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  • Dräger s’allie à Bow Médical (Fance) pour l’informatisation des services d’anesthésie en Europe

    Dräger, un groupe allemand spécialiste de la technologie médicale et de sécurité, signe un accord de partenariat en Europe avec Bow Médical, fournisseur français spécialisé dans l’informatisation des services d’anesthésie et de réanimation. Dans le cadre de cette alliance, l’entreprise allemande va participer au déploiement de Diane, une solution élaborée par Bow Médical. « Ce partenariat commercial d’innovation (les détails financiers n’ont pas été dévoilés) nous permet de compléter notre offre pour les zones de soins critiques et [de] contribuer ainsi au développement d’une société française en Europe« , commente Yves Le Gouguec, président de Dräger France, dans un communiqué publié début septembre 2019.

    L’objectif est de proposer aux services hospitaliers un outil afin de mieux répondre aux problématiques de coordination de soins et de mise en perspective des données issues de diverses sources (dispositifs médicaux, laboratoires, imagerie, pharmacie et dossier patient informatisé).

    • Diane Anesthésie gère actuellement l’ensemble des informations relatives au patient avant, pendant et après l’anesthésie dans 2 700 salles d’opération.
    • En réanimation, Diane propose un moteur de prescription et un plan de soins marqués CE, intégré à un dossier patient complet à destination de toute l’équipe de réanimation (réanimateurs, spécialistes, infirmières, diététiciens, kinésithérapeutes et assistantes sociales). Cette solution équipe plus de 500 lits de réanimation, aussi bien dans l’hospitalisation publique que privée française.

    La suite permet l’impression de rapport d’anesthésie mais se présente aussi comme une station de travail pour l’anesthésiste, « configurable et adaptable aux besoins spécifiques de chaque utilisateur, à chaque étape de son travail », indique Bow Médical sur son profil Linkedin. Par le biais d’une interface web, il est également possible de consulter toute ou partie des données de la base à partir de n’importe quel poste banalisé de l’établissement équipé d’un navigateur et d’un accès réseau.

    Des solutions complémentaires

    Les solutions de Bow Médical s’inscrivent en complémentarité avec les solutions de Dräger, notamment les dispositifs de thérapie en anesthésie, en réanimation ou des moniteurs de surveillance patient Infinity associés.

    Une cellule dédiée à la cybersécurité des DM

    La cybersécurité des DM, l’un des enjeux centraux du secteur actuellement, est prise en compte par Dräger avec une cellule dédiée qui intervient dès la conception des produits.

  • Cœur artificiel : Carmat obtient l’approbation conditionnelle de la FDA pour une étude américaine

    La société française Carmat vient d’obtenir de la FDA une approbation conditionnelle pour une étude clinique concernant son cœur artificiel total aux États-Unis. Cette étude de faisabilité (EFS pour « Early Feasibilty Study ») portera sur 5 sujets éligibles à la transplantation, recrutés dans un réseau de 7 centres cliniques américains. L’entreprise soumettra le protocole de l’étude aux comités d’éthique (Institutional Review Boards, IRB) des centres concernés, précise Carmat dans un communiqué daté du 12 septembre 2019, ajoutant que les travaux pourront commencer après obtention de la première approbation.

    « Nous commencerons par 5 patients souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire en attente d’une greffe cardiaque, qui seront recrutés dans les 7 grands centres cliniques potentiels que nous avons déjà sélectionnés », détaille Stéphane Piat, directeur général de Carmat (source : Les Échos). Le critère principal de cette étude américaine sera le même que celui de l’étude « pivot » en cours en Europe, à savoir la survie des patients à 6 mois. Le taux de succès pour les 10 premiers patients lors de cette dernière a été de 70 %. Stéphane Piat souligne que l’approbation de la FDA donnera à la société française un accès à « un marché à forts capitaux ».

