Un bracelet et un patch connectés recueillant des données environnementales et d’activité permettant de prédire et prévenir les crises d’asthme à travers le système HET (Health and Environnement Tracker) sera testé durant l’été 2016. Il a été mis au point par des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord.
L’asthme concerne plus de 24 millions d’individus aux États-Unis, d’après les centres de contrôle et de prévention de la maladie.
Au-delà de son intérêt thérapeutique, cette nouveauté fait aussi progresser les technologies utilisant l’énergie générée par le corps.
Le système est constitué d’une panoplie de nouveaux capteurs, développé au sein de l’ASSIST (National Science Foundation’s Nanosystems Engineering Research Center for Advanced Self-Powered Systems of Integrated Sensors and Technologies).
« Notre but était de designer un wearable pouvant tracer la santé des individus, fournir l’infrastructure prévenant les crises d’asthme afin que les utilisateurs puissent les anticiper en changeant d’activité ou d’environnement » explique un des chercheurs.
Pour l’heure, la gestion des symptômes, pouvant inclure jusqu’aux crises d’asthme invalidantes, réside dans l’utilisation d’inhalateurs. Or «prévenir une crise pourrait être aussi simple qu’aller à l’extérieur ou faire une pause lors d’un exercice de routine », précise James Dieffender, un des chercheurs ayant travaillé sur le système HET.
- Le système est paré d’un logiciel d’analyse de données : un récepteur est intégré, composé de capteurs sensitifs incorporés dans le bracelet, accompagné d’un patch adhérant à la poitrine.
- Ce dernier contient des capteurs permettant de tracer le mouvement du patient, son rythme cardiaque, respiratoire, taux d’oxygène dans le sang, impédance de la peau et sifflement dans les poumons.
Un nouveau mode de suivi des patients asthmatiques
Le bracelet se focalise majoritairement sur les facteurs environnementaux, monitorant les composants organiques volatiles et l’ozone dans l’air, l’humidité et la température ambiantes.
Le système inclut un composant non-wearable : un spiromètre dans lequel les patients respirent plusieurs fois par jour afin d’évaluer précisément leur fonction pulmonaire, information utilisée pour renseigner la dose de prescription médicamenteuse utilisée dans leurs inhalateurs..
La transmission des données recueillies par tous ces capteurs à un ordinateur est réalisée sans fil à un ordinateur équipé d’un logiciel adapté qui recense et enregistre ces dernières
Synchronisable avec un smartphone
La singularité de ces travaux n’est pas simplement d’intégrer des capteurs variés sous forme de wearables : une des innovations réside dans des niveaux de consommation électrique très faibles grâce en utilisant des nanotechnologies pour fabriquer les capteurs.
Cette consommation si faible en puissance offre aux dispositifs une longue vie de batterie et sera dans un futur proche compatible avec l’énergie générée par le corps.
A terme, le wearable sera sans batterie et alimenté par l’énergie produite par l’organisme, ce qui remédie au principal obstacle à l’efficacité des wearables.
Les chercheurs prévoient de commencer à tester HET dans un environnement contrôlé, afin d’identifier quelles variables environnementales et physiologiques sont efficaces pour prédire et prévenir les crises d’asthme. Il devrait être synchronisable avec le smartphone de l’utilisateur.