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  • « Le remboursement des DM innovants » aux 4e Rencontres des dispositifs médicaux de Nîmes, 23-24/05/18

    Eurobiomed, Nîmes Métropole et le Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes organisent les 4e Rencontres nationales des dispositifs médicaux de Nîmes sur le remboursement des dispositifs médicaux innovants, les 23 et 24 mai 2018 à Nîmes.

    Seront notamment abordées les questions de l’évaluation clinique des dispositifs innovants et les modes de remboursement des DM dans les pays européens.

    Programme

    Mercredi 23 mai 2018

    • 18h : Quelles stratégies d’évaluation clinique pour le Dispositif Médical  – Communications de l’Institut d’évaluation du Dispositif Médical (IDIL) du CHU de Nîmes
    • Allocution d’accueil – Éric Dupeyron, Directeur général adjoint du CHU de Nîmes (CHUN)
    • Le CHUN et IDIL : positionnement  et perspectives – Dr Thierry Chevallier, coordonnateur médical d’IDIL
    • Les enjeux pour l’évaluation du DM à horizon 2020 – Dr Pascale Fabro-Perray, chef du service de Biostatistique, épidémiologie, santé publique et information médicale du CHUN
    • Schématisation du processus d’analyse médico-économique décisionnel – Christel Castelli, ingénieur biostatisticien, responsable de la cellule Médico-économie du CHUN
    • Cocktail et networking

    Jeudi 24 mai 2018

    Journée animée par Thierry Watelet, journaliste France Télévision

    • 8h45 – 9h15  Accueil des participants
    • 9h15 – 9h30  Introduction par Nîmes Métropole, le CHU de Nîmes et Eurobiomed
    • 9h30 – 10h10  Conférence inaugurale
      • Quelle valeur pour la santé ? – Pr Laurent Degos, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie nationale de médecine
    • 10h10 – 10h50 Témoignage d’entreprises
      • Société Dedienne Santé – Ludovic Toledo, Directeur Général
      • Entreprise à confirmer
    • 10h50 – 11h:20 Le cadre général du remboursement en France
      • Anne-Aurélie Epis de Fleurian, Directrice des accès marché du SNITEM
    • 11h20 – 11h50 L’évaluation des dispositifs innovants
      • Corinne Collignon, Directrice adjointe, Service évaluation des dispositifs médicaux – Haute Autorité de Santé
    • 11h50 – 12h40 – Table-ronde : l’évaluation et le remboursement des dispositifs médicaux
    • 14h00 – 15h Deux ateliers en parallèle
      • Comment  créer un acte spécifique dans la T2A – Dr Benoit Dervaux, CHU de Lille
      • Le remboursement des dispositifs médicaux en Europe – Animé par l’ACIDIM (Association des Cadres de l’Industrie Biomédicale)
    • 15h15 – 18h Convention d’affaires
  • IA, robotique et santé : séminaire en 8 sessions pour une vision pluridisciplinaire et éthique

    La Chaire de philosophie à l’hôpital GHT Paris Psychiatrie et neurosciences, Limsi – CNRS / Sorbonne université, l’Institut des Hautes Etudes, de L’Innovation et de l’Entrepreneuriat (Mines-ParisTech) et ILumens (Université Paris-Descartes) a annoncé début mai 2018 l’organisation de huit séances consacrées à l’IA, la puissance algorithmique et la robotique dans le domaine de la santé.

    Ce séminaire, organisé sous la direction de Cynthia Fleury, Laurence Devillers, David Gruson, 
    Sophie Sakka et Antoine Tesnière, se déroulera les jeudi 24 mai, 7 juin, 14 juin, 5 juillet, 13 septembre, 4 octobre et 18 octobre 2018, à la faculté de médecine Paris-Descartes.

    Jeudi 24 mai, 18h30-20h : Séance introductive du séminaire IA, robotique et santé

    Définition des concepts, des enjeux éthiques de l’IA et de la robotique dans la santé. Focus sur l’arrivée des robots sociaux et affectifs pour le soin : quelles avancées réelles ? Quelles réflexions éthiques sont nécessaires pour ces machines apprenantes ?

    Il s’agit d’expliquer les mythes, les fantasmes et la réalité autour de l’arrivée des robots dans la société. Les questions éthiques se posent déjà et sont nombreuses. Le robot n’est pas juste une mécanique, l’humain projette sur ces objets des capacités humaines, il les anthropomorphise.

    Avec Cynthia Fleury et Laurence Devillers.

    Jeudi 7 juin, 18h-20h : Les robots sociaux et conversationnels dans l’accompagnement thérapeutique non médicamenteux

    Les robots bavards, aussi appelés robots conversationnels ont été conçus pour converser avec l’homme. D’Eliza à Tay de Microsoft ou Google home et Alexa d’Amazon, quelles sont les réelles avancées et les enjeux actuels ? À partir d’exemples d’application, les risques, bienfaits et limites actuelles dans les applications dans la société seront montrés.

    Les robots dits sociétaux sont conçus dans l’objectif de s’intégrer dans l’environnement sociétal humain. Ils ont une forme humanoïde et sont destinés à terme à pouvoir réaliser les mêmes actions que l’humain et de s’y substituer dans l’accomplissement de tâches en interaction. Aujourd’hui, ils en sont encore à leurs balbutiements et sont principalement utilisés pour l’image des entreprises et pour la démonstration technologique. Du côté médical cependant, dans certains troubles mentaux ou psychiques, des pistes ont été proposées. Ils seront explorés notamment à travers leurs effets sur les patients dans les cas de l’autisme et d’Alzheimer.