    Coté sur Euronext Paris, le titre Carmat a gagné plus de 8 % depuis cette annonce. Le cabinet d’analyses Portzamparc salue une « bonne nouvelle », précisant que « selon les résultats, cette étude sera poursuivie par une étude pivot à partir de 2021, dont le design sera identique à celui de l’étude européenne. Il souligne également que la prothèse en question « ne devrait être destinée qu’à une utilisation « bridge to transplant« , c’est-à-dire pour des patients en attente d’une transplantation. »

  • Maincare synchronise les services de RDV en ligne avec les SI hospitaliers via la solution IdéoPlan

    Dans le contexte de son déploiement dans 3 établissements hospitaliers de la Seinte-Saint-Denis en lien avec Doctolib, Maincare Solutions lance IdéoPlan Hub de RDV, construit autour de la norme d’interopérabilité HL7 FHIR. Avec cette nouvelle solution, l’entreprise vise à mettre en place des services de rendez-vous en ligne synchronisés avec les outils de planification des systèmes d’information (SI) hospitaliers et à présenter « un agenda consolidé du patient au plan territorial », indique le groupe dans un communiqué publié le 3 septembre 2019.

    Éléments clés de la solution IdéoPlan Hub de RDV :

    • respect des processus métiers et administratifs existants au sein des établissements : la mise en place des rendez-vous en ligne n’impacte pas le travail des personnels soignants et administratifs, notamment parce que la solution leur évite d’utiliser une nouvelle application tierce ;

    • déploiement d’un agenda unifié au niveau du territoire : intégration automatique des rendez-vous en ligne dans l’agenda de DPI des établissements ; accès à un agenda unifié présentant tous les rendez-vous du territoire, quelle que soit la manière dont ils ont été pris ;

    • exploitation des ressources et référentiels existants dans le DPI : aucune ressaisie n’est nécessaire. Les données existantes et mises à jour dans le DPI sont exploitées pour adresser les rendez-vous en ligne.

    Des rappels envoyés pour limiter le nombre de RDV non honorés

    • Les secrétariats médicaux définissent directement dans le DPI les plages de vacations externes visibles pour les médecins de ville et/ou les patients.
    • Les annuaires des professionnels et référentiels des établissements existants et mis à jour dans le DPI (motifs de rendez-vous, lieux, spécialités, etc.) sont aussi exploités pour adresser les rendez-vous en ligne, que ce soit via le portail de l’établissement ou via une application tierce.
    • Des notifications email et/ou SMS de confirmation et de rappel peuvent également être envoyées aux patients via le Hub de RDV afin de réduire le nombre de rendez-vous non honorés et ainsi d’optimiser les ressources.

    Interopérabilité : la solution exploite le standard HL7 FHIR

    IdéoPlan Hub de RDV exploite le standard d’interopérabilité HL7 FHIR, standard de référence recommandé par l’Asip Santé pour la gestion des agendas partagés et reconnu sur le plan international.

    Ce standard a été adapté pour les usages en France par Interop’Santé sur le domaine des rendez-vous.

    Premier déploiement en Seine-Saint-Denis avec Doctolib

    • Depuis juillet 2019, le CHI Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois propose un service de rendez-vous en ligne.
    • Le GHI Le Raincy-Montfermeil à Montfermeil (faisant lui aussi partie du GHT Grand Paris Nord Est) lancera le sien courant septembre. Suivra le CH de Saint-Denis (GHT Plaine de France).

    Dans le cadre de cette ouverture, les 3 établissements ont choisi IdéoPlan Hub de RDV pour connecter leur DPI à la solution de rendez-vous en ligne Doctolib. Cela leur permet « d’alimenter automatiquement le service Doctolib avec des données issues du DPI et de répondre à leurs exigences en matière de confidentialité des données », indique Maincare (communiqué).

    La gamme eServices bientôt complétée avec un service d’admission en ligne

    IdéoPlan Hub de RDV sera intégré à la suite modulaire IdéoLink, déjà choisie par 35 GHT

    « Les rendez-vous en ligne s’inscrivent dans la volonté de Maincare Solutions d’accélérer le déploiement de nouveaux services numériques sur les territoires afin de rendre les parcours plus fluides pour les patients et de renforcer la coopération entre tous les professionnels, explique le groupe (communiqué). IdéoPlan Hub de RDV sera donc intégré nativement à la suite modulaire IdéoLink, déjà choisie par 35 GHT et qui s’impose comme la plateforme de référence sur ce nouveau segment de marché, ainsi qu’à Maincare IC, le nouveau DPI territorial annoncé récemment par Maincare Solutions. »

    La société ajoute que, dans les prochains mois, la gamme eServices sera enrichie avec eAdmission, un service par le biais duquel les patients pourront préparer leur admission en ligne et ainsi gagner du temps lors de leur passage ) l’hôpital.

