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  • 4e édition des Rencontres du Progrès Médical : Paris, le 06/09/2016

    « Innover dans les dispositifs médicaux : quel avenir en France ? », c’est la problématique qui sera abordée lors de la 4e édition des Rencontres du Progrès Médical qui aura lieu le 6 septembre 2016 à Paris à l’Institut Pasteur.

    Ces rencontres, organisées par le Snitem, auront formes de débats, de tables rondes d’interventions.

  • Découverte de gènes survivant après la mort (revue « Science »)

    Certains gènes auraient une vie après la mort, c’est ce qu’ont découvert des chercheurs américains de l’Université de Washington, lors d’une étude conduite sur des souris et des poissons-zèbres, révélée le 29 juin 2016. Ces gènes survivraient au décès de leur hôte, même lorsque le cœur ne bat plus et n’alimente plus notre cerveau. Certains gènes bénéficieraient d’une autonomie de quelques jours.

    C’est la revue Science qui rapporte les résultats de l’étude : « l’activité de centaines de gènes s’accélère dans les 24 heures suivant le décès de l’animal, chez les poissons certains gènes sont même restés actifs quatre jour après (deux jours chez les rongeurs) ».

    L’équipe de Peter Noble, microbiologiste de l’Université de Washington et auteur d’une étude publiée dans la revue bioRxiv, a analysé ces gènes et leur potentiel fonctionnement dans les tissus après la mort. Il s’agit de gènes stimulant l’inflammation ou le système immunitaire, ou ceux qui aident à lutter contre le stress.

    Certains gènes actifs après le décès seraient ceux que l’ont retrouve chez les embryons. D’autres favoriseraient le développement d’un cancer, pouvant expliquer le risque de cancer chez les patients ayant bénéficié d’une transplantation d’organe provenant d’une personne décédée depuis peu.

  • AVC pendant le sommeil : un dispositif portable pour alerter patients et médecins

    Un dispositif électronique portable élaboré sur la base d’un algorithme qui permet de détecter et alerter les patients à risque et leurs médecins en cas d’ AVC survenant pendant le sommeil, c’est l’objet des travaux sur lesquels la compagnie HINT (Healthcare Innovation in Neurotechnology) a communiqué le 28 juin 2016.

    Nawal Behih, 25 ans, étudiante ingénieur de l’université de recherche McMaster d’Hamilton au Canada et sa compagnie HINT ont été primés au Canada lors de la compétition Hamilton’s Quick Pitch, pour la conception de ce dispositif.

    Ce type d’attaque cérébrale est une urgence médicale car le délai de prise en charge conditionne la gravité des séquelles physiques et intellectuelles du patient.

    Le dispositif présenté par HINT améliore la prévention des risques de décès et laisse espérer une diminution de la perte d’autonomie et du coût financier de la prise en charge quotidienne d’une personne chez qui l’AVC n’aurait pas été détecté.

    Les maladies cardio-vasculaires demeurent la principale cause de mortalité dans le monde avec environ 6,7 millions de décès imputables aux AVC, d’après l’OMS.

  • Un serious game français en ligne pour les enfants cancéreux

    Aider les enfants atteints de cancer et leurs proches à mieux appréhender le parcours de soins, c’est l’objectif du serious game « Lumine » développé par la société CCCP avec le CHU de Toulouse et la clinique Pasteur qui annoncent sa mise en ligne le 28 juin 2016. Les deux établissement soulignent le « ressenti positif » enregistré durant la phase de test.

    Ce jeu pédagogique a été conçu en fonction des attentes des familles. « Lumine est une petite luciole qui vient trouver parents et enfants pour les sortir de leur solitude et leur redonner espoir en les éclairant sur leurs nombreuses interrogations », est-il expliqué sur le site Internet de CCCP.

    Le concept de ce serious game repose sur deux entrées distinctes. La première, destinée aux enfants « prend la forme d’un jeu de plate-forme où Lumine guide l’enfant et lui prodigue de nombreux conseils ». La seconde s’adresse aux parents. Elle leur propose « des fiches thématiques apportant des informations, des conseils et des sources qui offrent des réponses aux différentes questions mises en avant ».

    « On n’est pas là pour banaliser ou minimiser le parcours en cancérologie pédiatrie mais au moins sur des questions où les réponses existent on peut les donner », fait valoir le professeur Anne-Isabelle Bertozzzi, hémato-oncologue au CHU de Toulouse.

