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  • Le fournisseur chinois de soins UFH signe un nouveau partenariat de 5 ans avec InterSystems

    Après dix ans de partenariat, le fournisseur chinois de soins à capitaux étrangers United Family Healthcare (UFH), a signé début juin 2018 un nouvel un accord de coopération stratégique pour cinq ans avec InterSystems, un concepteur américain de plateformes informatiques pour des applications médicales, commerciales et gouvernementales.

    L’ensemble du réseau de santé de l’UFH est soutenu par le logiciel TrakCare d’InterSystems, une solution de dossier médical électronique (EMR) unifiée qui permet de partager les informations sur les patients en temps réel. Grâce à ce dispositif, les médecins et les infirmières peuvent fournir des soins de manière plus efficace, sur la base de décisions éclairées, de manière cohérente et coordonnée dans toutes les installations du groupe.

    InterSystems a contribué au développement du groupe UFH

    Roberta Lipson, P.-D.G. de United Family Healthcare, a reconnu dans un communiqué le rôle joué par InterSystems et son outil TrakCare dans le succès du fournisseur de soins, en l’aidant à délivrer des services de qualité supérieure et une excellente expérience patient, tout en répondant à la demande croissante.

    « Dans le passé, nous ouvrions un nouvel hôpital toutes les quelques années. Cette année, [nous faisons de même] tous les quelques mois, a déclaré Mme Lipson (source : Prwire.com.au). InterSystems a toujours été prêt à répondre rapidement à nos besoins. Parfois, nous les mettons sous pression, mais ils ont toujours livré. »

    UFH utilise le dispositif TrakCare depuis 2008

    Depuis 2008, UFH utilise la solution TrakCare pour améliorer continuellement la qualité de ses services de santé. Fin 2017, le centre de soins Beijing United Family Healthcare – déjà accrédité par la Joint Commission International (JCI) – est devenue la première organisation de soins privée en Chine certifiée par HIMSS à atteindre l’étape 6 du modèle d’adoption de dossiers médicaux électroniques pour les patients hospitalisés (EMRAM).

    Le fait que la solution TrakCare puisse être déployée facilement sur plusieurs sites, tout en prenant en charge plusieurs langues et plusieurs devises, a également facilité la rapide expansion du fournisseurs de soins chinois.

    IT : InterSystems domine le marché de la santé

    Mettant en avant ses partenariats sur le long terme signé avec divers fournisseurs de soins, l’entreprise américaine de données et de connaissances IT dans le domaine de la santé KLAS Research a récemment désigné InterSystems comme étant un fournisseur de premier plan (« A-list » vendor) dans son rapport « Decision Insights 2018 ».

    L’analyse indique qu’InterSystems a fait ses preuves sur le marché, avec une satisfaction globale des utilisateurs assez élevée et de très bons résultats au niveau de la fidélisation de la clientèle.

    « United Family Hospitals a été le premier client TrakCare d’InterSystems en Chine, a déclaré Luciano Brustia, directeur national de la Grande Chine pour InterSystems. L’autonomisation de nos partenaires pour [garantir notre succès] est ce sur quoi nous nous concentrons et ce que nous continuerons à faire avec UFH. »

  • China: Healthcare provider UFH signs a new five-year agreement with InterSystems

    After ten years of partnership, China’s largest foreign-invested healthcare provider United Family Healthcare (UFH) signed a new five-year strategic cooperation agreement in early June 2018 with InterSystems, a US-based leader in information technology platforms for healthcare, business and government applications.

    The entire UFH healthcare network is supported by InterSystems’ TrakCare software, a unified EMR solution that enables real-time patient information sharing. Through this system, doctors and nurses can provide more effective healthcare, based on informed decisions, in a coordinated manner across all facilities.

    InterSystems has contributed to the development of UFH

    Roberta Lipson, CEO of United Family Healthcare, recognized that InterSystems and TrakCare have played a role in the success of the Chinese provider, helping it deliver premium quality services and a great patient experience, while responding to the growing demand.

    « In the past, we opened a new hospital every few years. This year, we started to do the same every few months, » said Mrs Lipson (source: Prwire.com.au). « InterSystems has always been ready to respond quickly to our requirements. Sometimes we put big pressures on them, but they have always delivered. »

    UFH is using TrakCare since 2008

    Since 2008, UFH has been using TrakCare to continually improve the quality of its healthcare services. At the end of 2017, Beijing United Family Healthcare – already accredited by the Joint Commission International (JCI) – became the first private healthcare organization in China certified by HIMSS to achieve stage 6 of the Inpatient EMRAM.

    The fact that TrakCare can be scaled easily across multiple sites, while supporting multiple languages ​​and currencies, has also facilitated the rapid expansion of UFH.