    D’autres eServices seront annoncés prochainement, indique Maincare.

  • Ramsay Générale se lance dans les structures de soins de proximité et crée un innovation hub

    Suite à l’acquisition de Capio, groupe suédois de cliniques, fin 2018, Ramsay Générale de Santé annonce le lancement de nouveaux projets aux bénéfices des patients, à commencer par le test de structures de soins de proximité sur un modèle différent de celui des maisons de santé ou des dispensaires. Ces tests s’effectue dans le cadre de l’article 51.

    Plus globalement, les meilleures pratiques des 2 groupes, aux histoires et aux pratiques différentes et complémentaires, vont être partagées et déployées. Le groupe teste ainsi le paiement à l’épisode de soins dans le cadre d’une expérimentation avec le ministère des Solidarités et de la Santé et par le financement par capitation pour ces structures de proximité, a-t-il expliqué le 5 septembre 2019 lors de la conférence de presse annuelle de l’entreprise.

    Le groupe mutualise également ses indicateurs et les outils pour renforcer la structuration et la sécurisation des prises en charge des patients, notamment les solutions digitales en mettant en place un « innovation hub ». Il développera de nouveaux services médicaux centrés sur le patient en se concentrant tout d’abord sur l’offre de soins en ligne dans le cadre du projet d’expérimentation des structures de soins de proximité en y intégrant une offre de soins en ligne.

    Après l’intégration des activité de Capio, le groupe Ramsay a identifié une première centaine de bonnes pratiques à partager et à déployer tant sur des sujets opérationnels que fonctionnels (excellence médicale, optimisation, digital, RH, achats,développement de l’activité…), de niveau et de complexité de déploiement différents (nativont onal ou groupe).

    Des structures de soins de proximité

    Le contexte sanitaire présente des services d’urgences débordés, des déserts médicaux en zones rurales comme urbaines et un manque d’attractivité de la médecine de ville. Le groupe Ramsay a également identifié des difficultés de transformation d’un secteur fragmenté et une insuffisance des solutions existantes.

    Une expérimentation sur le modèle des « Proximity Care Centers » suédois et norvégiens 

    Il lance ainsi une expérimentation de solutions complémentaires aux maisons et pôles de santé, sur le modèle des « Proximity Care Centers » suédois et norvégiens dans le cadre de l’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 (LFSS 2018) ouvrant la possibilité à des expérimentations dérogatoires.

    Au sein de ces centres de proximité de soins primaires, les patients sont pris en charge par une équipe pluridisciplinaire salariée. Les patients accèdent aux soins de premier recours gratuitement avec un parcours de soins personnalisé. Il s’agira de structure indépendante des établissements existants, situés en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes (Ris Orangis, Argenteuil, Pierrelatte…). Les dossiers « article 51 » sont en cours de dépôt.

    Un financement à l’épisode de soins

    Le paiement forfaitaire s’effectue sur le mode de la capitation. La structure perçoit une rémunération forfaitaire qui varie selon âge et les antécédents du patient, que le patient consulte ou non. Ce nouveau mode de rémunération favorise la coordination des soins et la délégation des tâches. Pour François Demesmay, Directeur de la division « innovation médicale et expérience patient » de Ramsay Générale de Santé, il permet aussi de développer la culture du résultat qualité et la pratique collective. Il réduirait également le recours aux structures secondaires.

    Le groupe participe déjà, par ailleurs, à l’expérimentation lancée par le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Assurance maladie en juillet 2019, soit un paiement à l’épisode de soins chirurgical pour la colectomie pour cancer, la prothèse totale de hanche et la prothèse totale de genou. Il est basé sur 3 principes :

    • une rémunération forfaitaire ajustée au risque et au parcours (établissement, équipe médicale, SSR, soins de suite hospitalier, soins de ville) ;
    • un partage du risque complication et de ré-hospitalisation ;
    • un financement modulé à la qualité selon des indicateurs de résultats (PROM, PREM).

