Editeur

  • Une solution digitale d’accompagnement aux bilans de médication pour les pharmaciens du réseau P&P

    Au cours du mois de septembre 2018 sera proposée aux 100 officines adhérentes au réseau de pharmacies P&P une solution digitale innovante d’accompagnement à la réalisation de bilans de médication.
    Développée par Observia en partenariat avec les laboratoires Sandoz, elle sera mise gratuitement à la disposition des pharmaciens pour favoriser l’observance des patients âgés polymédiqués, précise un communiqué émis par le réseau P&P.

    Cet outil, clé en main, a été conçu pour permettre au pharmacien de « préparer, [de] réaliser, [de] gérer et [de] suivre » des bilans de médication simplement au moyen de fonctionnalités telles que :
    • un « questionnaire de recueil des informations patient » ainsi qu’un « questionnaire d’observance » ;
    • un « agenda dynamique » ;
    • un « courrier de liaison » avec le médecin ;
    • des « supports interactifs et pédagogiques » à destination du patient ;
    • une base de données Vidal sur les médicaments ;
    • un outil de déclaration sur Ameli ;
    • une solution d’envoi de SMS de rappel de rendez-vous ;
    • un historique des entretiens ainsi que des statistiques de suivi.

    En outre, à la fin du mois de septembre 2018 sera initiée une campagne de sensibilisation au bilan de médication auprès de la patientèle âgée et polymédiquée des officines du réseau P&P qui peut avoir accès à ce service. L’objectif est d’inciter cette population à demander un premier entretien et à recourir davantage à ce type de consultations pharmaceutiques prévues par l’arrêté du 9 mars 2018.

  • Appel à projets : l’ARS IDF soutient la modernisation et l’adaptation de l’offre médico-sociale

    L’ARS Île-de-France, au titre du Plan d’aide à l’investissement, bénéficie d’une enveloppe de 8,1 millions d’euros (M€) pour un volet personnes âgées et 7,6 M€ pour un volet personnes handicapées.

    Ce plan a vocation à aider les établissements et services pour personnes âgées et personnes handicapées (enfants, adultes). Il vise à soutenir les opérations de modernisation et l’adaptation de l’offre.

    Plan d’aide à l’investissement

    National

    Le Conseil de la CNSA du 30 mars 2018 a approuvé les orientations pour 2018 du Plan d’aide à l’investissement sur la base d’un montant national de 122,1 millions d’euros répartis en 71,5 millions dans le champ des personnes âgées et en 50,6 millions dans le secteur des personnes handicapées.

    L’aide à l’investissement a pour but de soutenir les opérations visant prioritairement à :

    • poursuivre la mise en œuvre des objectifs quantitatifs et qualitatifs des plans nationaux qui ont pour objectifs la modernisation et à l’adaptation de l’offre d’établissements et de services à destination des personnes âgées en perte d’autonomie et des personnes handicapées ;
    • poursuivre la modernisation des structures les plus inadaptées, en lien avec une optimisation de l’impact financier pour les usagers et l’assurance maladie.

    Île-de-France

    Pour la région Île-de-France sont attribuées les enveloppes indicatives suivantes : 8 129 506 € sur le volet «Personnes âgées» (soit 299 321 € de moins qu’en 2017) ; 7 575 551 € sur le volet «Personnes handicapées» (soit 490 154 € de plus qu’en 2017).

    Concernant cet appel à projets :

    • le périmètre éligible est celui des établissements accueillant des personnes âgées et des personnes handicapées tels que mentionnés à l’article L 314-3-1 du code de l’action sociale et des familles (lien ci-contre) ;
    • il vise :
      • les opérations dont les travaux n’ont pas commencé, destinées à la mise aux normes techniques et de sécurité, à la modernisation des locaux de fonctionnement, à la création de places nouvelles autorisées pour les seules capacités habilitées à l’aide sociale (transmission du dossier technique au stade du programme technique détaillé et de l’avant-projet sommaire) ;
      • les études de faisabilité préalables nécessaires à la conception d’opérations complexes de restructuration qui s’inscrivent dans une démarche qualité ;
      • les opérations de modernisation d’EHPAD habilités à l’aide sociale (cette règle ne s’applique pas aux pôles d’activités et de soins adaptés (PASA) qui pourront être aidés même si aucune place n’est habilitée) ;
      • les seules créations de places en accueil de jour, hébergement temporaire, pôles d’activités et de soins adaptés et unités d’hébergement renforcées consacrées aux maladies d’Alzheimer ;
      • les opérations de modernisation et de restructuration ;
      • la modernisation des structures et la création de places nouvelles en maison d’accueil spécialisée et foyer d’accueil médicalisé ;
      • les projets d’adaptation des modalités d’accueil aux personnes handicapées vieillissantes et aux personnes autistes ;
      • les créations de places nouvelles par fongibilité des capacités sanitaires sous réserve des principes médico-sociaux d’aide à l’autonomie et de promotion de la participation sociale des usagers ;
      • la modernisation/rénovation des structures d’accueil pour enfants handicapés afin d’adapter les modalités d’accueil et la qualité de cet accueil particulièrement en IME avec un focus sur la prise en charge de l’autisme ;
      • la modernisation des établissements et service d’aide par le travail (ESAT) ;
    • concernant les EHPAD, les promoteurs sont invités à utiliser l’outil développé par l’ANAP.

