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  • Poietis lance la commercialisation de sa gamme de bio-imprimantes de nouvelle génération

    Poietis a annoncé la commercialisation de sa nouvelle gamme de bio-imprimantes « Next Generation Bioprinting » (NGB) avec deux systèmes dont l’un à destination de chercheurs (NGB-R) et l’autre destiné aux cliniciens  (NGB-C), à l’occasion du Congrès International de bio-fabrication qui s’est tenu à Würzburg en Allemagne du 28 au 31 octobre 2018.

    L’objectif principal de ces deux nouveaux systèmes est de fournir des outils qui :
    • couvrent l’ensemble des besoins en ingénierie tissulaire de la recherche à la fabrication de lots cliniques ;
    • se démarquent de l’offre actuelle par un progrès dans la standardisation des processus de fabrication des tissus.

    Deux nouveaux systèmes de bio-impression sur le marché

    Afin de doter les acteurs de l’ingénierie tissulaire de moyens permettant de couvrir l’ensemble des besoins en ingénierie tissulaire, Poietis lance ces deux nouvelles plateformes qui permettent aux chercheurs et cliniciens de concevoir et de bio-imprimer des tissus avec une résolution cellulaire.

    La société juge que les applications cliniques et industrielles de la médecine régénératrice se multiplient et a segmenté son marché en trois cibles :

    • les modèles tissulaires in vitro alternatifs à l’expérimentation animale en dermo-cosmétique ;
    • la recherche pharmaceutique ;
    • la médecine régénérative.

    Caractéristiques techniques : automatisation et robotisation

    L’objectif de ses plateformes est de pallier la limitation des méthodes conventionnelles sur le plan de la standardisation des processus de fabrication et de fonctionnalité des tissus produits. Elles intègrent des technologies d’automatisme et de robotique, couplées à de nombreux capteurs en ligne – notamment de la microscopie cellulaire – et du traitement par IA.

    En outre, elle inclut dorénavant la totalité des techniques de bio-impression telles que le laser, l’extrusion, ou encore le jet d’encre par micro-vanne, ce qui constitue une première sur le marché des bio-imprimantes.

    « Nous avons fait évoluer la plateforme NGB vers un système automatisé et robotisé afin d’améliorer la standardisation des procédés de fabrication et la fonctionnalité des tissus biologiques » souligne Fabien Guillemot, président et directeur scientifique de Poietis. « La combinaison de la bio-impression multimodale avec l’acquisition et le traitement en ligne des images des cellules imprimées va permettre aussi de garantir, avec une résolution cellulaire, que ce que nous concevons est ce que nous imprimons » a-t-il ajouté.

    Les plateformes intègrent les principes de l’industrie 4.0 :

    • NBG-R est un système de bio-impression 4D de nouvelle génération, multimodal, développé et pensé spécifiquement pour les chercheurs et biologistes. Combinant la bio-impression assistée par laser, par micro-vanne et/ou par extrusion, il permet une véritable polyvalence de l’impression (de la cellule unique aux sphéroïdes) et offre la possibilité d’utiliser un grand nombre de biomatériaux et d’hydrogels. Cette plateforme comprend un système d’imagerie cellulaire embarqué pour le suivi en temps réel de la fabrication et s’appuie sur une suite logicielle complète allant de la CAO de tissus biologiques, la gestion des protocoles de bio-impression, à l’analyse des données de fabrication ;

    • NGB-C est un système de bio-impression, pensé spécifiquement pour les cliniciens afin d’assurer une normalisation des processus de fabrication de tissus fonctionnels qui seront considérés d’un point de vue réglementaire comme des médicaments de thérapie innovante (MTI). Le système permet de réaliser un procédé de fabrication en système clos, en conditions totalement aseptiques, au sein d’un isolateur. Il s’appuie sur des solutions de robotisation et intègre des technologies pour assurer la répétabilité et la traçabilité complète des opérations de fabrication.

  • Planification préopératoire : la FDA approuve la RA Opensight (Novarad) basée sur Microsoft Hololens

    Le système Opensight est la première solution médicale de réalité augmentée (RA) basée sur l’utilisation du casque Microsoft Hololens a être approuvée par la Food and Drug Administration (FDA) et à bénéficier de l’autorisation 510 (k) pour une utilisation dans la planification chirurgicale préopératoire, annonce dans un communiqué diffusé le 25 octobre 2018 la société Novarad, à l’origine de la solution Opensight.

    La technologie permet de projeter des images 2D, 3D et 4D du patient de manière interactive en les superposant avec précision directement sur le corps du patient. Utilisée par le biais du casque Hololens, elle offre aux médecins la possibilité de voir le patient en réel et, simultanément, l’intérieur de son organisme en virtuel pour planifier plus précisément la chirurgie à venir, le tout sans incision.

    Cette technique vise à améliorer la planification chirurgicale, à réduire le temps d’opération et à mieux comprendre les relations anatomiques.

    La réalité augmentée pour mieux penser l’approche chirurgicale

    La réalité augmentée Opensight permet à l’utilisateur de voir son environnement réel complet, en évitant la désorientation souvient liée à l’usage de la réalité virtuelle, souligne Novarad.

    Elle aide également le médecin à mieux comprendre les relations anatomiques car les images sont localisées sur le patient. Une planification préopératoire ainsi réalisée permet de mettre en évidence l’anatomie précise du patient et les zones critiques à éviter ainsi que de positionner des outils virtuels et des systèmes de guidage afin de planifier plus précisément l’approche chirurgicale.

