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  • Mise au point d’un scanner capable de fournir des clichés colorés et en 3D

    Le Centre européen pour la recherche nucléaire (Cern) ainsi que l’Université de Canterbury (Nouvelle-Zélande) ont présenté dans deux communiqués datés du 10 juillet 2018 une technologie d’imagerie médicale par rayons X appelée « scanner MARS », capable de fournir des clichés colorés et en 3D du corps humain. 

    Deux chercheurs sont à l’initiative de ce dispositif : le Pr Phil Butler, chercheur en physique, ainsi que le Pr Anthony Butler, spécialiste de la radiologie.
    Pour l’élaboration de cet outil, ils ont reçu le soutien du ministère néozélandais du Commerce, de l’Innovation et de l’Emploi, du groupe GE Healthcare et obtenu que la société MARS Bioimaging Ltd (MBI) puisse le commercialiser.

    Ce dispositif, dont le fonctionnement est basé sur une technologie développée par le Cern, permet en effet d’observer en couleurs, en relief et avec une grande résolution les tissus humains : si la technologie du centre européen devait initialement servir la recherche fondamentale, elle permet aujourd’hui d’analyser des échantillons de tissus. De futurs essais cliniques devraient étendre encore son champ d’application à la rhumatologie, la cardiologie et la cancérologie.

    Présentation et fonctionnement du dispositif

    Le scanner MARS est fondé sur l’utilisation d’une technologie développée par le Cern et baptisée « Medipix3 technology ».

    Le principe physique qui sous-tend le fonctionnement de Medipix est similaire à celui d’un appareil photo numérique, capable de distinguer et de compter les photons (particules composant des rayonnements tels que la lumière, pour un appareil photo, ou un rayon X, pour un scanner ou un appareil de radiographie) qui heurtent une surface de détection elle-même couplée à une solution logicielle à même de reconstituer une image colorée et en 3D. Chaque couleur apparaissant sur le cliché final est alors associée à un niveau d’énergie du rayonnement perçu par le détecteur.

    Cette technologie, en mesurant individuellement le niveau d’énergie de chaque particule, permet par ailleurs d’augmenter la résolution, le contraste et ainsi la fiabilité des images produites.

    Applications passées, présentes et futures de l’outil

    Medipix : un outil pour la recherche fondamentale…

    Lors de son développement par le Centre européen pour la recherche nucléaire, le premier objectif de Medipix était de soutenir la recherche fondamentale dans le domaine de la physique des particules. Le Cern, organisme découvreur du boson de Higgs, est en effet spécialisé, à l’échelle de l’infiniment petit, dans la mise en évidence de particules.

    … utilisable en routine sur des échantillons de tissus…

    Medipix, qui permet d’obtenir des images extrêmement précises et fiables, a vu ses applications rapidement étendues au domaine de la santé : cette technologie étant capable de distinguer les différents composants du corps humain (graisse, eau, calcium, marqueurs biochimiques de pathologies, etc.), un scanner de petite taille a été conçu pour l’analyse d’échantillons de tissus.

    … et dans le futur sur l’homme

    Le centre européen comme l’Université de Canterbury estime que, dans le futur, le scanner MARS de grande taille récemment développé par les Pr Butler pourrait aider au diagnostic ainsi qu’au suivi du traitement de cancers ou d’affections cardio-vasculaires.

    En effet, si le Pr Phil Butler est devenu le 10 juillet 2018 le premier humain directement scanné par ce dispositif, une investigation clinique devrait être menée dans les prochains mois auprès de patients hospitalisés dans les services de rhumatologie et d’orthopédie d’un hôpital du district de Canterbury, le Christchurch Hospital. 

  • Guerbet et IBM Watson Health lancent le développement de solutions couplant IA et imagerie médicale

    Guerbet, entreprise française spécialisée dans les produits de contraste et de solutions d’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle, a annoncé par communiqué le 10 juillet 2018 la signature d’un accord conjoint exclusif avec la société américaine IBM Watson Health.

