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  • Orkyn déploie son offre de télésuivi de l’insuffisance respiratoire chronique

    L’entreprise Orkyn a conçu un dispositif médical de télésuivi de l’insuffisance respiratoire chronique. Elle annonce dans un communiqué du 14 mars 2018 la création d’une cellule experte d’infirmiers pour analyser les données des patients, gérer les alertes et suivre l’efficacité du traitement en temps réel.
    Orkyn entend ainsi renforcer l’accompagnement du patient dès l’initiation du traitement, améliorer son traitement et sa qualité de vie.

    Un algorithme d’alertes spécifique à la ventilation a été élaboré en partenariat avec des pneumologues pour identifier les problèmes liés au traitement (alertes techniques, d’observance ou lié à un événement médical). S’ils constatent un élément anormal, les experts d’Orkyn contactent immédiatement le patient pour le lui signaler et envisager d’éventuelles modifications à apporter dans l’usage de son dispositif. Le télésuivi se traduit ainsi par un accompagnement du patient, mais vise également à éviter les infections pulmonaires et les hospitalisations.

    Orkyn est, selon le communiqué, le seul acteur à proposer cette solution. En mai 2018, l’entreprise devient le premier prestataire de santé à domicile à s’inscrire dans l’expérimentation lancée par l’Assurance Maladie pour analyser l’impact de la télémédecine dans la prise en charge des patients atteints d’insuffisance respiratoire.

  • Inde : l’hôpital GCSMC adopte la solution d’eClinicalWorks pour rationaliser le suivi des patients

    Le 1er mai 2018, le Gujarat Cancer Society Medical College (GCSMC), un collège médical multi-spécialisé en Inde, a annoncé qu’il allait adopter la solution HMIS de la société américaine eClinicalWorks pour son hôpital (environ 1 000 lits).

    Le GCSMC utilisera la technologie dédiée aux patients hospitalisés et ambulatoires d’eClinicalWorks pour créer un dossier médical unifié pour ses patients.

    Un suivi des patients numérisé et automatique

    Le GCSMC et eClinicalWorks collaboreront pour rationaliser et automatiser le suivi des patients afin de construire un modèle de traitement plus efficace.

    Le GCSMC tirera parti de la solution HMIS d’eClinicalWorks, qui comprend un tableau de bord centré sur le patient : il présente tous les détails cliniques du service des urgences, de la salle d’opération, de l’unité de soins intensifs et des unités d’hospitalisation.

    Une organisation plus fluide des différents services

    Pour mieux servir ses patients, le GCSMC va utiliser les fonctionnalités d’eClinicalWorks disponibles, y compris un service central stérile (CSSD) intégré afin de garantir un flux continu du matériel chirurgical réutilisable, un niveau d’approbation multiple dynamique qui permettra d’obtenir une plus grande responsabilisation des utilisateurs ainsi que des capacités analytiques améliorées.

    La solution eClinicalWorks couvre également les services pharmaceutiques, de radiologie et des laboratoires.

    GCSMC et eClinicalWorks : vers une collaboration sur le long terme

    « Le GCSMC a été fondé pour offrir une éducation médicale et créer un flux continu de professionnels médicaux qualifiés pour fournir des diagnostics ainsi que des soins thérapeutiques et préventifs aux patients à un coût abordable », a déclaré Neha Lal, directrice générale principale des opérations et des ressources humaines au GCS Medical College, Hospital and Research Centre (source : Eclinicalworks.com).

    « Le GCSMC avait besoin d’une technologie HMIS qui puisse répondre à nos besoins et nous permettre de fournir le niveau de soins auquel nos patients s’attendent, a-t-elle ajouté. Après avoir travaillé avec trois solutions HMIS, eClinicalWorks a été sélectionné en raison de son expérience et de son engagement à améliorer les soins. Nous pensions également que l’entreprise serait un partenaire idéal pour le long terme. »

  • India: GCSMC Hospital Adopts eClinicalWorks Solution to Streamline Patient Monitoring

    On May 1, 2018, Gujarat Cancer Society Medical College (GCSMC), a multi-specialty medical college in India, announced that it was transitioning to the eClinicalWorks (US) HMIS solution for its hospital (about 1,000 beds).