    Une visée pédagogique

    Plusieurs casques Hololens peuvent être partagés entre les utilisateurs, améliorant ainsi la formation des professionnels moins expérimentés.

    Une version pédagogique du logiciel est également disponible pour permettre aux étudiants en médecine d’effectuer des dissections virtuelles sur des cadavres.

  • Un casque de RV Deepsen testé à Saint-Charles (Lyon) pour réduire la douleur pendant l’opération

    Deepsen, une start-up basée en Auvergne-Rhône-Alpes, lance avec la clinique chirurgicale Saint-Charles de Lyon une étude clinique pour mesurer l’impact de son dispositif médical permettant le traitement personnalisé de la douleur et du stress pendant une opération grâce à la réalité virtuelle (RV), ont annoncé les deux partenaires dans un communiqué publié le 15 octobre 2018.

    L’objectif est de prouver l’efficacité de la technologie sur la réduction partielle ou totale de médicaments (anesthésiques) lors de l’opération. L’étude va également interroger son potentiel d’amélioration du confort global du patient dans sa prise en charge.

    Déjà évaluée en pré-opératoire sur 25 personnes, avec une baisse du ressenti de l’anxiété de plus de 40 % confirmée par l’analyse du pouls et de la tension, la solution va désormais être testée sur 300 patients au sein du bloc opératoire en chirurgie orthopédique de l’établissement lyonnais, en vue d’une publication scientifique.

    Le dispositif de Deepsen devrait être loué environ 250 euros par mois aux établissements de soins, matériel, abonnement et mises à jour compris.

    Des images réelles associées à l’hypnose, la musicothérapie et la luminothérapie

    Le dispositif de Deepsen, vise les douleurs « procédurales », c’est-à-dire celles induites par les soins.

    Le casque de réalité virtuelle, positionné sur le crâne du patient lors de son installation au bloc et retiré à la fin de l’opération, projette un programme relaxant en associant des images réelles, comme des paysages, à des thérapies telles que l’hypnose médicale, la musicothérapie, la luminothérapie et la « cohérence cardiaque » (méthode de respiration aidant à gérer le stress).

    Des programmes de relaxation personnalisés

    « Nous ne sommes pas les premiers dans ce domaine mais nous voulons nous démarquer en nous appuyant sur des données scientifiques et en proposant des contenus personnalisés », explique Tanguy Perrin, co-fondateur de Deepsen avec Jean-David Beroard (source : Le Progrès).

    Une soixante de choix

    Une soixantaine de choix devrait être proposée par le dispositif, comme la voix, l’univers (montagne, mer, campagne), le type de couleurs (chaudes ou froides), l’intensité, etc. Autre particularité, le casque émet des images réelles et non de synthèse.

    Vers une utilisation tout au long parcours de soins

    À terme, le but est d’étendre la pratique au-delà du bloc opératoire en utilisant la technologie tout au long du parcours de soins avec, par exemple, une prise en charge des douleurs récurrentes ou chroniques.

    La réalité virtuelle est de plus en plus utilisée dans le secteur de la médecine. À Lyon, par exemple, le centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard a fait partie des précurseurs en la matière en la proposant dès 2016 pour réduire l’anxiété post-opératoire.

  • IA : « Le radiologue doit savoir qu’il sera le seul responsable en cas d’erreur » (O. Clatz – JFR)

    Il est primordial que le radiologue comprenne le fonctionnement et les limites des algorithmes automatisant l’analyse des images médicales car il sera « le seul responsable en cas d’erreur », a tenu à souligner Oliver Clatz, P.-D.G. et cofondateur de Therapixel – une start-up qui développe un logiciel d’interprétation des mammographies -, lors d’une table ronde animée par MNH Group sur l’intelligence artificielle (IA) et la radiologie le 12 octobre 2018 à Paris, à l’occasion des Journées francophones de la radiologie (JFR).

    Olivier Clatz estime ainsi que l’un des usages les plus pertinents de l’IA en France dans le secteur serait celui de la deuxième lecture, permettant de faire remonter les anomalies non repérées en premier lieu afin de pouvoir « rattraper ce type d’erreurs ». L’essentiel du sujet, selon lui, est de s’interroger sur la position de l’intelligence artificielle dans laquelle les professionnels souhaitent la placer dans leur workflow (avant le diagnostic, pendant ou après).

    Le radiologue ne doit pas être expert mais comprendre le fonctionnement de l’algorithme (O. Clatz)

    Quand la question de la formation a été abordée lors de la table ronde, l’idée générale qui est ressortie de l’échange était qu’il fallait non pas former les radiologues à devenir des ingénieurs experts en intelligence artificielle (IA) mais les sensibiliser sérieusement à cette technologie.

    « Nous ne pensons pas que le radiologue doit devenir un informaticien mais il est important qu’il comprenne l’algorithme qu’il utilise », explique Oliver Clatz.