    Les dossiers de demande devront être transmis, sous forme papier et numérique, avant le 30 septembre 2018, à :

    Agence Régionale de Santé Île-de-France, Direction de l’Autonomie, à l’attention de Monsieur Dominique CLOS-BOUCH – Millénaire 2 : 35, rue de la Gare 75935 Paris Cedex 19 – dominique.clos-bouch@ars.sante.fr

    Une copie de ce dossier est à adresser à la Délégation Départementale de l’ARS-IDF du périmètre géographique dont relève la structure avant le 30 septembre 2018.

  • Le logiciel Diva facilite l’analyse d’images médicales ou de recherche grâce à la réalité virtuelle

    À l’occasion de l’inauguration des nouveaux bâtiments « Omics » de l’Institut Pasteur le 13 septembre 2018,  Mohamed El Beheiry et Maxime Dahan – chercheurs pour l’Institut Pasteur et l’Institut Curie – ont présenté leur projet « Diva », une plateforme logicielle capable de projeter en réalité virtuelle (VR) des données issues d’images complexes, en 2D.

    En effet, ces physiciens et ingénieurs des laboratoires de décision et processus bayésiens de l’Institut Pasteur ou d’imagerie et de contrôle optique de l’organisation cellulaire de l’Institut Curie développent depuis 2017, avec le soutien de l’Université Paris-Sciences-et-Lettres, cette solution qui s’appuie sur la réalité virtuelle pour proposer une visualisation facilitée de clichés d’imagerie médicale et d’images de microscopie complexes : un tel logiciel couplé à un casque de réalité virtuelle permet à l’utilisateur d’observer en 3D, avec une vision stéréoscopique (en conservant une impression de relief) l’objet « photographié » par une technologie d’IRM, de radiologie ou de microscopie, et d’interagir avec lui comme s’il était sous ses yeux.
    De plus, le logiciel permet de sélectionner certaines informations afin de simplifier encore la modélisation réalisée en virtuelle.

    Aussi, en facilitant l’analyse d’images difficiles à observer, un tel outil peut trouver des applications dans le domaine de la recherche, appliquée ou fondamentale, comme dans le domaine médical, notamment pour faciliter le diagnostic, ou en pré-opératoire pour informer au mieux le chirurgien de la configuration spatiale de la maladie. Par exemple, Diva est en 2018 testée par des chirurgiens de l’Institut Curie dans l’objectif d’optimiser le traitement chirurgical du cancer du sein.

    Applications médicales et chirurgicales

    Diva consiste en une plateforme logicielle exploratoire et de traitement d’images permettant :

    • une projection 3D stéréoscopique et immersive d’images en 2D que l’utilisateur peut observer sous différents angles et dans laquelle il peut circuler au moyen d’un casque de réalité virtuelle ;
    • une sélection d’informations afin de faciliter la lecture d’une image : supprimer certains détails de l’image peut permettre au contraire de favoriser l’observation d’autres informations du cliché.

    Aussi, en rendant plus intuitive l’interaction d’un praticien tel qu’un radiologue, un chirurgien ou un anatomo-pathologiste avec des images biomédicales, cette solution peut :

    • favoriser l’interprétation fine des images – extraction d’informations telles que l’environnement d’une tumeur, la forme, la densité ou l’irrigation d’un tissu, etc. -, en particulier par les radiologues ou les anatomopathologistes, et ainsi le diagnostic fin ou l’estimation de l’efficacité d’un traitement ;
    • faciliter la communication entre les radiologues d’une part et les chirurgiens d’autre part : cet outil permet par exemple au chirurgien de visualiser précisément et rapidement la localisation d’une tumeur dont l’ablation est envisagée ou programmée.