    Cet accord porte sur le co-développement d’une gamme à venir de solutions innovantes d’aide à la décision clinique, et en particulier de Watson Imaging Care Advisor for Liver, solution logicielle d’aide au diagnostic qui utilisera l’intelligence artificielle (IA) pour automatiser la détection, la caractérisation, le suivi, la surveillance ainsi que la prédiction de la réponse thérapeutique du cancer du foie primaire et secondaire.

    Une solution logicielle d’imagerie adaptée aux pratiques…

    « L’imagerie est un domaine critique [du secteur des soins] dans lequel nous croyons que l’intelligence artificielle peut être utilisée pour élargir la vision des médecins afin qu’ils aient une plus grande confiance dans leurs décisions de diagnostic et de traitement », a déclaré dans le communiqué Silvano Sansoni, directeur général des ventes à IBM France.

    Watson Imaging Care Advisor for Liver fera partie d’une gamme d’outils d’aide à la décision basés sur l’analyse d’image pour aider les radiologues à établir des diagnostics et à prendre des décisions cliniques. La solution sera par ailleurs compatible avec tout système de visualisation PACS afin de faciliter son intégration directe dans les flux de travail des professionnels de santé.

    … applicable au diagnostic et au suivi du cancer du foie

    L’objectif est de proposer une solution dédiée aux pathologies du foie qui pourrait éviter de recourir à la biopsie, un acte invasif qui est classiquement nécessaire pour caractériser les lésions malignes.

    Le cancer du foie constitue un problème de santé publique de plus en plus fréquent et répandu à l’échelle mondiale. Selon les deux entreprises, l’utilisation de l’intelligence augmentée par les experts de l’imagerie médicale offre l’opportunité de faire face à ce défi.

    Le cancer du foie dans le monde

    Le cancer du foie est la seconde cause mondiale de décès par cancer (chiffre OMS), et le nombre de décès dus à la maladie représente la plus forte croissance des morts liées au cancer aux États-Unis (American Cancer Society). Par ailleurs, 83 % des cas de cancer du foie primaire surviennent dans les pays en développement (Fonds mondial de recherche contre le cancer).

    Le foie est également un foyer très fréquent de métastases, en particulier dans le cas des cancers digestifs, qui causent des métastases chez près de 50 % des patients.

    La plupart des cancers du foie primaire sont diagnostiqués par imagerie. Il s’agit d’un diagnostic complexe qui nécessiterait une meilleure caractérisation ainsi qu’une identification précoce des métastases afin d’augmenter les chances de guérison.

  • Royal Philips lance le 1er programme de soins intensifs de télémédecine au Japon

    Royal Philips a annoncé le 3 juillet 2018 avoir signé un accord avec la Showa University, au Japon, afin de lancer le premier programme de télémédecine en soins intensifs (eICU) au Showa University Hospital et au Showa Koto Toyosu Hospital.

    Le système utilise une technologie de pointe pour pallier la pénurie de médecins travaillant en unités de soins intensifs afin de surveiller les patients gravement malades sur plusieurs sites.

    Après le succès de dispositifs similaires sur le continent américain, au Royaume-Uni, en Australie et au Moyen-Orient, ce service de télémédecine a pour objectif de réduire les coûts, d’améliorer les revenus et la gestion de la capacité d’accueil dans l’ensemble du système mais aussi d’augmenter le volume de cas traités et de diminuer les taux de mortalité, « en s’appuyant sur la technologie pour soutenir l’accès aux médecins et infirmières hautement expérimentés, en particulier au Japon », a déclaré dans un communiqué le Pr Hiroshi Otake du Showa University Hospital.

    L’idée plus globale est de faire progresser la mondialisation des soins intensifs et apporter des progrès technologiques aux services de soins grâce à un programme de subventions pour les centres d’innovation mondiaux, financés par le gouvernement japonais.

    Fonctionnement du programme

    Le programme eICU de Philips permet la surveillance à distance en temps quasi réel des patients et une intervention précoce grâce à une technologie audiovisuelle avancée.

    Les algorithmes du système ont été élaborés pour prédire les détériorations de la santé des personnes suivies.

