Editeur

  • MonDocteur Hospi : une appli pour simplifier les démarches administratives dans les centres de soins

    La start-up de e-santé française MonDocteur a lancé en mai 2018 MonDocteur Hospi, une solution mobile de gestion de la relation patient visant à décongestionner les services d’accueil des hôpitaux et des cliniques.

    L’application prend en charge les données relatives au parcours des patients avant leur arrivée au sein du centre de soins, et ce, jusqu’à leur sortie de l’établissement.

    MonDocteur Hospi propose 3 services :
    • une présentation de l’offre de soins ;
    • une gestion en ligne des admissions permettant l’envoi dématérialisé de tous les documents administratifs des patients (photo des carte d’identité, de sécurité sociale et de mutuelle, etc.), le choix de son mode d’hospitalisation (chambre simple ou double ? avec télévision et/ou wifi ? etc.) et des services additionnels proposés par l’établissement ainsi qu’un suivi en temps réel des admissions par le personnel administratif ;
    • une évaluation de la satisfaction des patients à l’issue de leur hospitalisation par le biais d’un formulaire automatique et d’un outil de reporting en ligne.

    Objectifs de MonDocteur Hospi :

    • désengorger les services d’accueil des centres de santé ;
    • dématérialiser les informations patients pour gagner en efficacité ;
    • simplifier le quotidien du personnel de soins et des professionnels de la santé et ainsi mieux satisfaire les patients.

    « L’utilisation de notre solution de prise de rendez-vous dans des centaines d’établissements de santé nous a permis de prendre la mesure des difficultés qu’ils rencontrent, commente Thibault Lanthier, co-fondateur et directeur général de MonDocteur (communiqué). Difficulté à récupérer des informations avant et après l’hospitalisation, congestion des services d’accueil, patients insatisfaits, etc. ; la liste est longue ! L’admission en ligne via MonDocteur Hospi permettra de fluidifier le parcours du patient ».

    Vers un suivi ambulatoire en ligne post-hospitalisation

    MonDocteur a déclaré souhaiter simplifier un peu plus le parcours du patient à l’hôpital en proposant à terme un suivi ambulatoire post-hospitalisation complet en ligne.

  • L’AP-HP teste l’application de Team’Doc pour un échange sécurisé des données médicales

    L’hôpital Beaujon, hôpital de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, est en train de tester sur une période de six mois une application mobile développée par la société Team Doc afin de permettre aux équipes du service d’anesthésie-réanimation de partager les informations médicales des patients pris en charge.

    À l’issue de cette expérimentation, l’application sera adoptée par un service de l’hôpital, à savoir le service de chirurgie orthopédique.

    L’objectif ultime de cette phase de test mobilisant 40 médecins et paramédicaux est de tirer des enseignements pratiques afin de les inclure dans la mise en place de la solution définitive que les équipes médicale de l’hôpital Beaujon utiliseront pour le partage des données de santé.

    Une application digitale trouve sa justification dans le besoin du patient

    Échanger les informations via une appli sur smartphone dédié

    Il s’agit d’un outil qui trouve toute son utilité dans le cadre des transmissions médicales, des moments-clefs à l’hôpital, qui sont l’occasion d’échanger les informations entre l’équipe de jour et l’équipe de garde.

    Avec l’application, les informations pertinentes pour la prise en charge des patients sont partagées en temps réel avec l’ensemble des parties prenantes. L’échange se fait sous forme de fiches résumées standardisées qui sont susceptibles d’être complétées par des examens à venir ou des résultats d’examens en attente.

    L’avantage de la solution consiste à faire converger tous les moyens de diffusion des informations médicales pour fluidifier la communication entre praticiens au service d’une meilleure prise en charge.

    L’application a été conçue pour être utilisée sur un « smartphone hospitalier » dédié fourni dans un double objectif : garantir la sécurité des données et favoriser la séparation vie privée-vie professionnelle.