    GCSMC will use the eClinicalWorks’ inpatient and outpatient technology to create a unified medical record for its patients.

    Digitized and automate processes

    GCSMC and eClinicalWorks will work together to streamline and automate processes for a more effective patient treatment model.

    GCSMC will leverage the eClinicalWorks HMIS solution, which includes a patient dashboard showing all clinical details for the emergency department, operating room, ICU, and inpatient units.

    A more fluid organization of services

    To better serve its patients, GCSMC will utilize available eClinicalWorks features, including an integrated CSSD for a seamless flow of reusable surgical materials, dynamic multiple approval level for increased user accountability, and enhanced analytical capabilities through multiple dynamic reports.

    The eClinicalWorks solution also covers pharmacy, radiology, labs, and the ability to manage care by census lists.

    GCSMC and eClinicalWorks: towards a long-term collaboration

    « GCSMC was founded to offer medical education and create a continuous stream of trained medical professionals to provide diagnostic, therapeutic and preventive healthcare to the patients at an affordable cost, » said Neha Lal, senior general manager and operations & HR of GCS Medical College, Hospital & Research Centre (source: Eclinicalworks.com).

    « GCSMC needed a HMIS technology that could meet our needs and allow us to provide the level of care our patients have come to expect, » she added. « After working with three HMIS solutions, eClinicalWorks was selected because of its experience and commitment towards improving healthcare. We also felt the company would be an ideal partner for the long term. »

  • Des chercheurs préconisent de systématiser les évaluations d’applications destinées aux diabétiques

    Une étude américaine publiée le 8 mai 2018 remet en cause l’efficacité des applications mobiles destinées aux patients diabétiques. Ses auteurs mettent en garde contre les dangers éventuels liés à leur usage et en appellent à la systématisation des études scientifiques les concernant.

    L’étude a analysé plus de 100 applications mobiles

    Objectifs : Publiée dans le Journal of General Internal Medicine le 8 mai 2018, l’étude cherche à évaluer l’efficacité des applications de suivi des patients diabétiques.

    Méthodologie : financée par l’Agency on Healthcare Research and Quality (AHRQ), l’étude a évalué plus d’une centaine d’applications mobiles utilisées par les patients diabétiques pour le traitement de leur pathologie. L’étude a été réalisée par une équipe de chercheurs basée à Portland, Oregon (USA).

    Résultats : nombre d’applications s’avèrent faiblement efficaces, voire potentiellement dangereuses

    • Peu d’applications jugées fiables : seules 11 applications ont été évaluées par la recherche scientifique et seules 5 d’entre elles ont été jugées efficaces, c’est-à-dire de nature à améliorer le suivi et l’observance des patients diabétiques et à abaisser leur taux d’hémoglobine glyquée.
    • Applications peu fiables : les auteurs de l’étude regrettent que si peu d’applications mobiles aient fait l’objet d’évaluations scientifiques. Elles sont ainsi peu plébiscitées par les médecins, car ils ignorent si elles sont efficaces ou non. 
    • Dangers liés à l’usage des applications : par ailleurs, les applications non évaluées peuvent induire leurs utilisateurs en erreur et conduire à de « sérieux problèmes de santé » voire à des risques mortels. Les auteurs en appellent donc à la systématisation de l’évaluation des applications de suivi des patients diabétiques.

    L’étude est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de l’Agency on Healthcare research (AHRQ).

  • Data : les serious games pour la prise en charge du diabète

    Après s’être développés dans le secteur du marketing, de la gestion ou de la culture, les champs d’application des serious games se sont étendus au secteur de la santé à la fois pour les patients, les médecins, les étudiants, les aidants, tant pour la prévention que la formation, le suivi de la prise en charge voire le traitement.

    Dans la rubrique Data du 16 mai 2018, H&TI répertorie 5 serious games disponibles en France pour les patients diabétiques (entreprises qui les développe, caractéristiques, public visé, prix pratiqués, etc.).

    Pour accéder à l’indicateur sur les serious games pour la prise en charge du diabète, suivre ce lien.

  • Essec Asia Workshop (2/2): Focus on Singapore’s and Japan’s EHR

    Various stakeholders from the healthcare industry gathered in Singapore on April 20 and 21, 2018 at a workshop held on the ESSEC Asia-Pacific campus on the theme: « Patient centered digital health & health care products industries: opportunities in Asia Pacific ».