    Selon l’entrepreneur, il est essentiel que le professionnel se questionne à propos de l’outil. « L’idée est surtout de saisir quelles sont les limites de l’algorithme, quelles sont les anomalies qu’il ne repère pas et pourquoi », détaille-t-il. Il prend l’exemple d’une petite cuillère avalée par un enfant : « Elle pourrait ne pas être détectée par l’IA car il pourrait s’agir d’un nouveau cas, qu’elle n’aura jamais traité auparavant, qu’elle n’aura pas « appris », et elle passera donc à côté. »

    Réfléchir à la place de l’IA dans le workflow du radiologue

    Olivier Clatz rappelle qu’il existe trois « moments » durant lesquels un algorithmes peut intervenir en support :

    • avant (système de triage des images) : dans ce cas, « il faut être conscient que l’algorithme peut faire des erreurs et chercher à comprendre quelles sont les informations qu’il ne fait pas remonter. Le radiologue doit savoir qu’il sera le seul responsable en cas d’erreur », souligne-t-il ;
    • pendant : pour détecter et caractériser une anomalie ;
    • après, en deuxième lecture, afin d’identifier les « loupés » : « Il y a des algorithmes qui vont pouvoir rattraper ce type d’erreurs ».

    « La question est de s’interroger sur la place que l’on souhaite accorder à l’algorithme dans le workflow« , synthétise-t-il.

    La France pourrait avoir une place à prendre dans le cadre d’un usage en deuxième lecture

    À son sens, l’intelligence artificielle a davantage sa place dans le processus de deuxième lecture. « La France pourrait se démarquer sur ce terrain, commente-t-il. La problématique serait tout autre dans un autre pays, comme aux États-Unis, car la prise en charge des patients y est complètement différente. Il est nécessaire de s’adapter à l’usage et à l’offre de soins de chaque pays pour être efficace. »

    Un problème central : l’absence de preuves démontrant l’efficacité de l’IA

    Selon Oliver Clatz, l’un des problèmes qui réside sur le marché de l’intelligence artificielle en radiologie est qu’il n’existe pas encore de démonstrations concrètes de l’efficacité réelle de ces systèmes. « Je vous mets au défi de trouver un radiologue qui puisse vous dire avec précision quel est l’impact de l’IA sur son travail en termes d’efficacité. »

    Les autres participants à la table ronde étaient :

    Didier Sensey, président du groupe NGI, Gregory Lenczner, radiologue basé à Paris, Nicolas Laurent, radiologue à Valenciennes (Nord), et Christian Allouche, P-.D.G de la start-up Gleemer.

  • Hacking Health Besançon : Marathon d’innovation ouverte en santé, showroom d’innovation, 19-21/10/18

    Les trois partenaires fondateurs du Hacking Health de Besançon, le Grand Besançon, le Pôle des Microtechniques et le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon, organisent la 2e édition du Hacking Health Besançon du 19 au 21 octobre 2018 à l’Hôpital Saint-Jacques Arsenal à Besançon.

    Le Hacking Health de Besançon se déroule sur trois jours.
    Deux événements sont organisés en parallèle sur le site :
    • un showroom de l’innovation ouvert au grand public et gratuit ;
    • le 2ème marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health de 48 heures payant et réservé aux participants inscrits.

    L’inscription au marathon est obligatoire (et payante : 30€ par participant, tarif étudiant : 15€) via le lien ci-contre. 

    Marathon

    Du vendredi 19 octobre 2018 à 17h30 au dimanche 21 octobre 2018 à 18h

    Le 2ème marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health a pour but de contribuer à prototyper des solutions à des problèmes réels posés par des professionnels de santé et des patients, il est payant et l’accès est réservé aux participants inscrits.

    Le Hacking Health est ouvert à ceux qui souhaitent contribuer à imaginer des solutions pour la santé « de demain », qu’ils aient des compétences en développement numérique, en design ; entrepreneurs, juristes, statisticiens, chercheurs, ingénieurs, qu’ils soient professionnels de santé ou patients. Tous les profils sont attendus pour constituer des équipes pluridisciplinaires : ingénieurs, développeurs, juristes, designeurs, spécialistes du marketing, etc.

    Le marathon d’innovation vise à permettre aux participants d’apporter leurs contributions, ajouter leurs compétences à d’autres, et tracer de nouvelles pistes pour le bien commun. 

    Le marathon débute avec la présentation des problématiques au travers des pitchs, puis les équipes se forment dans la foulée. Durant 48 heures et avec la présence de coachs à l’appui des participants, il s’agit de répondre à ces problématiques. 

    Exemples de problématiques : 