    Fonctionnalités

    Les fonctionnalités disponibles dans la version testée sont les suivantes :

    • un annuaire dynamique des médecins permettant de connaître en temps réel leur disponibilité et leur affectation (de garde, d’astreinte, d’avis…) ;
    • une messagerie sécurisée (chat) avec groupes de conversations ;
    • des fiches de transmissions médicales partagées avec l’ensemble du service et partageables en cas d’avis à demander ainsi qu’une liste de tâches ;
    • des recommandations des sociétés savantes selon la spécialité du médecin, des procédures et protocoles locaux.

  • Trophées de l’hospitalisation privée : 3 cliniques récompensées pour leurs projets en e-santé

    La 10ème édition des Trophées de l’hospitalisation privée s’est tenue le 19 juin au Medef (Paris) où 9 cliniques privées ont été nommées dans les catégories « santé connectée », « relations patients », « excellence médicale »  et « clinique socialement responsable », a annoncé dans un communiqué la Fédération de l’hospitalisation privée, organisatrice de l’événement.

    Parmi les 5 lauréats, les 3 cliniques suivantes ont été récompensées dans le secteur de la e-santé :
    • la clinique Lille Sud du groupe Ramsay Générale de santé à Lesquin (Nord) pour son projet de « patient géolocalisé » (relations patients) ;
    • la clinique du Val d’Ouest à Ecully (Métropole de Lyon) pour le projet « les P’tits doudous du Val d’Ouest, l’enfant héros de son parcours de soin grâce au serious game » (santé connectée);
    • la clinique Clinalliance à Villiers-sur-Orge (Essonne) pour le projet « rééducation de la marche et objets connectés » (coup de cœur du jury).

    E-santé : des cliniques de Lille, Lyon et d’Essonne parmi les vainqueurs

    Une centaine de candidatures avaient été déposées pour cette édition 2018, soit un peu moins qu’en 2017 (150 candidatures).

    Cette année, le jury avait nommé 9 cliniques, sous la conduite de Jean Leonetti, maire d’Antibes et actuel président de la Fondation des usagers du système de santé, qui a parrainé cette édition.

    Les deux autres cliniques faisant partie des lauréats 2018 sont :

    •  l’hôpital privé Jean Mermoz à Lyon (Ramsay Générale de santé), qui s’est démarqué par son projet « l’endomiscroscopie confocale laser pour le diagnostic des lésions kystiques pancréatiques » (catégorie « excellence médicale »).
      « Le diagnostic des lésions kystiques pancréatiques est difficile et peut conduire à une chirurgie ou une surveillance inappropriée, précise le communiqué (source : Techopital.com). (…) L’endomicroscopie confocale laser (ECL), nouvelle technologie permettant une visualisation microscopique in vivo et en temps réel des cellules pariétales du kyste lors d’une procédure de ponction sous écho-endoscopie, améliore la prise en charge de ces lésions. »
    • la clinique Clémentville à Montpellier (groupe OC santé), primée pour le projet « maternité de la clinique Clémentville, une éco-maternité » (catégorie « clinique socialement responsable »).
      Elle a développé « une maternité nature, éco-responsable qui prend soin des parturientes, avant, pendant et après la grossesse [afin de] préserver leur santé et celle des générations futures », est-il indiqué.
  • Lancement d’HÔPITAUX86, portail français de partage de données entre GHT et médecine de ville

    Le Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers et le GHT Nord-Vienne ont lancé le jeudi 21 juin 2018 le projet HÔPITAUX86, premier portail français d’échange de référentiels et de données médicales entre le groupement hospitalier et les professionnels de santé exerçant en ville. 

    L’objectif de cette plateforme, en créant un lien entre établissements, médecins de ville et patients, est de favoriser la maîtrise du parcours de soins : les initiateurs de ce dispositif sont animés par l’idée que le parcours de soins ne peut être fluide si tous les acteurs ne peuvent disposer d’un accès facile aux données médicales.

    Le développement de ce portail a impliqué entre octobre 2017 et mai 2018 :
    • l’assurance maladie ;
    • le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) ;
    • des représentants de la médecine de ville ;
    • le CHU de Poitiers ;
    • le groupe hospitalier Nord-Vienne.

    Les 4 objectifs de ce projet sont de protéger l’identité du patient dans le GHT, d’échanger les données médicales entre le CHU de Poitiers et le GHT Nord-Vienne ainsi que d’ouvrir l’hôpital à la ville et aux patients.

