Editeur

  • Trophées de l’hospitalisation privée 2019 (FHP) : ouverture de l’AAP – deadline : 30/09/2019

    La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) lance son appel à projets (AAP) pour la 12ème édition des Trophées de l’hospitalisation privée, qui récompense chaque année les initiatives les plus innovantes mises en place par les 1 030 hôpitaux et cliniques privées de France, qui soignent environ 9 millions de patients par an.

    Les établissements peuvent déposer leur dossier de candidature depuis le 1er juillet 2019 et jusqu’au 30 septembre 2019 à 18h00 sur la plateforme en ligne accessible via ce lien.

    Cette année, les établissements pourront déposer leurs projets dans une seule et unique catégorie, celles des « cliniques innovantes ». Les projets seront départagés par un jury composé de 15 experts indépendants, qui étudiera l’ensemble des candidatures reçues et retiendra 5 initiatives finalistes.
    « Ces trophées sont l’occasion de témoigner du potentiel d’innovation et de créativité de nos établissements de santé », commente Lamine Gharbi, président de la FHP (communiqué).

    Les établissements sélectionnés par le jury monteront sur scène le jour de la cérémonie de remise des prix, le 11 décembre au Carrousel du Louvre, à Paris. 
    Leurs porte-paroles présenteront leur projets devant l’assemblée et 5 membres du jury présents sur scène. Ces derniers voteront en direct pour désigner le lauréat des Trophées FHP 2019. Les autres établissements finalistes recevront un second prix.

    Trophées de l’hospitalisation privée : calendrier

    • 30 septembre 2019 : clôture de l’AAP ;

    • novembre 2019 : délibération du jury ;

    • 11 décembre 2019 : remise des prix.

  • Hôpital du futur : un établissement virtuel va être construit à Saint-Quentin-en Yvelines d’ici 2024

    La communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY) annonce le lancement d’ici 5 ans d’un « hôpital virtuel » sur le site Rabelais de l’université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ) à Guyancourt. Dans un communiqué publié le 27 juin 2019, la collectivité évoque « un bâtiment hospitalier doté des dernières innovations numériques pour la formation des étudiants » et capable de proposer « une nouvelle offre de e-santé aux patients de SQY ».

    Le nouveau bâtiment, d’environ 5 000 m2, proposera 3 plateformes :
    • une première plateforme de 2 500 m2 dédiée à la télémédecine et à la e-santé pour développer l’offre de soins sur le territoire : par le biais de la télémédecine, les patients saint-quentinois auront la possibilité de consulter des praticiens en ophtalmologie, en pédiatrie, en cardiologie et en psychiatrie, « des spécialités qui manquent aujourd’hui de praticiens », précise la collectivité ;
    • une deuxième plateforme consacrée à l’enseignement, notamment par « simulation haute-fidélité et procédurale » ;
    • une troisième plateforme dédiée au « living lab », un laboratoire pour faciliter les rencontres entre professionnels de santé, industriels et entrepreneurs afin de « créer des projets autour de [la] e-santé et de la santé », est-il expliqué.

    « L’ambition de cet hôpital est de préfigurer le CHU de demain. Un CHU plus proche des territoires, commente Djillali Annane, doyen de l’UFR Simone Veil-Santé de SQY (communiqué).

    Un hôpital numérique pour gagner du temps et améliorer l’accès aux soins

    Le futur établissement numérique de SQY « devrait préfigurer les hôpitaux virtuels qui seront développés au niveau national »

    Le futur hôpital numérique de Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY) va « permettre aux usagers d’accéder aussi bien à de la prévention [et] à de l’éducation thérapeutique (…) qu’à des soins, à proximité de chez eux, indique Djilali Annane (communiqué). Ils n’auront plus besoin d’une heure et demie de voiture ou de transport en commun pour rejoindre un hôpital et ne devront plus attendre plusieurs semaines un rendez-vous de consultation spécialisée. Les professionnels de santé auront, quant à eux, accès à un CHU, à proximité de leur lieu d’exercice. »

    Cet établissement numérique sera « une première en France », note la collectivité, ajoutant qu’il « devrait préfigurer les hôpitaux virtuels qui seront développés au niveau national ».