    Avec Laurence Devillers et Sophie Sakka.

    Jeudi 14 juin, 18h-20h : Algorithmique génétique et génétique algorithmique : quelle régulation ?

    Avec David Gruson.

    Jeudi 5 juillet, 18h-20h : Les robots d’assistance aux soins

    Certaines tâches, incontournables et quotidiennes, peuvent générer des TMS, rendant l’accomplissement du travail difficile voire impossible. Les robots ici peuvent apporter une aide non négligeable, dans la manipulation des corps, la distribution et l’enlèvement des repas, la régulation des tâches quotidiennes au sens large. Cette mise en place allègera la prise en charge des patients. L’existant, les perspectives, les apports et les limites, et l’éthique associée seront discutés.

    Avec Sophie Sakka.

    Jeudi 13 septembre, 18h-20h : Prothèses et exosquelettes robotiques

    Dans le cadre du handicap physique, l’utilisation de robots pour l’assistance ou le remplacement d’un organe humain trouve toute son utilité. Il couvre un large éventail allant du soutien au sens à celui de la mobilité : prothèses robotiques, exosquelettes instrumentés ou stimulateurs.

    Les limites de tels robots sont encore grandes, comparées aux espoirs qu’ils portent et à la complexité que les organes humains impliquent. La sécurité et l’éthique sont des freins majeurs à l’expérimentation quand le coût est un frein majeur au développement. Les sujets des prothèses de membres, leur mode de connexion au corps humain et des possibilités et limites qu’elles offrent seront abordés.

    Avec Sophie Sakka.

    Jeudi 4 octobre, 18h-20h : Vers une délégation du consentement à l’intelligence artificielle ?

    Avec David Gruson.

    Jeudi 18 octobre, 18h-20h : Relire « La réalité de la réalité » de Watzlawick à l’heure de l’IA apprenante

    Avec David Gruson et Cynthia Fleury.

  • SGInnovate (Singapour) investit dans une start-up centrée sur l’IA pour les opérations chirurgicales

    La société deep tech SGInnovate a annoncé le 10 avril 2018 avoir finalisé un investissement dans NDR Medical Technology (NDR), une start-up basée à Singapour qui combine intelligence artificielle (IA), robotique et vision par ordinateur pour faciliter les procédures chirurgicales.

    Des travaux préparatoires sont en cours pour que le système passe un essai clinique pilote. Le dispositif devrait être lancé sur le marché au cours du premier trimestre 2020.

    Une système de guidage robotisé intelligent pour gagner en précision

    NDR a développé un système exclusif de guidage robotisé intelligent connu sous le nom d’« Automated Needle Targeting » (ANT) ou « ciblage automatique des aiguilles » en français.

    Un outil qui combine IA, traitement d’images et vision 3D

    Le système utilise l’intelligence artificielle et un dispositif de traitement d’images pour aider les chirurgiens à visualiser l’emplacement 3D de la lésion ciblée dans le corps du patient.

    En combinant la technologie de réglage de précision et de guidage de l’ANT avec l’habileté et la dextérité du médecin, les chirurgiens sont maintenant en mesure d’obtenir une vision ultra précise pour aligner leur aiguille et bien se positionner pour cibler au mieux les lésions.

    « Un système qui allie IA et un outil chirurgical de haute précision est une combinaison puissante. Les médecins nous ont [expliqué] que ce système pouvait augmenter l’efficacité des interventions chirurgicales pour améliorer les résultats cliniques et la vie des patients, a déclaré Steve Leonard, Pdg. et fondateur de SGInnovate (source : Enterpriseinnovation.net). En outre, la technologie sous-jacente de NDR a été conçue peut être appliquée dans d’autres industries. À SGInnovate, notre mission est de permettre aux start-up deep tech [de développer des solutions] depuis Singapour pour le monde entier. »

    ANT : une précision de + ou + 1mm

    Les systèmes de commande chirurgicale conventionnels reposent sur des capteurs électroniques et mécaniques ainsi que sur des coordonnées préprogrammées pour effectuer le ciblage des lésions, ce qui nécessite souvent une intervention manuelle des chirurgiens.

    L’outil se perfectionne au fil de ses utilisations

    L’ANT représente une importante amélioration car il combine le matériel et le logiciel nécessaires au positionnement automatique de l’aiguille, atteignant une précision d’environ 1 millimètre.

    Les algorithmes basés sur l’intelligence artificielle permettent également au système d’utiliser des données traitées selon le principe de l’apprentissage automatique pour améliorer continuellement la précision de l’outil.

    Des risques réduits pour les patients, des formations plus courtes pour les chirurgiens

    Au fil de son utilisation, le système a le potentiel de réduire considérablement les risques liés à une opération chirurgicale et le temps d’apprentissage des chirurgiens souhaitant réaliser des chirurgies avancées mini-invasive. Les patients peuvent également espérer des temps de récupération plus courts et des risques moins élevés d’effets secondaires indésirables.

    NDR travaille actuellement sur le déploiement de l’ANT pour la tomodensitométrie et l’imagerie par ultrasons. La société prévoit également dans un avenir proche d’étendre l’utilisation du système ANT dans d’autres secteurs médicaux, tels que l’orthopédie et l’anesthésie.