    « Lumine » est le premier serious game destiné à l’oncopédiatrie en France où chaque année, 2 500 enfants sont diagnostiqués d’un cancer.

  • Thrombose ou sténose : des Français mettent au point un stent intelligent et connecté

    « Instent », la société qui a mis au point un stent connecté permettant de réguler les traitements anti-coagulants, a été récompensée par le MIT. Les chercheurs français qui ont travaillé sur ce dispositif seront présents lors de l’édition 2016 du congrès EmTech du MIT à Boston qui se tiendra du 18 au 20 octobre 2016.

    Ils ont mis au point un stent muni de capteurs permettant de contrôler de manière non invasive la réparation d’une artère après l’implantation et qui permettent d’estimer si une couche trop importante de cellules musculaires recouvre le stent, ce qui pourrait mener à une resténose fatale, ou de détecter la formation des caillots de sang sur le dispositif, pouvant entraîner un nouvel infarctus.

    La transmission de ces données est réalisée via une communication sans fil, permettant aux médecins et patients d’y avoir accès ce qui autorise un ajustement très précis des traitements. Ce dispositif pourrait être commercialisé à partir de 2019.

    Le marché des stents est évalué à 7 Mds€ par an dans le monde et concerne 7 millions d’implants.

    Des anticoagulants pour éviter les caillots

    La stratégie thérapeutique la plus habituelle est d’utiliser des stents coronaires : dispositifs en maillage tissé, souvent métallisé, introduits dans les artères bouchées puis déployés en gonflant un ballon à l’intérieur du stent pour maintenir le vaisseau ouvert. Cela permet un suivi de l’évolution de la lésion de l’endothélium.

    La problématique réside dans l’endommagement de la paroi artérielle (en particulier l’endothélium sévèrement touché) par le placement du stent dans l’artère qui génère la présence de sang coagulé à la surface du stent. La formation de caillots lors de ce processus peut provoquer l’effet contraire à celui espéré : un nouvel infarctus voire un AVC.

    La prescription d’anticoagulants remédie couramment à ce problème mais la durée du traitement demeure difficile à évaluer (quelques semaines suffisent à la guérison de certains patients, les personnes âgées requièrent habituellement jusqu’à plusieurs années). De plus, aucune autre opération chirurgicale ni aucun acte dentaire n’est réalisable pendant ce traitement.

    Le moment opportun de l’arrêt du traitement

    Le stade de guérison de l’artère, indiquant au médecin le moment opportun de l’arrêt de traitement,  c’est l’information essentielle qu’apporte le dispositif d’Instent.
    Les capteurs sont alimentés par induction et placés sur les différentes entretoises du stent, encapsulés dans un film biocompatible.
    Une fois recouverts de tissu artériel, ils sont capables de distinguer trois scénarios et envoyer ensuite le signal correspondant :

    • Le premier : la thrombose ou formation de caillot de sang
    • Le deuxième : guérison normale de la paroi artérielle, caractérisée par le recouvrement du stent par de nouvelles cellules endothéliales
    • Le troisième : resténose, prolifération incontrôlée de cellules musculaires lisses sur le stent, pouvant conduire au rebouchage de l’artère

    « L’élément clé pour nous est de pouvoir déterminer si les capteurs sont recouverts de cellules endothéliales, de cellules musculaires lisses, d’un caillot sanguin ou de rien du tout », explique le professeur Barakat, conseiller scientifique d’Instent.

    Optimisation de la conception du stent

    « L’approche big data/apprentissage automatique permettra la mise au point d’une approche sur-mesure de la pose de stent, qui fait défaut aujourd’hui. A terme, nous devrions pouvoir concevoir des stents plus efficaces, et abandonner les modèles qui posent le plus de problèmes», précise Ulrich Sigwart, spécialiste de l’utilisation du stent en cardiologie.

  • Impression 3D : du cartilage artificiel pour réparer les articulations

    Un type d’encre à base de brins de cartilage nourrissant une imprimante 3D et permettant d’obtenir de grands « patchs» de cartilage, c’est l’innovation dévoilée le 27 juin 2016 par la revue Scientific Reports.

    Cette innovation représente une nouvelle technique de médecine régénérative pour réparer les cartilages usés ou lésés chez les arthritiques.

    L’arthrose concerne une dizaine de millions de patients en France, et 1,2 milliard de personnes dans le monde.