    • WeCare – Le projet Wecare concerne des patients avec des troubles cognitifs dont l’autonomie est à améliorer. Wecare a pour but d’intégrer des technologies existantes voire les adapter, en rajoutant un aspect social, important pour ces patients et leur évolution. Objectif : minimiser le temps entre la chute qui pourrait survenir – fortement probable chez ces populations, et jusqu’à l’arrivée du secours qui pourrait vérifier si tout va bien, ou contacter les secours grâce à un outil imaginé qui pourrait être numérique (site Internet, application…) et aura pour missions de centraliser la gestion des données provenant des détecteurs de chute, de concentrer les informations concernant la communauté de volontaires (ajout, validation, suppression, géolocalisation, appel, etc.) et de permettre l’accès au domicile du patient en danger pour les volontaires (ouverture de portes via l’application ?).
    • Diab’Move – Il est difficile pour une personne diabétique de type 2 de faire de l’activité physique en autonomie puisque qu’il y a des contraintes de durées et d’intensité à ne pas dépasser, différentes pour chacun. Objectif : créer une application mobile, permettant de générer un programme d’activité physique personnalisé et adapté au mieux à l’utilisateur. Avant de commencer, l’utilisateur réalise en autonomie quelques tests de condition physique simples, définit ses préférences en terme d’activité physique, précise d’éventuelles contrindications ou douleurs et décide du temps qu’il peut accorder à cette pratique. Le programme met ensuite à disposition des formats de séances, exercices, conseils de bonne pratique, éléments motivationnels. 
    • Mieux se préparer à l’accueil d’un enfant gravement malade en réanimation infantile au CHU de Besançon –  Anticiper l’accueil d’un enfant gravement malade permet d’optimiser sa prise en charge et de diminuer le stress des soignants. Cette anticipation consiste à la préparation par avance de certains médicaments de l’urgence. Objectif : créer un outil facilitant les calculs et permettant de stocker des algorithmes pour faciliter le travail des soignants en réanimation infantile. 
    • Faciliter les tests d’évaluation patients – De nombreux patients passent des tests pour mieux évaluer leur état de santé. Ces tests sont très précis et permettent une analyse fine grâce à des grilles d’évaluations validées scientifiquement. En revanche, on relève une grande disparité de pratiques et de techniques. Objectif : Améliorer l’utilisation de ces tests au travers d’applications mobiles tout en conservant les propriétés psychométriques des tests ; proposer une interface utilisateur adaptée aux différents profils de patients (enfant, personnes âgées ou présentant un handicap), prise en compte immédiate des résultats dans la prise en charge du patient, faciliter le traitement instantané des résultats et l’interconnexion aux systèmes d’information du soin ou de la recherche.
    • Lunettes connectées –  Dans l’apprentissage d’un geste sportif, auprès de personnes non sportives de « haut niveau », il existe un décalage entre le geste enseigné et le geste que les personnes croient reproduire. Objectif : créer un prototype de lunettes connectées supportant la réalité augmentée pour l’apprentissage de gestes sportifs afin d’optimiser la rééducation médicale dans le cadre de séquelles traumatiques ou de handicaps et de réduire ce décalage et permettre grâce à la réalité augmentée de transmettre des protocoles de rééducation physique prescrite dans un cadre médical avec une grande précision via les capteurs de tissu intelligent.
    • Hypnose thérapeutique – La veille d’une intervention ou d’un examen invasif est un moment particulièrement anxiogène pour le patient à l’hôpital, déjà loin de ses repères habituels. De plus en plus de patients sont demandeurs d’hypnose thérapeutique dans les structures de soins afin de les rassurer et de leur enlever un facteur stress. Objectif : Créer un outil audio d’hypnose guidée à visée détente et stimulateur de sens (projeter un ciel étoilé?), pour le patient en pré-opératoire. Outil qui peut être alternatif ou complémentaire d’une pré-médication pour sa relaxation

    Propositions de problématiques : 

    Il est possible de proposer une problématique pour les professionnels de santé, les patients ou les personnes en situation de handicap. Les organisateurs du marathon souhaitent permettre de :

    • valider la pertinence du sujet ;
    • esquisser, prototyper une solution ;
    • rencontrer une équipe pour y contribuer ;
    • trouver des partenaires pour développer le projet.

    Afin de proposer une problématique, il faut contacter par email les organisateurs à l’adresse suivante : besancon@hacking-health.org.

    La présentation des résultats a lieu le dimanche 21 octobre 2018 à partir de 15h30. 

    Inscription payante et obligatoire au marathon (30€ par participant, tarif étudiant : 15€) au lien ci-contre. 

    Showroom

    Vendredi 19 octobre 2018 de 10h à 17h30 et samedi 20 octobre 2018 de 10h à 18h

    Pour sa 2e édition, le Hacking Health de Besançon souhaite s’ouvrir plus largement au grand public, patients et acteurs de la santé en proposant un showroom de l’innovation en santé en parallèle du marathon.

    La plupart des exposants viennent présenter des innovations non encore commercialisées. Seront également présentés des projets déjà développés lors des précédents Hacking Health français et suisses, ou par des start-ups, des fablabs et autres spécialistes de l’innovation.

    En donnant la possibilité aux visiteurs de tester leurs solutions, ils viennent recueillir leurs réactions et au besoin adapter leur projet. Le showroom est l’occasion de rencontrer d’éventuels partenaires, et d’échanger entre innovateurs.

    Cette partie du Hacking Health est ouverte gratuitement à tous les publics. Tout au long du showroom, il y aura des pitchs, tables rondes et conférences.

    Les organisateurs du Hacking Health Besançon proposent gratuitement un espace dédié à la promotion. Il est donc possible d’exposer pendant deux jours gratuitement afin de finir un projet, de l’exposer à l’avis d’experts, aux réactions d’usagers et de patients et à l’intérêt du grand public. Le but étant d’étendre son réseau, de créer des partenariats et de rencontrer d’éventuels investisseurs. 

    Afin d’exposer un projet, il faut remplir la fiche d’inscription au lien ci-contre. 

  • Alzheimer : le CHU de Montpellier teste le casque de protection neuronale de la start-up Regenlife

    Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier a commencé une étude pilote visant à évaluer la sécurité et l’efficacité d’un dispositif médical conçu par la start-up montpelliéraine Regenlife, a annoncé l’établissement dans un communiqué daté du 18 septembre 2018. Il s’agit plus précisément d’un casque de protection neuronale développé spécifiquement pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré.

    Le dispositif est présenté comme une technologie non-invasive de photobiomodulation. Par le biais d’un casque, le patient reçoit plusieurs minutes par jours des émissions spécifiques, censées « agir au cœur des cellules afin de permettre une protection neuronale et [ainsi] éviter une dégénérescence« .