    Dans cette dernière application, l’instrument Diva est testée par des chirurgiens spécialisés dans le cancer du sein de l’Institut Curie : des premiers essais ont permis aux développeurs d’adapter les modélisations permises par le logiciel aux besoins particuliers de ces chirurgiens, qui ont réalisé des essais rétrospectif (répondant à la problématique : « Aurais-je été mieux préparé à l’opération d’une patiente donné si j’avais eu préalablement accès à Diva ? »), et prévoient de réaliser des études semi-prospectives et prospectives.

    Pour ainsi optimiser et sécuriser le traitement chirurgical du cancer du sein, les développeurs espèrent que le logiciel soit autorisée d’ici février-mars 2019 à être mis à la disposition de chirurgiens issus de 5 à 10 services français. De plus, dans un futur plus lointain, cette plateforme logicielle pourrait éventuellement permettre d’automatiser l’ablation chirurgicale de tumeurs au moyen de robots chirurgicaux connectés à Diva.

    Un logiciel destiné aux chercheurs

    La plateforme permet par exemple de réaliser la cartographie sélective (simplifiée par la sélection uniquement des éléments intéressants pour le chercheur) de l’environnement des cellules neuronales, la détection d’épines neurales, la mesure de flux et la caractérisation d’échanges intercellulaires ainsi que la reconstitution de petits organes ou tissus à partir de coupes séparées de ces organes ou tissus : elle vise à simplifier la représentation de phénomènes visiblement complexes, que les chercheurs peuvent difficilement appréhender par des images « brutes ».

    Ainsi, Diva peut permettre, en recherche fondamentale comme appliquée, de préciser la relation entre la structure d’une entité anatomique ou cellulaire et son activité notamment biologique.

    Facilité d’utilisation et accessibilité

    La solution Diva peut être utilisée par des établissements hospitaliers ou de recherche disposant de peu de moyens car, tout d’abord, le coût des casques de réalité virtuelle a fortement diminué depuis 2015 et, deuxièmement, la plateforme est conçue pour fonctionner sur des ordinateurs de gamme basse à moyenne mais aussi pour éviter d’avoir à sortir les données à analyser de leur hôpital ou de leur équipe de recherche d’origine.

    En outre, les développeurs précisent que la partie microscopie du logiciel sera accessible en open source (en libre accès).

  • Les lunettes connectés XpertEye utilisées au Samu de Nantes bientôt déployées en Ephad

    À partir de la fin 2018, différents Ehpad de l’Ouest devraient s’équiper de lunettes de réalité assistée XpertEye, a annoncé le Dr Joël Jenvrin, responsable médical du Samu 44–Smur de Nantes, lors du congrès de la Société française de médecine d’urgence (SFMU) qui s’est tenu en juin 2018 à Paris.

    Conçues par la société rennaise AMA, elles sont utilisées depuis le mois d’avril 2018 par les équipes du Smur et du Samu de Nantes, qui peuvent ainsi transmettre en temps réel des vidéos de leurs interventions au médecin régulateur.

    Pilotée par le Dr Jenvron et mise en place par le Dr Arnaud Martinage, médecin urgentiste au CHU de Nantes, cette initiative se trouvait au centre de la candidature portée par le Samu 44, en partenariat avec la société d’ambulance privée Assistance ambulance, pour l’appel à projets « Télémédecine, urgences hospitalières et lunettes connectées », lancé en 2016 par l’ARS Pays-de-la-Loire.

    Depuis, le projet est mené avec la direction du service numérique du CHU de Nantes, l’ARS – qui l’a validé – et le GCS e-santé des Pays-de-la-Loire, qui a reçu une part de financement pour que les flux vidéos soient intégrés à sa plateforme de télémédecine Qimed.

    Les lunettes visent à optimiser la régulation et la réponse médicale

    L’objectif de l’utilisation de ces lunettes connectées est d’intégrer les flux vidéos à la structure Samu-centre 15 « afin d’optimiser la régulation et la réponse médicale à apporter aux patients », a expliqué le Dr Jenvrin (source : APMnews).

    « Aujourd’hui, 99 % des flux gérés sont vocaux. [Les médecins régulateurs sont] aveugles quant à la situation de terrain et réduits à la représentation mentale de la description parfois difficile effectuée par le professionnel de santé qui est sur place ». Le spécialiste explique qu’un « simple coup d’oeil » suffit à évaluer la gravité de la situation et à fournir une réponse plus rapide et plus adaptée, « avec un recul qui permet de s’affranchir du contexte émotionnel de la situation ».

    Vers un déploiement en Ehpad

    La volonté d’équiper différents Ehpad avec le dispositif XpertEye s’inscrit dans le cadre d’un deuxième projet, intitulé « Télémédecine et soins non programmés ».