    Un hôpital numérique prévu par un « contrat local de santé 2018-2024 » signé en 2018

    Le développement d’un hôpital numérique au sein de la communauté d’agglomération était prévu par le « contrat local de santé 2018-2024 » signé le 6 juin 2018 par l’agence régionale de santé d’Île-de-France, la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, la préfecture des Yvelines,  la CPAM des Yvelines, le conseil départemental des Yvelines, la MGEN, l’Hôpital privé de l’ouest parisien, le centre hospitalier de Versailles et l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

  • Silver éco : un rapport prône le développement massif des nouvelles technologies

    Le renforcement des moyens financiers et des effectifs du secteur du grand âge, notamment par le financement d’un référent technologie dans chaque établissement, est l’idée centrale qui ressort des 10 préconisations mises en avant dans le rapport sur « les innovations numériques et technologiques en gérontologie ». Ce rapport, présenté le 20 juin 2019 au Conseil national de la silver économie, a été commandé en mars par le conseil à Jean-Pierre Aquino, médecin gériatre, secrétaire général de la SFGG, et à Marc Bourquin, conseiller technique à la FHF.

    Les auteurs partent du constat selon lequel les technologies de santé sont sous-utilisées dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes, à cause du « techno-scepticisme » qui accompagne les innovations liées au vieillissement mais aussi à l’absence des innovations technologiques dans les politiques publiques la difficulté à soutenir le passage à l’échelle des solutions technologiques et numériques.

    Parmi les recommandations des 2 rapporteurs figure l’objectif d’un plan d’investissement de 3,5 milliards d’euros sur 10 ans subventionné à 50 % par le PLFSS, la CNSA ou les conférences des financeurs.

    Le document fait suite au rapport de Dominique Libault sur la concertation « Grand âge et autonomie », remis en mars à la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Il sera adressé avant la fin juin à la ministre ainsi qu’aux parlementaires.

    Une sous-utilisation du numérique en santé pour le grand âge

    Avec la progression de l’espérance de vie, le nombre de personnes touchées par les maladies liées à l’âge pourrait doubler tous les 20 ans, indiquent les chiffres officiels. Dans leur rapport, Jean-Pierre Aquino et Marc Bourquin présentent les nouvelles technologies comme un atout pour favoriser le maintien de l’autonomie et l’optimiser en fin de vie. Dans le cadre de cette publication, 21 acteurs du secteur du grand âge ont été interrogé sur les modifications de la prise en charge du grand âge et les craintes liées au déploiement du numérique en santé, notamment celui de la déshumanisation des soins.

    Selon les 2 rapporteurs, la dynamique du numérique en santé ne rencontre pas la révolution démographique et la silver tech demeure à l’état embryonnaire, y compris dans les Ehpad. Ce phénomène serait d’abord dû à un « techno-scepticisme » et à une crainte de la déshumanisation de l’accompagnement de la fragilité ou de la perte d’autonomie. Une vision démentie dans le rapport, dans lequel il est indiqué que l’utilisation intelligente et mesurée de la technologie permettra de multiplier les rapports humains entre les personnes âgées et les aidants.

    De plus, les innovations technologiques sont les grandes absentes des politiques publiques. Dans son rapport, Dominique Libault a reconnu cette absence et a encouragé la filière silver éco à s’emparer du sujet. Enfin, le passage à l’échelle des solutions technologiques et numériques est un enjeu. Notre pays propose un écosystème favorable à la création de start-up mais peine, selon les rapporteurs, à offrir un soutien suffisant à celles qui souhaitent passer à un niveau de distribution supérieure.