    Cet essai thérapeutique va être lancé plus précisément au Centre mémoire de ressources et de recherche (CMRR), situé au sein du département de neurologie du CHU de Montpellier. Il sera dirigé par le Dr Audrey Gabelle, responsable de l’équipe médicale de neurologie comportementale et du CMRR.

    Ces travaux participent à renforcer le positionnement de l’établissement en tant que « leader sur la thématique des neurosciences », aussi bien au niveau régional que national, souligne le centre hospitalier.

    Déroulé de l’étude

    Depuis le mois de septembre 2018, 64 patients âgés de 55 à 85 ans atteints de la maladie d’Alzheimer à un stage léger à modéré avec des biomarqueurs positifs ont commencé à être recrutés.

    Le groupe traité sera comparé à un groupe témoin ayant reçu un traitement placebo. L’évolution de tests cognitifs à trois mois sera ainsi examinée.

    Concernant le groupe de patients réellement traités, ceux-ci suivront des séances avec le casque Regenlife cinq jours par semaine, et ce pendant deux mois.

    Les résultats seront présentés d’ici un an et demi. S’ils sont positifs, « de nouvelles études orientées sur les stades précoces de la maladie et chez les sujets à risque de développer la pathologie seront menées », annonce le CHU dans son communiqué.

    « Pour le CHU de Montpellier, le lancement de cet essai clinique illustre les synergies qui se construisent entre les start-ups locales et nos équipes de soins et de recherche, commente Thomas Le Ludec, directeur général de l’établissement. Grâce à l’investissement convergent des institutions publiques et des entrepreneurs privés, Montpellier développe une expertise reconnue sur l’innovation en santé, au bénéfice des patients de notre territoire. »

    Une technologie qui repose sur la photobiomodulation

    La technologie développée par Regenlife repose sur des principes issus des sciences physiques que sont la photobiomodulation ainsi que les stimulations photoniques, électriques ou encore magnétiques, des techniques qui « font partie des pistes actuellement étudiées pour traiter la maladie d’Alzheimer », explique le centre montpelliérain.

    Concrètement, l’utilisateur du dispositif réalise des séances de plusieurs minutes par jour avec un système d’émetteurs se présentant sous la forme d’un casque cérébral pour une application transcrânienne, et sous une autre forme pour une application transcutanée ciblant d’autres parties du corps. « Ces émissions spécifiques, situées notamment dans l’infrarouge proche, sont athermiques, non-invasives et visent à agir au cœur des cellules afin de permettre une protection neuronale et éviter une dégénérescence. »

    Des premiers résultats encourageants chez les souris

    Le procédé, expérimenté sur des modèles précliniques de maladie d’Alzheimer, s’est révélé concluant, précise le CHU, « avec une réduction des troubles cognitifs, une réduction des anomalies biologiques et histologiques chez les souris traitées en comparaison aux souris non traitées ».

    En se basant sur ces résultats prometteurs, la start-up Regenlife a élaboré un nouveau prototype axé sur le traitement de la maladie d’Alzheimer et la prévention des troubles cognitifs.

    Regenlife : une start-up soutenue par la région Occitanie et Bpifrance

    Fondée en 2016, la start-up montpelliéraine Regenlife fait partie du BIC de Montpellier, classé en février 2018 deuxième meilleur incubateur au monde par UBI Global, un organisme international mesurant la performance de ce type de société. Elle est par ailleurs soutenue par Bpifrance et la région Occitanie.

    Une activité centré sur le traitement des pathologies neurologiques

    L’objectif de la jeune pousse est de développer des traitements innovants dans le domaine de la neurologie ainsi que des solutions médicales là « où il n’en existe pas et avec peu ou pas d’effets secondaires ».

  • 22ème Séminaire National des Hospitaliers : (R)Évolutions à l’Hôpital ? (le 04-05/10/2018, à Lyon)

    Le Séminaire National des Hospitaliers (SNH), anciennement ENCC, aura lieu à Lyon les 4 et 5 octobre 2018 sur la thématique suivante : « (R)Évolutions à l’Hôpital ? Les enjeux de l’innovation, de la pertinence et des financements « .

    Il s’agira de s’interroger sur l’évolution des modes de financement et de prise en charge à l’hôpital, et de répondre aux questions suivantes : 
    – Quelles sont les évolutions au long cours qui vont transformer en profondeur le système ?
    – Quelles sont les lignes de fracture ou de rupture fondamentales qui peuvent aboutir à une véritable révolution du modèle hospitalier français ?
    – Quelles sont les innovations des modes de prise en charge et de financement qui vont fonder le modèle de demain ?

    L’inscription, payante, et la visualisation du programme détaillé peuvent être réalisés via le lien ci-contre.