    D’après le communiqué émis par le CHU de Poitiers le 21 juin 2018, plusieurs hôpitaux ainsi que la région des Hauts-de-France compteraient suivre la mise en œuvre de ce portail afin d’adopter eux aussi prochainement cette solution.

    Fonctionnement du portail

    Pour les professionnels de la ville comme pour les patients, aucune installation particulière n’est nécessaire pour accéder au portail : l’accès, sécurisé (Le patient qui se connecte est-il bien la personne qu’il prétend être ? Le médecin a-t-il bien été autorisé par son patient à accéder aux informations le concernant ?), se fait par internet.

    Les données gérées par la plateforme

    Le portail représente en termes quantitatifs :

    • 420 500 patients inscrits dans la base de données ;
    • 31 380 médecins référencés ;
    • 3 500 documents déposés chaque jour ;
    • 290 000 documents visualisables.

    4 objectifs du développement de la plateforme 

    Protéger l’identité du patient dans le groupement hospitalier de territoire

    La plateforme garantit la sécurité des accès par un système de vérification de l’identité des utilisateurs qui passe par :

    • la « fédération des identités du territoire » : rapprochement, identitovigilance de territoire ;
    • une « centralisation des annuaires référentiels » référençant des structures et professionnels intra et extrahospitaliers ;
    • l’ »organisation de l’unicité de l’authentification et l’administration de l’annuaire de sécurité » concernant les comptes et profils des utilisateurs ainsi que les domaines et applications autorisés.

    Concernant cette partie relative à l’identité des utilisateurs, l’ARS Nouvelle Aquitaine a désigné le GHT Nord-Vienne comme site pilote en vue d’un élargissement du dispositif à l’ensemble de la région.

    Échanger les données médicales entre le CHU de Poitiers et le GHT Nord-Vienne

    Il s’agit de créer, au service d’un projet médical de territoire, un espace inter-hospitalier dédié aux professionnels du CHU de Poitiers et du Groupe hospitalier Nord-Vienne qui soit à même de favoriser le partage des informations médicales issues des dossiers patients de chaque structure.

    Ouvrir l’hôpital à la ville

    Cet espace interhospitalier et interprofessionnel est également ouvert aux professionnel libéraux au moyen de fonctionnalités conçues pour renforcer la collaboration entre les professionnels de la santé de la ville et de l’hôpital.

    L’objectif est de proposer aux médecins libéraux, depuis leur cabinet, un accès direct au dossier de leurs patients (comprenant des compte-rendus de consultations et opératoires, des clichées et compte-rendus d’imagerie, des résultats de laboratoires, la lettre de sortie, etc.), à condition que ceux-ci aient donné leur accord à une telle ouverture de leur dossier médical.

    D’abord accessible aux médecins libéraux, les concepteurs de la plateforme prévoient de la proposer prochainement aux pharmaciens et aux infirmiers libéraux.

    Ouvrir l’hôpital aux patients

    Il est prévu qu’en septembre 2018, le portail soit ouvert aux patients afin de leur permettre :

    • d’accéder à leurs données médicales ;
    • de contacter facilement les établissements de santé.

  • Etude : des robots dotés d’IA personnalisent la prise en charge de l’autisme

    Le machine learning pourrait faire son apparition dans le traitement de l’autisme. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Media Lab ont équipé des robots d’un système d’apprentissage profond leur permettant d’interpréter le comportement de l’enfant lors des interactions. Ainsi, les robots captent l’attention de l’enfant et facilite les échanges, qui sont particulièrement complexes pour les autistes. Une étude* publiée le 27 juin dans Science Robotics a mis en évidence la bonne capacité de perception émotionnelle des robots.