    The second day was devoted to the EHR models deployed in Asia-Pacific and in particular to Singapore and Japan, two countries with different contexts. As Singapore is about to launch a unique EHR for all the country, Japan is considering options to establish a business model adapted to its health system particularities.

    Singapore:  a unique health platform for all the country

    The Singapore government is working with IHiS (Integrated Health Information System), a company that digitizes, connects, and analyses Singapore’s health ecosystem. « By next year, we will move to one EHR for all the country, » explained Mr Chua Chee Yong, Director, Planning Group, at IHiS and Head of IT Strategy and Planning at the MOH. « Joining the national electronic patient database will be mandatory from October 2018 for healthcare providers [in Singapore]. « 

    « Ministries play a key role » in the current digital transformation of the healthcare sector, Mr Yong added. This transition is enabled through seven programs, guiding IHiS and the government in their investment and focus on IT initiatives:

    • 1. Population profiling: a national program.

    The idea is to harness data analytics capabilities to link data across the healthcare sector.

    • 2. Population enablement.

    This program will provide consumers and caregivers with the knowledge, insights and ability to manage their own and their dependents’ health and healthcare finances.

    • 3. Prevention and continuity of care.

    The idea is to develop a set of common capabilities to allow Regional Health Systems to execute primary, secondary and tertiary prevention program and integrate various providers IT system in different settings to provide continuity of care to patients.

    • 4. Provider care and operations excellence.

    The purpose is to enable the primary and intermediate and long term care sector with basic IT for them to connect with public health institutions to share information about the patient.

    • 5. healthcare financial excellence.

    This program ensure patient healthcare affordability and improve visibility in costs and outcomes so as to drive better cost effectiveness in our sector.

    • 6. Policy & public health workbench.

    It aims to identify common information needs and develop common capabilities to collect, analyze those data to support policy formulation and public health management.

    • 7. IT foundation & resiliency.

    The goal is to develop common foundational IT capabilities to improve its scalability and resiliency.

    The idea is to « digitize » everybody to connect everybody  » with targeted strategies by care segments », Chua Chee Yong said. « For example, if you want to encourage people to walk through a mobile app and you target the whole family, by convincing the father, you will convince the mother (or vice versa) and then the children. »

    Enhanced collaboration between the public and the private sector

    The Singaporean government is increasingly working with digital health startups and institutions. « In some cases, the private sector is better able to meet consumers expectations than the public sector because they are more efficient. »

    It creates competition, Mr Yong said, which is why transparency is what industry players have to assure. « We need to think about how we collect, use and share data. That’s why we are creating a unique platform nationally [, to standardize practices]. »

    Singapore EHR’s model seems quite interesting but we have to notice that its success may be partly due to the small size of the country. The same model would probably be more difficult to scale in a bigger country.

    Japan is looking for a sustainable business model

    NDB: a national database on progress

    In Japan, many medical databases are available. One of the most important is the NDB, which collects more than 1.8 billion data per year and 27 million special health check data per year.

    Strengths of NDB data according to Prof. Hiroshi Nakamura (Keio Business School):

    • +/- 100% coverage;
    • tractable even if patients change hospital;
    • standardized data, ensuring ease of use.

    The main weakness of NDB data:

    • claim data: the name of the disease is not always available, as is precise timing (only monthly data records).

    Towards an open-data platform for well-being

    The government also plans to develop by 2020 PeOPLE , an open-data platform for well-being which identifies the bottleneck of the current health systems including the health service deliveries by integrating fragmented and isolated health data, enhancing key learning of effective health care systems.

    A lack of business model

    « The main challenge is the lack of business model, » Prof. Nakamura said. « How to finance maintenance costs? In general, Japan hospitals pay the PHR related costs, expecting to attract more patients and to reduce personal expenses under the national health insurance system, but the reality is that a [sustainable] business model of PHR needs to be developed. »

    From 2018, online medical examinations and prescriptions are progressively covered under the national health insurance system, but this is just the beginning. Alternatives have to be found to continue to develop digital technology within the Japan healthcare industry.

  • Workshop Essec Asie (1/2) : Quel business modèle adopter sur le marché de la digital health ?

