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  • Prévention du suicide : l’App et le site web StopBlues de l’Inserm aide les personnes en souffrance

    Dans le cadre de la prévention du suicide, l’Unité mixte de recherche 1123 – Epidémiologie clinique et évaluation économique appliquées aux populations vulnérables (ECEVE) a développé, fin 2017, l’application StopBlues, un programme de recherche interventionnelle et évaluative.
    Ce « compagnon virtuel » est chargé d’accompagner, de renseigner et de rassurer les utilisateurs en souffrance.

    L’application comporte un bouton d’urgence, pour contacter le Samu.

    L’appli STOPBLUES et son site Internet permet à son utilisateur d’avoir accès à des informations (vidéos de professionnels, de malades ou de proches), ou encore de remplir des questionnaires d’auto-évaluation de façon anonyme. un plan de soutien peut être proposé.

    Un mapping permet également de trouver à proximité des médecins, des centres médicaux psychologiques ou encore des associations.

    Des informations sont aussi destinées aux proches : signes avant-coureur, comment réagir, quels mots utiliser, comment orienter ses proches vers un médecin…, etc.

    Un outil développé pour faire face au déni

    L’Inserm rappelle que chaque année on compte en France 200 000 tentatives de suicide et 10 500 décès par suicide.

    Si les scientifiques ont eu l’idée de se tourner vers ces deux outils numériques, c’est avant tout pour dépasser un des principaux obstacles auxquels se heurte la prévention. « Aujourd’hui les personnes en souffrance psychologique sont dans le déni : 80 à 90% des personnes qui se suicident sont allées consulter un médecin, mais pour tout autre chose… Elles n’ont pas osé se confier. Ressentir un mal-être ou évoquer le suicide est encore associé à une faiblesse, alors les personnes en souffrance n’en parlent pas, jusqu’au jour décisif… » explique Karine Chevreul, professeure de santé publique et responsable du projet.

    Les chercheurs de l’Inserm projette de développer deux nouvelles appli, l’une spécifiquement dédiée à la prévention du suicide chez les 15-25 ans, l’autre en lien avec les souffrances psychiques liées au travail.

    Pour télécharger StopBlues, suivre ce lien.

  • Chambre patient connectée : appel à projets pour tester les innovations en environnement hospitalier

    Le Centre Hospitalier de Castres-Mazamet (CHIC) et l’Université d’été de la e-santé offrent l’opportunité de mettre en avant des innovations technologiques dans un environnement hospitalier. L’appel à projets a été lancé le 16 avril 2018.

    Les dispositifs seront présentés dans deux concept rooms de l’hôpital : le 2 juillet 2018 en exclusivité aux sponsors de l’évènement et aux professionnels de santé du Centre hospitalier et le 3 juillet 2018, au public de l’université et à la presse spécialisée.

    La date limite de candidature est le 31 mai 2018.

    Modalités de candidatures

    Peuvent candidater à l’appel à projets « chambre patient du futur », toute entreprise qui propose des solutions technologiques ou de service, répondant impérativement au critère suivant : utiliser ou développer des solutions issues des TIC et adaptées au monde de la santé, du bien-être social et/ou de l’autonomie.

    Un support de présentation de la solution (vidéo, plaquettes…) et une présentation de l’entreprise sont à envoyer avant le 31 mai 2018 à contact@universite-esante.com

    • Étude et sélection des projets : du 1er juin au 11 juin 2018
    • Installation des équipements : le lundi 2 juillet 2018 au matin (frais de déplacements et d’installation à la charge de l’entreprise).

    Des retours des participants de l’édition 2017

     « Présenter la solution de divertissements multimédia et d’informations médicales MultiMed à des professionnels et au grand public, lors de l’Université d’été de Castres-Mazamet, a permis à TMM Software de poursuivre ce qui fait la pertinence de ses solutions e-santé : rester au plus près des usages pour permettre une meilleure expérience utilisateur, en recueillant lors de ces démonstrations, les avis des professionnels de santé et des patients », a expliqué Sophie Leroux-Romanens, directrice communication de TMM Groupe.