    Les experts situés en dehors de l’établissement de soins concernés peuvent ainsi, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, :

    • communiquer avec les soignants présents sur place par le biais d’une liaison vidéo en direct ;
    • surveiller en continu l’état du patient ;
    • délivrer leurs conseils pour établir le meilleur traitement possible.

    « Avoir un centre de soutien à distance centralisé permet de consolider et de normaliser les soins, de réduire les transferts tout en maximisant l’utilisation des lits et de rassurer le personnel travaillant au chevet des patients », a commenté dans un communiqué Hiroyuki Tsutsumi, P.-D.G. de Philips Japan.

    Le programme eICU de Philips intéresse des hôpitaux du monde entier

    Un partenariat entre un système de soins américain et un hôpital australien

    Ce n’est pas la première fois que Philips installe des unités de télémédecine dans les hôpitaux.

    En mai, le groupe néerlandais a conclu un partenariat avec Emory Healthcare, le système hospitalier le plus important d’Atlanta (Géorgie, États-Unis), pour créer un nouveau programme de surveillance à distance des unités de soins intensifs au Royal Perth Hospital, en Australie occidentale.

    Dans le cadre de cette alliance, les médecins et les infirmières en soins intensifs américains basés à Perth pourront fournir un soutien en direct aux patients située à Atlanta au cours de la nuit (il y a douze heures de décalage horaire entre les deux villes), moment de la journée où le nombre de professionnels de santé travaillant est le plus bas.

    eICU : « Une suite de soins et d’analyses centrée sur le patient et connectée »

    Les centres de santé virtuels sont de plus en plus nombreux à exploiter la technologie eICU au sein de leurs unités de soins intensifs dans l’optique d’améliorer les résultats cliniques, financiers et opérationnels de leurs services.

    « Les systèmes reconnaissent que la valeur des connaissances cliniques fondées sur la technologie est l’un des principaux moteurs de l’amélioration opérationnelle durable », indique Philips (communiqué).

    « Le programme eICU [développé par l’entreprise néerlandaise] fait partie d’une suite de soins et d’analyses centrée sur le patient et connectée, qui prend en charge les modèles de prestation de soins avancés, tant à l’hôpital qu’à la maison. »

    Principaux enseignements de l’évaluation des résultats du programme eICU (Philips) :

    • augmentation de 21 % du nombre de cas admis en unité de soins intensifs sans ajouter de lits ni de coûts supplémentaires ;
    • réduction de 20 % du taux de mortalité en ICU dans les zones de soins surveillées par l’eICU ;
    • économies de soins de près de 1 500 US$ (1 279 €) par patient au cours d’un épisode post-ICU de 60 jours [3];
    • réduction de 30 % de la durée de séjour des patients en réanimation.

    Philips a récemment publié en ligne un livre blanc (voir ci-contre) dans le cadre duquel a été mesurée la valeur de la surveillance à distance de l’ICU (télé-ICU).

  • Royal Philips launches the first tele-intensive care program in Japan

    Royal Philips announced on July 3, 2018 that it had signed an agreement with Showa University in Japan to launch the country’s first telemedicine intensive care (eICU) program at Showa University Hospital and Showa Koto Toyosu Hospital.

    The eICU uses advanced technology to address shortage of critical care expert physicians to monitor critically ill patients across multiple sites.

    Following the success of similar devices in the Americas, the United Kingdom, Australia and the Middle East, this telemedicine service aims to reduce costs, improve revenues and capacity management across the system but also to increase case volume and decrease mortality rates, « by leveraging technology to support access to highly experienced critical care physicians and nurses which is an ongoing challenge for hospitals internationally, especially in Japan, » said in a statement Pr Hiroshi Otake of Showa University Hospital.

    The broader idea of the eICU program is to advance the globalization of critical care and bring technology advancements to healthcare through a subsidy program for global innovation centers funded by the Japanese government.

    How the program works

    The eICU program created by Philips enables near real-time remote monitoring of patients and early intervention through advanced audiovisual technology.

    Algorithms of the system have been developed to predict deterioration in health.