    Le deep learning rend les robots plus intelligents

    Les enfants atteints de troubles du spectre autistique ont souvent du mal à reconnaître les états émotionnels des personnes qui les entourent. Ils ont par exemple du mal à distinguer un visage heureux d’un visage craintif. Pour remédier à cela, certains thérapeutes utilisent un robot adapté aux enfants pour montrer ces émotions et pour inciter les enfants à les imiter et à y répondre de manière appropriée. Le robot Nao, déjà utilisée dans des hôpitaux français, s’est avéré un outil intéressant pour travailler les compétences relationnelles et communicationnelles des jeunes autistes. Cependant, ce type de thérapie fonctionne encore mieux si le robot peut interpréter en finesse le comportement de l’enfant – savoir s’il est intéressé, excité ou attentif – pendant la thérapie.

    Des chercheurs du MIT Media Lab ont donc développé un type d’apprentissage automatique personnalisé qui aide les robots à estimer l’intérêt de chaque enfant au cours de ces interactions, en utilisant des données qui sont uniques à cet enfant. Les chercheurs ont utilisé des robots humanoïdes SoftBank Robotics NAO dans cette étude. Ressemblant à un super-héros blindé ou à un androïde, NAO transmet différentes émotions en changeant la couleur de ses yeux, le mouvement de ses membres et le ton de sa voix.

    Le MIT mène l’étude sur des enfants autistes

    Les 35 enfants atteints d’autisme qui ont participé à cette étude, 17 du Japon et 18 de Serbie, avaient entre 3 et 13 ans. Ils ont réagi de diverses manières aux robots pendant leurs sessions de 35 minutes, de l’air ennuyé et endormi dans certains cas sautant dans la pièce avec excitation, battant des mains en riant ou en touchant le robot. La plupart des enfants de l’étude ont réagi au robot ne le considérant pas comme un simple jouet, mais avec le respect que l’on doit à une personne réelle.

    Une fillette de 4 ans s’est cachée derrière sa mère tout en participant à la séance mais est devenue beaucoup plus ouverte au robot et a fini par rire à la fin de la thérapie. Un autre a donné un câlin et a dit: « Robot, je t’aime! »

    «Les thérapeutes disent que l’engagement de l’enfant pendant quelques secondes peut représenter un grand défi pour eux, et les robots attirent l’attention de l’enfant», explique Oggi Rudovic, premier auteur de l’étude. « De plus, les humains manifestent leurs expressions de différentes façons, mais les robots le font toujours de la même manière, ce qui est moins frustrant pour l’enfant car il apprend de manière très structurée. »

    Les robots décodent les émotions

    Les résultats publiés le 27 juin dans Science Robotics montrent que la perception des robots a été conforme aux évaluations des experts humains, avec un score de corrélation de 60%. Les auteurs de l’étude estiment que les robots formés sur les observations humaines, comme dans cette étude, pourraient un jour fournir des estimations plus cohérentes que celles des humains.

    L’équipe de recherche du MIT a réalisé que le deep learning pourrait donc être utile pour que le robot puisse percevoir le comportement des enfants. D’autant que l’apprentissage profond a déjà été utilisé dans les programmes automatiques de reconnaissance de la parole et des objets. Il devrait donc être particulièrement adapté à un décryptage plus complexe, tel que l’engagement d’un enfant dans l’interaction humaine au travers des multiples facettes du visage, du corps et de la voix. L’apprentissage en profondeur permet au robot d’extraire directement les informations les plus importantes de ces données sans que les humains aient besoin de créer manuellement ces fonctionnalités.

    Un apprentissage profond ultra-personnalisé

    Pour les robots thérapeutiques, les chercheurs du MIT ont poussé l’idée de l’apprentissage en profondeur un peu plus loin et ont construit un cadre personnalisé qui permet d’apprendre à partir des données recueillies sur chaque enfant individuellement. Les chercheurs ont filmé les expressions faciales de chaque enfant, les mouvements de la tête et du corps, les poses et les gestes, les enregistrements audio et les données sur la fréquence cardiaque, la température corporelle et la transpiration de la peau. Formée sur ces données personnalisées codées par les humains, les robots ont sensiblement amélioré l’estimation automatique du comportement de l’enfant, au-delà des espérances des chercheurs.

