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  • Utiliser le DP pour un meilleur usage des médicaments en établissement de santé (rapport Anap)

    L’utilisation du dossier pharmaceutique (DP) dans les établissements de santé est à même de sécuriser l’utilisation des médicaments tout en promouvant l’exercice coordonné des professions de santé et une circulation fluidifiée des informations de santé entre la ville et l’hôpital. C’est ce qu’indique un avis d’expert sur l’usage du DP en établissement de santé publié par l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) au début du mois de décembre 2019, en complément de son précédent rapport concernant les enjeux de l’informatisation de la conciliation médicamenteuse.

    Ce rapport, destiné aux médecins et pharmaciens désireux de mieux « identifier l’intérêt que peut recouvrir l’usage du [dossier pharmaceutique] dans un établissement de santé », présente le rôle du dossier pharmaceutique dans les recherches nécessaires à la conduite de conciliations médicamenteuses. Il propose de considérer ce dossier comme « la seule source d’information permettant d’avoir l’historique des dispensations en ville d’un patient », soit comme un outil professionnel d’information sur les médicaments indispensable à la rédaction d’ordonnances parfaitement adaptées à chaque patient.

    Après avoir indiqué que ce dossier devient de plus en plus exhaustif et fiable au fil de son déploiement, l’Anap pointe cependant 2 limites pratiques qui freinent encore son utilisation : la nécessité de disposer de la carte Vitale du patient afin d’accéder au DP de ce dernier et l’historique très limité dans le temps que permet de tenir ce dossier.

    Afin de répondre aux questions de ceux qui souhaiteraient déployer le dossier pharmaceutique au sein de leur établissement, l’agence nationale dresse par ailleurs dans cet avis un aperçu de prérequis techniques et des démarches administratives nécessaires.

    Un dispositif efficient encore affaibli par quelques limites pratiques

    Un dispositif de plus en plus efficient et exhaustif

    « [Le dossier pharmaceutique (DP)] est potentiellement efficient et exhaustif », estime dans son rapport l’Anap, qui indique par ailleurs :

    • qu’à la fin de l’année 2017, plus de 99 % des officines étaient raccordées au DP ;
    • qu’à la fin de l’année 2018, plus de 37 592 917 DP étaient actifs.

    Car plus les patients et les professionnels de santé renseignent les médicaments consommés par les patients sur leur dossier pharmaceutique, plus ce dernier est exhaustif et peut constituer un socle de réflexion fiable pour la conciliation médicamenteuse.

    Afin d’illustrer l’efficience et l’intérêt du DP, l’Anap rappelle dans son rapport quelques résultats d’études menées dans des établissements de santé français depuis 2015 comme :

    • un travail mené à la polyclinique côte basque, à Saint-Jean-de-Luz, qui a montré que 17 % des patients sous traitement omettent de notifier à l’anesthésiste certains « médicaments à impact clinique grave », justifiant l’utilisation du dossier pharmaceutique pour sécuriser la consultation d’anesthésie ;
    • une recherche effectuée au CH d’Agen, d’après laquelle le DP serait la seule source d’informations disponibles concernant les médicaments pour 25% des patients se présentant aux urgences, encourageant l’utilisation du dossier pharmaceutique dans les services d’urgences ;
    • une étude réalisée au CH de Vienne, selon laquelle le temps moyen de création et d’alimentation du DP serait de 5 minutes (2 minutes pour une alimentation seule).

     2 problèmes : accès par carte Vitale et sauvegarde limitée à 4 mois

    « L’historique, limité à 4 mois, suffit pour connaître les traitements actuels des maladies chroniques (les plus gros conditionnements correspondent à trois mois de traitement), mais pas pour certains traitements occasionnels épisodiques (migraine, allergie, etc.) », est-il indiqué dans le rapport.

    Par ailleurs, l’accès au dossier pharmaceutique n’étant possible que si le patient consent à fournir sa carte Vitale, les médicaments prescrits à des patients dont le consentement n’a pas été donné ne peuvent être entrés dans son DP. Par ailleurs, les médicaments dispensés hors prescription, non remboursés, ne sont généralement pas non plus inscrits dans l’historique (le pharmacien ne demande souvent pas au patient sa carte Vitale lors de la délivrance de médicaments non prescrits).

    Évolutions attendues pour dépasser ces limites

    « Avec le décret du 9 mai 2017, quatre avancées majeures vont permettre d’assurer un dispositif sécurisé et plus facile d’utilisation », prévoit l’Anap.

    Parmi ces avancées, la dématérialisation de la carte Vitale devrait permettre une meilleure circulation des informations contenues par les dossiers pharmaceutiques au sein des établissements de santé. « Au moment de l’admission ou pré-admission, la carte Vitale est enregistrée au niveau du bureau des admissions pendant une période de 15 jours. Les professionnels peuvent alors utiliser l’empreinte de cette carte Vitale à distance pour accéder au DP », décrit l’agence nationale.