    Sur les 27établissements engagés à mener cette expérimentation au niveau national, 3 sont des établissements qui ont rejoint le groupe à la suite du rachat de Capio : la clinique de la Sauvegarde à Lyon (69), la clinique Domont à Ezanville (95) et la clinique Claude Bernard à Ermont (95).

    Une synergie digitale au sein d’un innovation hub

    La mutualisation des outils digitaux des 2 groupes a motivé la création d’un « innovation hub » pour développer de nouveaux services médicaux centrés sur le patient. Une équipe transverse de 7 personnes à la croisée des domaines médicaux et technologiques a été mise en place. Sa première mission sera d’intégrer l’offre de soins en ligne du projet d’expérimentation des structures de soins de proximité.

  • Asie : un hôpital de Taipei crée le 1er département de pathologie 100 % numérique de Taïwan

    L’hôpital général des vétérans de Taipei lance le premier département de pathologie entièrement numérisé de Taïwan. L’établissement utilisera la solution Intellisite de Philips pour transformer la réalisation de son examen tissulaire en diagnostic numérique, indique le groupe néerlandais dans un communiqué publié le 21 août 2019. Intellisite permet de visualiser à distance les échantillons de tissus dans un réseau de pathologie virtuel au sein des hôpitaux.

    En plus de l’utilisation clinique, toutes les images numérisées seront stockées dans des référentiels d’images et utilisées pour l’enseignement aux étudiants ou pour la recherche médicale, notamment sur le cancer.

    Par le biais du scanner ultra rapide d’Intellisite, l’hôpital de Taipei pourra ainsi numériser des échantillons de tissus pour que les pathologistes puissent interpréter, analyser et partager des images numériques. Le système de gestion d’images intégré à la solution leur permettra de rentrer instantanément en contact avec des confrères ou de présenter facilement des images lors de réunions d’équipe multidisciplinaires, leur évitant ainsi de transporter physiquement des lames ou des échantillons.

    En juillet, l’hôpital St. Mary’s de Séoul, en Corée du Sud, a lancé un système de pathologie numérique facilitant le diagnostic du cancer en adoptant lui aussi Intellisite.

  • 1ère mondiale : un implant auditif inséré par chirurgie robot assistée à la Pitié Salpêtrière (AP-HP)

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Une équipe du service d’oto-rhino-laryngologie (ORL) de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière (AP-HP) a utilisé la chirurgie robot assistée pour insérer le porte-électrodes d’un implant cochléaire dans l’organe de l’audition d’un patient atteint de surdité sévère bilatérale. C’est la première fois au niveau mondial qu’une équipe parvient à aller plus loin que le fraisage de l’os temporal. « Le système utilisé offre un meilleur contrôle de l’insertion de l’implant, ce qui permet de réduire le traumatisme lié à son insertion », explique l’AP-HP.

    L’intervention a été réalisée par les docteurs Isabelle Mosnier et Yann Nguyen le 9 juillet 2019.

    L’implant cochléaire est un dispositif médical électronique conçu pour restaurer l’audition de personnes atteintes de surdité sévère à profonde. » Les suites postopératoires immédiates sont simples avec un contrôle radiologique qui montre un positionnement adéquat de l’implant, commente le groupe hospitalier dans un communiqué publié le 14 août 2019. Celui-ci sera activé dans trois semaines afin de débuter la réhabilitation de l’audition du côté de l’oreille implantée. »

    Par le biais du recours au robot (système Robotol), les chirurgiens ont pu effectuer une insertion de l’implant à une vitesse lente ingérieur à 0,5 mm/s, « régulière, sans à coup et sans tremblement permettant une stabilité remarquable pendant toute la durée de l’implantation », est-il précisé.

    Un bras robotisé télé-opéré destiné au positionnement d’un porte-instrument

    Le système Robotol est un bras robotisé télé-opéré destiné au positionnement d’un porte-instrument. Il utilise des instruments spécifiques à la chirurgie otologique. Actuellement, il est piloté par le biais d’une souris 3D.

    Sa structure :

    • optimise la préservation du champ de vision ;
    • augmente la précision des gestes chirurgicaux ;
    • supprime tout tremblement de la main du chirurgien qui opère.

    La solution a obtenu un marquage CE en 2016.