    Jeudi 4 octobre 2018

    08H45 : Ouverture par les institutionnels

    • Georges KÉPÉNÉKIAN, Maire de Lyon (sous réserve)
    • Patrick DENIEL, Secrétaire général, Hospices Civils de Lyon
    • Pr Olivier CLARIS, Président de la Commission Médicale d’Etablissement (CME) des Hospices Civils de Lyon (HCL)
    • Jean-Louis TOURAINE, Président, FHR Auvergne-Rhône-Alpes
    • Dr Jean-Yves GRALL, Directeur Général de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes
    • Frédéric VALLETOUX, Président, Fédération Hospitalière de France

    09H30 : Conférence inaugurale

    La relation médecin – patient entre le soin et la guérison

    • Raphaël ENTHOVEN, Philosophe

    10H30 : Pause café

    11H00 : Expérience patient, parcours et accès aux soins

    La qualité comme stratégie – des efforts d’amélioration aux meilleurs résultats cliniques possibles. L’exemple de la Suède

    • Dr Mats BOJESTIG, MD, Chief Medical Officer and Director of Health Care, Region Jönköping County

    12H00 : Table ronde

    Animation : Violaine MADINIER, journaliste

    • Pr Olivier CLARIS, Président de la CME, HCL
    • Pascal TERRASSE, Conseiller départemental de l’Ardèche
    • Pascal FORCIOLI, Directeur, CH de Bastia, Représentant de la commission éthique de la FHF
    • François BLANCHARDON, Président, France Assos Santé Auvergne Rhône-Alpes
    • Patrick CHÊNE, Journaliste
    • Nicole NEGRI, Représentante de l’Association Ressource, Aix

    13H00 : Déjeuner

    14H00 : Innovations organisationnelles, numériques et managériales

    L’Intelligence artificielle en santé

    •  Enguerrand HABRAN, Directeur, Fonds FHF Le Lean à l’hôpital 
    • Pr Patrick de COSTER, Directeur général associé, CHU UCL Namur, Belgique

    15H00 : Table ronde

    Animation : Violaine MADINIER, journaliste 

    • Pr Patrick de COSTER, Directeur général associé, CHU UCL Namur, Belgique 
    • Ariane BOUZETTE, Directrice de l’amélioration continue, de la qualité et du développement, CHU UCL Namur 
    • Anne DECQ-GARCIA, Directrice du Groupement Hospitalier Sud, HCL
    • Pr Philippe LORINO, ESSEC Business School
    • Dr Fanny HEQUET, Chef de pôle de gériatrie, CH de Valenciennes

    16H00 : Pause café

    16H30 : Communications libres

    Modérateurs :

    • Barbara FLIELLER, Directrice de l’Appui à la Performance, CHU de Nancy 
    • Dr Eric PRADAT, DIM, HCL

    18H00 : Fin de la journée

    Vendredi 5 octobre 2018

    09H00 : Pertinence des soins, parcours et financements

    Présentation du programme « Choisir avec soin »

    • Dr Sandra GOMEZ, Cheffe de projet médico-économique, FHF Présentation d’une expérience américaine d’Accountable Care Organization : GEISINGER 
    • Greg STREVIG, VP Enterprise Analytics

    10H45 : Pause café

    11H15 : Table ronde

    Animation : Violaine MADINIER, Journaliste

    •  Agnès COUFFINHAL, Économiste principale, division santé, OCDE 
    • Cédric ARCOS, DGA Région Ile-de-France, en charge des politiques de solidarité, de santé, de sécurité et de la modernisation 
    • Patrick OLIVIER, CEO, IVBAR 
    • Christian SAOUT, Représentant des usagers, membre du collège de la Haute Autorité en Santé
    • Pr François René PRUVOT, Président de la CME, CHU de Lille
    • Antoine MALONE, Responsable, Pôle Prospective, Europe, International, Fédération Hospitalière de France
    • Pr Israël NISAND, Président du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français

    12H30 : Conclusions et perspectives

    12H30 : Déjeuner

    14H00 : Sessions parallèles

    • Session SSR

    Animateurs : Florent CHAMBAZ, Directeur du CH de Vienne et du GHT ValRhône Santé ; Dr Pierre METRAL, Conseiller médical, Resamut – Lyon

    Les travaux sur le SSR et les orientations de la DGOS

    Martine SERVAT, Cheffe de mission Réforme SSR, DGOS

    Les expériences étrangères sur l’organisation, le financement et les classifications SSR

    Pr Béatrice TROMBERT, CHU de St-Etienne

    Retours d’expériences

    Les évolutions de la place du SSR dans le parcours des patients en gériatrie : le programme Pro-Adapt

    • Pr Claire FALANDRY, Service de Médecine du vieillissement (SSR), HCL, Hôpital Lyon Sud

    Les innovations dans la prise en charge globale des AVC

    • Pr Gilles RODE, Service de Médecine Physique et Réadaptation (SSR), HCL, Hôpital Henry Gabrielle

    Table ronde sur les évolutions de la place du SSR

    Animateurs :

    • Florent CHAMBAZ ;
    • Dr Pierre METRAL
    • Dr Martine SERVAT, Ministère de la santé, DGOS, Cheffe de la mission SSR
    • Pr Béatrice TROMBERT, CHU de St Etienne, Santé publique et information médicale
    • Pr Claire FALANDRY, HCL, Gériatrie
    • Pr Gilles RODE, HCL, Médecine Physique et Réadaptation
    • Xavier BOURDIN, directeur du centre SSR Germaine REVEL, St Maurice sur Dargoire
    • Session GHT

    Animateurs : Yves Gaubert ; Bernard Garrigues, Médecin DIM, CH d’Aix

    Panorama France entière

    Clémence MAINPIN, Cheffe de projet ministériel sur les GHT, DGOS

    Retours d’expériences, perspectives d’évolution de la réforme des GHT et discussion sur les voies et moyens

    Clémence MAINPIN, Cheffe de projet ministériel sur les GHT, DGOS

    Table ronde animée par Clémence MAINPIN et Bernard GARRIGUES :