    IT: InterSystems leads the healthcare market

    Highlighting its long-term partnerships with various healthcare providers, US healthcare IT data and insights company KLAS Research recently named InterSystems an “A-list” vendor within its report “Decision Insights 2018.”

    The analysis indicates that InterSystems has demonstrated a track record of high market energy, with high overall customer satisfaction and high customer retention scores.

    « United Family Hospitals was InterSystems’ first TrakCare customer in China, » said Luciano Brustia, country manager of Greater China for InterSystems. « Empowering our partners to succeed is what we are focused on and what we will continue to do with UFH. »

  • Silver économie : les lauréats 2018 de la Bourse Charles Foix

    Silver Valley, écosystème de 300 acteurs de la Silver économie francilienne qui se donne pour but de soutenir les initiatives dans ce domaine, a dévoilé, le 13 juin 2018, les trois lauréats de la 15ème édition de la Bourse Charles Foix.

    Le jury, constitué d’experts et de séniors, a alloué un montant total de 45 000 euros à 3 entreprises françaises dont l’offre a été jugée particulièrement innovante sur le marché de la Silver économie :
    – Courseur, qui propose un service collaboratif de livraison à domicile ;
    – Neuradom, qui développe un programme innovant conçu pour aider les personnes âgées en situation de handicap à recouvrir leur autonomie ;
    – 2 Min Ensemble!, qui propose un jeu de société censé favoriser l’interaction entre générations.

    1er lauréat de la Bourse Charles Foix

    Courseur, service de courses collaboratives entre particuliers

    Le premier lauréat de la Bourse Charles Foix est l’entreprise Courseur, qui déploie une application du même nom, un service de courses entre particuliers. Ce service collaboratif veut prendre le relais des services de livraison à domicile que les magasins n’assurent que dans un court rayon autour des lieux de vente et ainsi venir en aide aux personnes en perte d’autonomie, incapables de subvenir à leurs besoins par leurs propres moyens.

    Fonctionnement de l’application

    Plus concrètement, l’application, disponible et téléchargeable sur smartphone, permet de :

    • se faire livrer : il est possible de choisir un créneau de livraison et des produits des magasins partenaires de Courseur avant de payer en ligne ces produits et le livreur ;
    • devenir livreur : le livreur peut indiquer sur l’application un créneau de courses. Les listes de courses de particuliers voisins du livreur utilisant Courseur lui sont alors envoyées via l’application. Un livreur reçoit un dédommagement de 2,5 euros par course et une contrepartie de 10% des courses réalisées.

    Perspectives

    L’entreprise souhaite étendre ses partenariats avec des magasins autres que Leaderprice, partenaire actuel de Courseur.

    2ème et 3ème places

    2ème lauréat de la Bourse Charles Foix : Neuràdom

    La deuxième place a été décernée à Neuràdom, qui propose AutonHome, un service innovant de rééducation complexe et de remise en condition physique à domicile destiné aux personnes atteintes d’un handicap transitoire : par ce service de télé-rééducation, Neuràdom se donne pour objectif de démocratiser la rééducation.

    Neuràdom s’adresse en particulier :

    • aux personnes victimes d’AVC présentant des séquelles telles que la paralysie, afin de faciliter leur rééducation ;
    • aux patients atteints par la maladie de Parkinson, pour favoriser le contrôle des mouvements ;
    • aux personnes souffrant de maladie d’Alzheimer afin de ralentir la progression de la pathologie et l’apparition de complications cognitives, motrices ou perceptives ;
    • aux personnes présentant des syndromes post-chutes pour améliorer leur autonomie, leurs facultés déambulatoires, et lutter contre les facteurs de rechute.

    Cette solution prend la forme d’un logiciel de vision 3D personnalisable, commandé par ordinateur et connecté au praticien, fondé sur les protocoles médicaux qui définissent les prises en charge dans les centres de soins.

    3ème lauréat de la Bourse Charles Foix : 2 Min Ensemble !

    Le jury a décerné la troisième place à l’entreprise 2 Min Ensemble, qui propose un jeu de société conçu pour favoriser les interactions entre les générations.

    Il comprend 52 cartes (associées à des souvenirs, des expériences, etc.), et ses règles sont censées aider les jeunes ou les anciens à rendre plus intelligibles aux oreilles de l’autre des éléments de leur vie passée ou présente.

    La récompense

    La récompense est d’abord financière :

    • 10 000 euros sont accordés au 3ème lauréat.
    • 15 000 euros sont accordés au 2ème lauréat.
    • 20 000 euros sont accordés au 1er lauréat.