  • SGInnovate (Singapore) invests in AI-focused startup for surgical operations

    Deep tech company SGInnovate announced on April 10, 2018 that it has completed an investment in NDR Medical Technology (NDR), a Singapore-based startup which is among the few pioneers that combines Artificial Intelligence (AI), robotics and computer vision for surgical procedures.

    Preparatory work is underway for the system to go into a pilot clinical trial. Commercial application is expected to be launched in the first quarter of 2020.

    A smart robotic guiding system system to increase accuracy in surgery

    NDR has developed a proprietary smart robotic guiding system known as Automated Needle Targeting (ANT).

    A tool that combines AI, image processing and 3D vision

    The system uses artificial intelligence and image processing to help surgeons visualize the 3D location of the target lesion in the patient’s body.

    By combining the ANT’s precision adjustment and guiding technology with the surgeon’s skill and dexterity, surgeons are now able to get a very precise vision for needle alignment and positioning to target lesions.

    « A system that brings AI and a high-precision surgical tool together is a powerful combination. Doctors have told us this system can raise the efficacy of surgical procedures to improve the clinical outcomes and lives of patients, » said Steve Leonard, founding CEO of SGInnovate (source: Enterpriseinnovation.net). « In addition, the underlying technology NDR has built can be applied in other industries. As SGInnovate, our mission is to enable deep tech startups to build from Singapore for the world. »

    ANT: an accuracy of up to ±1mm

    Conventional surgical control systems rely on electronic and mechanical sensors as well as pre-programmed coordinates to target lesions, which often requires manual intervention by surgeons.

    Using training data to continually improve the accuracy

    ANT represents a significant improvement as it combines both hardware and software to automatically position the needle, achieving an accuracy of up to ±1mm.

    Artificial intelligence based algorithms also allow the system to use training data to continually improve the accuracy of how lesions are targeted.

    Results: lower risks for patients, shorter learning curves for surgeons

    Over time, the system has the potential to significantly reduce the risks of surgery and shortens the learning curves for surgeons to perform advanced minimally invasive surgeries as compared to invasive surgeries using conventional procedural methods. Patients can also expect faster recovery times and lower risks of unwanted side effects.

    NDR is currently working on the deployment of ANT for CT scans and ultrasound imaging. The company also plans to expand the use of the ANT system in other medical applications, such as orthopedics and anesthesia in the near future.

  • « Les acteurs de la santé peuvent bénéficier de la recherche médicale spatiale » (CNES et Lyonbiopôle)

    « Permettre aux acteurs de la santé « terrestre » de bénéficier des résultats de la recherche médicale spatiale, mais aussi d’imaginer des passerelles réciproques », tel est l’enjeu de la collaboration entre Lyonbiopôle, pôle de compétitivité santé basé à Lyon, et le Centre national d’études spatiales (CNES), entérinée le 29 mars 2018 à l’occasion d’une première journée de réflexion commune.

    H&TI s’est entretenu avec Christophe Cizeron, président de Lyonbiopôle et Gilles Rabin, économiste en Chef du CNES.

    L’objectif du partenariat est triple, rappellent-ils :
    • faire émerger de nouveaux services en accompagnant les acteurs de la santé dans l’appropriation des solutions spatiales ;
    • favoriser le développement de co-innovations répondant à la fois aux besoins de l’exploration spatiale habitée et aux besoins médicaux terrestres ;
    • identifier, au sein de notre écosystème, des innovations indispensables pour permettre à l’homme d’être un habitant de long terme dans l’espace et capitaliser sur ces solutions développées pour le spatial pour répondre à des besoins médicaux terrestres.

    Votre partenariat part du principe que les études spatiales peuvent accompagner le développement de solutions en santé mais aussi que les start-ups en e-santé de Lyonbiopôle sont susceptibles d’apporter des solutions au CNES. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    Gilles Rabin, économiste en chef au CNES : Les questions de santé ont toujours fait partie des préoccupations du spatial et inversement : d’abord parce que quand on envoie un homme dans l’espace, on veut qu’il soit en bonne santé, qu’il le reste pendant son séjour et après son retour.

    Ensuite, on a toujours monitorisé les variables du corps humain des astronautes. On sait en direct si leur cœur bat trop fort, s’ils suent, etc. Récemment Thomas Pesquet a aussi montré au grand public qu’il réalisait lui-même depuis la station spatiale des échographies quotidiennes qu’il envoyait aux médecins des équipes santé du MEDES (Institut de médecine et de physiologie spatiale), l’une des filiales du CNES. Il existe donc depuis longtemps une télémédecine de l’espace, du télédiagnostic, des transmissions de données médicales. Il est intéressant de voir comment notre expérience peut aider au développement de la télémédecine terrestre. 

    Enfin, quand on envoie des astronautes dans l’espace pendant plusieurs mois, il peut survenir une rage de dent, des problèmes de cœur et bien entendu des problèmes psychologiques, c’est ce à quoi se consacrent les professionnels du MEDES, qui étaient présents lors de cette journée d’échange. Ils peuvent bénéficier de l’expérience et de l’expertise des starts-ups de la e-santé de Lyonbiopôle.

    Christophe Cizeron, Président de Lyonbiopôle : Déployer un partenariat avec le CNES sur le développement d’applications médicales s’inscrit dans la mission fondamentale du pôle de mise en relation d’acteurs complémentaires et de promotion de l’innovation en santé. L’écosystème de Lyonbiopôle a beaucoup à partager avec celui de CNES. Il s’agit non seulement de permettre aux acteurs de la santé « terrestre » de bénéficier des résultats de la recherche médicale spatiale, mais aussi d’imaginer des passerelles réciproques.