    « La salle connectée a été une excellente opportunité de présenter in-situ nos écrans tactiles aux professionnels de santé susceptibles de les utiliser. La mise en situation est la meilleure des démonstrations », Franck Boulanger, Président de R&A.

  • Cloud : Ambra Health (US) lance sa plateforme de gestion d’imagerie médical au Japon

    Ambra Health, fabricant d’un dispositif de gestion d’imagerie médicale basée sur le cloud, a annoncé le 12 avril 2018 avoir signé un accord de distribution avec MC Healthcare, l’un des plus grands distributeurs médicaux du Japon, et une filiale de Mitsubishi Corporation, afin de développer sa plateforme d’imagerie médicale au Japon.

    La technologie d’Ambra Health est la première solution de santé numérique à être proposée par MC Healthcare sur le marché japonais.

    Imagerie médicale : une collaboration entre les 8 000 hôpitaux du Japon

    L’industrie des soins au Japon doit surmonter des défis similaires à ceux rencontrés par le secteur au États-Unis, y compris le fort besoin de collaboration entre les réseaux régionaux de fournisseurs de soins.

    En ce qui concerne le domaine de l’imagerie médicale, cela signifie que les plus de 8 000 hôpitaux du Japon doivent désormais travailler ensemble pour que l’accès aux images médicales se déroule de manière homogène, un challenge qui peut être relevé par les plateformes cloud telles que celle développée par Ambra Health.

    Le marché global de la gestion des images médicales au Japon représente une opportunité de marché importante (430 millions USD ; 348 M. €) mais le secteur est actuellement dominé par des systèmes fermés sur serveur, qui font de la mise en place d’une véritable interopérabilité un défi coûteux à surmonter.

    La solution d’Ambra permet d’échanger des données en toute sécurité

    « Au Japon, il est essentiel de fournir des soins médicaux efficaces pour réduire les coûts élevés, les hôpitaux en particulier pouvant jouer un rôle de leader dans ce domaine et disposer d’une technologie sûre et efficace, y compris au niveau de la gestion des images. Ambra offre un moyen d’échanger en toute sécurité des informations sur les patients et de permettre des collaborations régionales », a déclaré Osamu Miyashita, Pdg de MC Healthcare (source : Prnewswire.com).

    Une plateforme adaptée au marché japonais

    La plate-forme d’Ambra Health a été entièrement repensée pour le marché japonais : elle est conforme à l’APPI (loi sur la protection des renseignements personnels), est gérée à partir d’un centre de données basés à Tokyo pour obtenir une performance optimale et dispose d’une interface utilisateur en japonais.

    Désormais, l’outil développé par Ambra est disponible dans huit langues différentes : en anglais, en japonais, en allemand, en espagnol, en portugais, en néerlandais, en mandarin et en arabe.

    « Les solutions d’imagerie d’Ambra ont résolu un certain nombre de problèmes pour les principaux fournisseurs de soins aux États-Unis, améliorant ainsi l’échange et le stockage d’images, les économies de coûts et l’expérience des patients », explique Morris Panner, Pdg d’Ambra Health.

    Exemple d’utilisation : le cas du Sagara Women’s Healthcare Group

    Le Sagara Women’s Healthcare Group (SWHG) de Kagoshima, au Japon, un hôpital de premier plan spécialisé dans le cancer du sein et la santé des femmes, est l’un des premiers centres de soins à avoir adopté les solutions d’échange d’images médicales d’Ambra pour ses services de mammographie mobile.

    Afin d’encourager le dépistage du cancer du sein, Sagara a déployé des camionnettes de mammographie mobile qui se déplacent dans toute la ville pour que les citoyennes n’aient pas à se rendre à l’hôpital pour effectuer l’examen médical.

    Jusqu’ici, les données et les images des patientes étaient enregistrées sur des DVDs qui devaient ensuite être envoyés à l’hôpital pour examen. Un processus long, peu sûr et coûteux.