    Il est également accordé aux lauréats :

    • une adhésion gratuite à Silver Valley pendant deux ans ;
    • un accès à 6 mois d’hébergement gratuits au sein de la plateforme Silver Innov.
  • Les hôpitaux français, théâtres de transformations majeures – Conférence Grant Thornton & Cerner 1/2

    Les entreprises Grant Thornton et Cerner organisaient conjointement le 14 juin 2018 une conférence intitulée « Les systèmes d’information dans le domaine de la santé : réussir son virage stratégique ». 

    Catherine Greindre, Directrice général des Hospices civils de Lyon et Présidente de la Commission Innovations Technologiques et Organisationnelles au sein de la conférence des DG de CHU a ouvert cette journée de conférence en évoquant les principaux questionnements et défis se présentant actuellement aux directeurs généraux d’hôpitaux français. 

    Jean François Lefebvre, Directeur général du CHU de Limoges et Président de la Commission des Systèmes d’information et E-santé au sein de la conférence des DG de CHU lui a succédé, évoquant les cinq enjeux actuels du monde hospitalier français.

    Catherine Geindre : DG de CHU – Hôpitaux civils de Lyon, Présidente de la Commission Innovations Technologiques et Organisationnelles au sein de la conférence des DG de CHU.

    Lors de son intervention, Catherine Geindre a souhaité rendre compte des questionnements que se posent actuellement les directeurs généraux d’établissements hospitaliers français.

    Catherine Geindre rappelle que les hôpitaux sont aujourd’hui le théâtre de « transformations majeures ». Les innovations technologiques ont un impact immédiat et tangible sur l’organisation des établissements hospitaliers, sur la prise en charge des patients, et sur l’offre de soins.

    Ces transformations s’accompagnent d’évolutions sociétales : les patients sont de plus en plus connectés et exigeants quant à la qualité des soins et de leur prise en charge. Les directeurs d’hôpitaux doivent répondre aux nouvelles revendications et aspirations des jeunes professionnels de santé. Le contexte actuel est également marqué par des évolutions organisationnelles avec les groupements hospitaliers de territoire (GHT), et la transformation de la répartition de l’offre de soins. « La réponse aux besoins de santé doit dès lors être plus globale, transversale, décloisonnée, populationnelle ».

     Catherine Geindre relève par ailleurs les évolutions suivantes :

    • la raréfaction de l’expertise médicale ;
    • la réduction du temps des séjours hospitaliers qui nécessite de prolonger la prise en charge des patients dans leur domicile
    • l’autonomisation des patients, qui deviennent des acteurs de leur prise en charge.

    Les technologies et les systèmes d’information sont des leviers et des catalyseurs de transformations du système de santé, selon la directrice des hôpitaux civils de Lyon. Les systèmes d’informations doivent être plus communicants qu’ils ne le sont aujourd’hui, davantage sécurisés, performants, et intelligents.

    L’hôpital public doit par ailleurs s’ouvrir aux enjeux de l’intelligence artificielle. La création récente du health data hub s’inscrit dans cette dynamique. Il doit être en capacité d’intégrer les objets connectés et les enjeux de la médecine personnalisée. Enfin, dans un contexte économiquement contraint, les choix d’investissements sont majeurs et la marge d’erreurs des décideurs publics est très restreinte.

    Jean-François Lefebvre, Directeur général du CHU de Limoges, Président de la Commission des Systèmes d’information et E-santé au sein de la conférence des DG de CHU

    Les hôpitaux sont de plus en plus mobilisés dans les groupements hospitaliers de territoire. D’après Jean-François Lefebvre, les hôpitaux sont des accélérateurs de changement. En confiant la convergence des systèmes d’information hospitaliers à un établissement support la loi est également un élément clé de transformation des établissements hospitaliers. Le Programme « Hôpital numérique » est au même titre un accélérateur de changements, car il participe de l’évaluation de la performance de ces systèmes.

    Mise en garde contre le développement incontrôlé des technologies numériques

    J-F. Lefebvre met les auditeurs en garde contre le développement « débridé » du numérique, des objets connectés, dont on ignore encore tous les développements et usages possibles. Ils soulèvent des questions éthiques et juridiques, dont certaines n’ont pas encore été traitées par les chercheurs et acteurs concernées. 

    Le Directeur général du CHU de Limoges revient ensuite sur cinq enjeux actuels : 