    Différents acteurs de l’industrie de santé se sont rassemblés à Singapour le 20 et le 21 avril 2018 à l’occasion d’un workshop organisé au campus de l’Essec sur le thème : « Industries numériques des produits de santé et des soins centrées sur le patient : des opportunités en Asie-Pacifique ».

    Au fil des discussions auxquelles revenait régulièrement la question suivante : Comment développer un business modèle durable au sein du secteur de la santé numérique ? « La transformation digitale peut être fatale pour certaines entreprises mais elle peut aussi représenter une opportunité », a notamment insisté le Pr. Jan Ondrus, professeur associé à l’ESSEC Business School (Singapour).

    H&TI revient sur les points forts de son intervention.

    D’un business modèle horizontale à la plateforme numérique

    « Il ne s’agit pas simplement de créer une technologie mais de créer un business modèle », souligne le Pr. Ondrus, insistant sur le fait qu’il est important pour chaque entreprise de déployer une stratégie durable avant de lancer un nouveau produit sur le marché, aussi attrayant soit-il.

    L’arrivée du smartphone dans notre quotidien et la révolution digitale en général a eu impact considérable sur l’autonomisation des consommateurs, rappelle-t-il. Auparavant, les produits high tech n’étaient accessibles qu’aux entreprises, désormais, les nouvelles technologies sont aussi accessibles au grand public. En moins de dix ans, presque toute la population s’est mise à utiliser un smartphone.

    De plus en plus de menaces pèsent sur les entreprises avec le développement de l’high tech

    Les entreprises ont eu du mal à s’adapter à cette évolution rapide, et certaines éprouvent encore des difficultés aujourd’hui. Il y a eu une augmentation des menaces pesant sur elles, y compris sur les groupes les plus importants.

    Aujourd’hui, l’espérance de vie d’une grande entreprise est de seulement quinze ans. La pression est importante.

    Producteur et consommateur se retrouvent au même niveau

    Le business modèle des entreprises health tech ne peut plus suivre le schéma classique horizontale, avec lequel le produit passait du producteur aux consommateurs en passant par le fabricant, le distributeur puis le détaillant, explique Jan Ondrus.

    Un modèle triangulaire, plus efficace, a vu le jour : le business modèle dit « plateforme », à travers lequel le producteur est directement en lien avec le consommateur par le biais d’une plateforme numérique.

    Ce modèle a été adopté par de nombreuses jeunes entreprises numériques comme Uber, la plus importante entreprise de services de taxis au monde alors qu’elle ne possède pas de taxis, Airbnb (ne possède pas de biens immobiliers) ou encore Netflix (ne possède pas de cinémas physiques) et les sociétés de télé-médecine telles que MyDoc à Singapour : les patients peuvent entrer directement en contact avec un médecin via une application mobile pour obtenir une consultation médicale en ligne.

    Des effets de réseau

    Le point fort de ce modèle est qu’il rapproche les industries et leur permet de générer des effets de réseau. Ainsi, quatre utilisateurs entraînent six connections possibles, huit utilisateurs, vingt-huit connexions, etc., les entreprises pouvant créer de la valeur pour chaque connexion.

    Le but est ainsi d’avoir un maximum d’utilisateurs possibles pour engendrer le maximum de connexions possibles et construire un modèle durable. La compétition est ainsi très importante entre les entreprises d’un même secteur, parfois au détriment du consommateur (ex. : difficulté à supprimer son compte utilisateur).

    « Il faut penser au-delà des frontières de l’industrie »

    « Il faut penser au-delà des frontières de l’industrie », analyse le Pr. Ondrus. L’idée est de connecter les différents acteurs entre eux. Pour parvenir à développer une solution durable, il identifie six étapes à franchir :

    • 1. Trouver un objectif qui tienne la route.

    Exemple : combattre le diabète ou lutter contre la malnutrition. « Certains entrepreneurs développent une solution puis cherchent un problème à résoudre. Il est important de commencer par identifier un problème majeur puis de développer une solution pour le surmonter. »

    • 2. Identifier les parties prenantes (les patients ? Les proches du patients ? Les médecins ? Les pharmacies ? Etc.)
    • 3. Évaluer ses faiblesses pour mieux les surmonter et faire face à la concurrence.
    • 4. Concevoir des solutions.