    « Lors de l’appel au Samu-centre 15 d’une infirmière ou d’une aide-soignante qui se trouve face à un résident qui pose un problème aigu, la mise en place d’une visio-régulation pourrait permettre d’identifier précisément le problème rencontré par la personne âgée et de décider, entre autres, si la situation nécessite un transfert aux urgences, l’intervention d’un médecin de terrain, ou une gestion à distance », explique le Dr Jenvrin.

    Exemples d’utilisation des lunettes connectées au Samu 44

    En cas de fracture :

    Via la vidéo générée par le professionnel de santé sur place, le médecin régulateur peut caractériser la fracture pour déterminer si elle est déplacée ou si elle nécessite la mise en place d’un dispositif d’immobilisation. Ce système permet également de décider si la prise en charge du patient nécessite une réanimation, une relaxation ou une antalgie.

    En cas de détresse respiratoire :

    Les images transmises par les lunettes connectées permettent de voir si le patient est en sueur, de quelle couleur sont ses lèvres, etc., afin d’établir un diagnostic plus précis. Ces éléments essentiels n’apparaissant parfois pas dans les bilans établis par les urgentistes.

    Pour accompagner les jeunes médecins :

    Avec le dispositif XpertEye, les jeunes médecins peuvent bénéficier du regard plus expérimenté du médecin régulateur, qui peut leur délivrer des conseils à distance et leur fournir une assistance pour la réalisation de gestes techniques complexes.

    L’évaluation de l’utilisation des lunettes connectées va permettre d’analyser leur effet sur l’organisation des soins, notamment au niveau de la gestion de flux supplémentaires, et de savoir si elles entraînent un gain de temps significatif pour les services de soins concernés.

    « Nous avons souhaité nous inscrire dans un cadre institutionnel afin d’ancrer l’outil dans nos pratiques, précise le Dr Joël Jenvrin. Nous l’utilisons tous les jours, plusieurs fois par jour. Nous sommes en train de nous approprier les cas d’usage, tout en sachant que ces lunettes connectées représentent une première étape. Nous sommes convaincus que demain, ce sont les smartphones du grand public qui permettront d’avoir directement accès aux malades. »

  • Asie-Pacifique : le marché des DME/DSE devrait atteindre les 3,1 milliards d’euros d’ici 2023

    Dans une analyse publiée le 21 août 2018 et intitulée Future of Electronic Medical Record and Electronic Health Record in Asia-Pacific, Forecast to 2023, Frost & Sullivan expose ses prévisions jusqu’à l’horizon 2023 sur les tendances majeures, les facteurs de croissance et les freins relatifs au développement de DME et de DSE (EMR/EHR) au sein de l’Asie-Pacifique (APAC).

    Enseignements clés de l’étude :

    • Les revenus tirés du marché des DME et des DSE en APAC devraient croître à un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 7,7 % entre 2017 et 2023 pour atteindre une valeur de 3,62 milliards de dollars US (3,1 Mds €).
    • Les solutions DME utilisant des technologies de pointe telles que l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique (machine learning) et la blockchain seront très demandées dans les pays développés de la région, comme l’Australie, la Chine, le Japon et Singapour.

    Parmi les principales opportunités de croissance examinées dans ce rapport figure le déploiement de nouveaux business modèles : les fournisseurs de DME/DSE peuvent acquérir un avantage concurrentiel en abandonnant le modèle traditionnel de licence pour adopter des modèles basés sur le cloud, sur un abonnement ou sur une conception modulaire mais aussi des modèles de paiement à l’utilisation (pay-per-use models).

    Contexte

    • Les gouvernements et les prestataires de soins en Asie-Pacifique (APAC) se concentrent sur la réduction des dépenses médicales tout en cherchant à améliorer la santé et le bien-être de la population.
    • Il existe un manque de professionnels de santé dans plusieurs spécialités au sein de divers pays de la région APAC. De plus, les cliniciens sont globalement concentrés dans les zones urbaines, « ce qui entraîne des ratios clinicien-patient disproportionnés dans de nombreuses régions », relèvent les auteurs de l’étude.
    • Pour relever ces défis, les pays d’Asie-Pacifique ont investi dans la numérisation des soins de santé afin d’accroître l’efficacité de leurs systèmes de santé, de réduire les dépenses et d’éliminer les processus redondants. En conséquence, l’adoption de technologies de l’information suscite une nouvelle vague de développement dans les hôpitaux publics et privés de la région. « Les mises à niveau informatiques les plus notables [concernent le déploiement des] technologies de dossiers médicaux électroniques (DME ou EMR en anglais) et de dossiers de santé électroniques (DSE ou EHR en anglais) », souligne le rapport.