    Aspect technique du déploiement du DP en établissement de santé

    Sécurité des données

    L’Anap met en avant dans son rapport 3 points clés garantissant la sécurité des données de santé enregistrées sur le dossier pharmaceutique :

    • le stockage des données chez un hébergeur agréé de données de santé ;
    • le chiffrage des données ;
    • l’utilisation d’un « numéro unique (NDP) calculé à partir des traits de la carte Vitale ».

    Prérequis techniques

    2 prérequis techniques simples sont également rappelés dans le rapport. Pour que le DP soit déployé dans un établissement de santé, celui-ci doit seulement disposer :

    • d’une connexion à internet ;
    • d’un lecteur de cartes fonctionnel.

    Pour plus d’interopérabilité, « les données sont fournies dans un format directement utilisable par les outils du circuit du médicament », note l’Anap.

    Connexion au DP

    Selon le rapport, il existe 2 façons de se connecter au dossier pharmaceutique :

    • par le système d’information hospitalier (SIH) intégré aux logiciels métier Pharma (éditeur : Computer Engeneering) ou Genois (éditeur : SIB) ;
    • via le logiciel FAST fourni par le Cnop.

    Démarches administratives

    L’Anap détaille une démarche de raccordement du DP à une PUI en 5 étapes :

    • demande de la PUI auprès de la direction ou de la commission médicale de l’établissement ;
    • accord de la direction et envoi un courrier de candidature au Cnop pour signature d’une convention entre l’établissement et le Cnop. « Il faut compter 500 euros de mise en service puis verser une redevance annuelle, variable selon la taille de l’établissement (entre 1200 et 2400 euros) », prévient l’agence ;
    • commande des cartes CPS auprès de l’Agence du numérique en santé (ex Asip) ;
    • réception par la PUI d’un kit de démarrage comprenant une brochure destinée aux patients, un guide pratique du DP et guide pratique FAST destiné au service informatique ;
    • réception par le service informatique d’un guide d’installation.

  • Multiplication de solutions polymorphes de télésuivi en cancéro : focus sur Moovcare et Ako@dom

    La multiplication d’outils d’accompagnement des patients atteints de cancer à domicile sont un atout pour le parcours de soins et pose les questions de fragmentation des solutions pour des cas complexes. Le sujet a été au cœur d’une session des Rencontres de la cancérologie française 2019, qui se sont déroulées fin novembre à Paris. Concernant les parcours ambulatoires en cancérologie, plusieurs « trous dans dans la raquette » ont été identifiés : la réactivité de la transmission d’information et l’exhaustivité d’abord ; l’interfaçage entre les logiciels producteurs de données et les dossiers patients ; l’éducation thérapeutique du patient qui va se retrouver de plus en plus seul au domicile à gérer ses traitements et plus généralement l’accès aux soins de support hors-établissements.

    Le triptyque hôpital-ville-patient doit évoluer en termes d’organisation, d’accès à l’expertise, d’anticipation et de coordination des différents professionnels du soins autour du patient. C’est l’objectif d’initiatives des pouvoirs publiques tel que le déploiement des plateformes territoriales d’appui (PTA), pour organiser la coordination des parcours de santé complexes et apporter une réponse aux professionnels, et en particulier aux médecins traitants, dans la prise en charge de ces situations.

    Des dispositifs de santé numériques, comme Moovcare (Sivan) et Ako@dom (association Patients en réseau et Continuum+), comportent de nombreux atouts pour optimiser cette coordination tout en posant des questions d’évaluation, de financement, de reproductibilité.

    Moovcare : des extensions envisagées pour le remboursement

    Le logiciel Moovcare destiné à la télésurveillance médicale des rechutes et des complications chez les patients atteints de cancer du poumon a été conçu par Fabrice Denis, médecin-chercheur au centre Jean Bernard et à la clinique Victor Hugo au Mans. C’est le premier dispositif de ce type dont le service médical rendu a été jugé suffisamment important par la Haute autorité de santé (HAS) pour être remboursé. « Le médecin qui suit ses patients avec ce genre d’outils a beaucoup moins d’appels intempestifs et génère plus de consultation en soins de support, explique son concepteur. Le problème est que cette application nécessite d’être connecté. »

    Une première limite est la proportion non négligeable de patients non-connectés, notamment après 70 ans, alors que cette population serait la plus bénéficiaire. « Plusieurs études ont montré que le bénéfice de la télésurveillance est bien plus important pour les personnes les plus isolés, en complément, le rôle de pharmacien peut-être une piste pour évaluer les toxicités par exemple », indique Fabrice Denis.

    Le médecin généraliste prend également sa place dans le suivi et le parcours en étant destinataire des alertes. « Le principal frein est l’absence d’acte, pour l’instant, pour le remplissage de ce type d’outils par les infirmières à domicile », note le fondateur de Moovcare, or elles sont les partenaires indispensable des infirmières de coordination.