    Des images transmises directement à l’hôpital via le cloud

    Avec le dispositif d’Ambra Health, les images médiales collectées dans la camionnette de mammographie mobile sont directement téléchargées sur le cloud via un hotspot mobile sans fil, ce qui permet de les transmettre instantanément à l’hôpital de Sagara, accélérant ainsi la prestation de soins et augmentant l’efficacité de l’examen.

  • Ambra Health (US) to launch its cloud medical imaging platform in Japan

    Ambra Health, which developed a cloud-based, medical image management suite, announced on April 12, 2018 that it has signed a distribution agreement with MC Healthcare, one of Japan’s largest medical distributors, and a subsidiary company of Mitsubishi Corporation, to offer its medical imaging platform in Japan.

    Ambra Health’s technology is MC Healthcare’s first digital health solution offered in the Japanese market.

    Medical imaging: a collaboration between the 8,000+ hospitals across Japan

    The healthcare industry in Japan is characterized by similar trends occurring in the United States, including the strong need for collaboration among regional networks of healthcare providers.

    For the medical imaging industry, this means that the 8,000+ hospitals across Japan have now to work together to make access to prior medical imaging flow seamlessly, a challenge that cloud platforms like the one that Ambra created are built to address.

    The overall enterprise image management market in Japan represents a significant market opportunity (US$430 million ; €348 million) that is currently dominated by on-premise, closed, server-based systems which make true interoperability an expensive challenge to overcome.

    Ambra solution enables secure data exchange

    « In Japan, performing efficient medical care is critical to reducing high costs. Hospitals in particular can act as a leader in this area, and are expected to have secure and efficient technology, including image management. Ambra provides a way to securely exchange patient information and allow for regional collaborations, » said Osamu Miyashita, CEO of MC Healthcare (source: Prnewswire.com).

    A platform adapted to the Japanese market needs

    The Ambra platform has been fully localized for the Japanese market: it is APPI compliant, run from a data center in Tokyo for optimized performance, and features a Japanese language user interface.

    Ambra’s device is now available in eight languages: English, Japanese, German, Spanish, Portuguese, Dutch, Chinese and Arabic.

    « Ambra’s imaging solutions have solved a number of pain points for leading US healthcare providers, resulting in more efficient image exchange and storage, significant cost savings and improved patient experiences, » said Morris Panner, CEO of Ambra Health.

    Example of use: the case of Sagara Women’s Healthcare Group

    Sagara Women’s Healthcare Group (SWHG) in Kagoshima, Japan, a leading hospital specializing in breast cancer and women’s health, is one of the first healthcare centers which has adopted Ambra’s industry imaging exchange solutions for its mobile mammography services. In order to encourage women to be screened for breast cancer, Sagara has deployed mammography vans that travel throughout the city so that women do not have to go to the hospital for medical examination.

    Until now, patients’ data and imaging had to be recorded on DVDs which then had to be driven back to the hospital for review was a long and potentially error-prone process that was expensive.

    Imaging is transmitted directly to the hospital via the cloud

    With Ambra Health’s technology, imaging taken in the mobile mammography van is uploaded directly to the cloud, allowing instant routing of mammography images through the web via a mobile wireless hotspot to Sagara Hospital, speeding time-to-care delivery and increasing efficiency of the medical checkup business.

  • Silver éco : Medi’Pep, le robot qui fait le bilan de santé des personnes âgées dépendantes

    La start-up française Spin’r a annoncé dans un communiqué de presse du 18 avril 2018 la commercialisation de son robot intelligent d’assistance du personnel médical.

    Le robot baptisé Medi’Pep, développé en partenariat avec Softbank Robotics et Conserto, est capable de procéder à des consultations médicales pour venir en appui des équipes médicales en établissements.

    Optimiser les ressources et robotiser les établissements

    Le robot qui a été développé depuis une base de robot humanoïde Pepper est disponible dans une version exclusivement à destination des professionnels de santé et notamment du personnel soignant des Ehpad, Ehpa, maisons de retraite et résidences services.

    Il est autonome, donc fonctionne sans la présence d’un membre du personnel médical, mais nécessite une source d’énergie électrique. Livré prêt à l’emploi, il est paramétrable selon les besoins de chaque établissement.