    L’usage de technologies numériques peut aider à apaiser les tensions et à installer un climat de confiance entre les différents acteurs en favorisant la collaboration et la co-innovation.

    • 5. Partager équitablement la valeur de la solution entre les différents parties prenantes.

    Un point crucial pour assurer la durabilité et la santé de l’entreprise.

    • 6. Partager son objectif avec la communauté.

    « En conclusion, avec un business modèle adapté et une bonne utilisation des technologies numériques, il n’est pas trop tard pour surfer sur la vague du digital », optimise Jan Ondrus.

    Le financement : un problème central

    Une discussion entre les participants à l’atelier a fait émerger plusieurs interrogations, dont certaines relatives à la protection des données des patients. Ils se sont accordés sur le fait que pour rassurer les consommateurs quant à l’utilisation de leurs informations personnelles, il était essentiel de miser sur la transparence, en leur expliquant qui peut avoir accès à leurs données et à quelles fins.

    Autre préoccupation : la simplicité d’utilisation. « Il est nécessaire que chacun puisse être capable d’utiliser l’application sans connaissances techniques particulières, insiste le Dr. Ondrus. La simplicité d’utilisation [d’un produit numérique] est primordiale, surtout si la solution est à destination des personnes âgées. »

    Reste enfin la question du payeur, l’une des principales difficultés à surmonter en tant qu’entrepreneur dans le secteur de la santé numérique. Parmi les intervenants, Sze-Yunn Pang, directrice de la division « Gestion de la santé de la population » à Philips ASEAN Pacific, a reconnu que l’un des défis majeurs auxquels devait faire face l’industrie concernait les compagnies d’assurance. « Comment les convaincre de financer [nos] programmes ? »

    Autant de challenges et de questions traduisant une certaine incertitude symptomatique du marché de la e-santé, une instabilité essentiellement due à sa jeunesse mais qui, selon les participants du workshop, pourra être surmontée à condition que les nouvelles attentes des patients soient considérées avec attention et les nouvelles technologies numériques intelligemment utilisées.

  • Essec Asia Workshop (1/2) : which business model to adopt in the digital health market?

    Various stakeholders from the healthcare industry gathered in Singapore on April 20 and 21, 2018 at a workshop held on the ESSEC Asia-Pacific campus on the theme: « Patient centered digital health & health care products industries: opportunities in Asia Pacific ».

    During the different talks, the following question often came up : How to develop a sustainable business model within the digital health sector? « Digital disruption can be fatal for some businesses, but it can be an opportunity, » said Prof. Jan Ondrus, associate professor and chair of networked business models at ESSEC Business School Asia-Pacific.

    Here are the highlights of his speech.

    From a horizontal business model to the digital platform model

    « It’s not just about technology but about creating a business model, » Prof. Ondrus said, adding that it’s important for every company to deploy a sustainable strategy before launching a new product on the market, as attractive as it is.

    The arrival of smartphone in our daily lives and the digital revolution in general had a considerable impact on the empowerment of consumers, he remained us. Initially, high-tech products were only affordable for companies, now they are more affordable for public. In less than ten years almost everyone has started using a smartphone.

    Threats for companies have risen with the high tech revolution

    It has been difficult for companies to adapt to this rapid evolution, and it still is. There has been a rise of threats for them, even for the big ones.

    Today, the life expectancy of a big company is only fifteen years. Pressure to change is high.

    Producer and consumer are at the same level

    The business model of health tech companies can no longer be build on the tradition value chain : you start from from the producer to the consumer through the manufacturer, the distributor and then the retailer, Prof. Ondrus added.

    A powerful digital triangular model has emerged : the platform business model. Here, the producer is directly connected to the consumer via a digital platform.

    This model has been adopted by many young successful companies such as Uber, the world’s largest taxi company which owns no taxis, Airbnb (doesn’t own real estate) or Netflix (doesn’t owns cinemas) and telemedicine companies like MyDoc in Singapore, a mobile app allowing patients to have access to online medical consultations.

    Network effects

    The main benefit of this model is that it tends to bridge industries which generate network effects. Indeed, 4 users can create 6 connections, 8 users 28 connections, etc. Companies can extract value from these connections.