    Remote experts have the ability, from wherever they are located, to:

    • communicate with bedside caregivers via live video link;
    • continuously monitor patient status;
    • give their advice to establish the best course of treatment.

    « Having a centralized remote patient support center provides the ability to consolidate and standardize care, reduce transfers while maximizing bed utilization, and reassure bedside staff, » Hirosuki Tsutsumi, CEO of Philips Japan, said in a statement. .

    The Philips eICU program is being used in hospitals around the world

    A partnership between a US hospital system and an Australian hospital

    This is not the first time that Philips installed telemedicine units in hospitals.

    In May, the Dutch group entered into a partnership with Emory Healthcare, the largest hospital system in Atlanta, Georgia (USA), to create a new remote intensive care unit monitoring program at the Royal Perth Hospital in Western Australia.

    As part of the alliance, US intensive care doctors and nurses based in Perth will be able to provide remote night-time critical care support to patients in Atlanta (there is a 12-hour time difference between the two cities), knowing there are less health professional working during the night shift.

    eICU: « A connected, patient-centered care and analytics suite »

    Virtual health centers are increasingly using eICU technology in their intensive care units to improve clinical, financial and operational outcomes of their services.

    « Such systems recognize the value of technology-enabled clinical insights is one of the primary drivers for sustainable operational improvement, » Philips said (release).

    « The (…) eICU program [developed by the Dutch firm] is part of a connected, patient-centered care and analytics suite that supports advanced care delivery models, both in the hospital and in the home. »

    Evaluations of the eICU performance outcomes include (Philips):

    • Increased intensive care unit case volume by 21% without adding additional beds or costs;
    • Reduced ICU mortality in eICU monitored care areas by 20%;
    • Generated care savings of nearly US$1,500 (€1,279) per patient across a 60 day post ICU episode;
    • Achieved a 30% reduction in ICU patient length of stay.

    Philips has recently published online a white paper (find the link attached) calculating the value of remote ICU monitoring (tele-ICU).

  • 7 solutions de e-santé parmi les 64 lauréats du palmares i-Lab 2018

    Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a annoncé par communiqué le 5 juillet 2018 le résultat du palmarès i-Lab 2018, 20ème concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes.

    La ministre Frédérique Vidal était présente lors de la remise de prix pour remercier son partenaire Bpifrance et féliciter les 64 lauréats, choisis parmi 383 candidats par un jury national présidé par Ludovic Le Moan, directeur général de Sigifox. Si tous les gagnants ont reçu une subvention pouvant aller jusqu’à 450 000 euros, 14 d’entre eux ont été distingués par un grand prix pour leur projet s’inscrivant dans l’un des dix défis sociétaux définis par l’agenda France Europe 2020.

    Les projets issus des domaines de la santé, du numérique et des matériaux ont prédominé, 7 participants ont été primés pour des projets de e-santé.

    Les 7 lauréats e-santé du palmarès i-Lab 2018

    Pour être récompensés, les candidats devaient avoir établi la preuve de concept de leur produit et être proches (juste avant ou juste après) de la création d’entreprise.

    L’analyse du profil des lauréats révèle par ailleurs :

    • un niveau de formation élevé (40 % sont docteurs et 30 % ingénieurs) ;
    • des situations professionnelles variées ;
    • une proportion de femmes (20 %) plus grande que lors des éditions précédentes du concours ;
    • une grande proximité avec la recherche publique.

  • Prendre soin des soignants : SPS lance une appli d’aide aux professionnels de la santé en souffrance

    L’association indépendante Soins aux professionnels en santé (SPS) a annoncé par communiqué le 6 juillet 2018 le lancement de l’application mobile « Asso SPS », outil d’aide et d’accompagnement des professionnels de la santé en souffrance au travail.

    Le déploiement de cette application répond, 18 mois après la mise en place de la plateforme nationale d’écoute SPS en novembre 2016, à une augmentation du nombre d’appels reçus par ce dispositif : SPS souhaite, au moyen de cette appli, faciliter le recours à une assistance psychologique adaptée aux soignants en situation de vulnérabilité.

