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  • PHW 2019 : Phillips lance Illumeo, une solution pour le diagnostic en routine clinique basée sur IA

    Philips annonce le lancement de la solution Illumeo pour faciliter le diagnostic en routine clinique, en partenariat avec le CHRU de Lille. Lors d’une conférence sur l’intelligence artificielle (IA) en imagerie organisée le 23 mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week, le groupe indique que cette technologie basée sur l’IA va permettre d’optimiser les compétences des cliniciens et de redéfinir leur façon actuelle d’interagir avec les images.

    Plus précisément, la solution vise à améliorer le flux de travail des radiologues et à les guider dans la pose du diagnostic, depuis un espace de travail unique.
    Elle repose sur une technologie de rupture conçue pour simplifier la tâche des utilisateurs à travers une pertinence contextuelle, une intelligence adaptative, une variabilité réduite et des protocoles personnalisés.

    Philips précise avoir signé un partenariat d’évaluation clinique de Illumeo d’une durée de 2 ans avec le CHRU lillois afin :
    • de mesurer les bénéfices de la solution ;
    • de valider de nouveaux développements ;
    • d’influencer la feuille de route produit.

    Illumeo : une intelligence adaptée au contexte patient, diagnostique et utilisateur

    Transformation du flux clinique

    Une solution portée par le hub IA créé par Philips à Paris

    Philips rappelle par ailleurs le contexte dans lequel s’inscrit le déploiement d’Illumeo :

    • création en avril 2018 par Philips d’un centre d’expertise en intelligence artificielle (IA) dédiée à l’imagerie médicale, à la génomique et à l’écosystème des start-ups en IA avec :
      • 50 chercheurs et ingénieurs ;
      • un focus clinique en cardiologie, en oncologie et en maladies rares ;
      • plus de 100 brevets ;
      • un écosystème de partenaires cliniques académiques et industriels ;
    • création d’un fond d’investissements dédiée aux start-ups françaises aux côtés de Bpifrance ;
    • 2 « grands défis » sociétaux relatifs à l’intelligence artificielle.
  • PHW 2019 : le CHU de Bordeaux et Deski démocratisent l’échographie via l’IA

    La start-up bordelaise Deski et le CHU de Bordeaux annoncent un accord-cadre centré sur l’intelligence artificielle (IA) afin de de renforcer et de faciliter la mise en place de projets de recherche dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA).

    La premier enjeu de ce partenariat, présenté le 22 mai à l’occasion de la Paris Healthcare Week, est la démocratisation de l’échographie. Deski a été cofondée par Bertrand Moal, docteur en biomécanique et interne de médecine au CHU de Bordeaux, et est incubé par Unitec depuis plus de 3 ans.

    L’échographie, enjeu de santé publique

    Le besoin en imagerie est en pleine croissance pour le diagnostic et le suivi des patients. Cependant, la formation de médecins est longue et représente un coût significatif pour les systèmes de santé. Dans ce contexte, Deski s’est intéressé à l’échographie pour apporter des solutions à ces enjeux de santé publique. La solution d’imagerie non invasive, multi-organes, se veut abordable comparée à d’autres système d’imagerie, notamment avec la récente miniaturisation des sondes, connectées.

    La formation reste un obstacle à cette démocratisation car l’examen d’échographie nécessite de l’expérience pour son acquisition et son analyse. Deski a donc développé des solutions innovantes basée sur l’intelligence artificielle (IA) afin de simplifier l’usage de l’échographie par des médecins non-experts.

    Objectif : démocratiser l’échographie

    Le CHU de Bordeaux et Deski ont signé un accord-cadre pour développer des projets d’IA par des accès rapides, privilégiés et réguliers à la structure de recherche du CHU de Bordeaux. Ils ont ainsi élaboré un serveur de calcul à hautes performances dédié à l’intelligence artificielle qui analyse des données anonymisées. « Ce partenariat est une grande opportunité pour Deski. Avoir accès à une large base de données expertisée et au support de médecins spécialistes reconnus favorisent de manière optimale le développement de nos solutions », commente Bertrand Moal, co-fondateur de Deski.