    Par ailleurs, les pluri-pathologies et pluri-morbidités posent la question du développement de plateformes communes pour répondre aux besoins des médecins généralistes. Outre les financements, cela nécessite la réalisation de davantage d’études de bénéfices de ce type d’outils dans différentes pathologies, surtout chroniques.

    Le logiciel donne lieu à un forfait au parcours de 300 euros par an. Il est géré par l’infirmière de coordination et le médecin prescripteur. Le remboursement tel qu’il a été défini est lié à l’application, utilisée dans le parcours du cancer du poumon. Des extensions sont envisagées et devront, par une nouvelle série d’études, réduire le temps de développement, qui pourra plus facilement passer de 8 ans à 2 ans.

    Ako@dom : un outil conçu pour répondre aux exigences du Health Data Hub

    Ako@dom, créé par Guillaume Gaud, pharmacien, est une plateforme qui assure la continuité des soins et l’autonomie du patient à domicile en s’appuyant sur la relation de confiance entre infirmiers et patients. Elle répond à un enjeu du suivi longitudinale du patient, d’observance et de qualité de vie. À domicile, face à ses comprimés, « le patient est responsable de son go chimio », indique Guillaume Gaud. De plus, il existe un risque de retard de prise en charge des effets indésirables. « Nous avons l’ambition d’améliorer la qualité de vie et allons le valider lors d’une étude », annonce le concepteur d’Ako@dom. La plateforme s’adresse aux patients ayant une vulnérabilité particulière, psychologique en alliant le numérique et l’humain. « Il s’agit de faire du lien entre les acteurs », synthétise Guillaume Gaud.

    Dans le cadre du dispositif actuel, le patient est accompagné durant 3 mois une fois par semaine. Une cartographie de son équipe de soins primaire est réalisée avant d’organiser le parcours. Chacun à un rôle précis et des besoins d’information particulier. Les infirmières sont formées et tutorées par d’autres infirmières.

    Une autre spécificité de l’outil est d’avoir été conçu pour répondre aux exigences du Health Data Hub et d’être connecté aux centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) pour faciliter la conciliation médicamenteuse.

    La plateforme est en cours expérimentation dans le cadre de l’article 51. « Dans ce cadre est pris en charge toute la part dérogatoire, indique Guillaume Gaud. Pour le reste, les établissement doivent être parties prenantes car le financement par les industriels n’est pas pérenne. »

    Multiplication des solutions polymorphes

    Nous sommes actuellement face à une fragmentation de l’information disponible pour un patient donné, un éparpillement des acteurs avec des trous qui subsistent. Pour Yann-Maël Le Douarin, le « grand chantier est de travailler sur les fondations pour la cohabitation d’un ensemble de plateformes en bonne intelligence ». Cela passe par un référencement de l’ensemble des professionnels de santé d’un patient basé sur l’identifiant national de santé, avec une problématique qui subsiste autour de l’interopérabilité, malgré le cadre.

    3 outils publics facilitant sont identifié : le Health Data Hub, l’espace numérique de santé et le bouquet de services, qui est le pendant pour les éditeurs. « L’espace numérique de santé est centré patient, note Yann-Maël Le Douarin. Demain, si j’ai plusieurs applications, l’objectif est d’y avoir mes informations consolidées. » Spécificité de la cancérologie, le dossier communiquant de cancérologie y sera intégré aussi.

    Face à cela, des plateformes polymorphes se mettent en place, des solutions de télésuivi sur lesquelles le patient entre des données, a accès à ses rendez-vous, aux traitements et à des programmes d’éducation thérapeutique. « Elles sont organisationnelles et éducationnelles, commente Yann-Maël Le Douarin. D’autre part, les applications de télésurveillance récupèrent des données, les analyse, génèrent des alertes. »

    « Il faut donc les considérer dans leur contexte et évaluer le bon parcours, la bonne rémunération, les bons acteurs, ajoute-t-il. L’article 51 notamment est là pour poser un socle solide d’interopérabilité éthique, déontologique et définir les nouveaux modèles de financement. »

  • Étude : une rétine artificielle (Inserm & Pixium) prometteuse pour le traitement de la DMLA (Nature)

    Des chercheurs français de l’Inserm développent un implant sous-rétinien avec la société Pixium Vision afin de lutter contre la cécité. Testé chez des primates, il s’est révélé capable de stimuler la rétine à un niveau de résolution élevée. Ces résultats*, publiés le 2 décembre 2019 dans la revue Nature Biomedical Engineering, ouvrent la voie à l’évaluation clinique de la prothèse chez des patients atteints de dégénérescence maculaire atrophique sèche et liée à l’âge.