    Contexte : toujours plus d’appels sur la plateforme SPS

    L’association SPS avait mis en place, en novembre 2016, une plateforme d’appels nationale accessible 24h/24 et 7j/7 via le numéro vert 0 805 23 23 36 à destination de tous les professionnels de la santé en souffrance au travail, qu’ils soient salariés d’un établissement, libéraux ou étudiants. Il s’agissait de mettre à  disposition de ces soignants une écoute, un soutien et éventuellement une orientation vers des consultations physiques avec un praticien (psychologue, un généraliste, psychiatres) ou vers des unités dédiées.

    À l’heure actuelle, les psychologues de la plateforme ont pris en charge plus de 2 500 appels de plus en plus fréquents : il existe un « réel besoin de soutien et d’accompagnement des professionnels en santé qui vont mal », en déduit l’association.

    Fonctionnalités de l’application

    Asso SPS, téléchargeable gratuitement et adaptée aux smartphone fonctionnant avec iOS ou Android, vise à faciliter le recours à un psychologue de la plateforme ainsi que l’accompagnement et le suivi du mal être des utilisateurs.

    En effet, l’association propose, au moyen de cette application :

    • de ne plus avoir à utiliser le numéro vert ;
    • de contacter des psychologues à tout moment et en tout lieu afin de bénéficier d’un soutien ou d’une orientation répondant à des principes d’accessibilité et de proximité ;
    • de choisir un psychologue en particulier : l’utilisateur est aussitôt mis en relation avec ce praticien sans délai d’attente et sans rendez-vous ;
    • de rappeler le même consultant pour bénéficier d’un accompagnement au long terme, d’un suivi personnalisé.

    Les services d’aide aux professionnels en souffrance de SPS

    Des services proposés par une structure indépendante

    L’association SPS est une structure indépendante, c’est-à-dire sans lien avec les Ordres ou avec toute autre organisation professionnelle : cette indépendance vise à dissoudre des craintes éventuelles de sanction disciplinaire.

    Quelques caractéristiques des entretiens proposés

    De plus, les entretiens proposés par l’association via la plateforme d’appels ou l’application sont gratuits, anonymes, ouverts à tous les professionnels de la santé travaillant en France et permis par le concours de 60 psychologues libéraux diplômés, formés à assurer un suivi et une orientation adaptée vers des consultations spécifiques.

    Des services de formation

    L’association prévoit de mener, en 2018, une vingtaine de sessions de formation. Celles-ci porteront sur le thème « du repérage et de la prise en charge des soignants rendus vulnérables par leur travail » ainsi que sur la question « Comment intervenir auprès d’un soignant en crise suicidaire ? ».

    L’objectif de ces enseignement est de créer un réseau national psychosocial d »environ 400 personnes en décembre 2018.

  • Dispositifs connectés, applis mobiles et portails web innovants pour la grossesse et le post-partum

    Le domaine de la gynécologie voit apparaître depuis quelques années de nombreux outils numériques à destination des patientes, en particulier dans le domaine de la grossesse et du post-partum : alimentation adaptée à la grossesse, suivi du développement du foetus, contractions, rééducation du plancher pelvien, exercices physiques adaptés à la grossesse, etc. constituent des questions anxiogènes pour les femmes enceintes et autant de points de départ pour le développement de dispositifs connectés.

    Si certaines de ces solutions à destination des parturientes relèvent plus du bien-être que de la santé, Health&Tech Intelligence a recensé celles qui peuvent répondre à des questions ou besoins d’ordre médical que peut susciter l’état physiologique particulier qu’est la grossesse.
    Ainsi, 16 dispositifs ont été retenus et classés selon la nomenclature suivante :
    – tests de grossesse connectés ;
    – applications et portails web innovants d’accompagnement à la grossesse ;
    – applications et objets connectés de rééducation périnéale.

    Alors que dans d’autres domaines de la gynécologie tels que la prévention des MST ou la contraception, de nombreuses collaborations entre associations, organismes publics et associations d’une part et entreprises d’autre part peuvent être relevées, les développeurs de solutions pour la grossesse et le post-partum sont principalement des acteurs privés.