    Au CHU, plus de 17 000 examens échographiques cardiaques sont réalisées et analysés par les cardiologues chaque année. À partir des données recueillies, Deski entraîne ses algorithmes de deep learning (apprentissage profond) pour reproduire cette analyse d’expert afin de la rendre accessible à une plus large communauté médicale. Le projet a pour objectif, dans un premier temps, de développer des outils d’aide à l’analyse cardiaque avant de se diversifier dans d’autres spécialités comme la gynécologie, la gastro-entérologie et l’urologie.

    L’ère de l’intelligence artificielle

    « Le CHU de Bordeaux est ainsi pleinement engagé dans l’ère de l’intelligence artificielle et du traitement des grandes masses de données », souligne Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux. L’analyse des données, réalisée en interne par des professionnels de l’établissement ayant des doubles compétences médicales et du monde des sciences de l’ingénieur, « permet aux patients d’être mieux suivis et aux étudiants ainsi qu’aux professionnels d’être mieux formés, » précise-t-il.

    Cette démocratisation devrait avoir un impact important dans les pays développés comme la France, où l’on connaît le problème des déserts médicaux, mais également dans les pays en voie de développement, où les systèmes de santé et l’imagerie médicale ne sont pas encore établis.

  • ARS Pays de la Loire : AMI sur l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile (10/07)

    L’agence régionale de santé des Pays de la Loire, en concertation avec les 5 départements de la région, lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) relatif à l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile pour personnes âgées en perte d’autonomie. 

    Il s’adresse à tous les organismes gestionnaires, titulaires d’une activité médico-sociale pour personnes âgées.

    Les modalités de candidatures sont les suivantes :
    • dépôt d’une lettre d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • dépôt d’un pré-projet : jusqu’au 6/09/2019

    Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI)

    Suite au projet régional de santé 2018-2022, aux termes duquel l’ARS a consacré un volet spécifique à « l’Ehpad de demain », une réflexion collective a été animée en 2018 par le Centre régional d’études, d’actions et d’informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité (Creai) des Pays de la Loire. L’objectif était d’identifier les évolutions nécessaires des prestations en Ehpad afin d’expérimenter dans la région des dispositifs innovants de maintien à domicile, et en déterminer les conditions de réussite.

    Cette réflexion a abouti à l’élaboration par l’ARS d’un référentiel régional, fixant les objectifs et modalités de fonctionnement attendus de ces dispositifs innovants de vie à domicile, ainsi que leurs conditions d’expérimentation.

    Objectifs du dispositif innovant de vie à domicile (cible)

    L’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile doit permettre de proposer aux personnes âgées en perte d’autonomie  d’un territoire (EPCI, bassin de vie) de bénéficier d’un panier de services, dans lequel elles pourront disposer de prestations coordonnées répondant à des besoins évolutifs et dont la qualité est garantie.

    Modalités de l’AMI

    La réponse à l’appel à manifestation d’intérêt se fait selon 2 modalités :

    Les critères de sélection des projets

     Les projets déposés seront priorisés selon les critères suivants :

    • adéquation du public ciblé et pertinence du territoire de mise en œuvre au regard de ses besoins et de la dynamique territoriale des acteurs ;
    • socle de prestations mises en œuvre au démarrage de l’expérimentation ;
    • capacité d’intégration à l’issue de l’expérimentation de l’ensemble des prestations ;
    • modalités de montée en charge progressive de l’expérimentation ;
    • co-construction du projet avec les prestataires et partenaires du territoire ;
    • modalités de réponse à un besoin de surveillance 24H/24 et de réponse à l’urgence ;
    • modalités de coordination et de réactivité des prestations au regard des besoins des usagers ;
    • coût du projet au regard des prestations déployées et de la file active, reste à charge pour l’usager ;
    • clarté et stabilité du modèle de gouvernance du dispositif.

    Les projets déposés feront l’objet d’une instruction conjointe des services techniques de l’ARS et du département concerné.

    Modalités de dépôt et contact

    • Fenêtre de dépôt des lettres d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • Fenêtre de dépôt des pré-projets : jusqu’au 6/09/2019
    • Contact : ars-pdl-dosa-aap@ars.sante.fr
  • PHW 2019 : la e-santé au cœur d’un grand atelier et de 4 agoras (Cyrille Politi, FHF)

    « Dans le domaine de la e-santé, il y a aura notamment un grand atelier de l’innovation sur les enjeux du numérique et 4 agoras : une première sur l’IA, une deuxième sur le RGPD, une troisième sur l’évolution de la charte des bonnes pratiques BP6 face au développement du numérique et une autre dédiée à la télémédecine« , résume à propos de la Paris Healthcare Week* (PHW) Cyrille Politi, conseiller en transition numérique à la Fédération hospitalière de France (FHF), à quelques jours de l’événement, qui se tiendra du 21 au 23 mai à Paris.