    Une conception collective

    Le système a été conçu conjointement par l’équipe de recherche de L’unité UMR-S 1159 de l’Inserm et de Sorbonne Université (réhabilitation chirurgicale mini-invasive robotisée de l’audition) ainsi que le service d’ORL de la Pitié Salpêtrière AP-HP, l’institut des systèmes intelligents et robotisés (Sorbonne Université) et la société Collin ORL, indique l’AP-HP dans son communiqué. Il a bénéficié du soutien de la Fondation pour l’audition.

    Le premier robot au monde à avoir réalisé des chirurgies de l’otite chronique et de l’otospongiose

    « Après avoir été le premier robot au monde à pouvoir réaliser des chirurgies de l’otite chronique et de l’otospongiose en 2018, [le] système [robotisé Robotol (Collin ORL)] permet désormais de réaliser des procédures sur l’oreille interne », note l’AP-HP.

  • Été 2019 : la start-up française Ubique crée un jeu vidéo pour la rééducation des enfants à domicile

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    La start-up française Ubique vient de lancer Ubique Kids, un jeu vidéo pour la rééducation des enfants à domicile. Les exercices de rééducation sont rendus plus ludiques et motivants que ce soit chez l’ergothérapeute ou à domicile. L’application Ubique Kids et son tableau de bord donnent accès aux jeux vidéo. Le dispositif est complété par des bracelets dotés de capteurs connectés.

    Ses concepteurs sont partis du constat que la rééducation est toujours un moment délicat pour les parents et les ergothérapeutes. L’activité est perçue comme répétitive et douloureuse par les enfants. Ubique Kids est la première solution de la start-up qui ambitionne aussi d’aider les adultes, notamment les personnes âgées faisant de la rééducation motrice que cela soit après un accident vasculaire cérébral, un accident sportif, etc.

    Paralysie cérébrale : 3 enfants sur 1 000 touchés dès la naissance chaque année

    Près de 3 enfants sur 1 000 naissent chaque année en France avec une paralysie cérébrale, soit 125 000 personnes (communiqué). Ces enfants sont contraints à la rééducation motrice toute leur vie. Les séances de kinésithérapie et d’ergothérapie sont complexes, douloureuses et rébarbatives pour les enfants. Ils sont pris en charge dans les institut d’éducation motrice (IEM) ou dans les services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD).

    Rendre la rééducation plus ludique

    L’idée d’Ubique Kids est née suite à la visite d’Ali Azadi (co-fondateur d’Ubique), en 2017, à un ami dans un centre de rééducation. Il réalise alors la dimension répétitive et douloureuse de la rééducation, notamment  pour les enfants avec une paralysie cérébrale.

    Avec Hassan Lahlou (co-fondateur d’Ubique), ils réfléchissent à une solution pour les rendre moins contraignantes. « Nous avons discuté avec des ergothérapeutes et des parents d’enfants avec une paralysie cérébrale tout au long du développement d’Ubique Kids, et écouté leurs souhaits », commentent-ils (communiqué).

    Rendre la rééducation plus ludique

    Ubique Kids transforme la rééducation en jeux pour les enfants atteints d’une paralysie cérébrale à l’aide de capteurs de mouvements connectés à une plateforme de jeux vidéo. La solution a été spécialement pensée pour les enfants souffrant de ce type de paralysie ou ayant subi un AVC (hémiparésie, etc.) pour une utilisation à domicile ou dans le milieu médical. À domicile, un mode multijoueur permet de jouer avec la famille.

    L’application donne accès aux jeux vidéo. Le tableau de bord permet de suivre la progression du patient à distance et sur le long terme. Les données sont cryptées et enregistrées dans le cloud dédiée à la solution. L’application, compatible iOS et Android, est fournie avec 2 capteurs et 4 bracelets, pour le mode multijoueur. Les capteurs de mouvements se connectent à l’appli via Bluetooth.

    Une solution éprouvée

    Lors de la phase de développement, l’application a été testée par un large panel d’enfants sous le regard et les conseils d’un ergothérapeute en IEM et à l’hôpital dans les établissements suivants : IEM de Richebourg, IEM La Croix Faubin, IEM Les Chemins de Traverse, IEM Château de Bailly, IEM Presles en Brie, IEM Saint Jean de Dieu, IEM La Passerelle, IEM Ellen Poidatz, IEM Neuilly de l’Association Notre Dame, IEM La Gentilhommière, IEM Noisy le Grand, IEM Bures Sur Yvettes l’Ormaille, CEM de Garches, Hôpital de Saint Maurice et Hôpital Henri‐Mondort ainsi qu’au Maroc et en Iran.