  • Data : dispositifs connectés, applis et portails web innovants pour la grossesse et le post-partum

    Le domaine de la gynécologie voit apparaître depuis quelques années de nombreux outils numériques à destination des patientes, en particulier dans le domaine de la grossesse et dupost-partum  : alimentation adaptée à la grossesse, suivi du développement du foetus, contractions, rééducation du plancher pelvien, exercices physiques adaptés à la grossesse, etc. constituent des questions anxiogènes pour les femmes enceintes et autant de points de départ pour le développement de dispositifs connectés. 

    Si certaines de ces solutions à destination des parturientes relèvent plus du bien-être que de la santé, Health&Tech Intelligence a recensé celles qui peuvent répondre à des questions ou besoins d’ordre médical que peut susciter l’état physiologique particulier qu’est la grossesse. 
    Ainsi, 16 dispositifs ont été retenus et classés selon la nomenclature suivante :
    – tests de grossesse connectés ;
    – applications et portails web innovants d’accompagnement à la grossesse ;
    – applications et objets connectés de rééducation périnéale.

    Alors que dans d’autres domaines de la gynécologie tels que la prévention des MST ou la contraception, de nombreuses collaborations entre associations, organismes publics et associations d’une part et entreprises d’autre part peuvent être relevées, les développeurs de solutions pour la grossesse et le post-partum sont principalement des acteurs privés.

    Pour accéder à l’indicateur complet, cliquez ici. 

  • Le Centre hospitalier sud francilien (CHSF) se dote d’un dispositif connecté de dialyse péritonéale

    Le service de néphrologie et de dialyse du Centre hospitalier sud francilien (CHSF) a indiqué le 5 juillet 2018 s’être doté d’un nouveau dispositif connecté de dialyse péritonéale : quatre patients bénéficient à l’heure actuelle de cette innovation déjà utilisée dans d’autres pays d’Europe depuis deux ans et qui pourrait ouvrir la voie de la télémédecine pour la dialyse à domicile.

    En effet, cet équipement allie un appareil automatisé classique de filtration appelé « cycleur » et un système de surveillance à distance : les données du patient sont transmises en temps réel à une plateforme accessible par l’équipe médicale, qui peut modifier depuis le CHSF le programme du cycleur et éviter que le patient ait à porter fréquemment son appareillage pour une série de contrôles et de révisions. La dialyse est adaptée aux constantes biologiques du patient au jour le jour, peut avoir lieu la nuit en ne nécessitant, contrairement au système manuel, qu’un branchement du cathéter implanté dans la cavité péritonéale à la machine.

    Cet outil introduit par le service du Dr Valérie Caudwell, deuxième centre de dialyse péritonéale d’Île-de-France, et autorisé par l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France est commercialisé par le laboratoire Baxter.

    En France, son utilisation devrait être étendue :
    – au sein du CHSF, à une vingtaine de patients avant la fin de l’année 2018 ;
    – à d’autres hôpitaux pour répandre la technique de la dialyse péritonéale à domicile.

    Un outil innovant

    Jusqu’à présent, les données du patient ainsi que la programmation de l’appareillage devaient faire l’objet d’une analyse mensuelle lors d’une consultation avec la personne dialysée. Avec ce dispositif, les informations concernant les modalités du traitement sont enregistrées dans le cycleur et les données du cycleur elles-même centralisées sur une plateforme sécurisée accessible à tout moment par l’équipe médicale.

    De plus, cette dernière peut agir à distance sur ces informations : en fonction des résultats transmis par le système, les professionnels peuvent, en cas de problème, modifier immédiatement les modalités du traitement (durée du traitement, quantité de liquide, etc.).

    Mise en œuvre de l’outil

    Les professionnels soignants ont préalablement été formés à la technique de la dialyse péritonéale et au nouvel outil de Baxter.

    En effet, le service de néphrologie du CHSF a d’abord élaboré trois formations destinées aux infirmières libérales du département et consacrées à la dialyse péritonéale.