    • Atelier de l’innovation : « Enjeux du numérique : 2h pour comprendre et décider » – 22 mai, 9h30-11h30
    « Cet atelier fait partie des grands événements du salon, commente Cyrille Politi. L’idée est de laisser parler les intervenant pour que chacun puisse exposer un regard critique et permettre aux auditeurs de se faire leur propre idée sur le sujet ».
    Parmi les intervenants : Dominique Pon, responsable stratégique et/ou Laura Létourneau, déléguée opérationnelle, ainsi que Stéphanie Combes, préfiguratrice du Health Data Hub (HDD) à la Drees. Quand on l’interroge sur le concept d’État-plateforme, au centre de la feuille de route du numérique en santé, Cyrille Politi répond que le message à retenir pour les acteurs est qu’ »il faut se lancer ». « Je soutiens et encourage totalement l’initiative, et même si le projet de « store » n’aboutit pas, ce n’est pas grave, cela aura permis d’avancer, notamment sur le sujet de l’interopérabilité. »

    • Il cite également une « deuxième grande conférence » sur la e-santé, axée sur « le numérique au service du Grand Âge » : 23 mai 2019, 9h30-11h30.

    • 4 agoras :
    – « RGPD : Un code de conduite pour les établissements sanitaires et médico-sociaux » : 22 mai, 13h-14h
    Il s’agit d’un « autre temps fort » du salon, souligne Cyrille Politi, précisant que Marie-Laure Denis, présidente de la Cnil, et Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, feront partie des intervenants.
    – « L’intelligence Artificielle n’est plus un mythe. Comment se lancer ? » : 21 mai, 15h-16h
    – « Chartes de bonnes pratiques : de BP6 à BP7 clients et fournisseurs affinent leurs relations » : 22 mai, 17h15-18h
    – « La télémédecine et l’hôpital, pour qui ? pour quoi ? pour quand ? » : 23 mai, 12h15-13h

    1 atelier de l’innovation

    Mercredi 22 mai 2019 – 9h30-11h30 : « Enjeux du numérique : 2h pour comprendre et décider »

    • Lieu : salle S03, hall 7.3 (rentrer par le hall 7.2)

    Modérateur : Cyrille Politi, conseiller en transition numérique à la FHF

    Résumé : faire le point des grands chantiers SI et numérique nationaux dans une vision prospective pour l’usager du système de santé et les impacts pour les structures et leurs organisations.

    Déroulé et principaux points développés par les intervenants :

    • La stratégie de transformation numérique en santé et l’espace numérique en santé
      • Dominique Pon, responsable stratégique et/ou Laura Létourneau, déléguée opérationnelle
    • Programmes Hop’en et e-parcours (objectifs, pilotage, financements)
      • Marie-Anne Jacquet, sous-directrice DGOS
    • Créer, protéger, valoriser la donnée de santé
      • Stéphanie Combes, préfiguratrice du Health Data Hub à la Drees
    • Le DMP et l’hôpital
      • Yvon Merlière, directeur du projet DMP à la Cnam
    • L’application du RGPD dans l’hôpital, un défi et une chance
      • Thomas Dautieu, directeur de la conformité à la Cnil
    • Grand témoin : les enjeux de l’expérience patient à travers les Prems et les Proms
      • Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé

    Plus de 600 inscrits à date.

    Mots-clés : actualité numérique, système d’information, projets, financements, orientations stratégiques, pilotage.

    Conférence « Le numérique au service du Grand Âge »

    Jeudi 23 mai 2019 – 9h30-11h30 : « Risque de déshumanisation ou accompagnement au mieux vivre ? »

    • Lieu : salle S03, hall 7.3

    Modérateur : Luc Broussy, président France Silver Eco

    • Réflexion introductive, l’Homme, le robot, le grand âge, un trio conciliable ?
      • Serge Tisseron, psychiatre, docteur en psychologie HDR, spécialiste des interrelations entre l’homme et ses artefacts, membre de l’Académie des technologies.
    • Gérontechnologies, environnements intégrés, usages et opportunités
      • Pr Cédric Annweiler, Living lab gériatrique du CHU d’Angers
    • Robots sociaux, une étude-recherche pour objectiver les impacts
      • Isabelle Dufour, déléguée générale, gérontopôle d’Île-de-France
    • Living lab, patient cobaye et enjeux éthiques ? Les questions du facteur humains dans l’évaluation des technologies
      • Sylvia Pelayo, responsable e-santé et usages, CHRU de Lille

    Conférence pilotée par le Comité scientifique de la FHF.