    Principales opportunités de croissance du marché

    Parmi les principales opportunités de croissance examinées dans cette analyse figurent :

    • le déploiement de nouveaux modèles commerciaux : les fournisseurs de DME/DSE peuvent acquérir un avantage concurrentiel en abandonnant le modèle de licence pour adopter des modèles basés sur le cloud, sur un abonnement ou sur une conception modulaire mais aussi des modèles de paiement à l’utilisation (pay-per-use models) ;
    • le développement de solutions de DME (EMR) propres à chaque région : les fournisseurs de DME/DSE peuvent rencontrer le succès en offrant des solutions de DME évolutives et abordables pour les régions en développement et des solutions de DME sophistiquées pour les régions développées ;
    • la compatibilité avec les outils PHM : les prestataires de soins ont besoin de solutions de DME robustes capables de tirer des données issues de différentes sources, de les traiter et de les préparer pour que les outils de gestion des produits analysent et fournissent des informations fiables ;
    • l’interopérabilité : les fournisseurs qui conçoivent des solutions de DME hautement interopérables peuvent aider les fournisseurs de soins à réduire les coûts d’intégration, augmentant ainsi la demande pour leurs solutions.

    Vers « des fournisseurs de systèmes complètement intégrés »

    « Les fournisseurs de solutions de DME, qui n’étaient [jusqu’à présent] que des fournisseurs de solutions de DME, évoluent pour devenir des fournisseurs de systèmes complètement intégrés. Leurs solutions DME robustes rassemblent des données provenant de multiples sources, telles que des plates-formes de télé-santé, des solutions non cliniques, de la génomique et de l’informatique pharmaceutique, normalisent les données sous différents formats et les rendent disponibles pour d’autres applications telles que les outils analytiques », observe Shalani Andria, analyste « Transformational Health Industry » à Frost & Sullivan (source : Enterpriseinnovation.net ).

    « [Ces solutions] offrent plus de fonctionnalités aux pays développés qui ne se contentent plus de documenter les dossiers médicaux sous forme électronique mais de tirer parti des données pour développer des services de santé rentables et de qualité », explique-t-elle.

  • Cellnovo commercialise une nouvelle version de son système connecté de gestion du diabète

    Cellnovo, entreprise de technologie médicale qui commercialise un système innovant composé d’une micro-pompe à insuline connectée à une appli de gestion du diabète, a annoncé le 5 septembre 2018 le lancement du produit de la 3ème génération de ce système, le Système Gen 3.

    La principale modification apportée par Système Gen 3 au précédent dispositif – qui comprenait une pompe à insuline connectée à une tablette permettant d’accéder en ligne et en temps réel à ses données de santé – réside dans le remplacement de la tablette par un smartphone dédié, fonctionnant sous Android et connecté par Bluetooth à la micro-pompe qui délivre l’insuline.

    Inscrit dans la continuité d’une suite de développements récents, le lancement de ce nouveau produit vise non seulement à améliorer l’expérience des patients mais également, dans une stratégie plus industrielle, à permettre un « décollage commercial de la société ».

    Améliorer l’expérience des utilisateurs

    « Le smartphone Android avec lequel fonctionne le Système Gen 3 représente une amélioration significative en termes de design et d’expérience utilisateur », affirme le communiqué annonçant le lancement.

    En effet, Cellnovo a fait le choix de remplacer la tablette par un smartphone notamment car, plus léger et plus autonome (sa batterie a été prolongée de manière à garantir 48 heures d’utilisation sans charge), le terminal semble plus mobile et maniable. De plus, doté de « la qualité et [de] la réactivité qui caractérisent les téléphones grand public », il peut rendre plus agréable l’utilisation du système tout en préservant un haut niveau de sécurité, obligatoire pour un tel dispositif médical. 

    En outre, le smartphone, plus fin et d’apparence plus moderne que l’ancienne tablette tactile, doit, avec une nouvelle interface utilisateur, contribuer à améliorer le design du produit.

    Stratégie industrielle et commerciale de Cellnovo

    Augmenter les capacités de production de l’entreprise

    « Le remplacement de la tablette tactile propriétaire par un smartphone dont la production est externalisée constitue la dernière étape en date de la stratégie industrielle de Cellnovo », rappelle le communiqué.

    Ce remplacement vise en effet à optimiser la production de Cellnovo afin de répondre au mieux à la demande du marché.

    Etendre le système à d’autres objets connectés

    L’adoption d’une technologie capable de communiquer en Bluetooth telle qu’un smartphone et déjà la tablette précédente permet de progresser sur la voie de la diversification technologique du système. En effet, un tel système de connexion pourrait permettre, à l’avenir, d’intégrer aux systèmes d’autres dispositifs mobiles communiquant également par Bluetooth, comme certains dispositifs de mesure en continue de la glycémie.