    Une équipe internationale

    Le tissu cartilagineux ne se régénère pas, une fois atteint, il reste endommagé. Face à ce constat, le professeur d’ingénierie mécanique, Ibrahim T.Ozbolat, a eu l’idée, aux côtés de son équipe internationale (Corée, Japon, Etats-Unis) de se servir de «brins» de cartilage de vache pour la création de cette encre (« bio-ink »), aboutissant à des patchs ou prothèses de cartilage pouvant remplacer une articulation.

    Le bioprinting peut cibler le cartilage car c’est un tissu constitué d’un seul type cellulaire non vascularisé.

    Le processus de cette nouvelle méthode de bioprinting permet d’élaborer un petit tube constitué d’alginate, d’injecter des cellules de cartilage dedans et de les laisser se développer durant une semaine afin qu’elles adhèrent les unes aux autres sans coller à l’alginate, formant ainsi des « brins » de cartilage.

    Des propriétés mécaniques inférieures au naturel

    Le prototype d’imprimante 3D a été conçu spécifiquement pour être alimenté par ces brins afin de reproduire le modèle souhaité.

    Une fois imprimé, le patch est immergé dans un milieu nutritif afin qu’il fusionne plus solidement. Souple et évolutif, mimant le cartilage articulaire réel, intégrant des correctifs, ce processus d’impression permet d’obtenir un cartilage très similaire à celui de la vache, avec des propriétés mécaniques inférieures au naturel néanmoins.

    Utilisant des cellules autologues, le précédé permet d’éviter les risques de rejet.

  • Insuffisance cardiaque : un filet implanté autour du cœur, meilleur que le pacemaker

    Eviter les crises cardiaques grâce à un implant sous forme de filet enrobant un cœur souffrant, c’est le concept qui a été présenté dans la revue Science Translational Medicine le 22 Juin 2016.

    Cet implant a été testé avec succès chez le rat par des chercheurs de l’école de médecine d’Harvard et pourrait être une alternative possible au pacemaker, non implantable chez tous les insuffisants cardiaques.

    Une pathologie qui atteint un million de personnes en France

    Une contraction insuffisante du muscle cardiaque, empêchant le sang de suffisamment circuler dans les organes est une pathologie qui atteint plus d’un million de personnes en France.
    La solution pourrait résider dans ce filet électromécanique souple, constitué de nanocables d’argent gainés de caoutchouc enrobant les ventricules cardiaques, qui s’adapte à la forme unique de chaque cœur.

    Le dispositif transmet des impulsions électriques, acculant le cœur à des contractions uniformes afin qu’il pompe efficacement le sang depuis les organes.
    Les impulsions électriques produites physiologiquement par les cellules cardiaques sont conduites par le filet à travers tout le muscle cardiaque, contrairement au pacemaker qui ne diffuse les impulsions qu’à certains points du cœur.

    L’élasticité du filet permet une contraction synchronisée des fibres

    Pour les patients chez lesquels le pacemaker est contre-indiqué, ce dispositif pourrait éviter que leur cœur, affaibli, ne s’arrête.

    L’élasticité du filet destiné à cerner le cœur permet aux fibres musculaires de se contracter de manière synchrone, offrant au cœur la possibilité de battre normalement.
    Cela a été prouvé chez des rats par l’équipe de Jinkyung Park (université de Séoul) et ses collègues appartenant à l’école de médecine d’ Harvard.

    En pratique, chez ces rats de laboratoire, insuffisants cardiaques suite à un infarctus, la structure élastique, légère et biocompatible du filet permet de soulager les parois cardiaques, en leur fournissant un soutien et en leur permettant de se détendre plus efficacement entre deux contractions.
    Le filet possède aussi une fonction défibrillatrice : il produit une forte impulsion électrique qui permet de stopper d’éventuelles fibrillations du cœur.
    En se fondant avec les parois du cœur et en mimant le fonctionnement électrique de ses cellules, cette structure en argent et caoutchouc permet à ses inventeurs d’espérer de bons résultats chez les patients humains.

  • Un nouveau dispositif mini-invasif pour le traitement de la régurgitation mitrale

    Un dispositif et une procédure complémentaire mini-invasive pour le remplacement et la réparation de la valve mitrale via une approche subxiphoïde transapicale, ce sont les travaux dont Valcare medical, une compagnie israélienne, a annoncé le 22 juin 2016 la fin de la première phase des essais cliniques.