    Un socle commun de technologies

    Les auteurs du rapport préconisent ainsi la mise en place d’un « pack technologique » dans les établissements accueillant des personnes âgées pour engager la modernisation technologique. Ce pack permettrait de déployer à grande échelle des solutions nouvelles, d’abaisser les coûts de production et de mettre en route un processus d’acculturation en établissement et à domicile.

    Il intègrerait un « socle commun de technologies » avec :

    • des outils domotiques pour maintenir l’autonomie (luminosité, volets, télévision, rails de transfert, fauteuils électriques, clés électroniques…) ;
    • des dispositifs de « levée de doute » en Ehpad comme à domicile (détection électronique des chutes, géolocalisation) ;
    • des dispositifs de traçabilité et d’accès effectifs aux soins (dossiers patients informatisés et interopérables, télémédecine, verres connectés pour lutter contre la déshydratation, piluliers connectés pour assurer l’observance) ;
    • des outils favorisant le lien social et luttant contre l’isolement et les troubles cognitifs (robots sociaux, serious games, réalité virtuelle).

    Financer un référent technologie

    L’effort d’investissement supplémentaire est évalué à 5 000 euros par place soit 3,5 milliards d’euros sur les 10 ans qui viennent. Le PLFSS, la CNSA ou les conférences des financeurs pourraient subventionner un investissement massif à 50 %, soit 175 millions d’euros par an. Par ailleurs, le budget de fonctionnement des établissements et services serait abondé à hauteur de 600 millions d’euros.

    L’objectif de ce plan serait d’intégrer progressivement dans les tarifs l’amortissement des équipements à hauteur de 625 euros par an (renforcement du forfait soins de 430 millions d’euros) mais surtout de financer un poste de référent « technologie » partagé entre opérateurs à raison de 0,5 ETP pour 100 lits ou places, soit un coût de 170 millions d’euros pour l’ensemble des Ehpad, USLD, Ssiad.

    Un rapport complet sera adressé avant la fin du mois à la ministre des Solidarités et de la Santé ainsi qu’aux députés et sénateurs intéressés par ces sujets en prévision des prochains débats parlementaires.

  • Addict’O Quizz : un serious game lauréat du prix Albatros 2019 spécial « addictologue junior »

    Cléo Jouault, étudiante en médecine à l’hôpital Corentin Celton (AP-HP) d’Issy les Moulineaux, a décroché l’un des 3 prix décernés lors du 13ème congrès international d’addictologie de l’Albatros 2019 pour le développement d’un serious game visant à réduire les risques liés à la consommation de cannabis. Baptisée « Addict’O Quizz », la solution, conçue sous forme de jeu de plateau, permet aux patients hospitalisés pour sevrage d’alcool de ne pas transférer cette addiction vers d’autres substances comme le cannabis.

    « En unité de sevrage de court séjour, il est difficile de proposer une éducation thérapeutique efficiente sur la réduction des risques liées à la consommation d’autres substances, précisent dans un communiqué les organisateurs du congrès, qui s’est tenu du 5 au 7 juin 2019. En effet, les patients présentent fréquemment des troubles cognitifs liées à l’usage de l’alcool ce qui les rend peu accessible à une information de groupe classique. » C’est dans ce contexte qu’émergent depuis quelques années des serious games en éducation thérapeutique.

    Les résultats de l’étude pré-expérimentale menée par Cléo Jouault pour valider son « jeu » sur un mois montrent une satisfaction plus élevée chez les patients soumis au serious game, avec un intérêt pour les interactions ludiques avec les autres patients. 

    Dans le cadre de ce concours, organisé sur le thème « Les addictions : un défi pour la société, la science et la politique », l’étudiante en médecine a précisément remporté le prix spécial « addictologue junior », remis en partenariat avec l’AJPJA et l’AFFEP.
    Ce prix spécial de 1 000 euros récompense le travail innovant d’un jeune chercheur, interne, chef de clinique ou en cours de thèse.