    The goal is to have the biggest network, that is to say a lot of users to generate more and more connections and build a sustainable model. Every company fights to be #1, sometimes at the expense of the users (example: it’s very difficult to completely delete your account from this kind of platform).

    « You have to look beyond industry boundaries »

    « You have to look beyond industry boundaries, » Jan Ondrus said. The idea is to connect the dots. To build a sustainable business model, he identified six steps:

    • 1. Find a big purpose.

    Example: fighting diabetes or solving malnutrition. « Some entrepreneurs develop a solution and then try to find a problem to solve. It is important to first identify a problem and then develop a solution to overcome it. « 

    • 2. Identify the stakeholders (patients? Next of kin? Doctors? Pharmaceutical companies? Etc.)
    • 3. Assess pain point to better overcome your weaknesses and face competition.
    • 4. Design solutions.

    The use of digital technology can help to remove friction and create trust between the players by fostering collaboration and co-innovation.

    • 5. Share value equitably.

    It is important for the sustainability and the healthiness of the company.

    • 6. Share your purpose.

    « In conclusion, with the right business model and the right use of digital technology, it is not too late to surf the digital wave, » Jan Ondrus said.

    Funding: a central problem

    A discussion among the participants of the workshop led to several questions, some of which related to the patients’ data protection. To reassure consumers about the use of their personal data, industry has to focus on transparency, explaining who can access their data and for what purposes.

    Another concern is the usability of digital products. « Everyone should be able to use the application easily without specific knowledge, » Prof. Ondrus said. Easy of use is mandatory, especially if the solution is dedicated for the elderly people.

    Finally, there is the big question: who has to pay? This is one of the main challenges digital health entrepreneurs have to deal with. Among the speakers, Sze-Yunn Pang, head of Population Health Management at Philips ASEAN Pacific, said the biggest challenge lies with insurance companies. « How to convince them to fund [our] programs? »

    Those questions reflect the uncertainty of the digital health market, still young, but, according to the participants of the workshop, these problems can be overcome if industry players meet the new expectations of patients and use digital technology smartly.

  • Workshop Essec Asie (2/2) : focus sur les DSE de Singapour et du Japon

    Différents acteurs de l’industrie de santé se sont rassemblés à Singapour le 20 et le 21 avril 2018 à l’occasion d’un workshop organisé au campus de l’Essec sur le thème : « Industries numériques des produits de santé et de soins centrées sur le patient : des opportunités en Asie-Pacifique ». H&TI était présent.

    La deuxième journée était consacrée aux différents modèles de dossier de santé numériques (DSE) déployés en Asie-Pacifique et notamment à Singapour et au Japon, deux pays aux contextes différents et inspirants. Alors que Singapour s’apprête à lancer un dossier de santé unique pour l’ensemble du pays, le Japon réfléchit à l’établissement d’un business modèle adapté aux particularités de son système de santé.

    Singapour : un dossier de santé unique pour toute la cité-État

    Le gouvernement singapourien collabore avec IHiS (Integrated Health information System), une entreprise qui numérise, connecte et analyse l’écosystème de la santé de Singapour. « D’ici l’année prochaine, nous allons mettre en place un DSE pour tout le pays, a expliqué M. Chua Chee Yong, directeur de la division « Planning Group » à IHiS et responsable « IT Strategy and Planning » au sein du ministère de la Santé singapourien (MOH). Rejoindre la base nationale de données des patients électronique sera obligatoire à partir d’octobre 2018 pour tous les fournisseurs de santé du pays. »

    « Les ministères jouent un rôle clé » dans le changement que connaît actuellement le secteur de la santé en matière de numérique, insiste M. Chua Chee Yong. Cette transition est assurée par IHiS à travers une feuille de route concentrée autour de sept programmes :

    • 1. Le profilage de la population.

    L’idée est d’exploiter le potentiel des systèmes d’analyse des données pour connecter toutes les informations disponibles au sein du secteur de la santé.

    • 2. L’engagement de la population.

    Ce programme fournira aux consommateurs et aux soignants les connaissances, les idées et les capacités nécessaires à la gestion de leur propre santé et de leurs dépenses de santé mais aussi de celles des personnes à leur charge.