    Il est prévu qu’une version grand public pour accompagner les seniors soit développée d’ici un an selon les équipes de Spin’r.

    La version à destination des professionnels est une réponse, selon ses créateurs, à la modernisation du système de santé français, et en tant que tel peut être financé dans le cadre du processus de modernisation que met en place une structure d’accueil des personnes âgées.

    Accompagner les résidents dépendants

    Il est à la disposition des résidents de jour comme de nuit pour leur permettre d’évaluer leur état de santé et signaler toute situation alarmante au personnel médical.

    Au travers d’une série de questions qu’il pose à une personne âgée manifestant un besoin de soin, il peut faire un bilan de santé.

    Medi’pep dipose des fonctionnalités suivantes à destination des équipes :

    • gestion des autorisations de prise en charge ;
    • gestion des circuits d’information (choix des systèmes et intervenants cibles) ;
    • traçabilité des inconnus et des intrus ;
    • mesure des paramètres vitaux;
    • vérification automatique des mesures incohérentes ;
    • envoi automatisé des rapports avec mesures effectuées ;
    • alerte en cas de situation d’urgence ;
    • suivi de l’historique par résident;
    • impression des rapports.
  • Télé-radiologie : Philips s’unit à Digital China Health pour améliorer l’accès aux soins en Chine

    Philips a annoncé le 12 avril 2018 qu’il s’associait à Digital China Health, le plus grand fournisseur de services de santé sur le cloud de Chine, pour lancer Shinefly : une plateforme d’applications et de services de radiologie co-créée par les deux entreprises pour répondre aux exigences du système de santé de la Chine, actuellement en pleine mutation.

    La collaboration entre les radiologues et les cliniciens situés à différents endroits du pays, assistés par les outils d’imagerie, d’information et d’analyse de Philips, aidera les hôpitaux de Chine éloignées des centres à améliorer l’accès aux soins et la qualité de leurs services.

    Shinefly vise à pallier le manque de radiologues et de ressources financières

    L’imagerie médicale combinée à l’informatique de pointe permet une détection rapide, un diagnostic précis et donc un traitement efficace de la maladie, rappelle Philips sur son site officiel.

    Cependant, le volume de procédures d’imagerie en Chine augmente plus rapidement que le nombre de radiologues.

    De plus, de nombreux hôpitaux primaires (cantonaux) et secondaires (comté/district) du pays ne disposent pas des ressources financières nécessaires ou n’ont pas accès a du personnel qualifié pour offrir des services de radiologie adéquats.

    Un système basé sur le cloud pour analyser à distance les images médicales

    L’une des principales priorités du gouvernement chinois mises en avant dans la réforme de santé est d’optimiser l’allocation de ressources médicales de qualité grâce à un nouveau système de soins, dans lequel les grands et petits hôpitaux partagent leurs ressources et leurs expertises pour fournir des soins de qualité à moindre coût.

    Avec Shinefly, Philips et Digital Health China (DC Holdings) offrent une solution de gestion d’images médicales évolutive et personnalisable basée sur le cloud pour stocker, récupérer, visualiser et analyser ces images à distance.

    La plateforme Shinefly comprendra des applications cliniques avancées en cardiologie, en neurologie et en oncologie. Elles seront déployées en tant que services de téléradiologie basés sur le cloud et permettront de réduire les coûts des établissements de santé.

    Grâce à cette technologie, les images radiologiques et les informations des patients associées peuvent être consultées et analysées à distance par des experts partout dans le pays pour que les patients puissent recevoir un traitement optimal au sein de leur hôpital local, peu importe où il se situe.

    Une plateforme personnalisable

    La plateforme Shinefly peut être personnalisée pour s’adapter à différents modèles de services radiologiques. Par exemple, elle peut être utilisée :

    • dans les groupes hospitaliers pour rendre disponibles à tous les niveaux les images médicales et les applications cliniques ;
    • par les centres médicaux nationaux pour fournir des services de radiologie spécifiques à certaines maladies ;
    • pour créer des services de groupe de médecins à la demande auxquels les hôpitaux peuvent s’abonner.

