovations, au service des professionnels de santé et, in fine, des patients, commente Véronique Desjardins, directrice du CHU de Rouen (communiqué). (…) Le robot répond pleinement à notre volonté de soutenir l’innovation médicale et sa diffusion auprès des équipes médicales. Le soutien à l’innovation et à la recherche appliquée est l’un des axes de développement du MTC, centre parfaitement adapté aux besoins des entreprises de santé pour les tests et la formation aux dispositifs médicaux qu’elles inventent et diffusent. »

    La Région a financièrement soutenu le projet

    En dehors des 300 000 euros attribués par la Métropole Rouen Normandie pour financer l’investissement, la Région a soutenu le développement du robot à hauteur de 1,1 million d’euros à travers le fonds Normandie Participations et une aide de 600 000 euros, allouée dans le cadre du dispositif Impulsion Innovation, indique Françoise Guégot, 3ème vice-présidente de la Région Normandie en charge de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’innovation et du développement numérique (communiqué).

    Elle ajoute qu’un versement de 100 000 euros a également été effectué pour aider le CHU de Rouen dans l’acquisition de nouveaux outils de pointe en simulation par le Medical Training and Testing Center.

    Une intervention à distance pour éviter une exposition aux rayons X

    Fondé en 2009 à Rouen par le neuroradiologue Philippe Bencteux, Robocath a mis au point R-One pour assister les chirurgiens et leur permettre ainsi d’intervenir avec davantage de précision et en toute sécurité.

    Par le biais de R-One, les médecins ont la possibilité de manipuler à distance leurs instruments depuis une station de contrôle située à proximité de la table d’intervention.

    Philippe Bencteux a élaboré 2 technologies pour assurer le fonctionnement du robot :

    • R-grasp, qui reproduit avec une grande précision les mouvements de la main ;
    • SecurAccess, qui sécurise le geste des praticiens.