    L’IEM Croix Faubin intégrera dès septembre 2019 Ubique Kids au sein de son établissement afin de motiver les enfants dans leur rééducation.

  • L’application Moovcare Poumon (Sivan) inscrite au remboursement en octobre 2019

    Moovcare Poumon (Sivan), une web-application de télésurveillance du cancer du poumon, devrait être accessible et remboursé d’ici la fin de l’année, ou au plus tard début 2020. Ces précisions ont été apportées fin juin lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à l’Institut Curie, partenaire de Sivan dans le cadre de l’utilisation de cet outil au sein des établissements de soins. En avril, le dispositif médical avait obtenu de la part de la Haute autorité de santé (HAS) un avis favorable pour son remboursement par la Cnedimts. L’outil et l’acte l’accompagnant sont tous les deux concernés.

    La Cnedimts s’était prononcée pour une amélioration modérée du service attendu de la web-application par rapport à la prise en charge conventionnelle seule, « à savoir le suivi par imagerie et par consultations médicales face à face, dans les indications et conditions d’utilisation retenues ». Après cette amélioration modérée de niveau III, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) a six mois pour définir le prix de l’acte associé.

    En effet, il n’existe pas d’acte correspondant à ce type de télésurveillance par l’application Moovcare Poumon. Par conséquent, au regard des contraintes organisationnelles des centres pour garantir la bonne gestion des alertes, son déploiement devrait être restreint dans un premier temps. Selon l’Institut Curie, une cinquantaine de patients utilise le dispositif dans une dizaine de centres français. Il devrait ainsi être inscrit au remboursement en octobre 2019.

  • Rapport Aquino-Bourquin : un techno-scepticisme encore très présent dans le secteur de la silver éco

    Un certain « techno-scepticisme » est encore très présent chez les acteurs de la prise en charge des personnes âgées dépendantes. C’est ce qui ressort du rapport réalisé par Jean-Pierre Aquino, médecin gériatre et secrétaire général de la SFGG, et Marc Bourquin, conseiller technique à la FHF, présenté le 20 juin 2019 au Conseil national de la silver économie et disponible en ligne depuis fin juillet. Ce dernier avait été commandé en mars par le conseil.

    Selon le rapport, l’absence de reconnaissance et de valorisation des innovations technologiques dans les politiques publiques handicape le passage à l’échelle des solutions technologiques et numériques.

    Parmi les recommandations, 2 mesures attirent en particulier l’attention :
    • la création d’un « pack technologie » pleinement intégré dans les dotations soins des établissements et services pour personnes âgées ;
    • la nécessité de compter désormais dans les effectifs de ces structures un « référent technologie ».

    Le document fait suite au rapport de Dominique Libault sur la concertation « Grand âge et autonomie », remis en mars à la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Il a été adressé à la ministre ainsi qu’aux parlementaires en prévision d’un projet de loi.

    La filière Silver Économie relancée

    La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a relancé la filière Silver économie le 22 octobre 2018 en en confiant la présidence à Luc Broussy. Sa feuille de route « 2019-2020 » est axée autour de 3 thématiques :

    • l’adaptation des villes, de l’urbanisme, des territoires et des mobilités au grand âge ;
    • le logement adapté ;
    • l’essor des outils technologies et numériques dans les établissements et services pour personnes âgées.

    Cette dernière mesure a été la première à être développée en confiant à Jean-Pierre Aquino ce rapport.

    Une triple volonté

    Selon Luc Broussy, la première volonté affichée de ce rapport est de « tordre le cou à tout techno-scepticisme » (avant-propos). La révolution numérique ne fait que commencer et il est essentiel de comprendre comment cela peut conduire à l’amélioration du progrès humain et social, estime-t-il. Les nouvelles technologies seront adoptées et utilisées si elles présentent une utilité pour améliorer le bien-être des personnes âgées, ajoute-t-il.