    « Ces initiatives sont considérées comme des éléments importants dans l’expansion du système de santé chinois pour répondre aux besoins de sa population », insiste Philips.

  • Tele-radiology: Philips partners with Digital China Health to improve access to care in China

    Philips announced on April 12, 2018 a partnership with Digital China Health (DC Holdings), the largest provider of cloud-based healthcare services in China, to launch Shinefly, a tele-radiology application and services platform co-created by the two firms to meet the demands of China’s rapidly expanding healthcare system.

    Collaboration between radiologists and clinicians located in different parts of the country, aided by Philips’ image, information and analysis tools, will help remotely located hospitals in China to improve access and quality of care.

    Shinefly aims to make up for the lack of radiologists and financial resources

    Medical imaging combined with advanced informatics enables rapid detection, accurate diagnosis, and effective treatment of disease, Philips said on its website. However, the volume of imaging procedures in China is increasing faster than the number of radiologists.

    In addition, many of the country’s primary (township) and secondary (county/district) hospitals don’t have the necessary financial resources or access to qualified staff to provide adequate radiology services.

    A cloud-based system for remotely analyzing medical images

    One of the main priorities in China’s healthcare reform is to optimize the allocation of quality medical resources through a new healthcare system, in which large and small hospitals can share their resources and expertise to provide quality care at lower cost.

    With Shinefly, Philips and Digital Health China offer a scalable, customizable cloud-based medical image management solution for remotely storing, retrieving, viewing and analyzing these images.

    The platform will include advanced clinical applications for cardiology, neurology and oncology. These will be deployed as cloud-based tele-radiology services and will pioneer pay-per-use arrangements to reduce costs for healthcare institutions.

    Via this technology, radiological images and associated patient information can be remotely viewed and analyzed by clinical experts anywhere in the country, so that patients can receive optimal treatment at their local hospital, wherever they are.

    A customizable platform

    Shinefly platform can be customized to fit different radiological service models. For example, it can be used:

    • in tiered hospital alliances to make medical images and clinical applications available at all levels;
    • by national medical centers to provide disease-specific radiology services;
    • to create commercial on-demand doctors’ group services that individual hospitals can subscribe to.

    « Such initiatives are regarded as important elements in expanding China’s healthcare system to meet the needs of its population, » Philips said.

  • Mise au point d’un vaccin personnalisé contre le cancer de l’ovaire – étude pilote

    La revue Science Translational Medicine a publié, le jeudi 12 avril 2018, les résultats d’une étude réalisée auprès de patientes atteintes de cancer de l’ovaire avancé.

    Fondée sur la conception d’un vaccin personnalisé, cette approche s’est avérée concluante : les chercheurs ont constaté un taux de survie de 100% parmi les patientes qui répondent au traitement. 

    Cet essai clinique s’inscrit dans un contexte marqué par le développement de traitements personnalisés et par l’avènement progressif de la médecine de précision.

    Faire évoluer le traitement du cancer de l’ovaire avancé pour prévenir les risques de récidives

    Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie (États-Unis) et de l’hôpital universitaire de Lausanne (Suisse) ont mis au point un vaccin anticancéreux personnalisé pour soigner le cancer de l’ovaire avancé. Les résultats de leur essai clinique, mené deux années durant auprès de 25 patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé et récurrent, ont été publiés dans la revue Science Translational Medicine le 11 avril 2018.

    Le traitement standard du cancer de l’ovaire avancé repose sur une intervention chirurgicale suivie d’une chimiothérapie. Les récidives sont fréquentes, rappelle le Quotidien du Médecin qui relaye l’information dans son bulletin du 12 avril 2018. De nombreuses patientes développent une résistance aux traitements de chimiothérapie, d’où la nécessité de développer des traitements alternatifs ou complémentaires. 