    Une course contre la cécité liée à la DMLA

    Près d’une personne sur trois de plus de 75 ans souffre d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Cette maladie qui se caractérise par une dégradation de la rétine peut conduire à une perte de la vision centrale. La DMLA survient quand des cellules appelées les photorécepteurs sont des détruites. Celles-ci ont pour mission de transformer les signaux lumineux reçus par l’œil en signaux électriques qui seront ensuite acheminés vers le cerveau.

    Des travaux de recherche sont menés depuis plusieurs années pour développer des prothèses rétiniennes artificielles, en activant le circuit rétinien résiduel. Cependant, jusqu’à maintenant, les résultats de ces prothèses sont limités, du fait de la taille imposante des électrodes ou d’un nombre réduit de pixels. Les fabricants des 2 dispositifs actuels – Argus II et Retina- se retirent d’ailleurs du marché.

    Une innovation française

    Une équipe française de l’Institut de la vision (Inserm-CNRS-Sorbonne Université) menée par le chercheur Serge Picaud, directeur de recherche à l’Inserm, s’est attelée au développement d’une nouvelle rétine artificielle. Son dispositif, nommé « Prima » et fabriqué par la société Pixium Visium, se veut plus simple que ses prédécesseurs : des implants photovoltaïques sans fil stimulent les neurones rétiniens et sont sensibles à la lumière proche de l’infrarouge. Après une période de cicatrisation, le patient porte une paire de lunettes spéciales avec une caméra qui communique sans fil avec l’implant. Les informations capturées par la caméra sont traitées dans l’ordinateur de poche qui code l’information visuelle. Les images traitées sont ensuite traitées et projetées sans fil à l’implant et sur les 378 électrodes. Ces dernières stimulent les cellules rétiniennes qui communiquent l’information au cerveau. 

    Le produit a été testé chez des primates non humains. « Cet implant introduit un retour local du courant induisant ainsi une meilleure résolution des images perçues par l’œil, précise l’Inserm dans un communiqué. Enfin, l’image est projetée sur l’implant par une stimulation infrarouge qui active des photodiodes reliées aux électrodes, permettant une stimulation plus directe des neurones rétiniens. »

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 2 décembre 2019 dans la revue Nature Biomedical Engineering.

    Résultats : une vision centrale retrouvée

    • Des tests in vitro ont montré que chaque pixel active des cellules différentes dans la rétine, permettant un résultat de très haute résolution ;
    • les niveaux d’impulsion électrique sont faibles et donc en toute sécurité ;
    • 5 patients français atteints de DMLA ont par conséquent été implantés ;
    • des résultats préliminaires montrent qu’ils retrouvent progressivement une vision centrale ;
    • certains patients réussissent même à voir des séquences de lettres.

    D’autres pathologies dans le viseur

    Ces résultats, qualifiés d’ »excellents » par Serge Picaud, vont déboucher sur un essai de phase 3 chez un groupe plus importants de patients atteints de DMLA. « Et si la rétine artificielle fonctionne chez eux, nous pensons qu’il n’y a pas de raison pour qu’elle ne fonctionne pas chez des patients souffrant de rétinopathie pigmentaire, une maladie également liée à la dégénérescence des photorécepteurs, » ajoute Serge Picaud.

    La piste de la rétine artificielle n’est pas la seule pour traiter la rétinite pigmentaire, qui touche 30 000 personnes en France. Un premier essai clinique de thérapie cellulaire, consistant à injecter un patch sous la rétine, est en cours.

  • Exosquelette : « La France, un marché difficile en termes de capacité d’investissement » (Wandercraft)

    « La France est un marché difficile en termes de capacité d’investissement, du fait notamment qu’il n’y a pas de tarification à l’acte en centre de rééducation. Mais nous avons en France des compétences médicales très développées, ce qui est très positif pour démarrer quand on est une société innovante dans le domaine de la santé », analyse Jean-Louis Constanza, en charge des études cliniques au sein de la société Wandercraft où il occupe la fonction de Chief Business Officer.

    Dans un entretien accordé à à Health & Tech Intelligence (H&TI), il détaille les dernières étapes du déploiement de cette start-up française qui développe Atalante, un exosquelette employé en rééducation pour les victimes d’AVC ou autres accidentés à mobilité réduite.

    Alors que la société a vendu 7 exosquelettes depuis l’obtention du marquage CE au mois de mai 2019, Jean-Louis Constanza constate que les acheteurs sont le plus souvent des centres de rééducation privés ou des acteurs du secteur privé à but non lucratif. Le déploiement international de l’exosquelette Atalante est par ailleurs en route avec plusieurs coopérations en cours avec des universités américaines et le lancement d’un processus d’homologation par la FDA. Jean-Louis Constanza souligne le caractère unique du produit Wandercraft sur le marché de la rééducation (une « marche réaliste en posture réaliste ») et les possibilités qu’il offre aux patients ainsi qu’aux soignants.