    • 1.L’informatisation des flux et des parcours : les systèmes d’information doivent embrasser une logique de parcours et gérer les flux entre les différents professionnels de santé. Les nouveaux outils numériques sont d’ores et déjà exploitables et ont contribué à refonder la structuration des parcours.
      • La stratégie nationale de santé affiche un objectif d’évaluation, de mesure et de valorisation des établissements et professionnels de santé, qui implique de recueillir les informations et de les rapprocher à des fins d’analyse et de comparaison. Il convient par ailleurs de mieux penser et organiser l’amont et l’aval de la prise en charge des patients à l’hôpital, en utilisant notamment les données de santé du patient.
      • téléexpertise et télémédecine : leur degrés d’opérationalité est désormais important. Elles facilitent l’accès aux soins dans des territoires faiblement pourvus en médecins. Pour faire de la télémédecine un facteur d’accès à des soins de qualité, il doit bénéficier de l’accompagnement de l’Etat, souligne J-F Lefebvre.  
    • 2.Décalage entre les objectifs de convergence des systèmes d’information et la réalité des pratiques : il existe un consensus aujourd’hui sur les modalités logistiques à mettre en œuvre, tels que les entrepôts et les plateformes de partage de données.
      • Une question demeure : quelle répartition des rôles entre les Agences régionales de santé et les établissements hospitaliers ? Jean-François Lefebvre propose de laisser à l’Etat le soin d’organiser la coordination entre établissements de santé et aux GHT, la tâche d’assurer la convergence interne des systèmes d’information.
      • Mr Lefebvre identifie des résistances et des freins persistants « qu’il conviendrait de lever ». Les établissements auront besoins de 12 à 18 mois de travail supplémentaires pour atteindre l’étape intermédiaire de la convergence. « Il faut accélérer nos démarches », rappelle l’orateur, cette accélération étant portée par la demande médicale, et offrir aux médecins un accès facile aux données.
      • Pour les organisateurs des soins, l‘harmonisation des systèmes d’information est essentielle : harmonisation des protocoles, des pratiques médicales, et méthodes de travail seront facteur de qualité et d’amélioration des pratiques.
    • 3.Sécurité : l’ouverture des système d’information place l’enjeu de la sécurité au cœur des préoccupations des directeurs généraux de CHU : J-F Lefebvre constate qu’une culture sur la sécurité des systèmes d’information hospitaliers s’est développée au cours des dernières années.
    • 4.l’intelligence artificielle ouvre des perspectives intéressantes : l’annonce récente de la ministre s’inscrit dans ce sens, la création d’un health data hub est « un chantier vital ». L’IA en imagerie médicale est un enjeux majeur dans un contexte de raréfaction des radiologues.
      • S’agissant des CHU, ils doivent être promoteurs de l’IA en matière d’organisation des soins notamment : Mr. Lefebvre propose de mobiliser les CHU sur la question de l’IA. 
    •  5.facteurs humains : les DSI hospitaliers doivent avoir conscience des enjeux humains des évolutions technologiques, et s’impliquer dans des projets aux cotés des médecins, data scientists, etc. Enfin, des métiers émergent pour assurer la liaison entre les différents acteurs de l’hôpital : il convient à ce titre de mettre en œuvre une nouvelle politique de ressources humaines.

  • India: hospitals invest in AI to better deal with large volumes of patients (IDC report)

    The latest IDC Health Insights report, entitled « PeerScape: Healthcare Practices to Adopt AI in India », published in early June 2018, describes the best practices for artificial intelligence (AI) by hospitals in India.

    The authors of the study believe that the healthcare market, including hospitals, life sciences, medical devices and health insurance companies, is the main driver of AI technology in the region.

    AI-enabled decision support to deal with large volumes of patients

    The hospitals in India treat a number of patients that is incomparable to any other region in the world. This overload is largely due to a serious shortage of primary care physicians, an overcrowded specialty health sector, and doctor consulting time less than two minutes .

    « AI-enabled clinical validation and decision support systems to identify care pathways, facilitate a massive volume of diagnoses, and bolster long-term disease management through patient-centric solutions, will become the key tenets to adding value to patients of the future, »said Anamika Suresh, market analyst for public sector at IDC Asia Pacific (source: Enterpriseinnovation.net).

    AI: Indian health industry expected to make significant progress by 2023

    The bulk of Artificial Intelligence investments reviewed by IDC in 2018 « centered around weaving patient experiences, augmenting clinical and service efficacy, and overall improving operational synergies across an ever-expanding care continuum, » said Gerald Wang, head of public sector, IDC Asia-Pacific. « However, each of them had one common objective: enabling AI for a high volume of patients because of the country’s large population. »

    « Driven primarily by large private hospitals, the Indian health market is expected to make strong and steady strides in the implementation, use, and popularization of AI in the next five years, » he also said.

    Hospitals to invest on deep learning algorithms within two to three years

    According to Mr Wang, hospitals will have passed the stage of experimentation with simple automation over the next two to three years and will begin to invest on deep learning algorithms « that makes sense and generates actionable insight out of the (…) unstructured data sets, from personal and hospital health information management systems. »

  • Contre la dépression, l’Europe explore la combinaison d’outils numériques et de thérapies classiques

    Dans le cadre du programme européen E-COMPARED, des chercheurs ont développé, pour les adultes souffrant de dépression majeure, un protocole de thérapie cognitivo-comportementale mixte comportant à la fois des séances sur Internet et des séances en face-à-face.