    • Marc PENAUD, Directeur général, CHU de Toulouse, Directeur d’établissement support 
    • Dr Philippe SAYOUS, Président de CME, CH de Belleville 
    • Pr François René PRUVOT, Président de CME, CHU de Lille
    • Dr Gabriel NISAND, Médecin responsable de DIM de territoire, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

    16H30 : Clôture du congrès

  • Des chercheurs français développent une IA capable de personnaliser le traitement du cancer rectal

    Selon deux communiqués de l’AP-HP et de l’Inserm datés du 29 et du 30 août 2018, une « intelligence artificielle de type deep learning » développée par des chercheurs français permettrait de prédire la réponse thérapeutique des patients atteints d’un cancer du rectum avancé traités par radiochimiothérapie pré-opératoire, et ainsi, dans le cadre d’une médecine plus personnalisée, de proposer une chirurgie conservatrice sur mesure, fonction de la réponse au pré-traitement, plutôt qu’une ablation totale et systématique du rectum. 

    Coordonnées par le Dr Jean-Emmanuel Bibault du service d’oncologie radiothérapie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP, les équipes de cancérologie digestive des hôpitaux européen Georges-Pompidou, Cochin et Ambroise-Paré AP-HP ainsi que du laboratoire Sciences de l’information et médecine personnalisée de l’unité 1138 centre de recherche des Cordeliers de l’Inserm et de l’université Paris-Descartes, ont élaboré « un système d’intelligence artificielle permettant de prédire la réponse thérapeutique à une radiochimiothérapie pré-opératoire chez des patients suivis pour un cancer du rectum », explique l’Inserm.

    L’intérêt de tels travaux pour les patients consisterait en une personnalisation de leur prise en charge. Plus concrètement, une telle prise en charge pourrait permettre de proposer, sous réserve d’une réponse thérapeutique complète à la radiochimiothérapie pré-opératoire, un traitement chirurgical conservateur plutôt qu’une ablation totale du rectum.

    Après une première publication le 22 août 2018 dans la revue Scientific Reports, du groupe Nature, ces recherches pourront mener à d’autres travaux d’intégration du dispositif dans la prise en charge des cancers du rectum localement avancés.

    Contexte et objectif des recherches

    « Le traitement standard du cancer du rectum localement avancé comprend une radiochimiothérapie pré-opératoire, suivi d’une chirurgie d’exérèse (ablation) complète du rectum », indiquent l’Inserm et l’AP-HP. Environ un quart de ces patients, qui présentent une réponse complète après la radiochimiothérapie pré-opératoire, pourraient éviter une telle intervention : pour ces malades, un traitement chirurgical conservateur, fondé sur la surveillance ou la résection partielle endoscopique du rectum pourrait être mis en place. Cependant, jusqu’à présent, la seule façon de connaître le niveau de réponse des patients à la radiochimiothérapie était l’ablation complète du rectum.

    Aussi, cette étude visait à élaborer une intelligence artificielle capable de prédire la réponse des patients et de déterminer à l’avance lesquels présenteront une réponse complète à la radiochimiothérapie pré-opératoire afin d’éviter l’ablation.

    Matériel et méthodes

    Tout d’abord, les équipes participant à l’étude se sont appuyées sur les données cliniques et les images de scanner de nombreux patients.

    Puis, dans une démarche de deep learning – méthode d’apprentissage automatique – ces données cliniques et d’imagerie ont été présentées à une intelligence artificielle paramétrée pour distinguer les patients en réponse complète au traitement de ceux ne répondant pas totalement à la radiochimiothérapie pré-opératoire. 

    Ont alors été entrées dans l’algorithme ainsi entraîné les données de 95 patients pris en charge à l’hôpital européen Georges-Pompidou, à l’hôpital Cochin et à l’hôpital Ambroise-Paré AP-HP. Il était alors demandé à l’algorithme de déterminer, au regard de leurs données cliniques et de leurs clichés d’imagerie, quels patients étaient susceptible de présenter une réponse complète au traitement radiochimiothérapeutique.

    Résultats : performances de l’algorithme

    Finalement, l’algorithme « s’est montré précis dans 80 % des cas analysés« , soulignent l’Inserm et l’AP-HP.

    En outre, les deux organismes précisent que 22 des 95 patients inclus dans l’étude ont montré une réponse complète à la radiochimiothérapie pré-opératoire : environ 23 % des patients pourraient éviter une ablation totale du rectum.

  • Les bâtiments sanitaires intelligents, sources d’économies nécessaires à leur propre transformation

    Une étude intitulée Le financement intelligent des bâtiments intelligents (Smart Start for Smart Buildings) que Siemens Financial Services a publiée le 17 septembre 2018 montre comment les bâtiments publics, les hôpitaux et les bâtiments commerciaux peuvent réaliser des économies grâce à une exploitation « intelligente ».

    Selon l’étude menée dans 13 pays visant à estimer le potentiel de conversion des bâtiments en « bâtiments intelligents », des économies d’énergie peuvent déboucher sur l’autofinancement de la transformation des bâtiments. Le potentiel est particulièrement important pour les hôpitaux qui fonctionnent de façon continue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, d’où l’intérêt d’entamer leur transformation au plus vite.

    Les leviers d’actions pour les hôpitaux identifiés par l’étude sont les suivants :
    • l’éclairage ;
    • un système numérique de contrôle central grâce aux objets connectés (IoT) ;
    • les systèmes de bâtiments intelligents pour suivre les flux ;
    • la gestion de la sécurité grâce à la vidéosurveillance.

    Le rapport est téléchargeable via le lien ci-contre.