     » L’objectif à long terme n’est pas de créer des robots qui remplaceront les thérapeutes humains, a déclaré Oggi Rudovic, mais de les enrichir d’informations clés que les thérapeutes pourront utiliser pour personnaliser le contenu thérapeutique et aussi faire des interactions plus attrayantes et naturelles entre les robots et les enfants autistes. »

  • Monaco : « un cloud souverain » pour faciliter le partage des données de santé

    La principauté de Monaco envisage de créer « un coffre-fort numérique d’État » afin de rendre techniquement possible la circulation de l’ensemble des données liées à la santé au sein des différents établissements de soins de la principauté, selon une déclaration du 9 juin 2018 de Didier Gamerdinger, ministre des Affaires Sociales et de la Santé de la Principauté.

    Le but est d’encourager les patients à devenir acteurs de leur santé et de les placer au centre des réflexions sur le développement de la e-santé.

    Ce « cloud souverain » pourrait être créé dès 2019. Chaque patient ne disposerait que d’un seul dossier de type DME, protégé par un identifiant et un mot de passe, pour avoir accès à ses informations de santé personnelles.

    Actuellement, un frein d’ordre légal empêche le développement du projet : le droit monégasque interdit la transmission ou l’échange d’informations de santé. Le cadre législatif devra donc être modifié pour être conforme aux exigences de la Commission monégasque de contrôle des informations nominatives (CCIN), l’autorité monégasque de protection des données personnelles.

    Un « cloud souverain » pour les données de santé prévu pour 2019

    À l’heure actuelle, il n’existe aucune connexion entre les établissements de soins de Monaco, ni entre les professionnels de santé et les patients. La principauté a confié à Frédéric Genta, son délégué interministériel chargé de la transition numérique depuis mars 2018, de proposer des solutions pour pallier ce manque.

    « En matière de e-santé, l’idée est qu’on aille vite et fort car on est un peu en retard, a déclaré début juin Didier Gamerdinger, conseiller-ministre des Affaires sociales et de la Santé (source : Nicematin.com). Nous avons missionné une société spécialisée pour faire la restitution des attentes des différents acteurs du secteur : caisses sociales, médecins, pharmaciens, infirmières, etc. »

    Vers une prise des rendez-vous médicaux sur mobile

    L’objectif de la principauté : établir un état des lieux du secteur de la e-santé à Monaco puis définir les attentes des professionnels afin d’établir « un plan d’action à court, moyen et long terme, et lancer, dès que possible, des initiatives très concrètes ».

    Exemple : mettre en place la prise de rendez-vous médicaux sur smartphone.

    Afin de faire circuler facilement les données de santé, il faut tout d’abord rendre l’opération possible au niveau technique, d’où la création prochaine d’« un coffre-fort numérique d’État ».

    Ce « cloud souverain » devrait, à terme, recueillir toutes les données informatiques utiles.

    Le cadre juridique pose problème

    Cette mise en place d’un système de santé numérique unique pose cependant problème d’un point de vue juridique.

    « Nous partons de zéro, explique Didier Gamerdinger. Aujourd’hui, le droit nous impose de ne pas transmettre ou échanger les informations. Il va donc falloir changer le droit et être en accord avec la CCIN. À Monaco, il y a des initiatives et nous allons consacrer les moyens pour répondre aux attentes des professionnels de santé. En matières scientifique et médicale il y a énormément à apprendre. Cela va être le big-bang du numérique dans la e-santé. »

  • De Big Data à Big Pharma aux 13e Rencontres Convergences Santé Hôpital, 18-21/09/18, à Rennes

    Les 13èmes Rencontres Convergences Santé Hôpital se dérouleront du 18 au 21 Septembre 2018 à Rennes.

    Le thème scientifique est la neurologie de la prise en charge de la douleur dans les maladies neurodégénératives, aux neurosciences du futur jusqu’à l’intelligence artificielle.

    Extrait du programme

    Mardi 18 Septembre

    18h30: Conférence grand public – Maladies neuro-dégénératives, soigner et accompagner. 

    Intervenants : Pr Marc VERIN et Dr Anne SALMON 

    Mercredi 19 Septembre

    15h-19h:

    • Parcours 1:  Conférence technologies du futur en Santé. Intervenants : Pr Marc VERIN, Dr Jean Yves ROBIN, Dr Hervé MAISONNEUVE.
    • Parcours 2: Ateliers (Développement Professionnel Continu). Intervenants : Dr Foudil LAMARI, Dr Stéphane EPELBAUM, Dr Marie-Odile HABERT, Dr Claire BOLOT, Myriam QUERMONE, Dr Vincent CAHAGNE, Dr Astrid BACLE.