    Faire connaître ce nouveau dispositif

    Suite à l’obtention du marquage CE, la première phase de déploiement de ce nouveau dispositif mobilise tous les partenaires de distribution que la société a déjà acquis au Royaume-Uni, en France, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas, en Grèce, à Chypre, en Israël, en Australie et en Nouvelle-Zélande. 

    De plus, afin d’étendre encore son rayon d’action, Système Gen 3 sera présenté en octobre 2018 lors du Congrès annuel de l’Association européenne pour l’étude du diabète (EASD), rassemblement européen de scientifiques et de spécialistes du diabète.

  • l’Inserm fédérera 20 pays autour d’une plateforme de coopération pour promouvoir la vaccination

    Une action conjointe européenne pour la vaccination (European Joint Acction on Vaccination, EU-JAV) coordonnée par l’Inserm avec le soutien du ministère des Solidarités et de la Santé a été lancée le 4 septembre 2018.

    En effet, dans un contexte de recrudescence des maladies infectieuses telles que la rougeole, 20 pays représentés par leurs ministère de la Santé, des instituts de santé publique, des organismes de recherche et des université se mobilisent contre la ré-émergence des maladies évitables grâce aux vaccins. Les pays en questions sont la France, la Belgique, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la Grèce, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Norvège, les Pays-Bas, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

    Cette action est soutenue par des organisations internationales et européennes telles que l’OMS, l’OCDE, le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC), l’Agence européenne du médicament (EMA), des représentants des professionnels de santé, de la société civile et des industries productrices de vaccins. Elle bénéficiera pendant 3 ans d’un financement de 5,8 millions d’euros, dont 3,5 provenant du Programme de santé de l’Union européenne.

    Concrètement, il s’agit « en capitalisant sur les initiatives déjà existantes, […] de créer une plateforme commune entre États membres ou non de l’Union européenne pour renforcer les mécanismes de coopération », explique l’Inserm dans un communiqué. 
    Cette plateforme visera en particulier à mettre à disposition :
    • des outils de partage de données numériques afin d’optimiser la veille épidémiologique et l’appréciation juste de la couverture vaccinale des populations ; 
    • des méthodes d’évaluation de l’efficacité et de la tolérance des vaccins avant leur mise sur le marché ;
    • un état des lieux régulièrement actualisé sur les stocks et les besoins en vaccins contre les pénuries ;
    • des solutions de dialogue entre les parties prenantes pour établir des priorités et harmoniser les stratégies de R&D et partager les expériences de pays « où la confiance demeure élevée ou a pu être rétablie ».

  • Étude : l’IA permettrait d’évaluer a priori la réponse des patients à l’immunothérapie

    Une étude* publiée en août 2018 dans The Lancet Oncology, revue scientifique anglophone spécialisée en oncologie, a montré la capacité d’une intelligence artificielle (IA) à analyser des clichés d’imagerie médicale de façon à en extraire des informations biologiques et cliniques permettant de prédire la réponse des patients à l’immunothérapie.

    Des médecins et des chercheurs issus de l’Institut Gustave Roussy, de Centrale Supelec et de TheraPanacea (entité de Centrale Supélec spécialisée dans les applications de l’IA à l’oncologie-radiothérapie et à la médecine de précision), de l’Inserm et de l’Université Paris Sud ont élaboré une signature radiomique permettant de déterminer le niveau d’infiltration d’une tumeur par les cellules du système immunitaire (lymphocytes), corrélé à l’efficacité de l’immunothérapie chez un patient : plus une tumeur est envahie par des lymphocytes, plus l’immunothérapie est susceptible d’être efficace.

    Dans le futur, au lieu d’avoir à réaliser systématiquement des actes invasifs tels que des biopsies avant d’initier un traitement par immunothérapie, les médecins pourront certainement utiliser des dispositifs non invasifs d’imagerie assistée par l’IA afin d’évaluer a priori la réponse des patients à l’immunothérapie, d’augmenter la survie des patients et d’améliorer le rapport coût/efficacité de la prise en charge.

    Contexte, hypothèses et objectifs de l’étude

    L’étude est centrée sur l’immunothérapie anti-PD-1/PD-L1 qui vise, via une interaction avec les récepteurs PD-1 ou PD-L1 présents sur les cellules du systèmes immunitaires (lymphocytes) ou sur les cellules tumorales, à activer les lymphocytes alors à même d’attaquer la tumeur.