    Les 2 autres lauréats des grands prix du congrès sont :

    • Jérôme Jeanblanc, UMR Inserm 1247, Amiens : « Le S(-)-baclofène contrebalance les effets positifs du R(+) baclofène dans l’alcoolodépendance: les origines du mal ? » (prix ANPAA de la »prévention des addictions » : 2 000 €) ;
    • Louise-Adélaïde Jakubiek, université de Bordeaux :« Impact of decision-making capacities on 3-months treatment outcome among patients treated for cannabis use disorder » (prix de la « meilleure démarche de performance en santé publique, avec le soutien institutionnel du laboratoire pharmaceutique américain Gilead : 2 000 €).
  • ASCO 2019 : prédire le pronostic pour le cancer chez les patients âgés via IA (hôpital Henri-Mondor)

    Une intelligence artificielle, basée sur des techniques de machine learning (apprentissage automatique), indique s’il est préférable ou non de traiter les patients âgés atteints d’un cancer et, si oui, avec quelle stratégie, en déterminant le ratio bénéfice/risque. Cette solution d’aide à la décision, à destination conçue pour les patients atteints d’un cancer de plus de 70 ans, a été présentée par une équipe de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (AP-HP) le 1er juin au congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), à Chicago.

    Le pronostic est difficile à déterminer pour les cancers chez les patients âgés en raison de l’hétérogénéité de cette population et de l’incapacité des modèles actuels à faire le tri dans les interactions complexes entre les prédicteurs oncologiques et gériatriques. L’objectif de l’équipe française est de développer de nouveaux algorithmes prédictifs basés sur le machine learning afin d’affiner le pronostic individualisé chez ces patients, alors que plus d’un tiers des cancers surviennent après 75 ans.

    Combler un manque de données médicales

    Un pronostic précis est essentiel pour la prise de décision en oncologie. Pourtant, il est complexe à établir chez les patients âgés de plus de 70 ans en raison de l’hétérogénéité de cette population et de la difficulté à différencier ce qui relève de la pathologie cancéreuse et d’autres prédicteurs gériatriques. De plus, comme ces patients participent peu aux essais cliniques, les données médicales pour mesurer leurs réactions face aux traitements ne sont pas satisfaisantes. Les médecins décident donc souvent de la stratégie thérapeutique à adopter en se basant sur leur intuition, en fonction de certains critères physiologiques.

    La solution basée sur intelligence artificielle (IA) présentée par l’équipe de l’hôpital Henri-Mondor devrait fournir un outil plus précis et standardisé, intégrant une trentaine de paramètres qui définissent l’état clinique du patient : « Est-ce que le patient a des déficits nutritionnels ? Des déficits cognitifs ?… [Nous allons] mettre tout ça dans la balance pour ensuite que notre algorithme de machine learning nous prédise la probabilité de survie », explique le Dr Etienne Audureau, épidémiologiste à l’origine du projet au sein de l’Hôpital Henri-Mondor.

    Déterminer un pronostic personnalisé

    Pour aboutir à cet outil, des données ont été recueillies auprès de 3 409 patients âgés de 70 ans, déjà traités pour un cancer, issus de différentes cohortes française.

    L’algorithme sera accessible aux praticiens sur une interface web interactive pour faciliter la décision collégiale du traitement. La solution permet de déterminer si un traitement chimiothérapique pourra être supporté et apporter un bénéfice de survie ou s’il va dégrader sa qualité de vie sans bénéfice de survie.

  • ASCO 2019 : une IA pour prédire la fatigue liée aux traitements du cancer du sein (Gustave Roussy)

    Un test basé sur l’intelligence artificielle (IA) est capable de déterminer dès le diagnostic de cancer du sein, avant la mise en route des traitements, les femmes susceptibles d’être affectées par un état de fatigue dans l’optique de proposer une alternative thérapeutique quand cela est possible. Cette solution a fait l’objet d’une étude menée par une équipe de l’institut Gustave Roussy dirigée par le Pr Fabrice André, en collaboration avec des chercheurs du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New York. Elle a été présentée le 1er juin 2019 à l’occasion du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), à Chicago.