    Jeudi 20 Septembre

    9h20-10h: Conférence de prestige Big Data de l’algorithme à l’éthique. Intervenants : Thomas DAUTIEU, Directeur adjoint au CNIL

    14h30-16h:

    • Showtime pharmacie 3.0. Mon pharmacien, ce héros ! Utopie ou Dystopie ?
    • Table ronde interactive, transformation numérique de l’hôpital. 

    Intervenants : Maitre Frédéric LAURIE, Pr Pierrick BEDOUCH, Pr Yannick MALLEDANT, Geoffroy MAQUIN, Dr Majid TALLA.

    16h30 – 18h : Swot numérique, de Big Data à Big Pharma, jusqu’où digitaliser l’exercice du pharmacien?

    Intervenants : Maitre Frédéric LAURIE, Pr Pierrick BEDOUCH, Pr Yannick MALLEDANT, Geoffroy MAQUIN, Dr Majid TALLA.

    Vendredi 21 Septembre

    9h-10h : La révolution de l’impression 3D en Santé 

    Intervenants : Pr Philippe ARNAUD, Dr Carole METZ

    10h30 – 12h : Sessions parallèles : E-Santé et Radiopharmacie. 

    • E-Santé : Parcours et territoires. La politique et sa déclinaison – Dr Anne BRIAC BILI
    • E-Santé : Les outils pour le pharmacien – DMP, PEM2D, Messageries sécurisées. Intervenante : Dr Marie-Hélène BERTOCCHIO
    • Radiopharmacie : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les qualifications des équipements sans jamais avoir osé le demander. Modératrice : Dr Sandy BLONDEEL.

    Inscriptions via ce lien

  • #FASN2018 : Santé numérique, les médecins sont-ils prêts à franchir le cap ?

    Le 26 juin 2018, lors de la campagne FASN 2018 dédiée au parcours de vie a eu lieu un atelier sur la problématique de l’implantation d’outils numériques au service du suivi des patients. 

    Cet atelier animé par Béatrice FALISE-MIRAT, Care Insight, a réuni les intervenants suivants :
    – le Docteur Marilucy LOPEZ-SUBLET, PH de Médecine interne, Hôpital d’Avicenne, AP-HP ;
    – Christian GOURDIN, Directeur général d’INOVELAN, groupe AGFA HealthCare ;
    – 
    Pierre MERIGAUD, Directeur d’Autonom’Lab.

    Des sujets tels que les difficultés, les limites, les modèles économiques, les projets et la finalité de l’implantation d’outils numériques dans le suivi des patients ont été abordés.

    Les objectifs de l’utilisation de l’objet connecté en médecine

    Pierre Merigaud s’est fondé sur les résultats d’une étude menée par Automn’Lab à propos des outils numériques pour dégager quatre grandes visées de l’utilisation des objets connectés en médecine, qui sont :

    • responsabiliser le patient : il s’agit d’inclure le patient dans son parcours de soins, de le rendre acteur de ses propres prises en charge ;
    • développer des outils : ni les outils connectés proposés à l’heure actuelle, ni les modèles économiques qui sous-tendent leur développement ou leur déploiement ne sont encore parfaits. Ainsi, il est question de les améliorer afin de les rendre plus efficaces et plus accessibles ;
    • faciliter l’accès au suivi : il s’agit de créer des interfaces claires et lisibles tant pour les patients que pour les professionnels de santé afin de favoriser l’accès aux soins ;
    • étendre l’objet connecté aux patients : normaliser les outils numériques en santé et atteindre une acceptation par l’ensemble des acteurs des soins (patients ou professionnels) demeure un challenge important : ces outils coûtent cher et leur utilisation n’est pas encore systématiquement intégrée aux pratiques médicales.