    D’après les résultats de cette étude menée à l’échelle européenne, cette approche thérapeutique mixte pourrait montrer une efficacité supérieure à celle des prises en charge habituelles. En effet, « des patients ont montré une diminution significative de leurs symptômes par rapport aux groupes témoins bénéficiant de la prise en charge classique en cours dans leur pays », a annoncé Santé Mentale.

    Pour préciser ces premiers résultats, des analyses complémentaires (réalisées en sous-groupes, par pays et par groupes de comparateurs similaires) sont en cours.

    Constats de départ

    D’après les estimations récentes figurant sur le site web du projet E-COMPARED, plus de 30 millions d’adultes européens souffriraient de dépression majeure. Une grande partie de ces dépressions ne seraient pas diagnostiquées ou ne seraient pas prises en charge de façon adéquate, l’accès à des thérapies adaptées et à un suivi régulier demeurant limité pour beaucoup de patients.

    Face à ces constats, pour faciliter l’accès aux soins et améliorer l’efficacité des thérapies existantes, les chercheurs du projet européen E-COMPARED ont tenté d’élaborer des outils numériques facilement accessibles en ligne, et de coupler ces outils connectés à des séances classiques (en face-à-face) de thérapie cognitivo-comportementale (TCC).

    Matériels et méthodes

    Population recrutée pour l’étude

    Plus de 800 patients ont été recrutés pour l’étude.

    Cesux-ci étaient par ailleurs issus d’une dizaine de pays de l’UE (Belgique, Suisse, Allemagne, Danemark, Espagne, France, Irlande, Portugal, Pologne, Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas), les Pays-Bas étant en charge de la coordination de l’étude.

    Dispositifs thérapeutiques mis à disposition des patients

    Les patients recrutés, munis de leur ordinateur ou smartphone personnel, ont eu accès à une plateforme en ligne sécurisée via laquelle ils leur était possible de participer à des exercices interactifs, de regarder des vidéos, etc. Ces derniers étaient conçus pour aider les patients dépressifs à faire face à cette pathologie chronique en :

    • les informant sur la dépression et ses effets ;
    • leur permettant, par ces informations, de mieux évaluer leur propre santé, de surveiller quotidiennement leurs symptômes ;
    • les incitant à se fixer des objectifs.

    Les outils en ligne étaient combinés à des séances classiques de thérapie cognitivo-comportementale, menées en face à face par des thérapeutes.

    Autres modalités pratiques de l’étude

    L’étude a duré 3 ans et 6 mois, pour un coût total de 7 743 088 euros, l’Union Européenne ayant contribué financièrement à l’étude à la hauteur de 5 827 000 euros.

    Résultats

    Efficacité de ce dispositif

    Dans le cadre de cette étude, la combinaison de cette plateforme accessible en ligne 24h/24 et des séances classiques régulièrement menées par des thérapeutes a montré une meilleure efficacité que la thérapie cognitivo-comportementale standard seule : les patients traités selon le protocole d’E-COMPARED ont montré une diminution significativement plus importante de leurs symptômes dépressifs par rapport aux patients des groupes témoins, traités uniquement par des séances classiques de TCC.

    Accueil par les patients

    Les participants à l’étude ont bien accueilli les dispositifs connectés qui étaient mis à leur disposition. Les patients ont déclaré apprécier particulièrement :

    • la simplicité de l’interface proposée, facile d’utilisation ;
    • la possibilité d’avoir accès instantanément et de façon continue à des exercices et conseils aidant à surveiller et contrôler leurs symptômes.

    Les patients ont, en outre, noté l’importance des séances en face-à-face avec les thérapeutes.

    Accueil par les thérapeutes

    L’accueil par les thérapeutes a également été positif.

    Selon eux, les technologies proposées :

    • représentent un moyen efficace de suivi (des symptômes et de la conséquence des symptômes dans la vie quotidienne) des patients ;
    • permettent d’augmenter l’efficience des traitements ;
    • pourraient aider à alléger leur charge de travail.

    Accueil par les systèmes de sécurité sociale

    « Cette TCC mixte n’est pas moins coûteuse qu’une thérapie standard, mais l’étude suggère une efficience augmentée par rapport à une TCC classique », a expliqué le Pr Heleen Riper, coordinatrice du projet et à la Vrije Universiteit d’Amsterdam. C’est par cette efficience augmentée que cette approche permettrait de diminuer le coût des soins, en libérant des ressources telles que du temps pour les thérapeutes, etc.