    « Une rapide mise en route des ventes »

    Où en êtes- vous depuis l’obtention du marquage CE en mai 2019 ?

    On assiste a une rapide mise en route des ventes : nous avons déjà vendu 7 exosquelettes depuis l’obtention du marquage CE au mois de mai. Deux d’entre eux avant déjà été vendus et sont utilisés pour la recherche, en particulier au centre APJAH de Pionsat (Puy-de-Dôme), notre premier utilisateur et client.

    Le premier centre acquéreur de l’exosquelette marqué CE a été la fondation de La Renaissance Sanitaire. La solution vient de leur être livrée. Ils prévoient de l’utiliser intensément dès les prochaines semaines.

    Le Centre Mutualiste de Kerpape, à Ploemeur (Morbihan), est un de nos partenaires de recherche : il nous a acheté un deuxième exosquelette pour le traitement clinique. Notre autre partenaire, le centre Jacques Calvé de la Fondation Hopale à Berck-sur-Mer (Nord-Pas-de-Calais), nous a aussi acheté 2 exosquelettes, 1 en recherche et 1 en clinique. C’est flatteur car beaucoup de centres regardent ce que font leurs pairs.

    Quel est le profil principal de vos clients ?

    Nos acheteurs sont actuellement pour la plupart issus du secteur public ou privé non lucratif. Nous prévoyons des acquisitions prochaines par des équipes issues du public, où le temps de réaction est un peu plus long : le processus prend quelques mois de plus. Les établissements qui investissent les premiers sont souvent ceux qui sont financés par des fondations prêtes à innover dans l’amélioration de la rééducation – ou qui disposent de capacités de financement particulières.

    « Nous avons lancé le processus pour l’homologation de notre produit par la FDA »

    Quelle est votre position à l’international ?

    Nous avons déjà des clients aux États-Unis, notamment l’université Caltech en Californie et l’Ohio State University qui possède à la fois un laboratoire de robotique (Le Cyberbotics Lab) et une école de médecine de haut niveau. Les réactions sont très fortes : ce qui les intéresse, c’est notamment de vérifier le fonctionnement avec une personne en déficience de motricité et non seulement avec un ingénieur.

    Nous avons lancé le processus pour l’homologation de notre produit par la FDA. Cela devrait prendre un peu moins d’un an.

    Quelles différences observez vous entre le marché français et l’étranger ?

    La France est un marché difficile en termes de capacité d’investissement, du fait notamment qu’il n’y a pas de tarification à l’acte en centre de rééducation. Mais nous avons en France des compétences médicales très développées, ce qui est très positif pour démarrer quand on est une société innovante dans le domaine de la santé.

    À l’étranger, les modes de tarification sont différents, les centres demandent souvent des formules de location sur 3, 4 ou 5 ans, et dans certains pays il faut passer par des distributeurs que nous devons former, ce qui prend du temps. En Allemagne nous commençons à discuter avec des mutuelles pour des formules de prise en charge du surcoût des traitements.

    « Notre point fort c’est la marche réaliste en posture réaliste »

    Comment vous situez-vous sur le marché de la rééducation ?

    Notre point fort, c’est la marche réaliste en posture réaliste. Le patient a les bras libres, il ne marche pas sur un tapis roulant ou avec des béquilles. De plus, les traitements peuvent commencer très tôt et être intensifs.

    L’exosquelette de Clinatec, par exemple, n’est pas un outil de rééducation, de sorte que nous ne sommes pas en concurrence. Leur solution permet la démonstration d’un mode de commande d’un robot avec implant intracrânien : c’est fantastique mais cela reste de la recherche fondamentale. Par ailleurs, poser un implant oblige à rester en environnement de laboratoire. 

    Comment se passe concrètement une rééducation par exosquelette ?

    Les tâches demandées aux patients qui emploient notre exosquelette sont volontairement réalistes, il y a un impact neurologique avéré : aller chercher un verre, prendre son téléphone, faire un selfie avec le kinésithérapeute, écrire un message. C’est aussi parfois du « double tasking », à savoir gérer deux activités à la fois.

    Le patient est autonome : même si son kinésithérapeute l’accompagne, il n’a pas besoin de béquilles, il se déplace vraiment. La réaction est proche du choc émotionnel quand il se retrouve debout, ce qui ne lui est parfois pas arrivé depuis plusieurs années (ou mois dans le cas d’un AVC par exemple).

    Quel bilan faites-vous aujourd’hui du développement de votre société ?

    Quand nous avons démarré en 2012, des professeurs de robotique nous disaient que notre produit prendrait une quinzaine voire une vingtaine d’années à arriver sur le marché. Aujourd’hui, 7 ans plus tard l’exosquelette est opérationnel et nous sommes plus de 60 à Wandercraft. 