    • 3. La prévention et la continuité des soins.

    L’objectif est de développer un ensemble de capacités communes pour permettre aux systèmes régionaux de santé (RHS) d’exécuter des programmes de prévention au niveau des soins primaires, secondaires et tertiaires mais aussi d’intégrer différents systèmes informatiques de prestataires dans différents contextes afin d’assurer la continuité des soins aux patients.

    • 4. L’excellence des soins et des opérations chirurgicales.

    Le but est de permettre au secteur des soins primaires et intermédiaires et de longue durée disposant de matériel IT basique de se connecter avec les établissements de santé publique afin de partager plus facilement les informations sur les patients dont ils disposent.

    • 5. L’excellence au niveau financier.

    Ce programme assurera l’accessibilité financière des soins aux patients et améliorera la visibilité des coûts et des résultats afin de générer une meilleure rentabilité du secteur.

    • 6. L’établissement de politiques de santé publique.

    L’objectif est d’identifier les besoins d’information communs et de développer des capacités communes pour collecter et analyser les données de santé dans l’optique de soutenir la mise en place des politiques de santé publique et la gestion du secteur.

    • 7. Des fondements solides en matière d’IT.

    L’objectif est de développer des capacités informatiques fondamentales communes pour améliorer leur évolutivité et leur résilience.

    L’idée général du projet du MOH est de « digitaliser » toute la population pour créer une connexion entre tous les acteurs de l’industrie de santé, le tout « en déployant des stratégies adaptées à chaque secteur de soins », explique M. Yong. « Par exemple, si vous souhaitez inciter la population à marcher davantage et que vous ciblez la famille tout entière, en convaincant le père, vous convaincrez la mère (ou inversement), puis les enfants. »

    Une collaboration renforcée entre secteur public et secteur privé

    Le gouvernement singapourien collabore de plus en plus avec des start-up du secteur de la santé numérique et des institutions. « Dans certains cas, le secteur privé est plus à même de répondre aux attentes [de l’industrie] que le secteur public car ses acteurs sont plus efficaces, ils savent rendre commercialisable et profitable une idée. »

    Cette sollicitation des entreprises privées crée une certaine concurrence sur le marché, admet M. Chua Chee Yong, c’est pourquoi les acteurs du secteur ont un devoir de transparence. « Nous devons réfléchir à la manière dont nous collections les données, les utilisons et les partageons. Voilà pourquoi nous avons décidé de créer une plateforme nationale unique, [afin d’uniformiser les pratiques]. »

    Le modèle de DSE déployé par Singapour est certes, inspirant, mais sa réussite est peut-être en partie due à la petite taille du pays. Le même modèle serait probablement plus difficilement applicable à l’échelle d’un État plus vaste et plus peuplé.

    Japon : à la recherche d’un business modèle viable

    NDB : une base de données nationale encore imparfaite

    Au Japon, il existe plusieurs bases de données médicales. L’une des plus importantes est la NDB, la base de données nationale, recueillant plus d’1,8 milliard de données par an et environ 27 millions de données centrées sur les contrôles de santé chaque année.

    Les avantages de la NDB selon le Pr. Hiroshi Nakamura (Keio Business School) :

    • une couverture à quasi 100 % ;
    • un suivi possible même si les patients changent d’hôpital ;
    • la standardisation des données, garantissant une simplicité d’utilisation.

    Le principal point faible de la NDB :

    • la réclamation des informations : le nom de la maladie du patient n’est pas toujours disponible, tout comme la date à laquelle a été enregistrée l’information (le système d’enregistrement est mensuel).

    Vers une plateforme ouverte dédiée au bien-être de la population

    Le gouvernement entend également développer d’ici 2020 PeOPLE, une plateforme ouverte dédiée au bien-être des citoyens qui rassemble sur un même espace numérique des données de santé fragmentées et isolées afin d’améliorer l’analyse des dossiers de santé des patients et leur fournir des conseils médicaux davantage personnalisés.