    La puissance de la révolution numérique bouleverse le domaine de la santé : médecine personnalisée, nanotechnologies, Big Data, connexion numérique des territoires … Autant de changements qui façonnent la médecine du futur. Le spatial pourrait accompagner par exemple la transformation numérique en santé, en contribuant à faciliter l’accès à une santé pour tous, accélérant la R&D et participant à l’amélioration de l’offre de soins. Les vols habités nécessitent également de relever d’autres défis en santé pour limiter les effets de la microgravité, du confinement et des radiations sur le corps humain. Les recherches et solutions dans ce domaine peuvent avoir des retombées pour des applications sur terre dans la lutte contre le vieillissement et de nombreuses pathologies !

    L’écosystème de Lyonbiopôle peut apporter son expertise au CNES. En effet, Lyon dispose par exemple d’un P4 (laboratoire de haute sécurité, ndlr), qui pourrait être utilisé dans le futur par le CNES pour l’analyse de micro-organismes très pathogènes suite au prélèvement d’échantillons lors d’expéditions lointaines, pourquoi pas de Mars ?

    Quelles solutions innovantes envisagez-vous ? A quelle échéance ? Avec quels moyens ?

    Rabin et C. Cizeron : Notre volonté est de développer une stratégie commune de développement d’applications médicales. L’objectif est triple : faire émerger de nouveaux services en accompagnant les acteurs de la santé dans l’appropriation des solutions spatiales, favoriser le développement de co-innovations répondant à la fois aux besoins de l’exploration spatiale habitée et aux besoins médicaux terrestres et enfin identifier, au sein de notre écosystème, des innovations indispensables pour permettre à l’homme d’être un habitant de long terme dans l’espace et capitaliser sur ces solutions développées pour le spatial pour répondre à des besoins médicaux terrestres.  

    Ce partenariat pourrait, dites-vous, aider à développer des stratégies médicales de lutte contre le vieillissement ?

    G. Rabin : Pourquoi pas. Les astronautes qui reviennent de mission ont subi un vieillissement accéléré et ils ont les muscles atrophiés. Les professionnels du MEDES les aident à se réhabituer à la terre, à la gravité, à se remuscler. Ils sont au final dans un état proche d’une personne qui sort de plusieurs mois passés dans un lit d’hôpital. Quels sont les technologies, les médicaments que l’on pourrait utiliser pour aider l’un et l’autre ? Nous pourrions partager nos réflexions et nos recherches. Au CNES nous avons avancé sur ces questions mais les traitements que nous utilisons ne sont que des tests. Il faut voir si on peut les étendre à grande échelle.

    Quid de la télémédecine ? En effet si c’est faisable dans le domaine spatial, pourquoi n’est-ce pas déjà développé sur terre ?

    Bien sûr que les outils que nous développons pour les IRM, les échographies dans l’espace peuvent servir sur terre pour une personne âgée au fin fond de la Bretagne mais plusieurs problèmes se posent et ce ne sont pas des problèmes technologiques. Il y a d’abord le coût mais aussi des questions pratiques et législatives : Qui peut exercer la télémédecine ? Quelle liaison entre le domicile et l’hôpital ? Quelles précautions faut-il prendre pour assurer la sécurisation et l’anonymisation des données transmises par satellite ou 5G ? etc.

    Le 29 mars 2018 vous avez participé à une première journée de réflexion. Quelles ont été les premières conclusions ?

    C. Cizeron : Cette journée marquait effectivement le lancement de notre partenariat stratégique avec le CNES. Les échanges très intéressants, organisés autour de trois tables rondes, ont permis de partager les visions sur l’usage des technologies spatiales en santé, sur la notion d’habitat sain dans un environnement hostile à propos des vols habités et sur le suivi de la santé des astronautes dans l’espace, plus particulièrement la synergie avec le vieillissement et la sédentarité.

    Les éclairages des intervenants du CNES et des entreprises du domaine de la santé ont permis de mettre en lumière de nombreuses possibilités de collaboration.

    Quelles ont été les réactions des participants : start-ups, PME et grands groupes issus des biotechnologies, du diagnostic et de la e-santé ?

    G. Rabin et C. Cizeron : L’ensemble des participants était assez enthousiaste. Cette rencontre est la première d’une série, dont la finalité est de favoriser les approches interdisciplinaires et l’émergence de solutions innovantes. Ce partenariat d’envergure traduit la capacité de Lyonbiopôle et des acteurs de l’écosystème santé Auvergne-Rhône-Alpes à jouer un rôle moteur face aux enjeux de structuration de l’innovation santé en France. Aucun contrat n’a été signé pour le moment, les différents acteurs apprennent à se connaître et vont voir ce qu’ils peuvent faire ensemble. 

    Vous préparez pour octobre 2018 à Lyon des tables-rondes dédiées à aux applications spatiales au service de la santé. Pouvez-vous en dire plus aux lecteurs de H&TI ?

    C. Cizeron : Nous organisons chaque année en octobre notre « Journée Collaborative ». Cet événement scientifique aborde des thématiques prospectives au travers de tables rondes, conférences plénières, pitchs d’entreprises et de projets innovants. En octobre 2018, nous comptons donc dédier au moins deux tables rondes aux thématiques Espace & Santé, le plus difficile restant de sélectionner deux thèmes compte tenu du nombre potentiel de sujets intéressants et de passerelles entre nos écosystèmes.