    4 agoras dédiées à la e-santé

    Mardi 21 mai 2019 – 15h-16h : « L’intelligence Artificielle n’est plus un mythe. Comment se lancer ? »

    • Lieu : agora FHF, stand FHF, hall 7.2

    Modératrice : Dr Salima Benhamou – France Stratégies

    Résumé : Après le remise du rapport Villani et de celui de France Stratégies, le président de la République a annoncé un grand plan IA français avec comme priorités le véhicule autonome et la santé. Les lancements notamment, de la « plateforme de données de santé » (Health Data Hub), des instituts 3IA, des appels à manifestation d’intérêt…, doivent permettre le développement de l’IA dans la santé.

    Intervenants :

    • Retour d’expériences d’IA dans des établissements pionniers
      • Dr Emmanuelle Séjourné, radiologue
    • Chercheurs, utilisateurs, industriels, quelles synergies ? Regards croisés
      • Professeur Zyed Zalila, professeur à l’université de technologie de Compiègne
      • Docteur Frédéric Martineau, radiologue GHT de la Côte basque
      • Docteur Icham Sefion, Syntec Numérique
    • Appel à Manifestation d’Intérêts : une opportunité pour se lancer
      • Madame Sandrine Degos, Care Insight

    Mots-clés : intelligence artificielle, financement, pilotage projet, start-up, recherche, institut 3IA, médecine 3P.

    Mercredi 22 mai 2019 – 13h-14h : « RGPD : Un code de conduite pour les établissements sanitaires et médico-sociaux »

    • Lieu : agora FHF, stand FHF, hall 7.2

    Modérateur : Cyrille Politi, conseiller en transition numérique à la FHF

    Résumé : La mise en œuvre du RGPD dans est une obligation dans les établissements sanitaires et médicaux-sociaux. Il est essentiel que les établissements puissent se mettre en conformité de façon sécurisée et facilitée. C’est pourquoi la Cnil et la FHF ont décidé de travailler en étroite collaboration au travers du comité DPO fédéral.

    Intervenants :

    • Les enjeux de la coopération Cnil / FHF et ses premières réalisations :
      • modérateur : Benoit Louvet, fondateur de Mon DPO Santé 
      • Marie-Laure Denis, présidente de la Cnil
      • Zaynab Riet, déléguée générale FHF
    • Le code de conduite « information des usagers », les outils d’échanges et partage avec les DPO :
      • Thomas Dautieu, directeur de la conformité Cnil
      • Ingrid Nkouenjin, cheffe de service outils de conformité Cnil
      • Dr Moufid Hajjar, information médicale et DPO CHU Bordeaux
      • Armande François, DPO AP-HP
      • Guillaume Deraedt, DPO GHT Lille
      • Bélaïd Ait-Hamouda, DPO GHU Paris
      • Yohann Fourchon, DPO Côtes-d’Armor
      • Fabien Viry, RSI de la FHF
    • Prospective : la mise en conformité, et après ?
      • Me Laurent Houdart, cabinet Houdart et associés

    Mots-clés : RGPD, Cnil, code de conduite, droit patient, information patient, usager, médico-social.

    Mercredi 22 mai 2019 – 17h15-18h : « Chartes de bonnes pratiques : de BP6 à BP7 clients et fournisseurs affinent leurs relations »

    • Lieu : agora HIT – IT

    Modératrice : Maître Géraldine Salord, avocate au sein du cabinet Metalaw

    Résumé : Les fédérations d’établissements hospitaliers et médico-sociaux ainsi que les associations et fédérations de représentatives des industriels ont co-signé la charte de bonnes pratiques BP6. Quelques années plus tard, les technologies, le virage numérique, les attentes des usagers, la réglementation, l’écosystème… ont évolué. De ce fait, les bonnes pratiques aussi évoluent, et l’ensemble des parties prenantes à la charte BP6 a souhaité élargir le champ de cet engagement conjoint, dans la continuité des travaux réalisés.