    La deuxième ambition est de clarifier l’état des lieux pour que tous les acteurs, dans leur grande diversité, avancent ensemble. Cela passe par :

    • une meilleure compréhension des besoins des personnes âgées par les industriels et les chercheurs ;
    • une meilleure vision des offres qui émergent par les professionnels, notamment soignants, pour en optimiser l’usage ;
    • un encouragement du développement des technologies innovantes et utiles par les pouvoirs publics, locaux ou nationaux.

    Enfin, les auteurs du rapport expliquent avoir constituer ce document pour qu’il contribue au débat sur la loi « Grand âge et autonomie », en complément du rapport de Dominique Libault. « À nous dès lors, acteurs de la filière silver économie de formuler des propositions ambitieuses », commentent-ils, avec notamment la création d’un « pack technologie » dans les dotations soins des établissements et services pour personnes âgées ou l’identification d’un « référent technologie ».

    Ces propositions ont été formulées au Gouvernement puis aux parlementaires en prévision d’une nouvelle loi.

  • Servier et Lucine, premières sociétés françaises à s’associer dans le domaine des e-thérapies (DTx)

    WeHealth Digital Medicine, la division e-santé du groupe Servier, et Lucine, une société française spécialisée dans les thérapies numériques (DTx – Digital Therapeutics), annoncent la signature d’un partenariat de co-développement ainsi qu’une licence de distribution. « Il s’agit du tout premier partenariat de e-santé entre deux sociétés françaises dans le domaine des DTx« , indique l’entreprise pharmaceutique dans un communiqué publié le 17 juillet 2019.

    L’objectif est de proposer aux patients et aux professionnels de santé des thérapies numériques « s’inscrivant dans les aires thérapeutiques » de Servier, précise ce dernier.

    Dans le cadre de cet accord, WeHealth Digital Medicine contribuera aux coûts de développement, dont les études cliniques, et versera à Lucine des redevances sur les ventes réalisées. Les premières solutions développées devraient être commercialisées au cours de l’année 2021.

    Cette collaboration, engagée pour une durée de 10 ans, a été signée quelques jours après le premier événement DTx Europe-DTx France, qui s’est tenu à Bordeaux.

    Les thérapies numériques, désignées plus couramment « DTx », sont des solutions qui ont un effet thérapeutique démontré à l’aide d’essais cliniques solides. Elles peuvent être utilisées « seules ou en association avec des médicaments dans le but d’améliorer la santé des patients », explique Servier.

    Les DTx : « les innovations les plus prometteuses pour la prise charge personnalisée »

    « Ce partenariat avec WeHealth Digital Medicine, avec qui nous partageons des valeurs humaines et environnementales, va permettre d’accélérer la médecine du futur, commente Maryne Cotty-Eslous, P.-D.G. de Lucine. Les DTx sont les innovations les plus prometteuses pour la prise en charge personnalisée, notamment des patients souffrant de maladies chroniques. Nous parlons ici d’une action tant physiologique que biologique ouvrant de nouvelles perspectives dans la palette de soins des professionnels de santé. »

    « WeHealth Digital Medicine entre dans le monde des DTx »

    « En s’alliant avec Lucine, WeHealth Digital Medicine entre désormais dans le monde des DTx, des solutions qui visent à soigner directement les patients par l’administration de soins digitaux éprouvés, ouvrant de nouveaux espoirs pour des millions de patients », commente de son côté le Dr David Guez, directeur général de WeHealth Digital Medicine.

    WeHealth Digital Medicine cherche à co-développer avec des start-ups des solutions de e-santé

    WeHealth Digital Medicine, lancé en novembre 2016, est la division e-santé du groupe Servier. Elle a pour vocation « d’améliorer le quotidien des patients et des professionnels de santé à l’aide du numérique », indique Servier (communiqué).

    L’équipe de ce département propose des solutions digitales et connectées ainsi que des services basés sur la valorisation des données recueillies afin d’améliorer le suivi personnalisé des patients mais aussi de prévenir et de prédire l’évolution des maladies.

    Dans ce cadre, WeHealth Digital Medicine repère les start-ups à fort potentiel dans le secteur de la e-santé, aussi bien en France qu’à l’étranger, pour co-développer avec elle des solutions.