  • Roadshow « Cancer » : télésuivi, patient acteur de santé et big data, le 16 mai 2018 à Talence

    Ancré dans les territoires de la Nouvelle-Aquitaine, le roadshow proposé par l’Alliance Innovation Santé Nouvelle-Aquitaine (Allisna) se veut l’occasion de mettre en relation les acteurs régionaux du domaine du cancer. La troisième et dernière étape du roadshow Cancer se déroulera le mercredi 16 mai 2018 à Bordeaux. Elle sera particulièrement dédiée aux innovations : parcours de santé, télé-suivi, patient acteur de sa santé, médecine personnalisée, big data, etc.

    Les objectifs de ce roadshow sont multiples : 
    • mettre en relation des industriels, universitaires, chercheurs et cliniciens et étendre leurs opportunités de contacts suite au regroupement des territoires d’Aquitaine, du Limousin et de Poitou-Charentes ;
    • présenter une vitrine des compétences et du dynamisme des acteurs dans ce domaine stratégique pour la région :
    • développer les opportunités de collaboration et de business entre les acteurs de la Nouvelle-Aquitaine via des rencontres Networking.

    Inscriptions via le lien ci-contre.

    Programme

    8:30 – 09:30  : Accueil des participants

    9:30 – 10:00 : Allocution d’ouverture

    Françoise Jeanson – Conseillère régionale de la Nouvelle-Aquitaine déléguée à la santé et à la silver économie

    Christian Fillatreau – Président du cluster TIC Santé Nouvelle-Aquitaine

    10:00 – 10:30 : Conférence inaugurale

    Isabelle Durand-Zaleski : Directrice de l’URC ECO Ile-de-France (Unité de recherche clinique en économie de la santé)

    10:30 – 11:15 : 1ère session de pitchs : Parcours de santé/Télésuivi

    •  Laboratoire IMS (Intégration du Matériaux au Système), Bruno Vallespir, Bordeaux – Modélisation et coordination des parcours de soins – Modèle du cancer du sein.
    • Association « Croc and Move », Guy Marin, Bordeaux – Pilote santé, le parcours de santé de demain.
    • ARS et Réseau régional de cancérologie, Dr Martine Vivier-Darrigol, Bordeaux – Développement du dossier communiquant en cancérologie : objectifs et enjeux en Nouvelle-Aquitaine.
    • SANOFI, Sadek Krouri, OPTI’Soins : Accompagnement des patients sous chimiothérapie intraveineuse via une plateforme d’appel téléphonique.
    • NP Médical, Nicolas Pages, Bordeaux – Projet Satelia : projet d’innovation médical et organisationnel permettant la coordination et la personnalisation des soins.
    • CHU de Limoges, Caroline Gayot, Limoges – Onco-ICARE : télésurveillance à domicile des personnes âgées atteintes d’une néoplasie stabilisée (oncogériatrie à domicile).

    11:15 – 11:45 : Pause café

    11:45 – 12:00 : Retour d’expérience : eDom Santé – Dr Nathalie Quenel-Tueux, Oncologue de l’Institut Bergonié

    eDom Santé est une expérimentation qui cible le maintien à domicile des patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique avancé. Le but de cette étude est de s’adresser avant tout à des personnes isolées, fragiles et parfois âgées. Cette expérimentation permet une surveillance à distance de patientes grâce à une montre connectée, un outil de vidéoconférence et une tablette.

    12:00 – 12:45 : 2ème session de pitchs : Patient acteur de sa santé

    • LUCINE, Maryne Cotty-Eslous, Bordeaux – Dispositif qui mesure, analyse et soulage la douleur.
    • Institut Bergonié, Bertrand Liziard, Bordeaux – Projet TELE@PIT : télésurveillance, téléconsultation et télé expertise des patients porteurs de pompes intrathécales.
    • BMS, Projet VIK-e : vise à rompre l’isolement des enfants et adolescents hospitalisés en chambre stérile via un robot de télé-présence mobile leur permettant de maintenir un lien social.
    • ELIMAJE, Jean Godart, Poitiers – Colo Test : kit de diagnostic du cancer colorectal connecté avec le médecin.
    • Institut Bergonié, Dr Thomas Grellety, Bordeaux – Etude PRIORITY : attentes et priorités des patients âgés atteints de cancer pour un premier traitement médical. 
    • Groupe Vivalto Santé et Domicalis, Sandra Eclancher et Marie-Pascale Chague – Projet ChimiOrale : déploiement d’un parcours numérique de soins destiné à accompagner les patients avant et pendant les traitements de chimiothérapie orale.

    12:45 – 14:30 : Pause déjeuner

    14:30 – 15:15 : 3ème session de pitchs : Médecine personnalisée / Big Data

    • Roche, Frédéric Chassagnol – Projet PRM (Modèles de Remboursement Personnalisé) :  réflexion sur de nouveaux modèles de valorisation de traitements innovants.
    • Capionis, Sébastien Marque, Bordeaux – Caractérisation des parcours patients atteints d’une Leucémie Myéloide Chronique à partir des bases de données de l’assurance maladie.
    • Equipe MONC (modélisation mathématique pour l’oncologie) INRIA, Oliver Saut, Bordeaux – Projet aRCaDE (Radiomics for Cancer Diagnostic and Evaluation) : nouveaux outils d’intelligence artificielle couplés à l’imagerie médicale.
    • CHU Bordeaux/INSERM (U1219 – ERIAS), Dr Vianney Jouhet, Bordeaux – Entrepôt de données cliniques support à l’utilisation secondaire de données massives en cancérologie.
    • CIC 1401 / INSERM (U 1218 – Unité Action), Pr Simone Mathoulin-Pelissier – Multipli : projet pilote en cancérologie basé sur une analyse génomique de la tumeur dans le cadre du plan France Médecine Génomique 2025.
    • Onkologikoa Foundation, Ander Urrutikoetxea, San Sébastien (Espagne) – IMPETUS : An innovation ecosystem for value-based personalized medecine in cancer.