    La télémédecine, du point de vue des professionnels

    L’intérêt 

    • Pour les professionnels de la santé, la télémédecine permet d’éviter des déplacements au domicile du patient : cette pratique représente un gain de temps pour les professionnels de la santé.
    • Pour les patients, la télémédecine favorise l’accès aux soins notamment dans les zones isolées : elle pourrait constituer une solution au problème des déserts médicaux.

    Les limites

    D’après une étude de l’AP-HP, 99% des médecins interrogés au sujet de la télémédecine lui trouvent au moins trois limites. Les limites exprimées de façon récurrente sont les suivantes : 

    • le coût des outils connectés nécessaires à la mise en œuvre de la télémédecine : les nouvelles technologies coûtent encore cher à l’heure actuelle et la télémédecine ne fait pas exception. 
    • l’utilisation parfois difficile de ces outils connectés : l’utilisation des outils numériques n’est pas innée pour nombre de professionnels de la santé, qui demandent l’élaboration de formations à l’utilisation des objets connectés supports de la télémédecine. Ceux-ci évoluant rapidement, on conçoit la difficulté de la mise en œuvre de telles formations.
    • la réticence médicale : nombreux sont les médecins qui se montrent réticents face au changement que représente la télémédecine. Cette réticence soulève la question suivante : les médecins sont ils prêts à se lancer dans la santé numérique ? 

    D’autres limites telles que le cadre légal de la télémédecine et la protection des données ont été évoquées.

    L’industrie au service de la santé numérique, du point de vue des entreprises

    Christian Gourdin a exprimé un point de vue plus industriel et a abordé, en les illustrant par de nombreux exemples, les questions de la prévention, des soins et de la cohérence du parcours que les outils connectés pourraient servir.

    La prévention 

    Par l’utilisation d’objets connectés et d’autres outils comme des questionnaires en ligne ou des capteurs sensoriels, il est possible de faciliter le diagnostic de certaines affections chroniques telles que l’hypertension artérielle : des tablettes comportant des questionnaires conçue pour aider à la détection de signes d’hypertension ont par exemple été mis à disposition des artisans boulangers (profession connue pour être particulièrement sujette à l’hypertension). 

    Le suivi du traitement, des soins

    De nombreux dispositifs connectés permettent de favoriser le suivi des soins du patient. Par exemple, des outils numériques permettent aux médecins, s’ils le souhaitent, de vérifier à tout moment les constantes d’un patient sous traitement, afin d’en adapter au mieux les posologies.

    Le parcours

    • L’utilisation d’objets connectés pourrait fluidifier le parcours de soins en amont ou en aval d’une hospitalisation.

    A titre d’exemple de bénéfice à l’utilisation d’outils numériques en amont d’une hospitalisation, l’intervenant a proposé d’imaginer une application qui enverrait au patient toutes les informations relatives à sa prise en charge. En aval, la même application pourrait accompagner les professionnels dans la surveillance de l’apparition de complications et de phénomènes iatrogènes. De ce fait, un tel outil connecté libérerait les professionnels d’une part de leur charge de travail.

    • L’utilisation d’objets connectés pourrait rendre le parcours de soins des patients atteints d’affections chroniques plus cohérent.

    En effet, les outils numériques peuvent favoriser une meilleure coordination du parcours de soins des patients, en renforçant le dialogue entre les différents acteurs des soins.

    Aussi, si les outils connectés se multiplient et permettent d’appréhender les apports éventuels de la médecine numérique à la santé, des limites exprimées notamment par les professionnels de la santé freinent actuellement leur totale intégration dans les pratiques.

  • Kyomed, devenu KYomed INNOV, développe un outil numérique de support aux investigations cliniques

    Kyomed, entreprise française développant des services et des outils dans le domaine de la santé connectée et de la médecine personnalisée, a annoncé par communiqué le 19 juin 2018 le lancement du développement de son premier outil numérique : un ePRO (electronic Patient Reported Outcomes). Par la même occasion, l’entreprise a annoncé son changement de nom – Kyomed devient, pour ses 4 ans, KYomed INNOV.

    ePRO, l’outil connecté que KYomed INNOV vise à développer, doit permettre aux patients, dans le contexte d’une recherche biomédicale, d’auto-déclarer leurs symptômes ou difficultés liés à une affection ou une intervention médicale donnée en temps réel, dans leur environnement quotidien ou en ambulatoire.