  • Israël : le Centre Sheba intègre la réalité virtuelle dans tous ses départements avec XRHealth

    XRHealth (ex VRHealth), société basée aux États-Unis et en Israël spécialisée dans les applications thérapeutiques de la réalité virtuelle (RV), et le Centre médical Sheba (Sheba Medical Center, Israël) signent un partenariat dans l’optique de faire de l’établissement israélien le premier hôpital entièrement basé sur la RV en intégrant la technologie de XRHealth dans chaque département du centre. L’objectif de Sheba est de devenir, à terme, le plus grand centre médical connecté au monde.

    L’établissement est guidé par le nouveau centre d’innovation de Sheba, appelée « ARC » (pour « accélérer le processus », « repenser les soins » et « collaborer avec des partenaires clés de la santé à travers le monde »). Dans le cadre de cette stratégie, le centre va utiliser la plateforme de réalité virtuelle de XRHealth, notamment dans le champ de la thérapie cognitive et physique et le soulagement des douleurs.

    « Avec XRHealth, le Centre médical Sheba pourra fournir des soins de meilleure qualité, ciblés et personnalisés pour nos patients », commente le Pr Amitai Ziv, directeur du Centre de rééducation de Sheba.

    Une plateforme de réalité virtuelle utilisant l’IA pour analyser les données patients

    Le produit principal de XRHealth est la plateforme VRHealth. Proposée aux établissements de soins, elle fournit des applications médicales de la réalité virtuelle : diverses solutions à distance sont proposées, comme des services de rééducation, d’évaluation cognitive et de gestion de la douleur.

    La solution collecte et examine les données de santé des utilisateurs par le biais d’algorithmes d’intelligence artificielle (IA) pour fournir des analyses avancées en temps réel à l’équipe médicale.

    Un suivi à distance possible

    Les plateformes VRHealth, basée sur la réalité virtuelle (RV/VR), et ARHealth, basée sur la réalité augmentée (RA/AR), permettent ainsi aux professionnels de santé d’accéder aux données de leurs patients en temps réel pour suivre leur rééducation, sur place et à distance.

    Fondé en 2016, XRHealth travaille avec plusieurs prestataires de soins, hôpitaux et centres de rééducation de renommée mondiale aux États-Unis. Le siège de la société est à Boston (États-Unis) et en Israël.

    Sheba : une stratégie de transformation centrée sur les nouvelles technologies

    Le Centre médical Sheba est soutenu en France par la Fondation alliance Sheba Telhashomer (FAST), sous l’égide de la Fondation du judaïsme français. En mars 2019, il a été classé par le magazine Newsweek au rang de 10ème meilleur hôpital du monde.

    L’établissement est en train de transformer stratégiquement l’hôpital pour en faire un centre d’innovation et de technologie avancée, son objectif étant de devenir à terme le plus grand centre médical connecté du monde.

    Les objectifs du centre sont les suivants :

    • être un centre médical sans frontière dédié à fournir des soins de qualité, axé sur la compassion des patients, sans discrimination et sans distinction de couleur, de croyance ou de nationalité ;
    • être un acteur majeur de la recherche médico-scientifique collaborant à l’échelle internationale avec des industries et des établissements universitaires pour développer de nouveaux médicaments, traitements et technologies ;
    • être un centre mondial d’éducation médicale qui accompagne et encourage la prochaine génération de dirigeants médicaux à relever les défis de demain ;
    • attirer et soutenir des médecins et autres professionnels de santé hautement qualifiés possédant les meilleures compétences ;
    • développer des partenariats avec les donateurs et les investisseurs intéressés par des projets innovants.
  • Échange numérique de document médicaux : Ramsay déploie Lifen dans ses 143 établissements français

    Le groupe d’hospitalisation privée Ramsay Générale de Santé prévoit de déployer dans ses établissements situés en France l’outil Lifen, une solution numérique d’échange de documents médicaux. Ce partenariat « s’inscrit dans la volonté du groupe de faire évoluer le parcours de soins des patients en améliorant la coordination entre les équipes hospitalières et les professionnels de la médecine de ville », précise Ramsay dans un communiqué daté du 26 novembre 2019, diffusé le 25 novembre.

    L’intégration de l’outil est pour l’instant centrée sur les établissements français de médecine-chirurgie-obstétrique (MCO) du groupe européen (avant la fin du premier trimestre 2020), l’objectif étant de s’étendre en 2020 à ses autres structures de soins (soins de suite et de réadaptation ; santé mentale).

    Le groupe prend en charge le coût de l’abonnement Lifen pour l’ensemble des praticiens éligibles du groupe, est-il indiqué.

    1 300 praticiens utilisent déjà la solution Lifen dans le cadre de cet accord avec Ramsay : ils devraient être plus de 3 000 à la fin du déploiement.

    Lifen : un outil de messagerie sécurisée compatible avec les logiciels métiers

    Lifen est une solution conçue pour faciliter l’échange de documents médicaux, notamment en permettant aux établissements de santé et aux praticiens libéraux d’échanger ds données médicales de manière numérique.