    15:15 – 15:30 : Actualités en Nouvelle-Aquitaine

    • Concours Innovation du Conseil régional Nouvelle-Aquitaine : rappel des modalités –  Carole Doucet – Cheffe du service Santé et Silver Économie du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine
    • Projet OncoSphère : structurer les forces en cancérologie de Nouvelle-Aquitaine  Pr Pierre Soubeyran – Directeur du SIRIC BRIO, Président de la Société Francophone d’Onco-Gériatrie

    15:30 – 16:00 : Pause café

    16:00 – 17:00 : Table ronde « Patient, éthique et protection des données de santé »

    Animateur : Pr Pierre Soubeyran – Directeur du SIRIC BRIO, Président de la Société Francophone d’Onco-Gériatrie

    Intervenants : 

    • Martine Rogério – Communauté de patients Asperon & Co
    • Dr Jacques Faucher : Médecin chercheur en bioéthique – Espace Bioéthique Aquitain
    • Pr Nicole Tubiana-Mathieu : Oncologue au CHU de Limoges
    • Silviane Darquy : Chargée de recherche INSERM

    17:00 – 17:45 : Conclusions

    • Gaël Champier – Président d’Invivolim
    • Luc Grislain – Président du GIPSO
    • Alain Rousset – Président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

    Le programme complet est disponible via ce lien.

  • Roche et Voluntis lancent l’essai clinique pour valider Zemy, le compagnon digital en oncologie

    Roche, laboratoire engagé dans l’accompagnement des patients atteints de cancer a annoncé fin mars 2018 avoir lancé un essai clinique pour tester Zemy, un dispositif médical de suivi développé en collaboration avec la start-up Voluntis.

    Les objectifs visés par la mise en œuvre de l’étude sont :
    • améliorer les connaissances quant à l’utilisation quotidienne du dispositif Zemy ;
    • mesurer l’impact du dispositif sur la relation patient-équipe soignante ;
    • collecter des données robustes témoignant des bénéfices du dispositif.

    Zemy est en train d’être testé sur six sites différents impliquant des patientes traitées pour un cancer du sein et ayant initié un traitement anticancéreux administré par voie orale ou parentérale. L’objectif visé par Roche est d’utiliser une solution de santé connectée pour améliorer la qualité de vie des patientes.

    Zemy, une solution numérique d’amélioration du parcours du patient en oncologie

    Une solution à la croisée du numérique et du thérapeutique grâce à un développement pluridisciplinaire

    Initié en 2015 en partenariat avec Voluntis, spécialisé dans le développement de solution-compagnon digital, le développement de Zemy s’inscrit dans une démarche de convergence du numérique et du thérapeutique.

    Zemy est une solution de télémédecine en oncologie visant à optimiser le parcours du patient et améliorer le suivi dans la phase particulière entre deux rendez-vous médicaux dans un centre de soin.

    La recherche collaborative entreprise depuis 2015 a consisté en l’implication des représentants d’associations de patients, d’institutions, de directeurs de centres de soins, d’experts scientifiques, médecins généralistes et pharmaciens. Cette collaboration a notamment permis de parfaire le développement d’algorithmes et de valider l’ergonomie du produit.

    Un test clinique en sénologie pour gérer les effets indésirables liés au traitement anticancéreux à domicile

    Roche annonce que d’importantes étapes ont été franchies dans le développement de son compagnon digital depuis le lancement du projet. En 2017, des études ont été menées afin de tester l’ergonomie de la solution auprès de patients de tous âges.

    Par ailleurs, une application et une interface dédiées ont été développées. L’application permet aux patients de rentrer la description de leur symptômes qui vont être automatiquement analysés par des algorithmes intégrés. La plateforme web est à la destination des professionnels de santé.

    Aujourd’hui, ce sont les malades atteintes d’un cancer du sein qui sont visées en priorité, mais la solution a vocation à être adaptée à l’accompagnement de malades souffrant de tous types de tumeurs solides et les assister dans la gestion des effets indésirables au quotidien.

    En renseignant les effets indésirables tels les nausées et vomissements, la diarrhée, le syndrome mains-pieds ou la fatigue, les patientes enrôlées obtiennent en temps réel l’évaluation de leurs symptômes et se voient proposer des conseils par l’application. En cas de situation critique, l’appli peut déclencher une alerte auprès de l’équipe soignante correspondante et inviter la patiente à contacter d’urgence les professionnels dont les numéros ont été enregistrés à l’occasion de la consultation initiale. Cela permet d’éviter les situations aggravantes de l’état général des patientes entre deux rendez-vous.

    Sécurité et actions de réconfort au service d’une meilleure qualité de vie garanties

    La solution vise avant tout à rassurer le patient et lui permettre d’appréhender ses symptômes même en l’absence d’un professionnel de santé. Le développement des maladies chroniques pose des problèmes de coordination entre les professionnels et de prise en charge rapide.