    Or, cette immunothérapie permettant de restaurer les fonctions immunitaires anti-tumorales n’est efficace que chez 15 à 30 % des patients dits répondeurs, et jusqu’à présent, il n’existait aucun marqueur permettant d’identifier a priori quel patient répondra à cette immunothérapie et quel patient n’y répondra pas.

    Aussi, sachant que plus l’environnement d’une tumeur est riche en lymphocytes, plus la probabilité que l’immunothérapie soit efficace augmente, l’objectif de cette étude était d’estimer, au moyen de techniques d’imagerie et de l’élaboration d’une signature et d’un score radiomiques, la quantité de lymphocytes présents dans l’environnement tumoral et de corréler cette donnée à la réponse clinique des patients.

    Matériel et méthodes

    Dans une étude rétrospective, qui s’appuie sur des données archivées, « la signature radiomique a été apprise, entrainée et validée sur 500 patients présentant une tumeur solide (toutes localisations) issus de quatre cohortes indépendantes« , explique un communiqué de l’Institut Gustave Roussy. « Elle a été validée au niveau génomique, histologique et clinique, ce qui la rend particulièrement robuste ».

    En effet, les chercheurs ont commencé par exploiter des données (scanners et données génomiques tumorales) des patients inclus dans l’étude MOSCATO1, qui avait permis de dresser le portrait génomique tumoral de chaque participant dans le but d’évaluer l’efficacité de la médecine de précision. Puis, dans une démarche de machine learning (apprentissage automatique), les chercheurs ont enseigné à un algorithme à extraire et à exploiter les informations pertinentes des scanners de ces patients.

    Ainsi, l’algorithme a appris uniquement sur la base d’images à prédire ce que la génomique aurait révélé de l’environnement immunitaire de la tumeur et a établi une signature et un score radiomiques. 

    « Cette signature a été testée et validée dans d’autres cohortes, dont celle du TCGA (The Cancer Genome Atlas), démontrant ainsi que l’imagerie pouvait prédire un phénomène biologique, à savoir évaluer l’infiltration immunitaire d’une tumeur », précise un communiqué émanant de l’Institut Gustave Roussy.

    Enfin, pour confirmer la pertinence de cette signature en situation réelle et la corréler à l’estimation a priori de l’efficacité d’une immunothérapie, le score radiomique de 5 patients a été déterminé à partir de scanners réalisés avant l’administration de l’immunothérapie anti-PD1/PD-L1.

    Résultats

    « Les chercheurs ont montré que les patients chez qui l’immunothérapie fonctionnait après 3 et 6 mois présentaient un score radiomique plus élevé, tout comme ceux qui avaient une meilleure survie », affirme le communiqué : plus l’algorithme a reconnu la présence de cellules immunitaires dans l’environnement de la tumeur, plus le score radiomique était élevé et plus l’efficacité de l’immunothérapie était probable.

    Perspectives

    Deux types de travaux demeurent à poursuivre.

    Tout d’abord, « une prochaine étude clinique consistera à évaluer la signature de manière rétrospective et prospective, à augmenter le nombre de patients et [à] les segmenter par type de cancers pour affiner la signature ».

    Il s’agira aussi de tester l’utilisation d’algorithmes d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle plus sophistiqués afin d’intégrer pour chaque patient des données d’imagerie, de biologie moléculaire et d’anatomo-pathologie (analyse des tissus).

  • Appel à projets innovants centrés sur l’ambulatoire, le parcours de soins et l’information patient

    ASSPRO Conseil et le cabinet Branchet, acteur spécialisé dans la responsabilité civile professionnelle médicale des praticiens de plateaux techniques lourds, lancent un appel à projets de solutions innovantes contribuant à l’amélioration de la pratique médicale et à la réduction des risques. Cet appel à candidatures, ouvert jusqu’au 13 septembre 2018, s’adresse à tous les acteurs de la e-santé : sociétés spécialisées dans les dispositifs médicaux, les services numériques ou les applications logicielles, etc.

    Cette démarche vise notamment à accompagner les praticiens libéraux chirurgiens et anesthésistes réanimateurs face au virage numérique, en identifiant des services et outils « originaux » et « impactants ». Elle est organisée en 4 catégories : 
    • un prix ASSPRO « Ambulatoire et parcours de soins » concernera des outils à même d’améliorer le suivi du patient ;
    • un prix Fondapro « Patient éclairé » jugera de la pertinence de projets visant à favoriser l’information et la compréhension du patient ;
    • un prix ASSPRO scientifique « Qualité de vie des praticiens » récompensera des projets orientés vers la gestion du stress, l’optimisation du temps, etc.
    • un prix Branchet « Les pépites de l’innovation 2018 » fera l’objet d’un dernier concours.