    L’outil de messagerie sécurisé est compatible avec tous les logiciels métiers utilisés par les médecins, indique la société.

    Fonctionnalités principales de la solution :

    • envoie des comptes rendus par le praticien sur la plateforme ;
    • reconnaissance automatique par le logiciel des informations relatives aux médecins destinataires : croisement avec un annuaire mis à jour quotidiennement puis envoi du document sur le canal préférentiel de chaque médecin concerné ;
    • accès à un tableau de bord permettant aux praticiens de garder une trace de tous leurs envois : possibilité de retrouver sur l’interface facilement tout document relatif à leurs patients.

    L’objectif de l’outil est de simplifier le fonctionnement des cabinets de praticiens et de libérer du temps médical aux praticiens.

    Une communauté actuelle de plus de 1 300 praticiens

    La messagerie Lifen est actuellement déployée dans 31 établissements de Ramsay Générale de Santé, « ce qui représente déjà une communauté de plus de 1 300 praticiens », note Lifen (communiqué).

    D’ici la fin 2019, l’outil devrait être déployé dans 8 établissements supplémentaires et, d’ici le mois de juin 2020, les 68 établissements de MCO situés en France du groupe doivent en être équipés.

    Le groupe souhait déployer la solution dans ses 143 établissements français (intégrant les cliniques de soins de suite et de réadaptation ainsi que de santé mentale) d’ici fin 2020.

    Les établissements déjà dotés de la solution Lifen :

    • pôle Paris : Clinique Blomet, Clinique du Sport, Clinique Geoffroy Saint-Hilaire, CliniqueJouvenet, Clinique Maussins-Nollet, Clinique Marcel Sembat ;
    • pôle Ile-de-France Nord : Hôpital privé de la Seine-Saint-Denis, Hôpital privé de l’Est Parisien,Hôpital privé du Vert Galant ;
    • pôle Île-de-France Est : Hôpital privé Armand Brillard, Hôpital privé de Marne Chantereine, Hôpital privé de Marne-La-Vallée, Hôpital privé Paul d’Egine ;
    • pôle Ile-de-France Ouest : Hôpital privé de l’Ouest Parisien, Hôpital privé Parly II-Le Chesnay,Hôpital privé Versailles Les Franciscaines ;
    • pôle Ile-de-France Sud-Est : Hôpital privé Claude Galien.Pôle Lille Métropole : Hôpital privé La Louvière, Hôpital privé de Villeneuve d’Ascq ;
    • pôle Artois : Hôpital privé de Bois-Bernard, Clinique Saint-Amé, Hôpital privé Arras Les Bonnettes ;
    • pôle Lyon : Hôpital privé de l’Est Lyonnais, Hôpital privé Jean Mermoz ;
    • pôle Caen : Hôpital privé Saint-Martin ;
    • pôle Le Havre : Hôpital privé de l’Estuaire ;
    • pôle Bourgogne : Hôpital privé Dijon-Bourgogne.Pôle Bresse Savoie : Clinique Convert, Hôpital privé Pays de Savoie ;
    • pôle Drôme-Ardèche : Hôpital privé Drôme Ardèche ;
    • pôle Toulouse : Clinique des Cèdres.
  • États-Unis : à Stanford (Silicon Valley) un nouvel hôpital robotise les tâches de routine

    Le nouvel hôpital de la ville universitaire de Stanford (Californie) bénéficiera d’une flotte de 23 robots livreurs et de 3 robots pharmaciens. La direction souligne dans un communiqué daté du 4 novembre que la robotisation des tâches répétitives permettra d’éviter aux employés de se blesser, de limiter les erreurs médicamenteuses et, pour le personnel, de se concentrer davantage sur des tâches à valeur ajoutée. L’établissement a été inauguré le 17 novembre.

    Les robots livreurs TUG de la société Aethon seront chargés de transporter le linge, les colis et les produits médicaux. Ils utiliseront lasers et GPS pour créer une carte 3D de leur environnement leur permettant de s’arrêter ou de contourner un obstacle : cette carte convertie en 2D permet aux gestionnaires de suivre les robots à distance en temps réel.  Capables d’ouvrir les portes par un système de communication sans fil, ces robots s’arrêtent si un humain les touche et se rangent sur le côté en cas d’alarme incendie.

    2 robots pharmaciens, les BoxPickers de la société Swisslog, « ressemblent davantage à des armoires géantes avec une interface informatique » : grâce au scan systématique des codes-barres, le taux d’exactitude de la sélection des médicaments dépasse 99 %. Ces robots tiennent également à jour l’inventaire des médicaments et génèrent les commandes à adresser aux grossistes.  
    Un troisième robot, le PillPick de Swisslog, est chargé du packaging : il compte et emballe les médicaments avant des leur affecter un code-barre. Il est capable d’emballer 1 000 doses par heure, soit 10 fois plus qu’un technicien en pharmacie.