    Perspectives de recherche

    Les données générées par ces outils connectés pourraient permettre aux chercheurs :

    • d’améliorer et de personnaliser les protocoles de prise en charge de la dépression ;
    • de déterminer les groupes de patients pour lesquels cette approche mixte est particulièrement efficace.
  • Dessintey installe IVS3, dispositif qui leurre le cerveau pour le rééduquer, dans 6 établissements

    Dans un communiqué diffusé le 13 juin 2018, la start-up Dessintey annonce que son dispositif IVS3 (Intensive visual simulation) va équiper dès le mois de juin 2018 des centres de rééducation en Ile-de-France ainsi qu’à Bordeaux, Lyon, Angers, Saint-Nazaire et Saint-Etienne.

    L’IVS3 s’adresse à des patients atteints d’AVC, de douleurs chroniques ou consécutives à une amputation. Ce dispositif innovant permet, grâce à un logiciel, une caméra et un système d’écrans, d’utiliser la thérapie miroir, qui stimule la plasticité cérébrale et permet aux patients une meilleure récupération.

    Un générateur d’illusions visuelles

    L’IVS3 –  le fruit de 15 années de recherche clinique du Professeur Giraux, chef de service Rééducation Adultes au CHU de Saint-Etienne – est né d’un constat : lors de son séjour en centre de rééducation, un patient ne consacre que 10% de son temps à la pratique d’exercices.

    Grâce à un logiciel, une caméra et un système d’écrans, l’IVS3 va générer des illusions visuelles : il remplace l’image du membre malade par une l’image créée à partir du membre valide. Ainsi, lors du travail de rééducation, le patient a l‘impression que son membre malade peut bouger comme s’il était sain, ce qui permet une reconstruction de ses circuits moteurs et sensoriels. L’illusion générée stimule sa plasticité cérébrale.

    Un outil au service d’une rééducation plus intensive

    L’IVS3 s’adresse aux victimes d’accident vasculaire cérébral, de douleurs chroniques (syndrome douloureux régional complexe (SDRC)/algodystrophie) ou de douleurs consécutives à une amputation. Il permet un travail intense, varié et personnalisé, avec un démarrage plus précoce de la rééducation et une augmentation quantitative et qualitative des exercices effectués.

    Le patient peut travailler en autonomie plusieurs fois par jour. L’efficacité de sa rééducation est optimisée sans générer plus de fatigue.

    Une double innovation : la technologie et l’usage

    La conception d’IVS3 a nécessité la collaboration de développeurs logiciels et de bureaux d’études spécialistes d’ergonomie, de design, de mécanique et d’optique. Le cœur de l’IVS3 est un assistant augmenté, basé sur un algorithme intelligent. A partir d’une évaluation réalisée par le thérapeute, le logiciel analyse et reconnaît les mouvements les plus adaptés aux déficiences du patient. Il propose des séances et les personnalise en s’appuyant sur plus de 400 exercices spécifiquement conçus ; enfin, il permet la traçabilité des séances et le suivi des progrès du malade.

    La thérapie miroir a a été inscrite, en 2012, dans les recommandations de la Haute Autorité de Santé. Plus d’infos sur : www.therapiemiroir.com

  • Vivalto Santé lance une appli d’aide à la préparation de l’hospitalisation et au suivi des patients

    Vivalto Santé a annoncé, dans un communiqué daté du 31 mai 2018, le lancement d’une application de préparation et de suivi de l’hospitalisation destinée aux patients : Vivalto Santé mobile.

    Après la commercialisation de son serious game ChimioOrale en 2016, le groupe veut, par cette nouvelle application, poursuivre le déploiement de ses projets de digitalisation. Vivalto Santé rejoint ainsi dans ce domaine d’autres entreprises, qui ont également récemment choisi de développer des outils numériques d’accompagnement de l’hospitalisation, notamment Ramsay Générale de Santé (qui avait lancé, il y a un an, Ramsay services, plateforme numérique de services pour les patients et accompagnants des personnes hospitalisées) ou la start-up Satelia (qui déploie à Bordeaux une plateforme de télésuivi en chirurgie ambulatoire).

    Fonctionnalités de l’application Vivalto Santé Mobile

    Pour aider les patients à préparer leur hospitalisation, les suivre au cours de cette hospitalisation puis lors du retour à leur domicile, l’application propose :

    • d’« accéder à l’annuaire de tous les praticiens d’un établissement », de prendre rendez-vous en ligne avec ces professionnels recensés dans l’application et de suivre son « agenda synchronisé des rendez-vous de consultations » ;
    • de procéder à « son admission administrative complète en ligne » en prenant en photo les documents requis (justificatif d’identité, carte vitale) ;
    • de « préparer son séjour depuis son domicile » : par cette fonctionnalité, le patient peut s’assurer de la réception et de la complétude de son dossier, et éventuellement sélectionner certains services d’hôtellerie pour son hospitalisation (réservation d’une chambre individuelle, accès à la télévision, commande de repas supplémentaires pour les accompagnants, etc.) ;
    • de « garantir le suivi du parcours de soins », via plusieurs fonctionnalités d’Ambulis (Rhadius) (« recommandations et services liés à l’intervention ou l’hospitalisation en amont ou en aval du séjour ») que Vivalto Santé a intégrées à son application ;
    • de « régler le solde du séjour » par un paiement à distance.