    Intervenants :

    • Cyrille Politi, FHF
    • Jean-François Goglin, Fehap
    • Guilherme Pontes, FHP
    • Charlotte Hammel, Asinhpa
    • Isabelle Zablit, Syntec Numérique
    • Aissa Khelifa, Lesiss

    Mots-clés : relations établissements fournisseurs, charte de bonne pratique, RGPD, pilotage numérique, qualité système d’information, stratégie SI.

    Jeudi 23 mai 2019 – 12h15-13h : « La télémédecine et l’hôpital, pour qui ? pour quoi ? pour quand ? »

    • Lieu : agora HIT – e-santé

    Modérateur : Eric Guyader, directeur du CH de Beauvais et administrateur GCS e-Santé Picardie

    Résumé : la télémédecine est entrée dans le droit commun. Plus qu’un outil technologique, la télémédecine permet l’exercice de la médecine (et bientôt du soin) dans des processus organisationnels différents.

    Intervenants :

    • Myriam Burdin, chef de bureau PF3 – DGOS
    • Dr Julien Carricaburu, Cnam
    • Dr Nathalie Salles, présidente de la SFTélémed-Antel

    Mots-clés : télémédecine, organisation médicale et soignante, territoires, déserts médicaux, financement.

  • Sclérose en plaques 2daire progressive : une évaluation numérique pour aider le diagnostic (Novartis)

    Novartis présente MSProDiscussTM, une nouvelle solution numérique algorithmique visant à faciliter la discussion entre médecins et patients atteints d’une sclérose en plaques.

    La technologie permet d’évaluer et de discuter les premiers signes d’une évolution vers une sclérose en plaques secondaire progressive (SPSP) afin de détecter plus rapidement la maladie et ainsi d’en devancer sa progression, explique Novartis dans un communiqué publié le 7 mai 2019.
    Le diagnostic d’une SPSP est difficile : 80 % des patients sont non diagnostiqués ou diagnostiqués après coup. Son évaluation rapide peut pourtant aider à éviter certains dommages irréversibles.

    Les résultats de l’étude présentés à l’American Academy of Neurology à Philadelphie confirment l’utilité d’une potentielle utilisation du dispositif dans la pratique clinique. Novartis indique que l’outil est en phase finale de développement et donnera lieu à plusieurs essais pilotes dans différents centres aux États-Unis. Son déploiement mondial est prévu pour 2020.

    Des séries de questions pour un diagnostic plus précoce

    Le dispositif a été testé aux États Unis, au Canada et en Allemagne par des neurologues spécialistes de la sclérose en plaques auprès de 198 patients présentant des risques de transitions vers une SPSP. 

    Le principe : les médecins posent une série de questions pondérées aux patients visant à recueillir des informations sur les symptômes et leur impact sur la vie quotidienne et les activités au cours des six derniers mois.

    Une fois terminé, l’algorithme génère une sortie visuelle que les médecins peuvent utiliser pour faciliter la discussion sur le niveau de progression de la maladie.

  • Conférence e-santé Drive Innovation Insights : le 19/09/2019, Paris

    La conférence e-Santé 2019 se tiendra le 19 septembre 2019 aux Salons Hoches à Paris. Organisée par Drive Innovation Insights, la journée sera principalement centrée autour de l’impact des transformations technologiques dans le secteur de la santé sur les méthodes traditionnelles et de leurs évolutions. 

    Les personnes qui souhaitent s’inscrire à l’événement doivent retourner le formulaire d’inscription, accessible via ce lien, à service-client@dii.eu.

    Programme 

    La révolution des modèles économiques de la santé 

    • Les apports du projet de Loi Santé présenté au Conseil des ministres le 13 février 2019.
    • Saisir les opportunités du marché de la e-santé via des démarches de partenariat.
    • Place des complémentaires santé dans la course à l’innovation technologique.

    3 cas d’usages pionniers sur les technologies qui vont révolutionner la santé 

    • Retour d’expérience sur une application mobile innovante dédiée aux professionnels de santé pour les accompagner dans leur protocoles de soins. 
    • Témoignage sur un dispositif médical de suivi du diabète à l’ère de l’intelligence artificielle (IA) et du machine learning.
    • Retour sur une plateforme de télésurveillance en cardiologie. 