    Un vaccin anticancéreux personnalisé 

    Comment concevoir un vaccin personnalisé ? Les chercheurs ont procédé de la manière suivante : les lymphocytes sanguins de la patiente ont été prélevés par leucaphérèse. Cette technique « consiste à séparer et à extraire, à l’aide d’une machine spéciale appelée appareil d’aphérèse, des globules blancs spécifiques dans un prélèvement sanguin », rappelle la Fondation contre le cancer.

    Les cellules dendritiques de la patiente – qui sont impliquées dans l’activation de réponses immunitaires adaptatives – ont été dérivées in vitro à partir des lymphocytes sanguins préalablement prélevés. Les cellules ont ensuite été exposées in vitro au lysat des cellules tumorales de la patiente. Le vaccin ainsi conçu peut être administré toutes les deux semaines à la patiente, selon ses besoins, par injection directe dans les ganglions lympathiques, précise l’étude. 

    L’essai pilote a consisté en l’injection du vaccin seul, puis du vaccin en combinaison avec le bevacizumab IV et le cyclophosphamide IV pour favoriser notamment la pénétration des cellules T dans les tumeurs.

    Le traitement améliore le taux de survie des patientes

    Les résultats de l’étude sont encourageants : chez les patientes qui répondent au traitement, la survie à deux ans est de 100% contre 25% chez celles qui ne répondent pas au vaccin. L’étude contient des précisions relative aux effets des différentes combinaisons du vaccin, du cyclophosphamide et du bevacizumab.

    Extension de l’approche par vaccin personnalisé au cancer du pancréas

    Le Quotidien rapporte que l’équipe de chercheurs va mener un nouvel essai clinique auprès de 26 patientes atteintes de cancer de l’ovaire en Suisse. Ils envisagent d’étendre cette approche au cancer du pancréas. 

  • Rétinopathie diabétique : la FDA autorise la commercialisation d’un dispositif de diagnostic IA

    La Food and Drug Administration américaine a autorisé le 11 avril 2018 la commercialisation du premier dispositif médical fondé sur l’intelligence artificielle permettant de détecter la rétinopathie diabétique. Le logiciel peut identifier le trouble oculaire de manière autonome, sur le seul fondement d’une photographie de l’œil (sous réserve de la qualité du document). Ce dispositif pourra équiper les cabinets de médecins généralistes (GPs), qui pourront dès lors orienter leurs patients diabétiques vers des spécialistes en cas de suspicion avérée d’une rétinopathie.

    Commercialisation du premier dispositif de détection de la rétinopathie diabétique fondé sur l’IA

    La rétinopathie diabétique (atteinte des yeux : œil et rétine) est une grave complication du diabète qui affecte près de 50% des patients diabétiques de type 2. Les yeux sont particulièrement sensibles à l’atteinte des petits vaisseaux. En France, la rétinopathie diabétique est la première cause de cécité avant 65 ans. Aux Etats-Unis, elle est également la première cause de cécité des personnes « en âge de travailler ». 

    « Un diagnostic précoce de la rétinopathie est une composante essentielle du suivi des millions de patients diabétiques, alors que nombre d’entre eux ne sont pas examinés de manière adéquate pour cette affection et que 50% d’entre eux ne consultent pas leur ophtalmologue tous les ans », rappelle le Dr. Malvina Eydelman, directrice du département des dispositifs ophtalmologiques et oto-rhino-laryngologique au sein du Center for Devices and Radiological Health de la FDA. 

    Généraliser l’utilisation d’outils de diagnostic fondés sur l’IA chez les médecins généralistes

    Au docteur Eydelman de poursuivre : « Notre décision permettra de commercialiser une nouvelle technologie médicale basée sur l’intelligence artificielle, qui peut être utilisée au sein d’un cabinet de médecine généraliste. La FDA entend faciliter l’accès et l’usage de dispositifs médicaux connectés susceptibles de renforcer l’accès aux soins nécessaires dans le traitement d’une pathologie précise ».

    Le dispositif, intitulé IDx-DR est un logiciel informatique qui s’appuie sur des algorithmes IA pour analyser des images des yeux prises à l’aide d’une caméra rétinienne appelée Topcon NW400. Le médecin généraliste télécharge les images sur un serveur cloud équipé du logiciel IDx-DR. Ce dernier peut formuler deux propositions : 

    • « more than mild diabetic retinopathy detected : refer to an eye care professional »
    • « negative for more than mild diabetic retinopathy; rescreen in 12 months ».