    Les travaux avaient pour but d’identifier les données génétiques déclenchant la fatigue chez les patientes atteintes de cancer du sein, environ un tiers d’entre elles étant concernées par cet effet secondaire alors que les facteurs génétiques de cet état de fatigue restent mal compris.
    L’étude a permis d’identifier plusieurs altérations génétiques intervenant sur la transmission du signal entre deux synapses qui entraînent un plus grand risque de fatigue cognitive suite à un traitement contre le cancer du sein.

    Des recherches supplémentaires pour explorer les biomarqueurs de la fatigue sont en cours.

    Identifier les facteurs génomiques

    L’algorithme va décrypter des millions de marqueurs, apprendre à les analyser pour, in fine, calculer et prévoir quelles femmes seront plus sujettes à la fatigue due au traitement.

    L’étude repose sur une cohorte de 12 000 patientes soignées dans plus de 20 centres français de lutte contre le cancer. Leur génome a été séquencé pour mettre en avant les différentes variations dans la séquence des gènes et identifier, grâce à l’intelligence artificielle, les combinaisons de polymorphismes génétiques favorisant la fatigue. Les femmes sélectionnées n’avaient pas de fatigue notable avant les traitements.

    Différencier les types de fatigue

    La fatigue ressentie par ces patientes n’est pas seulement physique mais aussi psychologique et/ou cognitive. Les recherches ont permis d’identifier plusieurs altérations génétiques intervenant sur la transmission du signal entre deux synapses qui entraînent un plus grand risque de fatigue cognitive suite à un traitement contre le cancer du sein. Des recherches supplémentaires pour explorer les biomarqueurs de la fatigue sont en cours.

    Si, à l’heure actuelle, l’algorithme est aussi efficace que l’homme, l’objectif des chercheurs est de monter en puissance pour substituer les traitements provoquant de la fatigue au profit d’autres, moins délétères, mais de même efficacité.

    Le modèle devrait atteindre sa pleine efficacité dans les deux ans à venir.

  • La start-up Brainchild va analyser le cerveau des bébés dans 3 trust hospitaliers américains

    Brainchild Technologies, start-up américaine fondée par Carly Kiselycznyk, développant des solutions pour suivre les progrès neurologiques du cerveau des bébés, remporte le TRAILS de Cambia Grove, un concours d’innovation à Seattle.

    En remportant ce challenge, dont les résultats ont été annoncés le 22 mai 2019, la société aura la possibilité d’expérimenter de façon immersive ses solutions au Children’s Hospital de Los Angeles, au Seattle Children’s Hospital et au OHSU Doernbecher Children’s Hospital de Portland durant deux semaines.

    BrainChild travaille notamment sur l’audition des bébés ainsi que sur le réflexe de succion des nouveaux-nés.

  • PHW 2019 : focus sur le marché de la robotique médicale

    Radiographie, angiographie ou encore hippothérapie font partie des domaines dans lesquels se développe la robotique médicale. Plusieurs exemples de robots utilisés dans le domaine de la santé ont été présentés par le Club digital santé lors d’une conférence organisée le 22 mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week et au cours de laquelle sont intervenus Chanfi Maoulida (Co-leader du Club Digital Santé), Chayma Chaabani (Product Manager chez Kuka) et Nicolas Plougastel (Directeur général chez Conserto).

    Le contexte général du secteur de la robotique a dans un premier temps été évoqué, avec un panorama du marché mondial. En pleine croissance, ce dernier représentait en 2017 plus de 2,6 milliards d’euros de chiffres d’affaires. D’ici 2020, une augmentation de plus de 3 millions de robots dans le monde est prévue. Le marché mondial de la robotique pèserait alors 100 milliards d’euros.

    Un focus sur la robotique médical a dans un second temps été proposé. Les speakers ont ainsi rappelé qu’il existait plusieurs types de robots (auxiliaire hospitalier, aide soignant, compagnon, assistant ou encore exosquelette), conçus pour remplir des fonctions complémentaires au personnel médical et hospitalier ou pour servir d’accompagnateurs à certains profils de patients.