    Roche considère que les solutions-compagnons répondent à ce problème sociétal en plus d’offrir un moyen de traiter toutes les questions qu’un malade souffrant d’un cancer n’ose pas poser en face-à-face.

    Lors de l’élaboration de Zemy, les exigences imposées par l’entrée en vigueur du RGPD ont déjà été prises en compte. Ainsi, les accès sont sécurisés aussi bien du côté des patientes que du côté des professionnels de santé lorsqu’ils se connectent à la plateforme.

    En outre, l’ensemble des données et informations échangées via la solution-compagnon sont hébergées par un hébergeur de données de santé agréé.

  • RespirH@cktion : appel à projets pour l’édition 2018 du hackathon des maladies respiratoires

    RespirH@cktion est un hackathon santé entièrement dédié aux pathologies respiratoires : BPCO, apnées du sommeil, asthme, cancer du poumon et maladies pulmonaires interstitielles.

    Sa 3e édition se déroulera à la Faculté de médecine de Lille du 12 au 14 octobre 2018.

    Les porteurs de projets ayant un projet digital pouvant venir en aide aux malades respiratoires dans leur quotidien ou dans leur prise en charge peuvent tenter de participer à ce hackathon et remporter un des deux prix de 5 000 euros ou l’un des nombreux prix d’accompagnement pour booster leur projet.

    Date limite de dépôt des projets : 30 juin 2018, via le lien ci-contre.

    « Le hackathon RespirH@cktion, c’est l’événement qui propose des projets autour des maladies respiratoires. Durant 48h, médecins, patients, étudiants, geeks, développeurs, designers se réunissent autour d’une quinzaine de projets communs. L’objectif, explique Caroline Mascret, organisatrice de l’événement, est de faire aboutir ces projets. »

    L’an dernier, parmi les porteurs de projets récompensés on trouvait Vitality Recovery, un programme numérique d’accompagnement avec un support de réalité virtuelle/augmentée pour les patients BPCO ayant eu une réhabilitation respiratoire ou non, ou encore BEES – BreathE Easy at School, un carnet de santé numérique, visuel et pédagogique, pour accompagner les enfants de 1 à 3 ans pendant le temps scolaire et périscolaire et faciliter la mémorisation de la prise en charge médicale par leur enseignant. 

    Dix associations de pneumologies unies dans la lutte contre les maladies respiratoires sont à l’origine de cette initiative :

    Alliance Apnée du sommeil, Fédération française de pneumologie, la Fondation du souffle, Association Asthmes et Allergies, l’Association Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive, la Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires, le Syndicat de l’appareil respiratoire, la Société de Pneumologie de langue française et l’Association des pneumologues de la Région Nord, Association de Perfectionnement post universitaire des Pneumologues.

    Comment déposer un projet ?

    1. Un premier dépôt sur le site via un formulaire simplifié

    2. Pré-sélection du projet et contact du candidat pour un second dépôt via un dossier plus complet avec pièce jointe (JPEG, vidéo ou PDF)

    3. Les projets complets seront soumis à un vote en ligne à partir du 3 septembre 2018 et le porteur de projet activera son réseau personnel et professionnel pour soutenir son initiative

    4. Sélection finale de 15 projets par le comité de sélection

    Les projets définitivement retenus pour la participation finale à l’évènement Respirh@cktion seront communiqués sur le site internet www.respirhacktion.com.

    Déroulement du Hackathon

    Rendez-vous à Lille, du 12 au 14 octobre 2018 :

    • Étape 1 : le pitch

    Devant une assemblée de 200 à 300 personnes composée de geeks, de designers, de scientifiques, de patients, d’utilisateurs, d’entrepreneurs, d’étudiants, etc., les 15 porteurs de projets sélectionnés ont 3 minutes pour faire leur « pitch ». Le pitch a pour objectif de présenter les bases du projet et d’exprimer son objectif ainsi que les compétences nécessaires à l’atteinte de cet objectif.

    • Étape 2 : création des équipes

    La première soirée de RespirH@cktion est une étape clé pour le recrutement des équipes. Les porteurs de projets ont pour mission de recruter 9 personnes au maximum qui sont prêtes à s’investir à fond pour booster et rendre viable le projet !

    • Étape 3 : création et développement

    Les 15 groupes créés vont travailler pendant 40 heures non stop pour développer le projet (plateforme/site web/device, etc.) et préparer la présentation pour le pitch de la finale où ils vont devoir être réalistes et convaincants.Tout au long du week-end des « coachs » experts seront mis à disposition pour conseiller et guider les participants.

    • Étape 4 : la finale

    Restitution des 15 groupes lors d’une présentation de 5 minutes, sous forme de power point, maquette, prototype ou encore d’une vidéo. Les prix seront décernés par un jury pluridisciplinaire.

  • Les technologies peuvent-elles repousser les limites de la médecine ?, Totem HealthTech-30/05, Paris

    « Le cloisonnement Biotech – Medtech – e-santé est révolu. Bienvenue dans l’ère de l’interdisciplinarité, de l’hybridation et de la convergence des technologies » : le Totem Healthtech organisé par Bpifrance Le Hub illustrera cette approche décloisonnée de l’innovation médicale par des projets hybrides couplant biotechnologie et dispositif médical, intelligence artificielle et recherche clinique, sciences du vivant et hardware ; ainsi que par de nouvelles manières d’investir et de collaborer.