    En cas de diagnostic positif, le patient est dirigé vers un spécialiste capable de confirmer ce diagnostic. Ce dispositif médical est le premier du genre à analyser des images et proposer un diagnostic de manière autonome, sans l’aide d’un professionnel de santé spécialiste. 

    Des essais concluants menés par la FDA pour tester la fiabilité du dispositif

    Pour tester la fiabilité de IDx-DR, la FDA a recueilli les images de 900 patients diabétiques et a comparé les résultats  obtenus pas des professionnels de santé et par le dispositif. Il ressort de cette étude que IDx-DR est capable d’identifier correctement les rétinopathies diabétiques dans 87,4% des cas et l’absence de troubles oculaires sévères dans 89,5% des cas.

  • L’appli « Toi Même » de l’Institut Pasteur contribue à la lutte contre les troubles bipolaires

    L’Institut Pasteur a annoncé le 5 avril 2018 le lancement d’une étude clinique visant à valider la pertinence de l’utilisation de son application « Toi Même » dans la pratique clinique quotidienne après de personnes souffrant de troubles de l’humeur.

    Cet outil est issu d’une recherche clinique sur des personnes présentant un trouble de l’humeur, et représente une solution innovante et non invasive de mesure de paramètres pertinents concernant les variations comportementales, émotionnelles et cognitives grâce aux capteurs de smartphone.

    Détecter des micro-variations d’humeur imperceptibles sans outil numérique de suivi

    Les chercheurs de l’unité Perception et mémoire de l’Institut Pasteur, dirigée par Pierre-Marie Lledo, directeur de recherche CNRS, ont développé le système Toi Même© qui adossé à une application mobile permet de mesurer les micro-variations de l’humeur en temps réel chez un individu.

    Les chercheurs en charge du développement de l’outil ont bénéficié d’une aide financière d’AG2R La Mondiale et du Laboratoire d’Excellence Revive.

    Collecte silencieuse de données au service d’un suivi dans le temps

    Le suivi possible par « Toi Même » nécessite l’implication de l’utilisateur lorsqu’il s’agit de lui faire remplir des tests d’évaluation de son humeur et de l’évolution de son comportement. Cette méthode traditionnelle de suivi, qui s’apparente à des entretiens cliniques, n’est pas dénuée de biais et ne permet pas un suivi rapproché et basé sur des paramètres précis.

    En outre de cette collecte traditionnelle de donnée, « Toi Même » collecte en parallèle, sans intervention de l’utilisateur, des données renseignant sur son activité physique et sociale, grâce aux capteurs d’un smartphone. Les données sont recueillies en temps réel et peuvent être facilement transmises, traitées et stockées afin d’identifier des changements de comportements et d’humeur.

    Le stockage et l’analyse des données permet une évaluation de la maladie qui s’inscrit dans le temps.

    Pour le patient, la disponibilité des données lui permettra de mieux comprendre sa maladie, mieux se connaître et au final d’être davantage acteur de son traitement.

    Une étude clinique rendue possible grâce à la DSI et le Centre de recherche translationnelle de l’Institut

    Le 2 avril 2018, l’équipe a lancé une étude clinique pour valider la faisabilité et tester la pertinence de cet outil dans le suivi des patients souffrant de troubles de l’humeur.

    À terme, l’étude permettra de disposer de mesures objectives qui aideront à :

    • préciser les diagnostics ;
    • mieux connaître les facteurs prédictifs de réponses aux traitements ;
    • mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques qui sous-tendent ces troubles.

    Les chercheurs espèrent, grâce à une collaboration multidisciplinaire regroupant cliniciens, ingénieurs, bio-informaticiens et épidémiologistes, reposant sur les outils hautement technologiques, arriver à développer des algorithmes prédictifs de la nature dynamique des troubles identifiés. Une façon de prévoir les risques de rechute ou de réponses partielles au traitement.