    La remise des prix aura lieu le 16 novembre 2018 au cours du Digital Day. Cet événement sera rythmé par des pitchs d’entrepreneurs porteurs de projets ainsi que par table ronde centrée sur le rôle et les besoins des assureurs face aux défis des nouvelles technologies.

    L’inscription peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Critères d’éligibilité

    Sont éligibles aux prix ASSPRO « Ambulatoire et parcours de soins », Fondapro » Patient éclairé » et ASSPRO scientifique « Qualité de vie des praticiens », les produits ou services destinés aux chirurgiens, aux anesthésistes-réanimateurs ou à leurs équipes fonctionnels au moment du concours et portés par des PME innovantes de moins de 50 salariés de 5 ans d’ancienneté au moins.

    Sont éligibles au prix Branchet « Les pépites de l’innovation 2018 » les produits ou services destinés aux chirurgiens, aux anesthésistes-réanimateurs ou à leurs équipes opérationnel en phase d’expérimentation : les porteurs de projet doivent être en mesure de présenter un prototype fonctionnel.

    Critères de sélection

    • Adéquation aux objectifs du concours ;
    • ambition et pertinence de l’innovation ;
    • valeur d’usage et adéquation au besoin ;
    • ambition sur le marché et potentiel économique ;
    • niveau de maturité ;
    • stratégie de communication.

    Calendrier de sélection 

    • 13 septembre 2018 : clôture des soumissions
    • 1er octobre 2018 : nomination des finalistes
    • 12 octobre 2018 : oral des nommés
    • 16 novembre 2018 : remise des prix

    Bénéfices d’une participation pour le porteur de projet 

    Les organisateurs veulent que le Digital Day constitue un « accélérateur de diffusion » pour les candidats.

    En effet, cet appel à candidatures représente une opportunité d’exposer sa solution devant un jury de professionnels des domaines médical et digital.

    En outre, les organisateurs mettent à destination des lauréats :

    • un « dispositif marketing de promotion [online et offline] vers des usagers [représentant le] cœur de cible » de la solution, soit les chirurgiens et les anesthésistes-réanimateurs ;
    • une assistance pour faciliter l’implémentation des solutions dans les systèmes d’exploitation des praticien ;
    • une réduction sur le contrat de responsabilité civile et professionnelle des praticiens clients du cabinet Branchet s’engageant à utiliser les solutions lauréates dans leur pratique quotidienne afin d’en stimuler la vente ;
    • un environnement de test permettant l’optimisation des fonctionnalités des solutions.
  • Bénéficiant du programme Eurostars, Theraclion veut développer l’échothérapie en Allemagne

    Theraclion, société française qui développe des équipements médicaux innovants d’échothérapie, a annoncé le 24 août 2018 la participation de son dernier projet de recherche à Eurostars, programme conjoint entre EURÊKA, réseau international de soutien aux projets de R&D innovants, et la Commission européenne, qui dispose au total d’un budget de 1,14 milliard d’euros.

    Dans ce cadre, Theraclion développera, en 3 ans et en collaboration avec le Fraunhofer Institute for Medical Image Computing (MEVIS), l’Innovation Center Computer Assisted Surgery (ICCAS, Universität Leipzig) et la PME Mediri, un dispositif de traitement des tumeurs par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU), utilisable sur des patients et « spécialement conçu pour une thérapie combinée du cancer avec la radiothérapie », précise un communiqué.

    L’ambition de Theraclion est de développer « un système robotique polyvalent capable de fournir une large gamme de régimes d’ultrasons focalisés supportant différents types de thérapies contre le cancer » (communiqué) : l’objectif du projet est de réussir à positionner précisément par un bras de robot le dispositif d’échothérapie Echopulse, conçu par Theraclion pour l’ablation de tumeurs thyroïdiennes ou mammaires, afin de combiner l’utilisation de cet appareil à celle d’un système de radiothérapie.

    Outre son intégration au programme Eurostars, Theraclion a signé un accord avec l’hôpital universitaire allemand Klinikum rechts der Isar de la Technical University of Munich (TUM) pour l’utilisation d’Echopulse® dans le cadre de traitements de patients atteints de nodules thyroïdiens. « Notre intérêt est d’étudier quel pourrait être le rôle de ce traitement non-invasif dans le futur et quels [patients] pourraient bénéficier de cette technologie innovante », explique le Pr Wolfgang Weber, chef du service de médecine nucléaire à la Klinikum rechts der Isar.

    « Le profond intérêt suscité par Echopulse dans la recherche de nouvelles applications reflète l’importance croissante de la technologie HIFU sur le plus grand marché d’Europe, [l’Allemagne] », conclut David Caumartin, directeur général de Theraclion.