    Valcare revendique une première mondiale à propos de l’utilisation de cette nouvelle technologie testée sur des patients en Italie et en Israël.

    La technique utilisée

    • Mise du cathéter Amend à travers la poitrine à l’intérieur du coeur où un anneau en forme de D est déployé et positionné afin de correspondre à l’anneau de la valve originelle.
    • Un mécanisme spécial fournit un contrôle précis pour déplacer et façonner l’anneau, permettant au médecin de l’apposer précisément sur le tissu ciblé.

    Intervention sur un patient à haut risque

    « Un des patients sur lesquels l’intervention a été réalisée dans une approche mini-invasive transapicale et en très peu de temps était à haut risque», rapportent le Pr Amit Segev, Directeur des Services de cathétérisation cardiaque au Centre médical du coeur Sheba en Israël, et le Pr Ehud Ra’anani, Directeur du département de chirurgie cardiaque qui a réalisé une des procédures.

    « En utilisant le système Valcare nous avons été capables de réparer la valve mitrale du patient et réduire significativement l’incompétence valvulaire mitrale en réduisant la régurgitation mitrale du stade sévère à celui de la trace. Nous sommes excités d’être l’un des premiers du Monde à utiliser cette nouvelle technologie pour aider nos patients», précisent les deux praticiens.

  • Essais cliniques virtuels : alliance entre l’Inserm et Dassault Systèmes

    Réaliser des essais cliniques virtuels, c’est l’objectif de la plateforme commune Inserm/Dassault Systèmes dont la création a été annoncée le 23 juin 2016.

    Cette plateforme sera dédiée à la recherche sur le vieillissement, la lutte contre le cancer et la génomique.

    Analyser les données de l’Inserm

    Dans le cadre du partenariat conclu entre les deux structures, l’Inserm va utiliser une version adaptée de la plateforme 3DExperience de Dassault Systèmes, regroupant des outils de gestion de travaux scientifiques, de suivi de projets, et de collaboration entre chercheurs.

    Un des premiers résultats attendus est l’analyse de la masse de données colossale produite par l’Inserm, grâce aux capacités de calcul intensif de l’outil de Dassault Systèmes sur des bases de données structurées.

    Outils de simulation

    La plateforme commune aux deux organismes comprend aussi des outils de simulation permettant d’effectuer des tests virtuels, par exemple dans l’étude de cellules ou le traitement de patients. Ces modélisations serviront de base sur lesquelles travailler, avec la possibilité de changer des paramètres, d’observer l’effet de certaines manipulations ou de molécules, de repérer d’éventuels effets secondaires, etc. 

    A terme, le but est de pouvoir « assurer l’efficacité et la sécurité des essais cliniques de façon plus précoce et potentiellement d’éviter de nouveaux essais cliniques« .

  • Un robot opératoire sans incision en septembre 2016 à l’hôpital d’Arras 

    Opérer sans ouvrir, c’est la prouesse promise par le robot dont sera équipé le Centre hospitalier d’Arras en Septembre 2016.
    Un investissement de deux millions d’euros, amorti en quatre à cinq ans, offrant une technologie de pointe aux patients en termes de chirurgie urologique, gynécologique et viscérale.

    Améliorer le service au patient en disposant d’outils de nouvelles technologies, renforcer l’attractivité de l’hôpital, tels sont les objectifs de Pierre Bertrand, directeur de l’établissement.

    Pas d’incision: confort pour le patient

    Seuls les centres anticancéreux étaient pour l’heure dotés de robots.
    « L’accès à cette technologie doit être banalisé. Acquérir cet appareil, c’est un enjeu pour l’attractivité de l’hôpital auprès des patients, car on opère sans inciser. C’est précis, et non invasif. Les avantages sont une réadaptation (cicatrisation) plus rapide et des risques d’infection plus faibles », selon Pierre Bertrand.

    Le Dr Pereira, cancérologue membre de la communauté médicale d’établissement, présidée par le Dr Le Coz, précise : « C’est la chirurgie de demain. Elle a pour avantage de ne pas léser les organes. Par exemple, après une chirurgie de la prostate par voie fermée, on observe une diminution de l’impuissance et de l’incontinence par rapport à une chirurgie ouverte. C’est une offre qu’on se doit de développer à la population ».

    L’avantage pour les praticiens réside dans la vision en 3D et le plus grand confort physique durant l’acte opératoire fournis par cette technologie.