    La robotique médicale 

    Les atouts de la robotique 

    La robotique présente de nombreux atouts pour l’Homme :

    • sécurité : les robots, même en répétant plusieurs fois les mêmes tâches, ne risquent pas de faire d’erreur sous le coup de la fatigue ;
    • précision : leur programme permet de respecter certaines variables malgré le temps ;
    • facilité d’utilisation : le personnel médical peut utiliser la robotique uniquement avec une simple formation ;
    • disponibilité : les robots permettent un gain de temps pour les professionnels de santé ;
    • évolutivité : ils peuvent progresser eux-même (machine learning) ou en inscrivant un nouveau programme dans leur code.

    Des exemples de robots 

    • System Partner pour la radiographie : permet de positionner de manière flexible le patient en fonction de sa respiration ;
    • System Partner en angiographie : effectue des mouvements rapides, possède des options de positionnement polyvalent et peut passer de l’utilisation interventionnelle à l’utilisation chirurgicale ;
    • Intelligent Motions Hirob pour l’hippothérapie : est utilisé dans le cadre des neuro-rééducation pour les patients ayant eu un AVC. Le robot simule les mouvement du cheval, manière traditionnelle utilisée dans ces cas ;
    • AOT AG utilisé pour la chirurgie crânais-maxillo-faciale : le robot tient une tête laser permettant une ablation laser « à froid ».
  • Le CHU Grenoble Alpes s’équipe d’un nouveau robot de dispensation de médicaments

    Le CHU Grenoble Alpes (CHUGA) acquiert un nouveau robot de dispensation de médicaments permettant l’accompagnement et l’optimisation des missions en pharmacie hospitalière. 

    Pionnier dans la gestion de la pharmacie hospitalière, le CHUGA a été en 1979 la première centrale d’approvisionnement en matériel stérile et pansements de France, rappelle l’établissement dans un communiqué publié le 24 mai 2019. En 2005, il est également le premier hôpital de France à automatiser la délivrance de médicaments, intégrant ainsi la sécurisation du stockage dans l’unité de soins et la présence pharmaceutique au plus près des patients.

    Les fonctionnalités du robot de dispensation de médicaments :

    • gérer les approvisionnements de médicaments et dispositifs médiaux (DM) stériles ;
    • délivrer, dispenser et contrôler les préparations de médicaments et DM stériles ;
    • délivrer et dispenser les DM implantables (notamment les stents et les prothèses) ;
    • stériliser les DM réutilisables ;
    • réaliser des préparations comme les gélules, les pommades, les chimiothérapies anticancéreuses ou encore les médicaments radio-pharmaceutiques ;
    • réaliser des activités de pharmacie clinique en unités de soins comme la conciliation médicamenteuse, l’observation pharmaceutique et l’éducation thérapeutique.
  • PHW 2019 : Happytal signe un partenariat de visibilité avec l’Association François Aupetit

    La startup française Happytal, spécialisée dans l’amélioration du parcours patient dans les établissements de santé, conclut un partenariat de visibilité avec l’Association François Aupetit (Afa), organisation nationale de malades et proches pour vaincre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Cette alliance a été annoncée à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui s’est tenue du 21 au 23 mai 2019.

    Happytal, créée en 2013, propose un service de conciergerie dans les établissements de santé pour les patients, leurs proches mais aussi le personnel hospitalier. Par ailleurs, la société propose une plateforme technologique destinée à améliorer le parcours patient et à fluidifier les démarches administratives, notamment les demandes de chambre individuelle au moment de leur admission ou pré-admission.

    Le service est utilisé par plus de 25 000 personnes par mois, dans une centaine d’établissements en France et en Belgique, indique la société. Le projet a créé plus de 300 postes sur le terrain et au siège parisien et 160 recrutements devraient être effectués d’ici fin 2019. En novembre 2018, l’entreprise a clôturé une levée de fonds en série B de 23 millions d’euros. Elle prévoit de recruter 160 personnes d’ici fin 2019.