    Modalités de fonctionnement de cet outil

    Supports de fonctionnement

    L’application est téléchargeable gratuitement. D’après le communiqué de Vivalto santé, elle fonctionne sur PC, Mac, smartphones et tablettes.

    Un réseau de partenariats formés entre Vivalto Santé et 26 établissements de santé (notamment en régions Bretagne, Normandie, Ile-de-France, Nouvelle Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, soit 1 700 praticiens ou 3 800 lits, places et postes) alimente par ailleurs l’application.

    Interaction avec l’outil

    Outre l’affichage d’un agenda digital et la possibilité de payer en ligne, l’application permet :

    • d’échanger des informations par SMS avec les établissements ou les praticiens ;
    • de répondre à des questionnaires ;
    • de prendre des photos, tant pour réaliser son administration en ligne que pour enrichir le dossier médical du patient, ces photos pouvant « générer ou non des alertes auprès des équipes soignantes pour assurer un […] suivi du patient » ;
    • prendre des constantes, dans le cadre du suivi du patient.

    Le groupe Vivalto santé affirme par ailleurs que cette application est sécurisée.

  • Création d’un écosystème national en IA par le Conseil professionnel de la radiologie française

    L’intelligence artificielle a été au cœur des échanges des radiologues début juin 2018 : la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) a organisé, le 2 juin 2018 à Lyon, un séminaire sur l’IA et la radiologie puis, le 5 juin 2018, lors des 2es Mardis de l’imagerie sur le thème « L’IA : rêve ou cauchemar du radiologue ? », les radiologues invités par la Société française de radiologie (SFR) ont souhaité communiquer leur volonté d’utiliser l’IA dans leur pratique quotidienne. 

    A cette occasion, Dr Jean-Philippe Masson, Président de la FNMR, a annoncé la création, par l’ensemble des composantes du Conseil professionnel de la radiologie française (G4), d’un projet d’écosystème en Intelligence Artificielle dédié à l’imagerie médicale. Il s’agira d’utiliser les données images et les interprétations de quelques 500 millions de dossiers traités par la radiologie française dans son ensemble, afin de faire progresser la santé des patients.

    Ce système sera indépendant, notamment des GAFAM et des BATX Chinois.

    Le contenu de ce projet ambitieux n’est pas arrêté, à commencer par son financement.

    L’IA ne remplacera pas l’expertise professionnelle

    Au cours des rencontres, le Pr Laure Fournier de Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP) a expliqué l’intérêt de l’IA pour les radiologues :  « ‘L’IA, qui interviendra tant dans la détection, la classification et dans le compte-rendu d’une pathologie révélée par un examen d’imagerie, sera à l’origine d’une transformation des pratiques des radiologues. Les outils de Deep Learning proposeront, très bientôt, des algorithmes d’interprétation et des algorithmes de décision. » Le Dr Marc Sinz du Groupe hospitalier Paris Saint Joseph a pris le soin de souligner le rôle que gardera le radiologue dans l’assurance de la pertinence des examens et de la technique utilisée pour explorer une pathologie donnée. « L’IA permettra au radiologue de revenir à la clinique et de reprendre contact avec le patient, avec lequel il était moins proche depuis quelques années, accaparé par le développement des outils technologiques dont il fait usage au quotidien ».

    L’expérience du radiologue restera primordiale dans l’utilisation de l’IA, puisqu’il validera, en dernier ressort, l’analyse de la machine, de nombreux faux positifs pouvant se faire jour et pouvant provoquer des interprétations non cohérentes pour un junior par exemple. Sur ce point, le Pr Anne Cotten du CHRU de Lille a tenu à signaler diverses actions qui seront mises en place lors des Journées Francophones de Radiologie (JFR), programmées du 12 au 15 octobre 2018 au Palais des Congrès de Paris, comme l’espace forum IA, des échanges entre radiologues, industriels ou start-ups sur ce thème, ainsi que le challenge IA, durant lequel des sociétés d’organes proposeront des cas cliniques avec plusieurs modalités d’imagerie.

  • Une plateforme informatisée de régulation des sorties de patients mise en place au CHRU de Nancy

    Le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Nancy a annoncé, dans un communiqué daté du 23 mai 2018, la mise en place d’une plateforme informatisée de régulation des transports des patients en sortie d’hospitalisation.

    Environ 400 transporteurs (transporteurs sanitaires et taxis) ont déjà adhéré à la plateforme, opérationnelle au CHRU depuis le 25 avril 2018.