    L’ePRO devrait être disponible en novembre 2018, en français et en anglais. KYomed INNOV prévoit de déployer ce dispositif plus largement dans le futur.

    Qu’est-ce que ePRO ?

    L’ePRO est une suite logicielle paramétrable par les investigateurs cliniques qui comprend :

    • une application, pour le patient ;
    • une plateforme web, pour les investigateurs cliniques.

    Fonctionnement du dispositif

    Côté patients

    Les patients, pour utiliser le dispositif, doivent télécharger l’application sur leur propre smartphone, dans une approche BYOD (Bring Your Own Device).

    Cette application permet aux patients de compléter des questionnaires élaborés selon des standards scientifiques ou spécialement créés pour l’étude en question qui concernent :

    • les symptômes ressentis par les patients ;
    • l’impact de l’intervention médicale testée sur la qualité de vie des patients.

    Ils peuvent ainsi faire part de symptômes et de difficultés en temps réel, dans leur environnement quotidien.

    Côté investigateurs

    L’application des patients est reliée à une plateforme en ligne qui permet aux investigateurs de visualiser en temps réel les symptômes déclarés par les patients.

    Cette plateforme est interopérable avec les systèmes informatiques utilisés par les investigateurs. 

    Une application pour être en accord avec la réglementation

    Ce dispositif est notamment conçu pour aider les développeurs de dispositifs connectés à respecter les nouvelles recommandations des agences réglementaires de santé, en particulier le référentiel de bonnes pratiques pour les applications et objets connectés en santé publié par la HAS en octobre 2016, qui recommande d’évaluer et de recueillir des données concernant les sentiments des patients dans leur environnement quotidien et pas seulement au sein du centre clinique.

    En effet, cet outil permet d’intégrer l’ensemble de ces données dans les investigations cliniques et ainsi d’enrichir le dossier en vue du marquage CE ou FDA.

    Étude du dispositif

    Des études pilotes sont menées. Il est prévu qu’elles durent jusqu’au troisième trimestre de l’année 2018.

    Dans le futur, après la mise sur le marché de ce dispositif, les retours des professionnels de santé et des patients seront pris en compte afin d’adapter le logiciel aux besoins qui auront été exprimés.

  • Appel à projets : iPEPS Biotech cherche des start-ups spécialisées dans les maladies nerveuses

    Lancé conjointement par l’accélérateur d’innovation iPEPs (Incubateur et Pépinière d’Entreprise Paris-Salpétrière) et Scientist.com, l’appel à projet s’adresse aux start-up développant des dispositifs thérapeutiques ou diagnostiques en rapport avec les maladies liées au système nerveux central. 

    Le vainqueur et la start-up arrivée deuxième pourront bénéficier des services disponibles sur la plateforme Scientist.com pendant an, pour une valeur de respectivement 8 600 euros (10 000 dollars) et 5 180 euros (6 000 dollars).

    Les candidatures doivent être soumises avant le 16 juillet 2018.

    Modalités de candidature

    Les candidatures peuvent être déposées du 28 mai au 16 juillet 2018. 

    Douze start-up seront sélectionnées par un jury pluridisciplinaire en septembre 2018.Elles seront départagées lors d’un second tour organisé à la mi-septembre.Les prix seront décernés à la fin du mois de septembre.

    Prix offerts au vainqueur 

    Le vainqueur :

    • se verra remettre un chèque de 10 000 euros à utiliser sous forme de crédits sur la plateforme Scientist.com pendant un an ;
    • pourra louer gratuitement les locaux de iPEPS à Paris pendant 6 mois ;
    • bénéficiera de l’aide d’experts en phase de développement pré-clinique et clinique.

    L’entreprise classée seconde recevra un chèque de 6 000 euros à utiliser selon les mêmes modalités et pourra louer gratuitement les locaux d’iPEPS pendant 3 mois.

    Soumission

    Le dépôt des candidatures se fait via Internet. De plus amples renseignements sont disponibles ici.

    Pour accéder au formulaire de soumission, cliquez ici.