    Les technologies intelligentes pour réaliser des économies

    L’étude souligne que les organisations sont de plus en plus désireuses de passer à des bâtiments intelligents pour réduire les coûts de l’énergie et pour répondre à des réglementations de plus en plus strictes dans des domaines tels que la qualité de l’air, ou simplement pour assurer des lieux plus sains, numérisés, plus fonctionnels pour les occupants, les visiteurs et les employés.

    C’est notamment en recourant à la technique de financement caractéristique du secteur privé appelé « bâtiment intelligent en tant que service » (smart buildings as a service) que des économies peuvent être faites.

    Selon l’étude, les technologies intelligentes peuvent réduire la consommation d’énergie dans les bâtiments non résidentiels jusqu’à 25% et le document explique que les « bâtiments intelligents en tant que service » peuvent générer des économies futures grâce à l’efficacité énergétique. Ces économies peuvent ensuite être utilisées sous forme d’autofinancement pour convertir des bâtiments en bâtiments intelligents.

    Focus sur les hôpitaux et bâtiments sanitaires

    Pour illustrer sa théorie, Siemens Financial Services a étudié la situation dans 13 pays – France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Suède, Norvège, Finlande, Pologne, Russie, Turquie, Chine, Inde, États-Unis – afin de donner une estimation du financement pour la conversion des bâtiments en bâtiments intelligents qui pourrait être généré par le biais d’arrangements de financements intelligents englobant des économies attendues.

    En France, cette estimation dans le cas des hôpitaux (versus bâtiments commerciaux et bâtiments publics) s’élève à 592 millions d’euros, soit 688 millions de dollars.

    Économies substantielles réalisables grâce à différents leviers

    Les hôpitaux constituent un environnement où les technologies liées aux bâtiments intelligents et les commandes à distance peuvent générer un retour très substantiel sur l’investissement. Du point de vue de l’efficacité énergétique, les hôpitaux qui tournent 24h/24 et 7j/7 sont un environnement où les opportunités abondent pour réduire la consommation d’énergie, que ce soit pour le chauffage, la ventilation, l’éclairage ou l’équipement opérationnel.

    L’étude cite l’exemple des commandes intelligentes qui rendent possibles un système de chauffage modéré des unités, grâce aux thermostats individuels, et d’ouverture et de fermeture de portes automatique, afin d’assurer que les unités soient prêtes à être utilisées à tout moment, tout en minimisant la consommation inutile.

    Voici les différents axes sur lesquels on peut agir au sein des bâtiments sanitaires :

    • l’éclairage : utiliser des capteurs pour éclairer les zones en cas de besoin au lieu d’avoir un éclairage continu, possibilité qu’offre l’éclairage LED. Il permet également de jouer sur les combinaisons de couleurs et de luminosité pour gérer le confort du patient, son humeur et même les résultats, ainsi que sur la concentration du personnel et sa productivité ;
    • tour de contrôle numérique de gestion des bâtiments grâce aux IoT : les objets connectés peuvent contribuer à connecter les personnes, les équipements comme les différentes zones d’un établissement. Pouvoir tracer les équipements importants permet de pouvoir connaitre leur localisation rapidement et de les acheminer au point où on en a besoin. Un autre exemple concerne les systèmes automatiques de dispense de médicaments capables de suivre précisément les médicaments et prescriptions au sein du bâtiment, ce qui permet de réduire considérablement les doubles prescriptions ;
    • les systèmes de bâtiments intelligents pour suivre les flux : certains systèmes permettent de suivre la présence et l’emplacement des patients, des visiteurs, des cliniciens et du personnel soignant. Les flux de travail du personnel et les routines peuvent être suivis et analysés pour améliorer l’efficacité et l’efficience du travail. Localiser un médecin en cas d’urgence permet de d’envoyer une alerte à plusieurs personnes en fonction de leur emplacement et ainsi répondre à une situation critique avec plus d’efficacité. Un suivi des personnes via des appareils mobiles contribue également à protéger les travailleurs isolés ou exposés avec des alertes du type « homme à terre » ou des procédure d’alerte automatisée ;
    • gestion de la sécurité grâce à la vidéosurveillance : la gestion des personnels autorisés, des patients ou des intrus mobilise le temps du personnel, et la technologie aide à réduire l’impact des fausses alarmes en dégageant du temps au personnel.
  • Pfizer s’associe à la société d’intelligence artificielle Atomwise pour identifier des médicaments

    Dans le cadre d’un accord d’évaluation, la société pharmaceutique américaine Pfizer a annoncé le 17 septembre 2018 qu’elle évaluerait la plateforme d’Atomwise afin d‘identifier des médicaments candidats potentiels pour trois protéines cibles (au plus) sélectionnées par Pfizer. Ce dernier paiera des frais d’accès à la technologie et versera des paiements supplémentaires basés sur le succès pour chaque protéine cible.

    Atomwise analysera par calcul des millions de petites molécules diverses pour chacune des protéines cibles identifiées par Pfizer en utilisant sa plateforme d’IA afin de prédire celles qui pourraient se lier avec une haute affinité aux protéines cibles sélectionnées.

    Atomwise a breveté la première technologie d’apprentissage en profondeur (deep learning) pour la découverte de médicaments à base de petites molécules. Le 7 mars 2018, la société a annoncé avoir recueilli 45 millions de dollars américains (38,5 M€) auprès de grandes sociétés pour soutenir le développement et l’application de sa technologie d’IA.