    La gouvernance des données : épicentre de la révolution e-santé 

    • Panorama des réglementations qui vous impactent en 2019.
    • Les clés pour concilier traitement des données de santé et RGPD.
    • L’enjeu crucial de la cybersécurité : face au risque accru des cyberattaques, comment vous assurer de la sécurité des données patients ?
  • Telegrafik et Vivago associent leurs solutions pour mieux signaler les chutes des résidents d’Ehpad

    Après une première installation de sa solution en 2016, la société Telegrafik annonce qu’un second établissement a été équipé début 2019 de son système interconnecté de protection des résidents en Ehpad. La combinaison de la montre connectée Vivago et du système de détection automatique de chute de Telegrafik permet notamment d’informer immédiatement le personnel soignant en cas de chute.

    « L’association des deux technologies permet d’augmenter la sécurité des résidents et d’augmenter le confort de travail du personnel soignant. », explique Carole Zisa-Garat, P.-D.G. de Telegrafik, dans un communiqué publié le 30 avril 2019.

    Cette solution combine 2 outils. Tout d’abord, la montre Vivago, qui optimise la traçabilité de tous les événements 24h/24 du résident en Ehpad et l’accès à ces informations pour les médecins et infirmières. La montre est associée à un module d’intelligence artificielle et dispose d’un appel manuel du résident ainsi que d’alarmes automatiques en cas de situation de danger. L’activité physiologique du résident est mesurable de manière permanente tout comme l’observation de la qualité de son sommeil, à l’aide d’un tableau de bord.

    Le second outil est la solution Otono-me Edao Ehpad. Elle repose sur un dispositif de vidéo-vigilance installé dans les chambres des résidents. En cas de situation à risque, une levée de doute est réalisée avant d’alerter le personnel soignant de la situation et de la nécessité d’une intervention. Telegrafik indique qu’il s’agit de la seule solution validée par un programme hospitalier de recherche clinique : « Le dispositif permet la réduction de 15 % des chutes à conséquences graves et la réduction de 47,9 % du coût des chutes graves », déclare le Pr Thierry Dantoine, du CHU Limoges (communiqué).

  • L’exosquelette Atalante de Wandercraft obtient le marquage CE

    L’exosquelette autonome Atalante développé par la start-up française Wandercraft obtient le marquage CE médical. Cela va permettre à la société, fondée en 2012, de commercialiser son dispositif sur le marché européen auprès de centres de rééducation et d’établissements de neurologie, indique-t-elle dans un communiqué publié en mars 2019. 

    Cet exosquelette, qui se contrôle de manière simple et intuitive, avance de manière autonome et contrôle l’équilibre de l’utilisateur grâce à des algorithmes de robotique, ne nécessitant pas l’utilisation de béquilles. Il pourra s’étendre aux traitements post-AVC et à la rééducation des autres déficiences ayant un impact sur la marche.

    Fixé sur le corps, ce mécanisme est articulé et motorisé. Il fonctionne en tandem avec l’utilisateur pour lui faciliter les mouvements par le biais de la force de moteurs électriques. Grâce à lui, les personnes en situation de paraplégie peuvent se lever et marcher lors des exercices de rééducation.

  • Projet européen inDemand : AAC ouvert aux entreprises en santé numérique jusqu’au 6 mai 2019

    Dans le cadre du projet inDemand, Medicen Paris Région lance un appel à candidatures (AAC) à destination des entreprises européennes de santé numérique pour résoudre les 5 défis identifiés par les professionnels de santé de l’hôpital Foch, du GHU Paris et du GCSMS 91, en région parisienne :
    • anonymisation des données des patients pour la recherche ;
    • système électronique de collecte sans opposition ;
    • surveillance des données la nuit des personnes âgées ;
    • test de contrôle de la sous-alimentation, non invasif et facile à effectuer ;
    • améliorer le suivi à long terme des personnes atteintes d’un cancer.

    Les candidatures doivent être réalisées avant le 6 mai 2019 en remplissant un formulaire, téléchargeable ici, et en le soumettant via ce lien.