    Quand un médecin de l’hôpital saisit une commande de médicaments dans le système de dossiers patient électroniques, la vérification de la commande est la seule tâche confiée à un humain.

  • Vivalto Santé s’allie à HypnoVR pour proposer à ses patients un logiciel d’hypnose médicale en RV

    Vivalto Santé, l’un des principaux groupes français d’hospitalisation privée, noue un partenariat avec HypnoVR, une start-up française qui développe des solutions d’hypnose médicale basées sur la réalité virtuelle (RV). Leur accord-cadre, dont la signature a été annoncée le 7 novembre 2019, est centré sur 3 domaines :
    • la distribution au sein des 32 établissements de santé de Vivalto du logiciel HypnoVR, conçu pour réduire la douleur, le stress et l’anxiété des patients par le biais d’un casque de RV : l’objectif est de remplacer des anesthésies générales par des anesthésie locales accompagnées du casque ou de faciliter les anesthésies loco-régionales ;
    • la recherche clinique : mise en place d’études cliniques dans différentes indications ;
    • le co-développement d’évolutions du logiciel.

    La solution d’HypnoVR est un dispositif médical (DM), dont l’efficacité a été cliniquement démontrée, mis au point par 2 médecins anesthésistes réanimateurs et hypnopraticiens. Elle est capable de faire entrer et de maintenir un patient dans un état de conscience modifié pendant toute la durée d’une procédure médicale. L’intérêt est de proposer une alternative à l’anesthésie chimique classique sans les effets secondaires pouvant être liés à cette dernière. Le logiciel est aussi utilisé comme anxiolytique en remplacement des prémédications afin de « profondément détendre le patient avant une procédure médicale stressante » mais aussi « comme antalgique en complément morphinique » dans le traitement des douleurs post opératoire, précisent les deux partenaires dans un communiqué.

    Ces diverses applications permettent d’élargir le champ de la recherche à d’autres spécialités médicales, ajoutent-ils. Plusieurs programmes de recherche sont actuellement en cours au sein du groupe Vivalto Santé afin de confirmer dans le cadre d’études prospectives, randomisées, « les résultats prometteurs déjà obtenus lors des essais cliniques ».

  • Maladies rares : les European reference networks (ERN), un outil intéressant mais complexe (colloque)

    « Le DMP représente une avancée réelle dans le cadre de la prise en charge » des patients atteints de maladies rares par les services d’urgence, car ces pathologies « nécessitent des connaissances très spécifiques et des précautions thérapeutiques auxquelles les professionnels de santé concernés n’ont jamais été confrontés ou sensibilisés ». C’est ce qu’estime Jean-Philippe Plançon, président de l’Association française contre les neuropathies périphériques (AFNP), intervenu lors de la table ronde « La digitalisation est-elle une chance pour les maladies rares ? », organisée le 5 novembre 2019 dans le cadre de la 6e édition des Rencontres RARE à Paris. « Le DMP représente dans ce cas une protection non seulement pour le malade mais aussi pour l’équipe », souligne le spécialiste.

    Le Dr Christine Bodemer, chef du service de dermatologie de l’hôpital Necker-Enfants malades (APHP), a détaillé de son côté les activités de l’ERN Skin de l’AP-HP, dont elle est coordinatrice. Les ERN (European reference networks) sont des réseaux virtuels de professionnels de santé lancés depuis 2017 au niveau européen pour faciliter la discussion sur des affections complexes ou rares. « Cet outil est fantastique dans l’esprit », juge le médecin, regrettant dans les faits « sa complexité, le temps qu’il prend » et « le personnel nécessaire pour qu’il devienne fluide ».

    ERN : un outil pour construire un panel de discussion sur un cas précis

    L’organisation d’un ERN est « assez similaire à celles des RCP (réunions de concertation pluridisciplinaires) au niveau national », indique le Dr Christine Bodemer : « Quand il y a la volonté de discuter d’un cas entre plusieurs experts de pays différents, on construit un panel de discussion, et tous les membres d’un ERN peuvent faire cette demande. »

    Une anonymisation de la fiche patient

    La fiche du patient, nominative au départ, est « rapidement anonymisée » : « comme les maladies sont très rares on reconnait facilement un patient » mais « tout est fait » pour le respect de la confidentialité des données.

    La problématique des réglementations propres à chaque pays européens

    « Toute la difficulté et la complexité » des ERN résident selon elle dans l’impératif de « respecter les réglementations de chaque pays européen, qui sont complexes et très différentes les unes des autres ».

    Elle cite en exemple la « fiche de consentement » que le médecin référent doit faire signer par le patient : ce seul processus peut prendre « plusieurs mois » pour avoir l’accord des différents pays sur la fiche d’information.