    Contexte : pourquoi recourir à une plateforme de régulation des sorties ?

    Pour chaque patient en sortie d’hospitalisation se pose la question des modalités du retour à son domicile : peut-il y retourner par ses propres moyens ? Son état de santé justifie-t-il le recours à un transport approprié (ambulance, VSL, taxi, etc.) ?

    Dans le dernier cas, le recours à un moyen de transport approprié peut s’avérer complexe pour les professionnels de la santé. « Le personnel hospitalier était obligé de passer des coups de téléphone pour faire ce travail, ce qui pouvait prendre jusqu’à 45 minutes par patient » explique dans le communiqué Yves Rundstadler, directeur des services logistiques et biomédicaux du CHRU de Nancy, d’où une centaine de patients sortent d’hospitalisation chaque jour. « Désormais un logiciel permet de gagner du temps, de planifier le transport en amont de la sortie [du patient], […] dont les besoins spécifiques [peuvent être] précisés aux transporteurs via la plate-forme », ajoute-t-il.

    Fonctionnement et mise en oeuvre de l’outil

    La plateforme, en pratique

    Le CHRU utilise comme plateforme le module de régulation des transports (module d’une valeur de 74000 euros) du logiciel PTAH, édité par la société GéoSoft Aquitaine.

    D’après GéoSoft Aquitaine, ce module a pour but d’aider à la gestion des transports externes et au sein de l’hôpital en orientant les transports sanitaires et le brancardage vers les services concernés, en temps réel, en permettant une vue d’ensemble des ressources actives, occupées ou disponibles, des contrôles, des aides à l’affectation, les trajets des agents optimisés, des remontées d’alarmes, etc. 

    Plus concrètement, lorsqu’une infirmière crée une demande de sortie, le transporteur (choisi par le patient ou, si le patient n’a pas émis de choix particulier, un transporteur proche de son domicile) reçoit une demande de prise en charge. Cette demande lui est transmise par SMS ou serveur vocal. Le transporteur dispose de 15 minutes pour accepter cette demande, sinon automatiquement transférée à un autre transporteur.

    Une charte pour encadrer la mise en oeuvre de la plateforme

    La mise en place de la plateforme s’appuie sur une charte, signée en décembre 2017 par l’ARS Grand Est, la CPAM de Meurthe-et-Moselle, le CHRU de Nancy et les transporteurs sanitaires et taxis du département (environ 400 entreprises de transport ont à l’heure actuelle adhéré à la charte), représentés par leurs syndicats et fédérations.

    Cette charte définit :

    • les modalités de fonctionnement de la plateforme ;
    • le tour de rôle entre les transporteurs, pensé de manière à répartir équitablement les courses entre les transporteurs dans l’hypothèse où le patient n’aurait pas choisi de prestataire.

    Objectifs de l’utilisation de la plateforme

    Améliorer la prise en charge des patients à leur sortie

    « Cet outil vise à améliorer la qualité du service rendu au patient en facilitant l’organisation de son transport de sortie » est-il déclaré dans le communiqué. Le CHRU, par l’intermédiaire de cette plateforme, souhaite en particulier :

    • réduire le risque d’indisponibilité des transporteurs ;
    • réduire les délais d’attente des patients ;
    • faciliter la communication entre les services hospitaliers d’une part et les transporteurs sanitaires et taxis d’autre part, c’est-à-dire faciliter la recherche d’un transporteur par les équipes hospitalières en évitant l’utilisation du téléphone ;
    • adapter au mieux le transport aux besoins des patients.

    Économiser les ressources

    Le CHRU de Nancy croit par ailleurs que la mise en place de la plateforme (subventionnée à hauteur de 84 000 € par l’ARS) pourra permettre – par la facilitation de l’organisation des transports partagés – d’économiser les ressources de la Sécurité sociale.

    « Cette démarche est une mesure phare du Contrat d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins, signé entre l’ARS, l’Assurance Maladie et le CHRU, qui a pour objectif de limiter les dépenses de transports prescrits par l’établissement à la charge de l’Assurance Maladie » explique le CHRU.

    En effet, à une échelle nationale,  les frais de transports de patients représentent, d’après un dossier de presse de l’Assurance Maladie intitulé « Maîtrise des dépenses d’Assurance Maladie : le transport des patients », des dépenses importantes (5,2 % de l’Ondam soins de ville et 2,4 % de l’Ondam total) et qui augmentent significativement : en 10 ans, ce poste de dépenses est passé de 2,3 milliards d’euros (2003) à plus de 4 milliards d’euros (2014). En 2015, il a connu une hausse de 3,7 %, augmentation des dépenses pouvant s’explique notamment par le recours de plus en plus systématique à des transports coûteux (ambulances et taxis).