    La conférence, intitulée « Vers une convergence des technos au service de la santé de demain » sera suivie d’un cocktail networking et d’un showroom de l’innovation.

    Inscriptions gratuites mais obligatoires via le lien ci-contre.

    Keynote

    Pr Newton Howard | Director of the MIT Synthetic Intelligence Lab & Professor of Computational Neurology and Functional Neurosurgery at the University of Oxford

    Table-ronde n°1

    Patricia Zilliox,  CEO, Eyevensys

    Maria Pereira, CIO, Gecko Biomedical

    Modérateur : Sandra Kanani, Voisin Consulting

    Duo

    Pierre-Yves Frouin, CEO, BioSerenity

    David Guez, Managing Director, We Health by Servier

    Table-ronde n°2

    François-Henri Boissel, CEO, NovaDiscovery

    Olivier Clatz, CEO & Co-founder, Therapixel

    Jean-Sébastien Hulot, Cardiologue, AP-HP

    Modérateur : Rosalie Maurisse, Responsable Sectorielle Santé, Bpifrance

    Duo

    Jean-Frédéric Petit-Nivard, Responsable Innovation, Roche France

    Mehdi Benchoufi, Chef de clinique, Hôpital Hôtel Dieu

    Table-ronde n°3

    Alexia Pérouse, CEO, iBionext

    Chahra Louafi, Fonds Patient Autonome, Bpifrance

    Modérateur : Marion Cassiau, Directrice du Programme d’Accélération Healthtech, Bpifrance le Hub

    Keynote conclusion

    Jean-Michel Besnier | Professeur de Philosophie à la Sorbonne et co-auteur du livre “Les Robots font-ils l’amour ?”

  • Le CHU Bordeaux teste le télé-suivi en chirurgie ambulatoire grâce à un partenariat avec Satelia

    La plateforme de Satelia, start-up qui vise à optimiser le lien patient-hôpital dans le cadre des soins en ambulatoire, est en train d’être testée au Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux, rapporte un communiqué de presse de la société en date du 19 avril 2018.

    Surfant sur la vague du développement de la télémédecine, la plateforme proposée par Satelia, Satelia Ambu, propose un suivi des patients soumis à un acte de chirurgie dans les phases pré et post-opératoires en facilitant la communication et l’échange d’informations nécessaires propres à chacune de ces phases.

    La start-up souhaite déployer son outil dans d’autres services hospitaliers et l’implanter dans les établissements publics et privés.

    Un outil d’échange d’informations médicales

    Satelia, start-up lancée fin 2017, a mis au point une plateforme permettant au patient d’être en contact avec les professionnels de santé impliqués dans sa prise en charge en amont et en aval d’un acte chirurgical effectué en ambulatoire.

    En amont de l’intervention, le patient renseigne un formulaire à destination de l’anesthésiste via l’application Satelia. L’analyse de ses données débouche sur l’envoi d’instructions visant à lui indiquer les interdits, les point de vigilance et les modalités pratiques autour de l’opération.

    À la suite de l’intervention, à des périodes établies par les professionnels de santé responsables de son suivi (J+1, J+7, etc.), le patient reçoit un questionnaire qu’il doit remplir en procédant à une auto-évaluation des éléments tels le niveau de douleur, l’état du pansement, ou la présence de symptômes tels des vomissements, un saignement ou un œdème.

    Un tableau de bord de suivi de patients opérés en ambulatoire

    Les informations renseignées par le patient sont envoyées vers la plateforme à destination des professionnels de santé, à travers laquelle ces derniers visualisent les résultats.

    En cas de réponse pouvant porter à croire qu’un événement anormal affecte l’état de santé du patient, les algorithmes intégrés à la plateforme alertent le professionnel de santé, en faisant apparaître un voyant rouge ou orange dans le tableau de bord, permettant ainsi à l’infirmier chargé du suivi de prendre contact avec le patient afin de s’assurer de son état.

    Gain en temps et efficacité de l’accompagnement, mais un intérêt pour la recherche aussi

    Selon les fondateurs, Nicolas Pagès, interne en anesthésie-réanimation, et Paul Tiba, directeur d’une compagnie aérienne de rapatriement sanitaire, cet outil permet:

    • un gain de temps pour les professionnels de santé grâce au recueil ciblé des informations auprès des patients, aussi bien en amont qu’en aval de l’intervention ;
    • un accompagnement du patient grâce à un contact facilité et la disponibilité des informations en tout temps ;
    • le recueil de données médicales anonymisées aux fins de recherche.

    Test  : un suivi plus régulier et efficace grâce à une réponse spontanée

    Début mars 2018, grâce à un partenariat avec le CHU de Bordeaux, une phase test a été lancée. Au bout d’un mois, fin mars 2018, une cinquantaine de patients ayant subi une chirurgie au sein avaient déjà fait l’objet d’un suivi via les outils décrits.

    Un suivi sur une période de 6 jours s’étalant du à J-1 de l’opération et allant jusqu’à J+1 a permis d’avoir une réponse valide du patient dans 4 cas sur 5, alors que la méthode traditionnel de suivi par téléphone permettait d’atteindre 1 patient sur 2.

    Élargissement à d’autres spécialités, l’oncologie et la cardiologie étant les spécialités prioritaires

    Les fondateurs espèrent développer leur activité selon deux axes – en déployant leur solution dans les services d’autres spécialités, en visant dans un premier temps l’oncologie et la cardiologie, et en multipliant les établissements qu’ils soient privés ou publics.