    Par le biais de cet AAC, 24 PME co-développeront des solutions numériques aux différents problèmes identifiés, avec le soutien financier de fonds publics régionaux. Les entreprises relevant l’un des 5 défis pourront bénéficier d’un soutien économique variable :
    • défis 1 à 4 : jusqu’à 40 000 euros ;
    • défi 5 : 60 000 euros ;
    • ainsi que 60 000 euros maximal supplémentaires versés par l’hôpital Foch.

    Le projet européen inDemand, impliquant 3 régions pilotes (Murcia en Espagne, Oulu en Finlande et la région parisienne), propose un nouveau modèle de coopération entre entreprises et organismes institutionnels de santé. L’objectif est de créer une approche de modèle axée sur la demande, ce qui augmentera les capacités des organismes de santé à identifier clairement leurs besoins, tout en créant des opportunités de développement pour les entreprises.
    Le modèle sera répliqué dans les autres régions européennes (Communauté inDemand), est-il indiqué.

    InDemand : les 5 défis identifiés dans la région parisienne

    • Anonymisation des données des patients pour la recherche

    L’objectif est de mettre en place une méthode d’anonymisation dans le respect des lois pour la vie privée des patients, en raison du risque de ré-identification.

    • Système électronique de collecte sans opposition

    Dans le cadre de la création d’un « entrepôt de données » sur la santé, le but est de créer un circuit permettant de collecter la non objection des patients. Actuellement sous format papier, il est difficile de savoir massivement si la voix du patient est respectée. Ce projet permettrait de connaître cet avis, et d’agir en conséquence. 

    • Surveillance des données la nuit des personnes âgées

    L’objectif est de créer une solution connectée pour surveiller les paramètres vitaux des personnes âgées ainsi que leurs mouvements, leur sommeil et leur température. Une alarme s’enclenche automatiquement s’il y a absence de mouvements prolongés, ce qui permettrait d’anticiper d’éventuelles complications de la position « couchée » pour les personnes âgées.

    • Test de contrôle de la sous alimentation, non invasif et facile à effectuer

    Actuellement réalisé via une prise de sang, ce test de contrôle se révèle inadapté pour ces personnes fragiles. Cette technique implique certaines difficultés pour le personnel à effectuer ce test, notamment à cause de la faible visibilité des veines et l’agitation des patients. L’objectif de ce défi est d’éliminer ces difficultés par un processus plus simplifié et moins invasif. 

    • Améliorer le suivi à long terme des personnes atteintes d’un cancer

    Ce projet de suivi des patients atteints d’un cancer est pensé pour les accompagner dès la phase d’annonce et jusqu’à la fin de son hospitalisation, via les caractéristiques suivantes :

    – création, optimisation ou renforcement du lien ville-hôpital ;

    – assistance à domicile pour les patients, ainsi qu’un soutien pour ces derniers et leur famille  ;

    – optimiser la ré-hospitalisation des patients suivis sans passer par le service des urgences ;

    – renforcer le travail multidisciplinaire et multi-professionnel dans le contexte du soutien et des soins à domicile et en milieu hospitalier. 

  • Réalité virtuelle : immersion visuelle et sonore au bloc opératoire de la Polyclinique de l’Ormeau

    Les casques de réalité virtuelle (VR) sont désormais présents dans la Polyclinique de l’Ormeau à Tarbes. L’initiative a pour but de permettre aux patients en chirurgie une immersion sonore et visuelle à 360° le temps de leur intervention et ainsi d’éviter le stress.

    Les patients en attente d’une intervention chirurgicale ont la possibilité de porter avant et pendant leur opération cette technologie développée par Elsan, groupe auquel appartient l’établissement. En visionnant des vidéos à 360° et 2D accompagnées d’une musique relaxante et de sons de la nature, ils peuvent ainsi oublier le milieu hospitalier et détourner leur esprit du contexte de l’intervention.

    Le service offert, actuellement en phase d’expérimentation, présente des résultats encourageants : les premiers patients à l’avoir testé s’en disent « ravis ». Selon ces derniers, anxiété, stress et douleur sont réduits de manière notable grâce à l’utilisation du dispositif. « Cette technologie s’inscrit véritablement dans le parcours de soins pour le bien-être du patient », commente Véronique Bawedin, directrice opérationnelle en charge des soins de la polyclinique, dans un communiqué publié le 23 avril 2019.

    Le recours à la réalité virtuelle peut aussi contribuer à diminuer la médication et les effets secondaires post opératoire, indique l’établissement.