    Une absence de business modèle

    « Le défi principal à surmonter est l’absence de business modèle, reconnaît le Pr. Nakamura. Comment financer les coûts de maintenance ? Au Japon, les hôpitaux paient généralement les frais liés aux dossiers de santé en espérant attirer davantage de patients et réduire les dépenses personnelles à travers le système d’assurance santé national mais, en réalité, nous avons besoin de développer un [nouveau] business modèle. »

    Depuis début 2018, les consultations médicales en ligne et les prescriptions électroniques commencent à être couverte par le système d’assurance santé nationale mais ce n’est qu’un début. Des alternatives doivent être trouvées par les acteurs du secteur de la e-santé et les gouvernements pour continuer à développer le numérique au sein de l’industrie de santé japonaise.

  • Etude : un dispositif non-invasif mesure la tension des tendons chez les coureurs (Nature)

    Des chercheurs américains de l’Université du Wisconsin sont parvenus à mettre au point un dispositif portatif capable de mesurer la tension du tendon d’Achille durant des activités physiques, telles que la marche ou la course. Cette découverte, présentée dans un article* publié le 23 avril dans la revue Nature Communications, pourrait être utilisée dans des programmes de réhabilitation ou en soins orthopédiques.

    Analyser les tendons en pleine action 

    Etre capable de mesurer la force qui s’exerce sur les muscles et les tendons représente un défi depuis longtemps. Les muscles génèrent des mouvements au niveau des articulations en tirant sur les tendons, qui sont des bandes de tissus reliant les muscles au squelette. Mais évaluer les forces transmises par les tendons à l’intérieur du corps d’une personne vivante est délicat.

    Une technique consiste par exemple à enregistrer les ondes sonores de compression. Ces dernières varient en fonction du mouvement et de l’élasticité des tissus. Mais cette méthode ne permet pas d’effectuer des mesures quand le corps est en mouvement.

    Des dispositifs portables ont donc été développés. Mais, « actuellement, ils peuvent mesurer notre mouvement, mais ne fournissent pas d’informations sur les forces musculaires qui génèrent le mouvement », explique Darryl Thelen, professeur de génie mécanique à Université du Wisconsin. Avec ses collaborateurs, il a donc conçu un dispositif simple et non invasif qui peut être facilement posé sur la peau, au-dessus du tendon. Ils l’ont en fait testé sur les tendons d’Achille, patellaire (au niveau du genou) et les ischio-jambiers.

    Un nouveau dispositif portable et peu invasif

    Concrètement, ce nouveau système mesure lui aussi la vitesse de propagation des ondes sonores, en l’occurrence l’onde de cisaillement qui se produit à l’intérieur d’un tendon quand il est en tension. Le dispositif créé par les chercheurs consiste en un mécanisme qui tapote le tendon plus de 50 fois par seconde. Chaque coup crée une onde à travers le tendon, qui est mesurée avec deux accéléromètres miniatures déterminant la vitesse à laquelle l’onde se déplace. Ainsi, ils peuvent mesurer ce qui se passe dans le tendon lorsque les utilisateurs modifient leur marche, par exemple, en changeant la longueur ou la vitesse du pas.

    Ce phénomène est similaire à une corde de guitare, où la tension dans la corde change la réponse vibratoire. Quand une corde de guitare est pincée, la vitesse de l’onde qui se déplace le long de la corde, et donc la fréquence de vibration, est liée à la tension, ou à la force, appliquée à la corde.

    Des applications fondamentales et cliniques

    Les résultats de cette recherche, soutenue par les National Institutes of Health (NIH), ont été publiés le 23 avril dans une grande revue, Nature Communications. En fait, ce dispositif pourrait permettre aux cliniciens de planifier des traitements plus efficaces pour les patients souffrant de maladies et de lésions musculo-squelettiques.

    « Nous pensons que le potentiel de cette nouvelle technologie est élevé, à la fois d’un point de vue de la science fondamentale et pour des applications cliniques, a expliqué l’un des auteurs de l’étude. Par exemple, les mesures de la force du tendon pourraient être utilisées pour guider les personnes souffrant de troubles de la marche, mais aussi pour évaluer objectivement si un tendon réparé est suffisamment guéri pour fonctionner normalement et permettre à une personne de reprendre son activité. »

    En outre, les chercheurs précisent que ce tensiomètre à tendon, simple et peu coûteux, pourrait être facilement déployé dans des environnements variés tels que des laboratoires, des centres de réhabilitation ou même dans le monde de l’athlétisme.