    Puis, les équipes médicale et paramédicale du service ont reçu un enseignement concernant ce dispositif particulier. Elles ont ainsi par la suite, tout au long de la phase précédant l’introduction de l’outil, pu contribuer à l’ajustement de l’appareillage aux exigences du suivi hospitalier. 

    Extension de l’utilisation du dispositif

    Au CHSF et d’ici décembre 2018, une vingtaine de patients devrait pouvoir disposer de ce dispositif.

    En Île-de-France, d’autres centres de néphrologie et de dialyse seraient par ailleurs intéressés par cet outil.

  • Développement d’une IA pour adapter en amont les méthodes de procréation médicalement assistée (PMA)

    À l’occasion du 34ème congrès de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE) qui s’est tenu du 1er au 4 juillet 2018, le groupe espagnol spécialisé dans la procréation médicalement assistée (PMA) Eugin a présenté les résultats de ses récentes recherches sur une nouvelle méthode de modélisation assistée par intelligence artificielle de la réponse aux traitements de stimulation ovarienne.

    Des chercheurs du centre, acteur majeur européen de la PMA, en partenariat avec le Centre de l’infertilité et de la reproduction humaine de Barcelone, ont développé et évalué un algorithme d’IA conçu pour guider le choix d’une méthode de stimulation ovarienne adaptée à chacune des femmes ayant recours pour la première fois à un traitement de fécondation in vitro : l’objectif de cet outil est de réduire le nombre de réponses ovariennes faibles ainsi que le risque d’hyper-stimulation.

    D’après les résultats de l’étude, l’algorithme serait capable de déterminer avec 81 % de fiabilité et pour chaque nouvelle patiente le nombre d’ovocytes en métaphase II (prêts à la fécondation) généré par tel ou tel protocole de stimulation : l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning) devraient être prêts à être utilisés par les professionnels de la procréation médicalement assistée dans moins d’un an.

    Contexte de l’étude

    « Jusqu’ à présent, le big data et l’apprentissage automatique n’ont pas été appliqués aux différents protocoles de stimulation ovarienne existants », indique dans un communiqué Rita Vassena, directrice scientifique d’Eugin.

    Les chercheurs du centre se sont pourtant intéressés aux applications de telles technologies à la stimulation ovarienne car celle-ci constitue une étape-clé des protocoles de PMA. De plus, à l’heure actuelle et pour les nouvelles patientes, ces traitements permettant l’ovulation et le recueil d’idéalement un à quatre ovocytes en métaphase II sont pourtant choisis uniquement sur la base de l’historique cliniques des femmes : une telle méthode ne permet pas d’optimiser la réponse ovarienne de ces patientes aux traitements.

    Données utilisées

    Disposer d’une base de données importante permet l’élaboration de modèles prédictifs fiables. Pour prédire sans trop d’erreurs la réponse aux traitements de stimulation ovarienne, les chercheurs ont élaboré un algorithme à partir de la base de données d’Eugin.

    Ainsi, 6 952 premiers cycles de fécondation in vitro réalisés dans des cliniques du groupe ont été analysés et reliés à l’âge, à l’indice de masse corporelle, au taux d’œstrogènes ou de LH, à l’âge des premières menstruations, au groupe sanguin, etc., des patientes. 70 à 80 types de données par patiente peuvent ainsi être étudiés par l’intelligence artificielles, alors qu’au cours d’un interrogatoire classique, le clinicien ne peut en prendre en compte qu’une dizaine.

    La formulation d’un modèle a donc été facilité par le nombre et la variété de ces données.

    L’adaptabilité de l’intelligence artificielle

    Avant d’être utilisé par les cliniciens dans leur pratique quotidienne, le modèle mathématique élaboré par les chercheurs doit être encore testé et amélioré : chaque nouveau cas sera soumis à une évaluation par l’ordinateur ainsi que par un médecin dans le but de comparer leurs prédictions. De plus, d’autres cas seront ajoutés à la base de données et l’algorithme sera ajusté dans un processus de validation constant où la fiabilité sera régulièrement vérifiée.

    « Dans moins d’un an, l’algorithme sera finalisé et validé pour être utilisé dans la pratique clinique quotidienne », affirme le Dr Vassena.