    Objectif n°1 d’Happytal : améliorer l’expérience patient

    Replacer le patient au cœur du système est le premier engagement du plan « Ma santé 2022 » avec comme impératif d’améliorer le parcours de soins. « Nous nous intéressons au parcours de soins au sens large, au-delà du médical, en développant des services qui viennent agrémenter et enrichir le parcours du patient, du résident et de ses proches tout au long de l’hospitalisation », explique Romain Revellat, co-fondateur et président d’Happytal.

    L’initiative émane du constat de proches, qui estiment difficile d’apporter un soutien concret à distance, et d’une volonté de transformer l’expérience des patients. « Le service de conciergerie est la face émergée de notre solution », commente le président d’Happytal.

    Différentes typologies de services sont proposées :

    • « bien-être » : coiffure, réflexologie ;
    • « divertissement » : outils multimédia ;
    • « événementiel » : notamment dans le cadre de la maternité, pour intégrer les personnes éloignées ;
    • « retour à domicile » : pour apporter une vraie continuité en accompagnant sur le retour ;
    • « jeunes parents » : pour accompagner l’arrivée à domicile, les premiers mois ;
    • « repas et gourmandise » : pour permettre des repas « plaisir » ;
    • « pressing » : avec notamment le nettoyage du linge personnel à l’arrivée.

    La solution démarre avant le traitement, en mutualisant une partie des demandes administratives via une plateforme technologique. Les peuvent notamment effectuer leur demande de chambre individuelle au moment de leur admission ou pré-admission. « Avant de nous lancer, nous avons passé un an à faire le concierge à l’hôpital au contact des patients avec les familles et la direction pour comprendre la thématique de l’expérience patient », indique Romain Revellat. Cette démarche a abouti à un accompagnement des établissements pour l’utilisation d’une solution qui allie digital ou physique dans une logique de guichet unique du « non-médical ».

    En partenariat avec les associations de patients

    Pour Alain Olympie, président de l’Association François Aupetit (Afa), « le passage à l’hôpital est un traumatisme pour le patient. Tout ce qui va dans le sens de la réduction du stress est positif. L’anticipation et la sécurité d’avoir une série d’outils et de service permettent d’envisager l’hospitalisation dans un contexte plus rassurant. »

    Un partenariat de visibilité a ainsi été annoncé entre Happytal et l’association de patients.

    Beaucoup d’associations ont développé des services d’information, de soutien, de diététique, d’assistance sociale et de conseils juridiques pour le retour au travail. Pour autant, « les associations, un acteur incontournable, sont un peu trop souvent oublié par les professionnels de santé hospitaliers », relève Romain Revellat.

    Outre une visibilité respective, cette alliance vise à identifier l’association comme un des contributeurs à la qualité de l’hospitalisation. L’équipe d’Happytal a d’ailleurs la volonté de travailler de plus en plus avec les associations dans une complémentarité d’action au service du bien-être du patient.

    Un ancrage dans l’établissement et l’écosystème

    300 concierges sont présents sur la centaine d’établissements partenaires, dont la présence est rémunérée par l’hôpital. Pour la fourniture des produits et des services, Happytal s’appuie sur les artisans et les commerçants du tissu économique locale. Les concierges sont payés par l’hôpital. L’activité est d’ailleurs créatrice de valeur. « Nous apportons environ 1 million de recettes additionnel par ans aux structures », indique Romain Revellat.

    Les services de conciergerie sont en partie à la charge du patient, selon les demandes. Certains aspects, comme la procédure concernant une demande de chambre individuelle, sont pris en charge par les mutuelles. La conciergerie d’Happytal est également accessible au personnel de l’hôpital dans une démarche d’amélioration des conditions de travail, notamment pour ceux travaillant en horaires décalés.